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600089772$
Joi S. /-Jo
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DICTIONNAIKE BASQUE-FRANÇAIS
DICTIONNAIRE
BASaUE-FEANÇAIS
PAR
W. J. VAN EYS
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^î''\
l* \ • J . .'
vi /• • X
— /
PARIS
MAISON NEUVE
15 Quai Voltaire
LONDRES
WILLIAMS & NORGATE
14 Henrietta Street
Covent g^rden
\
1873
Strû—^r-fS^
V
PREFACE.
L'accueil bienveillant fait à notre ,,Essai de Grammaire de
la langue basque", nous a encouragé à tenter un autre essai,
celui d'un Dictionnaire.
Jusqu'à ce jour rien ou à peu près rien n'a été fait pour
la lexicologie basque, et cependant tous ceux qui s'occupent
de cette langue intéressante savent combien l'étude en est
entravée par le manque d'un dictionnaire. Souvent la publi-
cation en a été annoncée comme prochaine, mais ce plan ne
s'est jamais réalisé 0* Nous espérons donc qu'on ne jugera
pas avec trop de sévérité ce premier travail nécessairement
incomplet.
^) M. F. LécUue, Dict. basq.-esp.-fr. 2 v. 8^ à 2 coL N'a paspanu
/. B. Arehu et F. Michel, gr. 8^. N'a pas paru.
C. A. F. MahUf dans sa brochure »Denkin&ler der baskischen Sprache
1857" dit, qu*il espère publier un jour un dictionnaire basque.
Chaho a commencé à publier ui} dict. basque (jusqu'à Q; mais il ne
donne que les mots empruntés aux autres langues.
I
INTRODUCTION,
§ 1.
Nous avons réuni dans ce dictionnaire quatre dialectes: le
gnipuKcoan» le biscaîen, le labourdin et le bas-navarrais. Four
le dialecte labourdin il y avait à consulter le précieux dic-
tionnaire MS. de Silvain Fouvreau, inscrit à la bibliothèque na«
tionale de Paris, sous le n**. 7700. Pour le bas-navarrais il n'y
a qu'un tout petit vocabulaire de M. Salaberry d'Ibarolte.
Plus tard, à Londres, nous avons pu consulter le Nouveau
Testament traduit par Liçarrague et imprimé à la Rochelle en
1571. C'est sans doute un des livres les plus importants pour
l'étude de la langue basque.
Pour le guipuzcoan il y a le dictionnaire de Larramendi,
qui, quoique bon à consulter, est cependant de moins de valeur
qu'on ne serait tenté de le -croire; d'abord tous les dialectes
sont mêlés, et puis il contient une grande quantité de mots
qui sont inconnus ou qui peut-être n'ont jamais été en usage.
Larramendi paraît avoir pris un dictionnaire espagnol et l'avoir
traduit, sans se demander si le mot qu'il allaif traduire était
connu ou non ; et ce qui est pire encore, c'est qu'il a fabriqué
UD assez grand nombre de mots, entièrement en désaccord avec
le caractère de la langue basque. C'est ainsi qu'il a fait des
mots commençant par „des" à la manière espagnole et quelques
uns par „de". P. ex. deâjosi, découdre ; beteuki de be-euH ;
soutenir, sous-tenir.
IV
La partie étymologique est plus que faible; Larramendi
s'est laissé entraîner à considérer le basque comme la source
des langues qu'il connaissait ; l'espagnol en dérive entièrement,
selon lui, ou peu s'en faut, et s'il ne trouve un mot analogue
en espagnol, il le cherche et le trouve dans la langue latine,
qui l'a pris, cela va sans dire, au basque.
Astarloa va plus loin sous quelques rapports; les voyelles
isolées n'ont plus de secrets pour lui; a indique la force, e
la douceur etc., etc. Il y a donc peu à apprendre, sauf
quelques exceptions, chez ces auteurs.
Les très rares explications de M. Salaberry ne sont pas
heureuses non plus ^). Chaho est d'un fantastique inouï. Selon
lui, „le sanscrit, le grec, le latin, le gallique, le celtibérien des
Espagnols n'étaient que des dialectes du celto-scythique (?) du
Nord. (p. 45)." >
«,La langue des Romains et des Brahmines, dialectes celti-
ques, même dans leur déclinaison qui est empruntée aux
Buskariens, (p. 47)."
„ Admettez, ce qui est une vérité facile à prouver jusqu'à
l'évidence, que les Euskariens antiques occupaient non seule-
ment le Sud-Ouest de l'Europe, mais encore toute la partie
septentrionale de l'Afrique et le midi de l'Asie." (p. 45.)
„^a désignait le premier nombre, l'unité, dans l'euskarien
hindoustanique." Euskarien hindoustanique ! ! (p. 47.)
k 2.
La méthode que nous avons suivie dans ce dictionnaire est
celle-ci: nous avons placé en tête, autant que nous avons pu.
^) Bego^ 8"® pers. de l'impératif de egon^ rester, vient selon M. S. du
verbe irrégulier uts! Uste, croire (au fond opinion) a pour présent de
l'indicatif smkex! Horra^ voilà et huna^ voici, deux démonstratifs, ueraient
des impératifs du verbe ikhuai, voir!! Habil^ impératif de MU^ serait
l'impératif de joan !
le mot dans sa forme la plus simple en faisant suivre les dé-
rivés et les composés; ce n'est que très rarement que nous
avons donné la préférence à la racine ; la langue basque étant
entièrement isolée jusqu'à présent, il nous a semblé risqué
de rechercher les racines, craignant de considérer comme tels
des mots, dont l'apparente simplicité n'est due qu'à la dégra-
dation inhérente à toute langue. En voyant le mot français
,,âge" on ne se douterait guère, si Ton n'avait pas les moyens
d'en tracer la généalogie, que ce n'est plus que la terminaison
du mot primitif. Age, de eage, edage, de aetaticum, aetas, aevitas,
aevum oii ae est le radical '). Un mot comme „car" pourrait pas-
ser pour une racine si l'on ne connaissait pas son étymologie ^.
Nous avons donné les verbes d'après l'usage guipuzcoan, c'est
à dire l'adj. verbal auquel nous avons joint le subst. verbal;
mais pour correspondant français nous avons donné l'infinitif;
ainsi iiusi (vu) ikuaten (dans le voir) sont rendus par ),voir".
Comme ikuaten est composé de ikuste-n, on ne trouve dans Tor-
dre alphabétique^ que ikuste, le subst. verbal indéfini, qui se
trouve aussi uni à d'autres suffixes, comme ra, ko, etc. ikuatera,
artzeko, etc. etc. Ceci facilitera les recherches, d'autant plus
qu'en bise, le e final devient i quand suit l'article; ainsi du
nom verbal Ute (dont ilten) on forme le substantif iltia, le
mourir, la mort.
Nous avons omis tous les inots comme: okasion^ blasfemio^
trompalu; ceux-là seulement ont été admis qui par leur forme
étaient, pour ainsi dire, naturalisés basques, et par conséquent
plus ou moins méconnaissables.
Si nous avons placé le dialecte guipuzcoan le premier, ce
n'est pas pour faire entendre que cette place lui revienne de
*) V. Max Mûller, Lectures, vol. L p. 298.
') Voy. 0. Bôthlbgk. Uber die Sprache der Jakuten, p. XVn, note
46, où l'auteur dit qu'en Thibëtain on peut démontrer que plusieurs
mots atyoTurd'hui monosyllabiques ont été pollysyllabiques autrefois.
VI
droit; il nous paraît même que c'est tantôt l'un et tantôt l'autre
dialecte qui offre des formes mieux conservées. On a dit, il
est vraii que le dial. guip. est le plus pur, mais c'est une
opinion prématurée, aussi longtemps qu'une étude sérieuse des
différents dialectes ne viendra pas l'appuyer.
Tous les substantifs, contrairement à l'usage, sont donnés
sans l'article. Il faudra donc, pour trouver les noms biscaïens,
connaître les règles de la permutation des voyelles finales ;
elles sont très simples : a -f ^ = ^ (on aurait pu accentuer le
a, a, ce qui ne s'est jamais fait); aita père; aita, le père;
e -^ a ^^ia, ecAe, maison ; ecAia^ la maison ; i + a^= ija, andi,
grand ; andya» le grand ; o •■{- a^=^ ua^ guraso^ aïeul ; gurasua^
TaïeuL Quand u est suivi de a ou ^ on intercale b ; buru, tête,
burubag la tête; zerubetan^ de zeru-etatii dans le ciel. Cette
règle se fait quelquefois sentir en lab. pour le o et le e. En
guip^ les mots qui finissent en f, précédé d'une voyelle, chan-
gent i en y y quand suit l'article: oi tsitoya. En bise, le subst.
verb. se forme régulièrement de l'adj. verb. sans jamais se
contracter comme en guip. Ainsi berotu fait beroiuten, en b. et
berotzân en g. U nous a p^ru superflu de répéter cette forme.
OBTHOQRAPHS BT 8TS1JÏME PHONÉTK^TJB.
^ 3.
Nous avons conservé généralement les mots tels que Fou-
vreau et M. Salaberry nous les donnent ; seulement nous avons
suivi l'orthographe adoptée dans notre Essai, c. a. d. celle qui
est en usage en France et qui par routine est toujours rejetée
en Espagne. Toutes les citations ont l'orthographe moderne,
excepté celles qui sont prises dans le Nouveau Testament de
Liçarrague, la Rochelle 1671. Avec les poésies d'Echeparre
c'est le plus ancien livre basque counu, et c'est à ce titre que
nous n'avons pas touché à l'orthographe*
VB
Au lieu de y uous avons adopté le j. On trouvera nos
observations sous cette lettre. Quant à la phonétique basque,
nous n'avons rien trouvé à y changer depuis que nous avons
publié notre Essai, il y a cinq ans. Sans doute il y aurait
beaucoup à ajouter à notre chapitre sur la phonétique basque,
06 dont on s'apercevra dans les exemples cités oii nous avons
taché de suppléer à ce qui y manquait ; mais les grandes lignes
nous paraissent être exactes. M. Yinson, dans un article sur la
phonétique basque, publié deux ans plus tard, (Y. Revue de
linguistique, 3^^ vol. 1869 Paris), les a acceptées toutes ; il y
a ajouté de très bonnes observations sur la permutation des
consonnes et plusieurs additions. Il voudra bien nous per*-
mettre d'en relever quelques unes, qui nous paraissent deman-
der une autre solution, en réservant un paragraphe spécial sur
la mutation de i en /^, le seul point oii M. Yinson ne s'accorde
pas avec nous.
Page 432, beàinere est traduit par „ jamais, pas une fois."
Cest le contraire qu'il faut; „ aussi une fois ;" pour que la phrase
soit négative il faut encore ez ; beàinere ez^ pas aussi une fois.
Page 485, 3^. permutation entre a et t, atchiki „retenu" devient
à Bardos Uchiki. Nous croyons que atchiki vient de atfs et it*
dm, de icA; tenu rend mieux l'idée que retenu. Page 441,
43. „Mais ceux*ci (dialect. esp.) transforment le j ou le ^ des
premiers (dialect. fr.) en j, jota espagnole." Est-ce bien sûr?
ne se pourrait-il pas que le lab. eût changé la jota en ^ ? Il
est certain que les Espagnols n'ont pris leur jota ni du latin,
ni de l'arabe (v. Diez, 6r. vol. l.p. 366); mais de qui alors ?
des Basques? nous l'ignorons. Un dialecte aurait pu avoir con-
servé le j et un autre l'avoir p^du. Nous avons en holl. le
g qui est exactement le j esp. et les allemands ne l'ont pas.
Page 444. note 1. La présence de 4 dans /b/t^rn est attribuée
à 1^ rencontre de ^ et ^ : lot'iarri, ce qui ne nous parait pas juste.
ZT appartient à Mam; v. lokharri. Page 460, 63. U est probable
que les mots basques ne pouvaient pas commencer par une expie-
vm
8Îve dure. Comment défendre alors la thèse du k primitif? A l'ap-
pui de ceci, M. V. cite plusieurs mots empruntés au latin ; mais
ne faudrait-il pas admettre qu'il y a une phonétique particulière
pour les mots d'origine étrangère ? Les groupes 3r, pty bl^ etc.
ne sont pas basques et cependant quand il s'agit d'introduire
le mot ^personne"» le dial. lab. en fait presuna. Le t, esp. de
tiempo devient d^ dembora ; mais le / basque de aifatu, devient
p, aipatu ; aizta «= aizpa. Ceci n'est pas seulement le cas en
basque mais dans d'autres langues. Le son ch fr. n'existe pas
en hoU. Chaise (de poste) devient sees, dans la bouche du
peuple et par contre concierge est prononcé concherchei
même au théâtre, sur la. scène; et cependant il existe un
seul et unique mot ou ch est prononcé ch fr. et représente
par sj: sjouwer, bambocheur. Page 460, 64. 2° G permute
avec r. Cf. oramai^ orkantza, dérivés de oyi. Il nous parait
plutôt de or/ie^ P&g^ ^^4. 69. „En raison de cette permuta*
tion {m en b OM p) m, dans beaucoup de mots » remplace le
V français ou latin." Ne serait-ce pas plutôt l'influence espa-
gnole P Page 454. 70 ^Dentale: 1^ » est intercalé comme lettre
de renforcement, aintzin et aiizinJ" Il nous semble que la forme
primitive est ainizin ; chute de m dans aitzin. 3^ „iV permute
avec r. arima £= anima'^ Non pas ; anima de l'esp. ; arima du
provençal Nous avons vu avec plaisir, M. Vinson rectifier lui-
même ce qu'il avait dit, page 428, par rapport à la pronon-
ciation des diphtongues.
DE LA MUTATION DE ^ EN /fc, OU DE /fc EN h.
§ 4.
M. Vinson dans un article de la Revue de linguistique, vol.
m, p. 455—456, parle de ceux qui pensetit que la 2^® per-
sonne du pronom personnel était primitivement it, aujourd'hui
Al. Dans le 5°^® vol. de la dite Revue, page 215, M, Vinson
revient à la question de cette mutation et reproduit Topinion
du Prince L. L. Bonaparte en rendant compte de son livre
sur le Verbe basque, Londres 1869. Il parait donc que selon
le Prince B. rantériorité revient à k sur A. A la page 221 —
222, M. Vinson se range tout-à-fait à cette opinion, et défend
la thèse, qu'il fait sienne, dans une réponse à M. de Charen-
cey par rapport à une question de phonétique. — Dans notre
Essai de grammaire, nous avions fait remarquer dans le chapi-
tre II que le A initial, placé par suite de la composition au
milieu d'un mot, devient k ; que eman-Aume, et zar-hume deve-
naient emakumey zarkume.
Cette observation était nouvelle et paraît avoir donné lieu
à des comparaisons dont le résultat a été pour le Prince B.
exactement l'opposé de ce que nous avions trouvé ; Aume était
donc primitivement kume^ et redevient kume dans les compo-
sés. Quelles peuvent être les raisons du Prince B. pour prendre
le contre-pied d'un loi parfaitement claire, croyons nous, et
appuyée par de nombreux exemples? nous l'ignorons. Quand
on cite les deux exemples de notre Essai : emakume et zarkume^
on dirait qu'ils sont isolés, qu'ils sont des exceptions, ce qui
n'est pas le cas; en voici d'autres: aiiakide di% aita-Aide ; Aaur-
hide de Aaur-Aide ; zorakeria de zara-Aeria ; lokartu de lo-Aartu ;
9ukartUy de su-Aartu; askazal àeaiz-Aazal; sukalde de ëu-Aalde;
erkatz de er-Aatz ; arrainkari de arrain-Aari ; cAicAkabar de cAick^
habar, gorrikara de gorri-Aara^ etc. Cette nomenclature suffira
pour prouver que cette permutation n'est pas une exception,
mais au contraire qu'elle semble être toute naturelle.
Nous le répétons quelles sont les raisons du Prince B. pour
admettre que le k est primitif? M. Vinson ne cite au fond
qu'un seul exemple qui n'est pas bien concluant, comme nous
verrons à l'instant, car le pronom ki pour Ai n'est qu'une forme
hypothétique, qui ne se trouve nulle part autant que nous
sachions; il ne reste donc que gizon kort, pour gizon Aori,
exemple unique qui devrait prouver, à lui seul, que k est
primitif; mais Tobservation du Prince B. qui accompagne cet
exemple, parle beaucoup plus en faveur de la loi comme nous
l'avons posée ; la voici „ceci n'arrive d'ailleurs aux démonstrar
tifs que lorsqu'ils sont employés encKtiquement en guise de
suffixes." Ainsi» en guise de suffixes c. a. d. attachés au mot;
on pourrait (on devrait?) dans ce cas écrire gizonkori, et alors
k h initial par suite de la composition vient au milieu et
devient k^ exactement comme tous les autres exemples. CSeei
confirme tout-à-fait notre règle.
En outre n'est-il pas beaucoup plus naturel de voir une lettre
changer, en venant en contact avec une autre, que de lavoir
disparaître dans une foule de mots, sans qu'il en reste aucune
trace, et reparaître dans les composés? Il ne faudrait certes
pas condamner une règle parce qu'elle est extraordinaire, mais
aussi longtemps qu'il n'y aura pas de preuves pour l'appuyer,
on sera en droit» croyons nous, de la considérer comme une
pure hypothèse, et de plus une hypothèse inutile, car elle
n'explique rien.
Mais en admettant pour un moment que la conséquence de
cette observation eût en effet la valeur qu'on aimerait à lui
attribuer, serions nous en droit d'admettre, comme pierre de
touche, un mot qui se trouve être prononcé d'un certaine façon
dans une petite localité, en contradiction avec les dialectes
principaux. Nous ne voulons certes pas attaquer l'importance
de ces observations de détail, mais il nous semble qu'il doit
y avoir une certaine limite où les variantes finissent et où le
désordre commence. Si, par exemple, on entend dire à Paris :
collidor pour corridor, ou chartutier pour charcutier, ou bien
à la campagne: j'avions et j'étions, on se tromperait, croyons
nous, en notant ces irrégularités ou plutôt ces fautes, pour des
variations de la langue française; au contraire si, en venant
plus au midi, on s'aperçoit, bien que rarement, d'une certaine
difficulté à prononcer l's impur, on sait que c'est l'influence
de l'italien ou de l'espagnol. M. Vinson termine son article
XI
en citant, duk^ tu Tas ; mais le k est là comme toujours dans
les 2™^ pers. la caractéristique du masculin, comme n Test
du féminin, dun. Ce k final, pncore qu'il serait le représentant
d'un pronom, ce qui est même probable, n'infirmerait en rien
la règle que nous avons posée pour le k initial. Pour prouver
la thèse du ^ primitif, on aurait pu trouver mieux, que gizon
kori; car comme nous l'avons dit, l'exemple est annulé par
l'observation qui l'accompagne; ce serait le mot abiy en lab.
habi^ en composition kabi^ cAorikaài, cage d'oiseau. Nous avons
appliqué notre règle à abi, n'ayant pas fait attention, quand
nous écrivions l'article, que abi, guip. a perdu le A du lab.
haèi, qui a son tour a changé en A le g esp. (gavia) ou le e
primitif du lat. cavia, dont les dial. sardes et vénitiens ont
fait kabia. V. Diez, E. W. 1. p. 195. Mais d'abord nous ignorons
si le lab. a pris Aabi du latin cavia, ou bien de l'esp. gavia,
ce qui est beaucoup plus probable, et ensuite, ce qui est très im-
portant, c'est un mot d'origine étrangère, et souvent les lois
d'euphonie diffèrent selon que le mot est indigène ou étranger.
Le groupe dr, pl^ n'est pas toléré en basque ; et cependant dans
un mot français que la langue basque adopte, la règle agit
en sens contraire; de „persoune" le lab. a fait presuna.
l'étudb db la langue basque.
^5.
Bien que le basque soit étudié de nos jours beaucoup plus
sérieusement qu'il ne l'était autrefois, il n'est pas rare de trouver
sur cette langue des théories, qui rappellent beaucoup trop
l'époque des Larramendi, des Astarloa, des Chaho, etc. Les
quelques échantillons que nous avons donnés des idées de ces
auteurs sur la langue et sur l'étymologie basques, pouvaient
se passer de commentaires. Aujourd'hui que nous avons les
moyens d'échapper en grande partie aux erreurs de ces écri-
xn
vains, grâce aux progrès des études linguistiques, on ne peut
pas les passer sous silence ; l'excuse des rêveries de ces temps-
là n'existe plus de nos jours; de plus l'aplomb avec lequel
ces extravagances sont débitées, fait beaucoup de tort à l'étude
de la langue et donne souvent le change à ceux qui n'ont
pas le temps ou les connaissances nécessaires pour approfondir
la question, et qui à leur tour, sur ces données erronées, bâ-
tissent des théories qui doivent s'écrouler du moment qu'il
est prouvé que la base ne vaut rien.
Une brochure spécialement consacrée à l'étymologie basque
est celle de M. de Charencey : Recherches sur les noms d'ani-
maux domestiques chez les Basques 1869. Déjà ailleurs^) on
a reproché à M. de C. de s'être trop pressé de tirer des con-
clusions de ses études; nous sommes entièrement de cet avis
et nous regrettons l'assurance avec laquelle M. de C. nous
donne des étymologies plus que douteuses. A la page 10, nous
lisons, „0u pourrait être surpris (en eflTet) de voir les Basques
aller chercher dans la basse latinité ou au pis aller dans la
langue grecque le nom d'un animal (le cheval) qu'ils ont connu
depuis des siècles. Mais il ne faut pas oublier que la moitié (?!)
peut-être du vocabulaire basque a été empruntée soit au latin,
soit au provençal, soit à l'espagnol" Nous le demandons, est
ce que M. de C. nous a habitué à des travaux si conscien-
cieux sur l'étymologie basque, pour que nous puissions admet-
tre un jugement si téméraire comme fond.é. Nous en doutons
fort. M, de Ch. n'a pas même profité de ce qui a été dit
sur la phonétique basque et a fait des erreurs qu'il aurait pu
éviter. Nous avons relevé quelques unes de ces étymologies,
qu'on retrouvera dans le corps du dictionnaire, s. v. àher^
ahuniZy 6urni, merchika. Nous préférons dire ici quelques mots
d'un livre basque, dont la réédition est un véritable service rendu
par M. F. Michel à ceux qui étudient la langue basque.
') Un article de M. Vînson dans la Bévue linguistique vol. m, p. 107.
zm
Nous voulons parler des proverbes recueillis par Oienhart,
et reédités par M. Francisque Michel. Nous possédons la se-
conde édition, de Bordeaux, 1847, revue, corrigée, etc.; heu-
reusement le texte paraît avoir été reproduit à peu-près tel
qu'il est dans l'édition origfbale. „C'est pour signaler ses
imperfections (d'Oienhart)," dit M. F. Michel, „autant que
pour les corriger que nous avons donné des observations sur
le texte des Proverbes et des poésies; nous les devons en
grande partie à un compatriote d'Oienhart, à M. Archu, insti-
tuteur communal à la Réole, dont Tobligeance égale le savoir.
C'est à se savant modeste et laborieux que nous sommes aussi
redevable de la traduction des poésies."
Comme les observations portent à peu-près toutes sur les mots,
elles sont du domaine d'un dictionnaire et nous en passerons
quelques unes en revue. Ce travail de critique est fastidieux
au possible, mais il nous paraît nécessaire ; le ton décidé avec
lequel ces corrections sont faites et l'éloge dont elles sont
accompagnées leur donnent une apparence de certitude^ de
vérité, qu'elles sont loin d'avoir. Quelques unes de ces cor-
rections dénotent une ignorance totale des autres dialectes, ce
qui est déjà beaucoup quand on se donne pour correcteur ; mais
il y en a d'autres, qui rendent le proverbe entièrement inin-
telligible; p. ex. les numéros 91 et 243. Nous donnerons les
proverbes avec leur numéro d'ordre et la traduction du mot
en question par Oienhart; ensuite la correction de M. Archu
ou tout autre, finalement nos observations.
N^ 1. Jdau88ia, aboiement. — Ce mot ne serait pas compris
aujourd'hui, nous le soupçonnons d'être un transfuge latirrou
espagnol. — Adaussia est parfaitement basque ; le bise, a au8sia;
le d est souvent supprimé dans la prononciation et même en écri-
vant; comp. aitu = aditu; haut = badul;baanzut pour badanzut^ etc.
N^ 90. JEzina, couché. — 11 faut ezana. — Pas du tout;
ezina ou mieux etzina est du dial. g. De la Vieuxville, dans son
„Guiristinoen Doctrina" (dial. lab.), s'en sert aussi.
tN
N^ 91. £9pis, ne soît. ~^ Bspis doit d'écrire en deux mots,
etf pitz qui signifient „ne «'Allume, ne se réveille.'' -~ Cette
oorrection est au dessous de toute critique ; citons le proverbe.
Bere ahal dena, espif berzeren. Qui peut estre à soy, ne soit
à autruy. Maintenant la correction: qui peut être à soi, ne
s'allume ou ne se réveille pour les autres. Est^il permis de di-
vaguer de la sorte, quand on a devant soi une traduction par-
faitement intelligible? Espi» est pour ez diz, ne soit, comme O.
le traduit ; l'explosive forte après la sibilante, v. Essai Ch. IL
On peut ne pas connaître tous les dialectes, cela se conçoit, mais
de rendre inintelligible une phrase parfaitement claire, i^'ast
trop fort
N^ 112. Qnàetsae odiMdea^ chéris ton ami. -~ Hon ezoê^ (mot
à mot „rend bon") rends toi favorable ton ami. -**• Du tout O.
traduit bien : chéris ; le nom verbal est onetsi c. a. d. o^$retsi,
et rim'pératif onetsi ezae, contracté en onetsac. Gomp. e^zai
pour effotzi ezak; egizu pour egin-ezazu.
N^ 117. Dohaoaiz'duMOc Sisurren illunay le malheureux est
surpris de la nuit à Œcur. NB. Cicur est un petit village près
de Pompelune. La <3orrection de ce proverbe est comme celle
du n® 9 1 ; on nous dit lisez : Doha cois dunac, mot à mot
qui a l'aller pénible, qui marche péniblement 1 1 Quel sens est
ce que cela donnerait? Dokaicaiz-dunac est tout simplement
pour dokairgaitz-dun^ qui a mauvais destin »= malheureux.
N^ 129. Eiàeran dw&nac egtm'egui^ bidean laster iegui^ celui
qui a trop tardé au moulin doit courir en chemin. ^^ i)ii^ei^.>
U faut àadmac; au lieu de èeffiri il faudrait heguin. -— Ces
corrections ne signifient rien; dadinac est la S pers. sing.
du prés, du subjonctif de ûran, dadin qu'il soit; dadifia, celui
qui est; nous ne comprenons* pas ici l'emploi du subjonctif, mais
c'est une autre question; qu'est-ce que heguin signifie? begm
est parfaitement juste; c'est la 3 pers. sing. de l'impératif de
eguin^ qu'il fasse. Comp. la variante de ce proverbe, s. v. ierandu.
N^ 181. MiaureH hurrenena^ le plus proche de l'églne* -^-^
XV
A la place de htrrefêenat lisez Aurbilena, qui signifie le plus près.
Pas du tout ; lisez : hurrenena ; hurren est >,près" et le sflipeiv
Itttif est Aurrmena, Bitrren, est lab. :8elon Pouvreau ; en tout
CBS ur est ^uip. et l'on .dirait wt^nena. Pour donner un petit
échantillon de «on savoir le correcteur ajoute „tous les dialec*
tes rendent Tidee de proximité par kurbUena (navar. lab. guip.
bise.) et par huiUanena (soûl).
N° 248. Jrmukia^ oeuf. — Il faut lire arrautsia. — Pas
dutoui, €irraulùse est .guip*-^ Même proverbe. Bilarrami^ veau.
Oe dernier mot doit être écrit en deux. BU signifie ramasser,
recueillir et arrauma est mis pour mraichea. -— Cette correc-
tion-ci passe de nouveau les bornes ; bUarraud^ est veau. Citons
toot le pix)yei4>e : Hobe da bakearequi arrcDukia, estes aAarrare-
qui àUarréutsia. Il vaut mieux un oeuf xivec paix qu'un veau
avec guerre ou dissension. Selon la correction ce sera : il vaut
BHÎeax un oeuf avec paix que de ramasser {ou de recueillir)
un veau avec guerne I ¥oilà où mène laplomb dont nous par-
lions tout à l'heure. Nous espérons que ces corrections ne sont
pas l'oeuvre du savant modeste dont l'obligeance égale le savoir»
connue le dit M. Fr. Michel en juge compétent.
Nous ne continuerons pas cette nomenclature de bévues,
mais il nous en a fallu citer un certain nombre, afin d'établir
dairement que nous ne nous en prenons pas à des exceptions,
à des erreurs qui peuvent échapper à tovt le monde. Si notre
critique paraît sévère à quelques uns, elles paraîtra juste,
oreyons nous, à tous ceux qui s'intéressent sérieusement à l'étude
de la langue basque; il est nécessaire de faire voir que
cette immense prétention de quelques auteurs, qui se renvoient
réciproquement de grands éloges, n'a aucun fondement. Nous
savons que notre critique va exciter la colère de certains
auteurs comme lors de la publication de notre Essai de gram-
maire; mais jusqu'à présent ces messieurs n'ont trouvé que des
gros mots pour opposer à nos preuves, croyant sans doute que
des grossièretés valaient des argumenta. Cest ainsi que M.
XVI
Tabbé Inchauspe, dans l'ouvrage de M. Bladé sur l'origine des
Basques, page 295 dit: Un écrivain allemand (M. van E3rs)
dans un essai de grammaire basque qui n'est au fond qu'un
récurage de la vieille grammaire de Larramendy prétend qu'on
ne peut pas rapporter à un verbe unique les formes transi-
tives et intransitives, attendu qu'elles n'ont pas le même radi-
cal. Cette observation comme la plupart de celles du même
auteur n'est fondée que sur l'irréflexion et sur l'ignorance."
On le voit, M l'abbé n'y va pas de main morte et il croit
sans doute que ses paroles d'oracle ont de la valeur dans une
discussion scientifique; mais il se trompe cette fois-ci d'audi-
toire. U se pourrait que les louanges si libéralement données
et qui prouvent plus pour l'amitié, que pour les connaissances
linguistiques, de ceux qui les prodiguent, aient ébloui quelque
peu M. l'abbé ^), qui paraît oublier que la modestie est une
belle chose même pour ceux qui. en ont besoin. Mais revenons
aux observations du savant abbé et commençons par lui dire
qu'Amsterdam n'est pas en Allemagne, mais que c'est la capi-
tale de la Hollande; cette petite leçon de géographie donnée,
passons au reproche de „ recurage de la vielle grammaire de
Lairamendy," (Larramendi, si vous voulez bien le permettre).
Si M. l'abbé n'a rien découvert de nouveau dans notre „Essai
de gr. basq." il doit plutôt s'en prendre à lui-même qu'à nous ;
s' il l'avait lu, il y aurait trouvé, croyons nous, plusieurs choses.
On ne peut malheureusement contenter tout le monde. M. le
capitaine Duvoisin, au contraire, dans une critique de notre essai
se montre si étonné de toutes les choses nouvelles que nous
avons dites, que son étonnement, nous allions dire sa colère,
se trahit à chaque page, dans un langage qui voudrait être
^) M. TAb^bé du reste ne serait pus le seul ; M. le Capitaine Duvoisin,
dans une brochure snr notre Essai de gr. basq. se plaint de ceqnenons
Tavons critiqué, lui, dont le nom se trouvé mêlé à la Pléiade. Plèïade !!
Ne dirait-on pas qu'il s'agit des Humboldt, des Bopp, des Bumonf, des
Sleicherl pour ne parler que des morts.
xvn
•
acerbe et qui n'est que bouffon ou grossier, selon que Ton
considère cette critique valoir quelque chose, ou ne valoir
rien du tout.
M. l'Abbé nous permettra de lui indiquer le chapitre H,
sur le système phonétique basque, comme étant entièrement
nouveau; il n'existait rien par rapport à cette partie impor-
tante de la langue. Nous ne prétendons nullement avoir épuisé
le sujet; ces lois phonétiques pourront être complétées, et nous
avons vu avec plaisir M. Vinson s'en occuper dans la Revue
linguistique; mais nous avons été le premier à en donner les
traits fondamentaux, qui jusqu'à présent, autant que nous
sachions, sont rigoureusement justes. M. l'abbé ignore peut-
êtie que les lois phonétiques sont d'un intérêt de premier
ordre pour l'étude d'une langue ; aussi s'en passe-t-il à ce qu'il
paraît; mais s'il les avait connues quand il a publié son
„Verbe basque," il n'aurait pas fait les erreurs que nous
avons relevées.
Ce qui paraît surtout avoir froissé M. lochauspe c'est que
nous n'admettons pas son idée, qu'il a très nettement expri-
mée dans son „ Verbe basque," que avoir et être ne font qu'un ;
„il n'y a qu'un verbe et qu'une conjugaison" dit M. l'abbé.
Dans le livre de M. Bladé il tâche d'en convaincre le lecteur
par un argument qui est plus que médiocre ; le voici : „I1
n'existe pas de radical pour les formes du verbe basque, qui,
dans la même voix sont d'une variabilité infinie. Il ne faut
connaître que les premiers termes du verbe pour en être con-
vaincu. Je suis se dit niz ; il est, da ; nous sommes, gira ; j'étais,
ninzan; il était, zen; j'ai, dut ; j'avais, nian, ou nuen; il avait,
zian. Il est évident qu'on ne peut pas plus donner un même
radical à nizy da^ zen^ qu'à duty nian, zian ; et que ni les voix
ni les formes du verbe basque ne peuvent se distinguer par
les radicaux." Toujours le même ton d'oracle „il n'existe pas
de radical, il est évident," etc. ; malheureusement cela est évi-
dent pour M. l'abbé, mais pas pour ceux qui sont habitués
2
aux études linguistiques. Parce qu'on ne peut pas donner un
ïnêtne radical à niz, da^ eén^ il faudrait en conclure que le
verbe basque n'a pas de radical! Ceci revient à dire que,
puisqu'en français „fus, été, être" n'ont pas le même radical,
le verbe être, par conséquent, n'en a pas non plus. Quand
même la thèse de M. l'abbé serait exacte, ce dont nous dou-
tons beaucoup, son argument ne vaut rien. Si pour d'autres
langues on est arrivé après de patientes recherches à découvrir
les formes primitives, ce n'est certes pas en s'y prenant de
la façon de M. l'abbé; pour lui „fu8" et „été," ne seraient
jamais dérivés de fuo et de stare, mais seraient toujours restes
des formes verbales sans radical ! Il nous semble au contraire
que le verbe basque ne contient pas un radical mais plusieurs
radicaux*
La question du verbe est une grosse question qui demande
à être étudiée sérieusement, ce qui n'a pas encore été fait ^) ;
on n'a rassemblé que les différentes formes du verbe. Comme
le dit M. Inchauspe lui-même dans la préface de son „Verbe
basque," p. IX. „Le rôle que nous nous sommes assignés a
été celui d'un ouvrier consciencieux et patient qui recueille
les matériaux épars d'un magnifique édifice . . . etc." Il faudra
maintenant, pour continuer la métaphore, trouver l'architecte,
l'archéologue, capable de découvrir les lois d'après lesquelles
rédifice a été élevé, et qui sache distinguer ce qui est ancien
de ce qui a été ajouté plus tard, soit par inadvertance, soit
par un besoin exagéré d'ordre. L'impression que fait le verbe
basque, est qu'il s'y trouve beaucoup de formes qui n'existent
qu'en théorie. C'était déjà l'opinion de Humboldt, et rien n'a
été écrit depuis ce temps-là, qui diminue cette impression.
Nous n'avons rien que des tableaux; aucune règle, aucun
aperçu même qui jette quelque lumière sur la question obscure
du verbe. Dans l'état oii étaient les études de la langue
^) Nous ne coimaissons la publication du Pce L. L. Bonaparte que
par ce que H. Vinson en a dit dans la Bévue linguistique.
basqoe^ il était im^osBible ()«u<rêtre âe donner plusi mais il
est nécessaire de convenir que nous ne savons à peu près rien
du verbe. Quand nous saurons à fond les lois de la phoné*
tique basque, nous j trouverons sans doute un auxiliaire qui
nous sera très^utile; si Ton voit que dans ickok, impératif
de idecion, le o est très-probablement la seule lettre qui
reste du verbe 'Cffon; ou que le provençal renc, a donné très
régulièrement le basque herreku^ si Ton voit, disons nous, les
mots s'altérer de telle façon, il est permis de croire que le
verbe peut avoir souffert de la même manière. Au reste la
régularité apparente pourrait induire en erreur; si pour Ta-
mour de la régularité, Tou conjugait le verbe défectif férir,
sur le modèle périr, il n'y aurait aucun obstacle : je féris, tu
férifi, etc. Nous savons aujourd'hui que ce serait une erreur
et que l'on disait anciennement: je fiers, tu fiers, etc. y. M.
Brachet, Gram. hist. p. 216, notel. Mais nous ne le saurions
pas si la langue française avait été aussi peu connue que la
langue basque; aussi du moment qu'il sera prouvé que les
formes du verbe basque sont aussi certaines, qu'il est certain
que „férir" vient du latin ferire, et que „je fier, tu fiers", etc.
est du français d'autrefois, de ce moment là le doute ne sera
plus permis; mais jusqu'à présent l'impression reste que nous
avons souvent à faire à des barbarismes comme „je féris"
plutôt qu'à des archaïsmes comme „je fiers".
BU OABACTÈRB DE LA LANBUE BASQUE.
^ 6.
Avant de terminer cette introduction, déjà assez longue,
nous aimerions dire deux mots par rapport au caractère de la
langue basque. — Il a été si souvent dit et si souvent répété
que le basque est une langue bizarre, qu'on a fini par prendre
pour des singularités des faits qui se retrouvent daûs pluâettrs
autres langues. Plus nous connaîtrons le basque et plus ces bi-
zarreries disparaîtront. Nous avons tâché autant que possible, de
donner les analogies, tant des mots que des expressions et des
formes des mots, qui se retrouvent dans d'autres langues. Feu
à peu la langue basque se trouvera alors moins isolée et
l'étonnement cessera. La forme du substantif verbal, par
exemple, sur lequel on a tant écrit, est toute simple et se
retrouve en anglais. Dans ^^Joaten naiz'* (je vais), et „I am
going", joaten et going sont des noms au locatif; going est
pour „a going", c'est-à-dire „on going". v. M. Mûller, Lectu-
res, n. p. 20. La terminaison keria se retrouve en hollandais.
L'emploi de l'adjectif pour former le verbe, se retrouve en
ail. et en hoU. v. egin. Aux analogies qui se rencontrent dans
les langues plus connues, comme le fr. l'ail, etc., on peut
ajouter celles que Ton trouve dans des langues qui peut-être
sont moins éloignées du basque. Nous ferons suivre ici quel-
ques points de ressemblance entre le basque et le mongol,
sans vouloir en tirer la moindre conclusion quant à leur pa-
renté; c'est seulement dans le but de réunir les matériaux
qui peuvent jeter quelque lumière sur l'étude de la langue
basque.
Dans la langue mongole comme dans la langue basque:
1^. Aucun mot ne commence par r.
2®. Le pron. pers. de la 8™® personne n'existe pas ; il est
remplacé par le pronom démonstratif.
8^« Le génitif des pron. pers. n'existe qu'accompagné de
suffixes {nerekiny hiretzat^ etc.); mais par eux on forme les
pron. possessifs {nere^ hire etc.).
4**. Le pron. relatif „que" n'existe pas, il faut rendre la
phrase par un participe. Le livre que tu m'as donné, doit
se rendre par : le livre par toi donné. On peut mieux traduire
ces phrases par l'ail. Dein mir gegebenes Buch.
5**. Le verbe est périphrastique ; on dit: je suis prenant,
pour: je prends.
6<>. Le supin est exprimé par ra (en basque aussi, ra^ jatera,
pour manger).
7®. Les participes sont déclinables comme des substantifs.
On le voit, la langue basque n'est pas encore si étonnante
qu'on a bien voulu le dire. Le verbe est et reste toujours
un grand mystère, mais il est probable, qu'une fois que nous
connaîtrons son véritable caractère, il se présentera des ana-
logies, comme il s'en est déjà trouvées. Nous n'avons aujourd'hui
que le temps d'indiquer que les terminaisons auxiliaires lab.
nav. ef bn. daroài etc. dérivent probablement de eroan.
Cette façon d'envisager le basque comme une langue entière-
ment exceptionnelle n'a pas seulement le désavantage d'être
inexact, mais celui plus grand encore, d'influencer les études
en nous poussant à donner de l'importance à des détails qui
n'attireraient pas même l'attention dans les langues plus con-
nues. Il nous semble que les difierences de prononciation, qui
influencent, cela va sans dire, l'orthographe, ont été notées avec
un soin ex^éré. Un jour peut-être elles auront leur utilité,
mais seulement alors que les grandes lois qui régissent les
mutations phonétiques seront fixées. Rien de plus facile, étant
dans le pays, que de marquer ces divergences, mais encore
faut-il savoir faire la part des véritables variations, et la part
de ce qui n'est que du désordre ou de l'ignorance. On a
dressé des alphabets basques avec un nombre de lettres double
de celui que possèdent les autres langues I Et pourquoi P Est-
ce que les Italiens ont deux z pour le z dur et le z doux?
Est-ce qu'en fr. il y a deux manières d'écrire les 11 mouillés,
puisque les uns prononcent famille et les autres famiye? Ecrit-
on avec un accent différent piège et vérité, parce que le é de
piège se prononce différemment du dernier é de vérité ; et dans
le mot "vérité même, le premier é a un son moins fermé que
le dernier é. Y a-t-il un autre s pour exprimer le s gras
comme il est prononce en Auvergne? Comme nous l'avons
déjà dit ailleurs, faudra-t-il dire qu'en français il y a permu-
xsn
tatioD de c en t parce que quelques gens du peuple prononeent
chartutier pour charcutier? Nous craignons beaucoup que ces
minuties, qui n'ont que peu de valeur, ne fassent oublier ce qu'il
faut avant tout, des règles générales et simples, et qu'elles
ne continuent à entretenir cette réputation d'étrangeté que la
langue basque doit en grande partie aux études superficielles
de ceux qui s'en sont occupés.
^^imm^^^
Gomme M. le capitaine Duvoisin paraît avoir été chargé
par ses compatriotes, de faire Texamen de notre £ssai, nous
avons cru nécessaire de reproduire ici l'opinion d'un Basque
qui paraît être considéré comme une autorité.
W. J. V. B.
QUELQUES MOTS A PROPOS DE l'eSSAI DE GRAMMAIRE DE LA
LANGUE BASQUE DE M. W. J. VAN ETS. ExTRAFT DU
COURRIER DE BATONNE DU 9 FÉVRIER 186U.
Sous le titre qui précède, il parut en 1865, à Amsterdam,
un ouvrage sans nom d'auteur. Cet écrit de peu d'étendue ne
renfermait que des notions incomplètes, et pouvait être consi-
déré comme un résumé d'idées suggérées par la lecture des
travaux que Lardizabal et le P. de Larramendi ont laissés sur
la langue basque. Il n'était pas irréprochable ; mais plus d'une
fois ses erreurs ne lui appartenaient pas, il les répétait de
confiance. Y avait-il là des motifs d'excuse suffisants, ou fal-
lait-il que la critique se montrât sévère contre cette ébauche
grammaticale? — Ces considérations ne subsistent plus aujourd'hui
que l'auteur, M. van Eys (il nous donne son nom dans une
édition nouvelle), est venu au Pays Basque faire une excursion
après laquelle, suffisamment instruit sans doute, il a refondu
son écrit et s'est posé en docteur.
Tenter, soit même dans un Eaëoiy d'établir les règles d'un
idiome qu'on ne possède pas encore, c'est se hasarder dans
une entreprise très-scabreuse pour le moins. Les Basques
sauront bien à quoi s'en tenir sur cette œuvre prématurée;
mais, de nos jours, leur langue est plus étudiée eu Europe
XXIV
qu'elle ne le fut jamais, et les hommes qui s'en montrent
curieux ne sont-ils pas exposés, par ce titre de Grammaire^
à donner créance à V Essai et à lui attribuer une autorité qu'il
ne comporte pas? — C'est ce que l'on a considéré, et pour
cette raison j'ai accepté la charge de faire l'examen du livre
de M. van Eys.
Les études grammaticales semblent appartenir à cet ordre
de travaux intellectuels d'une perfectibilité inépuisable. Chaque
jour voit éclore un traité nouveau remaniant la grammaire
des langues le mieux connues. Celle de la langue basque est,
non-seulement susceptible d'amélioration, mais encore a grand
besoin d'être corrigée et complétée sur un plan nouveau. Aussi,
M. van Eys ne se fait-il pas faute de condamner tous les
traités qui ont précédé le sien; à ses yeux, ce ne sont que
des „amas de règles incohérentes et contradictoires"; et c'est
sans doute pour les remplacer qu'il veut tracer „une esquisse
à grands traits qui soit plus en rapport avec le caractère de
la langue." — Le jugement est dur, l'engagement un peu
téméraire.
Le caractère cminent de la langue basque éclate tout d'abord
dans l'unité de sa conception. — Unité de déclinaison: tous
les nomsj quelle que soit lour nature, obéissent à une règle
commune, et c'est de la règle qu'ils reçoivent leurs formes. —
Unité verbale : une seule conjugaison réunit les modes d'expri-
mer l'idée agissante ou passive, Y état ou le laouvement; da (il
est), du (il a), dans ces deux formes se concentre le génie
créateur du système de conjugaison. — Aucune grammaire
n'est moins embarrassée d'exceptions que la grammaire basqu'e.
Aussi, dès que l'on a saisi la clef de la déclinaison et de la
conjugaison, les grands problèmes sont résolus, tout se sim-
plifie, et l'on ne tarde pas à se rendre maître de la langue.
Une méthode qui rende facilement accessible à l'esprit le jeu
de C6 double système est donc la fin que le grammairien doit
se proposer.
M. van Eys aurait-il atteint ce but si désirable? — Pour
essayer de l'aborder, il faudrait une connaissance approfondie
de la langue, et cette condition essentielle fait défaut à l'au-
teur. Au lieu d'une vue d'ensemble prise de haut, du décousu,
beaucoup de détails secondaires et trop souvent inexacts, voilà
ce qu'on trouve dans son œuvre.
Au chapitre 1^, traitant de l'orthographe, M. van Eysale
mérite de se rallier au système rationnel qui fait son chemin
et auquel appartient l'avenir. Il examine la nature phonique
des lettres usitées dans les livres écrits en dialecte guipuscoan.
On voit que les bonnes informations lui ont manqué quelque-
fois. Entr'autres choses, il généralise l'usage de Ihjota espagnole ;
il est exceptionnel. U assure aussi que le v se prononce
„comme en français ou en espagnol." D'abord, et malgré leur
Académie, les Espagnols font, dans la prononciation de cette
lettre, une confusion qui ne permet pas qu'elle soit prise poiir
exemple; en second lieu, le son français du v n'est connu
d'aucun dialecte basque, et les écrivains qui emploient ce ca-
ractère le prononcent eux-mêmes comme le 6.
„Devant i, r, /, le n est élidé" (chap. n). — L'élimination
euphonique du n devant le i et ]e l est une rareté et non
la règle: de min (vif) on fera minki (vivement), et non point
miii; de eAun (cent), ehunka (par centaines), et non ehuka.
De même, on dira egonlekhia (demeure), etzanlekhua (couche),
et non pas egolehhua^ etc. — Ppur ce qui est du r suivant
un ff, le règle est toute opposée à celle que suppose \Ik9ai.
Cette coïncidence des deux lettres ne peut avoir lieu que dans
la déclinaison qui a des flexions à r initial. Quand on doit
les appliquer à un nom terminé par le », on ne supprime
rien, l'euphonie intercale la voyelle e; on (bon) fera on^e^at
(au, vers le bon) Au reste, cette règle n'est pas une particu-
larité propre au n; elle est indiquée toutes les fois que dans
XXVI
la décUnaisoii une consonne finale de nom rencontre une con-
sonne initiale de flexion. Les exemples contraires produits par
M. van Eys sont sans base; non est au cas que Ton appelle
positif indéfini^ et signifie oii^ dam quel lieu ; son thème est «o,
qui fait nora (vers quel lieu) d'une manière parfaitement ré*
gulière ; il ne remplace pas nonra^ comme dit Fauteur. On en
trouve la démonstration dans les noms de lieux déclinés : Lar
resoro (Larressore), Larresoron (à, dans...)» Larresorora (à, vers...);
Biarno (Béarn), Biarnon^ Biamora, etc., etc.
Le r ,,après les lettres a, n, devient d. Bano, suffixe, /t^
que avec eyun, aujourdAui, fait egunâmo^ -— > Le prétendu
suffixe rano n'existe pas. JEgunddno, ou comme nous disons
sans mouiller egundaino^ est un mot composé et contracté;
déliez la contraction, et les mots, rétablis dans leur entité,
seront egunera dino. *-- Ce qui est dit du changement de r en
d devant le 0, ne repose pas sur un meilleur fondement; les
exemples cités pour appuis sont de fausse application. ^Is
dialecte basque français a les deux formes erastea, edasftea^ par-
ler." Cette variante existe-t-elle? oii? Lors même que cela
serait, la thèse n'en tirerait nul avantage, puisque le r dans
erastea n'est pas en contact avec le x^. lie second exemple,
iga^ danOf se décompose de la même manière que egumdaino,
par i(jiazera dino. Toutefois le z peut se trouver en face du r
dans la déclinaison, et alors, en vertu de la règle précitée, on
intercale un e euphonique.
M. van Eys dit encore au sujet du r: „A la fin d'un mot
il est toujours redoublé quand suit l'article ou un su^xe com-
mençant par une voyelle." — Le r, s'il est rude de nature,
ne subit pas d'altération, quelle que soit situation. Quand il
est doux» le contraire de ce que dit VJS^sai est de règle. Ainsi,
ur (eau) est l'indéterminé de ura; zm (bois de charpente) est
le thème de zv^a; dans wa^ ur eztia, aura, zur ederra, le r
se prononce comme français dans Uranie. — ' De doux, ce r
peut cependant devenir rude; il faut pour cela que le mot
commwoe, nosx par une voyelle, mais par une oansoime. I^
même fait se représente quand le r termine une phrase om un
membre de phrase. H n'y a là rien de phénoménal» tout est
d'ordre naturel ; dans les cas rapportés, le r devient forcément
rude; le r dans w zMma, bi zw^ ne saurait être prononcé
avec douceur comme dans oro^ ut omi. Le r doux devient en*
core rude lorsque la voyelle initiale du mot qui suit est avoi-*
sinée par un second r doux, par exemple dans ssur arina. Je
ne sais ^'il y a dans la langue dix mots qui soient affectés
par ces observations, et voilà les minuties au milieu desquelles
vague l'auteur, tout en prétendant tirer les lignes d'une „es-
quisse à grands traits". Cette remarque se trouverait tout
aussi bien placée en maint autre endroit; la répéter serait
inutile.
Le chapitre m est consacré à la déclinaison. M. van Eys avait
conçu un paradigme de trois cas; il cherche encore à accré-
diter son opinion. Cest lutter contre l'évidence ; la déclinaison
basque déborde de toutes parts le cercle étroit oii on vou-
drait l'enfermer. L'euphonisme lui impose certaines règles:
M. van Eys s'en impatiente, il se cabre devant les faits, îl
refuse de les reconnaître ^ Systèmes préconçus, s^écrie-t-il, règles
confuses^ arbitraires, élaborées dans le cabinet (f étude. Repous-
sant ce qui est certain, il court après l'imaginaire : „I1 paraît,
dit-il» que le basque français a un pluriel indéfini.*' — L'in*
défini, dans le nom, n'a pas de nombre ; comment en aurait-il,
puisque le nombre le renverse et le transforme en défini? On
conniut des classes de noms dans lesquels la loi euphonique
rend des cas indéfinis semblables à des pluriels définia; c'est
ce que l'auteur voulait ou devait dire.
Le chapitre iv effieure la question des degrés de comparai-
son. — Aux trois degrés de signification reçus par la gram-
mûre générale, le basque ajoute Yeweesif. Ce degré est de
qualité aussi essentielle que les autres. V Essai ne le oon-^
naît paa; encore aaît-il moins les former à nuances gra-
xxvm
duées que les saffixes et les iiiterfixes élèvent sur ces quatre
bases.
Les pronoms^ occupent le chapitre suivant. — Le verbe
basque contient les pronoms personnels. Si le discours exige
qu'on les exprime formellement, celui de la troisième personne,
qui n'existe pas, est représenté, suivant la circonstance, par l'un
des trois degrés du démonstratif, et quelquefois par le réfléchi.
Ces procédés sont communs à diverses laugues; le grec et le
latin, entr'autres, reconnaissent dans le 'verbe la présence des
pronoms personnels; quand ils doivent les rendre en forme,
au lieu du troisième personnel qu'ils ne possèdent pas, ils em-
ploient, le grec un réfléchi, le latin ses adjectifs démonstratifs.
M. van Eys n'accepte pas cette disposition pour le basque;
se taisant sur ses raisons, il oppose une méthode contraire et
veut qi\e le démonstratif du troisième degré soit un pronom per^
sonnel ; encore ne voit-on pas le motif pour lequel, dans l'ordre
même de ses idées, il exclut les deux autres degrés qui rem-
plissent cependant le même office et qui sont tout aussi in-
dispensables. La manière dont se forme le pronom composé de
la troisième personne aurait pu le faire douter de la bonté de
sa théorie, il n'a pas su profiter de cet indice.
Il émet encore une opinion très-innattendue sur le singulier
zu (vous), qu'il suppose avoir été à l'origine le pluriel de hi
(toi). — Ce qui suit n'est pas moins surprenant. — D'après
X^Bsai^ les désinences casuelles dans les noms sont des arti-
cles; ce ne sont plus des articles quand on les applique au
pluriel des pronoms personnels. — L'anomalie qui éclate entre
les deux termes de la proposition avertissait l'auteur de Tétran-
geté de sa spéculation ; il la trouve seulement remarquable. —
Dans les langues néo-latines, l'article supplée la flexion décli-
native, mais l'un n'est pas l'autre. L'article, tel que le con-
çoit la grammaire moderne, n'existe pas plus en basque qu'en
latin.
De la réunion pure et simple du pronom démonstratif du
XXIX
premier degré au réfléchi et aux personnels des deux premières
personnes résultent les composés, en sorte que les Basques
disent ce moi pour moi'fnêfne^ ces nous ponr nous-mêmes. Us
diraient ce de moi, ces de nous, à en croire YBssai, qui pré-
tend que le composé est construit sur le génitif des person-
nels. — Quelques dialectes, il est vrai, ont, dans les composés,
converti en e Yi et Vu des pronoms personnels, et c'est ce qui
a donné le change à l'auteur; mais les autres dialectes n'ont
pas opéré cette mutation et laissent à découvert la contexture
des composés: niAau, guhau, etc.
J'ai à peine parcouru une vingtaine de pages du livre sans
m'arrêter à toutes ses défectuosités; X Essai en contient assez
pour forpier la matière d'un volume. Dans notre temps oii l'on
est si pressé de produire, il arrive que les jeunes gens, ama-
teurs des sciences, transforment en Traités les notes rapides,
mal digérées et souvent fautives qu'ils recueillent dans un cours
d'étude spéciale. M. van Eys nous donne un travail de ce
genre, et j'admire la rare assurance de sa parole. De la chaire
qu'il s'est improvisée, il distribue avec libéralité le blâme à
l'exclusion de l'éloge, non pas précisément à ces élucubrations
légères qui, dans les encyclopédies et dans beaucoup d'autres li-
vres, faussent les vraies notions sur la langue basque, mais bien
aux philologues qui ont bien mérité par des observations sen-
sées ; et, particularité curieuse, la plupart du temps les fautes
dont il les croit coupables ne sont telles qu'à ses yeux. J'ai
été assez heureux pour que mon nom, malgré son obscurité,
ait été mêle à ceux de la pléiade savante. J'aurais tort de m'en
plaindre ; je me bornerai à donner une idée des critiques de
Y Essai par le spécimen suivant:
„Souvent, pour cacher ce que le fond avait de défectueux,
on a entassé conjecture sur conjecture, et on a abordé les ques-
tions les plus épineuses avant d'avoir, nous ne disons pas aplani,
mais examiné les difficultés les plus élémentaires.
„PréteDdre, comme cela a été fait, q^e !e pluriel aurait
été ak précédant le signe du cas: gizonakak, ^gizonaken^ etc.,
n'est qu'une pure conjecture ; rien ne vient à l'appui de cette
supposition/'
La censure, on le voit, e&t impitoyable et superbe. Elle
s'adresse d'abord à tous nos grammairiens et finit par lancer
un trait qui frappe l'auteur lui-même en pleine poitrine. Un
des grands linguistes dont s'honore l'Europe et qui ne s'aven-
ture jamais au hasard, avait observé que le dialecte de Mar-
quina dit gizonaak (les hommes), et non gizùnak comme ailleurs. ^)
Il a fait connaître plus tard, qu'à Irun et à Fontarabie, on
emploie les formes pizonaken (des hommes), gizonaki (aux hom-
mes). M. H. de Charencey en a tiré la conclusion qui pré-
cède. Pour la combattre, M. van Eys conteste des faits irré-
cusables, et cependant il a été à portée de les vérifier person-
nellement. Afin de faciliter ses investigations futures, j'ajouterai
que c'est dans les paysages environnant Irun en Fontarabie,
plutôt que dans l'enceinte de ces villes^ que se sont conservées
les formes dont il est question.
Pour le moment, je ne m'étendrai pas davantage sur Y Essai
de Grammaire basque. Aussi bien n'apprendré-je rien de plus
au lecteur sur le peu de sûreté des connaissances de l'auteur
en fait de langue basque. Le premier travail de M. van Eys
était comme l'efflorescence d'un esprit trop hâtif; c'était aussi
la manifestation d'une bonne volonté que la persévérance à
l'étude pouvait rendre profitable à la science. La seconde édition
penche vers l'esprit de système, écueil sur lequel les intelli*'
gences médiocres testent tristement échouées. M. van Eys a
péché par excès de promptitude; toutefois, il a fait preuve
d'assez de perspicacité et de talent pour nous laisser l'espé*
ranoe qu'il saura se relever d'un échec qui n'a en lui-même
rien de définitif. L'amour du vrai, la recherche de la lumière
1 1 1 ■' 1 .< *
^) Lbmçu» baspiê H km/fue^ finmoisea, par le prince L.*L. Bonaparta
et un contrôle plus sévère des premières impressions le condui-
ront dans la voie où nous nous féliciterions de le voit marcher.
Capitaine DtrVoistN.
EXTRAIT DIJ LIBÉBAL BAYONNAIS ï)tJ 18 AOUT 1868.
Guéthary, 14 Août 1868.
Réponse à Mr. le Capitaine Duvoisin à propos de sa criti-
que de notre essai sur la langue basque.
Notre essai paraît avoir vivement contrarié M. Duvoisin.
Le ton de sa critique, qu'il a publiée en février dans le Cour-
rier de Bayonne, en fait foi.
Ce n'est que tout dernièrement que nous avons trouvé, chez
le libraire, à Paris, les aménités que M. Duvoisin a fait pa-
raître sous le titre de : Quelques mots à propos de Fessai de
grawmaire de la langue banque de M. J. van Eys. Examinons
un peu ces observations avec calme et voyons ce qu'elles valent.
Les deux premières pages ne contiennent que des person-
nalités: elles n'intéressent donc en rien la science.
A la page 7, l'auteur dit que nous avons généralisé Tusage
de la jota espagnole; qu'est-ce que l'auteur entend par cela?
Nous l'ignorons, nous avons dit que le j se prononce comme
la jota espagnole et cela est incontestable. M. Duvoisin n'étant
pas du Guipuzcoa, son erreur serait excusable, s'il n'affirmait
pas trop vivement le contraire ; il en est de même de l'obser-
vation de l'auteur quand il dit que le son du v français n'est
d'aucun dialecte basque; c'est encore une erreur; que M.
Duvoisin se rende dans le Guipuzcoa et il entendra dire gau
on (pron. gavon); et auei (pron. avek). A la page 8, l'auteur
dit: Yélimination de n devant k est une rareté et non la règle.
Nous maintenons la règle. Aux exemples cités dans l'essai et
qui suffiraient, nous ajoutons encore oraikoa ovl oraingoa ; à!sxi%
cette dernière forme du mêtne mot, le ;i a pu se maintenir
étant suivi de g; dans le premier mot, au contraire, le n â
dû être élidé, le ^ a été conservé, oa en d'autres termes n'a
pas été converti en g.
A la même page, l'auteur dit: „Z<!i règle est tout opposée à
celle que suppose F Essai à savoir que n s'élide devant r." Nous
maintenons encore la règle; nora est pour non-ra, et non pas,
comme le suppose l'auteur, pour no^n; no est la racine et n'a
pas encore de signification ; avec le suffixe n, no fait non, qui
signifie où; et nora pour nonra, vers où; exactement comme
nondiiy non^dik; ici le » a pu rester. Nous citons encore
egiUe pour egin-le^ emalle pour eman-le.
La démonstration de l'auteur qui cite BiamOy Biarnora, Biar-
non, ne démontre rien dutout; il est parfaitement clair que
Biarno, plus le sufiixe n ou ra fait Biamon, Biarnora; cela
n'a rien à faire avec la règle que nous avons posée.
Page 9. L'auteur dit : ^,rano n'existe pas ;" nous répondons
raho existe; ratio \ jusqu'à; litt. jusque vers. L'auteur n'a plus
ici l'excuse qu'il s'agit d'un dialecte qui n'est pas le sien;
ici même à Guéthary on dit ecAerano, jusqu'à la maison. Nous
avons dit que ra pourrait devenir parfois rfa ; par exemple .
egundam, jusqu'aujourd'hui. Nous laissons de côté, pour le
moment, l'étonnement que cause cette mutation à M. Duvoisin;
il y a tant de choses qui étonnent l'auteur; même que zu
serait le pluriel de Ai; c'est-à-dire que zu, vous, est employé
comme singulier tout comme „vous" en français.
EgundânOy pourrait aussi s'expliquer comme egun-da-no \ ]u%'
que-est-aujourd'hui ; egunera comme le veut l'auteur, ne paraît
avoir rien à faire ici. Nous avions aussi d'abord penché pour
cette explication ; mais puisqu'on dit gizonarendano, ^) jusqu'à
l'homme, ou da ne peut-être le verbe, il nous a semblé plus
juste d'accepter ici l'influence des lois phonétiques. Nous
avons cité erastea ou edastea, pour indiquer la tendance de
^) Cet exemple nous a été dté, dans le temps, mais il ne pour parait
pas ôtre correct; v. egundaio.
transmutation de ces lettres; il y a encore ideii ou treti,
kokoratz ou hikudatz.
Heureusement nous trouvons enfin au bas de la même page
une observation à peu près juste, par rapport à la lettre r ;
nous disons à peu près, parceque le r de Mr et eder est dur
et si Ton y ajoute l'article û, on écrit Iwra, ederra, etc. A
la page 10, l'auteur reprend réternelle question d'une décli*
uaison; nous renvoyons à l'iiitroduotion de notre Essai ne
pouvant la reproduire ici ; nous croyons y avoir démontré
jusqu'à l'évidence qu'il n'existe pas de déclinaison en basque
pas plus qu'en français ; quand on connaît les langues turque»
hongroise, etc., cette question est simple; elle n'embarrasse
que ceux qui prennent le latin et le grec pour base. Aussi
-M. Du voisin ne donne-t-il pas un seul argument ; l'auteur dit :
„C'est lutter contre l'évidence; la déclinaison déborde de
toutes parts ^' On le voit, ce ne sont pas là des arguments,
c'est tout au plus une phrase en l'air.
A la page 11. l'auteur nous reproche, d'avoir* dit: „I1 paraît
que le basque français a un pluriel indéfini. Nous n'avons
fait que répéter ce que nous avons trouvé dans un livre, nous
ne savons plus lequel et uniquement pour constater notre
doute à cet égard; nous l'avons dit dans la note au bas de
la page 13, n'ayant pas la prétention d'avoir une opinion sur
un dialecte qui nous est peu connu.
Sa critique du pronom (même page) nous échappe, nous
ne saisissons pas ce que veut l'auteur. Quant aux termes „de
démonstratifs du troisième degré etc." ils devraient être bannis
d'un écrit scientifique.
Nous avons déjà parlé du pronom zu, pour le singulier.
Ensuite (page 12) nous aurions dit que les désinences casu-
elles dans les noms sont des articles et ne sont plus des articles
quand on les applique au pluriel des pronoms personnels.
Où aurions. nous dit cette absurdité? L'auteur aurait dû
le dire.
m
XXXIY
L'auteur veut que nerau, herori, ôerori, soient formés de
nùaUj ii-ori, après avoir converti i en e; il faudrait le prou*
ver; la remarque est incomplète; d'où vient le r intercalé.
Four ce qui regarde les pluriels gizonakak^ etc., il faudra
d'abord s'en assurer, et puis examiner avec beaucoup de pru-
dence si cette forme exceptionnelle du pluriel doit être consi-
dérée comme primitive ou comme une corruption. Enfin, voilà
bien assez d'un temps précieux donné à réfuter cette critique
et voilà donc à quoi se réduisent les observations de M.
Duvoisin. En quoi l'auteur se trouve-t-il donc si froissé de ce
que nous avons taché de faire un livre qui aurait pu être
fait depuis longtemps. M. Duvoisin a-t-il produit quelque chose
comme linguiste? Rien qu'une toute petite brochure sur la
déclinaison et sur laquelle nouR avons fait plusieurs observations
dans l'introduction de notre Essai ; nous regrettons que l'auteur
n'ait pas répondu un seul mot à nos remarques, maintenant
que l'occasion s'en présentait.
Si nous attachions la moindre valeur scientifique à la criti-
que de M. Duvoisin, nous exprimerions ici notre étonnement
de ne pas avoir reçu le numéro du journal dans lequel cette
critique a été placée, aussi n'y répondons nous que dans les
journaux du pays afin que les Basques sachent à quoi s*en tenir.
W. J. VAN Ers,
ADDITIONS.
LE PRONOM DÉMONSTRATIF A-T-IL TOUJOURS
ÉTÉ AP
Le pronom démonstratif a, celui-là^ existe uniquement dans
le dialecte biscaïen.
Si l'on ne savait pas que a est encore de nos jours en
usage, ou serait tente de croire que ce pronom ne doit son
existence qu'à un raisonnement inductif, qui aurait pu être
celui-ci: puisque gizona signifie l'homme, il faut que a soit
Tartide et gizon le nom ; or comme l'article est primitivement
un pronom ou en dérive» il s'en suit que a est le pronom
démonstratif. Le nominatif est donc trouvé, c'est a. — Comme
le génitif est ffizonaren, de l'homme, aren est le génitif et art
(ffizonari) le datif du pronom. C'est ici que le raisonnement
ne serait plus ou n'est plus exact. Jren n'est pas le génitif,
ni art le datif de a, mais bien de ar.
Nous savons que a est employé en biscaïen: zer da a?
qui est celui-là? Nor da ffizon a? qui est cet homme là? —
Ânibarro, qui est biscaïen, s'en sert d'une façon enclitique,
ce qui paraît être très-inusité. Nous n'avons trouvé que ce
seul exemple, et les Biscaïens qui sont à Londres, à l'église
des Carmélites, n'ont pas pu nous traduire la phrase de
XXXVI
cet auteur; la voici: Adu gaistoko infemutarral dihot nii
orain, à, aldi baten jarraitu esiero Jesusi, iges eginik beraganik^
ta eginik Satanasen vanderapekoak^ ondatu zana betiko infemuan.
Lora sorta, p. 10. Méchants penchants de Tenfer! moi je
vous dis maintenant, celui-là qui après avoir suivi une fois
Jésus, s'étant enfui de lui et s'étant placé sous la bannière
de Satan, il est perdu éternellement en enfer.
Nous n'avons pas à rechercher ici si une étymologie,
erronnée peut-être, a influencé la forme du mot; si a a été
employé pour af, uniquement parce que le grammairien avait
dit que a est le pronom. Nous n'avons pas d'anciens livres
biscaïens pour tâcher de découvrir la vérité; mais aussi nous
pouvons nous en passer; les mots disent assez leur propre
histoire et sans documents anciens nous pouvons dire, croyons
nous, que a était primitivement ar. L'espèce d'étymologie à
laquelle nous faisons allusion ici, est celle que M. Max Muller
nomme „popular etymology". C'est selon cette étymologie que
sûndfluth, déluge, est formé de sûnde, péché, et fluth, inon-
dation, tandis que sûndfluth veut dire, grande inondation. De
même sweetheart, amant, viendrait de sweet, doux et heart
coeur; or heart est ici pour ard, terminaison qui se trouve
aussi dans drunkard, ivrogne et qui signifie penchant, naturel. —
S'il y a une langue à laquelle rét3rmologie populaire, c'est à
dire, non-scientifique a été appliquée, c'est bien la langue bas-
que, et notre appréhension, exagérée peut-être, d'accepter les
arrêts de MM. les grammairiens, n'étonnera personne.
;; Celui-là" est donc rendu par a; par contre „cela" est
rendu par ori. Les autres pronoms dém. au et ori s'emploient
pour exprimer celui-ci et ceci, celui-là et cela. On ne dit pas :
nok esan da a? mais: nok esan da ori? Qui a dit cela. En
général l'emploi de a, celui-là, est extrêmement rare et l'exem-
ple cité ci-dessus, d'Anibarro, est le seul que nous ayons trouvé
dans les livres, et encore n'est-il pas compris par les Biscaïens.
Tout cela donne à réfléchir. Il arrive quelquefois, comme en
XXXVII
allemand, que le pronom et l'article ne font qu'an. Der
mensch signifie l'homme ou cet homme là, selon que l'accent
tombe sur „der" ou sur „ mensch"; mais ce n'est pas le cas
en basque, croyons nous ; a était ar et voici pourquoi.
1^. Le soi-disant r euphonique, comme nous l'avons déjà
fait remarquer dans notre Essai p. 28, ne se trouve qu'au
singulier: gizonaren^ de l'homme. Ainsi l'oreille basque aurait
été choquée de aen au sing, et non pas de aen au pluriel
{^onaen^ des hommes), ce qui n'est guère probable. D est
plus probable que le r s'est perdu ; comp. le démonstratif Aau
qui est aussi kaur; hirur = Mru; laur = lau^ etc. Dans le
dial. bise, les élisions sont fréquentes et très-fortes; biar dot
il me faut, fait biot; norena fait nona etc.; on trouve même
le génitif sing. écrit aemearen et semeaen^ v. Olaechea, Dotri,na
Cristianea. Citons encore noh pour nork^ ze pour zer. Le r est
donc une lettre qui s'est souvent perdue et plus souvent en
bise, que dans les autres dialectes, et c'est justement ce dialecte
qui nous occupe ici.
2°. Le r euphonique se trouve dans plusieurs mots com-
posés où il est absolument superflu. On pouvait dire également
bien agatik que argatik, et la preuve en est que les deux formes
sont en usage; la première comme tttmvahi^oTi'. ffizonagatik^ pour
l'homme; la seconde comme pronom démonstratif: argatik^ pour
celui-là, pour cela, de at-gatih Si le pronom avait été a et
non ar, on aurait pu dire agatik^ pour celui-là, puisqu'on
dit gizonagatik {gizmi^gatik) et puisque le pronom et l'article
ne sont qu'un seul et même mot. Pourquoi donc a dans un
cas et ar dans l'autre, ou plutôt comment expliquer le r in-
tercalé là où il ne sert à rien, où il est de trop? Il faudra
admettre qu'il s'est perdu dans agatik, etc. — En général les
lettres euphoniques disparaissent en raison de ce que nos
connaissances d'une langue s'étendent, témoin le t euphonique
français (dira-t-on) qui était considéré par tous les anciens
grammairiens comme une lettre euphonique.
XXXTUI
Maintenant que ar est retrouvé nous avons Texplica-
tion de plusieurs mots qui restaient des énigmes. Nous
avons d'abord le nominatif patient (qui n'est pas en usage)
ar^ dont est formé régulièrement le nominatif agent arki
ensuite le pluriel qui est maintenant aussi régulier; arek, b. ;
après la chute de r, aek^ b. ; puis ayek^ g. et hayek^ L et bn.
U reste maintenant à rechercher pourquoi ar a été remplacé
par hura, La même question se présente pour ona remplace
par hau. Nous devons rectifier ici deux erreurs. La première
se trouve dans la traduction de la citation de Anibarro, dans
le dict. s. V. a. Nous y avons traduit a par ^^cela", au lieu de
,9 celui-là'' La seconde, est la signification donnée de adu^ diable,
au lieu de coutume, habitude, penchant. Le Biscaïen lisant adu
yaistoko, mauvaise habitude, nous avait dit que adu signi-
fiait diable. Pour le théologien, mauvais penchant pouvait
signifier, diable; pour le grammairien c'était différent. Nous
avons oublié un moment que nous parlious à un homme
d'église. Plus tard un autre biscaïen s'est expliqué, moins
religieusement, mais plus clairement*
STSTËUE FHONÉTIQXTE DE LA LANGXTE
BASQUE.
Nous reproduisons ici le chapitre II, de notre Essai de gram-
maire, traitant de la phonétique de la langue basque, pour ceux
qui ne possèdent pas l'Essai, le dictionnaire étant tiré à cinq
cents exemplaires, l'essai a trois cents seulement. Nous y avons
ajouté quelques notes explicatives qui se trouveront entre
parenthèses, et puis un tableau des permutations des consonnes.
F. Cette lettre est très-rare, et les mots où elle se trouve
sont écrits de deux manières : kajia et kaàta^ /orra et
xxxnc
barra. H est généralement admis que ce n'est pas une
lettre basque et qu'elle ne se trouve que dans les mots
d'origine étrangère.
ISLy est aussi très-rarement employé dans le dialecte du Gui-
puzcoa; il existe cependant, mais on le supprime presque
toujours. H initial, placé par suite de la composition au
milieu d'un mot, devient h. De ari^ mouton et kume {urne
dial. guip.) enfant, petit, on fait arkume^ agneau; de zar^
vieux et kume^ ;erar^m^, enfant malingre; très probablement
emakume est dérivé de eman -f- humef celle qui donne des
enfants, la femme. Jusqu'à présent hume est le seul mot
que nous ayons trouvé auquel la règle soit applicable —
(Depuis nous avons trouvé un grand nombre de ces mots,
V. rintrod. du dict, p. VIII).
N, devant les labiales d, p devient m ; nombait pour non-bail^
quelque part; mempe pour men-pe^ possession; lemiiziio
. pour len-biziio, premier.
Devant i, r, /, t, le n est élidé: nora, pour nonra,vei^
où ; noronz pour non-ronz^ vers oii ; zala pour ean4a, qu'il
était; gizonarekin pour ffizonaren-kin ; aitzitik pour aintzinr
iik; ara pour a«-ra, vers là; herreka, du prov. renc; egille
de e^ifi'le ; etc. etc. ; ou bien e est intercalé : lan -f- ko fait
laneko; lan + ra fait lanera. (Quand le n est conservé les
explosives fortes (^, i) deviennent douces, ce qui donne les
deux formes: egondu ou egotu; emetik ou emendik, oraikoa
ou oraingoa\ zehko ou zélango.
ne se trouve jamais au commencement d'un mot. Dans
les mots d'origine étrangère et qui commencent par r on
le fait précéder d'un e ou d'un a; de rex a été formé
errege roi ; de razon, raison, arrazoya. A la fin d'un mot,
quand le r est dur il est toujours rédoublé quand suit l'article
ou un suffixe qui commence par une voyelle ; ondar, sable,
ondarra, le sable ; lur terre, lurra^ la terre. (Les mots dont
le r est doux ne le redoublent pas; ur, or^ zur font ura.
XL
ora^ zura. Cet r est souvent supprimé dans les mots com-
poses; ur et 6iziak font ubiziak; zur et «m, zuarri; zur
et ola^ zuola. — M, le capitaine Duvoisin prétend que r
rude ne subit pas d'altération. Quand il est doux le con-
traire est de règle 1! Alors M. D. écrit lura, zurra! !)
Après les lettres z^ n, il (le r) devient d. Rano, suffixe,
„jusque" avec egun^ „aujourd'hui" fait egundano. On a
donc préféré dans ce cas-ci ne pas élider n^ comme dans
nora (v. lettre N), mais changer le r en d^ mutation assez
ordinaire de IV doux, dont le son est si mou qu'il se
rapproche du d. Le dial. basque français a les deux
forme s : Erastea^ edastea^ parler. Igaz^ Tannée dernière,
avec rano fait igazdàho, jusqu'à Tannée dernière. (V. egutr
dano^ dans le dict. où cette question a été traitée plus
en détail. Nous pouvons ajouter ici, ce qui nous a échappé
dans les différents articles à ce sujet (v. aussi ra et ho\
que la mutation de ;? en e/ ne s'est pas vérifiée et que
par conséquent Texplication que nous donnons ajourd'hui
de egundano y gagne).
devant i s'élide : 6ai, un et kide, pareil font baiid, com-
mun; tzat, pour et io, de, font tzaio, envers.
M. Aucun mot ne paraît se terminer par m. Dans les noms
étrangers comme Adam, Balaam il est remplacé par n
(En esp. les noms bibliques ont n au lieu de m ; v. Die£,
Gr. V. 1, 200).
Vy est encore une lettre rare et généralement elle est rem-
placée par 6 et dans les mots d'origine latine par m.
De „vagina" magina. Il est possible cependant que ce
soit par Tinfluence de la langue espagnole qui a fait de
„vimen" mimbre; de „vilano" milano.
Z» devant z devient /. Etzan pour ezzan, il n'était pas.
XLI
Aucun mot basque ne se termine par une explosive douce.
La plupart se terminent par une voyelle: arreàa; soeur; aide,
côté; arri, pierre; arno, vin; ôuru^ tête; par une des den-
tales /, n, t, z; par r et ê; quelques uns par une explosive
forte, comme: 6at, un. (Exception). Deux consonnes ne se
suivent jamais, ou très-rarement du moins, dans une même
syllabe. Dans les mots d'origine étrangère on intercale une
voyelle ou bien on retranche une des consonnes pour éviter
la rencontre de deux consonnes: eleiza, de iglezia; apirilla,
avril. Il y a quelques exceptions: single, usé; lambro, brouil-
lard. Deux consonnes dans deux syllabes différentes peuvent
se suivre; les consonnes finales d'une syllabe sont toujours
une des dentales: l, zi t; \e z; \e r; ou les nasales n, m.
Quand donc deux consonnes se rencontrent dans deux
syllabes différentes, elles sont soumises aux règles suivantes:
Les explosives fortes après un son sibilant, après r et les
voyelles.
Les explosives douces après l, m, n.
De là il suit que:
1*. Les explosives fortes /•, t, jj, sont remplacées par leurs
correspondantes douces ^, d, 6, après l, m, n; p. ex. eldu et
non eliu, arrivé; Olondarra et non Olontarra, habitant d'Olo-
ron; ongi et non onM^ bien; jango et non janko\ emen^o,
emendU et non ementik, d'ici; on peut dire, en élidant le m
emeiik'y izatu pour izandu, egotu pour egondu, etc.
Ceci est la raison pourquoi le n du génitif singulier est
élidé, quand suit le suffixe kin, avec, qui régit ce cas : gizona-
rekin, avec l'homme, pour gizonarenkin. Cette règle a aussi
été observée pour les mots d'origine étrangère; de volnntad
est venu borondate {d pour 0; de intelligentia, endelguya,
{d pour /); de tiempo, demhora {b pour/?). (Par erreur de tiempo;
plutôt du lat. tempore. Ajoutons encore herreka du prov. renc;
n élidé, e prosthétique ; h, aspiration propre au dial. bn.)
Les explosives douces y, d, d, sont remplacées par leurs
XLII
correspondantes fortes k^ t, p, après r, les sons sibilants et les
voyelles; p. ex. Burgosko^ de Burgos. Ortheztarra^ habitant
d'Orthez (mais Olorondarrd) \ eztu pour tz dut, je n*ai pas;
baita pour 6ai da ; baitu pour bai du ; artuko, mais jcu^o ;
lurpeafiy sous la terre; maipian, sous la table, ezpedi pour
ez bedi.
On écrit souvent ezditu, ezdituzu, etc.; cependant Oihenart
ne s'écarte pas de la règle et écrit eatitu.
Ces mutations ne sont que grammaticales; étjrmologique-
ment la langue basque paraît moins s'en soucier; p. ex.
berdin, égal; erbal^ faible; burdin, fer.
Les exemples de transposition de lettres (métathèse) sont
très-fréquents en basque: ^abe et ba^e-, igaro et iraffO\ irudi
et iduri^ eriden et ediren, etc. ; puis dans les dérivés ; de ofs,
bruit, ostiga, tonnerre ; de itz {hitz\ parole, hiztuna, orateur, etc.
LES VOTSLLES.
Tout mot finissant en a et auquel on ajoute l'article ou un
auffixe quelconque qui commence par a, en élide uu, (ou
peut-être les deux se contractent en a). Aita, père, avec l'ar-
ticle a, fait aita. Malaga + atra, fait Malagarra,
I entre deux voyelles devient y et » devient v. Amorrai,
truite, avec l'article: amorraya. Garaiy victoire, garaya. Lau,
quatre, lavoindura, quadrupède. On n'observe pas toujours cette
règle, mais bien que Ton écrive: çau on^ bon soir, on pro-
nonce gav on; on écrit au ère et Ton prononce avère. (Eche-
berria écrit b pour v ; abek pour avek ; on sait que les Espagnols
prononcent ^ et t? de la même façon ; ainsi, comme nous venons
de le dire, on prononce avek à la française.) Les mots comme
andi grand, euri pluie, où le i ne vient pas entre deux voyelles,
s'écrivent andia^ le grand, euria, la pluie, mais on les pro-
nonce and^dia, euridia^ comme si le t était y.
XUïl
Avant de terminer ce chapitre il nous faut encore relever
une petite erreur des grammairiens basques, qui prétendent
que n équivaut à in, ce qui n'est pas; n équivaut a ni, c. a. d.
à gn français, ny hongrois. Sano se prononce ianto ou bayno.
Il est vrai que les Basques français écrivent partout in où les
Basques espagnols écrivent H; ce qui prouve seulement qu'il
7 a une différence d'orthographe, mais non pas que n = in.
TABLEAU DES PEBMT7T ATIONS DES CONSONNES
DANS LES MOTS BASQXTES DE DIFFÉRENTS
DIALECTES.
-^-4-
GUTTUBALES.
s. z. cA. Karamitcha = zaramika. Kirten = zirtain. Km-
iur "^^ zuniur. Kiskaldu =^ chichkaldu.
s. z. Gale = zale. Gapar = zapar. Itogin = itozin.
h. Igea = iàes. Igat — ihar. Ego = eho. Olgalu=
olàatu. Chingurri=^chinhaurri. Gardois ='har dois,
j. Echagun = echejaun. G an ^=joan. Igaz = yaz
(pour jaz).
iG^. ( d. CAingar=cAindar.Biça=bida. Gupela^=^dupela.
Gino = dino. Atsegin = atseden.
/. Betondo de begi-ondo. Maffanga^mathania.
r. V. R.
m. V. M.
\ b. V. B.
XLIY
n ou nà. Mes = mes. Ihar == inhar (nh port. = n).
__ . Ginhar^^ginar. CÂinAaurri = inurri.
y. Bohatu = buyatu. Sahcts = sayets. Peut-être
influence de Tesp. comme hiema = yema.
y. note à la fin du tableau.
D.
N
M
DENTALES.
k. y. K.
3. V. G. '
n. Gazta =^gasna (Exception).
p. Aizta = aizpa. Aitatu = aizpatu. Seta = sepa.
g. V. G.
A. Chindurri = chinhaurri.
r. Ideki '=^ ireki, v. Egunddno.
z (?). Bidar =^ bizar.
d. Elur = ^rfar. ^e/ar = bedar.
r. Itzulbide = itzurbide. HoUzadar = Sortzadar.
ZtzAalo = zaharo. Zamalduna de zamari. Haliko
de Aare. Juale=^juare. Olitz = ortiz.
n. V. N.
/. i\^flrrf* = /arr» . Za^/zr = nahar. TJltze = tf»^;2re.
r. BelAaun =^ belhaur (Exception).
LABIALES.
^. V. T.
m. Barra = marra.
g. Ebiakoitza = egiakoUza, Burhaso ^=^ gurhaso.
B. { Burdi = gurdi. JErbal ^= ergal. Habuin =^ kagun.
m. Bilgor = milgor. Biga = tniga. Ibeni = iminù
p. V. P.
A ou f. Mun^ hun ou fun dans burumvn Exception.
Sans cela permutation avec les autres labiales:
ibeni = imini = ipini = ifini.
PALATALES.
tz, ItchtUi = itztUi.
p. J ts. lichaao == itsaao. (Plutôt différence d'or-
i tobgraphe que de prononciation).
( d (?). Icàuri = îduri,
N. j h. V. H.
t. ZirzU = tirtil. Zunkur = tuntur.
Z9S. { ^après chute de r? Orzegun=^ ostegun. Orzirala=ostiraiai6ortz
ou borz = 6o8t ; berze == béate.
UNGUALES.
d. V. D.
/. V. II.
R. { n. V. N.
g. Ernari = ernagi. Buruzari = buruzagi.
Jrgizari ^ argizagù Iritai = t^i/at.
NOTE.
n on iiA. La nasale palatale (») paraît avoir été exprimée dans les
dialectes basques français par le groupe nh comme en portugais. Pou-
vreau écrit guinharra et on écrit et on prononce gUnarra; senAary bn.
vient de l'esp. senor et ainsi on trouve les variantes chiniaurri =
(cAymurri. Ith ne donne pas seulement ce son mouillé à Vn, mais aussi
à IV; comp. zUhar = zUlar; zilhegi = ziUegi, La question se présente donc
si Torthographe n'a pas influencé la prononciation et si le h, qui était
simplement pour indiquer la prononciation, n'a pas été considéré à
tort, comme une lettre organique. Nous ignorons si le h est prononcé
dans êenhar, mais ceci importe peu pour le moment; il est possible
que l'usage ait adopté cette prononciation^ et alors il faut l'admettre;
mais il est dair que Vh est inorganique ici; combiné avec n il repré-
sente le son ff. Comparez encore inara qui s'écrit inkara ou enhara;
XLVI
ni évidemment ponr ». Il y a cependant une difficulté. Gomment se
sont formés des mots comme igeê s=s iAâê =iSiesf Ineê devrait être la
forme primitive, écrite plus tard inieê (qui ne se trouve pas) puis Hes^
puis iffes; comme ginar ^ ginhar zz gihar ; {ch)inwtfif inhaurri. Il serait,
sous quelques rapports, plus logique de renverser la série, puisque
probablement le ^ a précédé le ^ ^ le A, 1'». Nous aurons alors
igeSf iisê, theê; mais le n ne s'explique pas de cette façon; il ne pro-
vient par de A» selon toute apparence. Nous pouvons plutôt conclure,
par analogie, à une forme intermédiaire en ^, qui en effet se retrouve
pour quelques mots. Le y indique ce son particulier, que nous avons
appelé mouillé, le y hongrois; ce son en basque rappelle un peu celui
de II et à cause de cela Larramendi et Lardizabal ont employé l'une
et Tautre orthographe (j.jardun). On devra donc établir Tordre suivant:
igeê^ iies, iyes (hypothétique), iiieê. Nous pouvons citer un mot qui a
parcouru toute la série, c'est igar, sec, Oar, étincelle, eyar, sec, iniar,
étincelle; inAar aurait pu s^écrire inar. Il faudra alors admettre que
dans quelques cas le n procède de ni qui est pour y et que dans
d'autres cas c^est le contraire qui a lieu; c^est ni qui procède de », comme
dans êeniar. Le n a toujours une grands tendance à changer de place;
comp. inar =i'niior ; ianiiz ^= aniUz ; beddniiUu = denediitUu,
ABRÉVIATIONS
1.
g guipazooan.
b biscaïei].
1 labourdin.
bn bas-navarrais.
esp espagnol.
prov provençal.
£r français.
holl faollandais.
ail allemand.
angl anglais.
comp. . • . comparez.
syn synonyme.
V voyez.
litt littéralement.
c. a. d. . . . c'est à dire,
s. V. . . . sub verbô.
i. a inconnu anjonr-
d'htd. On trouvera quelquefois : P.
i. a. ce qui veut dire que le mot
est cité par Pouvreau et qu'il est
inconnu aujourd'hui.
2.
Lan. . . . Larrameudi. Diodonario trilingue. San Sébastian
1745.
O Oihenart. Proverbes basques. Bordeaux 1847.
P. • . . f Pouvreau. Dictionnaire MS.
Lardiz. . . . Lardizabal. Testamentu zarreco, etc. Tolosanl866.
Az Axular. Guerooo guero. Bordelen 1642. Bay-
onan 1864.
Chourio Jesu-Ghristoren imitadonea.
Mognel Basserritaar jaquintunaren echeco es-
oolia. Yitorian 1845.
Arme (maître d'école à Zarauz). Traduction ms. de l'ouvrage précédent
de Moguel.
XLVin
Olaechea, B Doctrina christianea. Yictorian 1780.
Vîeuxville, P. de la . . . . Ouiristinoen doctrina labnrra. Bay-
onan 1788.
Echeverria, J. C. de . . . . Jesusen itnitacioco. . . . Tolosan 1829.
Meudibura^ A. S Jesusen compafïico. Donostian 1747.
Anibarro^ P. A Lora sorta espirituala. Tolosan 1803.
S.
DieZy E. W Diez^ Etymologisches Worterbach
Bonn 1861.
DieZy Gr Diez^ Gram. des roman. Sprachen.
Bonn 1865.
Littré, D Littré, Diction, de la langae française.
Brachet, D. E Brachet^ Diction, éijm. de la langae
française.
L. B Baynoanrd, Lexique roman.
D. A. E Diccionario de la lengua castellana.
Madrid 1726. (Académie espagnole.)
Dozy, Glos. ' Dozy et Engelmann. Glossaire des mots
espagnols et portugais dérivés de
Tarabe. Leyde et Paris 1869.
Pick. Indog. Wb Pick, Vergleich. Wôrterb. der indog.
Sprachen. Gôttingen 1870.
Mahn, Bask. Sprach Mahn, Denkm&ler der baskischan
Sprache. Berlin 1857.
Mahui Etym. Unters Etymologischeantersnchungenaufdem
gebiele der romanischen Sprache.
Berlin 1863.
A.
A. Pronom démonstratif, celui-
là. Le dial. bise, est le seul qai
ait conservé a comme pron. dém.
(v. Essai p. 14, î,6)dinol nikorain a.
Anibarro, Lora Sorta, p. 10 Je vous
dis maintenant cela.
Le pron. qui y correspond dans
les autres dialectes est Aura. Dans
tous les dialectes, y compris le
bise, a est devenu l'article défini.
Gizan, homme^ gizona^ l'homme ;
emaiume, femme^ emahumea^ la
femme.
Le pluriel de a comme pron.
dém. est aek ou a/rek^ b. ayeJc, g.
heh, 1. bn. Oizan areh, ou ayekoM
Aek, ces hommes-là.
Le pluriel de a comme article
est ak. Oizonak, les hommes. Voir
ce que nous avons dit de la forme
du pluriel dans l'Essai de Gr.
basq. p. 21, 23. Le génitif et le
datif se trouvent s. v. Aura,
As'e, h,' syn. de Auras'e, celui-là
même ; «' := ch françai& Voir pour
la prononciation Essai de gr. basq.
p. 27.
Au, g. b. Aan, 1. là. Très proba-
blement de a avec le suffixe n qui cor-
respond au locatif des autres langues.
AncAe, g. b. là-méme; àean^Ae ;
V. Essai p. 27.
Ara g. b. Aara, 1. là. Ara noa,
je vais là; plus littéralement en
allemand, ich gehe dorthin. Ara
est pour an-ra, avec élision de «i,
yers-là. Y. Essai de gram. basq.
p. 7.
Aari, v. art, 2.
Aaztu, V. aziu.
Abaohu, bn. défaut.
Abaï)e, g. b. abbé.
Abadota, 1. guêpe.
Abal, V. ubaL
Abanzu, bn. presque. Selon Chaho
comme substantif avance, anticipa-
tion et formé du latin ab ante.
Abao, b. rayon de miel, syn.
de aèaroêka,
Abar, g. b. 1. bn. branche.
Gomp. adar.
Abarka^ g. b. bn. Chaussure (pri-
mitivement de bois tendre) en cuir
non tanné; nous croyons de o^r-
gai ou kai et non de abar-kia
comme le veut Astarloa. (Apol.
de la lengua bascong. p. 292.)
Abarkia n'existe pas.
Abarkalu, abarkatzen^ g, enyelof*
per, entourer.
1
Abaraki, bu. abri pour le bétail,
de aiar'toki?
Abargia^ bn. bois taillis.
AbarroU^ g. b. abarrox^ bn. ha-^
barrots ou harraJboU^ 1. métathèse
de KabarroU^ vacarme, fracas, brait
désagréable. De abar-ois, le brait,
le craquement des branches quand
elles se cassent?
Ihez egiozù ahal guziaz munduio
habarrotsari; Ghourio, Imit. de J.
C. Fuyez autant que possible le
tumulte du monde. Ibàhetaren le-
phocm harrabots bat agertzen da.
Chant d'Altabiscar. Au col d'Ibag-
neta un bruit retentit.
AuUiabartza^ g. rixe, de autsiy
rompre et abartz pour abarroU, Le
verbe faire dans ,,faire du bruit"'
est rendu dans plusieurs langues
par ^battre, donner des coups, rom-
pre/* le français ne possède pas
de verbe équivalent ; p. ex. en
anglais to kick, eu hollandais
schoppen; to kick up a row,
&ire du tapage; en hol. geweld
schoppen. Nous croyons donc que
autsi est employé ici dans le même
sens.
Auiêiabartzalle,g. tapageur (subst.).
Abaraki, v. abar.
Abaraska, g. rayon de miel.
Abargi, v. abar.
Abarka, v. abar.
Abarkatu, abarkatzen v.
abar.
Abarrots, abarroz v. abar,
Abatat bn. loge des chasseurs
au haut d'un arbre pour observer
les palombes.
Abatsa, I. raoyea; vase de
laiterie.
Abatz, bn. pile de fougères etc.
attachée sur de grosses branches
et transportée en la traînant.
Abazkaiu, l'action de mettre en
pile.
Abazera, 1. bourrasque.
AbazkatU, v. abalz.
Abaztorra, abaztorratu,bn.
éloigner quelqu'un avec violence
ou avec défense de revenir.
Abazuza, abazuzi« v. baba.
Abe, 1 g. b. Aabe, 1. bn. poutre,
étaii — b. bois, forêt, arbre. Haur
habe, 1. tuteur.
Abe, 2 1. taon.
Abegi, b. accueil.
Abek, V. au 2.
Abendu, g. b. avendo, 1 abendo,
bn. décembre, avent.
Aberastasun, v. obère.
Aberastu, v. abere.
Aberats, v. abere.
Aberatsi, v. abere.
Aberatski, aberatskiro, v.
abere.
Aberatz, v. abere,
Aberaz, v. abere,
Abere» g. b. 1. bn. animal.
AberalSj g. 1. aberaéz, b. aberax,
bn. riche. Evidemment de abere,
mais la terminaison est obscure;
peut-être que le « final s^est perdu;
tsu se trouve comme équivalent de
dun, dans alùsu ou aldun; ainsi
qui possède animaux = riche.
AberastUy aberatzen^ g. b. 1. bn.
enrichir.
Aberastasun, g. b. 1. bn. richesse.
Aàeraisi, g. aèeratsii, 1. bn. ader-
at^hirOy g. adv. de aberats-ki et Uro.
Aôrildu, aôrildutzen, g. immoler,
de aôer-U-du, XJd des rares mois
où se trouve le groupe 6r, et un
des très rares mots qui aient rapport
à un culte quelconque.
Abbrilla^ V. apirilla.
Abeto^ g. sapin; l'esp. abeto.
Abi) g- b. Aadij 1. nid. L*ortho-
graphe labourdine est la meilleure,
les composés le prouvent;, on dit
cAoriAabi, mais aussi chariiaôi, oh
le i remplace régulièrement le A.
V. Essai Ch. II. C'est sans doute
en décomposant ce mot {ehoriiaèt)
et dans l'ignorance des règles pho-
nétiques que iadi a été pris pour
le mot primitif; la même confusion
s'est produite avec kide pour hide,
Abiadura, V. abiaiu.
Abiatu, abiatzen g. 1. bn. s'ache-
miner, se préparer à partir, se pré-
parer à un travail, — b. commen-
cer; de Fesp. aviar.
Abiadura^ bn. commencement;
bn. 1. allure, démarche, — g. b.
les quelques pas qu'on fait pour
prendre son élan quand on va
sauter.
AbO, V. ao.
Aboztu, aôuzêu, g. b. 1. Août;
par extension récolte en g. et 1.
de l'esp. agosto.
AbrildU, v. abere,
Abruzka; mot dont 0. se sert
selon P. sur la face; de Tesp. a
bruces, de bruces.
Aburu, bn. croyance confuse,
espérance peu fondée^
Abuztu, V. aboztu.
Ach, V. aitz.
Achal, V. azal,
AcHAKE, b.a^^;?^^, g. 1. prétexte,
de l'esp. achaque qui vient de
Tarabe v. D. A. E. et Diez E. W.
U p 81.
Achori, v. azari,
Achiruina, 1. cheville du pied.
Achitamachia, s. d. L. pa*
pillon.
Achiti, s. d. L. de aqui ade-
lante, dorénavant.
Achol, V. ajol.
Acholatastia, v. ajol.
AchulO, V. aitz,
Achur, V. aitz,
Achuri, 1. bn. agneau. — b.
chevreau.
Achut, bn. terme de mépris,
correspondant à, fuyez lâches.
Adakai, adaki, v. adar.
Adar, g. b. 1. bn. corne d'ani-
mal; grosse branche, plus grande
que abar,
Adaii, 1. araH, g. (r pour d, v.
Essai d. gr. basq. p. 8 ) ; en lab.
branches mortes, éclats de bois;
en g. bûche, de adar-kaù P. donne
encore adakai.
AdartchOy 1. branchette, de adar^
tcio, V. cA,
Adartsu, g. b. branchu; artepe
adartsu bat, sous un chêne bran-
chu; de adar-tsu,
Adarburu, b. 1. noeud dans le
bois; adar-buru,
Adarbum, v. adar.
Adartcho, v. adar.
Adartsu, v. adar.
Adats, 1. chevelure. P. i. a.
Adareta, 1. charrue. C'est le
nom de la nouvelle charrue dont
Fusago n'est pas encore géaérale-
ment répandu.
Adausi, v. ausi.
Adbrallu, V. adrillu.
Adesara, ou adesoraSy 1. subite-
ment; syn. de ôereiala; de Tesp.
adeshora.
Adi, g* adin, b. entendement,
intelligence. Selon M. Mahu (Bask.
Sprachd.) adi dérive du lat. audire;
il nous semble que le bise, adin s'y
oppose; le n appartient au radical et
comme finale se perd souvent comp.
arrai, zai, mai,
AdUu, aditzen^ g. 1. aitu, aiiuten^
b. [d. supprimé) entendre, com-
prendre.
Aditza, g. adimendUf g. b. 1. bn.
syn. de adi, La première forme est
le subst. verb. déf. adilzea^ dont le
e est supprimé^ comparez açi7i tza ;
la seconde paraît être imitée du fran-
çais ou de l'espagnol.
Adierazo, g. b. 1. faire entendre^
indiquer) de adierazo.
Âdigarri^ g. b. signification, de
adùgarri.
AdindUf adindutzen^ g. tempérer,
modérer.
Adierazo, v. adi.
Adigarri, v. adi.
Adimenda, v. adi.
Adin, 1 V. adi.
Adin, 2 g. b. I. bn. âge. Adin
gare, F. nous avons même âge.
Lina, g. autant que ; dea^m 2?
L, V. adi.
Adindutse, v. adi.
Adiskide, g. b. L bn. ami.
Probablement de adig Hde (comp.
lankide); adis font aditza on adiize.
Adiskide signifie alors con-enteude-
ment, c. a. d. celui avec qui Ton
s'entend. Comparez le fr. compa-
gnon du latin cum-panis. v. Dict.
de M. Littré.
Adiskidetasun, g. b. 1. adisHde-
tarzun^hn.e^miiié; de adiâ-kide-toêun.
Adiskidetasnn ou tarzun*
V. adùtiide.
Aditu, V. adi.
Aditza, V. adi.
Aditze, V. adi.
Ador, 1. sec. Sstuladorra, toux
sèche. Adar n'est plus connu au-
jourd'hui dans cette acception;
est-ce une variante à^agor? Ador
signifie de nos jours roue.
Adrillu, g. b. adreillu, 1. ode*
rallu, bn. briqae; de l'esp; ladrillo.
Adu, b. g. diable. Adu gaiatoko
infemutarra, Anibarro, Lora-sortai
p. 10. mauvais diable infernal.
Adur, b. bave.
Aek, V. a.
Afaldu, V. afari.
Afari, bn. souper, subst.
Afaldu, afaUzen^ 1. bn. ajDoldu,
apaUzen, g. b. souper. Est-ce de
afari'du et l. pour r; comp. baz"
ialdu, gosaldu,
Afev, V. al/'er.
Aforkaria, v. a^er.
Aga, g> b. Aaga, 1. bn. long
bâton, perche, p. ex. pour mettre
le linge à sécher.
AtAal Aaga, 1. barre de porte.
Hoffalu, bn. 1° arpenter; 2^ terme
de meunier^ presser la fariae dans le
sac, ce qui se fait avec un bâton.
Age, apparence. Ce mot n*est
en usage ni en goip. ni en lab.
fjarramendi donne a^ia, la forme
bise, avec Tarticle.
Affian, 1. bo. peut-être; de agia-n,
dans l'apparence =z apparemment.
AgertUf (aussi ager) ageri^ b.
agertzen, g. b. 1. bn. paraître, ap-
paraître, de age-artu; se conjague
avec iean; ageriu zilzagon, il lui
apparût. Oberen bat ager dedin ar-
tean, jusqu'à ce qu'il (en) paraisse
un (livre) meilleur. Mendiburu.
lardizabal emploie agertu comme
verbe actif dans le sens de mani-
fester, déclarer.
Ageri, agiri, g. déclaration, té-
moignage.
Agerkera, g. b. apparition.
Ageriai, g. document, témoi-
gnage, écriture; de ogeriaL
Agerriafiy g. b. 1. bn. à décou-
vert ; bertzeren agerrian 1. à la vue
d 'autrui; de ageria-n. Pourquoi
deux r?
Ager, v. âge,
Ageri, v. âge.
Agerkai, v. âge.
Agerkera, v. âge.
Agerrian, v. âge.
Agertu, V. âge.
Agertze, v. âge.
Agian« v. age^
Agin, 1. g. if.
Agin, 2. agin, g. b. hagin, 1.
bn. grosse dent. £n g. et b. avec
Tarticle agiSka En b. agin est dent ;
grosse dent est matrailla agin^ ou
alàagin de albo^agin.
Aginke egin, h. mordre; ciatuf'
rai aginke egin diotsu, le chien
vous a mordu.
Agin, 3. ou agindu, agint-
zen, g. b. commander; g. b. 1.
promettre.
Agindu, g. b. ordre. Agindu au
ipini eta bereala^ cet ordre étant
donné (placé), desuite...
Aginlza, g. 1. aginlari, b. pro-
messe, offrande, v. aditza pour la
forme.
Agintzari, g. chef, commandant,
de aginize-ari»
Agindu, V. agin S.
Aginke, v. agin 2.
Agintari, v. agin 3.
Agintza, v. agin 3.
Agintzari, v. agin 3.
AoiRÂNDOA. Selon Oienhart (cor-
rections au Ms. de Pouvreau) cor-
ruption de: au gui Tan neuf.
Agireka, agiraka, b. querelle.
Agiri, V. âge,
.Agitz, g. hagitz, 1. vigoureux,
fort, très, beaucoup.
Agor, g. 1. sec. tari; 1. stérile.
Eta ez zuten hawrrik, zeren Misa-
beth agorra baitzen; et ils n'eurent
point d'enfants, parce qu'Elisabeth
était stérile.
Agortu, agortzen, g. b. 1. bn.
sécher, tarir.
Affortasun, g. b. 1. sécheresse,
stérilité, de la femme; de agot'
iasun,
Agorreauj b. 1. à sec; de agor^
rea^n. v. Essai p. 49 note 1.
6
AgoriUa, bise, selon Astarloa,
mais n^est plos connu aujoord^hai;
le mois d'août; de agor-ilia,
Agorrean, v. agor.
Agorilla, v. agor.
Agortasun, v. agor.
Agortu^ V. agor.
AgOrtze, v. agor.
AeuDO, g. 1. bn. prompt, habile,
de Tesp. agudo.
Agur, V. gur,
Agure, aguretu, v. gur.
Ahaide, v. aide.
Ahaidetasun, v. aide.
Ahakatu, v. ao,
Ahakartu, v. ao,
Ahal, y. al et ao.
Ahalge, bu. ahalke, L honte.
La forme bn. est plas en rapport
avec les lois phonétiques.
Ahalgeiu, bn. aialkalu, 1. avoir
ou faire honte.
Ahalgeior, bn. ahatgegarri, I. hon-
teux; de ahalge-kor et garri.
AhcUgegabe^ bn. ahalkegaée, 1.
effronté; de ahalge-gabe.
Alialgegabe, v. ahalge,
Ahalgegarri, v. ahalge.
Ahalgekor, v. ahalge.
AlialgetU, V. ahalge.
Ahalkatu, v. ahalge.
Alialke, v. ahalge.
Ahalkegabe, v. ahalge.
Ahamen, v. ao.
Ahantsi, 1. oublié. Ahanlsizail,
il m'a oublié.
AhanUkor, 1. oublieux.
Ahantskor, v. ahanUi.
Ahapaldif v. ao.
Ahar, v. ao.
Aharausi, v. ao.
Ahardi, 1. bn. 1"^ truie; 2"" pièce
de bois de pressoir aux trous de
laquelle s'adaptent les fuseaux pour
presser.
Ahari, V. ari, £• «
Aliarratii, v. ao.
Aharrosi, v. ao.
Ahartara, v. ao.
Ahartu, v. ao.
Aharzatz, 1. ahatzatz, bn. i. a.
bélier.
Ahasabai, v. ao.
Ahate, v. ate^ 2.
Abats, 1. sale; i. a.
Ahaiskeria, saleté; de ahais-keria.
Ahatskeria, v. ahaU.
AbatszatZ, v. aharzalz.
Ahatzi, V. aztu.
Ahazuri, 1. friand, éoornifleur;
syn. de napur. De ao? mais qu'est
ce que zuri.^
Aberi, v. ao.
Abi, V. ai.
AbillkO,b.par QOQMt,'&YU.A.tgogoz.
AbitU, V. ai.
Abizpa, V. aizpa.
AbO, V. ao.
Aboeri, v. ao.
Abogozo, V. ao.
Aboganga, v. ao.
Aboki, V. ahuku.
Abolkatu, abolkatzen, 1. ex-
horter, inciter à faire quelque chose;
Probablement de aho; le l se trouve
dans plusieurs composés; la termi-
naison n'est pas claire.
Aborpegi, v. aurre.
Abotz, 1. bn. aiUotZy 1. baie de
froment.
Ahozpez, V. ao,
AhulEU, 1. akulki, àhoh, bn.
convoi funèbre.
Ahulyl. faible, maigre; bn.léger^
de peu de valeur. Pouvreau ajoute
encore- à jeun, mais cette accep-
tion est inconnue aujourd'hui.
AAuldura, 1. faiblesse^ maigreur.
Ahultu ahuUzen, l. maigrir, se
sentir faible.
Ahiildnra, v. ahul.
Ahulki, V. ahuku.
Ahultu, V. ahul.
Ahultze, V. ahuL
Ahunna, v. aunu.
Ahuntz, V. aunts.
Ahur, 1. bn. creux de la main,
poignée. Ahur bat aza^ une poignée
de choux.
Ahurpegi, v. aurre.
Ahuspe^ V. ao.
AhutS^ 1. joue. Selon Oienhart
akuz est Lab. occid.
Ahutzetako^ 1. soufflet; pourquoi
pas ahutsetako?
Ahutzetako, v. ahuts.
Ahuzpez, V. ao.
Ai) g. ahi, 1. bouillie (pour les
enfants).
AiilUt 1. se fatiguer à Texcès;
comparez le français être brisé,
moulu.
Ailu, aifutzen, g. finir, turir, user.
Aichturrak, v. aitz.
Aida, g. b. cri qu'on entend à
tout moment dans le pays basque
pour faire avancer les boeufs attelés.
Larramendi cite encore ayOyayorro;
mais ces mots sont inconnus au-
jourd'hui.
AidOj g. b. ahaide, 1. parent.
Aidelasun, g. b. ahaidetoiun, L
parenté.
Aide urkoak, ou aide urren, g. b.
proches parents.
Aidetasun, v. aide,
Aienatu, aienatzen, g. (mieux
ayenatu) disparaître.
Aihen, v. ayen, 2.
Aihar, 1. bn. envie, désir
surtout de faire le mal. Selon
Pouvreau on dit en Soûle aiàernaiz,
pour je me doute, je soupçonne.
AiAerkunde, 1. bn. vengeance.
Aiherkunde, v. aiAer.
Aihotz, 1. bn. ayolZf b. espèce
de serpe à long manche pour cou-
per les haies.
Ailiz, ailitz, 1. (plût à Dieu)
qu'il fût. Ailiz, et ailu (plût
à Dieu) qu'il eût, sont peut-être
formés de al pouvoir et Hz et lu;
comp. les imperfecto-condicional de
Larramendi: ôaliz, èalu; (èa-liz, do-
lu) si j'étais, si j'avais; le i peut
avoir remplacé le premier /, (ai-
liz = ailiz) pour le son mouillé;
ailiz, ailu correspondent alors à
puisse, veuille. lainkoak aiUioUa
(sic) liren asko. Axular, p. 419 a.
éd. Yeuille Dieu qu*ils soient assez.
Ailliz, V. aliz,
Ailliotsa, v. aUiz.
AilU) V. aUiz.
Aillotz, V. ahoiz.
Aimbat, v. avn,
Aimbeste, v. ain,
Aill> an, g. ain, b. haifit 1. bn.
si, tant; contraction deadinafAi»
andia; si grand. Ain-non; 8i*qne
8
Aimàai, amèat, g. b. hamàaé, 1.
tant^ autant que; de ain-bat, un si;
ail. so ein^ solch ein = pareil.
Ambat beago, g. b. tant mieux.
Aimàesle, g. b. hainbertze, 1. bn.
tant, autant; de ain^eêie^ comme
rital. altretanto.
AnitZf g. bn. Hainilz, aniitz^ h
bn. beaucoup. Hainitz dire et^ailen
duienai, il y eu a beaucoup qui
disent. Aniiizetan, souvent.
Bezain, bezin, g. 1. bn. basen, b.
aussi) comme; elurra bezain eAuria,
blanc comme la neige. M. Salaberry
considère bezain comme la conjonc-
tion quel II nous semble qne
bezain est formé de biz, S^'pers.
de l'impératif, soit, et de ain, soit
autant = pareil^ comme.
Bezambati g. 1. syn. de bezain;
eu lab. encore: quant à; nitazbe»
zambat, quant à moi.
AïKGERU) g. b. angerUf ainguru,
bn. ange, du latin au gelus;r pour
/. borandate de voluntad ; par contre
iambolina de tambourin.
AiNGU&A^ 1. ancre de navire. P.
AiNOUBU, V. aingeru.
Ainharba^ 1. bn. arraignée.
AiXltziTi g. 1. Selon Larramendi
lac» étang, ce qui n*est plus Tac-
ception générale ; c'est plutôt bour-
bier. £n g. on dit plus conimuné-
ment zingira,
Ainzin, v. aitzifi.
Ainzlnattl, v. aitzin.
Ainziiidii, v. aUzin.
■Aipzlnean, v. aitzin.
Ainssineko, v. aiizin,
AinzuTi V. aitz.
AiDzurtUy V. aUz.
Aipamen, v. aipatu.
Aipatu, aipatzeD, g. ou aiiaiu^
aiéatzen, g. b. 1. aipAaéu, bu. men-
tionner^ parler de.
Aijsamen, 1. aiiaera, g. aitamen,
b. mention; de aipa^men.
Aipamen ona du, 1. il a bonne
renommée. Aipatzen zara^ 1. on
parle de vous.
Aipu, 1. bruit. JEslagerlen aipurii,
il n'y a pas de bruit de guerre.
AiphatU, v. aipatu.
Aipu, V. aipatu,
Aira, v. arri 2.
Ai&E^ g. 1. bn. air, de Tesp. aire.
Aireko ckariak^ les oiseaux de l'air.
Aise, V. aize.
Aisia artu, v. aeariu s. V. ata, 1.
Aisofbe, y.aize.
Aita, g. b. 1. bn. père.
AUan, g. aïeul; de ailo'^m.
Jitasaba^ g. bisaïeul, aitagqya,
asabak, g. b. ancêtres. Aiiagoya, le
haut- père équivalent à notre grand-
père n'est plus connu.
Ailaita, b. aïeul. Ce sera la lédu-
plication de aila.
Aitanagusif g. aiioêo^ g. 1. bn.
syn. de aitan, aïeul. Le premier
de aiUhnagusi.
Aitalen, g. b. patriarche; de
aila'len,
AUaisun, 1. bn. beau-père^ (second
père) esp. padrastro; comp. alabai-
zuna.
AitagiOarreba, aitaharreba, b. I. bn.
aiCagiarreba, g.beau-père, esp.suegro.
Aitabiehi, b. 1. bn. parrain.
Aitaponteio, g.b. syn. de aitabichi;
9
de aHorponUi du latin fonte, puis-
que le parrain tient l'enfant sur
les fonts de baptême.
AUabesuetako^ g. b. syn. d. aiUi'
bichi; de aitabeso, puisque le par-
rain tient Tenfant dans ses bras.
Aitabesuetako, v. aita.
Aitabichi, v. aita.
Aitaera, v. aipatu,
Aitagiarreba, v. aita.
Aitaginarreba, v. aita.
Aitagoya, v. aita.
Aitaisun, y. aita.
Aitaita, v. aita.
Aitalen, v. aita,
Aitamen, v. aipatu.
Aitanarreba, v. aita^
AitanagUBi, v. aita.
Aitaponteko, y. aUa.
Aitasaba, y. aUa. ,
Aitaso, y. aUa.
Aitatn, y. aipatu.
Aitatze, y. aipatu.
Althor, y. aitortu.
AitOU, y. aita.
AitormOll, y. aitortu.
Aitortu, aitortzen, g. b.
aiiior, 1. hu. ayouer, confesser.
Jitormân, g. b. 1. bn. ayeu, con-
fession. Jainko effiazkoaren aitormen
gabea bazan ère, qu'il était sans
reconnaître^ (confesser) leyraiDieu.
AitU, y. adi et ai.
Aitutze, y. ai.
Aitz, g. ach, b. Aaitz, 1. rocher.
Jiziora, g. b. 1. bn. hache.
Aitzur, g. bn. achur^ b. ainzur,
l bêche.
Bien que nous ne sachions pas
expliquer la seconde partie des com-
posés aizior et aitzur nous les ayons
placés ici; on sait que ces instru-
ments étaient en pierre chez tous
les peuples.
Aitzurtuj aitzurtzettj g. b. bn.
ainzurtu, 1. bêcher.
JicAturrai, 1. ciseaux, forces.
Achulo, b. grotte; de acA-zulo;
syn. do arzulo.
AiTZAKi, y. achahe.
Aitzin, 1. ainzin, bu. (le) deyant.
La ressemblance ayec le yieux fr.
ains, ayant, est-elle fortuite?
Aitzinean, 1. ainzinean, bn. de-
»
yant. Guzien aUzinean, deyant tous.
Aitzindu, 1. ainzindu, bn. deyan-
cer, préyenir.
Aitzinatu, 1. ainzinatu, bn. ayan-
cer; 1. attiser le feu.
Aiizinez'aitzin, 1. ainzinez^ainzin^
bn. face-à-face.
Aitzvneko, 1. ancêtre; ainzineio,
bn. deyancier; de aitzin-io.
Aitzitiif 1. au contraire. Le n
élidé deyant t^ y. Essai, ch. IL
Aitzinatu, y. aitzin.
Aitzindu, y. aitzin.
Aitzinean, y. aitzin.
Aitzlneko, y. aitzin.
Aitzitik, y. aitzin.
Aitzur, y. aitz.
Aitzurtu, y. aitz.
Aize, g. Aaize 1. bn. aise, b*
yent. Comp. ats, qui est éyidem-
ment le même mot, l^èrement
modifié par l'introduction de Vi.
Le bise, prononce généralement
asse {88=c]x. français) yent; cette
forme se rapproche déjà pIuB de
ats; quand nous voyons quo le
10
bise, aiêia artu correspond au
gaip. aëartu (pour aU-arlu), il
nous semble quHl ne peut rester
aucun doute que aize et ata aient
une origine commune.
Aizeman, aizegin^ aizezlatu, g. b.
1. bn. souffler, de aiie^eman et
HaizaiUy 1. bn. exposer au veut ;
1. effaroucher.
Aùia artu, v. asartu s. v. a^.
Aisolbei selon O. de la Soûle
mérid. Lieu où Ton est à couvert
du vent; de aize^ol-be.
AizegiB, V. aize,
i^izeman, v. aize.
AizeztatU, v. aize.
Aizkora, v. aUz,
Aizpa, g. ahizpa^ 1. aizia^ b.
soeur de soeur.
Aizta^ V. aizpa.
Ajol, g. achol, 1. bn. soin, souci.
Etzait ajola^ je ne m'en soucie pas.
AcAolatoêUf 1. soigneux ; deaciol-
tsu.
Ak, V. a.
Akabatu, akabatzen, g. bn. finir;
de Tesp. acabar.
, Akai, 1. bécasse; i. a.
AkamaillU, 1. hièble; syn.de
andura,
Aker, g. b. 1. akher^ bn. bouc.
Aierlarre, 1. lieu de sabbat des
sorciers, de aier-larre.
M. de Charencey rattache aier
au San se. agâ^ chèvre (Becherches
sur les noms d'animaux domesti-
ques chez les Basques 1869); la
terminaison er est pour ar. Quel-
ques preuves n'auraient pas été
de trop; nous ne discuterons pas
ici si c'est uniquement la ressem-
blance partielle des deux mots qui
a induit M. de C. à les rattacher
Tun à l'autre; nous pouvons dire
en passant que la ressemblance
a souvent fort peu d'importance
en fait d*étymologie ; mais il aurait
fallu prouver que er se trouve
pour ar; nous n*en connaissons pas
un seul exemple; aussi n'est-il
pas probable quand on a à trans
former un féminin (agft) eu mas-
culin aier et qu'on a sous la
main la désinence ar mâle qui est
biep basque^ qu'on préfère prendre
une désinence er qui ne signifie
rien du tout et qui ne se trouve
nulle partj tandis que ar indique
exactement ce qu'il fallait. Nous
croyons qu'on ne peut pas être
trop soigneux en établissant les
étymologies de la langue basque;
il ne faut pas oublier que nous ne
la connaissons que depuis trois
siècles et qu'elle se trouve être
tout-à-fait isolée.
M. Bréal, dans l'introduction du
3me volume de sa Qram, comparée,
dit (à propos de la finale slave (û)
considérée par Dobrowsky comme
l'exposant du nominatif, tandis
qu*en réalité c'est la finale du thème
a adoucie en % vlùkû, loup, vri-
ka-s, sansc.) ,,Une telle rencontre
prouve clairement que nous sommes
exposés à nous tromper sur la cause
des faits les plus simples et que
nous courons le risque d'imaginer
les théories les plus chimériques.
11
du moment que nous bornons no-
tre vue à un seul idiome pris à
un seul moment de son existence/*'
Si cela est vrai pour les autres
langues, que sera-ce donc pour la
langue basque, qui malheureuse-
ment réunit en elle les deux con-
ditions si défavorables d'être isolée
et de n'offrir aux études qu'une
période très limitée en comparaison
des autres langues.
Akerlarre, v. aher.
Aketoh, V. aketz.
Aketz, 1. aihetZf akeicha^ bn.
verrat.
Akher, v. aker,
Akhetz, V. aietz.
Akhitn, bu. fatiguer.
AkobitUj bn. parveDir.
Al, g. b. ahal^ 1. bn. pouvoir.
Le dial. g. ne se sert pas de al
comme substantif, seulement comme
nom verbal, qui se place alors de-
vant Tanxiliaire et est invariable;
ematen aldet, je puis donner ; etar-
Un alnaizt je puis venir. Les dial.
lab. et bn, s*en servent comme
substantif.
Âlik^ dans les locutions suivantes
al correspond à possible: alik ffù
ehiena, g. le moins possible ; ahalik
laêterena, 1. le plus vite possible;
ik est le suffixe que régit le super-
latif; V. Essai p. 19.
Almen, g. pouvoir, puissance. Ce
sera au fond un pléonasme comme
p. ex. aujourd'hui; de al-men.
AUêUf aldun, g. puissant; de al*
êu, et al'du'n,
Albait, g. b. syn. de aiik; albait
ffucAienu, le moins possible. Dans
les composés bail correspond à
quelque ; some, angl. i^end, ail. p*
ex. nomàaUj narbait^ nolabait; \,baita.
Alevin, b. eçinal, g. ce quMlest
possible de hire ; e^inalpuzia^ to\xt
ce qui est possible ; de al-egin,
Alegia^ g. certes ; bai alegia, oui
certes, de aUegia.
Ala, alatan, g. alan, b. hala, 1.
hala, Aalalan, bn. ainsi. En 1. g. bn.
Aola et Aolatan, de mâme en bise.
ola V. alako, Ala est formé du
démonstratif a-^-la; comp. orrela,
onela; alan, et alalan, deala*n,et
ala-la^n,
Ala-non, alatan-non, g. de telle
façon que, de sorte que. Tan est
littéralement dans; ainsi: dans la
façon que; comme en ail. in der
"Weise.
Alaere, g. (ala-ere^ alamàere, b.
{alan^ere)^ Aalarikere, 1. {Aala-r-ik'
ère) toutefois, nonobstant.
Alatagmi, g. malgré tout; de
ala-ela-gtizi,
AlakOf g. b. Aalako, 1. de ala^ko
tel, pareil ; alakoak eaan dit, g. un
tel m'a dit. Moguel écrit olakorik;
ez Jatzuben olakorik jazokoj deolako*
r-ik, rien de pareil ne vous serait
arrivé.
Alaèanan, g. puisque, alaèainan,
aladadere, bn. dès que cela est
ainsi ; de ala-banan et alorbada^ere*
Alabmo, alanboMOy g. b. sem-
blable.
Ala nola, g. zelan alan, b. Aala
nota, bn. ainsi que, comme.
Halabere, 1. haiaber bu. de méme^
12
pareillement, aussi; p. ex. gau on
bonsoir; halaèer, pareillement, (je
vous le souhaite).
HaioMz, bn. ainsi soit-il ; Hz est
la S"^*' p. de l'impératif: soit.
Bezala, 6ezela, g. ôezela, 1. bn.
comme; formé comme alaèiz,
Bezalaio, g. pateil; de Aiz^ala-io.
Oyetan besterih ez ôazalaio hatarhUu
zuen, parmi eux il (n'en) trouva pas
un pareil des (aux) autres.
ffala hala, 1. AalaAula, bn. négli-
gemment^ couci-couci.
Alaba^ g, b. 1. bn. fille.
AlabaordekOy g. b. alaâaizuna,
1. bn. fille d*un mariage précédent;
de aiaba-ùrde'ko. La terminaison
izun n*est pas claire; serait-ce pour
izen? nom; qui n*est fille que de
nom. Bien qu'il y ait des excep-
tions à la règle, il faudrait alors que
ïzen précédât eUaba. v. Essai p. 120.
AlaMchù 1. filleule.
Alabadere, v. ala,
Alabainan, Alabanan, v.
ala,
Alabaiziina, v. àUiba.
Aiabano* v. ala.
Alabaordeko, v. alaba.
Alabiohi, v. alaba.
Alaere, y. ala.
Alal, g. vigoureux, joyeux.
Alako, V. ala,
Alambere, v. ala. ,
Alan. V. ala.
Alanbano, v. ala.
Alargun, g. alkargun^ L bu.
veuf| veuve. Alhargunicha, 1. bn.
veuve.
Alatagusd, v. aia.
Alatan, v. ala,
AiatU, g. se désespérer; cela
me désespère, alalzen zail.
Albagin, v. agin 2.
Albait V. al.
Albenia, I. lisière du drap, ve-
nelle du lit. Ce mot est selon
Oienharty de la vallée de Bastan.
Albœstia, v. aliiêta. '
Albiristeak, v. alèista,
Albista, g. b. aUnestia^ I. bn.
bonne nouvelle; pour a2^tm/da, de
l'esp. albricias. comp. „albiz", avis,
opinion. L. B. s. v. Arbitre.
AUnriëteakj 1. étrenncs qu'on
donne à celui qui apporte une
bonne nouvelle; esp. albricias.
AlbOy g. b. côté.
Alôoan, g à côté; de alàoa^^.
Alàoratu, aldoralzen, g. s^appro-
cher; de al6<hTa-lu.
Alàaragolu, même forme verbale
au comparatif; et albarageitUy au
superlatif. Nous ne donnerons plus
ces noms verbaux qui se forment
régulièrement du nom verbal pri-
mitif.
AlboagiD, V. agin 2,
Alboan, v. albo.
Aiborageitu, v. alào.
Alboragotu, v. alèo.
Alboratu, v. albo.
Albumo, aîburuHy bn. espèce
de poisson d'eau douce; (tanche P)
Albumil, V. aliumo.
Alchagabri, v. aUzaiu.
Alchaxilia, v. alizatu.
Alchatu, v. aUzaiu.
Alchatulhja, v. alizcUu.
Alchona, 1. P* valet de pas-
13
\
teur. O. Àndt alzona, du moins
c'est ainsi dans Tédition de Bor-
deaux 1847.
Aldakak^ 1. bn. petites branches
au pied d'une plante.
Aldaketa, v. aide,
Aldakoi, v. aide.
Aldakor, y. aide.
Aldamio^ 1. galerie extérieure
dVne ferme.
Aldapa, v. aide.
Aldapere, v. aide.
Aldaratu, Aldaratzen, 1.
éloigner^provoquer^mettreen colère.
Variante de alderatu? Eia bere
ardi lagunen aihapidetik aldaralzen
da. Axular p. 78. et s'éloigne du
pâturage de ses compagnes (les)
brebis.
Aldaratze» v. aldaratu.
Aldatsa, v. aide,
Aldatu, Aldatze, v. aide.
AldOy g. b. 1. bn. côté, région^
proximité; en esp. aldea. Il nous
semble que Tesp. vient du basqne.
Les composés basques prouvent que
aide a dû être halde, bien qu'au-
cun dialecte n'ait conservé le h.
Ceci n*est pas un obstacle, la même
chose a eu lieu avec ena^ la mala-
die, qui n'a pas non plus conservé
le 4, si ce n*est dans le composé
gorheria, que P. écrit encore avec
A, et qui vient donc confirmer ce
que nous avons dit de eria.
Aide, g. bn. en faveur de, au
profit de. Oizonaren aide egin, fait
en faveur de l'homme; — I. manière
façon ; aidez eda moldez, d'une façon
ou d'une autre. HUz Aura H al^
detara aditzen da, ce mot s'entend
de deux façons.
Aldean, g. 1. près, à côté^ en
comparaison; de alde-a-n.
Aldaiu, aldatzen, g. 1. bn. changer
(p. ex. de vêtement), déplacer^ trans-
porter! transmettre, Guraeoetatih
semeeiara onela aldalîMz,g. transmis
(par la transmission^ par le trans-
mettre) ainsi de père en fils.
Aldakela, g. changement.
Aldeko, g. 1. bn. proche; de
aide-ko.
Aldeagoro^ prochainement; de
aidea-go-ro.
Aldapa, g. 1. aldapere, aldatsa,
g. pente — 1. colline. De alda-fea
et pe-ra. Aldatsa pour aldatza,
subst. verb. contracté ? comp. adUza.
Aldaioig g. aldaior, b. mobile,
de aide kar et koi.
Aide egin^ g. se séparer; faire
une chose en faveur de, v. aide.
Alderatu, alderatzen^ g. b. appro-
cher; — 1. syn. de aldaiu^ mais pas
dans l'acception de changer de vê-
tement.
Alderdi^ l. bn. moitié^ côté; de
alde-erdi.
Aldeagoro, v. aide.
Aldean, v. aide,
Aldegin, v. aide.
Aldeko, V. alae.
AlderatUi v. aide.
Alderdi, v. aide.
Aldi, g. b. L bn. fois, tour, g.
espace de temps. Aldi batean elar-
riko ez naiz, je ne viendrai pas
pour quelque temps. Asio aldiz,
plusieurs fois. Ma aldi onetan ère
14
berezko otiura egin zuen, g. et aussi
cette fois il fit selon sa propre
habitude. — b.l.bn. hameur; aldùma,
la bonne hnmeur; aldi ciarra, la
mauvaise humeur.
Aldizka^ b. 1. bn. tour-à-tour.
iilQlOIIftj V. aCai.
AMJKlcft, y. (ddi.
Aldun, V. al
Aie, g. grain.
AlùT, g. alhar^ 1. bn. En g. champ
ensemencé; semailles; en 1. et bn.
champ labourable ou labouré et
prêt à être ensemencé, de aie tt — ?
Aletu, aletzen, g. égrener.
Alegia, v. al.
Alegin, v. al.
AlentatU, 1. éventé; arnoalen-
tatua, vin éventé.
Aletu, Aletzen, v. aie.
Alfer, ou alper, g. alper^ h. al-
fer, 1. i^er, bn. paiesseux.
Alfer, ou alpertasun, g. b. 1. al-
ferreria, b. alferkeria, 1. aferkaria,
bn. paresse. En bn. aussi stérile
en parlant d'un champ; de alfer-
tasun et ieria.
Alferriky alperrik, g. 1. eu vain,
inutilement.
Alferkeria, v. alfer.
Alferreria, v. alfer.
Alferrik, v. alfer.
Alfertasiin, v. alfer.
ÀLFORCHA^bn. alfurchaX alporcha,
g. sacoche, besace; de Fesp. alfoija.
Alpurcha, v. àlforeha.
Algara, g. éclat de rire.
Alha, Alhatu, Alhatzen, 1,
bn. brouter, paître; tourner (d*un
moulin), alha du^ il tourne. Selon
P. aussi: ronger, et alhadura, 1.
remords, tranchées. Qmcienteia
gaiztoareti alAaduraz, Axular, des
remords de la mauvaise conscience.
AlAapide, p&turi^e; de alha-bide?
eta bere ardi lagunen alhapideiik
aldaraizenda, Axular. 78. et s'éloig-
ne du pâturage de ses compagnes
les brebis.
Alhadura, v. alAa.
Alhargun, v. alargun.
Alharguntcha, v. alargun.
Alhapide, v. alha.
Alharze, 1. bn. seuil de la porte.
Alhatu, alhatzen, v. alha.
Alhor, V. aie.
Aliatu, aliatzen, 1. cacher.
Aliaua, 1. petit sac où les pay-
sans mettent leur argent pour le
cacher dans leur sein; de aliatu?
caché; ou le participe du subst.P
Alik, V. al.
Aliz, bn. aUliZf 1. se dit du
pain qui n'est pas levé : holl. tessig.
Alka, 1. herbe dont on fait les
balais.
Alkandora,g.chemised'homme.
Alkar, et les dérivés v. elkar.
Alkâterka, 1. goudron, de Pesp.
alquitran.
Alkia, 1. banc, eacabeau.
AlUa, b. queue.
Almen, v. al.
AxMTCHA, AMURZA, 1. amoroo de
fusil.
Almute, 1, mesure pour le grain,
picotin; de Pesp. almud.
Alof, 1. à l'abandon; terme de
marine quand le vaisseau 'vogue
I sans voiles et sans avirons.
15
Alor, V. aie.
Aloze^ V. alozna.
AlOZ]ia> 1. replis^ troussis^ quand
un vêtement est trop long. Larra-
mendi donne aloze,
AlpeFi V. a^fer.
Alperrik, v. al/er.
Alpertasun^ v. alj)er,
Alporcha^ V. alfùfcKa.
Alta^ bn. interj. indiquant regret
ou menace. Alla naài zindien, or
donc vous vouliez. On prononce
généralement aliaa en faisant en-
tendre deax a.
Altaguzi, V. ala.
Altchagarri, V. allzatu,
AltSU, V. al.
Altza^ Laulne, aibre,aussi haliza,
Altzau^ bn. tas de foin, de di-
mension a être soulevé avec la
fourche; comp. altzatu.
AxTZATu.b. AUchatu^ alcAatu^hn,
lever, élever, de l'esp. alzar.
AUchagarri^ l.a&Aâ;^am,bn.levain.
Alcialilia, alcAatu lUia^ bn. pa-
pillon.
Ama, g. b. L bn. mère.
Azama, ugazama^ g. b. amaizuna,
1. seconde femme du père; comp.
alabaizuna.
Amagiarraàa, g. b. belle-mère.
Amonaj (amO'On) Amandria {amo'
anderej madame-mère; titre lauda-
tif? anuuada^ amagoya {ama^gaij
amanagusia {affia^nagusi) g. amasOy
bn. aïeule, grand-mère. A Guéthary
amona est de nos jours directrice
de couvent, soeur en religion.
Amatoiun, g. amcUdea, 1. (i. a.)
maternité; de ama-lasun.
AmaùicAi, b. 1. bn. amaàeiiietaho^
b. (amabeso) puisqu'elle tient Ten-
fant sur les bras quand il est bap-
tisé) amaordekOj b. (ama^orde^io)^
amaponieko, g. b. du latin fonte
(qui tient l'enfant sur les fonts)
marraine.
Amabesuetako, v. ama.
Amabi, v. amar.
Amabiohi, v. ama.
AxnabOSt. v. amar.
Amagiarraba, v. ama.
Amagoya, v. ama.
Amai, b. fin. amaUu, fil
Amaika, v. amar.
Amairu, v. amar. 1^'^ '
Amalziin, v. ama.
Amalau, v. amar. V7:v--..'rM>>
Amaldea, v. ama. ^''-Oj^^
Amanagusi, v. ama.
Amandiia, v. ama.
AmanO, 1. bn, nourrice.
Amaordeko, v. ama.
Amaponteko^ v. ama.
Amar, g. b. hamar, 1. bn. dix.
Hamar bai^ bn. une dizaine.
Amargarren, g. b. iamargarren,
1. bn. dixième; de amar-garren,
Hamarra, 1. la dixième partie.
Amaika, g. b. hameia, 1. Aamaia,
bn. onze. Peut-être de amar^ig^
dans le sens de au delà de dix.
Amabi, g. b. Aamabi, 1. b. douze.
Amairu, g. b. Aama Airur, 1. bn.
treize.
Amalau, g. b. Aamalaur, 1. bn.
quartorze.
Amabosi, g. b. kamabortz, 1. bn.
quinze.
Amasei, g. b. hamasei, 1. bn. seize
V
16
Afnaeazpi, g. b. hamazazpi, 1. bn.
dix-sept.
Amazorlzi, b. emezorlzi, g. Aeme-
zartzi, 1. bn. dizhait.
Emeretziy g. b. hemeretzi^ I. bn.
dix-nenf; de ama/r-bederatzi,
Amarau, bn. arraignée.
Amarra, 1. lien^ garrot. lie fr.
amarre^ dn basque? plutôt que du
hollandais marren comme le disent
M. Littré, Dict. et M. Brachet,
Dict. étym.
Amarratu, amarraizen, g. 1. lier,
garotter.
Amargarren, v. amar.
Amarrain. v. amarrai,
Amarratu, v. amarra.
Amasaba^ v. ama.
Amasei, v. amar.
Amasbba, g. sju. de maira, de
Tesp. amasar, pétrir.
AmaSO, v. ama.
Amatasiin, v. ama.
Am.azazpi, v. amar.
Amazortzi, v. amar.
Ambatj v. ain.
Amen, v. ao.
AmOBOliar, v amels.
Ameskaitz, v. ameis.
Amets, g. b. 1. amex, bn. songe,
rêve.
AmeUtu, ameUten^ g. b. 1. rêver.
AmesiaUz, ameschar, g. caache-
mar; de ameU gaitz {k pour g v.
Essai. Ch. II); et ameUdar.
Ametstu, ametste, v. amets. '
Ametz, g. b. 1. bu. rouvre.
Ameziei, 1. forêt de rouvres; de
ametZ'iegi. Oienhart dit que le mot
gascon est tausint.
Amez, v. ameU.
Am.esteii v. ametz.
AmiamakOi 1. Mron. Peut-
être de mehe-moko ; mais d'où vient
a initalp En tout cas formé irré-
gulièrement; l'adj. suit le subst.
V. Essaie p. 120.
Amil, quel dialecte? rotation.
AmUtza, amiUegi, g. amiUoii, b.
précipice, gouffre de amil-tegi et
toht,
Amildu, amiltzen, g. précipiter,
ou bien la forme causative amUe-
razo, précipiter, faire tomber. Orre^
gain, da egiapikaiuan amileraztea'
gatik deaôruai sinUtueragiten diela
aêiori. Arrue trad. Ms. de Mognel.
p. 88. Pour cela la vérité est
que le diable pour faire tomber
dans le péché, (leur) fait croire
à beaucoup que.
Amildu, amiltze, v. amil.
Amilerazo, v. amil.
Amiltegi, v. amil.
Amiltoki, v. amil.
Amiltza, v. amil.
Amimio, v. ao.
Amirun, 1. amidon.
Amodijo, v. amore.
Amoltu, hamuUu, bu. aimable.
Amonai v. ama.
Amontzea, 1. apprivoiser. P.
Amo«ë, g. 1. amodyo^ b. amour.
Amorrai, g. amarrain, bn. io-
muarrain^ 1. truite; àe amu-arrain.
Amorratu, g. enrager.
Ampor, V. embor.
Amu, g. b. bn. hamu^ 1. hame-
çon; du latin hamu-s?
Gahamu selon M. Salaberry est
17
un petit crochet à l'aaage des
pécheurs. Veut-il dire hameçon?
Il paraît en tout cas que c*est le
même mot, g pour A, gamu et
l'autre h iutroduit, gahamu,
Amilko, g. lin préparé pour
être filé; le rebut en est le mvlo.
AmulSU, V. amohu.
Amurutolia, 1. roitelet (oiseau).
Ahubzâ, V. almucha.
An, V. a.
Analtar, v. anaù
Anai, g. b. anaye, 1. bn. frère.
Zeren Aire anaye haur hU baiizen,
Luc. XF, 82. Test. Rochelle. Car
celui-ci ton frère était mort.
AnaUar, g. anayazko, 1. fraternel;
de anai-lar, et anaya-z-ho.
AnayasskOj v. anaù
Anaye^ v. anai.
Anoll6j V. a.
Andai 1. litière.
Andana, bn. récolte.
Andarrai, g. églantier.
Audeatu, bn. gâter. Jndegatu,
1. dissiper, parait être le même mot,
mais n'est plus connu aujourd'hui.
AndOgatUj v. andeatu,
Andere^ v. andre, '
Andi, aundi, g. b. kandi, 1. bn.
grand. Tous les dérivés 1. et bn.
avec i.
Ârk erakuëten dizkilzu gayaundi
onen èoyeU guiiiah (Lettre de Lar-
ramendi à Mendiburu), lui vous
montre tous les côtés de cette
grande question.
Anditasun, g. b. 1. bn. grandeur.
Andiro, andizkiro^ g. Jiandiki^ han-
dizii, 1. grandement; de anài-ro et U,
Anditu^ andiizen, g. b. 1. bn.
grandir.
Andiusle, antu8te,g. orgueil; de
andi'iiate? grande, haute opinion.
Ii'adject. devrait suivre.
Andiro, v. andù
Anditaaun, v. andi.
AnditU, v. andi.
Anditze, v. andi,
Andiuste, v. andi.
Andizkiro, v. andi.
André, g. ante, b. andere^ I.
bn. En bise, femme mariée; dans
les autres dialectes, mariée ou non
mariée, demoiselle ; quand on parle
à une femme on emploie andrea;
bai andrea, oui madame.
Andura, 1. hièble.
Anega, b. 1. mesure pour les
grains qui contient seft gaiûziru ;
do l'esp. fanega qui s'écrit aussi
hanega; v. Dict. de l'Acad. esp.
Angereder, 1. anyereder, bn.
belette ; de andere^der. La pronon-
ciation de 1'^ comme d (v. Essai
p. 6) doit être la cause de cette
variété d'orthographe. Nous écri-
vons angereder avec g d'après Pou-
vreau; il nous parait que c'est
une faute ; il a dû lire g pour y.
Cette même méthaphore (jolie de-
moiselle) se retrouve non seulement
dans le fr. belette, mais aassi en
danois, en bavarois et dans l'ancien
anglais, v. Brachet, D. £.
Angeru. v. aingeru.
AnhitZ, V. ain.
Anhitzetan, v. ain.
Anima, g. arima, h. 1. bn. âme;
esp.anima; prov. arma, v. L. B. 1. 89.
2
18
Anitz, V. ain,
AnhOi V. ano,
Ajuul, b. patte l.g. (Tolosa) jambe^
bn. hanche^ de Tesp. anca?
AnOi g. 1. portion; anAo;8oul,
méridional selon O. pitance du
berger. Selon Chaho du latin an-
nus dans le sens de récolte; ce
qui paraît assez invraisemblable.
Ajire, V. andre.
Aksabâ, anzara, 1. ansera^ bn.
oici de Tesp. ansar.
ÂKSERA, V. auêara,
AtihIj g. 1. antn^ bu. soin,
souci, — g. 1. bn. application,
faculté. — gj 1. génie, moyen. —
g. travail, vigueur. Jauna ez duzua
annarik ene akizpak niz nezan ha-
hharrik zerbiizatzera ? Seigneur
D*as-tu point de souci que ma
soeur me laisse servir toute seule.
Luc. Gh. X. 40. lab. Soc. bib.
Londres. Aim da, g. il importe.
AjltohEj bn. sangsue.
Antesa^ g. 1. merlot. poisson
de mer.
Antiohlina, g. pot à anse pour
boire; Tangl. mug.
AntolatUi anlolalzen, 1. bn.
s^habiller, s'arranger.
Antsi} V. anâi.
AntUBtO, V. andL
Ants, V. anz.
AntzatSU, v. arUze.
Antze, I.bn. industrie, adresse.
Variante de ansii
Antzalsu,mà\xsinGaz;deantze'tsu.
Antzu, ou anzu, 1. mais la
première forme est préférable. Qui
n'a plus de lait; selon M. Sala-
berry (bn.) pas pleine. On nous a
affirmé cependaut qu*on le dit des
vaches pleines qui n^ont pas de
lait. Il est possible que „8ec" soit
la signification générale du motet
de là comme le croit M. Mahn,
Bask. Sprachdeuk. aneioa, emchois,
(poisson) séché.
Anzuiu, anzulzen, g. 1. bn. an-
zUu, b.' dessécher (des femelles);
bn. sevrer.
Antzutu, B,ntzatze;v. anizu.
Anyereder, v. angereder.
Anz ou antz, g. b. apparence,
ressemblance. Larramendi écrit ce
mot avec et sans t. Lardizabal avec
L Eta ffizona hère anizera egin zue»,
g. et quand il eût fait Thomme à
son image.
Anza èadu, g. b. il paraît. Anza
du, b. il ressemble.
Anzeio, g. b. semblable, pareil;
de anz'io. Le lab. anzo, comme,
paraît être une forme contractée...
Haur maite anzo, £ph. Y. 1. comme
ses chers enfants. Bal bedera ôere
ffizara anzora eia moldera minzo
da. Axular. Chacun parle selon sa
guise, sa façon.
Anzara, v. anaara,
Anzeko, v. anz.
Anzinako, g. ancien, de Tesp.
anciano; de anzina-ko.
Ansdtu, V. antzu.
Anzo, V. anz.
Anzu, V. antzu.
An, V. ain.
AO9 g* b. ahOf 1. bn. bouche. En
bise, ao fait avec Tarticle aua, mais
généralement b est intercalé après
19
u, auôa, comme si le radical était
au; cette forme est aussi usitée à
Tolosa. Comf. zeruôelan,dezerU'etan.
Abo et u6a que cite Larramendi
sont inconnus.
Ahariu ou ahakartu, et générale-
ment aharratu, 1. bn; la première
forme de aho-artu, la seconde de
aho'hartu^ avec la mutation de h en
h (v. Essai Ch. II); se quereller^
littéralement et trivialement se
prendre de bec (bouche); de là
le mot suivant:
Akar, querelle. Beharrak aharra^
nécessité (engendre) noise. Prov.
de Oienhart. v. ci-dessus.
AAarraiu, 1. cité plus haut^ déri-
vation secondaire et formée de a/iar,
avec l'article, aharra etdelàû^jrr-
ratu. Pouvreau cite encore ahakatu,
AuzpeZy g. b. ahuzpeZj ahozpez,
1. ahuspe, bn. sur la face^ p. ex.
tomber. De ao, ou aho-z-pe-z, La
forme bn. qui a s est évidemment
fautive c'est le suf. z, qu'il faut.
Aosapai, g. aiasaèaû ahoganga^
1. palais (de la bouche). De ao-
sahai. Y. pour Tanalogie de la forme
du mot palais, Diez, E. W. Se-
lon MM. Brachet et Littrédu la-
tin palatum d'où paie et par er-
reur palais. Quoiqu'il en soit
le basque aosapai vient augmenter
les exemples cités par M. Diez et
tirés d'antres langues dans les quel-
les le palais de la bouche est ex-
primé par voûte ou ciel ou quelque
idée analogue. En holl. nous disons
verhemelte, de hemel, ciel.
AAoganga est formé de aho et
de gatiga que P. cite comme sig-
nifiant déjà seul^ palais de la bouche;
et puis cahuette, vieux mot pour
cahute. Selon Larramendi: luette.
AhogozOf 1. bn. salive.
Aàoerij akeri, 1. mal à la bouche,
de ako-eri.
Ahamen^ 1. bn. bouchée, morceau;
de aka (pour ako) et men,
Ahaiara 1. bouchée. Akarlara, S.
d. L. bocanada, bouchée; paraît
être une erreur, r est de trop.
Amen, J. (syncope de akamen)
ainsi que aminno bn. {nn = gn,
fr. orth. de M. Sal.) portion, part,
et par extension, moment, petit
moment; amenetik amènera^ de mo-
ment en moment.
Arratcsi, g. b. akaratm, 1. ahar-
rosi, bn. bâillement de akO'iratMÙ
Akarausi egin^ 1. bailler. P. cite
encore akal usain, bâillement et
akal usainka dago, il baille. Il n'est
pas clair d'où vient le l; Temploi
de uaain est curieux, du moins
si ce mot n'a pas d'autre signifi-
cation qu'odeur.
Ahapaldi, L P. dit couplet de
vers, strophe; et au pluriel «Aa-
paldiak, discours impertinents; se-
lon Larramendi, au supplément, bo-
canadas, gorgée (d'eau etc.), bouffée
(de famée, de vanité); de aho^
Aosapai, v. ao.
Apaclia, b. corne des pieds
des animaux, sabot, syn. de be-
atzaL
Apain, g. apaindura, b. 1. aphaifi'
dura, bn. ornement.
Ajpaindu, apaintzen^ g. 1. bn. or-
20
ner, se parer — 1. bn. apprêter,
préparer.
Apaindu, v. apain.
Apaindura, v. apain,
Apaintze, v. apain.
Apaiz, g. apez, 1. apAez, bu.
prêtre, du lat. abbas.
Apezkoa, 1. la prêtrise.
Apairu, 1. bu. repas. Selou Chaho
du lat. apparare.
Apal, 1. humble ; bu. bas.
Apaldu, apaUzen, 1. aphaldu, bu.
s'abaisser, se prostoruer^ Bihotzez
eta arimaz apalduriA, prosterué de
coeur et d*àme.
Apala, g. planchette sur la
cheminée sur laquelle oh pose des
plats.
Apalardotza, 1. cheville du
pied; syu. de achiruina.
Apaldu, V. apal et afari.
Apar, g. écume. Comp. arrapo,
Jparlsu, écumeux.
ApartSU, v. apar.
Apez, v. apaiz.
Apezkoa, v. apaiz.
Aphaindura, v. apain.
Aphal, aphaldu, v. apal.
Aphez, v. apaiz.
Aphiril, v. apirilla.
AplUlTy V. apur.
Apirilla, g. 1. aberilla, b. aphi-
fil, bu. le mois d'avril. Comme près-
que tous les noms des mois pure-
ment basques se terminent pan7^
(le mois) p. ex. agarilla^ il est
possible que ce soit une contrac-
tion de apinUilla.
Apo, g. 1. b. crapaud.
Apo belatza, 1. butor (oiseau).
Apostu, 1. apoalura, g. gageure ;
1. pacte, de Tesp. apuesta; apoëiu
egin du, 1. il a fait pacte...
Apote, g. b. verrat.
ApukO) g. prétexte; syn. de
aiûzaii.
Apunta, 1. joli, mignon.
Apur, g. b. 1. apAur^ bn. peu ;
apur baty un peu. — g. miette.
Apurlu, apurlulen, b. rompre;
apurtUy apurûzen, 1. baisser ; apurtu
da, il a baissé de condition.
Àpurtasufiy 1. bassesse.
Apurtasun, v. apur.
Apurtu, v. apur.
Apurtze, v. apur.
Ar, I. g. b. 1. bn. mâle. Ne
serait-ce pas l'origine du sufSxe
tar qui forme l'ethnique en basque?
de même qu'en angl. et eu ail.
man et manu : frenchman, english-
man. Laudsmaun (compatriote) cor*
respond exactement à erritar. Le
t est euphonique.
Ar, 2. V. artu.
Ar, S. g. b. har, 1. bn. ver.
Arrasta, arrastalzen, g. b. ram-
per. L'esp. arrastrar du basque P P.
écrit arraziea (dans luarraz^a) avec
z ce qui est mieux; beaucoup de
noms verbaux formés de substantifs,
ont s on z; mais il nou^ semble
que c'est le suffîxe z; p. ex. de
erro,erroziaiu^ et ici di^arra^ arrazta.
Ara, \. Y. a.
Ara, 2. On trouve ce mot dans
les locutions suivantes: ara emen,
g. b. voici; ara an, g. b. voilà; ara
nota, g. voici comment; ara emen
correspond à <ma emen^ g. b. voici.
21
Ara et ona paraissent être des dé-
monstratifs ; (comp. les pron. dém.
et les adv.). Pour ona il nous sem-
ble qu^il n'y a pas de doute, c'est
le démonstratif (pronom ou adverbe)
renforce do son synonyme emeii;
ara sera donc le démonstratif jdont
la forme actuelle est hura (Aura'
art); comme le k est toujoura la
caractéristique de Tagent^ il est
permis^ croyons nous de conclure
à la forme (primitive?) arouara,
dont ark pour Tagent; comp. Arira.
Même observation pour le pron.
dém. au-onei. Onék fait conclure
à une forme primitive on, qui se
retrouve quand un suffixe suit^ p.
ex. liburu onetan {on-e-tan) dans ce
livre-ci; comp. araiizin, arano.
On ne peut y chercher une forme
verbale qui correspondrait à : prends
ou tiens ou vois. En admettant
que le verbe artu eût un impéiatif
simple (non périphrastique) comme
egin etc.^ ce serait sans doute le
verbe qui se prêterait le mieux à
expliquer ara; mais cet impératif
porterait toujours la caractéristi-
que soit du masculin h soit du
fém. n.
Arabera> v. arau^
Arada^ l.bourdonnement, p. ex.
des abeilles; écho.
Aragi^ g. b. haragi,, 1. bn. chair,
viande.
Jrakai, arkaiy g. viande salée.
Aralnna, g. boucher^ de aragi-
egina,
Haragizkoy 1. charnel, dekaragi'
Z'to.
Harapirika, 1. la chair qui vient
dans une plaie et la dépasse.
Harategun, bn. jour gras, de
Aaragùegun,
Aratozie, b, carnaval. Probable-
ment de aragi; mais qu'est ce que
iozte ou atozte? Atoz est la 2^^
personne du sing. de Timpératif
de etorri;atoz viens, atozte \QjiQz\
mais carnaval exprime étymologi*
quement le contraire, soit que Ton
accepte, camis levamen, v. Littré, D.
soit, campvale, v. Diez E. W,
Araistia, araistian, 1. P. naguè-
re; parait être une corruption de
araitzin.
Araitzin, 1. P. depuis long-
temps ; litt. avant cela, de ara 2. et
aitzin; exactement le hoU. voor
dezen, autrefois; voor, prép. avant;
dezen, pron. dém. celui-ci.
Arakait v. aragi.
Araki, v. adar.
Arakina, v. aragi,
Arald6, v. arau,
Araldetu, araldetssOj v. arau.
Arana, g. 1. prune.
Arantz, g. b. aranze, 1. épine.
AranZQ, v. arantz.
AraÎLO, g. jusque là; v.ara et ho.
Arara, v. araôera, s. v. arau.
Ararteko, arartekotasun,
arartekotarzun, v. artu.
Aratche, v. aretze.
Aratin, b. sur le dos.
AratOZt6, v. aragi.
Aratz, 1. (i. a.) propre.
Araztu, arazten^ rendre propre.
Aratztaaun, propreté.
Aratztastm, v. arau.
22
Arau, g. règle, droit ; — 1. bn.
proportion, apparence. M. Salaberry
dit: selon, et synonyme de arabera.
Arauz, g. bn. selon, de arau-z.
Axolar écrit p. 229 arauaz; emcuu
beraz duzunaren arauaz, donnez donc
selon que vous avez.
Araberoy g. I. bn. araura, arauera^
I. bn. et par contraction arara,
selon ; de arau-ra ; en guip. b pour
II. Ea, suffîxCj vers; il nous semble
que c'est une contraction dearau;
V. pour les détails ra, Ebanyelio
san Lvken arabera, Evangile sefon
St. Luc.
Arauez, bn. vraisemblablement;
et aussi sans doute, dans un sens
interrogatif ; de arau-ez. Au fond le
même mot que arauz; il n'y a
aucune raison pour y introduire
cet e de liaison. Le mot est de M.
Salaberry.
Arauchuka, bn. arauka, 1. bn. par à
peu près, à proportion, de arau^ch'ka,
^rau^'J^jg.eonforme; de arau-hide.
ArcUde, 1. paire^ couple. Selon
Pouvreau encore : troupe^coropagnie.
Larramendi donne seguimento,suite;
mais ni l'un ni l'autre dialecte ne
connaît plus cette acception de
aralde, qui pourrait cependant être
la signification primitive^ de arau-
aide pour indiquer ce qui se trouve
sur une même ligne (règle), ce qui
forme une série; série est rendu
par Larramendi par aralde; nous
ignorons si ce mot est usité.
ArcUdetu, aruldetzen, g. suivre.
Arara, v. arau.
Arauaz, v. arau.
Arauchuka, v. arau.
Arauera. v. arau.
Arauez, v. arau.
Arauka, v. arau,
AraukidOj v. arau.
Araura, v. arau.
Arauz, v. arau,
Arazi 1, b. humble, syn. de apal.
Arazi 2, v. artu,
ArazO, v. erazo,
Arazte, v. erazo,
Araztu, v. arau.
Arbalda, 1. bât d'âne, de l'esp.
albarda.
Arbazo, 1. bn. bisaïeul.
Arbi> g. bn. navet, rave.
Arbui, 1. mépris. S. A. L. rebut.
ArbuyatUy 1. bn. mépriser,. détester.
Arbuyatu, v. arbui.
Ardai, g. 1. bn. amadou.
ArdailldBgnl, v. ardanza.
Ardanazka, v. ardanza.
Ardandegi, v. ardanza.
Andankoi, v. ardanza.
Ardanza, 1. vigne.
Ardanazka, entonnoir.
Ardaindegij ardandegi^ cellier; de
ardan-degi pour tegi ; mais qu'est-ce
que ardan? Ardo' est vin.
Ardankoi, qui aime la cave; de
ardan^koi,
ArdaO, v. ardo.
Ardatchua, v. ardau.
Ardatz, g. b. 1. bn. fuseau;
g. I. essieu, vis; 1. roue de moulin
de ari-atzf mais d'où vient le df
Ardatchua, 1. peson du fuseau; dimi-
nutif de ardatz.
Ardaizketan art naiz, g. je file;
litt. je suis occupé à (dans le) filer.
28
Ardi, g. b. 1. bB. brebis. — b. puce.
Ardizain^ 1. artzmn^ 1. bn. artzai^
b. berger; de ardi'Zain, comp. arsain»
Artzanoroy g. mâtin; chien de
berger; artzain^ora,
Arditegi, b. bercail; syn. de av'
tegi; de ardi-tegù
Artalde^ b. 1. troupeau de brebis,
de ardi (ou an) talde.
Artzar, bn. vieille brebis destinée
à la boucherie; de ardùzar,
Ardimihi^ bu. herbe en forme de
langue de brebis.
Ardietsi, 1. ardîexi, bn. attein-
dre, parvenir, obtenir; paraît être
composé de ardi'ttai^ comme onetsi^
auteUi\ mais qu'est-ce que ardil
Ardiexi, v. ardietsi.
ArdimiM, v. ardi,
Ardit, L bn. liard; mot béar-
nais, V. L. B.
Arditegi, v. ardt.
Ardizain, v. ardi.
ArdOy g. b. arno, 1. bn. ardao^
b. vin. Dans le Labourd toute
sorte de boisson. Arno buztinoa^ ci-
dre pur.
Sagardo^ g. b. aagamo, 1. bn.
cidre; de sagar-ardo*
Ardura, g. b. 1. soin. — 1. bu.
souvent. Imini hiar dau ardurarik
andijeenay b. il faut donner le plus
grand soin.
Ardurako^ 1. continuel.
Arduraisuy 1. (i. a.) soigneux.
ArdUrakO, v. ardura.
ArduratSU, v. ardura.
Are, 1. g. b. 1. art€^ 1. bn. herse.
De la racine se. ar?
ArheeUu^ arheaUefif 1. arhatu^ hn.
herser. En lab., du moins àGué-
thary^ on dit plutôt, arhen haritzen
naiz, je herse.
Are, 2. g. b. 1. encore, aussi,
même. Are geyago^ encore plus.
Arû etaayaky même les ennemis.
Zembatenaz areago, 1. d'autant plus.
Are, 3. b. 1. bn. sable; de Tesp.
arena ?
AreD, V. hura,
Arera, v. artu.
ArerjjO, b. ennemi; syn. de
etêai,
Aresti, g. moment. Arestian emen
zan^ il était ici, dans un moment
(il y a un moment). Areati artan^
dans ce moment.
Aretche, v. aretze.
Aretze» aratohe, aretche,
1. bn. Veau d'un an; syn. de
chahaL
Argal, g. b. maigre; — bn.
clair-semé. CHzonaren borondatia dala
gtiztiz argal ta aldakorra ; la volonté
de rhomme est très faible et mo-
bile.
Argaltasun. g. b. 1. maigreur, fai-
blesse. Eta onen argàltasuna estaU*
zen jakin zutelako, ... et parce qu'ils
avaient su protéger la faiblesse de
celui-ci (Noé ivre).
Argaldu^ argaUzen^ g. b. affaiblir.
ArgaldU, v. argal.
Argaltasun, v. argài.
Argaltze, v. argal,
Argamasa. 1. mortier; esp. ar-
gamasa.
Argatik, v. hura.
Argi, g. b. 1. bn. lumière,
comme adject: éclairé, lumineux;
24
rayonnant. Damu ernon deuUee gi-
zon argi askort^ b. Moguel; a
donné de la peine à beaucoup
d'hommes éclairés. Eta arpegi ar^
giarekin begiratzen zian, Lardizabal;
et elle le regarda avec un visage
rayonnant.
ArgitUy argîtzen^ g* b. 1. bn. éclairer.
Argitasun^ g. 1. splendeur. — g.
b. vivacité. — b. syn. de argibide,
Argibide, argide^ g. éclaircisse-
ment; la seconde forme contractée
de argi'bide.
Argiroy g. b. clairement.
Argizagi^ 1. bn. lune. Selon Dar-
rigol, Diss. apol. p. 28, le mot est
argizari et signifierait mesure de
lumière, de arguizari. Il se pour-
rait que le mot primitif fut ar^ûan
mais alors il nous semble, qu'il faut
le décomposer en argiz-ari, Téclai-
reur; comme buruzari, nekazari^
iigintarij eiztari^ etc. etc. v. ari 4.
Cette étymologie nous semble plus
naturelle. Argizari^ est aussi .em-
ployé pour clair de lune, v. Ma-
nuel de la conversation, Bayonne
1861, sans nom d'auteur. La dou-
ble ortographe ^ et r se retrouve
encore ailleurs mais elle est exces-
sivement rare; nous n'en pouvons
citer que deux exemples pour le
moment buruzari, buruzagi^ dont la
terminaison est au fond la même
que celle de argUagi; et puis
iruzkia, que donne M. Fabre dans
son guide de la conversation, pour
iguzkia. Nous ne croyons pas que
les deux exemples qui sont donnés
par M. Vinsou dans la Bévue lin-
guistique, vol. III, p. 450, puissent
être cités à Tappui de la permu-
tation de r en g; oramai ne dé-
rive pas, croyons nous de agi, mais
de orhe^ ore ; orhantz aura la
meure origine. La dernière objec-
tion pourrait être que les substan-
tifs composés, ne sont pas formés
à l'aide du suffixe z^- les différents
éléments du mot sont juxtaposés
sauf le changement de lettres que
les lois phonétiques exigent, ainsi
eurijcLsa^ de euri-jasa; arzain^ de
ari-'Zain; hezet€L8un^deheze'ta8un;arkU'
me de ari-hume^ etc. etc Argi cepen-
dant paraît faire exception. Leguip.
argizagi, en b. argizai, cire, est
formé sans doute de argi-z-gai,
matière à lumière = cire.
Bien que cette étymologie (argix-
ari) nous paraisse acceptable, nous
voudrions proposer de décompo-
ser argizagi en argi-z^age; appa-
rence de lumière; on sait que
dans le dial. bise, e devient t
quand a suit, ainsi, argizagia.
Gomme la nuit dans d^autres lan-
gues a été exprimée par des mots
qui indiquent des idées de mort,
de destruction (v. Origines I. O.
de M. Pictet II, 587), de même
la lumière de la lune paraît avoir
fait une impression lugubre sur les
Basques. D'autres dialectes disent
t7/ar^t, lumière de mort; t/Mun, som-
bre dérive aussi de tV/, mort. De
plus le mot apparence (de lumière)
peut facilement avoir pris la sig-
nification de clair (de lumière). En
allemand il n'y a qu'un mot pour
25
les doax idées ; ^^scheinen'* est
paraître et briller^ luire; ^^Mond-
schein/' clair de lune, pourrait se
traduire : apparence. Il est encore
possible que ces deux mots argi^
zagi et argizari existent indépen-
dants Tun de Tautre.
Argizagi, 2. g. argizai^ b. cire;
syn. de tzko', de argit-gai.
Argizaite^ bu. clair de lune, de
argi — 1
Ârgtzar, g. b. 1. étoile du matin,
de argi'izar.
Argitaratu, argUaratzen, g. b. 1.
publier; de argi'tara-tu,
Argibide, v. argi.
Argide, v. argi.
Argiàa, v. ani l.
ArgirO, v. argi.
Argitaratu, v^. argi.
Argitaratze, v. argi.
Argitasnn, v. argi.
ArgitUy V. argi.
Arg^tse, V. argi.
ArgiSiagi, 1 & 2. v. argi.
Argizai, v. argi.
Argizaite, v. argi.
ArgiSSar, v. argi.
Argizari, v. argizagi, s. v. argi,
Argoila, bu. terme de vigneron ;
pampre taillé d*une certaine façon.
ArhatU, v. are. 1.
Arhe, v. are^ 1.
Arheatti, arheatze, v. are, ^.
Arhin, v. arin.
Ari, 1. V. hura.
Ali, 2. g. aarif b. ahari, 1. bélier.
Ariki, g. chair de mouton; de
ari'€wagi?
Ârkufne, g. agneau ; de ari-htime.
Arzai, g. arzain^ b. 1. bei^er ; de
ari'Zain.
Artegi, g. bercail; de ari-tegi.
Ari, 3. g. b. hari^ 1. bn. fil. —
1. filet.
Baristatu, bu. raccommoder avec
du fil.
Arilla, b. harilko, 1. haliko, (l pour
r, comp. auhaldu, de auhari; bulhute,
de buru) bn. peloton de fil.
Harilkatu, 1. halikatu, bn. dévider.
De ari^hartu? prendre le fil. Le
h devient régulièrement k (v. Essai
Ch. II); mais généralement le r
de artu uVst pas supprimé.
Halgai, bn. tout ce qui provient
du lin et qui est propre à être
filé ; de liai (pour hari) -gai. comp.
haliko,
Arizpi, g. fil de soie ou de coton ;
de ari'izpi.
Ari, 4. g. hari, haritztn, 1. bn.
M. Salaberry écrit ari. Nom verbal
qui accompagné des terminaisons
de izan signifie être occupé à,
faire, travailler. En g. ari seul
est en usage ; en lab. on se sert
aussi de haritzen, pour indiquer le
fréquentatif. Laneanhari nafZfJQ tra-
vaille; lanean haritzen naiz, je tra-
vaille d*habitude j'ai coutume de
travailler. Ce nom (ari) se trouve
chez Larramendi et Lardizabal ac-
collé à celui de jardun^ yardun (v.
ce mot) comme ayant la même sig-
nification et la même conjugaison ;
mais ils ne disent pas comment
ari est devenu jardun ou comment
jardun dérive de ari. Nous croyons
avoir réussi à expliquer la conju-
£6
gaison de jardun; niais pour ari
il resfce un doute, si Ton veut faire
dériver ce mot de jarri ; c'est que
ce dernier a deux r. Larramendi
ni Lardizabal qui généralement le
copie ne nous sont d'aucune uti-
lité. Lardizabal donne un second
exemple d'une confusion pareille
en attribuant la conjugaison d'un
verbe à un thème verbal tout dif-
férent; noa, etc. est le présent de
l'indicatif de oi I Cette méprise est
trop forte pour pouvoir donner lieu
à aucun doute; v. joan.
Comme terminaison nous croyons
retrouver ari dans beaucoup de
terminaisons pour indiquer le fac-
teur, agintzari, arzainkari, eiztari,
gelariy gerlari etc. etc.
Arian, b. quelque chose. Arian
daukazu? avez- vous quelque chose?
Peut-être de ari,
Ezarian ezarian, g. 1. peu à peu;
de ez^arian,
Aricll, V. aritz,
Ariki, v. ari, 2.
AriUa, v. ari^ 3.
Arima, g. b. 1. bn. Cardabera
(bise.)) écrit animai de l'esp. anima;
arimaj du prov. arma.
Alin, g. b. L arhin, bn. léger.
Umeiako oktrkeHjaaJc arîhagvak oi
dira,..bano, d'habitude les méchan-
cetés de l'enfance sont plus légères
que... Moguel.
Arinek arin, b. en courant.
Arindvy ariritzcn, b. 1. devenir
léger.
Arintasun, g. b. 1. légèreté; de
arin-tasun.
Arinkiro, g. arinki^ 1. adv.
ArindU, v. arin.
A rin kl j y. arin.
Arinkiro, v. arin.
Arintasun, v. arin.
Arintze, v. arin.
Aritz, g. arich, b. haritz^ L bn.
chêne. Serait-ce de arri^ pierre, à
cause de la dureté du chêne^ et
de tzat contracte en tz. (comp. kotz
pour kotzat) P comme en esp. roble,
rouvre^ fait roblizo^ dur. Il y a
une objection cependant; ce sont
les deux r, bien qu'on trouve des
mots qui s'écrivent avec un et deux
r; Aarolê, arrautz; arrêta ou arera.
Il est curieux qu'en lab. on ne
prononce pas du tout le r dans
ariftz; ainsi on dit aUz ce qui sig-
nifie rocher; mais ce dialecte les
supprime fréquemment.
Arizpi, V. ari 8.
Ark, V. hura.
Arkai, v. aragi.
Arkaitz, g. rocher; au fond
pléonasme de arri-haUz; il pour A^
V. Essai Ch. II.
Arkakuso, g. puce.
Arkhara, bu. en chaleur (des
brebis). Dé ari-khar?
ArlrhlfifiHj v. arhina.
Arkiarazo, v. arkUu.
Arkina, 1. arikinna, bn. engrais
de chèvre et de mouton, de ari
et egina, egina, fait; k pour g après
r, V. Essai Ch. II; ««c=gn. £r.
ArkitU; arkitzen, g. auriitu,
b. auriAituy 1. bn. trouver ; de ar-
{artu) hide-iu? prendre avec.
Arkiarazo, g. faire trouver.
27
Arkola, 1. étoupe. Mot de
Oîenhart selon P.
Arkoska, g. arkoskor, b. gravier.
Arkume, v. are, 2.
Arlantz, I. baie de blé; syn.
de ahotz.
Arlotatu, arlotatze. v. arlote.
Arlote^ 1. fripon^ Tesp. arlote;
Tangl. harlot^ prostituée.
Jrlotalu, arlotaûzen; s^amuser
dans les mauvais lieux.
Anuazoi, b. armazoin, 1. i. a.
outil, instrument.
Amiazoill, V. armazoi.
Anuiamia^ g. armierma 1. ar-
raignée; syn. de marmara^ aiyiharba,
Armierma, v. armiamui.
Amase, \. aU \.
Arkes, bn. outil; durom. arnes^
V. L. B. et le Dict. de M. Littré
s. V. harnais.
Amo, V. ardo,
Aro, L bn. saison^ temps. Zeraro
da? quel temps fait-il? Gaataro^
1. le temps de la jeunesse; Azaro,
bn. saison des semailles ; novembre.
ArotZ, g. b. karolSg arrauis^ 1.
forgeron. Eu g. aussi charpentier.
Arpegi, v. autre.
Abbaba, 1. arrau, bn. arraun g.
aviron^ rame. Du rom. ram; ra-
meau^ baguette, v. L. R; avec ar
prosthétique et 6 pour m. v. Essai,
ch. n.
Arrabar, v. arri i.
Arrabenitu, v. ôerri.
Arrabita, bn. violon.
Arbadiza^ g. gerçure (aux mains).
Corruption du latin rhagadia avec
ar prosthétique?
Abrai, 1. 1. bn. gai, joyeux. Ne
serait-ce pas de Tesp. rayo, rayon F
et alors rayonnant.
Arraiy 2. g. arran, b. arrain, 1.
bn. poisson. La différence dans la
terminaison in n'est pas chose rare;
comp. arzai^ usai. Le i intercalé
dans les dialectes basques f r. rem-
place d'ordinaire le son mouillé de
1 (11 français) et de Uj (gn fr. et
n esp. V. arôeino); et quant à T»,
il paraît que ce son à la fin d'un
mot est désagréable à Toreille des
basques espagnols ; de melon on a
fait melo^a; de Tesp. razou, ar-
razoya.
Arraingorrij g. en esp. escarcho ;
litt. poisson rouge.
Arrantzatu ou arrantza^ arrant-
zatzen; arrantzan egin, g. pêcher;
en lab. on construit ce nom ver-
bal avec hari, arraintzan hari naiz,
je pêche.
Arrantzay g. pêche.
Arrantzari, g. arrainsate, 1. (mieux
arrainzalè) arrainkari^ bn. pêcheur;
de arrarUZ'ari et arrain^zale,
Arbail, 1. bn. bûche, de arraildu,
Abraildu, 1. bn. fendre; corrup-
tion du latin rhagadia.
Abrailcabri, 1. qui fait fendre
(le coeur); de ajrail'^arri.
Arrain, v. arrai. 2.
Arraingorri, v. awai, 2.
Arrainkari, b. truite, syn. de
amarrai, bn. pêcheur, v. arrai, 2.
Arrainzalè, ou sale, v. arrai 2.
Abraka 1. g. fente; du latin
rhagadia; comp. arradiza,
Abrakatu, arrakatzen, fendre.
28
Arraka 2. bn. grand débit.
Arrambela, bn. arc teuda pour
y exposer et blanchir les échevaux.
Arramberritu, v. berrL
Arkanoura, bn. souci, arrenkura^
1. plainte. Arrenkuraz dago ; il se
plaint. Du prov. rancura, récrimi-
nation, plainte, v. L. B. v. errev^
iurcUu,
Arrano^ g. b. 1. bn. aigle.
Arrantza, 1. v. arrai 2.
Arrantza, 2. g. cri de Tàne.
Arrantzarri, v. arrai 2.
ArrantzatU^ v. arrai 2.
ArrantzatZOj v. arrai 2.
Arran^ v. arrai 2.
Arrapatu, g. saisir,du rom. rapar^
V, L. R
Arrapo^ 1* écume; aha bazter
arrapoUua^ 1. qui écume des deux
côtés de la bouche. P.
Arrapozki, bn. tranquillement;
de fr. repos avec ar prosthétique.
Arras, g. tout-à-fait; — 1. bn.
très. Arras onçi, très bien; on pro-
nonce arrach. Selon Ghaho du latin
rasus, pour indiquer Tétat d^une
chose porté à Fextrême limite^ et
peut être comparé au £r. à ras de^
au ras de.
Arraske, g. fer pour nettoyer
la huche à pétrir; comp anha.
Arrasta, arrastatze, v. ar S.
Arrastian^ 1. environ, i. a.
Arrastelu, 1. râteau; du rom.
rastel; et ar prosthétique.
Arratoi, g. rat, de Tesp. rato.
Arrats, g. b. I. arrax^ et par
contraction ax; bu. nuit.
Arratsean^ L au soir.
Arralsalde, g. b. 1. arraxalde, bn.
soirée. AraUalde on, bonsoir.
Arratsalde, v. arraU.
Arratsean^ v. arraU.
Arrau, v. arraba^
ArraultZi g. arraulz, b. ar-
raultze, 1. arrolze, bn. oeuf.
ArrauUze guria àera, oeuf à la
coque. ArrauUze gogorra, oeuf dur.
Arraun, v. arraàa.
Arrausi, v. ao.
ArrautZ, v. arots et Jirrauliz.
Arrax, v. arraiê.
Arraxaldej v. arrau^
Arrazadura, 1. P. passion,.
mauvaise habitude; se dit aussi de
quelques infirmités du corps, i. a.
Arrazoi, g. errazoi, b. arrazoin,
1. bn. raison, du prov. razo, ou plu-
tôt de Pesp. razon, vu la term. in.
Arraztea, v. ar s.
Arre, g. b. gris; en bise, avec
Tarticle arria; comme toujours e
devient i. Serait-ce de arri, couleur
de pierre?
Arreba^ g. b. 1. bn. soeur de
frère.
Arrega^ !• bn. fraise.
Arregatu, 1. P. arroser; i. a.
do Fesp. regar.
Arreit, g. 1. 2. pers. du sing.
de rimpératif de jarrailu, suivre.
On se serait attendu à arrait avec
a; mais dans le N. Test, de la Bo-
chelle ainsi que chez Larr. se trouve
arreit, Bainaerran cieçon ùercehaii:
arreil-niriy St. Luc IX: 59. Puis
il dit à un autre: suis mois.
Arren, g. b. 1. bn. de grftce,
je vous en prie, donc. JSsan esazu
29
arren, dites de grâce, dites donc.
Arbenkuba^ V. arrangura.
Arrera, v. artu,
Arrerazii v. artu
Arrerazo^ v. artu,
Arrerazotzen^ v. artu.
Arrêt zarret, à droite et à
gauche. Quel dialecte? Larramendi
s. V. diestro.
Arrêta^ g. b. artha^ 1. bn. soin.
Ba^ arretarik andiena ipini bear-
rean^ g. mais quand il faut donner
le plus grand soin.
Arretaz, g. soigneusement.
ArtAatu, arthatzen, soigner.
ArtAatsu, soigneux^ de artha-tsu.
ArtiosHy bn. adv. de arthaz-M.
Arretaz, v. arrêta.
Arretsi, v. Aaretsi.
Arri, 1. g. b. Aarri, 1. bn.
pierre. — g. b. forte grêle.
ArritUy arritzen^ g. harritu^ har^
ritzen, 1. bn. pétrifier, s^étonner.
Arrigarrij g, b. 1. épouvantable,
admirable.
ArrUsu, g. b. 1. pierreux.
Arroèi, g. b. Aarroôi, hardia, 1.
carrière; de arri^obi et dia.
Arriôizi, g. b. écho; do arri-àizi,
pierre vivante. Selon Larramendi
le lieu oÎL se trouve Técho, et Técho,
le son même, yotorri; mais ce mot
n*est pas connu dans le Guipuzcoa,
ni en Labourd.
Arzulo, g. grotte; de arri^zulo.
Argina, g. b. tailleur de pierre;
de arri-egin,
Harrabar, ou arrabar b. Selon P.
grêle; il donne encore harri abat,
grosse grêle, qui est évidemment le
même mot;mais aujourd'hui on ne les
connaît plus à ce qu'on nous a dit.
ffarroin, 1. P. pilier; i. a. de
iarri'Oin.
Harroki, 1. P. tas de pierres; i.
a. de harri'toki.
Arri, 2. g. b. harri, 1. bu. cri
pour faire avancer les chevaux et
les mulets. Dans le Labourd aussi
aira.
Arria, v. arre.
Arbibera, erribera, 1. rivière, du
fr. rivière avec ar prosthétique, et
b pour V.
Arribizi, v. arri, 1.
Arrigarri, v. arri, i.
Arrimatu, v. arrimu,
Arrimu, bn. refuge. — 1. arran-
gement; — b. appui; de l'esp.
arrimo, appui, protection.
Arrimatu, bu. se placer sous la
protection de quelqu'un. — b.
appuyer, s'appuyer.
Arritsu, v. om, 1.
Arritu, v. arri, 1.
Arritze, v. am, 1.
Arro, g. b. harro, 1. bn. gonflé,
vaniteux, — 1. hâbleur, taré. La
signification propre paraît être:
creux. P. donne harroa souche,
arbre vermoulu et gâté en dedans.
Batna, iharari eta harroari inhar
baiekere iratchekitztfu dio. Axular
p. 286, mais au sec et au vermoulu
une étincelle même, le lui fait
prendre (feu). Larramendi ne
donne que le sens figuré à arro\
pour creuXyhueco et gouflé,hinchado
il donne utsa et anditua. On re«
trouve harro dans azken harro avec
30
la siguification de creuser ou oreux
V. azhuin. Bamea harro duen alia-
teai, astaparretan ditu legeak, 490.
Prov. d'O. Le juge qui a Tâme
tachée, tient les lois entre ses grif-
fes; litt. Talcalde qui a l'intérieur
gâte etc. etc.
Arrotu, arrolzen^ g. b. bn. se
gonfler, — 1. parler beaucoup; se
monter.
Arrokeria^ g. b. vanité. — 1. hâ-
blerie, jactance; do arro-ieria,
Arroùasun, g. syn. de arrokeria;
mais cette dernière forme est pré-
férable, V. eri,
Arrobi, v. arri 1.
Arrogaria, V. arrogatu.
Arkogatu, arrooatzek, 1. voler,
piller, de Tesp. arrogar.
Arrogaria^ arrogalzaille,vole\xr, de
arroga^ari et izalle. Le i est de trop.
Ahrogatzaille, V. arrogatu,
Arroila, bn. fossé pour l'irri-
gation des champs; de l'esp. roUa.
Arrokeria, v. arro.
Arrola, 1. arolla, bn. collier
(des chevaux) de Tesp. roUa.
Arrolze, v. arrauUz.
Arront, v. arrunt,
Arrontatu, arrontatze, 1. F.
moissonner, couper le blé, i. a.
Heriotzearen sega, onen eta gaich-
toenarrontaizeko, Axular. 574. a. éd.
La faux de la mort pour (le)
moissonner (des) les bons et les
méchants.
Selon le suppl. de Larr, manco-
munar, s'unir, se joindre pour agir
de concert.
ArrOtaSUB, v. arro.
ArrotU, v. arro,
Arrotz, g. 1. bn. étranger, hôte.
Arroôziu, 1. bn. devenir étranger
à,8e déshabituer de(son travail p.ex.).
Arrotzalu, arrotzatzen, g. éloig-
ner, détourner.
ArrOtzatUy v. arrotz.
Arrotzatze, v, arrotz.
Arrotze, v. arro.
ArrotztU, v. arrotz.
Arrunt, 1. bn. arrotU que P.
cite n*est plus connu. Commun,
familier. Guziehin solhoêturi amolsu
edo arruntez. Axular 82., qui parle
à tous, aimable, familier. — 1. bn.
tous, sans exception. Arrunt AU
dituzte, il les ont tous tués. Arrunt
dira ôat, il sont tout-à-fait un.
Selon Ghaho du latin rotundus.
Arruntian, bn. communément.
Arrunter, bn. adj. toile commune
faite néanmoins avec du lin dégagé
de rétoupe. Salaberry. Nous ne
comprenons pas comment le sub-
stantif toile peut être un adjectif.
Arruktian, v. arrunt.
Arrunter, v. arrunt.
Arska, 1. mé (maie) à pétrir;
selon Fouvreau ce mot est em-
ployé par Oienhart et syn. de nuUra.
Le mot arska n'est plus connu;
comp. asia, pétrin. Le r peut 8*être
perdu dans la prononciation. Oien-
hart écrit de même arsto, qui de
nos jours dans tous les dialectes
est aato.
ArstO, V. asto.
Artalde, v. ardi.
Artazi, b. ciseaux.
Arte, 1. g. b. 1. bn. espace.
31
Ariean, g. b. 1. bn. daus l'espace
(de)^ tandis que^ eiitre, parmi, jus-
qu'à ce que, aus<ji longtemps que ;
de artecMi, Eta berri ayeh eskriùuz
ezarri ariean, gorde ziran, g. et
ces nouvelles furent conservées tan-
dis qu'elles furent couchées par
écrit. Bi muru arùean, entre deux
murs. Mundu mundua dan artean
gau-egunak elkarrijarraituko zitzay*
eztela^ g. que le jour et la nuit
se suivront aussi longtemps que le
monde est monde, Oizonen aHean,
entre, parmi les hommes. Zaude ni
etarri artean, I. restez jusqu'à ce
que je vienne.
ArteraTio, g. b. arteino^ 1. artiOj
1. bn. jusqu'à; de arle^ra-no, arte
no. Gomme le i dans arieino ne
sert qu'à donner le son mouillé à
Vn, il est mieux de Técrire sans
tilde. Ariio contraction de arieino.
Sarri arlio, 1. jusqu'à tantôt.
Axte, 2. chêne.
Artç, 3. b. aujourd'hui ariezia-
êun, droiture; peut être de arte^
chêne.
Arteza, b. droit; artheza, 1. droit,
adroit. Jangoiiuaren legia arteza
da^ la loi de Dieu est droite,
équitable.
Artez, artezlero, b. adv.
Arlezlu, b. diriger.
^r^e;?ar},b.directeur; de arteza-ari,
Artean, v. arte, l.
Artegi, v. ari, 2.
Arteino, v. arte, i.
Arterano, v. arte, 1.
Artez, V. arte, 3.
Arteza^ v. arte, 3.
V. arte, 3.
Arteztasun, v. arte, 3.
Arteztero, v. arte, 3.
ArteztU, v. arte, 3.
Artha, v. arrêta.
ArthatSU, v. arrêta,
Arthatu, v. arrêta.
Arfheza, v. arte^ 3.
ArthO, V. arto.
ArthOSki, v. arrêta,
Artio, V, àrte, 1.
Arto, g. b. 1. artho, bn. maïs,
méture. Selon W. v. Humboldt de
arte, chêne, puisque primitivement
on faisait le pain de glands de
chêne.
Artu, artzen, g. b. hartu,
hartzen, 1. bn. prendre, recevoir.
En hoU. le verbe krijgen est aussi
employé pour prendre et recevoir. —
b. mener (la vie). — 1. traiter (mal
ou bien). Etajaten dugula atseguin
har deçagun. St. Luc. XV. 23. Test.
Eochelle 1571... et que nous (en)
mangions (et) prenions joie. Artu
eban bizitza nasai bat^ b. il eut,
mena une vie relâchée. Artzen zuen
gogor^ 1. P. il le traita durement.
Ez ezertan artu, g. ne faire aucun
cas de, mépriser.
Arrerazo ou arrerazi, arrerazotzen,
g. arazi, b. hararazi, 1. faire pren-
dre, de ar-erazo, erazi. Générale-
ment le g. ne se sert pas de la
forme radicale ar; l'impératif cepen-
dant en est formé, ar ezazu^ prendsi
arbeza, qu'il prenne. Familièrement
on dit to (masc.) no^ (fém.) prends
(le) tiens (le) ; avec régime pluriel
(les) totzii, notzin, v. to.
82
Arreray arera, g. accueil.
Artu-emon^ b. commerce.
Hartze, hartzeko, bn. créauce.
Harizeduny I. bn. créancier; de
harize, subst. verb. et du-n,
Ararleko, b. 1. bn. médiateur,
entremetteur; de ar-arte-ko.
Arartekotamnj b. 1. arartehotaT"
zun, bn. intercession.
Artu-emon, v. ariu.
ArtZ; g. 1. ours, du lat. ursa?
Artzal, y. ardi.
Artzain, v. ardi.
Artzanora, v. ardi.
Artzar, y. ardi.
Artze, V. arlu.
Arzai, arzain, v. ari, 2.
ArzulO, V. arri 1.
As. La racine as on az sl pro-
duit beaucoup de dérivés. L'ortho-
graphe est souvent flottante entre
as et az. Larrameudi écrit azlura
et aslura; Pouvreau aslea et haztea.
Bien que azi, semence, s*écrive dans
tous les dialectes avec z^ et o^t,
commencement^ principe avec s^ il
nous paraît qu'il ne peut pas y avoir
de doute que ce ne soit le même
mot^ quand on voit l'irrégularité
avec laquelle les dérivés s'écrivent;
tantôt s et z^ asture et azlure;
tantôt s dans un dérivé où. il fau-
drait z^ ase rassasié, de azi nourri
(ou azi de asef) La double signi-
fication de as ou az indique croyons
nous, que c'est le même mot pris
dans deux acceptions qui se con-
fondent, principe et semence ; nous
ne changerons rien à l'orthographe
admise.
1^ Azif 1. g. b. bn. Aazi, 1.
semence.
Azaro, g. b. récolte ; de az-aro. —
g. b. hazaro^ bn. novembre; syno-
nyme de aziUa.
AziUa, b. hazilla^ L le mois de
novembre, de az-Ula,
Azi, 2. azilzen, g. azi, azlen, b.
Aazi, hazlen, 1. bn. nourrir, élever;—
g. croître (d'un enfant, d'un arbre),
Beste askok bere azten ditubeezgure
modubanseme-alahaak. Moguel, p. 17
beaucoup d'autres aussi ont élevé
leurs enfants (fils-filles) de notre
manière.
Aziriko, b. nzitako, g. ayant été
élevé, (abl. abs.) de azi-ik, et r euph.
(v. Essai p. 46) et azi-tako.
Âziera, g. azaijera, h. éducsLiion;
iminteko ardura egijasko bat enreen
familyaren azaijeraan, b. pour don-
ner un véritable soin à (dans)
l'éducation de leur famille.
Azùura, g. 1. habitude. Lardiza-
bal astura. Bano bere asiura lasai
gaistoagaiik, mais à cause de ses
mauvaises habitudes relâchées. Eta
ikusi gabe ikusUn, uolakoak, zer
aziuratakoak ela zertsu àiren, Axu-
lar p. 414 a. éd £t de^voir, sans
voir, quelles et comment sont les
habitudes, et ce qu'ils sont à peu
près.
Azturatu, azturalzen,g. s^habituer.
Azkunûza, azta, 1. nourriture, ha-
bitude, façon de vivre; P. cite a0^,
mais ce mot n'est plus connu.
Azta korri itchekiko dio, il gardera
cette habitude.
Azama, v. ama.
^s
Hazhwrri, 1. bu. nourriture; la
terminaison n*est pas claire.
A»e^ g. b. 1. bn. rassasié; rempli.
Atelu, asetxen^ g. 1. bn. aseiu^
asetefif b. rassasier^ soûler, remplir.
AaazJcetu, aaazketan, b. se rassa-
sier beaucoup; de oêe-asia^tu,
Aako, g. b. 1. bu. beaucoup; de a9'ko,
Aakotan^ g. b. souvent. Bana ayl
cahotim provechu gabe^ mais hélas 1
souvent sans utilit^é.
Askotu, oêkohen^ g. Oftaze eta
arazo askolu dizMzut, peines et
troubles je te les augmenterai.
Asii, g. b. 1. assez; de as-ii.
Askitan^ bn. souvent; de aski-lan,
Asiide, askoiza^ g. multitude;
de as'hide.
AahidaiUj askidatzen, g. satisfaire^
de (U'Aide-iu.
Afiietsif s. L. syn. de asUdalu;
de asM-etsi*
2^ Aai, g. asiera^ g. b. Aaeiepen,
iasle, bn. kastapen, Aalsapenj 1.
(transposition du i) commencement.
JSoBtean Jainkoak egin zUuenzerua
eta lurra. Au commencement Dieu
fit le del et la terre.
Asii asten, g. b. Aasi, hasten ou
hasUzen^ 1. bn. commencer. Rorta-
ioizaû, hoêUzen (haci-cen) egiteiik
molderik gabeho*.. leze ilAun bal
bezala. Test, zaliar. par Larregui;
pour cela ayant commeucé, sans au-
cune forme, comme un abîme obscur.
Aste^ g. b. 1. bn. semaine; subst.
verbal indéfini, (le) commencer,
commencement. Etymologie géné-
ralement admise; mais au fond
commencement de quoi?
Asiêlen, g. b. oêieleAen, 1. bn.
lundi; de aste-len, le premier du
commencement.
Astearle, g. b. osteAartef mardi;
de aste'arte, entre commencement,
c. a. d. qui tient le milieu.
Asteazien, g. b. 1. bn. oêiezken,
1. bn. mercredi; de asie-azien^ der-
nier du commencement.
AsaI bn. interj. pour exciter
rintérêt; ce sera le fr. ah çal
Asabak, v. aiia.
Asaia, bn. émotion violente.
Selon P. phtisie.
AsakatU, s. L. acabarse, s'étein-
dre, mourir, s'anéantir. £st-ce pour
oêkaiu, dans le sens de dissoudre ?
Â^ALDA,.bu. tumulte; asaldu, 1.
fâcherie; de Fesp. asalto.
AsakUUu, asaldalzen, 1. bn. se fâ-
cher, se soulever; irriter, importuner.
Asarre, asarretu, v. ats, 1.
Asartu, v. ais, 1.
Asartze, v. o^, 1.
Asazketu, v. azi, s. v. as.
Asbera, v. aU, 1.
Ase, 1. V. azi, s. V. as.
Ase, 2. V. aize.
Ase, V. a.
Aserre, v. ats, L
Aserrecu, v. aùs, 1.
Atterretze, v. ats, 1.
AsetU, v. azij s. V. as*
Asi, V. as.
Asiera, v. asi^ s. v. as.
Asiki, V. aiUs.
Asikitu, V. auls.
ABka, b. bn. pétrin — b. 1.
auge. — 1. bn. rigole le long de la
route; chute du r, v. arska, asto.
8
34
AsiiUu, oêiiUgen, b. délayer.
Askaldu, askaltzen, 1. bu.
déjeuner; de askari-du; pour la
mutation de r en / v. ari^ 3.
Askari, 1. bu. déjeuner; de
ase-hari? v. an, 4. h pour hj^ v.
Essai, Ch IL
Askatu, askatze, y. asha,
ABkaz^ 1. bu. parent.
Askii y. asA^ s. v. a9,
Askidatu, v. azh s. v. as.
Askide, v. azi, s. y. <u.
Askietsi, v. azi, s. y. 09.
Askitan^ y. azi, s. y. as.
AskO, y. azi^ s. y. as.
Askotan^ y. azi, s. y. as.
AskOtU, y. azi, s. v. as.
, Askotza, y. azi^ 8. y. as.
AskOtze^ y. azi, s. y. as.
Askor, y. ats. 1.
Askordiuak^ b. engelures.
. Asma, asmo, g. b. résolution.
Artu nuen gipuzkoako euskeran berri
bat argilaraizeko asmoa, g. j'ai pris
la résolution d'en publier un nou-
yeau en basque du guipuzkoa.
Jainkoak bere asmoak agertu zioz-
kan, g. Dieu lui manifesta ses
résolutions, ses projets. — 1. pensée.
Selon Larramendi divination; mais
aujourd'hui asmo ne paraît plus
être en usage dans cette acception,
ni en g. ni en b. Cependant les
dérivés suivants existent:
AsmaizaUe, g. b. devin; de a^ma-
tzaUe.
Asmatu, asmaizen g. b. deviner,
inventer; de aùz, trace et eman,
g. ou emon, b.P (de là les deux
formes asma, asmo), indiquer, don-
ner la trace p« ex. dans les en-
trailles des animaux. £do doklrina
barryak asmeetan ditubeenak, b. ou
qui inventent de nouvelles doc-
trines.
Asmatu, v. asma.
Asmatzallej v. asma.
Asmi, b. petit pain, galette;
syn. de opil.
Asmo, y. asma,
Asmo, asmuka, v. 4Uz.
Asnase, v. ats^ 1.
Asnaur egin, 1. ruminer. Se-
lon P. ce mot est employé par O.
Aspaldi, g. b. 1. bn. aspaldian^
g. il y a longtemps; de aldi, espace
de temps; mais qu'est ce que o^p .^
Aspaldian eziet ikusi; g. il y a
longtemps que je ne l'ai vu. Aspaldi
du elorria nifUzela, 1. il y a long-
temps que je suis arrivé.
Aspaldian, v. aspaldL
Asper, bn. selon Oienhart, sa-
tisfaction, contentement. P. ajoute:
il se prend aussi en mauvaise part,
asper hariu dut, j'ai pris plaisir.
Qu'est-ce que P. entend par cela;
veut-il dire plaisir charnel? Nous
croyons plutôt qu'il a voulu dire
vengeance, puis que c'est la signi-
fication du verbe; plaisir et ven-
geance se touchent d^assez près;
nous savons que „Ia vengeance est
le plaisir des dieux". La forme du
mot vient corroborer cette double
signification; il nous paraît que
asper est une variante de asber^
de ais} pas avec la signification de
soupir, cela va sans dire, mais de
mauvais (bas) souffle.
86
AêpeftUf atferizeH^ 1. se venger.
Asperlu naizayo odolaramo, je me
suis venge de lai jusqa^an sang. —
g. b. fatiguer, ennuyer. Lanaz aS'
periu naizy g. je suis &tigué, en-
nuyé du travail.
JêperiaUlUy 1. vengeance; la ter-
minaison n'est pas claire; elle se
retrouve dans Aersiailu.
Asperkaillu, v. asper.
Aspertu, aspertze, v. asper.
Aspo, y. als l,
Asse, V. aize,
Astaintasun, v. azta, 1.
Astal, V. azlal.
Astalkatu, 1. dévider. Lerde
art fil est souvent l dans les dé-
rivés» V. ari; astalkaiu peut donc
être pour asiarikaiu. Asû qui est
pour atZj doigt, se retrouve aussi
dans ardaiz^ doigt à fil =z fuseau.
Astalio, écheveau de fil.
AstalkO, V. astalkaiu.
Ast6> V. asiy s. V. a».
Astearte, v. an^ s. v. as.
Asteazken, v. asi, s. v. as.
Asteharte, v. asi, s. v. as.
Astelehen, v. asi^ s. v. as.
Astelen, v. asi, s. v. as.
Asten, V. asiy s. V. as.
Astezken, v. asi, s. v. as.
Asti, 1. astitzen, g. battre,
fouetter.
Asti, 2. b. 1. bn. loisir.
Asliro, g. b. 1. lentement; à
loisir.
Astigar, gastiga/r^ g. tilleul.
Le tilleul servait anciennement à
faire des cordes, des nattes, v.
Pictet, Origines I. £. 1. 226. Lar-
ramendi donne pour corde aussi
estigarriay ce qui sera le bise. estU"
garri^ évidemment dérivé de estu
serrer, lier, etgarri. Les deux noms
signifieraient donc celui qui lie, le
lieur, s'il nous est permis de foire
ce mot.
Astigarraga, lieu planté de tilleul.
Astigarraga, v. astigar.
Astindu, astintzen, g. b. se-
couer, battre. Probablement une
variante de asli, et formé de asti-
egiu'du. En bise, egin se contracte
en ein. Erazo egin fait erain.
AstintSEOy V. astindu.
Astiro, V. asti, 2.
AstO, g. b. 1. bn. âne. Oien-
hart, dans ses proverbes, écrit arsto.
— 1. T en bois sur lequel on
pend les habits pour les battre.
Astoieria, g. b. 1. bn. bêtise,
ânerie; de asto-Aeri.
Astokume, ftnon; de osUhAume.
Astoiilla, 1. le membre viril de
rftne; de asto^MUo?
Astoaren arima, L papillon.
Astokaiko^ g. b. (un) imbécile;
se dit par dérision, le kaiho, kaiht
n'étant employé que pour les vaches.
Astokaiko, v. asto,
Astokeria, v. asto.
AstokiUa» v. asto.
Astun, V. azta, 1.
Astiinda, v. azta, I.
Astura, v. azi, s. v. as.
Asturatu, v. azi, s. v. as.
Asturatze, v. azi, s. v. as.
Asiin, g. b. L bn. ortie.
Atjlbala, b. 1. bn. tambour; de
Tesp. atabala (v. Dict. Â. £.) qui
86
vient de ?arabe. Àiabàlatu^ battre
de la caisse.
Atakide, v. ate^ 1.
Atalata» g. b. 1. En g. on pro-
nonce ialaya; lieu élevé sur la côte,
toor d*où Ton peut observer les
b&teanx des péohenrs et lenr faire
des signaux; de Tesp. atalaja qui
, vient de Tarabe tala'a ; v. Dozj, Glos.
Atarte, v. aie.
Atchiki, 1. bn. tenir; de aûz-
e^f comp. UcheU*
Ate, 1. g. b. aihe^ 1. bn. porte.
Dans les composés aihe, devient
aihal sans que nous puissions en
trouver la cause. F. donne même
un exemple ou athalesi'foxirathe,
Athal ahdoan daço, il se tient^près
de la porte.
Âihalalase, 1. F. dit: seuil de la
porte; mais il paraît que ce n'est
pas juste; c'est la planche qu'on
tire devant la porte dans les fermes;
de athal — P
Âthalhaga^ 1. barre de la porte,
de aihal — ?
Athalondatu, atAamendatu, bn.
chercher des renseignements secrets;
de atial'Ondo-ûu et athal— ^^
Atheka^ 1. bn. brèche; passage
étroit d'an champ à un autre.
Athariy 1. devant de maison cou-
vert^ abri; Larramendi dans le sup-
plément donne atarte, portai, por-
tail; comp. ateri,
Atheràe, 1. atharbe^hnAien pour
être à l'abri de la pluie; comp. ateri;
de atheri'ôe; par extension, maison,
toit. JEzen eznauc digne eneatharbe
pean sar adin. Test. Bochelle. St.Luc
VII. 6. car je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit.
Atakide, g. écluse; copié de l'esp»
compuerta; de ate-hide.
Ate, 2. g. ahate, 1. bn. canard.
Atera, ateratzen, g. ateta,
ateratetij b. athera, atheratzen, 1.
tirer hors, arracher, sortir; ellipse
(aller) vers la porte? ate-ra.
Aterate^ ateratze, v. aiera.
Ateri, g. b. atheri, 1. bn. Ce
mot indique qu^il ne pleut pas,
qu'il fait sec. Atheri da^ 1. il fait
sec; mais aussi comme substantif,
sérénité. Sans pouvoir indiquer la
filiation des idées il semble néan-
moins que ateri se rattache à aie
par atharia et atherôe. Quand pn
est à l'abri {atherôean) on ne sent
pas la pluie, c'est comme s*il ne
pleuvait pas, ce qui est la sig-
nification de ateri, atheri, bien plus
que sérénité; pour sérénité, ciel
serein, Larramendi donne osparèia^
odagea,
. Ateri ou atertu, atertzen, g. atheri,
athertUf athertzen, 1. bn. ne plus
pleuvoir, se rasséréner. Athertzen da^
il se fait sec. c. a. d. la pluie dis-
continue, aiheri da, il fait sec, c.
a. d. il ne pleut pas. JEzia behin
ère athertu, il n'a pas cessé de
pleuvoir; litt. il n'a jamais fait sec
Uria aiheri da, la pluie a cessé.
Dans ce dernier exemple qui est
aussi de F. atheri a pris entière*
ment le sens de sécher, la pluie
(s)'est séchée.
Atermne, g. sérénité, ciel serein ;
de ateri-une^ époque de sécheresse.
87
Berrogei egunen iuruan aterrunea
ageriu zan^ au bout de quarante
jours le ciel serein réparât.
Atertn, v. c^m,
Atemine, v. ateri,
Atertze, ▼. aterL
Athaka, v. aie.
Athalalase, v. o^^ i.
AthaUiaga, v. ate, 1. *
Athalondatu, v. ate^ i.
Athamendatu, v. ate, l.
Atliarbe, ▼- ate^ 1.
Afhari, v. au, l.
Athe, afhekai v. aie, 1.
Athera, v. atera,
Afherbe, ▼. aie, 1.
Atheri, v. ateri,
AthortZB, V. ateri.
Atorra, g. b. chemise de femme,
bn. chemise d'homme — 1. chemise
d^homme et de femme j — b. che-
misé eu général et aussi d'enfants.
AtOZ, V. etorri.
AtS) 1. b. kaUi I. hax^ bn.
Pouvreau écrit haie pour haisy et
haie pour hatz. Ce radical ne s'est
conservé ni en g. ni en b. bien
qu'il se retrouve dans les composés.
En 1. et bn. hais s*est conservé
avec la signification de souffle, ha-
leine, respiration, désir violent et
c'est selon toute apparence une
variante de aize g. ose, b. haize,
1. vent. Ce qui nous paraît changer
cette supposition en certitude c'est
que le verbe guip. ^oêariu, jouir,
est en bise, aisia ariu.
SatsX haleine, 8ouffle,respiration,
1. aisci désir violent; haitaren gainean
jarriio nais, Axular p. 75. Je me
mettrai à Taise; le gén. à cause
de gainean. Le lab. aisia, aise, sera
pris du bise. v. ais, et pourrait
avoir donné, ais, prov. aise, fr. dont
Torigine est inconnue.
Atsnase, asnase, g. amase, b. En
g. respiration; en b. haleine. Le
b. amase est une étrange corrup-
tion de asnase ou mieux atsnase.
Âsnase ariu, g. respirer.
Jtseda, g. souffle; de atseden.
Atseden. g. atseen, b. souffler
dans le sens d'éteindre; se reposer;
comme en français p. ex. faire
souffler les chevaux. Eta arbola
pean atseden zezaiela, g. et qu'ils
se reposassent sous Tarbre, Oorpuiz
iansabari aiseen eragilekoy b. pour
faire reposer au (le) corps fatigué.
De ats-egin et ein,
Aserre, g. b. aussi asarre, b. ha-
serre, 1. bn. hasarredura, L colère,
de ats-erre.
Jserretu, aserreizen, g. b. haser^
reiu, Aaserretzen, 1. bn. se mettre
en colère; de aserre, Etachitaser'
retua irien zan, g. et il sortit très irri-
té. Aserreizen zera, tu es en colère.
Asarre ou asarreiu, g. b. se que-
reller; de asarre, v. ci-dessus.
Asartu, aserizen, g. aisia artu^ b.
jouir, s'amuser, de ais et aise ariu.
Haishariu, 1. prendre haleine;
respirer; de hais hariu.
Aisegin^ g. b. 1. axegin, bn. joie,
de ais-egin. Il est curieux qu'en, 1.
et bn. on écrive ce mot sans h.
Aisegin dut, 1. j'en suis content.
Asior, b. joyeux; de ais-ior,
Aisekabe, g. b. 1. axegabe, bn.
S8
affliction; de aU^gabe^ h pour g*
V. Essai, Ch. II.
Aèpo^ g. hauëkOi 1. poamons; de
AaU^ko. Le p, dans aspo semble
être pour h.
Hausioai, plar. de kauêko^ 1. bn.
sonfflet» (de forge, de cuisine).
Asèera, g. Aatêdeherapen, 1. AaS'
perapen, bn. kasper ? soupir; de
ats'bera et hats-beherapen, Oaie deri-
zanak irri deraidiky onderizanak kas-
perren, Prov. de Oienhart. Celui
qui te hait te fera rire, celui qui
t'aime te fera soupirer.
AtS, 2. g. àale; — b. puanteur.
Serait-ce ats haleine? comp. kalsti.
Atsilu, b. se salir, se corrompre.
Hatêti, 1. qui a Thaleine forte.
Atseda, v. aie, 1.
Atseden, v. a^, 1.
Atseen, v. ats, 1.
Atsegin, ▼. aie, i.
Atsekabe, v. ais, 1.
Atsitu, V. ats, 2.
Atsnase, v. au^ 1.
Atso, g- b. 1. vieille, ne se dit
que de la femme. De l'homme on
dit agtirâ.
AUotu^ atsoizen, g* b. I. vieillir.
Atsotu, atsotzen, v. atso.
Atun, 1. bn. thon (poisson) de
l'esp. atun.
AtZ, b. g. iatz, 1. bn. En b.
doigt; en g. gale; en 1. bn. déman-
geaison, trace. Doigt est en g.
ôealz; nous ignorons d'où vient
èe; et en 1. et bn. erki; cependant
aiz se retrouve dans les composes
qui sont communs à tous les dia-
lectes. Il nous semble que les
diffârentes aoœptions de atz (doigti
démangeaison, gale), se touchent de
si près, qu'on peut les considérer
comme dérivées du même radical.
Azkazal, g. atzazal, b. azazkal^
bn. ongle; de atz^kazal; k^oxïik,
V. Essai, Ch. II. Le bn. a trans-
posé le k.
Hatzeriy bn. gale; de kaiz-eri;
mal (des) doigts.
Aztapar^ atzapar^ 1. aztapar, bn.
patte, giiffe, de aiz — ? On ne
peut avoir malheureusement au-
cune confiance en Larramendi qui
fait dériver, l'esp. zarpa, griffé, du
basque atzarpa pour aizapar. Nous
ne savons si aizarpa existe.
Aizlodi, b. beaizlodi, g. pouce;
de aiZ'lodL
Aizlodiurren, b. èeaizlodiurre»,
g. index; de aiz-lodi-urren.
Aizckiker, b. petit doigt ; de aiZ"
ckiki.
Aiziiu, aizUzen^ g. saisir. Comp.
aickiki, Sikengo ondoan atzUu ziiuet^
après qu'il eut pris Sichem.
Aziaiu, aziaizen^ g. kasiaiu^ 1.
toucher, tàter.
Asmuy bn. (sans k et avec «P)
Selon M. Salaberry, tact.
Asmuka, 1. bn. à tâtons.
Haâiamu, 1. P. syn. de asmuka;
mais paraît ne plus être connu.
Aziama, g. trace; de atz — P
AziamaiUf aziamaizen, g. indi-
quer.
Haizetnan^ 1. kaizaman, bn. attra-
per, atteindre de kaiz^eman.
Haizegin, l.se gratter; de kaiz-^fi»»
Atsapar, v. aiz.
39
AtBfl3rtZ6, Vi (Uzarri,
Atzarri, ataartzen, 1. bn.
éveiller, exciter. Atzarri daço, il
est éveillé.
Iratzarri, ]. iratzartu, b. bD. se
réveiller; de erazo-alzar, Aizar est
peu usité pour atzarri.
Atzazal, v. atz,
Atzohiker, v. atz.
AtZBi g. (le) derrière, partie
postérieure.
Atze^ g. bn. étranger. Il nous
semble que c'est le même mot dans
l'acception de aizen^ dernier, dont
azetu^ s'éloigner; commode arroiz^
étranger, arrotzlu, s'éloigner; ce
n'est pas seulement Téloignement
qui est indiqué, mais peut-être
aussi le peu de cas que l'on fait
de l'étranger; il est considéré comme
le dernier. Le prov. basque \jarrotz
kerri, lUzo Aerri, pays d'étranger,
pays de loup, peut servir comme
illustration de rantipathie pour
l'étranger.
Aizekoaldeak, g. les fesses; de
(Uze'-luhaldeak,
Atzelu, alzeluizen, g. éloigner ; —
bn. devenir étranger.
Aizen, g. azien, b. 1. bn. der-
nier; de a^^6*f». Très probablement
le superlatif, c. a. d. le génitif (v.
Essai, Cb. 2V.); comp. ail. letste,
erste, v. Pott, ZâhlmetL p. 215.
Atzean, g. b. derrière; de atze-a-n.
Echearen atzean^ derrière la maison.
Aizenean, g. azkenean] b. 1. fina-
lement; de atzen-ean^ v. Essai, p.
46. note 1.
Atzeneioy g. azieneio, b. 1. dernier,
de atzen-io, avec e de liaison; v.
Essai, p. 8. Berealzeneho itrteetan,
dans ses dernières années.
Aziendu, azietUzen, L éloigner,
de azien. Ardia bere lagunei azketU^
zen zaienean^ Axular, p. 78. Quand
la brebis s*est éloignée de ses com-
pagnes. Le même auteur emploie
dans le même ^ens^hastanihastantzea;
il nous semble que c'est une cor-
ruption du guip. atzen. Eta bere
ardi lagunen alhapidetik aldaratzen
eta hastantzen da, Axular, p. 78
et se détourne, et s'éloigne du pâtu-
rage de ses compagnes les brebis.
Hastangarri^ v. ce mot.
AizOf g. b. 1. bn. hier; àeatze?
d'où vient le o?
AizeratUy atzeratzen, g. b. reculer;
de atze^a*
Atzean, v. atze.
Atzon, V. atze,
Atzenean, v. atze.
Atzeneko» v. atze.
Atzeratu, v. atze.
Atzeratze, v. atze.
Atzetu, atzetutze^ v. atze.
AtzitUy atzitze, v. atz.^
Atzekoaldeak, v. atze.
Atzlodi, atzlodiurren, v. atz,
AtZO, V. atze.
Au, 1. V. ao.
Au, 2. onek, g. au^ auk ou
onek^ b. hau^ Aunekj 1. Aau^ iaur, .
Aunek, bn celui-ci. Au pluriel,
oyek, g. oneek» b. Aoyekt 1* Aauk,
bn. ceux-ci. Le g. possède encore
un pluriel régulier, auek^ gén. auen;
dat. avei. Le u se prononce v; la
prononciation flottante de v et d
40
chez les Espagnols donne encore
Torthographe abeh; Jesusen itzak
dira abeh, Echeverria^ Imit. de
J. G. Celles-ci sont les paroles de
J. G. Le gén. sing. de au, g. est
onen^ dat. oni. Le gén. plor. oyen^
dat. oyei. En b. aneen, gén. onei, dat.
Au9e^ g. bn. auëse, auxe. Gelui-ci
même. Nous écrivons s qai se
prononce comme ch tt. Comp. aae,
huroêâ. Auêe da benetaho errukia,
Mognel, Echeco escolia p. 18. Ceci
est la vraie compassion.
Auba, V. ao.
Auei, V. au 2.
Auek, y. au 2.
Auen, V. au 2.
AuendatU^ v. auAen,
Auenkaky Oienhart dans ses
corrections au Ms. de Pouvreau
dit : échelles de cordes pour monter
le long du mât. Selon d'Etcheberry
(un contemporain?) antemna; mais
c'est une erreùr^dit Oienhart^puisque
antemna est maspreza en basque.
Auga, bn. osier.
AubaldU, v. auhari,
Auhari, 1. bn. souper (subst.);
de ao-arit 4? udevenuydans^an.
Auhalduy bn. souper (verbe) ; de
auAariduj l pour r comp. ari, 3.
et çosaldu,
Auhen, 1. bn. lamentation, cri
de détresse. De ao? ou peut-être
une onomatopée.
Auendatu, g. déplorer.
Auher, bn. fainéant, inutile;
variante de alfer?
Auk, V. au, 2. et euki.
Aukera, v. Aauta.
Auldu, g. perdre ses forces.
Aunatu, atmatzen, y.unàa,
Alindi, V. andi,
Aunts, g. b. ahuniz, 1. bn.
chèvre. M. de Gharencey rattache
akuniz ainsi que akker au sanscr.
agâ ; un est une finale dénominative
(qu'est-ce que c'est qu^une finale
dénominative P); z^ est le féminiu(!)
et pourrait être d'origine néo-latine^
le ^ a pu se transformer en A*
M. d. G. ajoute: tous ces noms
d'animaux {idia, ckakala, eic) ne
sont pas d'origine celtique pure,
mais se rattachent directement à
la langue aryaque primitive. Quel-
ques preuves n'auraient pas été de
trop. La mémoire se refuse de
temps en temps à fournir tout ce
qu'il faut de celtique pur et d'à*
ryaque primitif (est ce qu'il y a
un aryaque secondaire ?) poursuivre
la généalogie de pareils mots. L'éty-
mologie basque n'avancera guàre
de cette façon. La ressemblance
des mots tente toujours beaucoup
M. d. G. c'est ainsi qu*ii compare
garaitu au zend gairi, hauteur, tan-
dis que nous croyons qu^il dérive
de gan. M. d. G. ajoute ,,ce n'est
pas du reste la première fois que
j'ai cru remarquer ce fait dans les
emprunts faits aux langues aryen-
nes : le basque paraît plus près du
zend queduskr." Ne dirait-on pas
que c'est une chose prouvée que le
basque se rapproche d'une de ces
langues.
Akunna, bn. chevreau ; selon M.
Salaberry; «M = gn. fr.
41
Anr, g. Aaur, L bn. enfitnt.
Awrduuy g. enceinte ; de aur-dun.
Aurtoêun, g^. AaurlMun, 1. en-
iànce, — 1. humeur enfantine ; de
ÂwrgiUf g. AaurruiAaUe, bn. ac-
couchement; de aur-egite et haut'
%khaUe.
HaufTuhhaizte, bn. fausse couche ;
de haur-uhiaUe'gaizto.
Hauride, 1. authide, bn. consan-
guin; de aur*Aide. Ce mot aurait
d& s^écrire selon les lois phonéti-
ques (v. Essaie Ch. 1I\ iauriide;
îl n'7 a aucun motif pour admettre
une exception à la règle générale.
Aurdun, v. aur.
Aurginft. S. d. L. occasion.
Aurgite, v. aur.
Aurhide, v. aur.
Auriskitu, auriskitzen, 1.
presser, fouler aux piedSj opprimer.
Anrkezte^ v. aurre.
AnrkeztUi v. aurre.
Aurkhitu, v. ariilu.
Alirki, y. aurre.
Aurkitu, v. ariUu.
Anmi, bn. accorder, s'accorder.
Aurpegi, v. aurre.
Auilraildeta, v. aurre.
Anrrandotatze^ v. aurre.
Aurre, g. b. (le) devant.
Âurrena, g. premier; le gén. de
awrre est aurren; avec l'art, ou le
démonstr. a, aurrena, le, celui de
devant = premier. Aussi employé
eomme adverbe. Aurrena emazteari
esan zion, g. premièrement il dit
à la femme.
Aurrean^g. b. devant; de aurrea-n.
Aurreio, g. b, précédent ; de aurre*
ko; substantivement et au pluriel :
Aurrehoak, aïeux.
Aurrera, g. b. en avant; de
aurrena.
Aurreratu, aurreratzen^ g. b. avan-
cer; de aurrera,
Aurreraioany g. b. dorénavant;
de aurrera-i<han,
Aurleztuy auriezien, g. présenter.
Aurrandeûu, aurrandeûutzen, g.
continuer.
Aura, g. bref, de suite; — bn.
ce soir, cette après midi; de aur^U.
Arpegiy g. b. aurpegi, g. ahurpegi,
aiarpegiy harpegi^ 1. visage; •— g.
Tendroit d'une étoffe; de aurre-
èegi; p pour à, v. Essai, Gh. II.
Arpegira eman, g. reprocher, jeter
à- la face. Jainhoak bere deeùbe-
dienzia arpegira eman; Dieu lui
reprocha, lui jeta (litt. donna) à
la face, sa désobéissance.
Arpegi eman^ g. faire face, tenir
tête. Oyei ère arpegi eman nai izan
zieten . . . ceux-ci voulurent aussi
leur tenir tête.
Aurrean, v. aurre. fs-^-f
AurrekOj v. aurre.
Aurrekoak; v. aurr\
Aurrena, v. aurre.
^Aurrera, v. aurre.
Aurrerakoan, v. aurre.
Aurreratu, v. aurre.
Aurtasun, v. aur.
Aurten, v. urte.
Aurthen, v. urie.
AurthiM, 1. bn. jeter, lancer,
renverser, darder.
Ausa, ausas, g. peut-être, par
42
hasard. J^ia ezta ausa, peut-être
oe n'est pas vrai.
AusARDi^ V. ausarl.
Ausarki, 1. bu. abondamment.
AusART, g. 1. bn. osé, hardi; du
rom. auzart. v. L. fi.
Ausardi, g. hardiesse.
Ausaz, V. ausa.
AU86, V. au, 2.
Ausif 1. b. aboyer. H ne peut
y avoir de doute, croyons nous^
que ce ne soit le même mot que
le lab. adaussi, employé parOien-
hart, Prov. l, et que le correcteur,
dans rédition de Bordeaux 1817,
prononce gravement être un trans-
fuge latin ou espagnol. Gomme le
mot est bise, et parait avoir été
lab. et que Larramendi ne con-
naissait pas très bien ces dialectes,
il écrit asi, au mot ladrar, et dans
Bon supplément à la fin du second
volume âusi; c'est cet eusi qui nous
a valu les étymologies sur les UuS"
kaldun^ que Humboldt a mises en
circulatio7i sans en être satisfait^
il est vrai^ que M. Mahn a repro-
duites après Humboldt et M. de
Charencey après les autres, en ajou-
tant que eusi dérive de la racine
es; mais il ne donne aucune preuve
à Tappui, ce qui serait bien diffi-
cile. A a le sens de serrer, fer-
mer, et nous ne voyons pas com-
ment es, aurait pu produire des
dérivés ayant la signification de
parler.
Ausi, 2. a^i, s. V. auts.
Ausiki, V. aiUs.
AUBÛIA» S. d. L. ortiga; ortie.
AUSkO, V. auts.
Auskor, V. atOs.
Ausse, V. au, 2.
Auste, V. auts.
AutatU, V. hauta.
Auteman, v. hauta.
Autetsi, V. haïUa,
Autetsitze, v. hauta.
Auts, g. b. herrauis, 1. erkoux,
bn. poussière; v. Tarticle suivant.
Autserre, g. Aauls, 1. Aau», bn.
cendre. Les dialectes basq. fr. em-
ploient herrauts pour le guip. a»^
et vice-versa. Le guip. a conservé
la signification propre de auts^erre,
poussière brûlée = cendre.
Juiserria, g. iauûserria, hausier-
ria, 1. hauxte, bn. le jour des cendres;
le mot tf^ten, jour, est sous-entendu,
hautserri eguna.
Lardizabal se sert de su-^uts,
Ausko, I. braise, matière de cen-
dre, dit P. Oienhart le corrige
et écrit (moins bien) aztua. Ausio,
de auts-io, plutôt que de auts-
ctui^ pour hai/a^ quia, (v. gai),
comme dit M. Mahn, £. U.
p. 76.
Autsi, ausûen^ g. b. ausi, b.
hautsi, hausUn^ 1. hauxi, bn. déchi-
rer, rompre. Baldin debeku auausten
ôazuen, g. si vous rompez (enfrei-
gnez) ce commandement. Kaiillu
bat ustebaga ausi badabee, b. s^ils
ont déchiré par inadvertance quel-
que cotillon. Moguel. p. 16.
Ausior, g. hautskor, 1. hauadBor^
bn. fragile; de auts-ior.
Autsiera, g. fracture; de autsi-
era.
48
AiUêoiUea. S. d. L. celai qui brise;
qnebrantador ; de autn^izalle,
ErraiZy g. b. erhatz^ 1. bn. er-
ialz, 1. balai. Il n'est pas très clair
comment ce mot est composé; il
se pourrait de errauts-atz, Atz,
doigt, c. a. d. bâton on n^mporte
quoi de raide, de droit; les deux
formes, Aalz et iatz^ indiquent que
cette supposition est fondée; hatz,
la forme lab. ordinaire; iatz, la
même forme, mais influencée par
les lois phonétiques, V. Essai, Ch. II.
JBrr est donc la contraction de
errauis?
Autsiii, g. asiki, 1. ausiii, bn. .
morsure. Peut être de autsi-kin?
Mordre, rompre, déchirer, pour-
raient être exprimés par le même
mot.
AtUêikitu^ autêiUlzen, g. bn. aai-
iUu^ 1. mordre.
Autsaillea, v. auU.
Autserre, v. atUê.
Autsi, V. auls.
Autsiabartza, v. abar.
Autsiabartssalle, v. aôar.
Autsiera, v. auls.
Autsiki, V. autê.
Autsikita, v. auU.
AutsikitsBe, v. auiê.
AutU, V. hauia.
Auze, V. au, 2.
Auziiartu» S. d. L. ronger;
esp. roer; de aiUs/
AUBO, g.b. hauzo, 1. proximité, —
1. bn. Yoisin.
AuzokOy g. b. voisin ; de auzo-ko.
AUSOkO, V. auzo.
AUEpes, V. ao.
AvEMiKOA, 1. accomodement. P.
A y, V. arraU*
Axdgabe, v. ats, 1.
Axegin, V. at9^ 1.
Ay6i, V. kura et a.
Ayek, v. kura et a.
Ayen> 1. v. kura et a.
Ayen, 2. g. b. ayken^ haiken,
bn. Yiorne, vigne sauvage. A 6ué-
thary (Lab.) les branches de la
vigne.
Ayenatu,ay6natBen,g.mieux
que aiânalu; disparaître. Larramendi
écrit ce mot, que nous ne trouvons
pas dans son dictionnaire, ay-enat-
zen, ce qui fait supposer qu'il est
composé de ay et emUu ; mais nous
ne connaissons pas ces mots.
Ayeru, ayheni, 1. signe.
AyO, v. aida.
Ayorro, v. aida.
AyotZ, V. aikotz.
A]rubia> S. de L. clameur, esp.
alarido.
Az, V. as.
Aza, g. 1. bn. azya b. chou.
De azf
Azal, g. b. 1. ackal, b. bn.
écorce, croûte, — b. peau. Les com-
posés prouvent que azal, devrait
s^écrire, kazal; le k ne s'est con-
servé, autant que nous sachions,
que dans betkazalj il a subi géné-
ralement l'influence des lois pho-
nétiques; V. Essai, Gh. Il ;azkazal
pour atz-kazal.
Azaldn, azaltzen, g» b. mani-
fester.
Azaltze» V. azaldu.
A.zainat v. ama.
44
Azantz, bn. bruit ; uraren azanl-
za, le bruit de Peau.
AzaOj g. azau, b. 1. bn. gerbe.
Le 1. et bn.ont la forme bise, eu
1». Larramendi cite encore azauto,
mais ce mot n*est pas connu dans
le Guipuzcoa. Il est difficile de
rendre compte de azao; il n*est
pas probable, à en juger par la
forme^ qu'il vienne de Tesp. ^^haz/'
La première partie az pourrait être
de azi, semence; mais ao? \\ est
vrai que ao en outre de bouche
signifie encore en lab. le tranchant
d'une épëe, d'un couteau etc.; il
pourrait donc avoir encore une autre
signification tout aussi éloignée du
sens primitif, bouche.
Azar, azarri, bn. excéder de
reproches. Comp. azartu.
Azarij g. azéri, b. 1. acieri, 1.
bu. renard. En lab. azéri signifie
plutôt^ grand renard etparmétha-
phore^ astuce; oeAeri, uniquement
renard.
Azaro, 1. b. bn. Novembre;
de az-aro, saison des semailles.
Azaro, 2. S. d. L. rocio, rosée.
AzABTu, S. d. L. oser; variante
de ausart ; azarria, atrevido, hardi.
Azau, V. azao.
AzautO, V. azao.
Azatjora, v. azi, s. v. as,
Azazkal, v. atz.
Azazketu, v. azi, s. v. as.
Azorij V. azari.
Azî, V. aa.
Azia, S. d. L. espalda, épaule.
Aziera, v. ad^ s. v. as.
Az^a^ V. aza.
Azilla, V. azi^ s. V. as.
AzirlkO, v. {m, s. v. as.
AzitakO, v. azi, s. v. as,
Azitze, V. azij s. V. ^.
Azizurria. S. d. L. papera^
goitre; de azi-zuri?
Azkanaro, 1. P. blaireau ; comp.
azkuin. Larr. écrit asionarra.
AzkSLT, g. 1. bn. fort, vigou-
reux. — 1. bn. en chaleur^ se dit
de la chèvre.
AzkaJWil, V. a£z.
Azken, azkendu, azkentze,
V. alzSk
Azkenean, v. atze.
Azkin. 8. d. L. haœndoso;
actif; comp. aziar.
Azkoin, selon O. dans ses
corrections au Ms. de F. le trou
oii entre la vis du pressoir.
Azkon> 1. 1. espèce de dard;
mot de O. selon P. Azcoua est
espagnol et pourrait dériver de
l'ancien ail. asc; esche; frêne, v.
Diez, II, 99.
AzkOO, 2. V. azkuin,
Asdconarra, v. azkanarotozkuin.
Azkua, V. auts.
Azkuin, L azkon^ bn. blaireau,
taisson. A Ouéthary, aziett iarrua\
Larramendi, askonarra; 0.selon P.,
azkanaro; dans 1q Manuel de la
conversation fr. basque, Bayonne,
1861, se trouve, aiomarra. Cette
dernière forme doit être corrompue^
' le x; se trouve dans tous les dialec-
tes; le mot paraît donc composé
de azien ou azton et arra, ou Aarro
(avec Tart. iarrua). ArrOy karro,
vain, gonflé, aura d'abord signifié
46
creax; cette signification seretronve
dans le lab. harroa, arbre ou sou-
che vermoolae et gâtée en dedans,
n y a cependant une difficulté;
c*eat que si c'était une espèce par-
ticulière de blaireau {azken\ le
blaireau des creux (puisqu'il fouille
sous terre)^ arro devrait précéder.
V. Essai, p. 120. Comme ce mot est
composé maintenant il signifierait
le creux du blaireau. Est-ce que
azion, viendrait de Tancieu ail.
dahs, Fall, dachsP
Agknntza, v. azi, s. v. as.
Azorri, 1. écourgée; espèce de
fouet fiiit de lanières de cuir. Ne
paraît pas dériver de Tesp. azote.
Azarriatu,azarriatzenjb2kçper aveo
récourgée. Azorriatu behar luie^ïL
faudrait bien Tétriller.
Azorriatu, v. azorti.
ÂzoTs, b. 1. iouet^ verge; de
Tesp. azote.
Azpa» V. (izpi.
Azpi, g. b. 1. bn. dessous ; subst.
Onen azjna zikina dago^ g. le des-
sous de ceci est sale. — g. 1. fesse;
— bn. cuisse; par pruderie?
Azpian, g. b. 1. sous et dessous^
prép. et adv. en g; en de azpia-n.
adv. lab. lAàuru au mayaren azpian
(ou maipean) dago, ce livre est sous
la table. Azpian dago, il est des-
sous. Azpian est syn. de pean qui
est be-an; az, le démonstr. a -^-^-^
comp. ail. darunteU} darauf, etc.
Azpiio, g. esclave, de azpi-io,
Azpa, bn. morceau de bois ser-
vant de chaussure aux traîneaux.
Azpian» v. azpi.
Azpiko, V. azpi.
Azpila, 1. cormier.
Azpildu, azpiltzen, 1. bn.
ourler; de azpVi
Azta, 1. bn poids.
Asiun^ g. b. pesant ; mieux azlun;
de azla-dun, qui a poids.
AatatTitasun, b. astundey g. pe-
santeur.
Aztat 2. V. azh s. V. as»
Aztal, g. jambe ; — 1. mollet; —
bn. talon. P. écrit astaL
Aztalùeharri^ bn. cheville du pied;
il est difficile de voir Tanalogie
entre oreille et cheville aztal-ôeàarrû
Aztalbdbarri» v. azUU,
Aztapar, v. atz.
Aztama, aziamatu, v. aiz.
Aztaro, v. aro.
Aztatu, aztatze, v. aiz.
Azten.^ v. azi, s. V. as.
Azteifcu, b. regarder; comp.
aziiatu.
Azti^ g. b. 1. bn. devin. Fau-
drait-il rattacher azli à atz, dans
le sens d'indiquer?
AzùiaiUf aziialzen, g. b. deviner,
prédire^ pronostiquer.
Aztiatu, aztiatze, v. azli.
Aztu, aztutzen, g. aaztu, h.
ahatzi, bn. oublier; syn. de o^m^;^.
Aztura, azturatu, azturat-
ZOt V. azif s. V. as.
Azuna, 1. F* truie pleine; n'est-
ce pas Tadj. pleine, parlant de la
truie P de aziun, v. asiun*
Azundu, g. devenir pleine.
AzundUy V. azuna.
Azur, V. ezur.
B.
Ba, V. bai.
Baanzut, on ôanzul, 1. plait-il,
bn. j'entends, je comprends. De
badanizut, ba-dantzut^ j'entends, de
^fUzun. Alors en lab. interrogati^
entends-je, et en bn. affirmatif.
Baatchuri^ v. èaratzuri.
Baasuza, v. àaôa.
Baba, g. b.i. bn.fève; de Tesp.haba.
Baôarruma, généralement bohawr-
ita, g. haricot blanc, esp. judia; ea
bise, india babia^ ce qui indique
une provenance étrangère. La ,Ju-
dia" est venue des Indes (de là le
bise.) en Italie, et de l'Italie (de
là le gui p.) en Espagne; v. JDict.
esp. de Domiuguez; ainsi barbar»
ruma est pour baha erroma, fève
romaine. P. cite baba erroma (fève
romaine) qu'il dit signifier une
espèce de petit poisson.
Babazuza^ 1. abazuza, g. aôazuzi,
b. baazuza, 1. bn. grêle, — bn.
grésil; de baba-zuzi>
Babazizior, bn. giboulée; de
babazuzù'kor ?
Bababruma, ' V. baba,
Babaurna, v. baba.
Babaztjza, v. baba.
Babazizkor, v. baba.
Babese, g. protection. Perfialo
erregearen babesean^ dans (sons) la
protection du roi de Perse.
Bâchera, 1. bn. vaisselle. Selon
Chaho des patois romans qui ont
bachero; ce mot ne se trouve pas
dans le L. B.
Bacheragille, bacAerUle, 1. bacAe-
reile, bn. potier; de bachera-^egUU.
Bacheragille, v. hachera.
Bachereile, v. bâchera.
Bacheriixe, v. bâchera.
Bada, v. bai, l.
Badarik, v. bai, 1.
Baga, bagarik, v. gobe.
Bagant, bn. journalier, celui
qui travaille à la journée.
Bage, V. gobe.
Bagilla, g. b. le mois de Juin;
de ebakir-iUa.
Bago, 1. /ûyo, (Quéthary) ; jBflyc?,
(Hasparren) hêtre; de Tesp. haya.
Bahatu, v. bahe.
Bahe, b. 1. bn. crible, tamis.
Bahatu^ passer au tamis.
Bahi, 1. bn. gage, saisie.
BahUUf engageri saisir, mettre
à Tamende.
Bahitu, V. bahï.
Bai, 1. g. b. 1. bn. oui; dans
47
la conversation le i est souvent
supprimé, èa, àa, ba^ oui, oui, oui.
Il n'y a aucun texte guip. ou bise,
qui soit aassi ancien que le Tes-
tament de la Bochelle 1571, oà
nous voyons qu' alors on employait
bai pour ba comme particule af-
firmative; bien que nous ne puis-
sions citer aucun exemple g.
pu b. à Tappui de notre opi-
nion^ il nous semble qu'il ne
peut y avoir de doute que bai
et ba ne soient le même mot;
ou trouvera Texemple plus loin
sous ba.
Baieiz^ g. oui certes; nous ne
savons rendre compte de la termi-
naison qui se retrouve aussi dans
. ezetz, non certes.
Baiôa, g. b. aussi; de bai-da,
t pour dy V. Essaie Cli. II. Peut-
être que baita se retrouve dans
les composés^ nombaity zerbait, nor-
baity et pourrait être comparé à
l'ail, auch^ aussi^ wer auch, wie
auchy wo aach.
Bailaere, g. baitabere. b. mais
encore, mais aussi; de baiia-ere
ou bere.
JBaiziij g. 1. bezii, 1. bu. baizen, 1.
ne que, sinon, et le verbe avec
la négation ez; de bai-ez-ik, Eta
biak ezdira aragi bat baizik izango,
et les deux (Adam et Eve) ne se-
ront qu'une chair. Ni baizen^ P.
sinon moi. Aspaldi zuen etzela
edireiien zatharkaiurik baizeti. In-
chauspe, Intr. du g. Q. Axular; il
y a longtemps qu'il ' ne s'en trou-
vait sinon de gâtées.
Baimen, g. 1. permission ; de bai*
men.
Ba, g. b. 1. bn. 1^ particule af-
firmative» préfixée aux terminaisons
auxiliaires (v. Essai, p. 118), ainsi
qu'aux verbes réguliers. Badel, j^ai,
bada, il est (pour il y a). Aiia
nerea badahit... mon père je sais ;
dakit de jakin. Nous avons dit plus
haut, s. V. bai, que ba était autre-
fois baL Zeren Aire anaye haut Ail
baitzen eia viziu baita, galdu baiizen
eta eriden baita, 8. Luc. XV. 32.
Test, la fiochelle 1671. Car celui-ci
ton frère était mort et il est re-
venu à la vie, il était perdu et il
est retrouvé. Aujourd'hui on écrit
bada, bazen.
Ba^ 2^. particule conditionnelle,
si. Jkusten badet, g. si je le vois.
Bada, g. b. 1. bn. il est; de
ba-da,
Bada, g. b. 1. or, donc. L'afQr-
mation, il est, ba-da, nous paraît
pouvoir indiquer: or, donc; tout
aussi bien que quiza, esp. (qui sait)
peut-être. Jiek bada b^Udu tira
denean. Test, la Bochelle, 1571.
Act. 1. 6. Eux donc s'étant ras-
semblés. Zaude jprestoki bada, soyez
donc sage.
Badarik, badarik ère, 1. néan-
moins, toutefois.
Bai, 2, 1. tache; au figuré, dé-
faut. Dem ère bayarik eztu jokoa
baizen, P. il n'a de tache que le
jeu. Etzaitut bayatzen demetan, je
ne vous tache en rien.
Baietz, v.^ bai, 1.
Bainion.^ v. bai^ 1.
•48
Baina^ g. haricot vert; de l'esp.
vaina.
Baina» bainan, v. èana.
BainO, v. 6ano.
Baita, v. iai, i.
Baitabere, v. 6ai, i.
Baitaere, v. ôai, 1.
Baitan, baithan 1. en, dans^
chez. Manechbaitan da; il est chez
Jean. Zure èaitan, il est en vous, en
votre pouvoir.
Baisen^ v. 6ai, l.
Baisdk, v. 6ai^ l.
Bakan, v. 6aL
Bakar, bakarrik, v. 6at.
Bakartade, v. ôai.
Bakartasun, v. ôal.
£ak£, v. paie,
Bakhan, v. bat
Bakhar, bakharrik, v. ôaL
Bakharka, bakhartarzun,
V. bal.
Bakid« v. bal.
Bakidato, bakidatae, v. bat.
Bakitu, bakitze, v. bat.
Bakoch, v. bat.
Bakoitclii, v. bat.
BakoitiL, v. bat.
Bakoitz, v. bat.
Bakotcha, v. bat.
Bakun, v. bat.
BalakatU, v. balaiu.
BalakUj 1. bn. caresse, flatterie.
BalakatUf balaiatzen, flatter, ca-
resser, gagner quelqu'un.
Baladrea, 1. ellébore; la ter-
minaison drea n'est guère basque.
Baloatu, balditu, 1. impotent;
de Tesp. baldado, estropié.
Balde, l. égal, pareil; i. a.
Baldera, aujourd'hui bandera, L
étendard; c*est Tesp. bandera.
Baldemapesa, 1. F. abbé de
paroisse, magistrat. Il est clair que
le mot finit par apheza, abbé; mais
baldern.^
Baldi, 1. b, humble.
Baldi, 2. g. Espèce de seau
pour vider les barques de pécheurs.
Baldin, g. b. 1. bn. balin, 1. bn.
si; particule condition.; le verbe qui
raccompagne est toujours précédé
de ba, si. Baldin berrogeita amar (m
arkitzen badvray s'il s'en trouve qua-
rante de bons. AM ogi balin bada,
s'il 7 a assez de pain. Il se pour-
rait que baldin fdt une contraction
de ba^l-egin, si possible (de) faire;
le lab. baiin y correspond le mieux ;
egin est souvent contracté en eins
le d de baldin reste inexpliqué;
peut-être de bada et que, comme
cela arrive souvent, il a changé de
place, au lieu de bada^-al^n, bal^
din.
Baldin ère, baldindez, baldin àai'
taere, g. si par hasard.
Baldindez, v. baldin.
Balditu, v. baldalu.
Baldoziak, g. les tempes.
Baldres, bu. Sans-souci. Sous
cette forme ce mot ne peut être
basque.
Balea, 1. baleine.
Baliatu, v. balio^ 2.
Balixnbay 1. bn. interjection
exprimant un souhait ardent. Il
nous semble de balin^ba^ et m pour
n devant b; v. £ssai, Gh. U. si
possible de faire! Le ba qui ter-
49
miae !e mot n'est pas clair ; est-ce
le second ba qui se trouve toujours
à la suite de balin et préfixé au
verba? v. balin, •
BaJin, v. àaldin,
Balio, 1. 8 pars. sing. du pre-
terito condicionado de Lardizabal,
9,sMl le à lui". Ce temps correspond
à rimparf. du subj. esp. et it. et
à rimparf. de Tind. fr. £man izan
batio, s'il le lui avait donné; sise
le habiese dado; esp. se giieio avesse
dato, it. Ce temps est formé du con*
dit. en préfixant ba, si, et«n retran-
chant la terminaison ie: banio,
bagifUo, balio etc.
Bauo^ 2. g. 1. bn. valeur, prix ;
de Tesp. valia.
Baliaiu, balialzen, se servir, em-
ployer^ — 1. bu. se prévaloir^ faire
valoir. £n g, balialu régit z. Suge
pùtirik sotillenaz b&lialu zan^ il
employa le serpent, le plus rusé
des reptiles.
Balitss, b. 1. baliz, g. 3. pers.
sing. du suppositif, de izan, s'il
était; ba^lUz^ formé du condit. en
préfixant ba et en retranchant, ke,
Balsan, 1. ensemble. Gurekin
bahan^ ensemble avec nous. Gure
balêan, parmi nous, f • Neêkaioen
baUan, pôle-môle avec les filles.
Baltz, V, bêle.
Banfty g. b. 1. chaque, dans le
sens d'une répartition égale. Emango
disuiet eun iogar bana^ je vous
donnerai à chacun cent pommes.
Bana, parait mieux correspon-
dre à l'anglais, each, indéclinable;
I will give yott huudred apples
each. P. cite le gén. banaren,
dont nous ne nous rendons pas
compte. Egur zama banaren bilha
goaz^ nous allons chercher chacun
un £eigot de bois. Chaque, est sans
cela rendu par bakoUza, oro, etc.
etc. JBana, vient très probable-
ment de bal; l élidé devant n, v.
Essai, Ch. II; mais qu'est-ce que
na que nous retrouvons dans èina,
selon Larramendi, dos à dos, deux
à deux.
Banaia, g. 1. bn. un à un, sépa-
rément; bana-ka,
Banakatu, banakalzen^ g. b. sé«
parer; — placer un à un.
Banaka, banakata, v. bana.
Bandera, v. baUera.
BanOi 1. bn. mou; èanoki, adv;
Bana, g. b. éanan, g. baya, b.
bainan, baina, 1. {i pour le tilde),
bena^ soûl; mais; comp. bàno. Ba^a
nai litzakean ba7êo laùurragoa da,
mais il (livre; est plus court qu'on
ne le voudrait.
BaTta dérive évidemment de ba^
mais la terminaison n'est pas claire.
Bahan, v. bam.
BaîàOf g. b. bainOf b. 1. bn.
beno, bn. soûl que, après le com-
paratif. — En b. encore sinon; le
g. préfère alors ezpada. Balzuek
ehikiagoak besleak baJîo, les uns
sont plus petits que les autres.
Nori Jauna zeuri baino boâleri es*
kini negyo nik? A qui d'autre.
Seigneur, si non (qu') àvous, Tof-
frirai-je? Ez dago gurelzat beste
azkenik beiiko salvaziane edo kan*
denazinoià bmo, b. il n'y a pour
4
50
nous pas d'autre fin, que (ainon,
en g. eapada) le salut ou la con-
damnation éternelle.
BaïUBUt» V. baaneut.
Bapo, g. b. 1. bn. 8e dit de quel*
qu'un qui est bieA portant, gros
et gras ; de Tesp. guapo. En b. on
s'en sert comme d'une exclama-
tion ironique: bieni bien!
Bar. Le radical àar ne paraît
pas être en usage; nous le plaçons
ici afin de réunir tous les dériréa.
Barru, g. bcurren^ L? bwme^ bn.
adverbe, dedans. Le guip. barru^
n'est pas clair; on dirait que c*est
un substantif, (intérieur) qui cepen*
dant ne se retrouve pas ; barru est
toujours suivi d'un suffixe, autant
que nous sachions. Le lab. et pro-
bablement le bn. aussi sont des
génitifs de bar, et ressemblent au
£r. dedans; esp. de dentro; holl.
van binnen. Il n*est pas toujours
facile de découvrir la différence
dans l'emploi de ces formes-ci qu'on
pourrait appeler des génitifs et de
celles qui, comme barrenean, etc.
pourraient être appelées des loca-
tifs, et qui correspondent peut-être
plus exactement au français: en
dedans. Agindu zion aska zwrezko
kampotik eta barruiik^ betunez igart-
zia, egin zezala, Lardizabal; il lui
ordonna de faire une arclie en bois
enduite de bitume en dehors et en
dedans. Gain eder^ barren uAer, beau
dehors, mauvais dedans, P.
Barruan, barrunen^ barrenen, g. b.
barrenean^ et par syncope barman^
1. dedans, en dedans; debarru-an,
et de barrefhean (v. Essai, p. 49
note 1.); barren est déjà un génitif,
ainsi exactement comme le fr. en de-
dans. Barrunen egongo ziran egwnetO'
raho bear ziran Janariakin betâ emen.
Lardizabal ; qu'il l'eût remplie (l!ar-
che) d'aliments pour les jours qu'ils
devraient être dedans.
Barreneio, 1, adj. intérieur; de
barren-io; avec e de liaison puis-
que i ne peut suivre », v. Essai,
Ch. II. Barreneho baieaz, Chourio,
Imit. de J. G. II, S. De la paix
intérieure.
Bama^ 1. bn. profondément. ^-
ran cieçon Simani, eramae ha^mago^
Luc, Y. 4 Test. Bochelle, et il dit
à Simon, emporte-le (filet) plus
profondément.
Barrena^ g. b. bariena, bn. le bas,
substantif; sans axiiQiebarren,^Aem,
Le lab. cependant se sert de
barrena pour „dans," „dedans" et
cela sans rendre la terminaison n
superflue. Etehean bwtrena 1. P. dans
la maison; etcAean est déjà dans
la maison, eeAea»n, Eta bihi Aura
gordeizen du lurrean barrena. Axa-
lar, anc. éd. p. 86. et elle (fourmi)
oadie ce grain dans la terre.
Barrenean, g. au bas de. Nous
trouvons le même mot (v. ci-dessus)
en lab. avec la signification de, de-
dans, adv. de barren^a-^^ avec e de
liaison v. Essai, p. 49, note L
BarmndUf barruntzen, g. b. pé-
nétrer.
BarAanda, bn. aux écoutes.
Barrendatm, 1. barhanàaUê^ bn.
espionner; de barren^ari?
51
Barrendari, 1. àorhandari, bn.
espion ; do barren'^ri, 4t ; d euph ?
JBarrio, bn. basse-conr.
Bameko^ bn. veste; c'est an adj.
bame-io, employé substantivement.
Bamei(hmolckf bn, gilet.
Barata, 1. selon P. bourde; se-
lon O. dans ses corrections au
Ms. de P. noise^ brouillerie. Cor-
ruption du provençal borda?
Baratchuri, v. baraiz.
Babatu, babatzbn, 1. arrêter, du
fir, barrer?
Barats, g. ^oro^;?^, 1. bn. jardin.
Baratsuri, g. ba/ratchwri, 1. ba4iU
eAuri, bn. beraiaéz, b. ail; de ba-
ratZ'ehwri?
Baratse, v. borate.
Baratzuri) v. baratz.
Barazkau>u, v. bazkatu.
Babazkal kuoa, v. muffa,
Bakazkabi, v. baziatUn
Barbâkisu, v. garhanUu.
Barbar, b. 1. bn. en éparpil-
lant; par-ci, par là. Ed b. se dit
d'une personne qui parle à tort et
à travers. Ifait penser au hoU.
warren, brouiller; wirwar, confu-
sion, embrouillamini.
Barbarita, bn. l"" bruit, ru-
meur; syn. A^Borberia. 2^ tressaille-
ment de la peau quand un insecte
marche dessus; apparemment de
harbar.
Barda, v. hart.
Bardin, v. herâin.
Bare, g. 1. 1** rate, 2^ limace.
8ont-ce deux mots différents? peut-
itre Tanalogie se trouve-t-elle dans
la substance molle, spongieuse des
denx ? Bore, se trouve encore chez
Axular, anc. éd. p. 275, nouv. éd.
p. 101. Pouvreau corrige ce mot et
dit: il faut maîba boa izaitea, être
faible et malsain, au lieu de : malba
eta bâte izaitea. Que le mot se trouve
aussi dans la nouvelle édition ne
prouve- rien ; ce ne serait pas la
seule erreur; y. euzu.
Bargo, 1> bn. jeune cochon
sevré, trop jeune pour être appelé
urde.
Barhanda, barbandatu, v.
bar,
Barbandari, v. bar.
Barben, v. bar.
Barik, v. gobe.
BarikUy b. vendredi. '
Barkamendu, v. barkatu.
Barkatu, barkatzen, g. 1. par"
katu, h. barkhatu, bn. pardonner;
du latin parcere.
Barkazio, g. barkamendu, 1. bar-
khamendu, bn. pardon.
Barkaziotka egon, g. demander
pardon.
Barkatze, v. barkatu.
Barkazio, v. barkatu.
Barkhamendu, v. barkatu,
Barkhatu, v. barkatu,
Bama, v. bar,
Bame, v. bar.
Bamean, v. bar.
Bameko, bameko motob,
V. bar.
Barrabil, g. bn. testicule.
Barramba, 1. bn. grand bruit.
Barrasta, bn. poignée de grains;
comp. parraaka.
Barrata, bn. douve.
52
Barrayaxi, v. bamaiu.
BarrayatU^ v. barreatu.
Barrayatzaille, v. barreatu.
Barre, v. farra,
Barreatu, barreatzen, g.
barrayatu, 1. bn. divulguer. — 1.
dissiper; de barri? Berri gogoangarri
au barreatu tanean beMola, g. aussi-
tôt que cette mémorable nouvelle
fut divulguée.
Barrayari^ barfeyairi^ aujourd'hui
plutôt, barrayaUaille, 1. dissipa-
teur; de bafraya^ari et tzalU.
Barreu, bu. dispersé; contraction
de barreatu,
Barren, v. bar.
Baxrena^ comme subst. et pré-
position, v. bar.
Barrendatu, v. bar,
Barrendari, v. bar.
Barrenean, v. bar.
Barrenen, v. bar.
Barreu^ v. barreatu.
Barreyari, v. barreatu.
Barrir v. berH.
Barrio^ v. bar.
Barriro, v. berri.
BarritBU, v. berri.
Barritu, v. berri.
Barriz, v. berri.
BarrUi v. bar.
Barruan, v. bar.
Barrundu, v. bar.
Baminen, v. bar.
Bamuit2Be, v. bar.
Barrur, v. baru.
Bart, g. barda, bn. hier au soir.
Véritable énigme comme etti-damu,
etti^datu,
Baru, b. barrur^ 1. bn. jeûne.
Bas, g. désert, substantif. -^ g.
b. 1. bn. adj. sauvage.
Basatar, g. sauvage, subst. homme
sauvage.
Bcuatia^ g. syn. de basatar.
Basaurde, g. b. 1. sanglier; de
baea'Urde.
Baaaur, g. noisette, de basa^^ur.
Baeerri, g. b. ferme; P. cite
basherri, pays champêtre, sauvage,
mais ce mot n'est plus connu; eu
b. et g. il s'est conservé avec la
signification plus restreinte de ferme.
BaeerritaM',^. b.fermier;to-errt«<ar.
Baaaburu, bn. hameau delà mon-
tagne; de baea'buru.
Baeabarhen, bn. hameau de la
plaine ; de baea-barhen, barhen dans
le sens de bas.
Basothea, 1. bn. genièvre; syn. de
ofTe; de baaa'Othea.
Baeo, g. b. forêt. La forme indi-
que que baeo et bas ont la même
origine; ou peut-êtro bien que
c'est le même mot légèrement mo*
difié; dans d'autres langues nous
trouvons les mots pour forêt et
désert dériver d'un même radical;
aranya, sansc. de arana, lointain,
étranger, et signifiant proprement
le désert, v. M. Pictet, Orig. I. £.
I, p. 210.
Baeatu, baeaUen^ 1. P. s*égarer^
se fourvoyer, i. a.
Basa, 1. boue, du fr. vase.
Basabarheii, v. bas.
Basaburu, v. bas.
Baaatar, v. bas.
Basatia, v. bas.
BasatUi v. ba».
58
Basanr, v. boê.
Basanrde, v. bas.
Baserri, baserritar, v. has.
Basherri» t. bas.
BaSO, V. bas.
Basothea, v. ba^
Basta, bn. point de couture
large; de l'esp. basta.
Bat, g. b 1. bn. un; ^ est
aussi employé comme pron. indé-
fini, quelque, et régit alors le géni-
tif; V. Essai, p. 122.
Batu, batten, g. b. 1. réunir, join-
dre; baihu, bn. batu, 1. se rencon-
trer, se parler. Batu naiz harekin,
je me suis rencontré avec lui. P.
ajoute que batu se prend aussi
déshonnêtement.
Batasun^ g. b. bn. batarzun, bn.
bùtiundcf g. union, alliance; de
bat'tetsun, tarzun,
Batzarre^ g. b. 1. bn. assemblée, —
1. bn. rencontre, accueil. Ce mot
parait être formé de bat-xar, comme
bUtzarre, et signifier au fond assem-
blée des anciens
BaJcan^ g. b. 1. bakhan, bekhan^
bn. rare ; paraît être formé de bat-
han; k pour h, et < élidé devant ib ;
V. Essai, Ch. II. Besterih zuen artean
chit urria eta bakana dalako, d^un
autre côté parce qu'il est (livre)
très rare parmi vous.
Bakun^ g. 1. simple, innocent;
formé comme bakan^ mais avec Fadv.
hun^ bat'hunf
Bakidj g. commun, général; de
bat'kide.
Bakùu, bakitzen, g. unir; de
bakid'tu.
Bakidatu, bakidatzen^ g. commu-
niquer.
Bakoitz, g. bakoch, b. bakotcha, 1.
chacun; àe bat — P
Bakoiti, g. bakoitchiy 1. impair,
Topposé de biritchi,
Batbedera, 1. bn. chacun ; de bat*
bedera,
Batzuêk, g. ]. batzuk, b. quelques
uns. Dans les dial. basq. esp. c'est
un pluriel; eu lab. il y a batzu,
batzuk sing. baizuék, plur. Batzu
dira, 1. quelques uns sont. Batzuk
diote^ 1. quelques uns disent; le
k ici indique le sujet du verbe
actif, Tabsence du k dans le pre-
mier exemple, le sujet du verbe
passif. Batzuek diote, 1. quelques
uns disent; ici ek indique le plu-
riel. Ces exemples soni de P. qui
aurait pu avoir fait une erreur;
mais la preuve que batzu est con-
sidéré comme sing. c'est que le
génitif est en ren. Oienhart prov.
72 écrit: Bazuren {batzuren) gar
ofMtan... dans la salière de quelques
uns. — Dans les dial. basq. esp.
il faudrait batzuen, gén. plur. de
batzuek. Nous avons peut-être ici
une dernière trace de la significa-
tion primitive plurielle de zu^ vous
et non tu, comme nous l'avions
déjà fait remarquer dans notre Essai,
p. 21. Maintenant d'oii vient la
terminaison zu; cela ne peut être
le suffixe su qui a formé tant d'ad-
jectifs, le pluriel aurait été suak
{zuak) et non suek; il est plus
probable que c'est le pronom zu,
(vous) au pluriel zuek; bien qu'il
S4
ne soit pas très clair commeut »,tou8
un*' a dû exprimer ^quelques uns**»
il est peut-être permis d'accepter
cette hjrpothèse, jusqu'à preuve du
contraire; la difficulté a dû être
grande en basque pour exprimer
le pluriel de bat; batak et baiek
existant déjà comme sing. défini
et indéfini. On pourrait trouver
dans d'autres langues des cas ana
logues; en holl. le pron. pers. 2
pers. est ^gij ;'* pour distinguer le
pluriel on y ajoute „Iieden/' hom-
mes (l'ail. Leute) >, gijlieden ;'* du
moins dans la grammaire, puisque
d'ordinaire le verbe ou le sens de
la phrase indique suffisamment le
pluriel. £n &. ^^vous autres," n'est
qu'une forme intensive de ^vous"
quoique ^^autre" ne renferme nul-
lement l'idée de renforcer.
Batzuetan, batxutan, g. 1. batzube'
tan, b. quelquefois, de battu-etan.
Batean, g. 1. baietan, g. betan, bn.
à la fois; de bat^etan.
Batezere^ g. batezbere, h. surtout;
de baUz^beré et ère.
Bat batetan^ g. b. bat batez^ bat
batean, 1. subitement.
Batétako, g. à la fois, ensemble.
Batere ez, g. b. bn. aucun ; de bat'
ere-ez, aussi pas un. M. Salaberry
écrit bcUere, aucun; c'est une er-
reur, il faut encore la négation.
Bakarj g. b. 1. bakhar, bn. seul/
solitaire, isolé; de bat; har de
hartuf Izanik bera gauza guztijen
egilla ta jaube bakarra, Moguel.
Etant lui-même créateur et seul
maître de toutes choses.
Bakarrik, g. b. bakharrik^ 1. adv.
seulement; iebakar^. Ezhakarrik
gaztê, baita bere zaarrak, b. non
seulement les jeunes, mais aussi les
vieillards.
Bakharka, bn. un à un.
Bakartade, g. b. solitude.
Bakartasun, g. b. 1. bakhariarxun,
bn. solitude, de bakar-taaun.
Bataraun, v. bat.
Batasun, v. bat.
Batato, g. bautismo, b. baptême.
Batayatu, g. batkUu, b. baptiser.
Batbatean, v. bat.
Batbatetan, v. bat.
Batbates, v. bat.
Batbedera, v. bat.
Batean, v. bat.
Batere, v. bat.
Batétako, v. bat.
Batetan, v. bat.
Bateaere, batesbere, v. bat.
BathU, V. batu, 2.
Batiatu, v. batayo.
Batu 1, V. bat.
Batu, 2, batzen, g. 1. bathu,
bn. téter.
Batzarre, v. bat.
Batae, v. bat et batu^ 2.
Batzubetan, v. bat.
Batzuek, v. bat,
Batzuetan, v. bat.
Batzuk, V. bcu.
Batzunde, v. bat.
Batzutan, v. bat.
Bautismo, v. batayo.
Baya> b. cependant; variante
de bana. Y pour n se trouve dans
yardun *= inarduni iardausi i=s* uior^
I ruei.
66
Bazka^ V. batkatu.
Bazkatu, bazkatzek, g. 1. bn. pcd-
tre; du latin pascuare; v. Du Gange.
Bazka^ L bu. pftture; de bazkahi,
comme char de aharratu. Ne &u-
drait^il pas placer ici comme dériva:
Bazharif g. b. bn. baraikari^ 1.
dîner, (snbst.). De hazkct^ari, 4.
Beukaidu, g. b. bn. barazkaidu,
1. diDer (verbe) ; aassi - barazhari
constmit avec egon. Banukaritan,
noffo, je dioe. Est-ce que bathaldu
ne serait pas pour bazkchor^u;
batkari s'est conservé dans le sub-
stantif, et le r dans le verbe s'est
transformé en /; comp. ^îl^o^u de
hari; comp. afaldu, gosaldu, La
' forme lab. s'oppose à cette expli-
cation ; et cependant il ne paraît
pas j avoir de doute que bazkaei
bazkatu ne viennent du latin.
Bazkaldu, V. bazfcatu.
Bazkaltze, V. bazkatu,
Bazkabi, V. bazkatu.
BaKtanga, g. petite vérole.
Baster, g. b. coin, angle. — 1.
bn. coté, bord, lisière; — g. b. 1.
bn. pays, contrée, environs. Oiha-
hren bazterra, le bord du drap.
Planiaren (?) bazterra^ la marge d'une
feuille de papier. Bazter ayetako
érregeak^ g. les rois de ces con-
trées.
Bazterrêan, 1. auprès^ au bord de.
lihur bazterrean, au bord de la
fontaine.
Bazteralde, bn. campagne, envi-
rons; de bazter-cUde; Bju.de bazter.
P. cite: miratzatzue (de l'esp. mirar)
bazterrak, voyez les environs.
Battertu, baztertzen, 1. bn. b.
écarter.
Basteralde, v. bazter.
Bazterrean, v. bazter.
Bastertu, baatertze, v. bazter.
Bo, g. b. bas, (adj. et subst.).
Le radical ne parait pas être en
usage dans les dial. basq. français;
mais on le retrouve dans les déri-
vés sous la forme behe. Echearen
beak ônak ditu, g. les parties basses
(le bas) de la maison sont bonnes.
Prezio bea, le bas prix. J5« devient
pe selon les lois phonétiques, v.
Essai, Ch. II; pe se trouve uni au
substantif non décliné, nuUpeq, le
bas de la table, de mat-pe-a.
Beau, g. bian, b. en bas (adv.);
de be-'O^n. Bean nago, je suis en bas.
Bean est employé comme suffixe
pour exprimer sous = dans le bas;
maipean, sous la table, serupean, sous
le ciel; pean n'est pas du style
familier, on dit alors ar|Ȕafi: zeru-
aren cupian, sous le ciel.
Bera, g. b. beherat^ 1. en bas, c.
a. d. vers le bas; l'ail, nach unten;
de be^ra. Bera ou behercU noa, je
vais en bas.
Behera, 1. behere, bn. la partie
inférieure. Cest le même mot que
le précédent, mais nous ne nous
expliquons pas comment il a pu
arriver à prendre la signification
du substantif.
Beeratu, beeratzen, g. b* beheratu,
beheratzen^ 1. baisser. Urak beeratzen
ziran, g. les eaux baissèrent.
Bekeratzapen, ]« abaissement; de
beheratze-^-pen.
66
Beheitiy 1. bn. en bas, (adv.).
Eria be^eiti doa^ le malade décline ;
litt. va en bas Evidemment de
hêheti^ quoique le suffixe ti n'ex-
prime pas la tendance vers, c'est
pintât le contraire.
B^heitUn^ beheititzen, ]. baisser,
rabaisser.
Beherapen, 1. bn. décroissement
de la lune; de hehera-ptn,
Bea, g. bêlement des moutons.
Beau, v. h€.
Boar, g. dûsr, b. hthar^ 1. bn-
besoin, nécessité, indigence; — g*
b. devoir. Beau batek eragiten deuUa
hiarra, b. Un autre lui fait faire son
devoir. — 1. bn. nécessiteux, pauvre.
Brar construit avec izan correspond
aux verbes falloir, devoir. Bear da,
il faut. Egun oroz tctinduttuunectn
behar ginduke berretu. Chonrio. Im.
de J. C. p. 47. Chaque jour nous
devrions (il nous faudrait) accroître
en sainteté.
Bearau, bearzun, g. nécessiteux;
de bear-têu,
Bêarreko, g. mendiant; de bear-ko,
Behartasun^ 1. behctrtarzun, bn.
pauvreté; de behar-toaun.
Beartu, beartzen^ g. obliger, con-
traindre; — 1. se forcer; c. a. d.
quand on se fait mal en s'effor-
çant à faire un travail dur.
Bearbada, g. b. peut-être; de
bear-ba-da, s'il est nécessaire.
Bearrean, ^. b. au lieu de. Au
esan bearrean, au lieu de dire ceci.
Il est difficile de rendre compte de
ce mot qui paraît être formé de
bear-r-ean, (v. Essai, p. 49. note I.)
dans la nécessité, dans l'obligation,
ce qui donne un sens entièrement
différent.
Beargai^ g. besoin, négoce, travail.
Bearbada, v. bear.
Beargai, v. bear.
Bearrean, v. bear.
Bearreko, v. bear.
Bearsu, bearsun, v. bear.
Beartu, beartae, v. bear.
Béate, g. doigt; behaU, 1. P.
ongle; — bn. pouce. Comp. att.
Bfoiza^, g. corne du pied, sabot;
de beatz-azal.
Beatzlodi, g. pouce ; de ^olir^/ocb*.
Beatzlodiurren^ g. index; de beaiz^
iodi'Urren.
Beatsal, v. beatz.
Beatelodi, v. beatz.
Beatzlodiurren, v. beatz.
BeazUlli g. biaztun, b. behazun,
behaztun^ 1. fiel.
Beberina, 1. serviette. N'a pas
l'air basque.
Bechango, bn. coude.
Bedar, v. belar, 2.
Bedats, soul. selon O. correc-
tions au Ms. P. bedax^ bn. priu-
temps.
Bedax, v^. bedats.
BbDEINKATD, BEDBINKATZEN, g.
benedikatu, 1. bénir, du lat. bene-
dicere.
Bedeinkazio g. bénédiction.
Bedeinkazto, v. btdeinhaiu.
Bedera* bn. chacun un. Dio"
creac diraden emazte bederaren eenhar.
Test. Rochelle, 1. Tim. IV. 12.
Que les diacres soient maris d'une
seule femme; ou chacun d'une
67
femme. Eia borthetatic batbedera an
perla bêderaz^ Test. Bochellc; Apoc.
XXI. 21. Et chacane des portes
était d'une seule perle on d'une
perle chaque.
Bederatzii g. b. I. hn.beratzi^
b. neuf
Bederattigarrén^ neuvième.
Bedere, bederen, 1. bn. au
moins.
Bedi* S pers. sing. de Timpër.;
qu'il soit.
Beebftn, b. S. pers. sing. im-
psrf. de rindic. {ehan) avec 2a pr^
fixe; correspond au g. bazuen,
Beeratu^ beerataOi v. be.
Begi, g. b. 1. bu. oeil.
Begiiarte, g. b. 1. begitharte, bn.
visage; de begiiarte. Le t paraît
être ici euphonique, ainsi que dans
plusieurs autres composés. On ne
se sert plus de ce mot dans le
Guipuzcoa, mais bien en Biscaye
où il a conservé sa signification
littérale de ^^entre yeux''; ou le dit
de quelqu'un qui a pleuré et dont
les yeux sont rouges tout autour.
Btffi ezarriy g. jeter les yeux.
JBetazaly g. b. bethazal, I. bn.
paupière; de begi-azal.
Betilhy g. betuUy b. cil ; de begi-
ille et ule; le t euphon.
Bepuru, g. 1. bephuru, bn. sour-
cil ; de begi'puru f M. Mabn (Bask.
Sprachdenk.) compare nuruin braue,
ail. brow, angl. bhrû^ sansc
BezirUa^ g. behhain^ bn. sourcil;
syn. de bepuru; le g. est obscur ; le
bn. paraît composé de begi-gain,
dessus yeux.
Betando, g. b. partie de la tête
près des yeux; de beginmdo, le t
euphon.
Betondokoa, b. coup de poing;
oeil poché; de betondo^ko.
Bekohi^ g. b. front. Bekhoki, bn.
paraît n'avoir conservé que le sens
figuré: audace; de begif
Beîar, g. 1. bn. front; syn. de
bekoki; — 1. P. frontispice, devant
de maison; de begi?
Begiratu, begiratzen, g. b. 1. re-
garder, considérer ; — g. se garder
de; de begura^tu. Suiik efa vretik
begUatzéa, se garder du feu et de
Teau. Begiravk, 1. garde-toi.
BegistatUy begistaiztn, g. b. 1. re-
garder. Aujourd'hui syn. de begi"
raiu. P. donne begistu et btkcdztu
regarder de mauvais oeil, ennuyer,
être jaloux; et ceci semble la véri-
table signification r de begi-gaizlo-tu.
Si P. n'eût pas donné cette signi-
fication, il semblerait plutôt que
begistu vint de begi'Z'tu?
Begizkoy g. fascination ; probable-
ment le même mot que bekaizgo^
V. l^art. ci- dessous.
Bekatzgo, g. bn. bekaitzko, L be-
kaizkeria, bn. jalousie, envie; de
begi'gaitZ'ko et keria.
Bekaiztêria, 1. P. le mauvais oeil;
le mal occhio des Italiens ; de begi-
gmtZ'keria, Selon M. Salaberry syn.
en bn. de bfkaivgo.
Bekhaizn^ bn. envieux; begi-gaitz,
Begira egon^ g, b. 1. attendre.
Zure b^gira nago^ je vous attends.
Begira nerekin, g. begira nigcu,
b. gare à moi.
68
Beîhitza, 1. oeillade ; mot d'Oieu-
hart, selon P. qui le décompose en
btgikomkUza (mot de Toeil), ôegiua,
bethitza*
Begi ezarri, v. begi.
Begira egon, v. begi.
Begiratu, b^^atze, v. begi.
Begistato, begistatze, v. begi.
BegistU, V. begi.
Begitarte, begitharte, v. begi,
BegizkO, v. begi.
Beha, behatu, behatzen, bn.
écouter^ — 1. attendre, regarder^
considérer. Beha khemk^ mntzaaZ"
k&nik^ Frov. d'O. Ecoute le premier^
parle le dernier. Neuve buruari ungi
behatzen badiot. Chourio^ Imit de J.
C. si je coDsidère bien moi-même.
Chtre beha egotu da, il nous a air*
tendus.
Bohar, v. bear.
Boliarri, v. belarri.
Beharrondoko, v. belarri.
BehartarzTin, v. bear.
Behartasim, v. bear.
BehatZ, v. beatz.
Bohatze, v. beha.
BehatetopatU, v. behatztupa.
Behatztupa, I. behatztopa, bn.
faux pas.
BehaUtopatu^ faire un faux pas.
Eta bere escuetan eramanen autela
eure oinaz harrian behaztopa ezadin^
çat. Matt. IV: 6. Test. Eochelle.
Et ils te portèrent en leurs mains,
de peur que tu ne te heurtes ton
pied contre quelque pierre.
Bohatu, V. beha.
BehaEtun, v. beazun.
Boliaziin, v. beazun.
Beheltl, v. be.
Beheitita, beheititEe, v. 6e.
Behera, beherapen, v. 6e.
Beherat, v. be.
Beheratu, beheratse, v. 6e.
Behere, v. be.
Behi, V. bei.
B6hin,^b6hinere, v. bein.
Behindik, v. bdn,
BehingOtZ, v. bein.
Behoka, v. beor.
Behor, v. beor.
Bei, g' b. behi, 1. bn. vache.
Sega gastu guchirekin azUzenda^ g.
la vache est élevée à peu de frais.
Beitegi, g. vacherie; de bei'-Ugi.
Beimbere, v. bein.
Bein, beil, g. b. bekin^ 1. bn.
une fois.
Ben ère ez, g. beh bere ez, bem^'
bere ez, h. ez behin ère, l. bn. jamais ;
litt. pas aussi une fois. C'est une
erreur que M. Salaberry écrive beMn
ère, jamais, sans la négation es, ou
gobe, etc.; même observation pour
batere. Ta beimbere aztu ezpedi^ et
qth'il n'oublie jamais. Hurada behin
ère unhaiu gobe othoitz egiiea. C'est
de faire la prière sans jamais se
lasser.
Beingo baten, b. subitement.
Behingotz, bn. pour toujours ;
selon M. Salaberry — 1. pour quel-
que (un) temps, de hehin^^^nUat.
Beindik bein, benik bein, g. b. ^-
hindik behin, 1. au moins, pour le
moins. Har zaite behindik behin zure
bihotzean bakearen ezartzen. Chourio,
Imit. de J. C. Commencez au moins
par établir la paix dans votre coeur.
59
Baindik bein, v. èùn.
Beingo baten, v. 6ein.
Beitegi, v. éd.
Beka» g. b^ka dago, il béle.
Bekaitsko, v. begi.
Békadsgo, v. begi.
Bekaizkeria» v. begi.
Bekaizteria» v. begi.
Bekar, v. ékarri.
Bekatu, g. 1. pekaiu, g, b. bn.
pëché ; de Teap. pecado ou du latiu
peccatum.
Pekaiuakot b. pêcheur, adj. de
pekaiU'Z'-ko.
Bekhain, v. begi.
Bekliaizti, v. begi.
BekaiztUy v. begi.
Bekhan, v. bat.
Bekhoki, v. begi.
Bekoki, v. begi.
Belar, 1, v. begi.
^ Bèlar, 2, g. bedar, b. belhar, 1.
bn. herbe.
Belarri, g. b. beharri, 1. bu.
oreille.
Belarrondoko, g. b. beharrondoko^
1. bn. 8ou£Bet — 1. oreiller, i. a.
Belarrondoko, v. beiarri.
Belatch, v. beie.
Belaun, g. b. belhaun, 1. bn.
genou. Liçarague et La Yieuzville
écrivent : belhaur ; goizean bezala bel"
hamriko yarri behar da, comme le
matin il faut se mettre à genoux. —
g. b. 1. degré de parenté, généra-
tion. Hirurgarren belhaunefcoek guti
gotatvko dute. Ax. p. 249^ la troisième
génération jouira peu. — bn. coude
d'un chemin.
Belaunikaiu^ g. b. belhaunikaiu^ 1.
belhaurikatUf bn. Eia beihaurieaiurik
reuerentia eguiten ceraucaten^ Marc^
XY. 19. Test. Bochelle; et s'étant
i^enouillés ils lui faisaient la révé-
rence. ^
Belhauniko, belhauriko jarri, se
mettre à genoux.
Belaunikatu, v. beiaun.
Belch^ V. belê.
Beldlir, v. bildur.
Beldurii, v. bildur.
Beldiirtu,bèldurt8e,v.Mtfttr.
Bêle, g. b. 1. bn. corbeau.
Belatch, bu. comeiJle; de beîe
avec la terminaison des diminutifs
ch ? Selon O. épervier. v. Prov. d'O.
n écrit il est vrai belaz ; mais P.
qui le cite écrit belauh.
Beltzur, g. corneille.
BetU, bekh, g. behz^ 1. belz, bn.
bcdUj b. noir. L'idée très abstraite
de couleur aura été exprimée par
un dérivé de bêle; la terminaison
tz est peut-être la syncope de£ra^,
pour le corbeau, c. a. d. ce qui
lui est propre. Bien que la termi-
naison ne soit pas bien claire, il
nous semble que bêle et beUz ont
une origine commune.
BeUzuri^ 1. belzuri, bn. mine noire.
Belzuriz, bn. en fronçant le
sourcil.
Belhar, v. beiar, 2.
BéUiaun, v. belaun.
Belliaunikatu, v. belaun.
Beltz, v. bele.
Beltsur, beltsBuri, v. beu.
BelU, b. tard; syn. de berandu.
BèlllBe, g. foin.
Belz, belsniri, v. beU.
60
Berna, bemo, 1. S. pen. de
]*impëratif de eman, emoti, qa*il
donne.
Bena, g. b. vrai, sérieux. Oizan
henay homme sérieax. De b^in on
de l'esp. buen? v. l'exemple ci-
dessous, s. V. bênetako.
Benaz, ôenazki^ g. denetan, b. en
vérité; de àena-t et ki et de èen*
etan,
Benetako, g. b. vrai, véritable.
Benetako erruki ta amodijua dagoz,
la véritable compassion et (le véri-
table) amour consistent. Dans cet
exemple on pourrait rendre^ véri-
table, par seule^ unique, ce qui
ferait croire que d^na vient de detn.
Benaz, benazki, v. bena.
Benedikatu, v. bedeinkaiu.
Benetan, v. bena.
Benik bain, v. bein.
BonO, V. baho.
Ben, beîi ère, v bein.
Ben bere, v. bein.
Beor, bigOr, g. bior, h.behor,
1. bn. jument.
Behoka, bn. 1. pouliche; pour
beho^kai ?
Bephuru, bepuru, v. begi.
Bera 1, v. he,
Bera iî> v. bere.
Bera 3. g. b. 1. bn. beratz, bn.
mon.
Beratu, beratzen, 1. devenir mou.
Berakatz, b. ail; syn* de ba-
ratzuri,
Berandu, g. b. 1. berant 1. bn.
tard. Berant jaiki dadina bidean
laster, qui se lève tard trotte tout
le jour.
BerandUj beranizen^ g. b. 1. be^
rantu, bn. (mieux avec d^ v. Essai,
Ch. II) ; tarder, retarder. Berantzen
du, 1. il tarde (à venir).
Beranteiêi, berantesten^ 1. berantexi,
bn. s'impatienter, tarder, impers,
il me tarde; de ^raat-etoî, comme
aut-etêi, etc.
Berant, v. berandu.
Berantetsi, v. berandu.
Beranteete, v. berandu.
Berantexi, v. berandu.
Berantu, berantze, v. berandu,
Berariaz, g. exprès; bn. selon
M. Salaberry, adv. qui exprime l'op-
posé du mot eeriofki.
Beratu, beratze, v. bera, 8.
Beratz, v. bera, 8.
Beratzi, v. bederaui.
Berau, v. bere.
. Beraz, 1. bn. doDC; sjn. de
arren. Emazu beraz duzunaren araueu^
Axular, p. 848. Donnez donc selon
que vous avez. Ne serait^» pas
de Tesp. de veraz? en vérité?
Berba, b. mot; syn. de hitz; du
lat. verba. Berba aurrfibaa, préface;
litt. Tall. Vorwort.
Berdella, g. 1. maquereau,
(poisson).
Berdin, g. 1. bn. bardih^ 1. b.
égal, uni. Ez oi da bardina guzUn
okertasuna^ habituellement les tra^
vers de tous ne sont pas égaux ~
1. bn. adv. berdin joan behar da
mundvtik, aussi bien (litt. également)
faut-il quitter ce moude.
Berdindu^berdintzen, I.bn. égaliser.
Berdintasun, g. b. 1. égalité; de
berdin'4<taun.
61
BerdinkaiUj berdinkaizen^ g. b.
eoBi{Nirer.
Berdinkunza, g. b. comparaison.
BerdinUu, 1. heidinxu^ bn. à peu
près.
Berdindu, v. ^ercfm.
Berdtnkatu, v. berdin.
Berdinkatze, v. herdin.
Berdinkunza» v. 5«rd}7»*
Berdintasim, v. berdin.
BerdintBe, v. berdin.
BerdinXU, ?. berdin.
Berdogala, 1. pourpier.
Bare, 1. g. b. 1. bn. pron. poss.
Son, sa; au plur. ^r^n, ses. Ainsi
que les autres pronoms poss. {nirt^
kire, ture, gure) bere a la forme d*un
génitif; ainsi bere est bt^e» comme
hire^ est At-re, etc. On peut donc
en conclure que 60 a existé, comme
fih Aï, pu, fu. Comme pron. per-
sonnel be n'existe plus^ mais il en
est resté une trace dans la S*^ pers.
de rimpératif de tous les serbes,
^a,de b-eza; bekar, de b^ekar, etc.etc.
L'existence de be ne nous paraît
donc plus douteuse; dans Timpé-
ratif b remplit les mêmes fonctions
que A (de ht) : hadi (A-a<ii) sois ;
bedi (6-edO qu*il soit; et comme
pron. poss. il prend la même forme
que les autres : nire^ hire, bere, etc.
Bera^ g. b. 1. bn. le même, lui-
même. Berak eta bere emazteak gogoan
zeukaten, g. Lui-même et sa femme
désiraient. Bera dago^ 1. 11 demeure
seul; comme Tangl. bj himself.
Btra nous paraît être formé de
bere*a^ comme berau de berenM et
nerau de nere^Ut c*e8t*à-dire, le prou.
poss. renforcé du pron. dém. v.
Essai, p. £8, 24. A a ici la sig-
nification primitive du démonstratif.
Bereay g. b. 1. bn. adj. pronomi-
nal, le sien; de bere^a, le de lui« .
la chose de lui = le sien.
Bere, 2. b. adv. même, aussi.
Ez bakarrik gazte idiak baita bere
zaarak^ non seulement les jeunes
égaux (lès jeunes gens du même
âge), mais aussi les vieillards. D'ha-
bitude la forme définie (avec l'ar-
ticle) procède de la forme indéfinie
(sans article); ici, nous croyons
que le contraire a eu lieu; bere
vient de bera, en faisant tomber
le a et en prenant la forme indé-
finie. Longtemps nous avons pensé,
avant d*en venir à la conclusion
que be (v. bere, 1.) est le radical,
que bere^ adv. (même), était le ra-
dical, et de là bera (avec l'article)
le même, ce qui était parfaitement
régulier; mais du moment quil
nous a semblé clair que bere pron.
poss« était un génitif, cette suppo-
sition est tombée et nous croyons
avoir démontré que la filiation
est: be, radical qui se retrouve
dans l'impératif; here^ le génitif;
bera^ génitif plus le démonstratif;
bere, forme indéfinie de bera,
Bere bai, b. aussi.
Ber bera^ g. b. correspond à : mis-
misimo, esp. superlatif de: même.
Berau^ beronek, g. b. lui-mêmCi .
celui-ci même; de bere^au et anek]
au plur. berok, eux-mêmes ; de bere*
oyek, Berok sert comme pluriel de
berau et de betori.
62
Berori, ôerorrei, g. b. àerlurot
berura^ 1. oelai-là môme; de berâ'
on et èere-kura. Au plor. berok^
ceux-là mémeSy de bere-Ofâk, Berori
sert encore eu g. et b. comme 2"^
personne, à Timitation des autres
langues, p. ex. l'allemand, Sie, ils,
employé pour ^^vous.'* En ail. Sie
et en fr. vous, servent pour le plur.
et le sing. mais le basque suit
Texemple espagnol et dit^mau
singulier, Tesp. usted et àeroi au
pluriel, Tesp. ustedes. Le bise, a
eurai au lieu de beroi.
B&tez^ g. b. 1. berenâZj 1. P. bere
boUarii, 1. de soi, par soi, de soi-
même; de berâ'Z, Nous ne savons
si )a forme berenez que donue P.
est connue. Gizonai berez jakUia
deêeaizen du, Chourio, Imit. de J. C«
L'homme désire de lui-même savoir.
Jbel, berez pakelêua, Abel, pacifi-
que de sa nature.
Berezko, g. b. de soi, naturel;
de herez*ko,
Bere buru, g. b. de soi-même;
sjm. de berez, v. buru,
Beretu, beretvtzen^ g. b. 1. s'ap-
proprier, gagner (le coeur).
Beregan^ g. bereçain, 1. bn. pour
soi, pour son propre compte; de
bere^ah. JEman beregain^ 1. mettre
à part.
Beregaineioj 1. excellent, de ^^r^-
ffom^io, avec e de liaison.
Beregaindu, I. se mettre en mé-
nage, se mettre chez soi.
Bereganatu, bereganatzen, g. b.
•^approprier, s'attirer^ Eu 1. attirer
pour son profit; de bere-gana.
Berlan, g. b. dans le même en-
droit; expression elliptique, endroit
est sous-entendu; de bere4an, Emen
bertan^ g. ici-même.
Bertatikj g.b. bertarii, 1. beretarik^
1. de suite, incontinent, dès Tiastaut
même; de bertan^tii et ni ; le »
élidé; V. Essai, Gh. U.
Bereala, g. beriala^ b. bereiala^
1. tout de suite; syn. de berta/rik;
de bere-ala; paraît être une ex^es-
sion elliptique comme bertan.
BeriUf bn. mort de lui-même,
se dit des animaux qui meurent de
leur propre* mort; de ber-ÂU.
Beête, g. b. bertze, 1. bn. autre ;
de berenez pas le même ss autre,
n ne nous semble pas trop risqué
de décomposer ce mot comme nous
le faisons; le r doux est souvent
supprimé dans la prononciation;
de là la forme guip.; pour ce qui
regarde le ^, il parait ne pas s'y
trouver anciennement ; le plus an-
cien livre basque (Testament de
1671) ne l'a pas. Baina erran eieçon
berce bâti airreU «m, Luc IX. 59.
puis il dit à un autre: suis moi.
Dans la prononciation et surtout
quand l'article suit, berezea devient
facilement, croyons nous, beri»ea.
On trouve la double orthographe de
z et iz dans enzuvi et enUmn^ atUzi
et anzi.
Bestela^ g. b. bertzela^ 1. bn. bee*
tannez, bn. M.Salaberry; autrement,
de heête-kf', comp. oneta.
Berezi, g. 1. herhezi^ 1. bn. séparé,
distingué, particulier; de bere-e»^
avec la terminaison t, qui forme
es
les adj. verbaux, oomp. oêi de as;
icAi de icA ; lUzi de tUz ; etc. Le h de
herhezi n^est point une objection;
ou sait la manière toat arbitraire
avec laquelle cette lettre a été in-
troduite dans des mots où elle ne
devrait pas être et supprimée dans
d'autres mots où elle aurait dû
rester. Aide s'écrit dans tous les
diaL sans h et aurait dû s'écrire
halde-, urne généralement sans h
doit être hume; tandis que kola
flot est l'esp. ola. ZeifUzueiatik ha-
tailzari hère UzkufUza herezi... eman
zien. Lardizabal. A chacun desquels
il donna sa langue particulière.
Berezi^ bereislen ou berezUzen^
g« L àeriezif bn. séparer.
Bereziii, 1. berheziki, bn. parti-
culièrement; ki forme les adverbes.
Bertzetarakar, 1. changeant, in-
constant; de àerlze-etaro'ior.
Berea» v. ôere.
Bereala» v. bere.
Berebai, v. bere.
Barbera» v. bere.
Bere buru, v. bere.
^regain, beregainéko, v.
bere.
BeregaindUy v. bere.
Beregan, v. bere.
Bereganato, v. bere.
Bereganatae, v. bere.
Berehalai v. bere.
Bereiate» v. besU, s. v. bere.
Beren, v. bere.
Berenea, v. bere.
Beretarik, v. bere.
Beretu, v. bere.
BereSy v. bere.
Berezi, v. beale, s. V. bere.
Bereziki, v. beele, s. v. bere.
Bereûtze, v. beste^ s. v. bere.
Bereako, v. bere.
Bebga, 1. aune, (mesure), du £r.
verge.
Berhezi, v. beste^ s. v. bere. «
Berheziki, v. besle, s. v. bere.
Berhil, v. bere.
Berho, berro, 1. haie, hallier,
broussailles; syn. de sapar, eaei.
Selon P. ces mots sont d'Oienhart.
Berhura, v. bere.
Beriala, v. bere.
Berkhoi, bn. envieux, syn. de
bekAaizti.
Bermatu, v. berme.
Bermatgaki, v. berne.
Bbbme, 1. bn. caution. Selon
Chaho du latin firmus.
Bermaiu, cautionner.
Bjbbnb, g. b. Tos de la jambe,
du genou au pied; holl. scheen-
been; du lat. perna. A Quéthary
on dit berme.
BermatzaU, permalzaki, 1. l'os
de la jambe; de berme (pour berne)
tzat, ki; avec l'art, kia pour kai.
Ki, kia se retrouve dans izuëkif
balai.
Bero, g. b. 1. bn. chaleur, chaud.
BerotUf berolzen, g. b. 1. bn.
chauffer.
Berok, v. bere.
Beronek, v. bere.
Berori, v. bere.
Berorrek, v. bere.
Berotu, v. bero.
Berotze, v. bero.
Berreun, v. berri.
64
Berri, g. 1. bn. barrir b. nou-
veau; subst. nouvelle. Zer berri
dakariezu? 1. quelle nouvelle ap-
portez vous?
Berriz, g. 1. bn. barriz, b. de
nouveau; de berri-z. Aussi employé
•comme mot explétif, or, mais. Ma
Kainek, berriz, bere abuztttetatik
gichi bal,.,, ematen ziolaio, Lar-
dizabal ; et que Caïn lui avait donné
un peu de ses récoltes.
Berriz ta berriz^ g. syn. de berriz.
Berriro, g. barrira, b. berriki, 1.
adv. do nouveau, nouvellement; ro
et hi forment les adverbes. Dem-
boraz mundua berriro bêle zezaten,
pourque avec le temps ils rem-
plissent de nouveau le monde.
Berrilu, berriizen, g. 1. barritu, b.
arraberriôuj bn. renouveler. P. cite
encore arramberriiu ; i. a. Les
dialectes fr. paraissent avoir formé
ce nom verbal en imitant le fran-
çais ; re est devenu comme toujours
arre,
Berritau, g. barrilsu, b. bavard;
de berri'isu,
Berrogei, g. b. berrogoh 1. P.
ajoute berriz hogoy. Quarante; de
berri-ogei, hogoi,
Berrogei ou benogoigarrem^ g. b. 1.
quarantième,
Berreun, g. b. deux cents.
BerrUd, v. berri.
Berriro, v. berri.
BerritSU, v. berri,
BarritUy v. berri.
Berritze, v. berri.
Berriz, v. berri.
BerrOi v. berho.
Berrogei, berrogoi, i. berri.
Bertaa, v. bere.
Bertarik, v. bere.
Bertatik, v. bere.
BertZ, V. pertz.
Bertze, v. beste, s. V. bere.
Berteela, v. beete, s. v. bere.
Bertzetarakor, v. beste, s. v.
bere.
Beruin, 1. vendange.
Berun, g. 1. plomb. Apparem-
ment du prov. plom. B pour p;
r pour l, comp. borondate; ber
pour br, ce qui n*est admis en
basque.
Berura, v. bere.
Besabea, g. charrue à cinq
dents.
Besaize, v. beso,
Besarka, besarkatu, v. beeo,
Besatra, v. beëo.
Besinoeta, v. beëo.
Beso, g. b. 1. bu. bras; — 1.
coudée.
Beeoz beso, 1. bu. bras dessus,
bras dessous.
Besaize^ g. aile de moulin; de
beao-aize.
Be^arhay g. embrassemeut. Ce
mot peut également bien venir
de Tesp. besar, baiser; cependant
il est dif&cile de rendre compte
de la finale ka, qui se trouve aussi
dans le verbe, besarialv, L embras-
ser; besarialu, peut être cooipoaé
de besfhhartu qui devient beeokartus
le r a donc changé de place, ce
qui n'est pas rare; comp. Aarrabùtz.
Besatra, 1. brassée; la terminai-
son n'est guère basque.
65
Besinoeta, 1 pièce de terre. Ce |
sera d'après la mesure par coudées P
Besta, !. fête.
Bestannez, v. heste, s. v. bere,
Beste, V. bere.
BdStolft, V. beste, s. v. bere.
Beta, g. temps^ loisir. Betarik
eztet, je n'ai pas de temps.
Betan, v. bat,
Betatu, V. bete.
Betazal, v. begi.
Bete, g. b. bethe, 1. bn. plein.
Egunakbete ziranean eman zion aeme
bat, g. quand les jours farent pleins
(quand elle fat au terme de sa
grossesse) elle lui donna un fils.
Erat^ naiz ene betliean, 1. je suis
tombé tout de mon long.
Bete ou betatu, betetzen, g. bete^
beteten, b. bethe ou bethatu^ bethetzen,
1. bu. remplir. Eta mundua osotoro
bete zuten, g. et avaient (les eaux)
rempli entièrement le monde.
Bete beteauy g. b. 1. tout-à-fait,
entièrement. I^ réduplication est
très fréquente en basque pour ces
locutions adverbiales ayant une
signification superlative, oomp. bat
batetan, ber bera, etc. On retrouve en
fr. la même chose, plein plein =
très plein ; petit petit = très petit.
Bethakor, 1. fertile, qui porte des
fruits. Zuhaitz bethakorra eztunehork
ebahitzen^ Axular, p. 88. Personne
ne coupe Tarbre qui porte des
fruits.
• Betete, betetze, v. bete.
Bethakor, v. bete
Bethalde, 1. P. troupeau de
bétail.
Bethazal, v. begi.
BetUe, befhatu, v. bete.
Befhi, V. beti.
Bethidanik, v. beti.
Befhiereko, v. beti.
Bethiere, v. beti.
Bethieretu, v. beti.
Bethiko, v. beti.
Bethitza, v. begi.
Bethor, bethOZ, v. etarri.
Beti, g. b. bethi, I. bn. toujours.
Betiko, g. b. beththo, I. éternel;
de beti'ko, Zer egingo det bizitza
betikoa irabatzeko, g. que ferai-je
pour gagner la vie éternelle?
Bethidaniky 1. bn. de tout temps,
pour le passé; de bethi^da-n-ik.
Bethidanic Jaincoac badaqaguzqvi bere
obra guciak. Test. Rochelle. Act,
des Ap. X¥. 18. De tous temps
sont connues à Dieu toutes ses
oeuvres.
Bethiere^ bethiereko^ 1. continuel,
perpétuel, pour le futur; de bethi-
ere-ko.
Bethieretu^ bethieretzen, 1. conti-
nuer, perpétuer, de bethi-ere-tu.
Betiko, V. beti.
BetUle, V. begi.
BetondO, v. begi.
Betondokoa, v. begi.
Betor, betOZ, v. etorrî.
Betule, V. begi.
Beza, 3 pers. sing. de l'imper,
qu'il ait.
Bezain, v. ain.
Bezala, bezalako, v. aia.
Bezambat, v. ain.
Bezela, v. aia.
Bezik, V. bai, 1.
5
66
Besin, t. am.
Bezintai t. begi.
Bi, g. b. 1. bn. deux.
Biga, 1. higa ou hida, bn. deux.
Il nous semble que Uga est bi plus
Tartide; que le^ est pour A, ainsi
btha, comp. iges et ihês, ihar et igixr.
Biha^=biaf comme mehea = mea, etc.
Nous le croyons d'autant plus que
biga n'est jamais accompagné d'un
substantif; on ne dit pas, biga etche
deux maisons, mais bien: badira
hia^ il 7 en a deux. Si g est pri-
mitif la ressemblance avec le lat.
bi-8 est fortuite.
Bigarrent g. b. 1. bn. deuxième;
de bi'garren.
Bira^ 1. bma, g. deux à deux. Eta
igor citzan hec bira bere beguitharte
aUcÈMan, Luc. X. 1 ; l>9st. Boch. et
les envoya deux à deux devant lui.
Bitarte^ g. 1. bitharte^ bn. inter-
valle, — I. médiateur; de bir-arte^
avec t euphonique; comp. betaxal,
beiondo,
Bitartean^ g. bitartiany b. bithar^
tean^ bn. en attendant, cependant ;
de Mtarte^n.
Bigar^ biar, g. b. bihar^ 1. bn.
demain; de bi-gaur?
Biaraman^ g. bijamonot h.biharch
m«fi, 1. bn. le lendemain ; de biar, v.
ci-dessus ; n^is qu^est-ce que amon,
amun; serait-ce Tesp. man, le valaque
muin, de mane, matin, v. Diez.
E. W. 1. 268.
Biaramonean^ g. b. le lendemain,
litt. dans le lendemain.
Biga, g. bigai, b. migaf 1. (m pour
b, comp. bUgar et mûgor, Biarritz
et Miarriu); génisse; par allusion
à rftge?
Bizhif g. bHà, bâachàk (plur.) b.
biriichiak, 1. bn. jumeaux. Biritchi,
sing. 1. pair, Topposé de impair;
de bi?
Birretan, g. en deux (fois). Lar-
ramendi met deux r, un aurait
suffi; de bi-r-etan.
Birûea^ g. birija^ b. birùi^ 1. pou-
mon; puis qu'il y en a deux. H
n'est pas clair comment ce mot est
formé. A Ouéthary on donne le
nom de bùria a une partie de l'in-
térieur de la vache qui tient au
foie; on le mange.
Biri handia, 1. grand poltron !
Bialdu, V. bide.
Bian, v. be.
Biar, v. bear et bigar, s. v.
bi.
Biaramon, v. bi.
BiaKtmi, v. beaxun.
BichigOi, g. pagre, rousseau
(poisson) ; de Tesp. besugo, on l'eap.
du basque?
BiCHiLiA, bn. jour maigre; de
Tesp. vigilia.
Bida, V. bi.
Bidaldu, v. bide.
Bidali, bn. trouver, se procu-
rer, chercher,
Bidaltze, v. bide.
Bidaro, v. bide.
Bidar, 1. menton. Selon P.
c'est un mot d'O.
Bidarri, g. pavé. Ce mot s^
trouve dans les dialogues basq.
publiés par le prince N. Bona-
parte; il est évidemment composé
67
de bide^arri; mais aurait dû être
arri-bide, comme Steinweg, alL et
non Wegstein. v. Essai, p. 120. Il
se peut que hidani soit en usage;
ce qui prouverait seulement l'oubli
d'une règle généralement (toujours?)
observée.
Bide, 1.1. particule dubitative;
Eiorti bide da, il est venu peut-
être.
Bide, 2. g. b. 1. bn. chemin,
voie, moyen. Oizanaren gaiztakeriari
ateah ùtèko^ bide onetatik bat, g. un
des bons moyens pour fermer la
porte à la méchanceté des hom-
mes.
Bide eman, g. b. donner lieu,
occasionner.
Bidez, g. b. 1. au moyen de, en
passant; de bide-z.
BidezhOn g. JQste; de bidez^ko.
Bere aserre bidezlcoa^ sa juste colère.
Bitartez, g. b. ' syn. de bidez ; de
bide^rte-z.
Bialdu, bicUtzen, g. b. bidaldu, 1.
envoyer (en message), envoyer de-
hors. Belea bidldu zuen, il envoya
(lâcha) le corbeau.
Bitezar, g. envoi. Probablement
de bide-ezar; comme nom verbal
généralement ezarri,
Bidebage^ g. b. bidegabe, 1. bn.
injustice; de bide-gabe, Zer bide--
gahta! 1. quel malheur!
Bidaro, b. bn. disposition du
temps favorable ou contraire au
voyageur; de bide^ro.
Bidebage, v. bide.
Bidegabe, v. bide.
Bider, g. b. fois. Bi bider, deux
fois. Asho bider, maintes fois, sou-
vent. Zembait bider I combien de
fois!
Bidez, V. bide.
Bidezko, v. bide,
Biga, bigai, v. bi.
Biga = miga, v. bi.
Bigar, bigarren, v. bi.
Bigor, V. beor.
Bigun, 1. g. b. mou.
Bigundu, g. b. appaiser. Bigundu'
rik erregubcLgaz, appaisant par des
prières ;.v. ci-dessous.
Bigun, 2. bihun 1. courage, vi-
gueur. Selon P. ce mot est d^O.
' Il est curieux qu'il signifie exacte-
ment le contraire du g. et b. v. ci-
dessus.
Bigundu, v. bigun.
Bihar, v. bi.
Biharamun, v. W.
Bihi, 1. bn. grain (blé).
Bihitegi, grenier.
Bihitu, bihitzen, égrener.
Bihibat ez, aucun; litt. pas un
grain. Bihibat eztut^ je n'en ai aucun.
Il faut toujours la négation ; même
observation que pour batere et beinere»
Bihibat, v. Hhi.
Bihitegi, v. bihi.
Bihitu, V. bihi.
Bihitze, v. bihi.
Bihotz, V. biotz.
Bihotzkatu, v. biotz.
Bihotzdun, v. biotz.
Bihun, V. bigun, 2.
Bihur, bihurtu, v. biurri.
Bihurguna, v. biurri.
Bihurri, v. biurri,
Buamona, v. biaramon, s. v. bi.
68
Bikaîia, g. crème ; la meilleure
partie de qaoi que ce soit. A Za-
rauz et à Azpeitia ce mot n'est pas
usité pour crème.
BiKE, 1. bikhôf poix, du lat. pix.
M. Salaberry dit: goudron; c'est
sans doute une erreur.
Bilri, V. bi.
Bikochak, v. bù
Bikor, 1. morceau; se dit en-
core du rebut de la farine qui
reste dans le sac et aussi des pe-
tites bosses ou aspérités qui se for •
ment sur le pain quand on le fait
cuire au four.
Bikun, 1. complet; i. a.
BiLA; Larramendi cite ce mot;
Pouvreau donne pila, bUduna^ bil-
hua ; ils sont tous inconnus aujour-
d'hui. Le g. et b. seuls ont con-
servé:
PiUa, g. piUo, b. pile, monceau,
du lat. pila.
BUdu, bUUen, g. b. 1. bii. rassem-
bler, récolter.
BUdiUa, b. le mois d'Octobre; de
bUdu'Ula.
BUUar, g. 1. bn. assemblée; il
paraît de bil (bilduytzar (ear), as-
sembla des anciens; comp. batzarre.
BUdura^ g, réunion; àtbildu^a.
BUgia, bn. lieu propre à amas-
ser des objets; de bU-tegi,
BiUwt bUhur^ 1. garrot.
BUhurtu^ bilhurtzen, garroter, lier.
Bilarrausi, 1. bilkarrozi, bn.
veau; selon M. Sal. veau mâle âgé
de quelques mois. De belar-autai, qui
mord, (mange) l'herbe? o pour au,
V. arrausi, Hobe da bakeareki ar^
rauUia, eziez aharreki bilarrauzia,
prov. d'O. mieux vaut l'oeuf avec
paix que le veau avec guerre.
fiiLAUN, 1. vilain, du fr. vilain.
Prov. 496 d'O.
Bilbatu, V. bUbe
Bilbe, bn. trame, ^â^afti^tramer.
BiLDiLLA, V. bila.
Bildots, g. b. 1. 5i7d6x, bn. ag-
neau. Nous ignorons comment ce
mot est composé. On serait tenté
de croire que la timidité de l'ag-
neau a été exprimée par bildur-
ots, crainte du bruit; ou encore,
en vue de son ennemi le loup,
bUdur-otao; mais la forme du mot
s'y oppose; il faudrait plutôt que
ois précédât. L'explication de M.
de Charencej, n'est pas satisfaisante
non plus; il dit: „dedt/(^u, obtenu
(ce qui n'est pas le sens de bildu^
c'est rassemblé, uni) littéralement
le croît du troupeau"; c'est tout;
que fait-il de ots, et où voit il
troupeau. Ce „littéralement" laisse
beaucoup à désirer.
Bildox, V. bOdotê.
BiLDU, BILDÛNA, V. bUa.
Bildur, g. b. beldur, g. 1. bn.
crainte, craintif. BUdur naiz, g. je
crains. Enaiz deusen beldur^ 1. je ne
crains rien. Jainkoaren beldurra du,
il a crainte de Dieu.
BUdurti, g. b. bMurti, 1. bn.
craintif.
BUdurtu, bUdurtzen, g. b. bddurtu,
btUdurtzen, 1. bn. craindre.
Bildur garri, g. b. effrayant; de
bUdur-garri.
BiLDURA, V. bila.
69
Bildurgarri, v. bUdur.
BUdurti, v. bUdur.
BUdurto, bildurtze, v. bUdur.
BiLGiA, V. bila.
Bilgor, milgor, 1. %or, bu.
suif.
BiThakatu, 1. bn. devenir^ se
transformer, — 1. tirailler, traiter
mal quelqu'un; P.
Billiarrozi, v, bUarrausi.
Bilhatu, y. biUatu.
Bilhllkatu, 1. tordre; i. a.
BiLHUB, V. bUa.
BiLHURTU, V. bOa.
BiLKUA, V. bila.
Biligarro, b. 1. bn. grive.
BiUatu, billatzen, g. b. bU-
hatu, 1. bn. chercher.
Billoiba, v. uioba.
s, V. bilo.
L, V. bUo.
i, V. bilo,
1, V. bUo*
Billustasun, v. bUo.
Billuste, V. bUo.
BiLLUB, V. bUa.
Bilo, 1. bn. cheveu; n'est plus
usitë dans le Labourd, du moins
à Quéthary. De Tesp. pelo?
BUÎ08, g. b. biUrui 1. btduzi^ bn.
dépouillé, nu. Selon Ghaho de bUda
pUday ftlda), vêtement, et utzi lais-
ser. Il nous semble de bilo, cheveu
et uts, vide, sans cheveux, chauve,
et puis en général, nu. £n bise,
pour tête chauve, on dit : buru bU-
losa. Le i de billusi, peut être com-
paré à r» de aai (de aa) et de esi
(de es), et donne au radical la
forme verbale, en fait un participe
passé, ou plutôt un adjectif verbal,
mieux rendu ici par ^dépouillé''
que par „nu.*'
Les deux l ne sont point un
obstacle, croyons nous; comp. Ue
et ille ; hUa et hUla, Adan eta Eva,
biUorik ikusi ziranean; Lardizabal,
Adam et Eve, quand ils se virent nus.
BiUoataaun, g. b. nudité. EUntetif
alaèahan beren biUostasuna thuaten,
Lardizabal; Us n'avaient pas vu^
en effet, leur nudité.
BiUusgorri, 1. syu. de btttusHj nu;
comp. larrugarri qui s*expliqne
mieux, vu la couleur de la peau;
peau-rouge. Ghaho traduit bUlua-
gorriy rouge nu, tout nu, comme
si rouge en français était une ex-
pression usitée, comme p. ex. tout
fin nu, comme on disait jadis;
nous n'avons pas pu trouver si
rouge était jamais employé dans
ce sens; larrugorri démontre que
c'est une façon de parler basque
et correspond à bUlusgorri, poil-
roux; est-ce que ce mot donne-
rait à entendre que les Basques
sont de race routise, blonde?
BiLTZAR, V. btia.
BiLTZE, V. bila,
Bimpher, bn. envers, Topposé
de, endroit. M. Salaberry ajoute: en-
vers, adjectif; c'est préposition.
Bina, v. bira, s. V. bi.
Bior, V. beor,
Biotz, g. b. bihotz, 1. bn. coeur.
Biotzdun g. bikoUdun, 1. coura-
geux; de biotZ'dun,
Bihotzkatu, bn. se chagriner.
Biotzdun, v. biotz.
70
Biphi, I. bu. mite. Bipitatu, I.
vermoulu.
Biphil, biphildu, v. bipU.
Bipil, 1. àiphU, bn. dépouillé,
dénudé, plumé. Ce mot parait se
rattacher à pelo, esp. ou bilo, bas-
que, mais comment? qu*est-oe que
ai dans biphU?
BipUdu, 1. plumer; se dit aussi
de quelqu'un qui répond bien, qui
arrange bien son adversaire.
Bipkildu, bn. plumer.
BipUdU, V. npil.
Bipitatu, V. iiphi.
Bira, v. bi.
Birau, g. b. malédiction ; comp.
burho.
Biri, v. Hrika, s. v. df.
BiBiBiL, g. b. 1. bn. rond; 6iri
fait penser au lat. viria, anneau,
v. Bracbet, Dict. Etym. s. v. virer;
Hl de bUdu, rassembler, v. hUa; 6il
aurait pu donner tout aussi bien
biUatu que bUdu; nous ignorons si
Hllatu existe; mais il se retrouve
dans iiriàiUatu, sjn. de bildu, ras-
sembler; c'est du nom verbal ^r»-
hUlatu, que vient biribil, comme ahar
de ahartu,
Bir^duy bn. arrondir.
BmiBiLDu, BmiBiLLATu, V. biribU,
Birjja, v. bi.
Birika, v. bi,
Biritchi, biritcUak, v. bi.
Birretan, v. h,
Biskit, V. bit.
BiSUts, g. petite pluie; — b.
chasse-neige.
Bit| qu'il me le donne; biskii,
qn^il me les donne. P.
I Bitarte, bitartean, v. bi.
Bitartez, v. bide.
Bitartian, v. bi.
Bitezar, v. bide.
Bitharte, bithartean, v. bi,
BiTHORE, V. bitore.
Bitika, bitina, 1. chevreau.
BiTORE, g. bithore, 1. excellent,
éminent. Du lat. victor. P. dit:
expert, versé; i. a. Àbranek esan
nai du aitabitorea eta Abrahamek
aakide bitorearen aita, Lardizabal;
Abram signifie père excellent et
Abraham père d'une multitude
excellente.
Bitsa, b. écume; on prononce
généralement bicha.
Bitztu, pitztu, V. bizi.
Biu, 8"® pers. sing. de l'impér.
qu'il ait. Batbederac bere emcutea
biu. I Cor. VIL 2. Test. Eochelle.
Que chacun ait sa femme ; v. euki.
Binni, g. bihutri, 1. bn. En g.
tordu, pervers; en I. malin, per-
vers, entêté; en bu. indocile. Eta
ondore chit biurri eta gaiztoaren gu^
raso izan zan, g. et il fut le père
d'une postérité très perverse et
méchante.
Bihurguna, 1. retour, restitution.
Biurtu, biurtzen, g. b. bihur ou
bihurtu, bihurtzen, 1. bn. retourner,
restituer, se convertir en. Autsa
zeran eta auts biurtuko ziran, g. tu
es poussière et tu retourneras à la
poussière. Eta beren tolàra biurtu
ziran, g. et ils retournèrent dans
(litt. vers) leur pays. Biurtu fait
penser au £r. virer, virâr, employé
exactement avec les mêmes signi-
71
ficatious. £n 1. èiurtu signifie en-
core, tordre, traduire; en bn. tordre,
rendre, résister et aussi comme
terme de châtreur, rendre stérile
sans châtrer.
Biurtu, biurtze, v. Huni.
Biz, S. pers. du sing, de l'im-
pératif de izan,' h-iz ; & est la carac-
téristique de la 3»e pers. v. hère,
Bizar, g. b. 1. bn. barbe. Fau-
drait-il accepter PétymologiedeLar-
ramendi : hizHirra, qu'il soit homme P
Sagar bizarra, 1. P. mousse de
pommier.
. Bizamaàala, 1. HiamaMa, bn.
rasoir, ide Hzar^naMa.
Bizamabala, bizamabela,
V. bizar,
Bizi, ou viziy g. b. 1. bn. sub-
stant. vie; — g. b. 1. bn. adj.
vif — bn. aigre. Sagar àizia, pomme
aigre. Plusieurs auteurs écrivent
vizi (vict)^ mais comme cette let-
tre n'est pas basque nous n'avons
admis aucun mot avec v.
Bizitza^ g. bùitzey b. syn. de dût;
c'est le subst. verbal bizUzea, le
vivre = la vie; comp. aditza.
Bizi ou bizitu, èizitzm, g. 1. bn.
vivre.
Biziera, g. àizijera, b. façon de
vivre, de biri-era,
Bizikariy g. vivant; serait mieux
bizikarri, de garri.
Bizikor, g. bizkor^ b. animé, vif;
de bizi-hor,
Biziro^ g. 1. bizikif 1. bn. vive-
ment; de bizù^o et ki.
Biztanle^ g. habitant, de^tan-^
pour egiUe, Biztan pour bizi'tan?
Bfztandu, biztandutzen^ g. habiter.
BiztUf g. bkztu oupUztUfpUzten^
l.P.donne les deux formes,mais|nte<tt
est généralement usité dans le La-
bourd;Larramendi écritt^ir^tf^-exciter,
allumer, ressusciter, — - bn. aigrir.
Zeren zvre anayà hau hil baitzmj
eta piztu baitat car celui-ci ton
frère était mort et il est vivant.
St. Luc XY. 32. dial. lab. impr.
à Londres par la soc bibL Asuiya
aurait dû être anaye', la forme
indéfinie avec le pron. démon-
stratif. Larramendi écrit viztu; mais
piztu est usité généralement dans
le Labourd.
Pitztura, 1. aiguillon. Haragiaren
pitztura, Taiguillon de la chair.
Su pitzgarri, 1. allumette.
Biziera, v. bizi.
Bizqera, v. bizi,
Bizikari, v. bizi.
Biziki, V. bizi.
Bizikor, v. bizi.
Biziro, v. bizi.
Bizitu, bizitze, v. bizi.
Bizkar, g. b. 1. bn. dos.
Bizki, V. bi.
Bizkitartean, g.L bizkkartian,
bn. cependant; syn. de bitartean.
La terminaison est claire artean;
mais qu'est-ce que bizld?
Bûdcor, V. bizi.
Blztandu, v. bizi.
Biztanle, v. bizi.
BiztU, V. bizi.
Boa, V. bore.
Bodina, 1. tas de dix gerbes
dont on en tire une pour la dîme;
mot d'O. selon P.
72
Bohatu, bohatze, v. b^uffatu.
Bohldu, 1. guêpe, bourdon,
frelou; mot d'O. selon P.
Bohoinak, 1. gourdes^ frettes.
Boyak {boïac) 1. entraves-, mot
de O. selon P.
Boyatzea, {boiatzea) mettre aux
fers.
Boyatzea, v. boyak.
BonxA, Y. bola*
Boina, g. b. le bonnet des
Basques tricoté en laine.
Bokata» I. lessive.
BokatU, V. bvJca,
BoLA, g. 1. bn. boule; de Tesp.
bola. W. V. Humboldt cite baUesna
comme dérivé de bolay boule à lait =
mammelle ; il ne dit pas dans quel
dialecte ; ce n'est ni g. ni 1.
BoiUa, g. rond; syn. de biribil.
BoLi, 1. ivoire, du prov. bon;
l pour r et aussi r pour l comp.
voluntad, esp. borondate, hari et le
dérivé haUko etc.
Bombuna, 1. copeaux pour
allumer le feu.
Borda, g. 1. borde, métairie,
cabane; Tesp. borda.
Borma, 1. muraille; 0. écrit
barma pour horma selon P.
Bomua, 1.1. bn. gourme; du
français ? b pour g comp. barbantzu
de garbanzo; nabus{:=. nagusi.
Bomua, 2. 1. selon P. terme de
nautonuier. Bomuan ziaduhak cha-
lupo, il tient la chaloupe à lancer.
BORONDATE, g. 1. bu. Volouté ;
de Tesp. voluntad; b pour v; r
pour l, comp. boli, art, 3. d pour
t après n, v. Essai, Gh. II.
Borra, 1. gros maillet de fer
pour briser les pierres. Le mot
paraît être borra et non bor. Axular,
p. 54 auc éd. 33 nouv. éd. écrit:
Ikusiko duzu,.. Hercules aendofamaiu
hvra pintatua makiHa borra bat, eakuan
duela, vous trouverez représenté cet
Hercule fameux et robuste qui a
dans la main un bâton-maillet.
En écrivant les deux mots il semble
employer un mot composé que
nous écrivons avec un trait d'union
bâton- maillet = massue? Ne serait-
ce pas le prov. bordo, bâton de
pèlerin ?
BORRATU, fiORRATZEK, g.'b. 1. bn.
effacer; de Tesp. borrar.
Borrero, g. 1. bn. bourreau ;<
de Tesp. borrero ou Tesp. du bas-
que? P. cite encore burreba, qui
paraît être inconnu^ du moins au-
jourd'hui. Borrero, ferait penser à
buru, tête ; d*autant plus que bour-
reau est d'origine inconnue; mais
la ressemblance des mots ne décide
rien en définitive.
Borroka, 1. lutte.
Borrokatu^ borrokatzen, lutter.
BorrOkatU, v. borroka.
Borrondin, g. espèce de pois-
sou de mer qui ressemble à Var-
raingorria.
BoRTCiiA, 1. bn. force, du prov.
forza, b pour / qui comme i; u'ex-
iste pas ou presque pas.
BoRTU, 1. bu. désert; apparem-
ment le même mot que borda.
Bortz, V. bo8t.
Bortzgarren, v. bott.
Boska, bn. soupe au vin.
73
Bost, g. b. bn. hortz, 1. ciuq.
Bostgarren^ g. b. bostagarreny bu.
horizgarren, 1. cinquième.
Bostoriz^ g. charme à ciuq deuts,
de bost-artz.
Bostagarren, bostgarren,
V. bosL
Bostortz, V. boaL
BOTA, BOTATZEN, g. b. bu. buÛOiu,
1. lancer^ jeter hors — 1. bn. buter,
terme de jeu de paume; de Tesp.
ou du prov. botar. Semé alabaai
ezin echeiik boia leitekez oUeîhah
legez, h. on ne peut chasser de la
maison les fils et les filles comme
des domestiques.
BoTHEBE, 1. bn. pouvoir, de l'esp.
poder.
Botoya, (botola), 1. sujet,
(opposé de, maître); mot d'O. se-
lon P.
Boz, V. poz.
Bosdcario, v. poz.
Boztu, bozte, v. poz,
Brana, 1. espèce de fleur des
bruyères.
Bbkka, g. dorade; esp. breca.
Brozela» P. dît: Le corps de
la charette qui a les deux cotés
servant de clayes et quand les côtés
sont formés d'ais on Tappelle oriira.
Bu. p. donne ce mot et l'exem-
ple suivant : begira bu, qu^il prenne
garde; ce sera l'esp. bu, être ima-
ginaire, pour effrayer les enfants;
quelque chose comme croquemitaine.
Bua, p. vérole; Tesp. bua ou buba.
BuELTA, 1. bulia, bn. disposition,
effort. A Guéthary : un certain laps
de temps. L'esp. vueltaP
Buha, V. buyalu.
Buhezka, v. ùuyaiu.
Bulmmba, v. buyatu.
Biihiirri, v. buru.
Burruxnba, bn. bruit, hanne-
ton. Si buffumba était écrit avec
un r on pourrait croire que c*est
une variante de buhumba; comp.
aussi buyatu.
Buiraka, 1. P. carquois.
Buka, g. fin.
Buka ou bukaiUy buhaizen^ g.
bokatu, selou P. haut nav. finir.
Buiaera, fin ; plus usité que buka.
* Bukaera, v. buka.
Bukatu, V. buka.
Bular, g. b. buliar, 1. bn. poi-
trine, sein, mammelle.
Bulardetsu, g. vaillant ; de bular*
tsu; mais pourquoi de intercalé?
Hta irureunda (irur eun eta) eme-
zortzi serbilzari indarlsu eta bular-
delsuenak ariurik. Lardizabal. Et
ayant pris trois cent dix-huit ser-
viteurs des plus forts et vaillants.
Bulardetsu, v. bular.
Bulhar, v. bular.
Bulhute, v. buru.
BuLKATu, 1. P. pousser, frapper;
du prov. barcar; l pour r; comp.
boli.
Buluzi, V. bilo.
Bulla, g. bullya, b. bruit.
Bulllja, V. bulla.
BuLTA, V. buelta.
Bultzatu, g. pousser; serait-ce
une corruption de bulkatu?
Buluzi, v. bilo.
Burdatu, burdatzen, 1. plier,
courber, i. a.
74
Burdaz» bn. extrëmitë, bout;
de burdatu?
Burdi, ▼• gurdù
Burdin^ v. bumL
Burdiiusalhi, v. bwmL
Burhaso, ▼. çurloêo.
BurhO, I. bn. jurement, impré-
cation; comp. iirau.
Burhosêalu, maudire.
Burhostatu, v. ôurko.
Burkoku, v. buru.
Burla, I. agrafe, broche; de
bumi?
Burmun, v. buru.
Bumi, g. burdin, b. 1. bn. fef .
Permutation rare, il est vrai, des
dentales n et d^ comp. ardOfa/mo\
chute de n final comp. orrai, zai,
etc. etc. Ce mot est obscur. L'ëty-
mologie donnée par M. de Charen-
cey n'eat guère satisfaisante; bur-
din se rattacherait à Taraméen barz,
avec une terminaison euphonique
f». Les lettres euphoniques facili-
tent un peu trop les recherches
étymologiquesj in ne sert jamais,
autant que nous sachions^ comme
groupe euphonique; au contraire
en guip. il 7 a chute de n par
euphonie, comp. orrai, zai^ bumi,
etc. M. de C. trouve des lettres
euphoniques partout; un k dans
echekanderia, un z dans idizko^uu
i dans aitza\ deux r dans chakurra^
et pour comble d euphonisme le a
final de cha^kurra, qui n^est autre
chose que l'article a. Quant à r
ou rr, dit M. de C. c'est une con-
sonne euphonique. On le voit il
ji*y a pas le moindre doute; mal-
heureusement cela est tout a fait
une erreur. M. de C. aurait pu
lire dans notre Essai, publié deux
ans avant sa brochure sur Téty-
mologie basque (Recherches sur les
noms d'animaux domestiques etc.
1869) que les mots terminés en r
dur redoublent cet r quand suit
Tarticle; ainsi chakur, fait chakwrra\
il aurait alors aussi évité la faute
de prendre l'artide pour une lettre
euphonique. Une ligne plus bas
nous lisons que le r se redouble
d'ordinaire entre deux voyelles, ce
qui est encore une grande erreur,
comp. bira, Uri, biro^ bera, bero^
buru, gora, ara, ariy are, et des
douzaines d'autres exemples si l'on
veut. A la page 14, M. d. G. pré-
tend que le h de arkutM est eupho-
nique; toujours dans notre essai
M. de C. aurait pu lire que k
initial devient k^. quand il se trouve
par suite de la composition, au
milieu d'un mot ; à Tappui de son
assertion M. d. C. cite etekekande'
na où le ^ serait aussi euphonique,
ce qui est une nouvelle erreur;
etehekanderia est pour etekeko an-
deria, littéralement : dame de la
maison; ko est le suffixe qui cor-
respond à de.
Mais revenons à burdin; hypo-
thèse pour hypothèse il nous paraît
plutôt que burdin, vient du latin
ferrum; / n'existe pas en basque
et est rendu par 6; alors berrun,
avec n puisque m n'est pas toléré
à la fin d'un mot. Nous ignorons
d'où vient le d^ mais quelques uns
75
des composés se rapprochent beau-
coup de la forme hypothétique
berrun; v. ci-dessous.
Burrunzale, g. b. 1. hurdinzalhi,
bn. cuillière en fer ayant la tige
debout, dont on se sert dans la
' cuisine; de burdin-zalM. Burrun
est ici pour hurdin et se rapproche
de la forme hypothétique berrun
qui peut venir du latin ferrum,
V. ci-dessus.
Burunizia, g. broche; de àurun
pour burdin^ v. Part, d-dessus. La
terminaison est obscure.
Bumiola^ g. forge; de bumi-ola.
Birmiola, v. bumi.
Burreba, v. borrero.
Bumika, g- b. altercation,
rixe. Probablement de burho.
BurrukatUf disputer.
Burrukatu, v. burmia.
Bumunba, 1. babillard, — • bn.
bruit; hanneton.
Burrunzale, v. bumi.
Btiru^ g. b. 1. bn. tête, chef,
terme, temps déterminé, — g. cha-
pître. Buru sert encore pour le
pronom, même, ou comme le fran-
çais chef, bere buruz, g. b. 1. bn.
de soi-même, de son chef; zure
buruz devons même, de votre propre
chef. Ondo ezaguizen duenak bere
buTuba, b. celui qui se connait bien
lui-même. Ez bere buruan Cami..,
ezpada Canaani, non pas à Gham
lui-même, mais à Canaan.
Buruzy g. b. par coeur; — 1. de
front, — bn. avec bon sens.
Buruan^ g. b. 1. bn. au bout de ;
de buru-a-n-, régit le génitif. Eia
egun gutiren buruan, et au bout de
peu de jours. Autrefois on disait
aussi en fr. mettre à chef, pour
venir à bout. v. Littré. Dict.
Bttrmun, ou bwrumunak g. buru
kun, 1. buru fuinai (plur.) bn. cer-
velle; de buru^mun, La permutation
de m en i et/ nous parut tout-
à-fait exceptionnelle.
Burulâte, g. burute^ 1. buriUAe,
bn. bulAute; bn. M. Salaberry bour-
relet. La terminaison est obscure
mais le mot dérive évidemment de
buru, La ressemblance avec le fran-
çais serait-elle fortuite? Selon M.
Littré et M. Brachet, Dict. étym.
bourrelet vient de bourre.
Buruauête, g. b. 1. bn. tracas,
casse-tête; de bun^auste, v. auei
s. V. auts.
Buru eman, g. commencer, exécu-
ter, — 1. tenir tête.
Buruial, bn. par tète.
Burutiiburura, 1. burutiiburu,
bn. d'un bout à l'autre.
Buruzburu, 1. bn. téte-à-téte.
Buruzari, g. L buruzaçi, 1. bn.
chef; de bw^z-ari, l pour r oomp.
arffizari. La terminaison semble ici
superflue; peut-être que le mot a
été fait quand la signification de
la terminaison n'était plus comprise;
comme il est arrivé avec la termi-
naison „menV* dans beaucoup
d'adverbes français; grassement,
chèrement, n'ont pas de sens éty-
mologiquement parlant.
Burugogory g. b. entêté ; de ^ru-
gogoT,
Buhuru^ 1. syn. de burugogor ;
76
n'en serait-ce pas la contraction.
SuruzHn^ bn. syn. de burugogor ;
de àuruz-eghi^ qui fait à sa tête.
Buruzkingo bn. entêtement; de
buTuzUn-go, Comme go forme les
adjectifs^ buruzhmgo est un adj. pris
substantivement.
Burkoia, 1. à coups de tête; de
èuru'io-ia. Burkoka hari direaàa»
riak, les béliers se tourtent, (anc.
£r. se poussent).
Bururdij 1. bu. traversin ; de
iuru — /
BurukUa, bn. oreiller ; de èuru — ?
Buruka, 1. bu. buruckka, bn. épi
de blé; de huru-okai? P. cite hu-
ruka billzailleak, glaneurs, mais
bilizaUleak (de bildv, rassembler)
n'est plus connu 'aujourd'hui.
Buruilla, 1. burulla, bn. le mois
de Septembre; de hurukaMa? le
mois des blés.
BurukarriiUf 1. faire le fier; de
buru-ekarri.
Buruan, v. buru,
Buruaiiste, v. buru.
Buruchka, v. bvru.
Buru emaiii v. buru.
Buru gogor, v. buru.
Buru hun, v. buru.
Buruka, v. buru.
Burukal, v. buru.
• Burukarritu, v. burru.
Burukita, v. buru.
Burulete, v. buru.
Burulla, v. buru.
Burumunak, v. buru.
Burunizia^ v. bumi.
BuruBzalei v. bumi.
Bururdij v. buru.
Burute, buruthe, v. buru.
Bùrutik, V. buru.
BuruZj V. buru.
Burussagi, v. buru.
Buruzarij v. buru.
Buruzburu, v. buru.
Buruzkin, v. buru.
Buruzkingo, v. buru.
Busta, V. busii.
Busti, g. b. 1. bn. mouillé.
BuêH, bu9iitzen,\. bu. aussi buëla^
selon M. Salabçrrj; mouiller. EUze
ahuUu da neêkaûoak bamean ogia
bustiz. P. Le pot est devenu maigre,
parce que la servante j a trempé
son pain.
Bustaldi, g. b. bain; de butti-
aide.
BuTATu, V. boêa,
Buyatu, buyatzen, g. boiaiu,
1. En g. enfler; en 1. souffler.
Larramendi donne buAa, soplo,
soufQe, et bukaôu^ soplar, souffler;
mais ce nom verbal n'est pas connu
dans le Ouipuzcoa; il est évident
que buyatu et bohatu dérivent de
buha^ si ce n'est que buha vienne
de bohatu^ comme ahar de ahartu^
ce qui est rare. L'espagnol a bufar
(bouffer, pouffer) ; le f que le bas-
que ne possède pas est devenu h
et buhatu peut dériver de bufar.
Mais comme bufar est considéré
comme une onomatopée, v. DictLit-
tré et Diez, E. W. il sera permis de
demander si bufar ne viendrait pas
de buha, souffle, bien que nous ne
puissions citer aucun exemple où
le h basque devienne f en esp. ce
11
qui est une grande objection. D*an
autre côté bufar n'aurait pas donné
huha^ mais buhatu\ et buha souffle est
plus primitif que bufamen, souffle en
prov. Quoiqu'il en soit il paraît y
avoir eu un radical d», buk, dont
dérivent huha et les mots suivants :
JSuAumba, bn. tempête. Ordua
alicAa cedin haice buhumba handïbat,
Marc, IV. 87. Test. Eochelle; et
il s'éleva un grand veut (de) tem-
pête.
Buhezka, 1. P. qui parle toujours
et ne dit rien qui vaille.
Buhezkatu, 1. P. bourdonner.
Baztan, g. b. 1. bn. queue.
Larramendi et Pouvreau écrivent
hustan avec 9^ Axular avec z.
Comme on prononce &«jp^an, il serait
mieux de l'écrire avec z.
Buztandu^ huztatUzen, 1. germer;
à cause de la ressemblance entre
les jeunes pousses et des petites
queues. Zeren hertzela sorliteke
Uki Aura buztan liteke\ Axular
37, parce que autrement ce grain
germerait.
Buztandu, buztantze, v.
huztan,
Buztarina, uziarina 1. ftzterina,
bn. croupière d'âne. Nous ignorons
d'oii vient le b. Dztarina f^TsUi se
rattacher ainsi que uzkiy cnl, à ulê,
vide; creux, antre, trou; exactement
comme eu hollandais où hol signifie
creux, antre et trivialement, cul.
La terminaison reste obscure; et
jusqu'à preuve du contraire nous
considérerons plutôt le h comme
préfixé à huztarina que retranché
à uziarina. La même difficulté se
retrouve avec huztarri qui s^écrit
aussi uztarri.
Buztarri, v. nztarri.
Buztm, g. b. argile; — bn.
argileux.
BuztillO, 1. pur, sans mélange.
Arno buzlinoa, vin pur. A Ghéthary
on entend par là du cidre pur,
sans être mélangé d*eau. P. le
traduit aussi par: pommade (c. a.
d. cidre) fine sans goutte d*eau.
0. écrit bustino.
c.
Ch. représente le cA espagnol
qui correspond a ici en français;
ainsi les basqnes esp. écrivent ecie,
et les basques fr. elche. Quoique
cette orthographe soit très simple,
les basques fr. ne s'y sont pas
toujours tenus ; on écrit chaleur en
lab. et en bn. et Ton prononce
ickakuT.
Ch^ indique souvent un diminu-
tif. ZakuT, g. chien; uli^ mouche,
chakur^ g. petit chien, nlUcAa^ le
moucheron. Pour les adjectifs le
cas est un peu différent, à ce qu^on
nous a dit, et très particulier; ce
n'est pas Tadjectif qui en est altéré,
mais le nom que l'adjectif quali-
fie ; çizon zaiar bat^ un homme dur;
gizonchahar bat, un petit homme dur.
Ch, comme terminaison des ad-
verbes de lieu et des pronoms,
correspond à: même; oriche^iuracAe,
emencAe.
Chaar» v. cAar,
Chabal, chabaldu, v. zabal.
Chaberama, g. tortue.
Chabola^ v. ecie.
Chaburta, chaburtzen, g.
abréger, raccourcir. Probablement
de cAaàur que nous n'avons pas
pu trouver. La terminaison ^rse
retrouve dans labur, qui a la même
signification.
Chaburtze, v. chahurtu.
Chaoha, bn. terme de jeu de
paume.
Chafla, 1. bn. emplâtre ; proba-
blement variante de zafla^ giâe;
l'analogie se retrouve ailleurs; en
hoU. nous disons pour gifle >,lap"
morceau, généralement de drap ou
de cuir; quelque chose de plat.
Chahali v. ehal
Chahar, v. zar.
Chahu, 1. bn. propre; l'opposé
de sale.
Chahutu^ chcthuizeny 1. bn. net-
toyer, — bn. dissiper; rouer de
coups; ciahutu nav^ il m'a abîmé
de coups.
Chahutu, chahutze, v. ekaku.
Chai (avec Part, ckaya), 1. chai.
ChainkU, v. ekançu.
Chakhar, chakhartu, v.
zaiar.
Chakhur, v. zaiur.
Chakur, v. zaiur.
Chali g. b. ciaial, l. bn. veau
d'un au; syn. en bn. de aratcie.
Chalma, g. b&t. . \
79
Chamar, 1. v. zamar.
Chamar^ 2. g. b. 1. bn. blouse (vê-
tement) ; probablement de simarre P
Chambolin, g. joueur de tam*
bourin.
Champera, 1. corde à prendre
la morue. P.
Champhai bn. aboiement.
Ghanchilla, g. mesure pour
le lait.
GhandA; g. 1. êanya, bn. Zein
bere chandany chacun son tour.
Apparemment de Tesp. tanda, tour;
bien que la mutation de t en eh
soit extraordinaire.
ChangU, g. mutilé; eiainku,
1. soûl, boiteux. Il nous semble de
gan^o jambe^ d'oii chango {ch di-
minutif) petite jambe et de là, boi-
teux ; la jambe petite, c. a. d. courte
faisant boiter; et puis en g. le
sens plus général de, mutilé.
Ghanourru, g. écrevisse; pro-
bablement de Fesp. cangrejo.
Chaol, V. eehe.
Ghapinak, 1. chaussons. G*est
Tesp. chaptHy qui vient de Tarabe
selon Alcala. v. D. A. E. cepen-
dant nous ne trouvons pas le mot
chez Dozy et Engelmann. Glos-
saire des mots esp. et port, déri-
vés de Tarabe.
Char» g. bn. ehaar^ b. tchar^
1. mauvais. Ne serait-ce pas le
diminutif de zar vieux?
Charto^ b. ckarti, bn. mal.
Ckarieria, bn. action bl&mable;
de cioT'ieria.
Chara, 1. bn. bois taillis. P.
écrit eiarha, charhadi.
Gharakella, 1. bn. chalumeau;
du prov. caramel.
Charbo, bn. goujon.
Chardanga, fourchette. O.
Chardango, 1. P. lévrier.
CShardakatu, bn. élaguer des
arbres.
Charlia, charhadi, v. ckara.
Charkeria, v. char.
Charki, v. char.
Charpota, v. cherpola.
GHARRAMPmA, 1. rougoole; de
Tesp. sarampioD. Dans le Manuel
de la conversation, Bayonne 1861;
choframphoa. L'origine de Tesp. sa-
rampion est inconnue.
Charri, g. b. cherH, g. 1. bn.
cochon. — 1. écrouelles.
Gharro, b. bn. pot, jarre; Tesp.
jarro.
Charihatu, v. cherto,*^
Charihatze, v. cherio.
Charthe, v. cherto.
Charte, v. char.
Chasta, L éclair; synonyme de
ehimista.
Chatar, L ehathar^ bn. lange
défauts. — bn. nom donné au
chasseur qui tient un bftton au
bout duquel est un morceau de
toile pour effrayer les palombes.
diathar, v. chatar.
Chator, 1. paquet; i. a.
Chaude, 1. filet. P.
Chaz, V. igaz,
Che> 1* suffixe qui affirme la
signification d'un mot ou qui l'exa-
gère. Emenchey g. ici-méme. Anche,
g. là-même. Handiehe, bn. trop grand.
Che, 2. Z6t g. ze, b. ehehe, 1.
80
bn. menu^ petit; de là le diminu-
tif ch? V. ch. La VieuxvîUe em-
ploie {?^A« dans le sens de familier :
katechima da instruzione familier
edo ehehe bai, le cathëchisme est
une instruction familière.
CheatUy zealu, chetu, cheatzen,
g. chehatu^ cAeiaûzen, 1. bn. ehehe-
iatu^ 1. broyer, briser.
Zearo, g. minutieusement; de
zea-^o.
CAeAero, cheherohi, (. séparément,
en détail, i. a.
Zeakor, g. fragile; de zea-kar,
Cheatu, cheatze, v. che, 2.
Chede, g. bn. 1. gede, 1. but,
fin, limite; — bn. résolution.
Chedatu^ 1. viser; — - bn. limiter,
indiquer jusqu'où une chose doit
ou peut se faire; p. ex. indiquer
jusqu'où une personne doit tra-
vailler.
Checlatu, v. chede,
Chedera, bn. lacet pour prendre
des oiseaux.
ChegOSi, F. egosi.
Chehatu, chehatzOï v. r^^, 2.
Chehe, v. ehe, 2.
Chehekatu, ,v. che, 2.
Chehero, cheheroki^v. che.l.
Chokada, segada^ 1. filet, lacet
à prendre des oiseaux, syn. de
chedera,
Chekor, g. bouvillon.
Chermeily g. poire; ce mot
est usité à Azpeitia et dans les
environs.
Gherpola, g. charpota^ 1. bn.
serpolet; de Tesp. serpol.
Cherra^ v. zerra.
Cherrenda, 1. bn. bande, de
toile, de drap, de quelque étoffe
que ce soit.
Cherront, bu. vif, éveillé; ce
mot ne parait pas être basque.
Cherri) v. charri,
Chertatu, v. cherto.
ChertO, g.l. charthe, bn. greffe; —
1. nuque, i. a. Lepo cherloa, la
nuque du cou. Bekatuaren chertoal^
P. les rejetons du péché.
Cherlaiu, chertaôzen, g. 1. char-
Ihatu, charihatzen, bn. greffer, en-
ter; vacciner.
Chétu, V. che, 2.
Chibi> y» chikL
Chibista, g. noeud coulant.
Ghicha, 1. mot enfantin, du
nanan; c'est Tesp. chicha qui est
le mot enfantin pour carne, vian-
de; — bn petit champignon blanc.
Chicliari, 1. bn. ver intestinal ;
du diminutif che, chieh et ar, petit '
ver.
Chicharro, 1. espèce de poisson.
Chichor, 1. chUcher, bn. grésil.
Chichitola, v. chichUoza.
Chichitera, chichitola, 1.
papillon; i. a.
Chichka, bn. l^' piqûre, petit
trou ; 2^ mauvaise humeur momen-
tanée; 3° petite mauvaise action.
Chichkabar, bn. menu-bois;
de che ou chi ou chiche diminutif
et de abat y qui est hahar, et h
pour h. V. Essai, Gh II.
Chichkaldu, chichkaildu,
V. kUkaldu.
ChichkarratU, bn. flamber;
(un poulet, un cochon); du dimi*
81
nutif eiâ, chieh, et kartu; brûler
légèrement.
Chichkor, v. chigortu,
ChichkortU, v. chigortu.
Chicho, bn. bléser en parlant.
Chicht, bn. promptement; ono-
matopée; la flèche passe chicJU.
Chichta, Chichtatu, bn. en-
foncer une arme pointae dans un
corps; comp. zihi. •
Chichtapur, bn. menu-bois;
syu. de chichkabar.
Chichteri bn. quartier de fruit.
ChichtO, bn. panier long placé
sur les bâts.
Chichuria, 1. P. Fougère brû-
lée pour engraisser les champs.
Chidor, g. zidor^ b. étroit.
Bide chidorra, le chemin étroit.
Chiflatu^ bn. avaler; manger
son bien; ce mot ne peut être bas-
que et dérive probablement de gifle,
ancien mot pour joue.
Chigortu, chigortzen, l gril-
ler (du pain), rôtir; ce nom verbal
nous paraît dériver de çur^ courbé ;
les choses qu'on giille se crispent,
se courbent, se frisent; c^est dans
ce dernier sens que P. donne Tez-
emple: iUe chigortua, poil frisé.
Le ch initial est le diminutif. Le
bn. chiehkar, ehichkortuy sécher à
l'excès, est évidemment une variante.
Chikhin, chikhindu, v. zikin.
Chikhinkeria, v. zikin.
Chikhiro, bn. mouton; syn.
de aiari; de chikirain.
Chikhor, bn. terme de bou-
langer; petit son.
Clliki, g. b. 1. ehij^^ 1. petit.
En catalan sic, chic; esp. ohico.
Est-ce que la ressemblance entre
le basque et les langues romanes
serait fortuite; le ch diminutif est
essentiellement basque et convient
donc parfaitement pour exprimer
petit; selon Diez, E. W. 1. p. 127.
c'est du latin ciccum que dérivent
les formes des lang. romanes, et
les dérivés sont trop répandus (it.
cica, fr. chiche, alban. tziçe,) pour
songer au basque chiki, d'autant
plus que l'origine latine n'offre
aucune objection. Il reste donc à
décider si le basque a pris chiki
du latin ou de Tesp. etc. ou ai
c'est une forme indépendante des
autres langues.
Chiki est employé substantive-
ment pour enfance:
Chikilatik izan zan guztiz ikas*
naya, b. dès son enfance il était
avide d'instruction.
Il parait qu'on dit aussi en b.
chikarrctaiik^ dès Fenfance, par con-
séquent de chikar^ que nous ne
connaissons pas.
ChikiiUy chikiizen, g. chipUu, cAi"
pitzen^ 1. briser, rapetisser.
ChikUaaun, g. b. chipilaawn, 1.
petitesse; de chiki-ioêun.
Chipidura, 1. rapetissement; de
chipi'dura.
Chikirain^ chikiratzen, g. 1. bn.
châtrer.
ChikiratzaUe, g. chàtreur; de eiù
kira-lzalle,
Ch'tbi, g. (Zarauz), chipirodi, g.«
(St. Sébastien), chijnraiUu, 1. sèche
(poisson). A Guéthary on les
6
82
noame: anoornet ou lanoornet.
CUài pociûj g. le même poisson
que le eiiôi, mais plus grand, ap-
pelé eu esp. jibia.
Chipa^ 1. bu. véron, petit poisson
de mer, selon P., de rivière, selon
M. Littré.
Chikin, ohikindo, ▼. ziUn.
Chikinkeria, v. zikin.
OhiUrata, v. eHki.
ChikiratsaUe, ▼. ehOi.
Ohikiratw, v. eMU,
Chikitasun, ▼. eMH.
Chikitu, V. cAUi.
Chikitze, v, eiiH.
Chila, chilatu, ▼. zulo.
Chilbor, g. zMor, b. cÂUio, 1.
eiilkAoi, bu. nombril. Evidemment
de ckilo, trou; mais qu'est-ce que
6or? Le lab. peut être un adj.
{eàil'lo) pris substantivement.
Childbs, chindbs, bn. noeud;
ganse, espèce de noeud au bout
d'une corde pour pouvoir raccro-
cher. Sous cette forme ce mot ne
peut être basque.
Chili, bn. vasière, endroit où
l'on ramasse de la vase.
aUia bUiak, 1. P. haillons; i.a.
Chiligoratu, chirigoTatu,
L flamber (un poulet); comp. ehi-^
fUdu.
CUlintoha, 1. ehU^a, b. ekm.
ckila, bn. clochette; paraît être une
onomatopée*
Ghilioa, t. eiilmicla.
Chlliata, g. b. lentille, comp.
cMMdiUa.
Ohilkhoi, t. dildar.
ChilkO^ T. ùUOor.
Chillar, g. arbuste très minée
dont on fait des balais.
Chilo, y. zulo.
Chilustre, bn. syn. de eUldre.
Chimel, v. zimeL
Chimich, g. ekiminei^ b. eAi-
miteh, bn. zimiich (P. zimiùt) 1.
punaise; de l'esp. chinche?
Chimicllta, v. cUmisêa.
Chixnikatu, v. zimiio.
ChimikO» v. zimiio.
Chimilichta, bn. éclaboussure.
Chiminch, v. cMmieh,
Chimignit, v. chimua.
Chtmino, v. ekimua.
Chimista, g. 1. bu. eiimidUa,
bn. A Baïgorry on dit ehi^miMia
et P. écrit aussi zizmijila^ éclair.
Chimitcll, v. ekimiek.
Chiuua, g. ehimino^ b. bn. cki-
m'fgnuy P. (gns=ii) singe; dulat.
simia.
Chimur, chimnrtn, v. eimmr.
Chincliarri, g. clochette ; sjn.
du lab. chUinlcka. Larramendi écrit
chineherri,
Chinchila, v. eiili$Udka.
Chinohinbare, chinchin-
mare, 1. sangsue.
ChinollOSta, g. tresse de che-
veux.
Chinchuri v. zînizur.
Chinda, v. ekin^r^ 1.
Chindilla, L lentiUe ; svn. de
ckUisia, P. écrit ekimgiUa; mais
cela parait être fnutif. CUm^ est
cloche.
Chindrs, ▼• eiiUre*
Chindurri, ohingnRi g.
88
b. iniurri, I. P. (i. a.)f lourmi.
Zoaz naçia ehinhaurria gana^ Axàlar^
p. 36. an. ^d. 15. n. éd. Allez
paresseux à la fourmi. Pour la
variante de ^ et ^ comp. chingar^
ehinda ; gupela, dupela. Est-ce que
inurri^ inhurri serait une forme
plus primitive dont cAingurri, chiri'
haurri {ch-inhurrî) sont les dimi-
nutifs? comp. chingar,
Chingar, 1. g. ehinda, inhar.
iAar, 1. étincelle ; cAt'n^ar, b. braise^
charbon. Ihar, dont Âxular se sert
n'est plus connu aujourd'hui ; c'est
peut-être une forme plus primitive,
variante de inkaff dont chingar
(ch-inhar) est le diminutif; pour
la double orthographe de g et â,
comp. igeê, ihes; ego, eho; chin-
gurrif chinhaurri, Ihar ferait penser
à gar flamme; chingar petite flam-
me = étincelle; mais il faudrait
pouvoir expliquer le i pr esthétique,
ce que nous ne pouvons pas pour
le moment ; nous avons seulement
à signaler un fait très curieux,
c'est l'espèce d'échelle de sons qui
se retrouve dans chingurri et quel-
ques autres mots; à savoir: g^ A,
rf, n, Chingurri, chinhaurri, chin-
durri, inurri. Chingar, ihar, ehinda^
inhar (nh. port.?); inhara, — , iSa-
ra, enhara, (nh portugais?) Iges,
Hgg^ — , ineê. Et peut-être n ou in
devient y, comp. inardun, yardun,
inhar = ejfar.
Chingar, 2. l. bn. tranche de
jambon. A Guéthary, du lard.
Cllillgily 1- clodie-pied. Œin-
gilia Jawienda, il saute à cloche-
pied. ChingU paraît (iésignér ici
cloche, (comp. chinchilà), ei sera
formé de l'onomatopée chin et de
la terminaison gil pour egile. Cette
expression doit être prise du fran-
çais où clocher est boiter.
Chingola, 1. galand; P. \m.
ruban. Galand est du vieux fr.
pour garlande, guirlande, v. Littré,
D. galandage.
Chingor, g. grêlon.
Chingurri, v. chindùrri.
Chinglirritss, v. cMndurri.
Chinhaurri, v. ehihdurri.
Chinka, 1. bn. mauvaise hù*
meur; i a.
Chinka, 2. b. bn. filet, pour
pêcher.
ChiO, 1. ehira, bn. cautère.
Chipa, V. chiki.
Chiphildu, v. chifUdU.
Chipi, V. chiki.
Chipidura, v. chM.
Chipiidu, 1. flamber lin poulet;
syn. de chilîgoratu, — chiphildu,
bu. brûler à l'extérieur.
Chipiraillu, v. chiM.
Chipirodi, v. ehihL
Chipitasun, v. chiU,
Chipitu, chipitssd, v. ch^.
. Chira, v. chio.
Chirchil, v. zirzU.
Chirgil, bu. ma}pro{)fé, peu
fourni; en parlant des grappes dé
raisins; comp. zirzil.
Cbiri, V. ziri.
Chiribiri, 1. violon. Dans les
Dial. du Pc« Bonaparte se trouve "^
chiriùiri, bise. syn. de inguma» pa-
pillon.
84
CkiriàUari 1. joaeur de violon.
A Guéthary, eiiriàika.
Cliiribika,cliiribikar,v. chû
ribiri.
Cbirigoratu, 1. flamber, un
poulet; syn. de eiipildu,
Ciliripa, !• ruisseau.
Chiristatu, chiristatssen, v.
sfiri.
Clliritll« V. dri.
Chîrola, v. eiUtu.
Cliispa, g. fusil.
Chistu, V, istu.
ChistÙi g. b. cAirola, 1. bn.
petite flûte basque. Le moi chislu
est de Zarauz; il est accentué sur
la dernière syllabe cÂw^«a, la flûte;
chistua, la salive. On trouve aussi
Utu.
Chistu egin^ 1. siffler.
Chit, g. ehito, b. tchit soûl,
très. Chit ondo très bien.
Chita, V. chilo, 1.
Chitaldi, v. chUo, 1.
Chitatu, V. cAUo, 1.
Chitclier, v. ehieher.
Chitcliuketa, bn. travail du
laboureur ou de l'ouvrier qui répare
ou raccommode ses outils.
Cbifhal, bn. terme de mépris
pour les petits hbmmes et les pe-
tites femmes.
ChitO, 1. g. 1- chita, b. bn.
poussin.
Chiéatu, 1. couver. Oilloa chitaU
gen daffo, la poule couve.
Chiûaldi, 1. couvée.
Chito, 2. V. chii.
ChitO, 3. g. silence. Bappelle
l'italien, zitti, zitto.
Chidd bessUak, L haillons;
V. chili,
Chizpildu, 1. P. griller ; oomp.
chipildu,
Choarre, g. moineau,
ChochOi V. zozo,
Choil, choilki, v. soil.
Clioko, V. zoio.
Chokoii, V. zoio,
CllOlldor, g. charbonnière.
CtLOpiUf V. zoiin.
Clioratu, V. zoraiu.
Chori, g. b. 1. bn. oiseau. Géné-
ralement pour les petits oiseaux.
Chori'buru, g. b. 1. tête légère.
ChorOi V. zoro.
ChorrOf g* gouttière, tuyau de
fontaine; v. churru.
Chorroin, v. churroin.
ChorrOCll, v. zorrotz.
Chort, g. 1. (?^(?r^a, bn. goutte;
petite quantité; v. churru.
Choftaha, goutte à goutte; de
chorta-ha,
Chortaka, v. chort.
Chotil, v. BOtil.
Chotiii, V. zotin,
Cliiiclien, V. zuzm,
Chuliandor, bn. arbrisseau
roux à fruits noirs.
CtLllllur, V. zur.
Chiikatu, V. chuihu.
Chukatze, v. chuihu.
Chukhadar, v. chuihu.
Chllkliu, 1. bu. sec, moins ab«
solu que idor,
Chuiatu,ehuiatzen,g* 1. chuihatu,
bn. sécher, tarir. Noei iiusi zuenecm
mundua chuiatu zala, g. Quand No6
eut vu que la terre était séchée.
85
Chukiadar, bn. essaie-mains.
ChuklUlj g. propre, élégant.
CllUlO, V. zulo,
Chupa, g. jaquette d^homme.
Chupatu, g. sacer; de Tesp.
chnpar.
ChuinO, 1. bn. petit ; probable-
ment le diminutif cA et Aume.
AUeh eta ameh irakAatsi beAar dioz-
haie oraino Aaur cAumei, Pater
Noitffy Ave Maria, etc. Les pères
et mères doivent enseigner encore
aux petits enfants le Pater Noster
etc. la Yieuxyille^ p. 25.
Chur, V. zur, 2.
CtLiirchiiri, v. zur^ 1.
Churdak, v. zerdai.
Chiirhail, v. zuri.
Churi, V. zuri.
Churimuri, g. zurumuru, b.
rametir vague. H est curieux que
nous ayons ce mot en hollandais
(schorriemorrie), sans que l'origine
soit connue^ signifiant^ canaille;
nn -tas de canailles, een hoop schor-
riemorrie.
ChuriDgo, V. zuri.
Clitiritasun, v. zuri.
Chnritzaille, v. zuri.
ChumiO, g. cheville du pied;
syn. de orgaiil.
ClmriMûl, cliurpliail, v. zuri.
ChurpatUy 1. P. se courber.
Churretatu, v. cAurru.
Churroin, 1. cA^^rr^t», bn. pou-
peron^ de lin.
Chnrni,!. trémie de moulin; —
bn. cuve à lessive; — torrent, cours
d'eau; 0. s'en sert dans oe sens,
selon P. Comp. zorro^ fourreau,
sac, ventre; ainsi eAurru, zorro
désignent un récipient quelconque,
dans lequel on coule pour ainsi
dire, ou la farine (trémie), ou l'eau
(cuve), ou l'épée (fourreau), ou la
nourriture (ventre). Comparez en-
core cAorro, gouttière ; cAorù^ goutte;
cAurrusta, zurruta^ découlant, dé-
gouttant; cAurrupUa, averse; tous
ces mots paraissent avoir une ori-
gine commune; mais oii la trouver?
est-ce eAorl goutte, ou eet-ce ur,
eau avec le diminutif eA préfixé
et de là le verbe cAurreûalu, cou-
ler, (mot d'O. selon P.); il y a
ici un obstacle, ce sont les deux
r, et bien que l'orthographe bas-
que soit souvent très arbitraire il
ne serait pas prudent d'admettre
cette irrégularité sans preuves in-
contestables.
CAurrupelo, bn . trépied soutenant
la cuve à lessive; à^ cAurrw-pe-ko.
Chumipeko, v. cAurru.
OtLlimipita, bn. averse. Euria
eAurrupUan ari da, la pluie tombe
à verse; comp. eAurru,
Chumistan, 1. bn. coulant
continuellement, p. ex. d'un robinet.
CAurrusta, bn. zurrula, L adv.
en coulant.
Clllimita, 1. jet d'eau, cascade:
mot d'O. selon P.
Churtcli, V. zurtz.
Chut chutik, ohutitti, v.
zut.
ChatChur, bn. se dit d'an arbro
très chargé de fruits.
D.
Da, 1. g. b. 1. bu. 3 pers. sing.
du prés, de l'ind. de izan, il est.
Le a de db devient e en lab. quand
suivent les suffixes n, et /a; ainsi
den, 1. dan, g. qui est; dena^ 1.
dana^ g. lui ou ce qui est; delà, qu'il
soit; eu g. dala.
Dena den hezala erraiteray pour
dire la chose comme elle est ; litt.
pour dire comment est ce qui est.
Bezala té^t n, pour cela^fen. Ar^
razoina galdetzen baduzu^ hunanon
den, Chourio. Si vous demandez
la raison la voici ; den à cause de
non. Zer egtn hehar du g%ri%tino
baieh irakartzen denean, que doit
faire un chrétien quand 'il se ré-
veille; den-ean, v. Essaie p. 35.
Danik, g. b. 1. bn. dès^ depuis.
Oraindanik, g. orai danik 1. bn.
dès à présent, désormais. Il nons
semble que danik est la contraction
de daneiik^ c a. d. Aï — n — tik.
Pour unir tik à dan il fallait in-
tercaler le e de liaison danetik ou
bien supprimer le t, danik; v.
Essai, Ch. II. Aussi Larramendi
emploie-t-il danetik^ dans le même
sens. Mundu mundna danetik, de-
puis que le monde est monde. Il
est cependant possible que danUi
soit une forme indépendante de
danetik et formée de dan-ik.
Danez, g. selon, comme, étant.
Andia danez gizonen gaiztakeria.
Comme la méchanceté des hommes
est grande; de danz avec e de
liaison; litt. par qui est = par
rêtre = étant; par l'être grande
la méchanceté; étant grande, etc.etc.
Da, 2. v. ta.
Dafaillà, 1. P. nappe; de Tesp.
toalla.
DagOkana, v. egoU, s. v. egon.
Dàiku, v. damu.
Dakiregi, v. jaUn.
Dako, bn. auge.
Dallu, bu. faux.
Ballarri, pierre à aiguiser la
faux; de dallu-arri.
Damu, g. b. .1. peine, regret —
1. bn. dommage ; du latin damnum.
Les dial. g. et b. ont ddau pour
dommage, perte. P. cite ^m^qui
paraît être inconnu aujourd'hui.
Danu de Tesp. dano. Damu det^
g. dut^ 1; dot, b. je regrette (j*ai
regret). Nere damuz g. b. à mon
regret. Damu da, 1. bn. c'est dom-
mage.
87
Damurik, g. b. à regret; de
damu-ik, et r euph.
Damulu, damutzen, g. 1. se re-
pentir; damulzen naiz, je me repeos.
Damutasun, g. b. 1. repentir,
regret; de damu-tasun.
Damuior^ g. construit avecepon
est syn. de damu del; damukor
nagOj je regrette; de iamu-kor,
Damukor, v. damu.
Damubik, V. damu.
Dahutasun, V. damu.
Damutu, y. damu.
Damutze, y. dàmu.
Damuz, y. damu.
Dan, y. da^ 1.
Danda, 1. bn. pac, l'un des
termes d'une obligation payable en
plusieurs portions et à divers dé-
lais. Salaberry.
Danda, 2. y. danga,
Danetik, y. &, 1.
Daness, y. db, 1.
Danga, b. bn. danda, 1. coup
de cloche.
DÂnu, V. damu.
Daho, y. no.
Danik, v. da, l.
Dantzut, dantzuk, etc. y.
enzun.
DarthUi bn. rejeton de souche
d*arbre; holl. kreupelhout; terrain
en bois taillis oit les souches pro-
duisent des arbrisseaux que Ton
coupe.
Dastatu, dastatzen, 1. goûter;
du proy. gostar. A Guéthary on
prononce yasialu. y. Z.
Daugin, bn. prochain. Ce mot
a Pair d'être une forme yerbale.
Dbabru, g. bn. diebru, h» debru,
deaàru, 1. diable.
Deadar, y. dei.
Deatuln, bn. tarière.
Debadio, bn. discussion; dn h»
débat?
Deàalde, bn. en yain. — Là
Tabandon ; de Tesp. de balde, (qui
yient de Tarabe^ bâtil, y. Dozy,
Glos.) pour rien, gratis.
DsBEKu, g. 1. bn. défense.
Bebekatu, dâbekalzen, g. 1. bu.
debekau, b. {t élidé) défendre.
Deblauki, debloki, 1. hardiment.
Deplauki, bn. complètement^ ample^
ment. Selon 0. dans ses correc-
tions au Ms. de P. ce mot est
seulement connu à Sare etAscain
et ne lui paraît pas être basque.
Zer ordenaiuko diozu bada Jainkoaren
izen saindua, hain deblauki, antsi-
kabeki eta kantu guti erabUlzeko
usantza duenari? Axular p. 262.
a. éd. Qu'ordonnerez yous à celui
qui a coutume de traiter le saint
nom de Dieu si hardiment, si lé-
gèrement (sans souci), et qui en
tient si peu décompte? La termi-
naison adyerbiale est ki; il reste
donc, deblau, que Chaho youdrait
rattacher au latin debellatus, part,
de debellare.
Debloki, y. deblauki.
Deboildn, bn. détruire. Ce mot,
qui se trouye chez M. Salaberry,
n'a pas Tair basque et fait penser
à débile.
Debhu, y. deabru.
Dei, g. b. appel, yocation. —
1. son. Abranen dé^a, la yoca^ps
88
â*Abraham. Mesaren dèta^ le son
de la messe. Béiez daçoka, P. il
l'appelle. Zure deïa du, il vous ap-
pelle. Ces exemples prouvent que
le verbe dérive du substantif et
non le subst. du verbe.
Deiiu^ deitzen, g. b. 1. deilhuj
bn. appeler.
Deadar, g. diadar, b. cri; deya-
éfpr^ 1. alarme ; deihadar, bn. tocsin.
La terminaison est obscure.
DeUAore, 1. lamentation pour les
morts.
DeUAoratu^ 1. deilAuratu, bn. té-
moigner du regret à la mort de
quelqu'un.
Deihadar, v. dei.
Deinhu, bn. adresse pour le tra-
vail. Comme on prononce quelque-
fois d comme j (dj) comp. dostatu,
etc. il est probable que deinhu est
nne corruption de génie.
Deino, v. no»
DeithorOj v. dei.
Deithoratu, deithuratn, v.
dei.
Doltlm, V. dei.
Deitu, deitze, v. dei.
DoitsEi, V. jetzi.
Dema, g. gageure.
Deuboha^ g. 1. dempore^ b.
temps.
Demontria^ 1. bn. interjection
d'ëtonnement ; peste ! Ce mot n'est
pas basque; mais d'où vient-il P
Dempore, v. dembora.
Don, dena^ v. &, i.
Donda, bn. constipation.
Derdabi, g. 1. bn. tailleur, coutu-
rière. Il nous semble de l'esp. ten-
dero, boutiquier. Selon Chaho dn
lat. tentorium.
Dendatu^ b. 1. se parer.
Dendatu, v. dendari.
Dbplauki, v. deblauki,
Deritzat, v. eritzi.
Desafia^ bn. desqfio, 1. défi.
Desekkusa, 1. (i. a.) bn. excuse.
On dit plutôt aujourd'hui deskusa.
Deskaksu, 1. bn. repos; de Tesp.
descauso.
Destatu, destatsen, 1. mirer.
Destabratu, v. deaterru,
Desterbu, 1. exil ; de l'esp. des-
tierro.
Desterraiu, I. deslarraôUy bn.
exiler^ esp. desterrar.
Destaréa, 1. rustre, lourdaud;
i. a.
Deunge^ b. mauvais. Bardin
urten daike guraeo onetatih aeme
deunçiai, également d'un bon père
il peut provenir de mauvais fils.
Est-ce que deunge serait une va*
riante de dange qui est dan-ge, pas
saint = mauvais.
Deus, 1. bn. quelquechose. M.
Salaberry se trompe quand il dit
que deus signifie^ rien; pour cela
i) faut encore la négation. Deus
guziai, 1. toutes choses.
Eue deusai^ 1. mes petites affai-
res. Baduzu deusik? avez-vous quel-
que chose.
Deue eZf 1. bn. rien. Dewt ezia,
ezta deusik, il n'y a rien.
JSzdeuSy 1. bn. vaurien.
Ezdeusieria, l.'bn. ineptie, action
feite par imprévoyance.
Deyadar, v. dei.
89
DI, V. dii.
Dia, g. multitude. En ' g. dia
n'est en usage que dans les cofn-
posés; nous ignorons si dia se
trouve dans les autres dialectes.
Diaio, g. pluriel; de dia-ko,
Diatu, diaizen^ g. peupler.
Diazkitu^ diazhUzen^ g. mul-
tiplier.
Diadar, v. dei,
Diako^ V. dia,
Diatu, diatze> v. dia.
Diazkitu, diazkitze, v. dia.
DiEBRUi ▼. deabru*
DlHARU, V. DIRU.
Dik, g. 1. bn. di, h, de, dès^
depuis ; le é/ se change en t selon
les lois phonétiques, v. Essai, Ch.
IL Bik indique toujours une idée
do mouvement (par opposition à^o),
au propre et au figuré. Irten naiz
ecAetikj je sors de la maison. JEzla
gizona agi bereiik ôiziko, Matt. IV.
4. rhonime ne vivra pas de pain
seulement. Noiziik, g. depuis quand.
Emendik zazpigarren egunean, g.
oraiUi zazpigarren egunean, 1. d'ici
ou d'à [présent au septième jour,
c a. d. après sept jours.
Dik — ra, g. après. Kuchan aariu
zanetik urte bêlera, une année pleine
après être entré dans Tarcbe; on
ne peut traduire ceci littéralement;
à peu près : une année pleine de
on dès (du moment de) leur entrée
{sarlu zan, ils étaient entrés), dans
l'arche. Quand dik doit exprimer
le pluriel ou l'indéfini, on y
ajoute, comme cela a lieu avec les
autres suffixes. (▼. Essai, p. 50)|
ta ou eta (e de liaison) et le d
devient t (v. Essai, Ch. Il), etatik.
Dilinda, 1. crochet; dilindafif
bn. en suspens.
Din, g. juste. Asko dina det,
j^en ai assez.
Din difia, justement.
Bindez, à proportion. Le ^parait
être euphonique.
Dindez, v. din.
Dino, V. no.
Dionez. g. selon; àedio-n-zei
e de liaison; selon que il dit.
Diriala, b. Le dial. b. inter-
cale un i quand la et n suivent;
diriala correspond à dirala^ qu'ils
sont; et dirian à diran, qui sont.
Dirian, v. diriala.
Dœu, g. b. 1. bn. argent (mon-
nayé). Selon Chaho du lat. dena-
rium en passant par diharu^ soûl.
Il nous semble plutôt de l'esp.
dinero. La mutation de n en A se
retrouve encore dans liho, de Tesp.
lino. En bise, o devient régulière-
ment u quand suit l'article ; dinero
est donc devenu diherua (forme
hypothétique) ^tAari^, dirua; si le
mot soûl, diharu, de Chaho, existe,
il n'y a rien à dire, mais s'il n'existe
pas, ce qui n'est pas impossible,
la contraction de diierua en dirua
expliquerait tout aussi bien, si non
mieux, la forme actuelle.
Dirudlenez, v. irudi.
Distia, 1. bn. splendeur. On
dit à Ouéthary, diêtira; il paraîtrait
donc que le r s'est perdu.
Dislialu, distiatze»^ g. 1. bn.
briller, reluire.
90
Disiiadura, 1. bn. lueur.
Distiadura, ▼. distia.
DistiatUj v. dislia,
Distiatze, v. disiia.
DiTHAKif 1. bn. dé à coudre; du
lat. digitale, ou de Tesp. dedal.
Dilki, titi^ g. b. 1. bn. teton,
mammelle. Ce mot se retrouve dans
presque toutes les langues Indo-eu-
ropéennes, titthe, grec ; ziza, ancien
haut. ail. teta^ prov. et esp. teite,
fr. y. L. B. et Diez, E. W. 811
était permis de juger par la forme,
les basques auraient pris leur mot
du grec.
DoAi, DOAiN^ g. doainy dugai, b.
doiain, 1. bn. Selon Ghaho doAan,
duàan, soûl. Don, destin; esp. de-
stine, doues; du lat. donum, avec
mutation de n en k, (v. giAar, HAo,
diAaru) et de la finale m en n.
Ghaho se demande si le i est à sa
place dans doAatn, puisqu^on ne le
prononce pas; il nous semble qu*il
serait mieux d'écrire dohain sans
Sy du moment que le « a le tilde,
11; f indique le son mouillé de n
et /; in et il, correspondent à Tesp.
n et 11; comp. bano et baino^ zain
et zàh^ etc. etc.
Doailstt, g. dohatsu^ 1. dokaxu,
bn. heureux; de doai-tsu*
Daatsuôasun, g. 1. dohaxutarzun,
bn. bonheur, en style d'église; de
doat8u-tasun*
Doakabe, g. 1. doAaiabe, bn. mal-
heureux; de doai-gabe-, k pour g
ajïrès une vojelle, v. Essai, Ch. II.
DoAaiaiz, malheur; de dohain^
çaitz; chute de n, comp. doAaUu,
ipoxug après une voyelle; v. Essai,
ch. II. mauvais destin, mauvaise
chance. Y. Pr. d'O. 117. doiacaiz
dunac, celui qui a mauvaise chance
==le malheureux.
DoAainii^ 1. gratuitement; de
dokain-ii.
DoAiN, V. doai,
DoAiTSu, V. doai,
DoAKABB, V. doai.
DOATSU, DOATSUTASUN, V. dooi.
DoHAix, V. doai.
DoHAKABE, V. doai.
DoHAKAiz, V. doai.
DoHAN, V. doai.
DoHATSu, V. doai.
D0HAXU9 DOHAXUTABZUN, V. doai.
Doi, 1. bu. juste, proportionné,
à propos. Zure doia har zazuy bu.
prenez juste ce qu'il vous faut.
BaMin doiez bazara, guti baduzu,
emozuguti. Ax. 229. Si vous êtes
juste, si vous avez peu, donnez peu.
Doi doia, 1. bn. tout à Theure»
à peine; cette expression ne se
rapporte qu^au fs^ssé; doi doia joan
da, il est à peine parti, il est parti
tout à l'heure. En g. b. 1. doi doia
signifie, à peine, avec difficulté.
Doi doia irabazi du, il a gagné
avec peine.
Doiaz, bn. avee mesure^ avec
économie.
Doiaz. V. doi.
Doidoia, v. doi.
DoiUor, V. dolor.
DoUor, V. dolor.
Dolor, g. doUor, b. doillor, 1.
Eu g. et b. vil ; en 1. doUlora^ un
drôle, un bon compagnon, P. Selon
91
Chaho du latin dolos; la termi-
naison or reste sans explication.
DoLUf 1. bn. deuil; de dol^ deuil.
▼• L, S».
Dolulu, dolutzen, 1. bn. se re-
pentir.
Dolftffarri, L bn. digne de pitié;
de dolu^garri,
DOLUGARBI, V. dolu.
DOLUTU, DOLUTZE, V. dolu.
Domu, 1. empeigne de soulier.
Don, 1. bn. Ce mot est pris de
l'espagnol et correspond dans les
composa à Saint; Dona' PhaUn^
bn. Donpalayoa^ I. St. Palais (ville).
Donostia, St. Sébastien, de Don-
Esteban.
Donge, b. mauvais; de don-ge
pour gabe; litt. pas saint ; on trouve
aussi deunge pour mauvais, c^est
probablement le même mot.
DoNOE, V. don.
DoBPE, 1. bn. rude, pénible. —
1. fier, enflé d'orgueil; de Tesp.
torpe. Eriioêun dorpea, rude ma-
ladie.
DoRBE, g. 1. bu. tour, de Tesp.
terre.
DorihoUOj bn. grossier, in-
flexible.
DosTA, V. gozo, 2.
DOSTATU, DOSTATZE, V. gOZO^ 2.
DosTETA, V. gozo^ £.
Drago, 1. bn. coup à boire; de
l'esp. trago.
Drata, 1. bn. grenaille, petit
plomb de chasse. Ce mot n'est pas
basque, mais d'oÀ vient-il?
DUt !• Suffixe qui dans tous
las dialectes sert à former Tadjectif
1
verbal; le d devient l selon que
les lois phonétiques Texigeut, he^
baindu, galdetu, etc. etc.
Du, 2. S pers. sing. du présent
de l'indicatif: il a. Quand du est
suivi du relatif n, on écrit duen
(comp. dun), qui a.
Duen, V. du.
DuoA, 1. douve ; du prov. dogua.
DuGAi, V. doai.
DuHAK, V. doai.
Duilf Cette terminaison se re-
trouve dans tous les dialectes et
sert à former des adjectifs; elle
est composée de du, il a, et de n
relatif, qui, que; qui a. Ainsi,
anrdun, qui a enfant s= enceinte;
biolzdtm, qui a coeur = courageux,
etc. Quaud dun n'est pas uiieter-
miuaisou, on écrit duen, qui a.
Dupela, V. dupha.
DuphAi 1. bn. duphela, dupela,
gupela, 1. tonneau. O. écrit lupa,
selon P. Pour la variété d'ortho-
graphe, comparez ehindurriy chin"
gurri; chindar; chingar. Est-ce qu'il
faudrait rattacher duga douve à
dupha? L'origine de douve est in-
certaine; V. Littré, D., Diez, E.
W.; Brachet, Dict. Etym.
Duphin, V. dupm.
Dupin, tupifi, 1. duphin^ bu.
tupin^ hi pot en fer dans lequel les
paysans font la soupe; par mé*
thaph. homme lourd.
Dura, terminaison qui est de
tous les dialectes et qui sert à
former des substantifs; disiiadura,
Aebaindura, etc. Il est difficile de
décider si cette terminaison est
92
prise de l'espagnol p. ex. cortadara^
coupure; cornadara, couronuement,
etc. ou si elle est basque. Dans
un mot comme epeldura, siiiéàisse'
ment, de epel tiède^ elle pourrait
être basque ; nous choisissons epel»
duraj puisque epelloêun, tiédeur,
existe aussi; ra, est vers et indi-
querait peut-être ici le ^devenir"
tiède, Tattiédissement ; chipUasun^
petitesse, cAipifura, rappetissement,
le devenir petit; ezlidura, le devenir
douXi l'adoucissement.
Durdurika, bn. bruit sourd.
DurduriicUu^ chanceler. On dit
plutôt durduzatu.
Durdusi, 1. menace.
DurduêiatUj menacer, frAler.
Durdoziatu, v. durduri.
Durduzatn, v. dwrdwriia.
Dutchulll> l.bn. robinet, ouver-
ture d*un vase. Il nous semble
qu'étymologiquement ce mot indi-
que Torifice du canal ou du goulot
d^un vase, tuto^hulo, tuyau-trou.
Nous avons en hoUai^dais exacte-
ment le même mot : tuitgat; et tuit,
tout seul, indique goulot, seulement
d'une théière ou bouilloire; on
dit le cou (hais) d'une bouteUle.
Il est curieux que le verbe holl.
tuiten, et le basque iuiatu signi-
fient le premier tinter (les oreilles),
et le second corner aux oreilles.
R
Ea* g. 1. bn. si. On trouve aussi
^a, et à Ouéthary ean. Galdetu dit
ea ettarriko zeran, g. il m'a de-
mandé si vous viendrez. Nahinuhe
iakin ean Bidarten izalu zaren, je
voudrais savoir si vous avez été à
Bidart.
JSa^ g. b. 1. Aea^ bn. or^ susl
voyons! commençons! esp. bamos!
Ea/ egiUn oie dezun^ voyons! si
vous le faites. JEa ederdala/Yojez
qu'il est beau!
Ean, V. ea.
Ebai, V. eàaki.
Ebaki, ebakitssen, g. 1. bn.
eàai, epaM, b. couper. Le dial. b.
contracte souvent la dernière syllabe
des formes verbales; aUu = adilu;
ecÂan = eeieden ; ein = egin. Il
est curieux que les dial. basq.
£r. aient choisi cette forme con-
tractée pour signifier spécialement
couper le blé.
Epaiy epaiizen^ 1. ephai, epiaUzen,
bn. couper avec la faux ou la
faucille; v. l'art, ci-dessus.
Epailie, 1. ephaUle, bn. faucheur,
moissonneur ; de epai-Ule pour egille.
EpaUla^ g. b. le mois de mars;
de i^ai {epaK) "illa.
JSrabaiit g. erabai, b. décider;
de erazo^ebaii. Les verbes couper,
trancher, pour „décider" se re-
trouvent dans plusieurs langues;
mais pourquoi le nom verbal a-t-il
la forme d'un causatif en basque?
Ebakitze, v. eàaii.
Ebaska, v. elatsi.
Ebatsi, ebatsten, 1. eàaxi, bn.
voler, dérober.
Masia, 1. bn. à la dérobée.
JËpaixka, syn. de eàasia; mot
d'O. selon P.
Ebatste, v. ebatsi,
Ebazii V. ebalsi,
Ebiakoitssa, egiakoitssa, bn.
samedi; syn. de larumbala.
Ebilli, V. ibUli.
Echadiy v. eche.
Echagun, eoliagantE» v. eehe.
Echalde, v. ecAe^
Echan, v. icheden.
Echaon, v. icheden,
EoHATu, ECHATZEN, 1. laucer; de
Tesp. echar.
Eche, g. b. etehe, 1. bn. mai-
son. Selon W. V. Humboldt. Prttf.
der Unters. etc. etc. de ichi^ fermer;
ce qui est très probable; Larra-
mendi donne aussi khea^ maison.
94
JBcketar, g. ceux qui habitent la
maison; correspond exactement à
Tall. hausgenosse; de eche-tar.
Echola, et par contraction chaota,
g. cAadola, b. etchola^ 1. bu. cabane;
de ecAe-ola.
McAecAia, l. bu. maisonnette; de
etcAe, avec le diminutief cA,
JScAeko, g. b. adj. domestique;
de ecAe-ko.
EcAekoah, 1. bn. syn. deecAeiar^
du moins à Ouéthary; plur. de
eeAeio,
EcAejaun, g. ecAaçun, b. maître
de la maison ; de ecAe-jaun.
EtcAeko andere, 1. bn. dame de
la maison ; de ecAe-ko-andere. M.
de Chanrencey ëerit eicAekanderia^
(Recherches sur les noms d'animaux
etc.) et se figure que h est une
lettre euphonique.
EcAalde^ g. etcAalde, 1. bn. ecAa-
ffunlz, b. propriété, ferme; deecAè-
aide et ecAagwi'tzat.
EcAadi, g. lignage.
JEtcAesaHze, bn. trousseau; de
elcAe et probablement de mrtze^ subst.
verb. entrer; l'entrée en ménage.
JStcAiiAertze, bn. visite domici-
liaire; de eicAe-Aertzie ?
Echeden,* v. icAeden.
Echejaun, v. ecAe.
Echeki, ▼. icA.
Echeko, v. ecAe.
Echetar, v. ecAe.
Echoik, V. icAeden.
Echoin, v. icAeden,
Echola, V. ecAe.
Edale, v. edan.
Edan, edaten^ g. b. 1. bn. boire.
Sdanerazo, g. b. edanazi, b. edau»
arazi, 1. bn. Selon Sal. edadan, bn.
faire boire, abreuver; de edan-erazo*
Hdari, g. b. 1. bn. boisson.
Edale^ g. b. 1. buveur; de edan*
le; pour la chute de n, v. Essai,
Ch. IL
EdatoM, g. abreuvoir; de edaw-
loti; chute de », v. Essai, Ch. II.
Egarri^ g. b. 1. bn. soif. Ne
faudrait-il pas placer ce mot ici
comme dérivé de tf&»>^am/ porté,
enclin à boire = soif. La contrac-
tion peut paraître violente, mais
elle n*est pas isolée ; comp. emeretzi
pour amar ôederalsi, erle pour «r-
raile^ etc. C'est un adjectif employé
substantivement comme tant d'au-
tres adjectifs; la forme Tindique,
et aussi l'emploi: egarri naiz, j*ai
soif c. a. d. je suis altéré. En
anglais ou ne dit pas non plus,
j'ai soif; mais, je suis altéré, I
am thirsty.
Egareu, 1. bn. soif; syn. de egarri;
de egorrinsu pour Uu; Chourio
écrit egartsu. Si notre supposition
par rapport à egarri est fondée, il
faut croire que egarsu a été formé
du nom verbal egarri-lu, ou bien,
que ce mot est d'une date plus
récente, et que la terminaison tsu,
su, j A été ajoutée, après qu'on
eût oublié que garri en avait déjà
fait un adjectif; la première hypo-
thèse (l'adjectif du verbe) nous
paraît la plus vraisemblable. Quoi-
que étant décidément un adjectif,
egarsu s'emploie substantivement.
Egarsua badtU, j'ai soif.
95
Egarritu^ egarritzen^ b. 1. bn.
donner soif.
Egargarri^ b. qui donne soif;
du nom rerbal egarri-garri.
Bgarridura^ bn. sentiment caché
de haine; egarri^dura.
Edanarazi, v. edan,
Edanasd, v. edan.
Edanerazo, v. edan.
Edaran^ v. edan.
Edari, v. edan.
Edasi, V. erausi.
EdaslO, V. eratm.
Edaste, v. erausi.
Edate, v. edan.
Edatoki, v. edan.
Ede, g. Aede^ 1. bn. courroie,
lanière; dans le Labourd surtout
pour attacher le joug.
Edegin, b. hedalu, hedatzen, 1.
bn. étendre^ s*étendre.
Hedadura, bn. étendue; hedordura,
Edeki, edekitzen, bn. ôter.
Edekitze, v. edeki,
Eder, g. b. 1. bn. beau.
Ederiasun, g. h. 1. beauté.
Ederki^ g. 1. ederto, b. adv. agréa-
blement, joliment.
Edertu^ edertzen^ b. 1. bn. eder^
taiu^ 1. embellir.
EderetSj edereislen, 1. (i. a);
ederexi, bn. trouver agréable, ac-
cueillir, agréer; de eder-etsi. Guero
ère ederetz dut, enfin il m'a agréé.
EderMtoêun, 1. bienséance; de
ederti-lasun.
EdergallUf 1. bn. ornement; de
eder — P
EderetB, v. edet.
Ederexi, v. eder.
Edergallu, v. eder,
Ederki, v. eder.
Ederkitasun, v. eder.
Edertasun, v. eder.
Edertatu, v. eder.
Ederto, v. eder.
Edertu, v. eder.
Edertze, v. eder.
Ediozoin, v. edo.
Edireite, v. eriden.
Ediron, v. eriden.
Edo, g. b. 1. bn. ou; — b.
sans doute, par hasard.
Edozein, g. 1. edozen, h ediozoin,
bn. quiconque, quelconque, quel-
qu'un, chacun; de edo-zein. Edo-
zenek daki errazago dana gauzia
esalen egiien bano, b. chacun sait
qu'il est plus aisé de dire que de
faire une chose
Edola ère, 1. ou du moins.
Edoi, V. odei.
Edola ère, v. edo.
Edoski, edoskltzen, 1. sucer>
téter; i. a. On dit aujourd'hui
erausMlu, dumoins à Gnéthary,
pour téter, en parlant des animaux ;
ceci nous paraît être le causatif
erazo-edosH, dont le d s'est perdu
en lab. Larramendi donne eradoêki,
P. eredosU.
Edoskitze, v. edoski.
Edozein, edozeh, v. edo.
Eduki, V. euH.
Edur, V. elur.
Ega, V. ego, 1.
Egargarri, v. edan.
Egari, egarten, 1. user.
Egarrit v. edan.
96
Egarridurs, v. edan.
Egarritu, v. edan.
Egarritze, v. edan.
Egarsu, egartsUi v. edan.
Egarte, v. e^ari.
Egatu, V. eço, 1.
Egatze, y. e^o, l.
Egazkin, v. eyo, 1.
Egaztii V. e^o, 1.
Egi, V. ieffi, 1.
Egia, g. b. L bn. vérité. La
ressemblance entre e^ia et eiia soleil,
permettrait* peat-êcre de les con-
sidérer comme ayant une origine
commune. L'idée abstraite de vérité
a pu être exprimée par lumière.
Comparez M. Benan, Hist. gén.
des langaes sém. p. 22. 23 oii Fau-
teur dit ..ridée du vrai se tire de
la solidité^ celle du beau de la
splendeur," etc.
Egiazko^ g. b. 1. bn. vrai, véri-
table; de egia-Z'ko.
EgiazM, g. b. 1. bn. véritable-
ment; de effia-z-M,
Egiaz, g. 1. egyaz, b. en vérité;
de egia-z,
Egiaii, 1. egiti^ b. véridique.
EgistatUy egisiatzen^ g. vérifier.
Egiakoitza, v. ebiakaitza.
Egiati, V. egia.
Egiaz, egiazki, v. egia.
Egiazko. v. egia,
Egjjaz. V. egia.
Egikizun, v. egin.
Egile, egille, v. egin.
Egin, egiten, g. b. 1. bn. géné-
ralement contracté en bise, en ein;
faire. L'impératif, le prés, et
rimp. du subjonctif sont les seuls
temps r^uliers. Eu bise, egin aert
comme auxiliaire, U egiten dau ari-
mea, il tue l'âme ; loUatu egin naz,
j*ai eu honte. Ceci indique claire-
ment la nature de quelques uns
des noms verbaux basques, c. a.
d. quMls sont des substantifs ou
des adjectifs. La même chose se
retrouve dans d'autres langues; en
français p. ex. le verbe „rendre'' peut
être comparé à egin; rendre mou
amollir; rendre petit, rapetisser ; etc.
et plus exactement en hollandais
ou en allemand où Ton se sert du
même verbe qu^en basque; hoU.
maken; ail. machen, egin; dood
maken, ill egin, faire, rendre mort,
tuer; krom maken, plier; faire
rendre courbé; dood et krom sont
des adjectifs, mort et courbé. Open
maken, rendre ouvert = ouvrir;
toe maken, rendre fermé = fermer.
Toutes ces expressions peuvent se
rendre par de véritables verbes;
toe maken = sluiien; dood maken =
dooden; open maken = openen;
mais dans le langage ordinaire ou
préfère les formes composées, adj.
adv. ou participe et auxiliaire.
Eraginy g. b. erain, b. egin arazi^
1. faire faire. — b. mouvoir.
Egille, g. b. 1. eginzale^ egile,
bn. faiseur, — g. créateur; de egin-
le pour zale. U nous semble que
M. Salaberr; a raison en considé-
rant le comme syncope de zale.
Egille, à son tour, devient termi-
naison, mais dans la forme syn-
copée, ille; bacherUle, potier, de
àocAera^egille. Pour la chute de n
97
V. Essai, Ch. II. Bere egiUea eza-
gutzeko eta maUatzeio, poar con-
naître et aimer son créateur.
Effinàide, (mieux egimUde) g. 1.
bn. eginbidera^ b. imàide, bn. de-
voir; de egin-^ide, Cette fois, c'est
le bn. au lieu du bise, qui sup-
prime le g,
Imbidezu (mieux Uu ou m) bn,
honorable, disposé à remplir ses
devoirs; de imôide-ûsu.
Eginhizuny g. 1. qui peut sefaire*
La terminaison est obscure; elle
paraît être une forme verbale ; kir
zun indique un futur: esaniizun,
g. ce qui se dira; eloriizun^ ce
qui viendra, ce qui peut venir.
EgiMzun^ b. occupation; v. ci-
dessus eginkizun. Lé bise, a mieax
observé les lois phon. en élidant
» devant h, v. Essai, Ch. IL Ta
anima geyagogaz bere egiiizunari
jartaituteko, et pour poursuivre ses
occupations avec plus de zèle.
Egiramu, 1. action faite par os-
tentation; mot d'O. selon F. de
egin — ?
Ezin, en g. et 1. avec Tart. ezina
impossible. Il nous paraît plus
que probable que ezin se compose
de ez-em pour egin. Le bise, écrit
généralement ein, et le bn. a fait
la même contraction dans imUde,
V. ci-dessus.
Dans tous les dial. g. b. 1. bn.
ezin, accompagné des terminaisons
auxiliaires, correspond à, ne pas
pouvoir. JEzin det, je ne puis pas.
Ezin joan naiz, je ne puis pas aller.
Eta ecin haren hiiza reprehendiiu
uian dute, Luc. XX. 26, Test.
Kochelte ; et il ne purent pas trouver
à redire à ses paroles.
Ezin ikusia, g. la haine.
Emi eramana, g. Tenvie.
Ezin eraman alako, g. insuppor-
table; litt. de manière qui ne peut
être supporté.
Ezin esan al adina, g. inombra-
ble; litt. autant que ne peut être
dit.
Eginal, v. al.
Eginbide, egmbid6ra,v.<?^*».
FigJTllylgsnTI, V. egin.
Eginzale, v. egin.
Egiramii, v. egin.
EgistatU, V. egia.
Egistatze, v. egia,
Egiti, V. egia,
EgO| l.g. b. À^yo/, 1. bn. aile. —
1. nageoire; comme Fesp. alapour
nageoire, taudis que les basques
esp. ont isalsa. Le o du guip. et
bise, ego, ne se retrouve dans
aucun dialecte, ni dans aucun
dérivé.
HegaldatUy hegaldatzen, 1. bn.
s'envoler, voler; de hegal? mais
d'où vient le d? comp. egatu.
Egaiu^ egaizen, g. egaz egin, b.
voler. Il est difficile de décider si
egatu vient de ego, ou. ego de
egatu; egatu pourrait dériver de
^9<^j g* Quî signifie vol; de là aussi
le bise, egaz egin faire, (prendre)
vol, c. a. d. voler; cependant il
semblerait que le mot pour aile a
dû exister avant celui de vol; et
aussi le verbe voler, avant le sub-
stantif vol. Faudrait-il peut-être
98
rattacher tous ces mots au radical
ig? d'où kegi, dont on' aurait pu
former kegi^alde-tUy (hypothétique)
puis hegcUdatu^ et enfin le substantif
Aeçal; nous aurions alors en même
temps Vexplication du d dans ke-
galdatu.
Ega, y. d-dessas.
Hegatz^ 1. (i. a.) hegax, bn. plume.
En g. ce mot n'est pas ou n'est
plus connu; on emploie luma^ de
Tesp. pluma; avec aphérèse an p
pour éviter le son fl qui n'est pas
basque. Larramendi, il est vrai,
donne egalsa, mais on ne sait jamais
s'il cite un mot guip. ou bien d'un
des autres dialectes. La terminaison
Iz n'est pas claire.
Egazti, g. b. iegatêiin, ]. bn.
oiseau. M. Fabre (Guide de la
conv. fir. basq. Bayonne 1862),
écrit egaxkin,
Egazti, g. b. pourrait être un
participe : couvert de plumes, Tangl.
feathered; le fr. plumé exprime
par hasard exactement le contraire;
comp. les participes (adj. verbaux)
auisi de auis; etsi de es; iéhi de
ich; etc. Le » a la fin de iegats-
lin^ ferait penser que egaxkin est
peut-être une forme mieux conser-
vée pour egatz-egin, {k pour^ après
x = tz) fait (de) plume = oiseau ;
nous ne connaissons qu'un exemple
de permutation de k et t, c'est
alzen et azien, et encore c'est plu-
tôt ^z pour zk. Toutes ces formes
restent donc très incertaines.
Ego, 2. g. egai, b. Aego, 1. bn.
vent du midi. Eêa hegoac draun-
êanean^ Luc. XII. 65. Test, fio-
chelle. Et quand le vent du midi
souffle.
Ego, 3. egotaen, g. eyo^ eyoten,
b. eko, eiotzen, 1. bn. moudre. —
1. digérer, rouer de coups; quelque
chose d'analogue en fr. moulu,
pour: abîmé de fatigue. Le subst.
verbal en lab. est aussi eAtnUnf^u
moins P. cite: ehoUeko gaUza, àxa
à digérer.
E^oi, V. ego, 2.^
Egoille, V. egon.
Egoite, V. egon.
Egoitste, V. egotzi.
E^oitza, V. eg<m,
Egold, V. egon.
Egon, ou egotu, ou egandu,
egoten {egoiten 1.) g. b. 1. bn. Le n
est élidé devant t, v. Essai, Ch. II.
En g. b. être, rester, attendre. En L
bn. rester. Les basq. esp. s'en ser-
vent pour „être" à l'imitation des
espagnols, qui emploient „estar" pour
être; egon exprime seulement être,
sans relation d'un datif; dembora
ederra dago, le temps 'est beau.
JSgon se conjugue des deux ma-
nières, nago^ ago, dago^ etc. et
egoien naiz; l'impératif est ago,
zagozj reste, bego, qu'il reste, etc.
Benetako erruki ta amodyua do*
goz, ... b. la véritable compassion
et le (véritable) amour sont.
Egon zaiée piika bat, g. attendez,
restez un peu.
Egon aldia, g. b. visite.
EgoUza, 1. bu. egongia, bn. de*
meure; de egon^tegia; egoitza^ le
subst. verbal; comp. aditza.
99
Egaille, 1. celui qui aime à rester
à la maison; de eçon-le "poni zale ;
n éUâé, y. Essai, Gh« II. La ter-
minaison ne peut être ille, syncope
de eçille, comme dans hacher •iUej
le sens Tindique; i est donc ici
pour donner le son mouillé à l,
Egohi^ g. b. 1. importer (verbe
unipers.) appartenir, concerner, con-
venir. DagokU niriy il m'importe.
Eta aneêiasunaâri ez dagolAon, erdi
agerian ikuai zuenean^ Lardizabal.
Et l'ayant vu (Noé) à moitié nu,
ce qui ne convient pas à la dé-
cence. Egohi a toujours un datif
inhérent et est employé comme en
esp. estar (être), ou l'anglais to be,
avec un participe présent. Âuzoko
çizana beti dagokat esie^ b. l'homme
du voisinage me demande toujours;
Htt. m'est toujours demandant;
me esta siempre pidiendo; is al-
ways asking me.
^oii^ g. b. à propos, propre à,
capable. Zu egohia zera au egUeio,
vous êtes capable de faire cela.
Gomme substantif: propriété, capa-
cité. Gizonen egokia, le propre des
hommes, c'est.... Dagoiana, g. con-
cernant; c^est la 3 pers. sing. du
prés, de l'indicatif de egoH, avec
datif de la S pers. à lui, il con-
cerne (à) lui; plus n relatif: qui
concerne (à) lui; plus l'art, a; ce
qui le concerne = concernant. Âr-
gitaratuko liant bat Jetueen biotzor
rekiko devozioari dagoiana^ pour
publier un livre concernant la dé-
votion au coeur de J. G.
Egon aldia, v. egan.
Egondn, v. egan.
Egongia, v. egon.
Egorri, v. igorri.
Egortzi, b. infecter.
Egosi, egosten, g. b. 1. bn.
En g. b. cuire ; en 1. bn. bouillir.
En lab. on ne prononce générale-
ment pas le g. Haragi egoêia^ 1.
la viande bouillie. Gizon egosù^
l'homme bouillant, mauvais ; — bn.
dissimulé.
JBgoskin^ bn. décoction ; de é^oii-
egin,
Chegosiy g. digérer. Selon W. v.
Humboldt, de ck^gosi, réduire en
bouillant; klein kochen.
EgOSkin, v. egosi.
EgOSte, V. egoH.
Egote, V. egon.
Egotsle, V. egotzi.
EgotU, V. egon.
EgOtze, V. ego, 3. et egotzi.
Egotzi, egotzen, g. b. egotze,
egoitêten, bn. lancer, jeter. Selon
M. Salaberry faire descendre; mais
egotzi n*a pas la forme d'un eau-
satif. P. cite ekoiztea, jeter le fruit
de quelque arbre; ceci est évidem-
ment le même mot; il^ cite en-
core, Aaur egoistea, l'avortement.
Sugeari emta egotzirik^ g. jetant
la faute sur le serpent. Baldin
Jaincoaren eemea bahaiz egotzak
eure buru bekerera; Test. Bochelle.
Matt. IV. 6. Si tu es le fils de
Dieu jette-toi en bas.
Egotsle, jeteur; de egotzi-le.
JBragotziy g. b. surprendre, ar-
rêter, empêcher. — 1. jeter par terre,
ébranler, secouer; de erazo^oizi.
100
Eguaize, v. e^un.
Eg^uanz, v. e^un.
Egubazten, v. e^un.
Eerubena, v. eçun,
'EgUBTdi, y. e^n.
Egun, g. b. 1. bn. jour; — 1.
bn. aujourd'hui. I^un on, bonjour.
Effuneango, g. eguniango, b. quoti-
dien; egim-ean-go, v.Essai^ 49, note 1.
Eguerdi, g. b. 1. bn. midi; de
egun-erdL Le u doit être conservé
et prononcé ici, puis qu'il appar-
tient au radical.
Eguam^ g. b. aurore; de egun-anz.
Egun êetUia, g. b. aurore.
Eguraldi^ g. b. egunaldi, 1. P.
(i. a.) temps; de egun-aldi, Egu~
raidi ederra, le beau temps. La
mutation de » en r est rare, sinon
entièrement exceptionnelle.
Egutidano^ g. egundaino, 1. bn.
jamais, comme dans: Pavez vous
jamais vu; et plus exactement, je,
ail. ever, ang. Litt. jusque est jour.
Dans notre, Essai, p. 8. nous avons
décomposé ce inot en egun-ràho,
jusqu'à-jour, en admettant la mu-
tation de r en d, mutation incon-
testable dans tous dialectes basques :
erasi,edcm; ideii, ireki; kukudaiz^
koioratz ; adaki, araki; enada^ tilara;
icAedon^ icheron; inguda, ingura;
etc. Batio est formé de ra, vers et no^
jusque; ces deux suffixes se ren-
contrent séparés, comme dans:
ecAera, vers la maison; ara, vers
là; onano, jusqu'ici; orano (orain^
i>rdh-no\ jusqu'à présent ; ou unis,
comme dans: eckerano, jusqu'à,
jusque vers la maison; zerurano^
jusqu'au, jusque vers le ciei; on-
damen au egin zanerano, jusqu'à ce
quMtait âdte cette destruction;
zan, S. pers. siug. imparf. et rano»
M. le capitaine Duvoisin, dans une
critique de notre Essai de gram-
maire, déclare, sans la moindre
hésitation, que „le prétendu suf-
fixe rano n'existe pas*' Ceci est
clair, mais ne prouve pas pour la
perspicacité de l'auteur, auquel
échappe un mot d'un usage si fré-
quent et cela encore dans sa propre
langue ! Autant vaudrait nier que
„jusque" existe en français. Un peu
plus loin dans la même brochure
M. D. se demande si la variante
r pour d existe ! On a vu plus
haut si elle existe. Quand ou en
est encore à se demander de pa-
reilles choses on ferait mieux de
ne pas se charger d'écrire des cri-
tiques linguistiques. Enfin M. Du-
voisin, qui sait si bien sa langue,
a eu la bonté de nous corriger et
de nous dire que egundaho est la
contraction de egtmera dino.
Ceci est une nouvelle erreur; si
egunera dino donne une forme syn*
copée, ce n'est jamais egundano^
mais eguneraino, par suite de la
chute du d, et puis egunerano; mais
ceci prouverait justement le con-
traire de ce que M. D. a voulu
prouver, c'est-à-dire que ratio n'exis-
te pas. M. D, paraît croire qu'on
entend par contraction la dispari-
tion arbitraire de quelques lettres
(era) et l'introduction de quelques
autres (a après d) ! Laissons cela. —
101
deSki
paîfu
s.'-
Il n*y a donc aucun doute que
raiio existe, mais il nous semble
aujourd'hui que egundaho, doit
s^expliquer d'une autre façon et
mieux; savoir de egun-da-no^ jus-
que est jour. Ceci laisse parfaite-
ment intact ce que nous avons dit
par rapport au suffixe rano. No-
tre supposition nous paraît d'au-
tant plus probable, qu'elle nous
donne l'explication de la forme ^m^,
qui est restée obscure jusqu'à pré-
sent. Le a de da^ il est, devient
e quand » ou ^ suivent; ainsi
da^n fait den; da-la fait éfe/a, etc.;
da-no peut donc être devenu denOy
et comme le son mouillé de n est
rendu dans les dialectes basq. fr.
par % (comp. haino = bano-i zem =
z^^ etc.)^ deno est devenu ^;to et
par corruption dino, et en bise, gino
par suite de la permutation de d
et g; comp. dupela^ cAindurri. Ces
formes correspondent parfaitement
au guip. 'dano, qui ne change pas
a en e, Raho et dano, existent
donc tous les deux: jusque vers
et jusque est.
Nous n'aurions pas pris la peine
de réfuter si longuement l'opinion
de M. Duvoisin, dont M. Vinson
avait déjà fait justice dans la
,,Brevue linguistique, 8"** année, p.
451" et nous même dans un des
journaux de Bayonne, si ce n'était
que rhjpothèse de M. Duvoisin,
qu'il a prise chez Darrigol (Diss.
Apol. p. 74), ne trouvât encore
des partisans. M. Vinson, dans la
même Bévue, 6°"^ année, p. 215.
fait mention d'un travail (le verbe
basque) du prince L. L. Bonaparte,
qui paraît partager l'opinion çle
Darrigol et expliquer rano, comme
étant une contraction de ra^dino;
dino pour dan^oro, „tout ce qui est."
Notre article est déjà assez long
et nous croyons avoir prouvé que
cette étymologie est au nombre de
celles, oii le hasard joue un beau-
coup plus grand rôle que la n^é-
thode. £n admettant même la chute
de or, nous n'avons l'explication,
ni du changement des voyelles
{dàho, deno, dino), ni de Tn mouillé.
Comp. encore ra et no. Selon notre
explication, il a été rendu compte
de toutes les lettres, sans faire
violence à une seule.
Egunha, g. b. 1. bn. jour par
jour; de egun-ka.
Egwnian egunian, b. tous les jours;
de egun-ian qui est «a» dans les
autres dialectes.
Egunaz^ g. b. 1. de jour; de
eguna-z.
UgunekOf bn. quotidien. Gure
eguneco oguia iguc egunecoizat. I«uc.
XI. S. Donne nous aujourd'hui
notre pain quotidien.
Egunorozko, bn. quotidien; de
egun-oro^z-ho.
JSguiaztenj b. mercredi; syn. de
asteazken; de egun-azten. Le n élidé
comme dans eguam, eguerdi, egu*
aize, etc.; le 6 intercalé à cause
de Va suivant.
JBguôena, b. jeudi; syn. deoste-
guh; de egun^^?
Egundu^ eguntzen^ bn. se lever
102
eu parlant (du jour); egundu da,
le jour est venu.
EguTostUj eçuroêtutzen, g. aérer,
exposer au jour. Kaineh Aôeli esan
zion eguraatu bat artzeko aUzakmrô'
kin, Caïn dit à Abel sous prétexte
de prendre Tair, le frais. Ici eçu-
rastu (adj. verb.) est pris substan-
tivement.
Egiinaldl, v. e^un.
Egunaz, v. e^un.
Eerondaiiio, v. eçun.
EerondanOi v. eçun.
. Egundu, V. effun.
Eguneango, eguniango, v.
' Eguneko, v. e^un.
Egunka, v. eçun.
Egunorozko, v. âçm.
Egun sentia, v. e^un.
Eguntze, v. eçun.
Egur, g. b. 1. bn. bois à
chauffer.
Egurrola, g. l'atelier du charpen-
tier; de egxiT'Ola,
Egurtegi, g. b. 1. bn. bû-
cher, endroit oà Ton garde le
bois.
Egur egitea, 1. P. couper (litt.
faire) le bois.
Eguraldi, v. egun.
EgurastU, v. egun.
Egurrola, v. egur,
Egurtegi, v. egur.
EgUZki, g. b. iguzH, 1. bn.
soleil. M. Fabre (Guide de la con-
versation) écrit iruzH et M. Vin-
son, Bévue ling. III. 452, donne
les formes iluzM, iduzki; nous ne
les avons pas encore trouvées ail-
leurs. Il est très probable que
eguzH est formé de egun; pour la
chute de n comp. eguam, eguaize^
egudazten, eguôena; mais qu'est-ce
que la terminaison? peut-être gai
contracté en ii, comme izuzkif balai«
litt. chose à (enlever) saleté. EguzH
serait alors, chose à (donner) jour,
lumière?
Iguzkiz iguzki^ 1. du matin au
soir.
IguzkUatu^ iguziUatzen, 1. étendre
au soleil.
Ehaile, ehaille, v. eo.
Ehaite, ehaitu, ehaitze, v. eo.
Ehe, 1. bn. eau de lessive.
Eheinatu, ehelnatzen* 1.
soigner un malade.
Ehln, 1. facile; ehinki^ adv. mots
d'O. selon P.
EhO, V. eo et ego, 8.
Ehoaltzea, y. eo.
Ehoite, V. ego, 3.
Ell0tZ6, V. ego, 3. et eo.
Ehortsi, ehortzen, 1. «A^^^ ;
bn. ensevelir; — 1. se cacher.
Ehorteiko natzayOy je me cache-
rai de lui. P.
Ehortsleku^ ehorMoH, 1. cime-
tière; de ekorlshiu et ûoki.
EAorlsle, ehorizaille, 1. fossoyeur ;
de ehoria-egille.
Ehortsle^ v. ehoriei.
Ehortsleku, v. ehorld.
Ehortstoki, v. ehortn.
Ehortzaille, v. ehorUi.
Ehortze, v. ehortsi.
Ehuil, v. eun^ 1. et eo.
Ehundegi, v. eun, 2.
Ei, 1. b. particule dubitative
108
comme omen. Eiarri ei da, on dit
qu'il est venu.
Ei, 2. g. Aei, 1. étable de co-
chons En lab. étable, en général.
ISilxar, 1. bn. monlin.
Etharzain^ 1. meunier; ethar-zain*
•|îKhfi.rgfi.iTij V. eihar.
Eitate, bn. procédé.
Eite, bn. ressemblance.
Eiz, g. chasse jt^îj?}, 1. bn. chasse,
gibier.
JEiztarij g. ihiziari^ 1. bn. chas-
seur; de eiz etiAiz-ari, 4. t euph.
Mzean egin^ g. chasser.
Eizatu^ eizatzfin, g. ihiztatUy ikiz-
tatzen^ 1. bn. chasser.
Eizatu, eizatze, v. eiz.
Eiztari, v. eiz,
Ekach, y. ekaitz.
Ekai, V. gai.
Ekaitz, g. 1. ekach^h. nekhaitz^
bu. tempêtCi orage; de aize^Aaize,
vent? mais d'où vient e oxx ne?
Fourrait«on rattacher nei à neie,
travail, peine, dans le sens d^un
vent dur?
Ekan, v. ekarri.
Ekandll, b. coutumes, moeurs ;
syn. de oitura, g.
IsyifATHMi^ g. image; ce mot est
inconnu à Zarauz (Guip.) Norenak
dira daukazhen ekanza eio izkiro-
iallua, St. Luc. XX. 24. dial. g.
société bibl. de Londres. De qui
a-tril l'image et Finscription ?
Elkarara, 1. bourrasque. Eau
da vparen ekararal quelle bour-
rasque de pluie 1
V. ekarri.
Ekark} v. ekarri.
Ekarri, ekartzen, g. b. 1.
ekharri, bn. porter, apporter, ame-
ner; g. mener, (p. ex. la* vie).
Ce nom verbal se conjugue des
deux manières . dans les dialectes
basq. esp. L'impératif est: ekark,
ekan^ porte; bekary qu'il porte; se-
Ion P. ekarrak, ekarran. — En bn.
dit M. Salaberry, on ne fait pas
de différence, comme en français,
entre porter et amener ; mais ekAarri
signifie amener, et eraman, emme-
ner; du moins si nous compre-
nons bien M. S.
Erakarri, g. 1. ekararazi, 1. ap-
peler, dans le sens de faire venir;
erakarri, bn. M. Salaberry l'écrit
sans h; faire porter, faire venir;
de erazo^ekarri.
Il nous paraît que c'est de ekarri
que vient le suffîxe ga/rri, qui forme
un très grand nombre d'adjectifs:
arrogarrit orgueilleux, ahalgegarri,
honteux, etc. etc. c. a. d. porté à,
enclin à l'orgueil, à la honte, etc.
etc. Cette forme d'adjectifs se re-
trouve dans d'autres langues; p.
ex. en holl. et en ail. le participe
présent du verbe qui nous occupe
ici, porter, rend le même service
que^am; haatdragend; holl. ran-
cunier; de haat, haine, et dragend,
portant; fruchtbringend. fruchttra*
gend, ail. fertile, de fruoht, fruit
et bringend, apportant, tragend,
portant. Tous ces adjectifs de-
vraient avoir une signification ac-
tive, ce qui n'est pas toujours le
cas; nous trouvons chez Larra-
mendi le mot de e^/ixno^am, âpre-
104
ciable, esp. estimable ; la masse de
mots qui a été fabriquée dans une
ignorance totale du caractère de
la laugue, p. ex. tous les mots
qui commencent par ,^des" des-
argitu etc. etc. prouve qu'ils sont
de date récente; ceci ne peut donc
être un argument contraire à notre
supposition. — Comme les adjec-
tifs sont employés substantivement^
il va sans dire qu'il y a beaucoup
de substantifs terminés par garri
ou karri, selon les lois phonéti-
ques: lotiarri, porté à saisir, à
prendre; lotiarria, le (la chose)
qui est porté à saisir = em-
plâtre.
n est souvent difficile dans les
autres langues d'établir la généa-
logie des mots et bien plus en-
core dans la langue basque qui
doit tirer tous les éclaircissements
de son propre fonds; aussi ne
nous risquerons nous pas à fixer
si lel mot a précédé tel autre;
si kur p. ex. existait avant eharri,
mais il nous semble que la racine
kf (kar, kor, kur) se retrouve dans
kure, inclination (être porté à)
comme dans ekarri.
Ekartze, v. ekarri,
Ekhaina, bn. juin.
Ekharri, v. ekarri.
Ekhey, v. gai.
Ekhi, eki, bn. soûl, soleil. Peut-
être de ekin, avancer, monter; nous
trouvons ce nom verbal seulement
chez P.
Eiki, V. ekki»
Ekin» ekiten, g. b. entrepren-
dre, commencer, attaquer. L'es-
pagnol ,,acomettr" a ces trois signi-
fications différentes que le basque
lui aura prises. EkAin, ekhiten^ 1.
avancer. £n guip. ce nom verbal
régit le datif dans toutes les ac-
ceptions. Nere lanari ekiteko, pour
entreprendre mon travaiL ^ôa Je-
rusaleni ekin bano lenago, avant
d'attaquer Jérusalem. Eta Aala
èaldin haserre direnen eta hauzitan
dabUtzanen Aariean, ongunderik, eta
abeniioarik egin nahi baduzu, ez
berehala lehenbiziko egunean ekhin,
utzkitzu, baldin naki baduzu kolpea
segur egin^ apur bal hotztera. • •
Axular a. éd. p. 802. n. éd. p. 126.
Et ainsi si vous voulez faire paix
entre ceux qui sont en colère et
en procès, n'avancez pas de suite
le preniier jour, si vous voulez
avoir un coup sûr pour les refroi-
dir M. L'abbé Inchauspe a
corrigé (?) ekhin en egin^ ce qui
rend la phrase inintelligible. Au-
rait-il ignoré la signification de
ekhin? on le dirait.
Ekin^ paraît si rattacher à ig, ik,
d'autant plus que eraikitzea, irai'
kUzeaj signifient, selon P. faire
monter; c. a. d. qu'ils sont les
causatifs de ekin; erazo-ekin, et de
là la forme syncopée irakin^ bouil-
lir, qui ne pouvait être mieux
rendu que par, faire monter.
Ekite» V. ekin
EkO^ Lnon, nenni,en tutoyaiit;i.a.
Ekoizte, v. egolzi.
Ekoratze> 1. se taire ; mot d'O.
selon P. i. a.
105
Ekosasi, 1. fève; i. a.
Elnim, L tranquille.
Ekurugaitz^ inqaiet; de ekuru"
gaitz. Olso goëea ehurugaUz, prov.
d*0. L*oars affamé est inquiet.
Ekurogaitz, v. ehum.
El, eldu éltaen, g. b. M,
helduy iekzen, 1. bn. La significa-
tion primitive de ce nom verbal
sera bien celle qu^il a dans les
dialectes lab. bn. et bise, venir;
pois parvenir^ atteindre. En g.
elorri a pris la place de el, qui
signifie aujourd'hui mûrir, saisir;
dans ce sens-là le dial bise. s*en
sert aussi. Oizonii elduenai, g.
les plus mûrs des (d'entre les) hom-
mes. Soffor oyek ondu elduakdira,
g. Ces pommes sont mûres; litt.
ces pommes sont bien venues; ici
OB dirait que la signification pri-
^mitive reparaît; mais Ton ne s'en
rend pas compte puisque el n'est
pas en usage pour venir; cela
s'expliquerait mieux si c'était un
des dialectes basq. fr. qui se servit
de cette expression et qui l'aurait
prise du français; comp. mal venu^
belle venue. — M ahio besotik, g.
Saisis-le par le bras, (aiio est la
2 pers. de Timpératif^ toi à lui).
Le radical el est généralement
peu usité eu guip.
Eriotzia eldubàho leenago penir
tenzia egiazkoa egin, b. Doctr. eusq.
B. Olaechea. 59. il faut faire vé-
ritable pénitence avant que la mort
ne vienne.
ElkiiatUt elkidatzen, g. convenir;
de d-Aide^tu. La signification pro-
pre de el reparaît ici, mais nous
ne pouvons par garantir que ce
nom verbal soit en usage.
Eeldura^ 1. avancement; ie Ael-
dura. Beldurarik eztu bere egite-
koetany 1. il n'avance pas dans ses
affaires.
^ Helbide^ 1. Aelmetij bn. portée,
de Ael-bide et men,
Helbidean, bn. à portée, de kel'
bideor^,
Elbarri, g. estropié.
JBlbarritUf elbarrUzen, estropier.
EldaniiO, 1. rêve; i. a. syn.
de ameUa.
Elder, bn. bave.
Mdersu, baveux; de elder-Uu.
Eldu, y. el.
Ele, g. elhù 1. (i* a.) troupeau
de grand bétail.
Eleiza. s. elechia, b. eliza.
bn. église. /--.T't v T .A
Elemamia; 1. levain. |;' ; 'J : /^ .l*.
Elgar, V. elkoT. V^:\ ''-^' •
Eilgorri,b. rougeole; de el-goml!/,i^Ç^\^
V. gelberia.
Elhar, 1. bruyère; i. a.
"Rlhatari, v. elhe.
Elbe, l.bn. parole; propos, dis-
cours, fable.
Elheka, bn. en conversation; de
elhe-Jca,
Mkeialu, bn. parler, faire la cou*
versation.
MAeberri, 1. discours frivole ; de
elAe-berri.
MAeaari, 1. louange; elhe-sari,
Mhalari, 1. beau parleur; de
elAe^ari, avec t euph. comp. eizlari.
EUieberri, v. elhe.
vi---
106
Elheka, elhekatu, v. elhe,
Elhesaria, y. elhe.
Elhi, V. ele.
Elhorri» v. elorri.
Elhurt V. elur.
Eliza, 7. eleiz€u
Elkar, g. 1. alkar, b. elgar,
bn. On trouve aussi elkor, 1. L'un
et l'autre. La forme bn. est la
meilleure, selon les lois phonéti-
ques ; y. Essai, Ch. IL Faudrait-il
yoir dans elkar un composé de eU
fforri, porté, enclin à venir; se
réunir, se mettre ensemble; en-
semble? Miar maite dute^ 1 ils
s*entr*aiment
jEUarreiin daude, 1. ils demeu-
rent ensemble. Gau-egunak elkarri
jarraUuko zitzayeziela, g. que le
jour et la nuit se suivront Tun
l'autre.
Elharganeio^ g. alkarreganako^h.
elkarganaio, 1. réciproque ; de elkar-
ganako.
Elkartu^ elkartzeuy g. alkartu, b.
se réunir.
Elkarte^ g. union, concorde.
ElkargOf g. assemblée, compagnie -
de elkar-go.
Mkargwi^ g. compagnon; la ter-
minaison n*est pas claire.
Mkargam^ g. sociable ; de elkar--
ga/rri. ,
Elkarganeko, elkargana-
ko, y. elkar,
Elkargarri, y. elka/r.
ElkargO, v. elkar.
Elkargon, v. elkar.
Elkarte, v. elkar.
Elkartu, elkartae, y. elkar.
Elkhor, elkhortu, v. elkor.
Elkhorreria, v. elkar.
EUddatu, v. él.
EIkidatze> v. el.
Elkoit, 1. sauf; syn. de l ekai,
Elkor, g- 1. sec, sécheresse.
Elkorlu, elkorlzen, g. 1. sécher.
Mkhor, bn. sourd; ti;^ proba-
blement le même mot que elkor.
Le lat. surdus signifiait d*abord
obscur, puis sourd; v. Pick. Vergl.
Wb. Cependant comp. gor^ agar.
ElihoriUy bn. devenir sourd.
ElkAorreria, bn. surdité; de et-
khar^eria. Un des rares mots oà
eria n^est pas devenu keria.
ElkortUi elkortze, v. elkor.
Elorri, g. b. eliorri, 1. bn.
épine; aubépine, ronce.
Eltze, 1. y. ei.
Eltze^ 2, g. 1. elzey bn. pot en
terre pour la soupe. Â Guéthary
on nous a dit que le ellze est
toujours en terre et le dupiin en
fer. Selon M. Salaberry ces mots
sont synonymes. Dirakien eUzeari
etzayo ulia lotzen^ F. la mouche ne
s'attaque pas à la marmite qui bout.
Eltzo, y- elzo.
Elur, g. elhur, 1. edur, b. neige.
Elzaborra, bn. grand instru-
ment de musique produisant un
son désagréable, dont on fait usage
pour les charivaris. M. Salaberry.
Nous ne connaissons pas Tinstru-
ment dont parle M. Salaberry;
mais elza borra doit se rattacher
à eltze. La musique ou plutôt le
bruit d'un charivari se fait avec
les poêles et les marmites. La ter-
107
minaiflon adorra n'est pas claire;
comp. abarroU.
Elzar, 1. guêpe; bu. p^tit ver
dans la viande gâtée.
EïLzaur^ 1. noix ; comp. inchaur,
Elzawr hmxo azanlza geyago, plus
de brait qae de noix.
ElzauT mamia, elzaurkia^ cerneau.
Hlzaurondo, noyer.
Elzaurkiaj v. elzaur.
ElzaurondOi v. elzaur.
Elze, V. eltze, 2.
ESlzo, 1. ellzo, bn. toute sorte de
petits moucherons. Onidari itzuac
eltzoa irasten dnçue eta oamelua
iresten, Matt. XXIII, 24. Test.
Bochelle. Conducteurs aveugles vous
coulez le moucheron et vous avalez
le chameau.
Ema, V. eme.
Einagin> 1. emain^ bn. sage-
femme; de eme-egin?
Emain, v. emagin.
Emaite, v. eman.
Emaitza, v. eman.
Emak, v. eman.
Bmakidata, emakidatutze,
V. eman,
Emakume» v. eman.
Eman, ematen, g. emon, emo-
ien, b. eman, emaiien, 1. bn. don-
ner. De la conjugaison régulière
il est resté l'impératif et le pré-
sent du subjonctif: emai, emok,
donne; 6ema, bemo qu'il donne.
Demadan, demazun, deman, que je
donne, etc. Gogo emoc cure buruari^
Tim. IV. 16. Test. Rochelle ; songe
à toi.
JBmaiiza, g. 1. cadeau ; — 1. bn.
générosité. Parait être le subst.
verbal en ize; comp. aditza.
Emakume, g. 1. femme; deeman'
hume; k pour h, v. Essai, Gh. II.
Emahidatu, emalndaiutzen, g. con-
céder; de eman-iide'tu; k pour À,
V. Essai, Ch. II.
JSra?nan, eramaten^ g. 1. bn. em-
porter, emmener; — g. supporter,
porter; de erazo-eman, Berri min-
garri au eraman zian^ il lui porta
cette douloureuse nouvelle, (hiei
ezin zUuen Agaren loUagabekeriak
eraman, celle-ci ne put supporter
les insolences d'Âgar.
Emate, v. eman.
Emazte, g. b. 1. bn. emazteki,
1. femme mariée. Emazte paraît se
rattacher à eme, mais que signifie
la terminaison?
Emassteki, v. emê.
Embalditu, embalditzen, 1.
estropier; être perclus.
EhbeÏa, bn. envie; du français
envie; b pour v, et par conséquent
m pour n.
Embor, g. ampor^. ivrogne;syn.
A^m^skor, Comp.resp.emborrachar.
Eme, g. b. 1. bn. femelle; —
1. bn. doux.
Emeki, 1. doucement ; de eme-ki.
Emetoiun, 1. douceur; de emC"
tasun.
Emay ematu, bn. adoucir, calmer.
Emerdia, g. 1. l'accouchée; de
eme-erdi? En holl. en style très
familier, ce que les anglais appel-
lent slang, on dit „in tweeen val-
lon,*' tomber en deux.
Em6ki| V. eme.
108
Emon, g. b. kemen, 1. bn. ici.
Hmenche, g. b. 1. ici-méme; de
emen-cAe; v. Essaie p. 27.
Umendii, g. emetii, b. kemendik,
1. Aementit, bn. d'ici. La forme bn.
pèche contre les lois phonétiques,
y. Essai, Ch. II. M. Archu et M.
Salaberry la donnent, mais Larra-
mendi, guidé par Toreille, écrit cor-
rectement emetii. On ne peut faire
suivre emen du sufBxe ra, on em-
ploie alors anaj anara, onardho.
Emenche, v. emen.
Emendatu, emendatzen, 1.
bn. augmenter.
Emendik, v. emen.
Emerdia, v. eme.
Emeretzi, v. amar.
Emetasun, v. em£.
Emetik, v. emen.
Emezortzi, v. amar.
Emok, V' eman.
Emon, V- eman,
Emote, V. eman.
Emparai!, b. au plur. empa-
raubakj les autres^ ces autres^ le
reste. Ce mot paraît être composé,
mais nous ignorons comment. Ze-
gaitik bada mutil gazie aneei egin
ez ebeen emparaubai egin ebeena?
Moguel, p. 160. Pourquoi donc ces
jeunes gens n'avaient-ils pas fait
ce qu^avaient fait les autres. Bera"
gandik artuien dogu izate taempa-
fauba, Moguel, p. 8. De lui nous
avons reçu Têtre et le reste.
Ehparatu, I. empharatu, bn. pro-
t^er, empêcher; de Tesp. amjparar.
Endelqua, g. endeUegua, 1. in-
telligence.
Ekdrezera, 1. sentier; taille^
maintien, i. a. Oorputzeko endre-
zera, Âxul. 592 a. éd. 424. n. éd.
Le maintien du corps. Ne faudrait-
il pas rattacher ce mot à : endres-
sar^ endrezar, redresser^ diriger?
V. L. E.
Enada» g. inAara, 1. bn. enhara,
ihara, 1. P. hirondelle. Pour la
permutation de r en d, v. egun^
dano, s. v. egun; pour celle de A
et » V. cAingar. Gau-enAara, 1.
ohauve-souris, P.
Ene, b. 1. bn. mon; syn. de
nere. Eta ene gucia Aireduc, Test.
Rochelle, Luc. XV. 31. Et tout
mon bien (litt. mon tout) est (le)
tien.
Snea, le mien.
Engoitik, 1. désormais; bn.
déjà. Devra être rattaché à goi,
mais comment P de ,,en^' esp. et goi-
tik; comme „en adelante?^*
Enharai v. enada.
Enkantu, bn. réduire à l'immo-
bilité. Nous ignorons d^oà vient
ce mot; mais sous cette forme il
n'a pas Fair basque, tout comme
les suivants qui commencent par
Enkakte, bn. position dange-
reuse. Sal.
Enkaba, bn. prendre des allures
pour une actioui néanmoins sans
l'exécuter. Sal.
EnkhelOi bn. imbécile. Sal. Ce
mot fait penser à Tall. einzel.
Enkhennu, bn. grimace niaise;
du fr. ingénu?
Enkoniadura, v. enkonùUu.
100
Ekxoniatu^ bn. s'attrister, de
l'esp. enconia.
Enkoniadura^ tristesse.
Entortu, entort^e, 1. P. Vo-
mir, i. a.
Entrabalo^ bn. balancement, ir-
résolution.
Entreknak, bn. les articulations
du corps.
Entregu, 1. habile, apte. F. i. a.
Serait-ce du fr, intrigant?
Entzun, v. enznn.
Bnzun^ enzuteiii ^X\m,entzun,
b. entendre^ écouter. Ce nom ver-
bal est conjugué des deux manières ;
dantzul, dantzuk^ dofUzu, dantznffu,
etc. je l'entends, etc.; dantzuzkit,
je les entends.
ErauUi ukan du çuec orain da-
eussaçuen eta dançuçuen haut ; Act.
II. 88. Test. Eoch.; il a répandu
ce que maintenant vous voyez et
entendez.
Eranzun^ eranzuten, g. erantzun,
b. répondre, — 1. réprimander, re-
prendre; de erazo-enzun.
JEranzuera^ g. réponse; de eran-
zun-era.
Eranzuki, 1. reproche, réprimande.
Branzukide, eratUzupide, g. rela-
tion, rapport; de eranzut^kide, à
rimitation de l'esp. con«responden-
cia. Alako erantzupidea gordeizeko \
Lardizabal; pour s'abstenir de tel
rapport.
EnzatOi v. enzun,
EO9 eotzen, g. eyo^ eyoten, b.
eho, ehotzeUf bu. ehaitu, eiaUzen,
ou ehaUen 1. tisser. En b. et bn.
tisser et moudre, indifféremment.
En g. moudre est ego^ comme on
nous Ta dit à Zarauz; mais Lar-
ramendi donne eo et ego pour tis-
ser et pour moudre. P. cite ehoaU'
zea, tisser ; et ehaUea^ faire moudre.
Cet accord des trois dialectes à
n'avoir qu'un mot pour indiquer
les deux verbes, rend la différence
que fait le guip. douteuse. Eo
sera la syncope de ego. Il est en-
core possible que ces deux mots
n'aient rien à faire Tun avec l'autre.
Eun, g. b. toile. Le mot euta
que donne Larramendi n'est pas
connu dans le Guip., dumoins pas
à Zarauz.
Eunle, g. b. eAaille, 1. eAaile,
bn. tisserand; de eun-le et ehai^le,
Ehuna^ 1. le métier de tisserand.
P. Ehunean emaitea^ mettre au
métier. Ici reparaît la forme guip.
eun; ainsi que dans:
Ekundegi, bn. atelier de tisse-
rand; de ehun-legi; comme dans
ekuna, on retrouve ici le g. eun,
Eosi, V. egosi.
Eotze, V. eo.
Epai, 1. V. eôaki,
Epai, 2. g. arrêt, sentence.
Epailla, epaillei v. eàaki.
Epaitze, v. ebaki.
Epaizka^ v. ebaUi.
Epaki^ V. eàaki.
Epata, epatee, v. 0^.
EpOi g. b. 1. epAe^ bn. terme,
délai.
EpatUf epatzeUj 1. fixer un terme.
Epol, g. b. 1. epAel, bn. tiède.
EpeUoêun, g. b. 1. tiédeur; de
^el'iasun.
110
Bpeldura, g. b. 1. attiédissement;
de epel'dura,
Epeldu, epeltzen, g. 1. tiédir.
Eï>eldu, y. epel.
Epeldnra, v. epel.
Epeltasun, v. epel.
Epeltze, V. epel.
Eper^ g. b. 1. perdrix. Faut-il
parler de Fétymologie que propose
M. de Gharencey, qui coupe la
dernière syllabe da latin perdix
ou de Fesp. perdiz (per) et y ajoute
un e prosthétiqae, eper,
Eperdi, v. epurdi.
Ephaii V» eôaii.
Ephaille, v. eèaki.
Ephaitzen^ ▼. ebaii.
Ephe, V. epe.
Ephelj ▼. epel.
Epnrdiy ipurmamia^ g. eperdi^
b. iphurdi, 1. bn. cul.
£ra, g.air, mode^manière; de Fesp.
aire? Taillera, manière de marcher.
Erara, selon, de «ra-ra y ou est-
ce une variante de arara?
Uraztu^ eraziutzen^ eralu, eratu-
tzen^ proportionner.
Eraantzi, v. janzi.
Eraatsi> y.jaehi.
Erabai, v. ebaH.
Erabaki, v. ebaJti.
ESrabe, ennemi^ quel dialecte?
ErabilU, y. ihUli.
Eracheki, y. ich.
Erachiki, y. ich.
Eradate, y. edan.
Eradoski, y. edoûi
Eraduki, y. euki.
Eragille. y. e^in.
Era^lilli y. egin.
Eragotzi, y. egoizi.
Eragozte, y. egot^n.
Eraiki, y.Jaiki.
Eraikitze, y.jaiki.
Erain^ y. egin.
Erakarri, y. eiarri.
Erakasi, y. Hasi.
Erakaxi, y. HaH.
Erakin, y. irakin.
Erakite, y. irakin.
Erakusaldi, y. ikuêi.
Erakusi> y. ihisi.
Erakusle, y. iktm.
Erakuste, y. Ousi.
Erakutsi, y. Unsi.
Eralde, bn. farine qui reste
après que les pierres en ont rendu
la masse.
Eramaiif y. eman.
Eramate, y. eman,
Erantzi, erantzttzen, eraa-
ton, g. b. erauntzi, erauneten^ 1.
(i. a.) eraunzi^ bn. déshabiller.
Selon Zabala de erazo-Jantzi.
Erantsnui, y. enzun.
Erantzupide, v. enzun.
Eranzuera^ y- enzun.
Eranzuki, y. enzun et erranUun.
Eranzukide^ y. enzun.
Eranziin, y. enzun et errantstm.
Eranarate, y* enzun.
Erasan, y. esan.
Erasi, y. erausi.
ErasOj 1. y. esan.
Eraso, 2. erasotzen, g. at-
taquer, battre; tomber, en parlant
de la plaie; ce nom yerbal régit
le datif. Lau ayeh bostai eraeo
zietenean, quand ces quatre (rois)
111
eurent battu les cinq. Euri-jasa
izîtgarri èatek eraao zion, une pluie
épouvantable tomba. La môme ex-
pression se retrouve à peu-près
dans: pluie battante.
EraêotzaUe, g. envahisseur; de
eraaO'tzaUey
Erasotzalle, v. eraso, 2.
EraSOtze, v. eraso, 2.
Erafipena, b. affection, passion.
Erafite, v. erausi.
Eratzan, v. etzin.
Eratzate^ v. etzin.
Erauki. Ce mot se trouve chez
Axular^ p. 866. F. le cite, mais ne
l'explique pas; il dit ^^rauqui est
quand on dit, je me rends, je
vons cède. Erauqui dioçoçu oêaa-
Sun doèlea, guérir Tâme et le corps.'*
Tout cela n^explique pas le passage
d'Axular.
Eraunsi, g. erawnxi^ bn. erauntsi,
selon Lardizabal. Ce nom verbal
signifie en g. répandre, verser,
couler, V. Larr. s. v. Uovioso; en
bn. selon M. Salaberrj, agir, tra-
vailler; il ne donne pas d'exemple
pour cette acception ; mais il ajoute
que eraunxi est le participe passé
du verbe ari{}^ L'exemple donné
à l'appui de cette assertion, montre
comment M. Salaberry a été induit
en erreur: ewia ari da? pleut-il?
ez orai, bena eraunxi du araehtean,
non actuellement, mais il a plu
tantôt. La signification de „couler"
parait donc s'être perdue dans les
dial. basq. fr. et de là la confu-
sion. En g. eraunn se conjugue
régulièrement; on dit euriari da-
rauntsa ou ^fai^n^a, il pleut ; plus
généralement cependant : euria ari
da, Larramendi ajoute que dans
l'acception de couler, (la pluie
coule, tombe) on met le sujet au
datif, euriari ou chingorrari daraunU
sa, il pleut, il grêle; sans cela au
nominatif: Ailzonûziari cAorakeria
daraunsa ; au parleur il lui découle
des sottises. Nous ne nous expli-
quons pas l'emploi du datif, tout
aussi peu ici qu'avec le nom verbal
eraso, 2; peut-être faut-il en chercher
la cause en ce que la signification
primitive s'est perdue à peu près
dans les dial. basq. esp. et tout-
à-fait dans les dial. basq. fr; té-
moin Texemple bn. cité plus haut,
et l'emploi de ^^M^m ensouletin;
dans ce dialecte, à ce qu'on nous
a dit, ce nom verbal est employé
pour „fair6" dans toutes sortes
d'acceptions. En prêtant à „faire"
une signification encore plus vague
(eçin, faire, sert comme auxiliaire
en bise), on pourrait comparer les
phrases: le temps est à la pluie,
il est à son travail; et encore mieux
le hoU. het is aan het regenen
(aan = à); litt. il est à pleuvoir,
au basque: euriari daraunsa. L'hy-
pothèse n'est pas très satisfaisante,
nous l'avouons; aussi reste-t-il en-
core à expliquer la forme de eraunsi
qui semble être celle d'un causatif;
erazo — P Comp. erauisi.
Eraunxi, bn. ondée.
Eraunste, v. erawtzi.
ESrauntzi, v. erantzi.
ESraïUUdl, v. eraunsi.
11£
Eraimsi, ▼. erantzi.
Erausi, erausitzen, g. iraunsi,
b. eroii, erasten, 1. hn, edan, edas^
iân, 1. {d pour r, comp. eçundano);
bavarder, murmurer. JSdasi ii*est
plus en usc^e en lab. bien que le
substantif verbal edasia, le bavar-
dage, et edcule, bavard, se soient
conservés, ErauH et erim se con-
juguent aussi régulièrement; le
^premier a donné, daraushit, daraus-
kizu^ darausHo, etc. je bavarde, etc.;
le second, darasat, darasazu, do-
rasa, etc. Cette dernière forme cor-
respond en lab. à chanter, dans
la phrase familière: qu'est-ce qne
tu me chantes? zer daroêak (mas.),
zer darasan (fém.) ; dans la pronon-
ciation le r est généralement élidé.
JSrausi et ^^m ne sont évidemment
que deux variantes d'un même mot,
qui a en guip. deux significations
différentes; erausi est bavarder;
erasi, parler avec colère, hablaren
faria. Ceci rappelle Tesp. hablar,
parler, qui est devenu hâbler eu
français; il est possible que delà
même manière le dial. g. ait pris
erasi du lab. en modifiant légère-
ment la signification. Le k qui se
trouve dans darausiil,indiqxie peut-
être Taccusatif plur. „les'' (pourpa^
rôles?) comme c'est généralement
le cas. Ceci expliquerait en même
temps la forme transitive du verbe
{d initial, caractéristique de l'ace,
sing.), qui au fond devrait être
in transitive.
M. Mahn (Bask. Sprachd. p. XX),
considère erausi comme lecausatif
de eusi; erazo-eusi, ce qui nous
semble très-probable; surtout après
avoir fait une légère correction;
ce n'est pas eusi, mais ausi, qu'il
faut; etssi est donné par Larra-
mendi dans le supplément de son
dictionnaire, mais ce mot est in-
connu; il faut ausi, b. contraction
de adausij lab. ou bu ? v. ces mots.
Pour la chute de d, comp. aUu=
aditu; baut = 6adutf euii = iduH,
etc. L'explication de M. Mahn de-
vient ainsi plus probable encore;
nous avons donc erazo-ansi^ con-
tracté en erausi. Ce qui change
cette hypothèse en certitude, c'est
la signification de erausi, en guip.
bavardage, et en bn. aboiement.
La forme bise, iraunsi, paraît être
une corruption ; la conjugaison est
exactement la même que celle de
erausi, Pouvreau cite un exemple:
eraunste handi bat, il a grand ca-
quet; là le n se retrouve comme
dans iraunsi. Faudrait-il aussi con-
sidérer cette forme comme une
corruption de erausi; ou ne serait-
ce pas plutôt pour, couler, répan-
dre; eraunsi; et pourrait se com-
parer à: déluge de paroles.
Erausi, g. bavardage; — bn.
aboiement.
Erausle^ g. erasilla, edasle, 1.
bavard; de eraus le et edas-le.
Urausimendu, bn. fureur; de
erausi-menf La finale du n'est pas
claire; peut-être meudu imitation
du français ment. Ma bethe citeeen
eraudmenduz, Luc. YII. 11. Test.
Bochelle; et ils furent remplis de
118
fureur. Faudrait-il rattacher auH
à oU bruit? un grand nombred^ad-
jectifs verb. ont été formés du
radical au moyen de t; ainsi asi
de 08 ; esi de es; ichi de ich; uUi
de utz^ etc. etc.
Eransimendii, v. erausi.
Erausitze, y. erausi.
Erauskita, y. edoshi,
Erauskitze, y. edoshi.
Erausle, y. erauH.
EraUStO, y. eratUsi.
Erautsi, erausten, bn. M.
Salaberry écrit erauxi. Il règne une
grande confusion dans l'orthographe
et dans la signification de ce nom
yerbal, qu'il ne faut pas confondre
ayec erausi. Il nous semble qu*en
bn. la signification est la plus com-
plète, et l'orthographe la plus cor-
recte. Erautsi, est, croyons nous,
le causatif de/au/M* ovLjeuxi, comme
l'écrit M. Salaberry; ainsi: erazo'
jautêif faire descendre. La chute de
J initial n'est pas rare ; comp. ar-
reit niri, suis-moi, de jarraitu. Ce
causatif correspond à ceux des autres
dialectes, eracki, g. de erato-jachi;
eraatsi, b. de erazo^jatai; y. jachi,
Erautii est donc „faire descendre"
et dans ce sens le bn. s'en sert
pour ,,abattre des fruits du haut
d'an arbre ;" il serait alors mieux
d'écrire erautsi et non pas erauzi
comme le fait M. Salaberry. En 1.
et bn. pour «tirer du yin" (le faire
descendre, du tonneau) ; arno eraus-
Un harida, il tire le vin. M. Sal.
se sert encore de erauxi^ comme
yerbe transitif, descendre; erauxi
dut generretik eiherakaria, j'ai des-
cendu la moulande du grenier;
cette expression sera peut-être imi-
tée du français ; descendre est em-
ployé populairement pour mettre
plus bas; y. Littré, Dict.
Erautsi se trouve dans le Test,
de la Brochelle pour, répandre.
Eta mirets ceç(xten,„ceren OentUen
gaineraere Spiritu aainduaren do*
haina erautsi içan baitzen, Act. X.
45; et ils s'étonnèrent de ce que
le don du St. Esprit était aussi
répandu sur les Gentils. Erautsi
ukan du çtiec orain dacussaçuen eta
dançacuen haur; Act. II, 83; il a
répandu ce que maintenant vous
voyez et entendez. La signification
de répandre se lie à celle de verser,
couler, et c'est alors que le guip.
se sert de eraunsi. D'où vient le
n de eraunsi ? en lab., du moins à
Guéthary, on ne fait pas de diffé-
rence entre erautsi et erauntsi;
Pouvreau cite eraunstea, pour ca-
quet ; eraunstiki , pour tempête,
flabe d'eau. Four comble de con-
fusion le bise, a irauntsi, bavarder
pour erausi; et le hn. eraunzi dont
le subst. yerbal est aussi eraunt-
stea, pour déshabiller. Le bise.
irauntsi^ ainsi que le mot que P.
cite, eraunstea (quel dial.P) caquet,
paraissent être des formes corrom-
pues. Les dialectes, g. bn. et 1.
ont tous les trois erausi, erasi. Le
n de eraunsi qui se trouve dans
toute la conjugaison, paraît donc
appartenir à la racine verbale et
il faudra abandonner, pour le mo-
8
114
ment» l'id^ d'indentifiei erotinA
avec erautsi, ce qoi^ sans cela, ex-
pliquerait bien sa forme, qui reste
obscure jusqu'à présent ; eratUsi {era"
zo-jati^') faire tomber, étant employé
en bn. (v. Texemple cité) pour ré-
pandre, ce qui est synonyme à
peu près de verser, couler.
Erautste, ▼. erautai.
Erauxi, v. erautai.
Eramd, bn. Ce nom verbal se
trouve dans le Testament de la
Eochelle (erauci) et dans le voca-
bulaire de M. Salaberry; selon ce
dernier : abattre des fruits du haut
d'un arbre; v. erautai. Voici le
texte du Test, cmbeit propoaeg trri-
blatu vkan çaùuztela^ çuen arimac
eraucù,,. Act. XV. 24. Vous ont
troublé par certains propos en ren-
versant vos âmes. H nous semble
que c'est une erreur; il aurait fallu
erautaiz; v. erautai; renverser c'est
faire tomber. On trouve encore
eraucimendu. Eta bethe citecen erat^^
cimenduz. Luc. VI. 11. Et ils furent
remplis de fureur. Eraucimendu^
dériverait de eraud^ ce qui n*est
guère possible pour la signification,
il faudra écrire erauaimendu, de
erauai.
Erauzimendii, v. erauzî.
Erazarri, v. jaaarri, 2.
Erazeki, v. irazeki,
ESrazi, v. erato.
Erazo, erazotzen, g. b. erazi,
erazten, g. b. 1. arazo, arazten, 1.
contraindre, forcer; selon Larra-
mendi: obligar a Lacer algo. Ce
nom verbal ne sert qu'à former
les causatifs; tantôt il est préfixé,
tantôt suffixe; de ar (ar^ti), arerazo ;
de ikaaif iràkaai. En biso. «ronest
souvent contracté en ori; ainsi de
edan^ edanazi; dejan^janazi, Zabala
(Verbo vascongado, p. 162) se
trompe donc quand il dit que eraet
est d'un autre dialecte que du
biscayen; mais cette erreur pro-
vient de ce qu'il n'a pas vu que
erazo est un nom verbal ; il le con-
sidère comme un suffixe (afijo)
^arazuj erazo^^ et dans les autres
dialectes ^^erazi,** La forme synco-
pée ra^ de erazo, qui se retrouve
dans plusieurs causatifs, comme
erakarri de ekarri; erakuai de ikuai,
est pour lui une syllabe intercalée
dans le nom verbal. U faut avouer
qu'au premier abord cette expli-
cation paraît assez juste, d'autant
plus qu'une quantité de formes
verbales ont été envisagées de la
même façon; nxais il est fort pro«
bable que ces intercalations, qu'on
a cru découvrir, dans la langue
basque, comme dans les langues
de rAmérique, doivent s*expliquer
d'une autre façon. Four notre cas
il n*y a pas de doute, croyons nous,
que des causatifs comme, erakarri^
erantzun, erabilli, ne soient des
formes contractées de eraza-ekarri,
erazo'-entzun, erazo^iUif etc.; mais
il sera bon de donner Topimon
d'un des grands linguistes de
notre époque sur cette question
si obscure des intercalations ou
incapsulations. „A fourth class, th^
infixing or inpapsulating languages.
115
are but ' a varietj of the affixing
class^ for what in Bask or in the
polysynthetic dialects of America
bas the appearance of actual in-
sertion of formative éléments into
the body of a base^ can be ex-
plained more rationally by the
former existence of simpler bases^
to which modifying suf&xes or
préfixes hâve once been added^ but
not so firmly as to exclude the
Edition of new suffixes at the end
of the base, instead of, as with
us^ at the end of the compound.''
Max MtQler. On the stratification
of language (London 1868) p. 22.
Bevenons à erazo. Bien que ce
nom verbal s'écrive régulièrement
dans tous les dialectes avec t et
erasoj attaquer, avec «, il nous
semble qu'à l'origine ces deux noms
ont pu se confondre et signifier
contraindre, matériellement et mo-
ralement.
Arazo^ g. subst. trouble^ labeur.
Ohaze eta arazoak askotu dizJeizut^
peines et labeurs je te les aug-
menterai.
Erazte, v. eranui et erazo.
Erbal, g. herbail, 1. faible, ma^
ladil Variante de argal? ^ pour 5^
Y. guroBoak.
ErbGStU, g.b. proscrit ; eni-beste,
Erbi, g. b. bn. herbi^ 1. lièvre.
ErbillUde, g. belette.
Erchatn, erchatzeo, 1. sol-
liciter, contraindre, pousser, induire.
Erdainatu, erdainatzen, 1.
Aguer.
Erdaldun, v. erdara.
Erdara, erdera, g. 1. langue
étrangère, par opposition à la lan-
gue basque; pour les basques es-
pagnols, Tespagnoly pour les basques
français, le* français. P. le traduit
par, langue du pays, par quoi il
faut entendre, dit W. v. Humboldt,
(Prûfung der Unters. p. 58, 59)
la langue romane, qui était parlée
en France et en Espagne. Diaprés
Humboldt, erdara serait composé
de «m, pays et ara, selon ^ d serait
une lettre euphonique. Autant que
nous sachions le d ne sert jamais
comme lettre euphonique; c*e^
plutôt une lettre qui se perd facile-
ment; comp. haut, pour badut;
baanzut pour badanzut; ausi pour
adausi, aitu pour adku^ etc. Ara
n'est pas ,,selon" comme le dit Hum-
boldt, qui décompose arauz en ara^
uz, au lieu de araip-z; mais ra,
(vers) pourrait indiquer ici, selon;
vers et selon sont intimement liés;
comp. eredura. Erdara est donc,
la langue selon le pays, la lan-
gue du pays, par opposition à
la langue basque. H nous sem-
ble que cette étymologie laisse à
désirer.
Erdaldun, g. celui qui parle
erdara; de erdara^dun; l pour r
comp. bulhute = buruthe, hari et le
dérivé haliko, afari et afaldu, etc.
Erdera, v. erdara.
Erdi, g. b. 1. bn. milieu, moi-
tié; accouchée.
Erdtan, g. b. bn. au milieu; de
erdia-n.
Erdi^ erditzen, g. 1. bn. accoucher;
116
bn. mettre bas. Dans le langage
vulgaire ou plutôt ce que les An-
glaifl nommeat slang, on dit en hol-
landais tomber en deux.
ErdiUUf L demi; de erdi-têu.
Oren erdUsu bat, F. Tespace envi-
ron d^une demi-heure.
ErditHs^ 1. bn. par le milieu ; de
êrdp4ik,
ErdiratUj erdiratzen, 1. fendre;
P. dit fendre par la moitié; on
nous a dit que oe verbe n*est em-
ployé qu'au figuré.
JSrdiragarri, 1. bn. qui &it fen-
dre; de erdirorgarri, Bihotz erdira^
garri^ qui fait fendre le ooeur.
Erdizka, g. b. 1. bn. à moitié;
de erdi-Z'ka.
Erdizkatu, erdizkaUenj 1. Oiton
gmxto^ odolriswrluk,., eztUuzU àere
egunak erdizkatuko^ Axular. p. 164.
a. éd. 377^ n. éd. Des hommes
méchants^ sanguinaires ne parvien-
dront point à la moitié de leurs
jours. Ps. LV. 24. et non LIV;
erreur dans les deux éd.
Erdiragarri, v. eréu.
Erdirata, v. erdi.
Erdiratze, v. erdi.
Erditik» v. erdi.
ErditSU, v. erdi.
Erditse, v. erdu
Erdizka, v. erdi.
Erdizkatu, v. erdi.
Erdizkatse, v. erdi.
Erdoi, g. b. herdoil^ L rouille.
Selon Chaho une corruption de
feragilUi dimin. de fêrrugo.
Herdaildu, herdoikzen^ 1. rouiller.
Erdu, b. 2. pers. sing. de Tim-
pér. du verbe? erdu oaa, viens ici.
Erdutu erdutsen, 1. partir,
s'acheminer; i. a.
ErO, g. 1- bu. bere. h. aussi,
encore. Serait-ce le même mot que
bere^ avec chute du & f Ni ere^ moi
aussi. Kainek bere abuztueUxtik gidd
bai^ eta au ère gogogabe ematen zio-
lakoj Lardizabal. Gain lui avait
donné un peu de ses récoltes et
cela encore sans plaisir. Ez^ere,
g. non plus. Ez hura ere^ lui non
plus. Ez jan ta ez edan ère, ne pas
manger ni boire non plus.
Ere bai, g. bere bai, aussi.
Eredu; selon 0. c'est du lab.
occidental» équipoUent; haren ère*
dura ou haren auraura, à Téqui-
poUent de luy, comme luy. Eredu
est composé, croyons nous, de ere-
du, il a aussi; c'est la forme d'on
adj. verbal, comme eidu, artu, etc.
dont eretzen est le subs. verbal, ?.
ci-dessous.
Eredura, ereduZj g. L eretzean, bn.
en proportion, en comparaison ; de
eredu^ra et eredu^a-'Z. Le bn. est le
subsfe. verbal eretze, de ère, conune
eltze, de el (eldu) ; au défini et avec
le suffixe n, eretzean, dans le com-
parer c. a. d. en comparaison.
EretZj bn. comparaison. M. Sa*
laberry. v. ci-dessus eredura.
Erearo, 1. juin. P. écrit ereroa.
M. Salaberry écrit errearo, ce qui
sera la bonne orthographe, de erre-
aroa, la saison de la chaleur; erre,
brûler, rôtir.
Erebai, v. ère. ^
Erechi, v. entzL
\
117
Eredoski, eredoskitzen, v.
edaski,
Bredu, eredura, v. ère.
Ereduz, v. ère.
Erein, ereintzen, et mieux
ereiten, g. b. 1. bn. semer.
Ereite, v. erein,
Ebehu, g. 1. bn. désert; dalat.
eremus.
Erenegun, v. im.
Ereroa» v. erearo»
Eresia, g. désir violent. Il nous
semble de erre-etei et alors mieux
avec deux r.
Eresiak, l.bn. vieilles chansons
qui contienueut quelque histoire.
P. Eressiz cantatu drauçuegu eta
eztuçue nigarric eguin, Luc. VII. 82.
Test. Rochelle; nous vous avons
chanté des lamentations et vous
n'avez pas pleuré.
Eretss, eretzean, v. ère,
Erezarri, v. ezcnri.
Ereztatn, ereztatzen, g. in-
commoder, importuner.
Erg^ 1. faquin, niais, biE^din,
imbécile. P. écrit aussi elger.
Ergelkeria, Ueoàren inocentcia eta
ergelkeria ; rinnocence et la niaiserie
de la colombe. Ax« p. 842.
Ergi, 1. bn. bouvillon. AGué-
thary, veau mâle de deux à quatre
auB.
Erhaitea, 1. bn. tuer. Nous
nWons pas trouvé V adj. verb.
comp. erùu.
Oùa erhaiUê^ 1. meurtrier.
Oiza erhcdukak, 1. bn. meurtres.
Inuididc,guiça'erhcntecac, Oal. T. 21.
Test. Boch. Les euvies, les meurtres.
Erharzun, v. erkaeun.
Erhastun, v. erhaztun,
Erhastm, 1. erkarznny bn. lan-
gueur, maladie. Eta eenda ciitan
erhatçun diuereez eri ciraden guciak,
Marc. 1. 34. Test. Bochelle; et il
guérit tous (ceux) qui étaieut ma-
lades de différentes maladies. Comp.
eritaeun,
Erhatz, erhatztatu, v. auta.
ErhautS, 1. syu. de herraute,
ErTianx^ v. auts.
Brhazton, bn. erhastun, .1. an-
neau, bague. Paraît être formé de
erhi; comme atzeaiun, (b. P) que cite
Larramendi, àeatz; la terminaison
est donc astun ou estun, qui devra
être rattachée à estu, serrer.
"Rrhi^ 1. bn. doigt; syn. de atz
et beatz,
Erhi mokooj 1. le bout du doigt.
Erhi potocha, 1. le pouce.
Erkain, le bout des doigts. P,
Erkainêtan jakin behar direngauzak,
choses qui doivent se savoir sur le
bout des doigts,
ErhO, V. ero.
ErhOgO, V. ero,
Erbokeria, v. ero.
Erhotasun, v. ero.
Eri, g. L bn. malade. Erinago^
g. je suis malade. P. écrit eriz
nago. Eri a dû s'écrire primitive-
ment avec A, heri, les composés le
prouvent, et par bonheur P. cite
un mot, le seul que nous sachions
oil le h se retrouve, gorheria. Aucun
• dialecte n'a conservé le h; maison
sait la manière arbitraire avec la-
quelle cette lettre a été tantôt in-
118
troduite et tantôt élidée, p. ex.
aurhide de haur; Uhtrri de hU^
erri; hirebes de l'esp. al rebes, etc.
etc.; ceci n'est pas une yariëtë
d*orthographe^ on tronve ces irre-
golarités dans un seul et môme
dialecte. —
Comme le h initial devient k au
milieu d'un mot (v. Essai, Ch. 11)^
heri dans les composés devient iteri^
avec la signification de défaut: or-
dikeria, l'ivrognerie, de 'ordi, ivre ;
arrokeria, la vanité, de arro, gonflé.
Comme terminaison, keria est op-
posé à ta8una; ainsi umetcuuna, le
propre de l'enfance; umekeria pué-
rilité, enfance (tomber dans 1');
iorakeria, folie (extravagance); zo-
rttUuuna^ folie (maladie mentale);
ixukeria, aveuglement; ixiUarzun^
cécité. On voit, par les derniers
exemples, la différence faite entre
les défauts de la nature^ p. ex. zo-
ratasuna, qui sont en dehors de
notre appréciation, et ceux dont
nous sommes responsables et que
nous pouvons qualifier de mauvais
p. ex. zorakeria,
La manière d'exprimer une ten-
dance mauvaise ou excessive par des
mots comme malade, mal, etc. ne se
trouve pas seulement chez les bas-
ques; en holL on dit, bien que
l'expression soit triviale „manziek''
d'une femme qui désire ardemment
un mari, un homme; de man, homme,
et ziek, malade; koopziek se dit
de quelqu'un qui achète à tort et
à travers, de koopen, acheter;
comp. ikusmin, désir ardent de
voir; de iku$ et ms», mal; stunin,
furieux, de au-mtn.
Eritu, eritzen^ g. 1. bn. devenir
malade.
Eritoiun^ g. 1. eritarzutij bn.
maladie.
ErideitO) v. erîden,
Elriden, erideiten, bn. ediren,
edireiten^ 1. bn. trouver. Ocddu hait-
zen eta eriden baita^ Luc. XY. S2.
Test. Bochelle ; il était perdu et il
est retrouvé.
ErijOtZ, V. erio.
EMo, g. b. (?) herio, 1. bn. (la)
mort, subst. Selon Larramendi
meurtre, et eriotza, la mort. La
signification de ces deux mots ne
paraît pas bien définie. Dans le
Labourd (Guétharj) ou emploie
herioa pour la mort, personnifiée
pour ainsi dire, l'ail, der Tod;
heriok jo du, la mort Ta frappé;
par contre heriotza, la mort, le
mourir; ail. das Sterben ; heriolzeko
orena, l'heure de la mort, erioUako
orduban^ b. dans l'heure de la mort.
Axular ne paraît pas faire cette
distinction ; il écrit p. 574, an. éd.
fferiotzearen sega onen eta gaielUoaren
arrnrUatzeko, la faux de la mort
pour moissonner les bons et les
méchants; il aurait fallu, si cette
distinction est généralement faite:
herioaren sega. Dans l'édition soi-
disant corrigée de M. l'abbé In-
chauspe, le mot heriotzearen est
resté; mais ces corrections sont
faites avec trop peu de soin pour
qu'on puisse s'y fier; v. p. 280.
anc. éd. 84i8. nouv. éd. où enzu
119
se trouve deux fois pour êuzu; p.
802 an. éd. p. 126. uoay. éd. ekhin
se trouve corrigé par e^ ; mainte-
nant avec egin la phrase n'a plus
de sens. P. donne plusieurs exem-
ples de herioa; herioa zor du, il
mérite la mort. Herioz Ml bedi, qu'il
meure de mort. Herioko hêrsturakj
les détresses (angoisses) de la mort.
Heriotzû pourrait être le subst.
verb. (le mourir) formé de eno\
Larramendi donne ériotu pour ma^
tar, tuer; le subst. verb. est donc
ûnotzWm
Eten heriotzea deaeginen da. Chou-
rio« Imit. de J. C. p. 260; parce
que la mort est détruite. Quoique
eriotu^ eriotzen puissent dériver très
régulièrement de erio, ce qui nous
donnerait en même temps Texpli-
cation de eriotze, il se pourrait que
erioize fût le mot primitif, de en-
otza, la maladie froide.
Nolakoa hUUza, cUakoa heriotzay g,
Zélàkua hizUzia^ alàkua erijotzia,
b. Moguel; telle vie, telle mort.
Ta geure eriotzako arduban, b.
Olaechea ; et dans Theure de notre
mort.
Eriotz, g. b. erijotZy b. heriotze,
1. bn. V. ci-dessus.
HeriotzegiUa^ 1. meurtrier; de
heriotze»egiUe. »^
Heriotarako, bn. mortel. Etaèal-
din cerhak heriotarakoric edan àade-
zaUj Marc. XYI. 18. Test. Bochel-
le; et s'ils ont bu quelque chose
de mortel.
EriotU, V. erio.
Eriotss, eriotse, v. ma.
ESriste, v. entzi.
Eritarzun, v. m.
Eritasun, v. «ri.
Eritsten, v. eritzi.
Erito, V. ert.
Eritse, v. eri,
Eritsd, eriBiGn^ g. iritzi, erechi,
b. eritzi^ eriisten, 1. bn. En g. bn.
s'appeler, paraître. Zachariasi Joan-
nés erùziren çayon semebat promettatu.
Sommaire du Gh. I. de St. Luc.
Test. Boch. H fut promis à Zacha-
rie un fils, nommé Jean.
En b. 1. bn. juger, estimer, pa-
ridtre.
En g. et b. eritzi a deux temps
réguliers, le présent et l'imparfait
de l'indicatif: deritzcU, deritzazUf
deritza, etc. neritzan, zeneritzatij etc.
JNola deritza î comment s'appelle-t-ilP
Eaudrait-il considérer 0riiri:t comme
composé de eré^etsi? comp. anetaij
atiteui, sinetêi, etc. s. v. es, il nous
semble que la signification le per-
mettrait, mais le e de eUi ainsi
que le a se sont toujours mainte-
nus dans les composés.
Eritzi, g. erechi, b. comme subst.
opinion. Nere iritzian, g. nire ere-
chian, b. dans (selon) mon opinion.
OnirUziy g. 1. bn. onerechi^ aimer;
régit le datif. Senharrac, çuen emaa-
tey on erizteçue, Eph. Y. 25. Test.
Rochelle. Maris, aimez vos femmes.
Ocàtz eritzi, 1. gaiiz erechi, b.
hfor.
Erkain, v. erhi.
Erkfttz, V. auts.
Erkatzea, 1. F« comparer i. a.
Comp. eretz.
trod'.
aurh
erri ;
etc. ;
d'or;
gula.
diiili
(■■
mili>
heri
av('<-
dik>i
arr"
CoP
po^!•
pro:
rilr
zor-
rat'
ixu-
cet"
ex*
Ie>
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11'
11
11
^
ion ::tre
.» .
_ '•t.:
t.
" * ' -.
I ; •
.'VA-
f. anoc.
121
Erphil, L bn. V. erpil.
Erpil, 1. erphUf bn. blêmej flé-
tri; faible. Paraît être une va*
riante de erbtU.
XSrpln» g. soibmet; syn. de
Umtor.
BrpO, V. orpo,
EsTOB, V. erretor.
Erra, v. erre.
Erraile, erraille, v. erran,
Erraite, v. erran.
Brraldia, ▼. erre.
Erraizilll, ▼• erran.
Erramu^ g. b. I. bn. fête des
Rameaux; laurier.
Erran, 1. erraiten, 1. bu.
dire. Baina erran cieçon berce bâti,
arreit nirt, Luc. IX. 59. Test. Eo-
chelle ; puis il dit à un autre, suis
moi. L*impératify errok, dis. Erroc
badani aldiz aitUa neçan, Luc. X. 40.
Test. Boch. dis lui donc qu'elle
m'aide de son côté.
ErranzaUe, erraille, 1. erraile, et
par syncope erie bn. diseur; de
erran^zale^ et de erran^^Ue; le n
supprime, V. Essai, Ch. IL
Oaitz erraHUt 1. médisant.
Erraizun, 1. blâme, reproche.
Nahi eztuenak erraizunikj estemela
okasinorik, Axular, an. éd. 403;
n. éd. 215. Celui qui ne veut pas
de bl&me, qu'il n'en donne (?) pab
l'occasion. La terminaison n'est
pas claire, aussi nous paraît-il que
ce mot n'est pas bien composé;
nous ignorons si d'autres qu'Axular
s'en sont servis. Fouvreau cite
encore erranUuki, eranzuH; aujour-
d'hui on dit errcmtsun, (du moins
à Guéthary) que P. cite aussi et
ce mot nous donne la forme correcte,
sauf les r; V. erranieun.
Erran, 2, v. erran.
ErrantSUn, 1. eranzun, 1. p.
f
blâme, reproche; syn. de errant"
zuki et erraizun. Ces mots s'écrivent
avec deux r (excepté eranxun^ P.),
ce qui ferait penser qu'ils dérivent
de erran] c'est plutôt de eranzun
et ils devraient être écrits avec un r«
Eranzun est pour eraso^eniun,
faire entendre, écouter, c. a. d. ré-
pondre, V. enzun. En esp. répondre
est contestar, et de là probablement
la signification de „réprimander"
en lab. eranzun; ainsi s'explique
le désordre d'avoir le verbe eranzun^
réprimander, avec un r et errant'
zuki ou errantsun, reproche, répri-
mande avec deux r.
Errantzuki, v. errantaun.
ErranzalOi v. erran.
Erran, g. erran, b. errein, 1.
bru, belle-fille.
Errape, g- b. 1. . pis de vache.
Ebrajsoi, v. arrosai.
Erraste, v. erraz.
ErrasTimin, v. erre.
Erratilla, g. plat; erretUlu, 1.
plat en bois pour hacher la viande.
Erratz, v. auts.
Errants, v. erre.
Errayak, 1. P. entrailles,
boyaux. •
fSrraz, g. b. 1. erreeh, erretck,
1. bn. facile» aisé.
Errazhi, errazkiro^ g. erretchkij
bn. facilement; de erraz^ki et
kiro.
122
HrraztUy errasten, g. 1. erreelUu,
errecAten, b. 1. faciliter.
Hrraztura, g. erraztasun^ 1. erreeh'
iastm, b. 1. facilité ; de erraz-tMun.
Errazita, y. erre.
Errazki, errazkiro, v. erraz.
Ebrazoi, y. arrazai,
Erraztasiiii, y. erraz.
Erraztu, erraztura, y. erraz.
Erre, erretzen, g. 1. erre, er-
reUm, b. erre on erra, erretzen, bu.
brûler^ rôtir (la yiande); griller (le
poisson).
Errehia^ U erria, g. b. le rôti.
En g. et b. le participe comme en
français. Le lab. sera probablement
de erre-U pour kai\ matière à
rôtir; y. gai.
Erra^ g. Aerra, 1. bn. haine.
Probablement le même mot que
erra^ brûler. De pareilles méta-
phores se trouvent dans tontes les
langues; pour l'hébreu^ y. M.
Benan, Hist. des langues sém. p.
22 et 28.
Berratsu^l. haineux; de Aerra-48U.
Hrraêumin, 1. erreaumin, bn. dou-
leur causée par la brûlure» cuisson ;
de erra-'eu-min.
ErrautSj g. b. cendre; de erre-
auU.
Errazita, g. colère. Bien que
nous ignorions la signification de
la terminaison, il notis semble qu'il
faut rattacher ce mot à erre, erra,
d'autant plus que erra^ herra^ paraît
être le même mot, y. ci-dessus.
Erraldia, 1. A Guéthary on en-
tend par erraldia toute la manipu-
lation du pain, cuire, pétrir, etc.
Errearo, y. erearo.
ErRBBELATU. EBBEBBLAT2BN, 1.
s'égarer, égarer. Ne serait-ce pas
de Pesp. rebelar qui signifie aussi,
se brouiller ayec quelqu'un; de là
s'éloigner, s'égarer?
£rbebebia, bn. délire; du ft.
erreur? b pour u,
Ebbebezatu, g. yomir; del'esp.
(al)rebez.
Erreboleta, 1. boucle de fer.
p. Ce mot n'a pas l'air basque.
Errech, y- erraz.
Erreohi, erreohitu, bn. l**
consommer ayec économie; 2^ cal-
mer une convoitise immodérée. Sal.
Peut-être de erre-^cAi? icAi en b.
est cesser, laisser et ainsi cesser
de brûler.
Erreohtasun, y. erraz.
Errechtu, errechte, y. m-on.
Erradilla^ 1. raifort. Ce mot
n'a pas l'air basque et fait penser
au proy. raditz, d'oil le b, radis.
Errasmnin, y. erre.
Ebbbdola, 1. râcloire; sjn. de
arrada. Selon Ghaho du lat. radula.
Errega, conque; mesure bas-
que. P.
Erbeoe, g. b. 1. bn. roi; du
lat. regem; oomp. lege.
Erreinu, g. de Tesp. reino; erre'
suTna, 1. bn. royaume.
Erregeren minai, 1. les écrouel-
les; puisque d'après un préjugé
le roi pouvait les guérir.
Erretate^ 1, royauté.
Ebregu, g. b. prière; de Tesp.
ru^.
Erregutu, err^utzen, prier.
123
Errein, v. erraSi,
Ebbbinu, V. errege*
Erreka, 1. sillon; — 1. bn.
ravin; — b. rivière. En bn. ce mot
se retrouve avec la signification de
sillon, dans Uderreka. F. cite:
enuizUaren erreha^ mais ne le traduit
pas; est-ce par pruderie?
Errekebitu, bn. requérir.
Errekia, v. erre.
Errekita, bn. l"" nom généri-
que signifiant provision de toute
espèce ; 2° nourriture pour les ma-
lades.
HrrekUaiu, soigner les malades.
Errokitata, v. erreUtu.
EsBEHENTABLi, g. forgcrou ; de
Tesp. herramienta et la term. basq.
ari, 4.
Ebbiemusina, 1. bn. aumône ; du
lat. eleemosina.
Erron, g. b. boiteux.
Esbeneubatu, ebbenkubatzen,
1. se plaindre, être fâché de; du
pr. rancura; v. L. B. Ma iala
* estudala arrazainik zutaz errenJcu-
ratzeko, Chourio^ Im. de J. G. Et
comme je n'ai pas de raison de
me plaindre de vous. V. arrangura^
qui se trouve séparé par erreur de
cet article-ci.
Ebbepana, g. refrain; de l'esp.
refranP
Ebbbpika, ebbepikaten, 1. orra-
pika^ bn. carillonner; de l'esp. re-
picar.
ErrepikatUf 1. chanter à tue-téte.
Ebbesa, 1. bn. gages, arrhes;
d*une des lang. rom. On prononçait
autrefois, errhes, v. Litké, D.
Ebbesuica, v. errege,
Erresumin, v. erre.
Erretan, v. erre.
Ebbbtate, v. errege.
Erretch, erretchki, v. «rra;?.
ErretillU, v. erratiUu,
Ebbetob, 1. efriùf^ bn. recteur,
curé; du prov. rector.
Ebbeueza, 1. F. revéche; herre'
bes, bn. maladroit; de Tesp. rebes.
Le h est introduit ici d'une façon
tout-à-fait arbitraire.
ESrressa, 1. F. ou eresa, heresat
pain bis.
Ebbezo, g. b. prière; de l*esp.
rezo, prière.
Eni, g. b. Aerri. 1. bn. Ce mot
est souvent traduit par pays, ce
qui n'est pas la véritable signifi-
cation; c'est plutôt l'esp. pueblo.
F. donne pays, mais aussi paroisse
et M. Salaberry village. Brri in-
dique tout autant et peut-être plus,
les habitans, que la contrée même.
Ela erriko tropel guzûia zegoan
iampoan, St.^Luc. 1. 10. dial. g.
Et toute la multitude de peuple
était dehors. Ni askotan etorri nat-
zazu erri onetara^ je suis venu plu-
sieurs fois vers ce peuple.
JSrrUar, g. b. herritar^ Aertar, 1 .
compatriote; de erri-tar,
Herriko-jatm^ par contraction her
}a\m^ 1., le Seigneur du lieu.
Erria, v. erre.
Erriatzea, O. terme de ma-
rine, détacher une corde du na-
vire; quel dialP
Erribera, 1. 1. F. Lekn erri-
6era, lieu où il ne fait pas froid
1£4
en hîver. Erribera paraît être un
adjectif.
Ebbibeba, 2. V. arribera,
Errierta, g. rixe, dispute.
Erriertan efnan, se disputer.
Ersio, g. rivière; de Tesp. rio.
Erritar, v. «r».
Erro, 1. g. 1. bn. racine. Athea-
ren erroakj 1. les gonds d'une
porte. P.
Erro, 2. b. bn. téton, pis.
Erroi, b. corbeau; — 1. cor-
neille.
Erroite, v. erron.
Erroitz, bn. précipice; comp,
ertz. n est difficile d'admettre que
erroitz soit une corruption de ertz;
ce dernier serait plutôt une syn-
cope de erroitz, et cependant ertz
est pins près de ierxi que erroitz.
Ebbomeria, g. b 1. pèlerinage;
de l'esp. romoria.
Erroii, erroiton, 1. errun, bn.
pondre, Oïlloah erron du, la poule
a pondu.
Ebbota, g. b. \m moulin ; — bn.
roue; du lat. rota.
Errozgora, bn. la face en haut,
couché sur le dos. Ce mot paraît
être composé de Tesp. rostro» visage
et de gora, dessus.
Emi, g. b. faute.
Erruez, g. b. innocence; de
erru-ez,
Errudun, g. b. coupable; de
errtt-dutt,
Errukarri^ g. b. coupable; de
errU'Juvrri.
Errudun, v. erra.
Erruesa, g« rebut.
EmiOZ, V. erru,
Emikarri, v. erru.
Erruki, g. b. compassion. Les
dial. basq. esp. écrivent indiffé-
remment erruhi ou urriH. Ces
mots paraissent être formés, comme
dans les langues romanes, àterru-U
pour kvn, cou -passion; mais comme
erru signifie faute et non dou-
leur, passion, on serait tenté de
considérer erruhi comme une trans-.
position de urrikiy qui est allié à
unikal que Von retrouve dans tous
les dial. avec la signification de
pitié, compassion. H est vrai que
urri ne se retrouve pas non plus,
pour le moment du moins, comme
substantif, dans le sens de passion,
souffrance; mais tous les dérivés
et composés font conclure à un
radical urri dans le sens indiqué
ci-dessus; v. urrikal. Ouraso bateh
ez deutsala semiari erruUz neherik
artu eragiien, b. qu^un père, par
compassion, ne fasse pas prendre
de la peine à son fils et....
Errukitsu, g. b. miséricordieux;
de erruhinteu, Bana Jainko erru^
hitsua iupitu zan, g. mais le Dieu
miséricordieux eut pitié,
ErruMarra^ h. compatissant; syn.
de urrikcUtêu, g.
ErrukioITa, v. erruhi.
Errukitsa, v. erruhi.
Errttmbs 1. bn. gueux, mendiant;
dénué, abject. Selon Cbaho, de «r-
remudna et appliqué surtout aux
quatre ordres de moines mendiants.
Ne faudrait-il pas plutôt rattacher
ce mot à erromeria, pèlerinage;
125
parmi les pèlerins il y en a tou-
jours an grand nombre de pau-
vres. Les proverbes espagnols dé-
montrent en outre que les pèleri-
nages ne sont pas tenus en grande
estime. Bomeria de cerca, mucho
vino y poca cera. A las romerias
y las bodas, van las locas todas;
comp. romieu^ pèlerin, v. L. B.
Elrran, V. erron.
£rbunka, 1. Aerroia, Aerreka, bn.
rang, ordre; du prov. renc, ren-
gua, avec er prosthétique et chute
de n devant i, v. Essai, Gh.
II. on trouve encore arronia, ier-
ronia.
EmiZ, g. avec abondance; évi-
demment de erru'Zj mais dans quel
dialecte est*ce que erru signifie
abondance ?
Erskon, 1. bn. fort, vigoureux,
d'une bonne santé. £cen alegitera-
izen gara gu fiaccu garen^ eta çuec
erscon çarelen, £. Cor. XTTÏ, 9.
Test. Bochelle; or nous nous ré-
jouissons si nous sommes faibles
et que vous soyez forts.
Erthangora, 1. sur le dos;
syn. de errozgora. La terminaison
gora est claire, mais erthan nous
est inconnu.
Erihiira, 1. pesant.
Ebtob, v. erretar.
Ertsi, V. es,
Ertz, g. b. bord, ourlet; comp.
erraUz et espana. Peut-être de
iâTêi (v. es.)
Eruan, v.Joan.
Es, nous plaçons ici en tête la
racine, afin de réunir les mots qui
nous paraissent avoir une origine
commune. Rappelons que parmi
les terminaisons de Tadjectif ver-
bal il y en a en du, tu, i, etc.;
la forme radicale, sans terminai-
son quelconque, est en usage dans les
dialectes basq. fr.; ainsi eàaxfoxii
ebaxi; har pour karùii; ceci est
très rare dans les dialectes basq.
esp. Disons encore que A est une
variété de dialecte et que le lab.
écrit parfois deux ê, ce que les
dial. basq. esp. ne font jamais. On
trouve 88 en bise, mais dans quel-
ques mots seulement pour indiquer
le son cA français.
La racine es contient Fidée de
serrer, enfermer.
JEsit g. b. Aesi ou Aessi, 1. Aersi,
bn. clôture, haie. A Guéthary, sur-
tout clôture pour parquer les ani-
maux. La forme de ces mots est
celle d'un adject. verbal (participe)
comme asi, utzi^ etc. Le substantif
verb. correspondant serait eaten ou
Aesten, Aerstm; la première forme
ne se retrouve que dans Aesiia (de
Aeste^ le e en lab. devient quelque-
fois i comme en bise.) et esteai,
V. ci-dessous; la seconde forme a
plusieurs dérivés. Le seul point
obscur ici c'est le r de Aersi.
Faut-il le considérer comme pri-
mitif et perdu dans quelques dia-
lectes ou dans quelques mots du
même dialecte? Ce serait possible,
et alors la racine serait ers, au lieu
de es. Pour la chute de r comp.
aska, asto^ aritz.
Heste^ avec Tart. Aestia^ 1. clô«
126
tore ; c'est le sabst. verb. indéfini,
bien que comme tel il ne paraisse pas
être en usage; c'est alors Aertsten
qu'on emploie ; v. plus bas.
Eslu, {iUj terminaison) eatutzen,
g. b. hertsiu ou herstu,herUten^ 1.
serrer, p. ex. avec une corde. £n
lab. au figuré^ presser quelqu'un,
l'engager. En g. et b. être impa-
tienté; estu nago, je suis impa-
tienté. Le g. ne se sert pas delà
forme contractée eaten pour m-
tulzen, comme uzten de utzi, et
isten de ichi. *~ Zeren zembait
behar ardu Aerstutan baizen^
Axular, a. éd. p. 24i2. Car il fal-
lait dans quelques moments pressés.
Eêtuera^ g. b. compression; de
eê'dura.
Heristura^ 1. herzdura, bn. dé-
tresse, angoisse; de herts-dura,
Esôurasun, g. b. difficulté, em-
barras. Pour es'dwra-taaim?
Alako esturasunetatik atera iztm
zituela lenago ère bein baho geya-
gotan^ g., qu'auparavant aussi il
les avait tirés plus d'une fois de
pareilles difficultés.
Esieakf g. hertzeahy 1. herzeai,
bn. intestins, boyaux; de este^ v.
esi, ci-dessus.
Eatugarri, b. corde; de estu^garri.
Esgarri^ que donne Larramendi,
n'est connu, ni en b. ni en 1. ni
en bn.
BsieJta, 1. bn. lien, attache pour
le bétail; (mieux avec h) de este^
V. esi; comp. esleai, hestia,
Hateia, esteiaizen, 1. lier, • at-
tacher.
UsteiaUlu, 1. lien, attache. La
terminaison n'est pas claire; comp.
AeriêiaiUu,
JEsiiu, esUzen, g. b. environner;
de eri-tu, v. ci-dessus.
Hertn^ herUien^ 1. (i. a.) ertn,
Aerxi, (0? = ^) bn. fermer. Comme
adj. kertsi, àerxij signifie étroit ; et
au figuré en lab. avare. P. ajoute
synonyme de Aesn. C'est donc bien
le même mot. M. Salaberry écrit
ierxi, fermé et iersi^ clôture, ce
qui est encore le même mot; cette
différence dans l'orthographe a tout
l'air d'être du désordre. Ezneqda
faacha, ta borlha ertsia duc. Luc.
XI. 7. Test, fiochelle; ne m'im-
portunes point, j'ai déjà fermé
la porte. Bainan Ueheiatzu zure
sensuai goardia hertsiaren azpian,
Chourio, Im d. J. C. p. 78, mais
tenez vos sens sous la garde
étroite. . . .
Hertstegiy 1. clôture, de kerid-
tegi.
Herxaiuy bn. rétrécir.
HertêkaiUu^ herskaUu^ 0. ban-
dage, emplâtre; comp. estekaillu.
Esaera, v. esan.
Esaite, v. esan.
Esakune, v. esan.
Esamesak, g. opinion, dire;
de esan^ezak?
Esaili esaten, g. b. esan, esai^
ten, 1. dire. On trouve aussi essaitj
en bise, dont quelquefois le n final
se perd. Jaten asi bano leenago,
zer essan biarda? Olaechea, p. 15;
que faut-il dire avant de com-
mencex à manger. Ederio essa eban
1*7
Stm Paàloe, Anibano^ p. 11. St.
Paul a dit très bien.
JSsana, g. b. dit; adj. verb.
Comme snbst. opinion, dire.
Eaaeraj g. ^saiune, b. dicton,
proverbe. Le g. de esan-ra, avec
élision de 9» ce qni était superflu
puisque le e de liaison a été in-
troduit; la terminaison du bise,
n*est pas claire; esan-une pour Aune
et de là tune, {k pour A, v. Essai,
Gh. II) ne donne pas un sens très
satisfaisant.
^oêon, erasaien, ou eroiOf era^
êolzen^ g. b. eraso, 1. faire dire;
de eraz(Heêan.
En lab. erasan signifie généra-
lement, faire dire quelque chose à
quelqu'un sans qu'il le veuille.
Esate, V. esan.
Eseki, esekitzen, g. prendre.
Eseri, esekitzen, g. s^asseoir.
Esgarri, v. eaiugarn^ s. v. 68.
Esitu, V. e«.
Esitse, V. es.
Eskabia, {eêkoH..^ 1. farçin,
grosse gale, teigne. Buru esiabiatua,
tête teigneuse, P.
Bskaini, v. esiehi,
Eskaintzen, v. esiehi.
Eskaldun, v. euskara.
Eskimi, V. eskehi.
Eskarai v. euskara.
Eskaratz, 1. place devant la
maison. Bskaratzaren garbitxea, P.
balayer la place.
Eskari, v. eiike.
ESKABiaATn, ESKABNUTZEN, 1.
berner, se moquer. Jainkoaz eS'
ka/miatzeat se moquer de Dieu, P.
Du prov. escamir, esquemir. L'ita-
lien sohefno, schernire.
EsKAS, 1. g. b. 1. insuffisant,
court; — 1. manque, défaut; de
l'esp. escaso, court, frugal, avare*
lier duzu eskas? que vous manque-
t-il? Eztu diru eskasia, il n'y a
pas manque d'argent.
JEskaski, adv. de eskas-ki»
Eskaiu^ eskatzen^ bn. ne pas com-
pléter la mesure.
ESskas, 2. 1. terme de jeu de
paume, ligne de démarcation.
EsKASKi, V. eskas.
Eskatu, 1. ^. eske.
EsKATu, £. V. eskas.
Eskatze, 1. v. eske.
EsKATZB, 2. V. eskas.
Eske, g. b. 1. bn. Ce nom pa-
rait toujours être construit avec
un verbe, egon, i6illi^ etc. P. le
traduit par quête, demande; M. Sa-
laberry par: en mendiant. En g.
il est toujours accompagné d'un nom
verbal. Mundua giza^seme eske ze-
goan, le monde demandait (il lui
fallait) des hommes. Zeren eske
dago? que demande-t-il? Eske da^
billa etchez etcAe, 1. P. il va quêtant,
mendiant, de maison en maison.
Eskari^ g* pétition.
Eskean iôUli, g. b. 1. mendier.
Eskatu, eskatzeny g. b. 1. deman-
der. Egm ère bearko degu gure
esôaduak eskatzen duana, g. mais
nous devrons aussi faire l'état, la
profession, qui est demandée.
Eskela, g. b. 1. louche; — 1.
nord«est. Ce mot parait avoir une
même origine que ezker gauche, ou
128
plutôt en être une variante ; la con-
fusion entre s et z eai grlhde, v.
as; pour la permutation de ^et r,
V. ari, 8. Le seul obstacleest peat-
être que le r de ezker est dor^
ezkerra, et non eàkera; cependant
ceci ne doit pas noas arrêter^ croyons
nous; la signification vient aussi
à l'appui de Torigine commune des
deux mots, et dans d'autres langues
ou trouve des expressions analo-
gues. En malais p. ex. on exprime
^Jonche'' par gauche, et dans beau-
coup de langues le nord est dé-
signé par gauche; v. Pictet, Orig.
I. 0. Il 496. Pott, Zahlmeth. 261.
Dans cette dernière acception ««X:^^
se trouve donc pour ezkerra.
Eskeâi, eskani, eskentzen,
g. eskini, b. eakaini, eskainlzen, 1.
offirir, promettre. On serait tenté
de rattacher ce mot à esku; mais
qu'est-ce que la terminaison ? est-ce
eifi pour e^n, avec transposition de
if Eta Jaunari sakrifizioan esketU-
zen zilzayozkan, g. et ils s'offrirent
en sacrifice à Dieu.
Eskenij g. offrande, promesse, adj.
verb. pris substantivement. Irugi-
zon oyek èere esieni oparoa ontzat
ariu^ g. ces trois hommes après
avoir reçu son offrande abondante.
Esker, g. b. 1. bn. remerciment.
Comme esieni, on aimerait ratta-
cher ce mot à esku, mais la termi-
naison est obscure. Eskerrih asio,
g. eskerrik (uH^ 1. bn. merci; litt.
beaucoup de remercîments.
JBsieron. g. b. 1. gratitude; de
esief'On.
Eskergabe^ g. b. L bn. ingrat,
ingratitude; eêker-gabe,
Eèkergabetasun^ g. b. L ingrati-
tude; eskergabe^taaun.
EskerbettZf g. L ingratitude; en-
ker-beltz,
Bskergaizto^ L bn. ingratitude;
en lab. c'est plus, c'est de l'in»
gratitude mêlée de vengeance.
Ssierdun^ 1. reconnaissant ; ester'
dun.
Eskerbeltz, v. esker.
EBkerdun, v. esker.
Eskergabe, — gabetasun,
V. esker.
Eskergaizto, v. esker.
EBkeron, v. ester.
EBkierki, 1. mot explétif; vrai-
ment, voire; i. a.
EsKiLLA, g. 1. ezkila^ bn. cloche ;
c'est l'esp. esquilla.
EsEmA, g. estina, b. angle; c'est
Tesp. esquina.
T^^^Htiî^ v. esienù
JSskiribalu, estiriôaizen^ 1. écrire.
EskO, V. eze^ 1.
Eskoara, v. eustara.
EskO, g. b. 1. bn. main; pou-
voir,* faculté. M. Mahn (Bask.
Sprachd. p. XXXTV) propose de
rattacher esiu k es; û nous semble
que c*est plus que probable, seule-
ment au lieu de eiê, comme il le
dit, il faut^ es; eU n'existe pas.
Quant à l'explication qu'il a donnée
plus tard 0>Etym. Unters. p. 76),"
de la terminaison iu, elle ne nous
semble pas être juste; M. Mahn
considère iu comme une variante
de caya, quia (dans notre dict. gai^
ie9
lai). Nous croyons plutôt que eaku,
est e9»io, avec Farticle, eslua, o
devenant u en bise. Selon la forme
c'est un adjectif employé substan-
tivement; V. lo s. V. ^0, Eahi es-
kuina, la main droite. Esiu ezkerra,
la main gauche. Oyei ôeren ^ntze-
koah sorizeio ezJcua emanik, g. en
donnant à ceux-ci la faculté de
reproduire leurs semblables. JEz-
tut eëkuriJcj 1. je n'ai pas de
pouvoir.
BBhura eman^ g. 1. eèkubera emon,
b. donner (mettre) à la disposition
de. Jainkoak atsegin^kajjLtefUuzko
(])Iéonasme) gauza guziai esiura
eman ziozkan. Dieu lui donna toutes
choses pour son contentement.
Sshiei eraçin, 1. mettre la main
à l'oeuvre.
Eskubide, g. b. 1. faculté; de
esku'lnde,
JBskume^i, g. 1. bn. poignée, botte ;
de eêkU'Men.
Hskttdanza, 1. bn. hardiesse, —
bn. habileté.
HskuMuiur, g. b. 1. poignet; de
esku-mulur.
JEzkulu, (mieux eskutu), g. b.
caché, occulte; de eêku-tu.
Ezkuiatu, ezkutatzen^ (mieux avec
«) g. cacher; de ezkutu,
Bskuralu, eskuratzen, g. b. 1. ap-
privoiser; de eêku-ra-'tu.
Eskuetaraiu^ eskuetaratzen^ g. b.
1. avoir eu mains, posséder; de
esku-eiara-iu. Béate obeto egindako
bat eskuetaralzen dezuten àitartean,
g. jusqu'à ce que vous en possé-
diez un autre (livre) mieux fait.
Eskularru, 1. bn. gant; Aeesku'
larru.
JSshêerakutsi, g. cadeau; paraît
être composé de esku-erakntei ; comp.
tkhu9garn\ mais le sens n*en est
pas très clair.
Eskuskriàatu, g. manuscrit.
Uskumaiangu, bn. petit filet à
manche. Mahangu^ manche? Ce mot
est mal composé; v. Essai, p. 120.
Eskungain, bn. avant-main ; Sal.
Eskutik, bn. profitant du nantisse-
ment d'un objet d*autrui; Salaberry.
P. cite s. V. ffau, l'exemple sui-
vant: gau eskura. da, il s'en va
nuit. Veut-il dire la nuit est pro-
che? dans ce cas cette expression
correspond à peu-près au hoU. op
handeu zijn, être sur mains, c. a. d.
être proche, d'un événement, etc.
toujours au figuré.
Eskualdun, v. emla/ra.
Eskubide, v. esku.
Eskudansa, v. esku.
Eskuerakutsi, v. eaku.
Eskuetaratu, v. esku.
Eskuetaratze, v. esku.
ESskui, g. eakuma^ b. eskuin^ 1.
bn. droit, opposé à gauche; — 1.
bn. à droite. Zoaza eskuin^ allez à
droite. Eakui devra ôtn; rattaché à
esku; mais la terminaison est obs-
cure. Le guip. eskui, doit avoir
perdu le n final; comp. arrai, 2.
Eskuin, v. eskui.
Eskularru, v. esku.
Eskuma, v. eskui.
Eskumahangu, v. esku.
Eskmnea, v. esku.
Eskiunutur, v. esku.
9
180
Eskungain, v. esku.
Eskuratu, eskuratze, v. esi-u.
EskuBkribata, v. esku.
Eskutatu, eskutatze, v. eaku.
Eskutik, V. esku,
EskutU, V. eêiu.
EslayO, bn. fanfaron, presqae
fou.
Esnatu, esnatzen, 1. g. ré-
veiller, se réveiller; exciter.
Esnatu, esnatzen. 2. v. e^ne.
Esne> g. b. L bn. lait.
Ssnatu, etnalzen, 1. faire venir
le lait au sein; P. Il paraît que
cela se dit plutôt des vaches.
Hsnedun, bn. femelle; de esne-
dun.
JEsnekeria, bn. laitage ; de emehe^
ria, La terminaison keria (de heria,
maladie), rappelle ici la terminai-
sou ,^ment'* dans quelques adv. des
langues romanes; p. ex. en parlant
d'un marteau qui tombe lourde-
ment, où ment (mente) a tout-à*
fait perdu sa signification primitive
et n'est plus qu'un élément for-
matif; V. Diez, Or. II. p. 432.
M. Millier, Lect. I. p. 46. On
aurait toujours pu (ou dû) choisir
tasun au lieu de ieria.
Eme opàil, g. b. 1. bn. pain au
lait.
Esnedun, v. esne. »
Esnekeria, v. esne,
Espa^ g. plainte. £la êenarari
beii espaka zegokion, et elle était
toujours en plaintes (à se plaindre)
envers son mari.
Espabera, bn. espèce de filet;
en fr. épervier? et de là le basque.
Espaina, v. ezpana.
Espal, avec l'article espala, 1.
bn. terme de laboureur, javelle,
poignée de blé dont douze en for-
ment le araUf la gerbe. — ^ 1. ez-
pala, g. ozpala, b. copeau. Aritzak
ezpahf bere arihoa^ g. le copeau de
chêne a son fil ; c. a. d. tel père,
tel fils.
Espar, bn. échalas.
Espara, 1. bn. mouche, qui
s'attaque aux bêtes à cornes.
EzPARTiN, 1. bn. espadrille.
Chaussure espagnole et basque en
chanvre tressé. Selon le Dict. de
l'Ac. esp. V on nomme esparteila la
chaussure faite eu esparto, genêt
de Murcie, et alpargata celle faite
de chanvre.
EsTAiNUA, g. b. 1. bn. étain ; de
Pesp. estano.
p]sTADu, g. b. eslatu, 1. état.
Bana onek iknsirik aren animaren
eUadud, g. mais celui-ci voyant
Fétat de son âme.
Estakuru, 1. bu. prétexte; —
bn. défaut.
Estali, estaltzen, g. 1. bu.
estaldu, b. cacher, couvrir, proté-
ger; — bn. saillir (des animaux).
Ce nom verbal paraît être composé
de esle-ari; v. es et art, 4. Pour
la mutation de r en ^, comp. arUla,
etc. s. V. ari, 8. Le nom verbal
ari semble être devenu al dans,
askaldu, auhaldu, qfaldu, bazkaldu,
goêaidu,
Eêtalarazi^ g. faire couvrir; —
bn. faire saillir une femelle.
Estalpe, g. b. abri, mystère; de
181
eêial'pe. Eitalpean nago^ je suis à
l'abri.
EitalUj g. b. 1. tf^^a/^, bn. cou-
verture; — b. prétexte; de estai"
gaù La forme bn. est la plus cor-
recte.
Eëtalgune, 1. couverture^ le cou-
vert; de esial'ffune? et la signifi-
cation aura changé; d'abri elle sera
devenue couverture.
Eêtaldura^ bn. couche^ de terre,
de plâtre^ etc. de quoi que ce soit ;
de estaUdura,
EBtaTq.rag1, v. eètall
Estaldu, V. eêtali.
Estaldura, v. estait.
Estalgi» V. estali.
Estalgune, v. estali,
Tgfttullri, V. estalL
Estalpe» V. estalL
Estaltze, v. estalL
Eatankatze, v. estanhu.
Estanku, estankatsen, 1.
boucher, fermer. P. Faudrait-il rat-
tacher ce nom verb. à es^ esten^i
Estanku ezten barrikatih isurtzen
da amaa, le vin découle de la
barrique qui n'a pas été bouchée.
EsTATu^ V. estadu,
Estayàk, v. ezlayah.
Este, V. esi, s. V. es,
Esteak, v. es.
Esteali, estealtzen, bn. dé-
truire, abîmer, ruiner. 0. écrit (v.
Prov. d'O. Bordeaux 1847 p. 220),
esietalzea, dissiper le bien, le laisser
perdre; estetari, misérable. Esteali
pourrait être composé, il nous pa-
raît, de este-ari^ rendre étroit,
dans le sens de rendre petit, di-
minuer; pour la mutation de ^en
r, V. èstalL
Esteari, bu. souffrant, n^is^rable,
V. esteali.
Esteari, v. esteali.
E8teka> y. es.
Estekaillu, v. es.
Estekatze, v. es.
Esteyak, v. eztayak,
EsTORBu, b. 1. empêchement;
c'est Tesp. estorbo.
Estarôatu, estorùatzen^ 1. détour-
ner.
BsTROPu^ 1. hasard^ P. i. a. Es-
tropuz, fortuitement.
EsTROPO^ g. faux pas, heurt;
de Tesp. estropiezo? même signi-
fication.
Esta, V. es.
Estuera, v. es.
Estugarri, v. es.
Esturastin, v. es.
Estatfie, V. es.
Et, V. ez.
Bta, g. b. 1. bn. conjonct. et.
Souvent par contraction ta. 6éh
yari banagoka baietii, eta bestetik
Aizkuntzari, baderitzat, gezurtatzen
dituzula Erdaldunen ta Euskaldunen
usteketa eiarrak, ta desegiten, ta
ay-enatzen guzien lansoak, ta Uillu-
ramenduak. Lettre de Larramendi
à Mendiburu. Il me paraît qu'il
importe d*un côté au sujet (travail)
et d*un autre côté au langue que
vous démentiez les mauvaises opi-
nions des étrangers et des Basques
et que vous détruisiez et fassiez
dispariutre l'aveuglement et l'erreur
de tous. — Ici se trouve un de ces
182
verbes comme Larramendi n'en a
fait malheureusement que trop^
desêgiten^ deshacer, défaire, esp. de
des et egin; mode de formation
qui est tout-à-fait contraire au
génie de la langue basque.
Etan, V. ta et n.
Etara, etarako, v. ta et ra.
Etatik, V. ta et dit.
Etchalde, v. eche.
Etchatze, v. eche,
Etche^ V. eche.
Etchechka, v. eche,
Etchekidiira, v. kh.
Etchesartze, v. eche.
Etchikhertze, v. eche.
Etchola, V. eche.
Eteil, Oteten, b. ethen, ethent'
2en, 1. bn. déchirer, rompre. Beii
tiraan daguan arya laster eteten da^
b. le fil qui est toujours tendu se
rompt bientôt.
Ethendura, 1. bn. déchirure; —
bn. hernie. Eta gaizquitzenago da
ethendura. Matt. IX. 16. Test.
Boch. Et la déchirure en est plus
mauvaise.
Ethenkar, bn. fragile; de ethen'
har.
Ethen, ethentze, v. eten,
Ethendura, v. eten,
Ethenkor^ v. eten.
Ethor, ethorri, v. etarri.
Efhorki, v. etorri.
Eihorkizko, v. et^ri.
EthortOy V. etorri,
ESthortzO, V. etorri.
Etorkin, v. etorri,
EtorkiSSUn, v. etorri.
Etorri> etortzen, g. etorri^
etorten, b. ethorri, ethortzen, ou
ethorten^ 1. bn. venir, arriver. Ce
nom verbal se conjugue aussi ré-
gulièrement; nator, ator, d(Uor, etc.
je viens, tu viens, etc. L'impératif
est; ator, aioz, viens; detor, qu'il
vienne; atozte, zatozte, venez ; èetoz,
betozte, qu'ils viennent. Ethor, est
usité en bn.
Eiorkizun, g. 1. bn. avenir; —
g. résultat ; de etor-kizun. Bailaere,
semé onen etorhizuneko berri oeho
eman ziozkan^ Lardizabal. p. 17;
mais aussi il lui donna . beaucoup
de nouvelles de l'avenir de ce fils.
Eta etorkizun gaiztoai bideak ebaii
nai.,. et comme celui qui veut
couper les voies aux mauvais ré-
sultats.
Etorkiznn^an^ g. dans la suite,
à l'avenir; de etorkizun^ean,
Eiorkin, g. ethorhi, 1. En g.
postérité; en lab. race, tige de
famille, P. De etor-kin.
Ethorkizho^ 1. adj. de ethorti-z-
ko; de famille. Ethokizko izena^ le
nom de famille. Ethorkizko beka-
tua, le péché originel.
Etorte, V. etorri.
Etortzse, V. etorri.
Etsai, V. zai, 2.
Etse, g. inculte, d*un terrain.
etse dago, Etse sera probablement
une forme négative comme inculte,
et sera pour ez] z devant un sibi-
lant devient ^, v. Essai, Ch. IL
etzan pour ez zan; etaai (mieux
etzai) pour ez zai; mais d'où
vient se?
Etsi, etsltzen, g. eteitu, etsi
138
ûzen, 1. exi, bn. désespérer; — 1.
jager, estimer. EUUu dut, 1. je
désespère, Hura sobera elsirik ene*
ûsséU, 1. jugeant qae celui-là est
trop pour moi; P. Comme etsi,
eisten ou esten (nou pas elâii-
zeu)y signifie en lab. juger, ap-
précier, signification qui se retrouve
dans les dérivés de tous les dialec-
tes, on serait porté à croire que
désespérer n^est qu'une significa-
tion secondaire, et qu'il faut rat-
tacher etsi à la racine es, fer-
mé, en passant par les ac-
ceptions de serrer, environner,
comprendre, juger, apprécier (et-
si) et finalement désespérer. Sui-
vent les verbes composés avec etsi:
Onetn, onesien^ g. 1. bn. aimer,
agréer, accueillir; litt. juger, esti-
mer bon; comp. coûter bon, trou-
ver bon. Jainkoai ofrenda hura chit
onetsi zùrn, g. Dieu accueillit très-
bien cette offrande.
Gaitz etsi, gaitz esten, g. 1. bn.
haïr; prendre en mauvaise part;
litt. juger mauvais.
Autetn, autestcn, g. choisir; litt.
juger le choix.
Sinetsi, smesten, 1. sinAexi, bn.
croire, de sin-etsi. Ici le sens pro-
pre commence déjà à se perdre et
etsi correspond presque à un auxi-
liaire, p. ex. avoir foi; v. m.
Guti etsi, guti esten, 1. mépriser,
litt. apprécier peu.
Ihardetsi^ ihardesten, 1. bn. ré-
pondre, résonner; parait être com-
08 é de ikar-etsi', bien que lesens
ne soit pas satisfaisant; v. Har.
Ederretsi, ederresten, 1. ederrexi,
bn. trouver beau; de eder-etsi.
On voit par les verbes composés
que etsi signifie juger, estimer, ap-
précier, et bien que ces verbes
n'expriment pas une idée moins
abstraite que celle de désespérer,
il faut croire que etsi a signifié
d'abord juger, qui pourrait se rat-
tacher à la racine es, et ensuite
désespérer; ou faudrait-il voir deux
mots distincts dans etsi, juger et
etsi, desespérer? En tout cas
etsi ne peut rendre l'idée ab-
straite et négative de désespérer;
le mot d*espoir n'existe seule-
ment pas, ni espérer non plus.
Les dial. basq. esp. expriment
ce dernier verbe par icheden,
qui semble indiquer : rester (faire)
ferme; signification analogue à
celle du verbe esperar, esp. qui
est employé pour espérer et at-
tendre.
Etsigarrir g. 1. exigarri, bu. dé-
sespérant; de etsi-garri.
Etsigarri, v. etsi.
EtsitU^ V. etsi.
Etsitse, V. etsi.
Etste, V. etsi.
Etzaite» v. etzin.
Et2Banf etzate» v. etzin.
Etssaniy v. etzin.
EStzaimtzay v. etzin.
Etzi, g. b. 1. bn. après-demain.
Ce mot, ainsi que les composés, sont
de véritables énigmes.
Etzi damu, g. b. 1. etziri damuj
134
\
1. P. (i. a.) après après demaiu,
c. a. d. le troisième jour.
Mzi dazM, g. le cinquième jour;
comme etzi damu, le troisième jour.
Larramendi cite encore dans le
supplément du dictionnaire eizi
hma, deux jours après ; eùzi ia^
ramUf trois jours après.
Etztdamu, v. eûzi.
Etsidazu, v. etzi.
EtEikâi!*amu, v. eûzi,
EtsillUIlài V. etzi.
Etrin, etziten, g. I. eizan, et-
zaten^ b. 1. bu. se coucher; — g.
étendre, s'étendre. En lab. on dit
aussi, à ce qu'il parait^ ^^^^ani, et'
zaiien. — Oiristino bateh zer egin behar
du etziterakoan ; la Tieuxville, p.
106; que doit faire un chrétien
quand il se couche. Mundua etzina
da, il est adonné à la monda-
nité, F. Eta ikusi zutenean iUa
zetzala^ g. et quand ils virent qu'il
était étendu, couché, mort.
L*impératif, le prés, et Timparf.
de Tindic. ont des formes ré-
gulières.
Eratzwn^ eratzate, 1. faire coucher ;
de eraz(hetzan,
Etzauntza, L couche; P.
Etzite, V. etzin.
Eu, euki b- bn. tu, synonyme
de hi. Eu iraiatsi yeutsana^ b. c'est
toi (humilité) qu'il enseigne. Nous
n'avons pas pu découvrir eu dans le
Test, de la Rochelle, il y a tou-
jours M; mais le pron. poss. eure
s'y trouve.
Eure, bn. heure^ 1. ton ; géu. de eu,
comme Aire, de ki. Auc bikotz aUj
aeme, èariatu zaizquic eure àeiatuae,
Matt. XI. 2. Test. Boch. Aies bon
courage, fils, tes péchés te sont
pardonnes. Eure haurra ezaigaetiga^
haur denoy pr. 169. d'O. Châtie
ton enfant aussi longtemps qu'il
est jeune. Egiok heure Jainioari
othoitz. Ax. p. 71. prie ton Dieu.
EuroTy 1. bn. (?) P. toi-même;
de eure-ori, comme Aerori, ou de
eU'Ori avec r euph.P
Euk, V. eu.
Euki, g. b. ednki, bn. iduki,
1. g. Dans le dictionnaire de Lar-
ramendi ce nom verbal est placé
en tête de la conjugaison ou des
conjugaisons qui correspondent à
l'espagnol „tener", avoir, tenir;
ainsi les formes, det, dezu^ du, etc.
dauiat, daukazu^ dauia, etc.j dodu»
iai^ daduhazu, daduha, etc. sont
toutes considérées comme venant
de iduhi. Il y a là évidemment de
la confusion, causée en partie par
l'espagnol qui a deux verbes auxi-
liaires (tener, haber), pour exprimer
avoir; et eu partie par Tobscurité
de quelques formes verbales bas-
ques. Iduki^ eduki, se conjugue
régulièrement, comme ekarri, izeU,
etc. (v. £ssai; Ch. X.); et euiien
est la syncope; pour la chute du
d, comp. daut = badut; aitu =
aditu; auei = adauêi; beriUzi =
bederatzi, etc. Iduki a donné ré*
gulièrement dadui(U,dadukazu,€^.
et euH a donné dauiat, dauiazu^
etc. (]!omme eiarrifBÎt dakart, eduki
135
fait dadukt ; mais comme t ue peut
suivre k (v. Essai, Gh. II), ou a
intercalé a, dadukal, tout comme
izeki fait dizekat pour dizekL Nous
ne croyons pas qu'on puisse trou-
ver ici Torigine des terminaisons
auxiliaires, det, dezu, etc. Iduii
signifie donc primitivement ,,tenu''
et non ,,eu*^ ; c'est aussi dans ce
sens que les dial. basq. fr. s'en
servent. Edo baiaraquin eduquiren
du ela ôercea menospreciaturen ^
Matt. VI. 24. Test. Rochelle; ou
il s*attachera à l'un et méprisera
l'autre. M. Salaberry dit que iduki
est synonyme de atchiki, IduHdut
neure hilza, 1. j'ai tenu ma parole.
Les dial. basq. esp. ne se servent
pas du dubst. ou de l'adj. verbal
pour tenir ou tenu ; toujours pour
avoir, eu; mais bien de la forme
fléchie, dadukaô, etc. Ezaguturik
dudakai soldaduai^ Moguel. Sol-
dats, je le tiens pour connu
Cependant il fallait un mot pour
exprimer Tinfinitif „avoir" ou le
participe „eu", (l'indicatif était
rendu par del, dezu, dont nous
parlerons plus tard), et c'est ce
que le nom verbal iduki, tenu,
pouvait faire également bien que
le verbe „tener" pour les espagnols.
Les dial. basq. esp. ont àoncenki,
iduki, pour „eu" et idukitze, idu-
kiûzea, pour „avoir". Odea daadia-
kide ona/c idukitzea, g. il est mieux
(!') avoir de bons amis. Les diaL
bn. et soûl, ont ukan, ukAan,
ukhen; ce nom verbal a probable-
ment une origine commune avec
eukij eduki; mais en tout cas les
formes sont distinctes, ukan, eu;
eduki, tenu. Comp. eulsi.
n nous semble donc qu'il n'est
pas aussi certain qu'on a bien
voulu le dire, que det, dezu, etc.
dérivent de euki, ni que 6i^' doive
se décomposer en eu racine, et ki
terminaison. Les seules formes qui
vit^nnent à l'appui de cette hypo-
thèse sont celles de l'impératif;
euzu {eu'Zu) aies; biu {b-iu), qu'il
ait. L*impératif est sans doute un
t«mps primitif et il est rendu dans
tous les verbes réguliers par le
thème verbal, plus la caractéristi-
que du pronom sujet, ekark (ekar-k)
ôekar, (d^kar) de ekarri; mais som-
mes nous certains d'avoir une forme
primitive dans euk, euzu? Le bn.
dit: auk^ aun, auzu, aies; auc ai-
hotz on, semé baskaiu zaizquic eure
bekatuac, Matt. IX. 2. Test. Sroch.
1571 ; c'est, avec les poésies de
d'£cheparre, le plus ancien texte
basque qui existe; et encore qu'est-
ce que trois cents ans dans Texis-
tence d'une langue! Pour faire
dériver det ou dot ou daut ou
dut, de euki, il faut absolument la
chute du k dont il n'y pas d'exem-
ple jusqu'à présent, autant que
nous sachions; mais du moment
qu'elle sera prouvée l'hypothèse est
admissible; euki qui donne régu-
lièrement daukat, (déjà contracté
de dadukat, de iduki) sera devenu
dauat, après la chute hypothétique
du k, et puis daut, bise; de là
dutj lab. et bn. Mais il se pour-
1S6
lait aussi, en nous appuyant sur
la plus ancienne forme connue auk,
que rimpératif fût formé du pro-
nom démonstratif au. En détachant
les caractéristiques^ i (mas.), n,
(fém.) et zu (forme polie), il reste
au, qui pourrait être le pron. dém.
Quand on dit en français, „là'*
pour ^^tiens", ou ,^da'* ail. on fait
aussi usage d'un débionstratif, dont
la signification en basque^ est com-
plétée par les caractéristiques, i,
n, zu. Ce prou. dém. explique
aussi les terminaisons du présent
de l'indicatif de tous les dialectes,
excepté celles du guip. deô^ dezu,
etc. Le bise, dolf devrait s^écrire
daut V. Zabala, A^erbo vascongado^
p. 6. Pour le moment ces deux
hypothèses s'excluent donc récipro-
quement^ ou bien il faut croire^
ce qui serait encore possible, mais
non pas probable, que Timpératif
et le prés, de l'indicatif n'ont rien
de commun. En russe p. ex. on
rend „j'ai" par: (il) est chez moi;
et le verbe est même supprimé dans
,jje n'ai pas" qui se rend par ,^pas
chez moi". Quelque chose d'ana-
logue aurait pu se produire en
basque^ et il nous semble qu'aussi
longtemps que nous n'aurons pas
une explication satisfaisante des for-
mes verbales basques, il sera permis
ou plutôt nécessaire de considérer
les arrêts définitifs, portés pas quel-
ques auteurs sur cette partie de la
langue, comme ayant fort peu de
valeur.
Nous faisons suivre ici quelques
exemples tirés du Nouveau Testa-
ment, de Liçarrague, la Bochelle
1671, où se trouvent les formes
du verbe qui ne se rencontrent
pas ailleurs. Àuc hihoiz on, terne,
baskaiu zaizquic eure bekatuae, Matt.
IX. 2. Aies bon courage, fils, tes
péchés te sont pardonnes. Batbederae
bere emaziea biu eùa baibederac bere
senJtarra biu^ 1. Cor. YII. 2. Que
chacun ait sa femme et que chaque
(femme) ait son mari. Ainençaçue
êupporia appurbat, 2. Cor. XI. 1.
Plût-à-Dieu que vous me suppor-
tassiez un peu. Cette forme (ai«««-
çaçue\ n'est donc pas uniquement
souletine comme cela a été dit.
EraduH^ eraduhitzen, 1. P. hUz
eradukia, obligé envers quelqu'un
de faire quelque chose.
Eukitze, v. euki.
Euli, g. b. uli, b. 1. bn. mouche.
Ulitcha, 1. moucheron ; la termi-
naison diminutive ch.
EuUz^ g. ruche; la terminaison
n'est pas claire.
Eultz, V. euli.
Eun, 1. g. b. ^Âttu, I. bn. cent.
Eun ou ehungarren, centième.
Eun, 2. V. eo.
Eungarren, v. em.
Eunle, V. eo.
Eurak, v. eme, 2.
Eure, 1. V. eu.
Eure, 2. En bise, eurok (Lar-
dizabal), eu/rak (Zabala, Moguel)
eux, eux-mêmes, correspond au
plur. berok, g. dans l'emploi de
„ustedes'* esp. vous (plur.) fr. 11
doit donc y avoir ou y avoir eu
187
un sing. qai en guip. est àerari,
usted, esp. vous (sing.) fr. Le bise,
se sert aussi de èerori, et non pas
de eure, à quoi l'on pourrait s'atten-
dre. Nous ignorons si eure existe en
bise, dans le sens de ,^m, lui-même.''
Ouraso batxuk ewrak egin g%ra izaten
daue ôêkmtzea. Quelques pères eux-
mêmes aiment à faire le mariage
(de leurs enfants).
Eureen, b. leurs; gén. plur. de — P
eureen artian^ entre ceux-là^ en-
tr*eux. Eureen ta beste askoren ari-
maai, les âmes de eux (leurs) et
de beaucoup d'autres.
Eliri> g- b. bn. uri, 1. b. pluie.
JBuria ari da, g. il pleut; y.
eraunêi.
EurUau^ b. uriisu, 1. pluvieux;
de ewri^Uu.
Euri'joêa, g. euri^aaa, b. bour-
rasque. Euri^asa izugarri batek
eroêo zion, g. un torrent de pluie
épouvantable tomba.
Uritea, 1. abondance de pluie; P.
Niffaz urizy 1. à chaudes larmes.
Euri-jasa, euri-yasa, v. ^rî.
EuritSU, V. euri.
Eurok, V. eure.
Euror, v. eu.
EuBi. Larramendi cite eusi dans
le supplément de son dictionnaire,
où il a réuni des mots bise, et
lab. (surtout d' Axular); mais il
y en a beaucoup dont i] a changé
la forme ou la signification^ p. ex.
alapide, camino libre, au lieu de
pâturage; aliaêurik, cansado, fatigué,
pour rongé (de remords). La même
chose pour euêi^ qui n'est pas connu,
mais qui est le bise, am, aboyer.
EUBkaldun, v. euêkara.
EUBkalerri, v. euskara.
Euskalherri, v. ewkara,
Euskara, g. 1. euskera, b. e*-
héora, g. keskuara, 1. bn. eskoara,
eskara, 1. la langue basque, le ,>bas-
cuence" des espagnols. Ce n'est pas
un adj. pris substantivement, comme
le français, l'italien, le grec; l'ad-
jectif ^basque" est:
Euêkarazko, g. keuskarazko, bn.
basque. Euikaraeko libru kau, ce
livre basque. Heuêcarazeo iUzac, In-
trod. TestBochelle; les mots basques.
Plusieurs tentatives ont été faites
pour découvrir l'origine de ce mot;
citons celle de Humboldt qui n'est
guère heureuse, et dont il avoue
lui-même ne pas être satisfait.
Euêi est aboyer, et dans l'acception
la plus large, faire du bruit, parler ;
euêkara signifierait alors: selon le
parler =^M-^-ara, c. a. d. le parler
par excellence, le basque. 11 est
inutile, broyons nous, de nous ar-
rêter longtemps àcetteétymologie;
d'abord euei n'existe pas, (v. eusi);
puis il faudrait savoir d'où vient
le k; et encore est-ce que le sens
serait très satisfaisant?
Euêkaldun, eskaldun, g. euskeldun,
b. keêkualdun, 1. bn. keuskaldun,
bn. Basque, subst. L'introduc-
tion du N. Test. Brochelle est
adressée: Hevêkalduney, aux Bas-
ques. Euêkaldan semble dériver
de euskara-dun, qui a, qui possède
Veuskara; pour la mutation de r
en ly v. ari^ 3.
188
. JBusial^erri, g. b. euskal-herri, L
heskucd-kerri, 1. bu. pays basque.
EuskarazkO, v. eutkara.
Euskaritu, euakaritutaen,
g. s'appayer, étayer, p. ex. un mur.
Euskeldun, v. eusiara.
Euskera, v. eusiara.
Eutsi, b. tenir; avoir. Lardiza-
bal dans sa grammaire dit, saisir;
mais c'est plutôt tenir. EuUi,neure
Jésus neure arima au, Olaechea.
Ayez mon âme, mou Jésus. £utzi
or^ tèn ahi, voilà, tiens.
£ulsi doit avoir une origine
commune avec euiL
Eium, 1. 2^^ pers. sing. de Tim-
përatif, aies; correspond au guip.
e2azu; v. euH. Baldin ezpaduzu
em^Uekarik euzu damu zeren ezcu-
zun; eta damu hareMn bateau euzu
àorondate, baidin bazendu emaiteio ;
Axular, p. 230, a. éd. 848, n. éd.
Si tu n^a pas de quoi donner, aies
r^et de ce que tu n'as pas; et
avec ce regret aies volonté de don-
ner si tu as. Dans Tédition origi-
nale ainsi que dans Téd. corrigée,
il y a euzu pour euzu ce qui rend
la phrase parfaitement inintelli-
gible.
"Fixai, V. zai.
Ezaigo, V. zai.
Eacgarri, v. etsi.
Exi, V. eùsi.
Eya, V. ea.
Eyar, v. içar,
Eyartu, v. i^ar,
Eeyartze, v. i^ar.
Eyo> eyote, v. e§io^ 3. et eo.
EZ| g. b. L bn. non; ne, ne
pas. Lièrua ez da guzia nerea ez
eta besterena ère, g. Le livre n'est
pas entièrement de moi, et pas
non plus d'un autre. Gomme z
devient t devant z (v. Essai, Ch.
II), etzan est pour ez zan, et et-
zira, ponr ez zira, etc. JEtzinioke
{ez zinioie) ain argi ta garbi saUl
oui ehingo. Lettre de Larr. à Men-
diburu ; vous n'auriez pas entrepris
un travail si brillant. ZeAenbp-
zHo ezean, 1. au premier refus, P.
£n lab. le z est élidé devant naiz ;
euaiz hauzu^ je ne suis pas Ubre.
Ezer, g. b. quelque chose, in-
terrogativement; ezer eman diozuF
lui avez vous donné quelque chose?
affirmativement, quelque chose est
rendu par zerbait.
Ezer paraît avoir perdu sa sig-
nification primitive, ez-zer, pas
quelque chose == rien ; si l'on veut
exprimer „rien," il faut se servir
d'une double n^ation ez-ezer; on
dit donc: ezta {ez da) dr^r, -iln'y
a rien. L'orthographe ancienne ecer
peut avoir contribué à en obscurcir
la véritable signification, mais il
est encore possible que ce soit la
tendance, propre à plusieurs lan-
gues, à se servir d'une double et
même d'une triple négation, comme
en français; p. ex. pour que per-
sonne ne sache rien; et même
d'une quadruple nation dans:
je n'ai jamais rien refusé à per-
sonne, V. Diez, Gr. 1. p. 421.
Du temps de Larramendi, ezer
doit avoir eu encore la signification
propre de, rien, puisqu'il cite
139
l'exemple: Oèedek ezer ba^to eer,
mieux vaat quelque chose (e^) que
rien (ezer); litt. mieux que rien
quelque chose.
JSzeiZf g. non certes. Nous ne
savons pas rendre compte de la
terminaison qui se retrouve encore
dans baielB^ oui certes.
EzerCt g. pas même^ pas non plus;
de ez-ere, pas aussi.
Ezerere^oM tfi^£er0(comme agent),
g. ezerbere, b. aucune chose; de^^:-
zer-ere, pas quelque chose aussi.
Ezerez, g. b. (le) néant; de ezer-
ez, Jaungoikoak gauza guziak ezere^
zeiik atera nai izan zUuen^ g. Dieu
a voulu tirer toutes choses du
nâtnt. '
JBzeztéUu, ezeziatzen^ L bn. ané-
antir^ effacer. Il nous semble de
ez, comme subst. (v. Texemple s.
V. ez) avec le suffixe z^ ezez^ plus
la terminaison iaiu. Peut-être en-
core de ezerez après la chute
de f.
Ezezik, ezezen, g. b. quelquefois
ezeze, b. non seulement; de ez-etik
et ezen. Jakin ez ezen, vrakurri ère
badet oarret; Lettre deLarramendi
à Mendiburu; non seulement je le
saisy mais aussi j'ai lu avec attention.
Ezpa, g. b. sinon; de ez-ba^ non
si; p pour b après les sous sibi-
lants; V. Essaie Gh. II. ^
Eepada^ g. exéepté, de ez-porda^
si non est = si ce n'est.
Ezpabere^ b, ezperen^ g. 1. ezpere^
bn. sinoD^ autrement. Beezpa-bere
on ère, sinon même, sinon aussi.
Ezpere mahaUamo berriac leher^
izen dUu çahaguiae^ Marc. II. 22.
Test. Bochelle; autrement le vin
nouveau rompt les vaisseaux. Ikaz''
tett badwsu, enuingo dizut saria, bana
ezpere ez; Lardiz. Si vous appre-
nez, je vous donnerai le prix, si-
non^ non. Eta ezpere beka iazozu
hazerreiua dabUlan bâti uola mintzo
dân. Ax. 280. a. éd. 106. n. éd.
Et autrement considérez celui qui
est entré en colère, comment il
parle.
Ezbaij 1. bn. doute, incertitude.
Ezbaieko, L indifférent; P.
Ezbalimba, 1. bn. non pas, non
certes. Eia iciiUc campora egoizten
gaituzie? ez balimba, Act. XVI.
87. Test. Bochelle; et maintenant
ils nous mettent dehors en cachette?
il n'en sera pas ainsi. — De ez-
baUmbUt l'opposé, la nation de
balimàa. P. traduit ez balimba,
par, non pas s^il vous plût.
Ezdeue, 1. le rien, le néant; —
bn. vaurien. EzdeuzetarikiUheratzeaf
1. tirer du néant, P.
Ezdeuakeria, 1. vétille; ezdeuê-
kerta»
Ezdeustu^ ezdeuêten^ 1. bn. ané-
antir.
Ezbear, g. malheur; de ez'àear?
ce qu'il ne faut pas.
Ezade, g. suc
Ezaguera, ezagaeradun, v.
ezagun.
EzaguerazOï v. ezagtên.
Ezagun, ou ezagutu, esa^
gutSÊSHj g. ezaun, ezantu, çzaulen,
b. ezagutu^ ezagtUzen^ 1. bn. con-
naître. Ce nom verbal se conjugue
140
aussi r^gulièremeat; mais toajonrs
précède eu guip. de la particule ba
et avec élision du ^; àadazaiU, (pour
ba-dazcLgtd)^ àadazauzu, etc. je le
connais, tu le connais, etc. La
particule 6a disparait, cela va sans
dire, dans les phrases négatives.
JBztuû ezatUzen^ je ne le connais pas.
Ezagun est plutôt un adjec-
tif, êzagutu^ Tadj. verbal formé,
comme toujours, avec tu, Eza-
gun correspond à Tall. bekannt,
ezagutu à gekannt; le premier est
employé en 1. et bn. comme adj.
et comme substantif, pour ami,
connaissance. Ezagunen artean, en-
tre amis, connaissances.
Ezaguera, g. ezaubera, b. con-
naissance; de eza^u-tra. En bise,
avec chute du ^, et introduction
de h apràs ».
Ezagunde, g. connaissance ; syno-
nyme de ezaguera. La terminaison
de n'est pas claire.
Ezagueradvn, g. ezauberadun ,
b. celui qui reconnaît, qui pro-
fesse une religion ; de ezaguera-
dun, Jainio egiazkoaren eza^uera'
dunak^ les croyants (?) du vrai
Dieu.
EzagiUza, 1. bn. connaissance;
reconnaissance; comp. pour la forme
aditza, agintza.
Ezagutzale^ bn. connaisseur; de
ezagu'tzale.
Ezagutzagabe^ 1. ingrat; de eza-
gutza-gaèe.
Ezagutzagabetaaun^ 1. ingratitude;
de ezagutzagabe'ioiun,
EzaguerazOf g. ezaguta/razi, 1. faire
connaître; de ezagu^erazo et ezagniU'-
arazl.
Ezagunde, v. ezagun.
Eza^tarazi, v. ezagun.
EzagfUta, v. ezagun,
Eza^tza, v. ezagun, .
Eza^tzagabe, v. ezagun.
Ezagutzagabetasun, v. eza-
gun,
Ezagutza, v. ezagun.
Ezagutzale, v. ezagun.
EzagUtZ6> V. ezagun.
Tï!gftinfjiJ»nT|j y. elsai^ s. v. £at,2.
Ezarian ezarian, g. bn. peu
à peu.
Ezarri, ezartzen, g. b. 1. bn.
mettre, placer; — 1. parier. La
première signification est celle que
donne aussi Larramendi; cependant
en g. et b. ezarri est plutôt em-
ployé pour jeter, au propre et au
figuré. Halaber nehare eztu eçarien
mahatsamo berria çahagui çarretan.
Marc, IL 22. Test. Bochelle; ainsi
personne ne met le vin nouveau
dans de vieux vaisseaux. Errege-
tzarako begia ezarri zioteu, g. ils
jetèrent les yeux sur le roi. Gù
zon au jo eta lurrari ezarri dioi,
g. après avoir battu cet homme je
Tai jeté par terre. Ez jakee ezar--
riko errura, b. il ne jettera pas la
faute sur eux, il ne leur donnera
pas la faute. Zerhaz naii duzu
ezarri? que voulez vous parier?
L'acception de jeter (par terre) viou-
dra de Tesp. sentarse, tomber sur son
derrière, de sentar, mettre, poser.
Erezarri, 1. donner contre, heur-
ter, P. i. a. De erazo-ezarri.
141
Esartze, v. ezarri.
Esaubera, v* eza^un.
Ezauberadun, v. eza^un.
lggA.n^^ V. ezagun.
Ezauta^ g. excepté; synonyme
de ezpada. Très probablement de
ez-au'day n'est pas cela.
Ezaute, v. ezagun,
EzautU, V. ezagun.
Ezbai, V. ez.
Ezbear, v. ez.
Ezdeiis, ezdeuskeriEt v. ez.
Ezdeustu, ezdeu8te, v. ez.
Eze, 1* g. b. heze^ 1. bn. humide,
humidité ; vert, en parlant des arbres
qui ont encore de la sève.
Esko, b. humide; de eze^ko,
JEsiotasun, b. kezeêasun, 1. humi-
dité; de eêio et Aeze-tasun.
JSzetu, ezelzen, g. heza, Aezalu,
bn. mouiller, humecter.
Ez6» 2. V. ezen.
Ezen, g. 1. bn. eze, b. ezik, g.
bn. ezi, bn. que, car. Dio ezennik
jan dedala, iç. il dit que je Tai
mangé. Hobe da bakeareki arraubia
eziez aiarreti bilarramia^ prov. d'O.
Mieux vaut Toeuf avec paix que
non (ezi-^z) le veau avec guerre.
O. écrit étiez, ce qui rend ce mot
assez méconnaisable.
Ezer, V. ez.
Ezerbere, v. ez.
Ezere, v. ez.
Eserere, v. ez,
Ezarez, v. ez.
Ezerkere, v. ez,
Eaetu, V. eze.
Ezetz, V. ez,
Esietze, v. eze.
Ezessen, v. ez.
Ezesdk, v. ez.
Ezeztatu, ezeztatze, v. ez,
Ezi, 1. V. ezen.
Ezi, 2. ezitzen, g. b. hez, hezi,
hezten^ 1. bn. dompter, — bn. ha-
bituer au travail.
Hezgaitz^ 1. bn. difficile à dompter.
Ezik, V. ezen.
Ezin, V. egin.
ESzio, V. izio.
Ezitze, V. ezi, 2.
Ezker, g. b. 1. bn. gauche;
anc. esp. esquerro; esp. mod. iz-
quierdo. M. Mahn (E. U. p. 75)
propose, et il nous semble avec
raison, de faire dériver ezker de
esku'oker ; dans ce cas il serait
mieux d'écrire, esker^ bien que tous
les dialectes aient ezier, avec z;
comp. eskeîa. Ezker, comme le re-
marque M. Mahn, est comme sig-
nification, tout-à-fait analogue au
fr. gauche, de Tanc. haut-ail. welk,
faible ; v. M. Brachet, D. E. s. v.
gauche, où Tauteur dit: on voit
que la main gauche signifie la
main faible... Si étrange que pa-
raisse cette origine elle est certaine
et confirmée par Texistenoe de
méihaphores analogues dans plu-
sieurs langues de l'Europe; Tita-
lien stanca (fatiguée); manca, (dé-
fectueuse); le prov. man seneco
(main décrépite).
Ezkero, v. gero.
Ezkila, V. eskilla.
EzkO, 1. bn. cire. Faut-il rat-
tacher ezko à ezti^ et puis tous les
I deux à es.^ avec la signification
142
de gluant; comp. es et ick. EzJco
(ez'io) signifierait ooinme esiu^ es-
hua (main)» ce qui tient.
Ezkondu, eskoiitzen, g. b.
L bn. se marier. Il nous parait
que ezlanduj dérÎTe de es, lier;
mais qu*est-oe que kon? Pouvreau
écrit esiondua mmé, avec «, ainsi
que, estayak; v. ci-dessous.
Ëzkontze, v. eziondu.
Ezkur, g. 1. bn. gland.
EzkutU, V. eêiu.
Espa, V* ez.
Espabere, t. €z.
Espada» ▼. ez,
Ezpalta, V. ez.
Eapala, v. eepal.
Espana, g. eepam, h. eepaim^
1. lèvre. Il nous semble que les
dial. b. et 1. ont raison d'écrire
eepaina avec s et non z; de la
racine es, fermer; d'autant plus
que, bord (d'un habit) se dit en
lab. espaina, aldagarri espaina, P.
et en g. ertz; or erlz est la vari-
ante lab. et bn. de esi, v. es. Ces
deux .dial. ont donc exprimé de
la même manière l'idée de ^^bord;"
mais le g. a pris son mot dans le
dial. basq. français; ersi, Aersi, n'est
pas connu en guip.
Esp0re> V. et.
Eaperen, v. ez.
Esspila» l bercail.
Eztarri, g. b. 1. gosier.
Estayak, ettefyak, g. ezte^-
bakf b. estayai, esieyak, 1. ezley,
ou eziei sing. ezteyak^ plur. bn.
noces. Pouvreau est le seul qui
écrive esUyak avec s et le seul,
croyons nous» dont Torthographe
soit correcte; eztey^ estei^ paraît
dériver de este^ lier (v. es) dont
esteia, lien. Orduan diotsa^ adis*
quidea, nota huna sarthu aiz eztey
arropa eziuela. Matt. XXII, 12.
Test. Bochelle. Et il lui dit» ami,
comment es-tu entré ici sans que
tu aies robe de noce.
Eztet eztey, esteyakt y-ez-
tayak,
Esten, g. b. 1. bn. alàne — g.
1. aiguillon, dard; de este?
Estera» g. b. h pestera, yuzUra,
1. geztera, bn. meule à aiguiser.
Le g peut s'être perdu; ou rem-
place peut-être h, heztera = ez-
tera.
Ezteraiu^ bn. aiguiser.
Esti» g. b. 1. bn. miel. — 1.
bn. doux. Comp. ezko,
Eztitasunj 1. eziitarzun, bn. dou-
ceur; de ezti-tasun.
Ezlidura, 1. adoucissement; de
ezii-dura,
EztUu, eziUzen, 1. bn. adoucir.
Eziika, bn. pomme douce.
Eziiki, eztiro, i. bn. doucemeut;
de ezti'ki et ro,
Estidura» v. ezti.
Eztika» V. ezti,
Eztiki» V. ezlu
EzTiRA» L géhenne» torture. P.
du verbe suivant:
Eztiratu, eztiraizen, donner la
torture. Ne serait-ce pas du prov.
estizar» fr. étirer? c'est dans ce
dernier sens qa* eztiratu est encore
employé de nos jours.
EsTiRATu, V. eslira.
143
Eztiro> V. ezlL
Eztitarzuiif v. ezti..
SiZtitasun» v. ezti.
Eztita, V. ezli.
ESsEtitze, V. ezti.
EztOFj bn. curé.
Bztul, g. b. bn. eêiul, 1. toax
Ezlul idorra, toux sèche. Estulka,
1. bn. en toussant; de ezinl-Ira.
Ezur, g. hezuT, I. bn. azur, b.
os. — g. b. 1. noyau des fruits. —
g. b. arrêtes de poisson.
SayeU-ezur, g. sahetê-hezur, 1. bn.
cote^ (du corps).
F.
La lettre / n'est pas une lettre
basque; cependant on la trouve
dans quelques rares mots, dont
en général on peut tracer la pro-
venance étrangère. Les dial. basq.
fr. ont adopté un assez grand nom-
bre de mots avec y initial; dans
lès dial. basq. esp. nous ne con-
naissons qu'un seul mot commen-
çant avec f et encore l'orthographe
flotte entre/" et h ; farra^hwrre. Il
y a plusieurs mots auxquels il est
difficile d'assigner l'origine étran-
gère, cependant il n'y a pas de doute
qu'elle se trouvera plus tard, car
il paraît être certain que le/ n'est
pas basque, pas plus que le r.
Le f des mots étrangers est con-
servé quelquefois ou bien il est
remplacé par une labiale, p. ex.
borlcia, force. Le/ parcourt toute
la série de labiales dans le mot
{/Sni, ideni, ipini, immi; ce nom
verb. paraît cependant être basque ;
le / de (fini, lab. sera pour è. Il
est très curieux que le verbe^ prou-
ver, ait donné/rci^^a^i^; une consonne
qui n'existe pas (/), et un groupe
(£r) qui n'est pas admis en basque,
ont été choisi pour rendre un mot
étranger où la consonne ne se
trouvait pas et où la rencontre de
f et r aurait pu être évitée, comme
la règle l'exige et comme cela a
été fait dans un grand nombre de
mots. Comparez ce que nous avons
dit de ces anomalies de la phoné-
tique^ à la fin du paragraphe sur
l'orthographe et la phonétique bas-
ques dans l'introduction.
Nous ne citerons que les mots
qu'il serait difficile de reconnaître
sous leur forme basque.
Fabra, g. barre^ b. le rire^ subst.
Farra egin^ farregin^ g. barregin^
b. rire. Peut-être faudra-4-il con-
sidérer le bise, barre, comme la
forme la mieux conservée, eifarra^
une corruption. Est-ce que barre
rire et bare, rate, auraient une ori-
gine commune?
Farregiien àei, je ris. Zertako
Sara farraz dago? pourquoi Sara
rit-elle?
Farra irri^ g. irri barre, b. sou-
rire., Irri farra ou hirri farra, 1.
éclat de rire. Irien etafarrairrian
besie anayai esan zien, g. il sortit
et dit en souriant à ses autres
frères. Hirri ou irri farraha hari
145
dire^ ils éclatent de rire. Aditzen
ditui hirri fwrrak^ j'entends des
éclats de riie.
Faqo, ▼. bago.
Falkoïk, bn. épervier, Salaberry.
Evidemment faucon.
Fabdillo^ bn. moût.
Fabfatzea, 1. battre.
Fabbastatu» bn. dépouiller les
cannes de maïs de leurs feuilles.
Fasbastakik, bn. fourrage de
feuilles de maïs.
Fatsa, 1. marc de pommes ou
de raisin; syn. de /o^a.
Faitna, 1. Axular emploie ce mot;
nous ignorons ce qu^il signifie.
ZuAaitz bethakorra eztu nehork eba^
Htzen, Bama alferra, fauna,,. zer-
takoda? Personne ne coupe l'arbre
qui porte des fruits^ mais le (l'arbre)
paresseux, le... à quoi sert-il? Ax.
a. éd. 88. n. éd. 17.
Fbldebaka, L levrette.
Febdahina, 1. crasse verte qui
sort du fil ou du linge la première
fois qu'on le met à la lessive.
Fekekatzea, 1. frotter.
Fetcho, 1. gentil.
FiCHO, bn. corpulent.
FiKA» 1. pie.
FiLDA^ PHiLDA, 1. Ungcs, meublcs.
Fbuxa, 1. loquet, tourniquet;
syn. de maraiiUa.
FiTZA, 1. beurrier, balayure.
Floka, 1. bouquet.
FoLA, 1. collet de pourpoint.
FoMTALE, 1. poutre.
FoBBUA, 1. porreau.
Fbakkak, 1. ouïes de poisson.
Franko, 1. abondant.
FsnrrzA, 1. Tétoile de Toeuf.
Fboga, 1. bn. preuve.
FuiNy V. mun.
10
G.
Gflbarri,b. chaloupe; deTesp.
gabarra, ou Tesp. du basque? L'ori-
gine du bas latin gabbaras est in-
connue, V. Littré, D.
Gabe, g. 1. bn. bage^ haga^ b.
(hyperthèse de gahe\ manque, dé-
faut, — 1. indigent. Comme suf-
fixe dans tous les dialectes: sans.
£n bise, contracté quelquefois en
ge. Gabeak hatsa karaU, proT. d'O.
le pauvre a l'haleine puante. Ez
dala ihor' zeruèan mrtuko dere agin-
duèak gorde àaga, Moguel, p. 17.
Que nul n'entrera dans le ciel sans
garder ses commandements. Nigaôe,
sans moi. JDuda ôagarik, b. sans
doute; quelquefois contracté en;
duda ôarik.
Gaàetu, gabetzen, 1. bn. priver,
être privé. Jabe onaz gabetua dago,
1. il a perdu un bon support.
Gabia, 1. hune, de navire; de
Fesp. gavia, ou du prov. gavi, cage.
Il est probable que le mot, obi,
nid, que nous avons considéré
comme étant basque, dérive aussi
de Tesp. gavia ou du lat. cavea;
kabi, Aabi^ obi; permutation de k
en i pour le lab. et chute du k
ou de Vi, selon que le guip. a
pris ce mot du latin ou bien de Fesp.
ce qui est plus probable. Les dial.
vénit, et sard. ont cabbia, pour
cage, V. Diez, E. W. 1. 195.
Gklbiko, g. gerbe.
Gach, V. gaitz.
Gac&ur, v. gazla.
Gahamu, v. amu.
Gai, gay, kai, g. 1. bn. gei^ h.
P. écrit aussi: gaiia^ et avec e
initial (de liaison?) ekai^ 1. ekieg^
bn. Le g devient kf selon les lois
phon. V. Essai, Ch. IL Comme
adjectif ce mot signifie: apte, ca-
pable, propre à. Eztagai ezertako,
g. ezia deusetako gaiy 1. il n'est
propre à rien. Ezta garik, g. ezla
geirik, b. je n'ai pas de quoi, p.
ex. de drap pour faire un habit.
Comme substantif: matière, sujet,
étoffe. Jolaskai, g. sujet de con-
versation. JBana erakuêleak zembaU
argibidegai onetan emaêen dizkigute,
g. mais les docteurs nous donnent
quelques éclaircissements à ce sujet.
Poiro hau daugin urtheko gerenno
ekkey, bn. j'ai ce poulain pour
être étalon de l'année prochaine.
Salaberry. Emaiteko gag^etan bagare,
Ax. p. 228. a. éd. si nous avons
147
de quoi donner ; litt. â nooB som-
mes dans la capacité, si nous som-
mes capables. P* cite : ffUig eiaya,
fer pour faire une def; iutcia
eiaya, bois pour faire un ootke.
Le nom de la matière est donc
sous-entendu; le coffire doit indi-
quer quHl s'agit de bois; la clef
qu'il s'agit de fer.
Nous croyons que ifai, iai et la
forme syncopée ia^MBe retrouvent,
comme terminaison, dans plusieurs
mots, avec une signification moins
définie, mais indiquant toujours
que le nom auquel il est suffixe est
rendu propre à faire, qu'il a la
faculté défaire, une chose: açeriai,
Aalffoif etc. izngki^ egutU, aàaria.
OsiobO, V, £iaUz,
Oaichta, v. çaUg.
Oaichtatu, v, paUz.
Oaichtagln, v. ^at^;r.
Gaichtakeria, v. çaitM.
Gaichto, v. ^aUz.
OaichtotO, v. çaile.
QsiOTOf bn. Chargé de supporter
un préjudice, résultant d'une mau-
vaise action commise en commun.
Salaberry.
Gailia, v. ^a>.
Oailly V. çan.
Oainaldea, v. pan.
Gaindi egin, v. çan.
ChiiTiean, v. ffon.
GainekO) v. ^a».
Gainera, gainerako, Y.ffon.
Gainerakoan, v. çan.
Cteinetik, v. ^a».
Gaingiroki, v. ^ai.
Gaisiaii» v. çan.
Gaitii, gaitik, v. sian,
Gaisso, V. ffaUg.
Gaisto, V. ^aiiz.
GkuuBtoko, V. çaUz.
Gaits, Au lieu de ^;s;, on trouve
chy X, is, z, et, zt, mais c'est tou-
jours le même mot, avec la signi-
fication de mal, mauvais. Dans
quelques dialectes on parsât faire
une distinction dans Torthographe,
pour les différentes acceptions de
gaitZf ce que Fusage aura sans
doute consacré; mais étymologi-
quement parlant, ces différences
n'existent pas, croyons nous, si ce
n'est celles que les lois phonétiques
exigent, et qui, peut-être, se bor-
nent à une seule variation, et c'est
la transposition du z; gaiiz fait
gaiztakeria. Ch^ caractéristique du
diminutif, donne gaicAo; ce eon
est quelquefois rendu en bise, par x
ou ss} comp. ausêâ, auoœ, auie;
d'autres fois ci est conservé, pro-
bablement d'après la fantaisie de
l'auteur.
Gaiûz, g. 1. bn. gaeh, b. mal,
maladie; subst. — b. 1. difficile.
Oaiiz ikAaragarri bai da toléra; le
choléra est une maladie terrible.
OaitZi gaieio, g. gecAa, geso, b,
malade. Oaicko dago, il est ma-
lade. On nous a dit que gaitz est
employé en lab. comme^ une espèce
de superlatif, p. ex. en parlant
de quelqu'un qui fait tout très
bien, ou qui est très grand au
moral comme au physique.
Oackolasun, g. mal. subst. esp.
dolenda; de gacA4hta9an.
148
Oaicio, g. ffaiêêo, b. ^izo, 1.
bn« pauvre^ terme de tendresse.
Ama gaUsuak darruiko ondoren,
Mogael; la pauvre mère le sui-
vait. JSne zakhur gaizoa^ bu. mon
pauvre chien.
OaiztOf g. ffaisto, b. gaichto, bn.
gaixto, L mauvais, méchant. JEureen
egemplu gaistuagaz lotsaturii, b*
ayant honte de leurs mauvais
exemples. Oaichtoen escm cruc^-
ctUuric hil ukan duçue. Act. II.
23. Test. Bochelle; et vous Tavez
tué, en lé crucifiant, par la main
des méchants.
OaiêtoiOf b. méchant. La ter-
minaison i(o semble superflue. Adu
gaiatoko infernutwrra^ Ai^ibarro; mé-
chant diable infernal.
Gaichtoiu^ b. gaixtaiu, gaixtat^
zen, 1. gaitz, gaiztu^ bu. devenir
méchant. Ezta gaixtaizen gaUza; il
n'est pas difficile à corrompre, F.
Oaixioki, 1. méchamment.
Oaiztakeria^ g. b. gaichtakeria^
gaixiakeria, 1. bn. méchanceté; de
gaUza-keria.
Oaixki, 1. mal; subst. Oaixkiari
iAez egitea eta imgiaren egitea, la
Vieux ville, p. 47. Fuir le mal et
faire le bien. En bn. au pluriel:
reproches. Gomme adj. malade.
Salaberrj.
Oaizkiy g. b. bn. gaixki^ 1. mal,
adv. Oaizki egin dut lan iori, bn.
j'ai mal fait ce travail.
Oaizetai, 1. gaUzexi, bn. trouver
mauvais, d&espérer; de gaitzetni.
GaicAlagin, 1. bn. malfaiteur,
malfaisant; de gaitza^egin.
OaUzeriiziy b. L haïr; de gaUz'-
OaUzerran, 1. médire.
Oaiizi, 1. bn. ressentiment; de
gaUziiu?
OaitzUu^ gaiéziizm, 1. avoir du
ressentiment, degaUz et i, qui forme
les adj. verbaux.
Oaitzikor^ 1. bn. susceptible, de
gaUzi'kor,
Gkdtzeritzii v. gaUz.
Gaitzerraii, v. gaitz.
Oaitzetsi, v. gaitz.
Gaitzezi, v. gaitz.
Gaitzi, V. gaitz.
\ V. gaitz.
G^tsdru» 1. bn. boisseau.
Gaitsita, gaitzitasd» v. gaitz.
Gaixki, v. gaUz.
Gaiztakeria, v. gaitz.
GaixtO, V. gaitz.
Gaixtoki, v. gaitz.
Gkdzotsi, V. gaitz.
Gaizki, v. gaitz.
GaiZO, V. gaitz..
Gaiztakeria, v. gaitz.
(ïaiztata, v. gaitz.
G^aizto, V. gaitz.
Gakho, V. gako.
Gako, 1. gakko, bn. def.
GfQ, V. gtddu.
Galaso, b. empêcher.
GaldatU, v. gatde.
GaldOi g. Lgaldo^ bn. demande.
OaldetUf galdetzen^ g. 1. galdatu^
bn. gcdde egin^ 1. bn. demander. Ce
nom verbal régit z en guip. Nere
aitaren liburuaz galdetu det, j*ai de-
mandé le livre de mon père.
Galdegin, v. galde*
149
GkkldetU, V. gàlde.
Gkildetze, v. gàlde.
OaldO, V. galde.
Oaldor, v. gandor.
Oaldu, galtzen, g. b. L bn.
perdre. Mogael écrite galôzen, pour
galdide»^ bise. Le g. se sert de
gali seulement à l'impératif.
Oaldu, b. pemicieuxi corrompu.
Olgeeia gàldubaky les divertissements
pernicieux. Biotz galduba, le coeur
corrompu.
OaUra^ g. perte.
Oalmena, g. perdition ; de galmen,
Galgarri^ g. 1. bn. pernicieux;
de gat-gani.
Oaldura. 1. corruption; de gal^
dura.
Oaltzapen^ L perte^ perdition; de
gaUza'pêm.
Oaldura, v. galdu.
Gkde, g. 1. envie. £o gàlea^ g.
L lo aléa, 1. envie de dormir; comp.
jgale.
Gkileper, v. garù
Oalera, v. galdu.
Galgarri^ v. galdu,
Galliari y. gariar.
OaUiarrOX, v. gariar.
Oàlkha, galkliatu, bn. com-
bler, bourrer.
Galmena, v. galdu.
OalSOrO, v. gari.
Oaltzapen» v. galdu.
OaltzarbOi g. aisselle.
Oaltze, v. galdu.
Oaiyur, g. sommet; syn. de
tùfUor.
Oambaba^ g. gamiera, bn. kamara,
b. En g. et b. grenier; en bn.
chambre. Le b. de l'esp. camara;
le g. et le bn. du prov. cambra.
Gambeba. v. gafnhata.
Gan, 1. g. b. en. En bise, ce
suffixe se soumet aux règles pho-
nétiques et devient han, quand il
le faut. Bam egin eztero (eginez
gero) euraian dana, mais après avoir
fait ce qui est en eux. Neregàn^
en moi. Il nous paraît que gan est
l'adv. han^ an, là. Etant un suffixe,
le h initial se trouve toujours au
milieu du mot et suit la r^le que
h initial devient h, et ici par ex-
ception g. En bise, le k se retrouve.
Pour la mutation de h en k, v. Pin-
troduction. Les dial. basq. fr. ont
baithan pour gan; mais tous les
dialectes font usage de gana, qui
dérive de gan.
Gandikf g. ganik, b. 1. bn. de^ de
chez; de gan-dik. Le d paraît s'être
perdu dans ganik. Jaunaganik eldu
du^ il vient de chez monsieur.
Oana^ g. b. 1. bn. chez, à. En
bn. gana régit le génitif. Norgor
na zoaz? norengana zoaz ? bn. chez
qui vas-tu? Centenerae igorcUzan
adisquideac Aarengana^ Test. Ro-
chelle; le centenier envoya ses amis
au devant de lui. Jainkoagana U-
holz goitUzea^ 1. élever le coeur à
Dieu. Serait-il risqué de considé-
rer gana comme la forme définie
(avecFarticle)de^aff, en admettant
que gan soit pour kauf là; ainsi:
le là, c'est-à*dire la demeure; comme
9/shez" fr. est pour ^^chiés'' maison,
elliptiquement pour en ches ou
chiés; v. Littré, Dict.
150
GoHaio, g. b. L bn. eawen, pour;
de ffana-io; litt. de-ven ou de-à.
Nor gizonaganako Jamigùikoaren
amorioa ezaguiten duena, g. oelai
qui oonDaît Pâmoar de Diea pour
les hommes.
QBSI9 2. ▼. ffom.
Goaa» ▼• pM.
Oflnako, ▼. ^am.
Ganchingor, t. ganiz.
Gtancho, bn. crochet en fer au
bout d*une perche.
Gandik, t. cm.
Gandor, galdor, gaUfwr^ g. som-
met; sjn. de UmicT.
Gkmes egin» t. gan.
Oflnga, !• cahute, palais de la
bouche. Selon Larramendi, ce se-
rait, la luette; ce qui nous paraît
une erreur, du moins si ganga est
cahute; ^.ahoganga^B.Y. ao. Peut-
être comme le français gangue,
de Tall. gang, allée; v. Littré. D.
Gakibbt, g. b. L couteau; du
prov. canivet; v. L. B.
Gkmik, V. gan.
Gkmtz^ g. b. 1. ganz^ bn. sain-
doux: — L panse.
Oanciingbr^g* L bn. gatzehingor^
L niions de porc, cretons. Est-ce
que ehingor est pour ckingari.?
Gkmz, V. gantz.
Oanzolai L bn. morceau de
cuir qui forme, pour ainsi dire,
l'empeigne du sabot; de gan^zola»
semelle supérieure.
GfOL» g* gan, b. gain^ L bn.
sur, dessus, Mcyaren gaha, g. mo-
hanaren gaina^ 1. le dessus de la ta-
ble. Hoftu du beregain, 1. il a pris
sur lui. Bnegaim da wnkia. L bn.
le navire est à ma diaige. Le «
de gain paraît indiquer, comme
c^est généralement le cas, le son
mouillé de «•
OiAeant g. gaima$^ b. gaimean,
L bn. sur; de gaiream (v. Esssî,
p. 49. Note, 1. Gomp. aurrean,
gibelean); dans le dessus, et cor-
respondant exactement à l'esp. en
dma. Mmdiartn ganean, sur la
montagne. Au gaUi aimbuie gauza
esalem dira ewreen gamian^ pour
cela tant de choses sont dites
sur eux.
Oainean, L adv. en haut. Oai^
nean db, il est en haut. En g. et
b. on dit: gaian.
Ganelôf g. b. gaineJto, 1. bn. de
dessus, supérieur; de gan-to, avec
e de liaison, puisque i ne peut
suivre », v. Essai, Ch. II. Ma
onen ganeko mrak beekoetaiik iere-
zUu zUuen, g. et il sépara les eaux
de dessus de ceci (firmament) d'avec
celles d'en bas.
Oanera, g. b. en outre, pardes-
sus; de ganrta, avec e de liaison,
puisque r ne peut suivre », v.
Essai, Ch. II. Le verbe se construit
avec z. Ordi bat danez ganera, en
outre d'être un ivrogne.
Gainera^ 1. sur; v.^oidra. Hari'
zen dut ene gainera^ je prends sur
moi. BUzea gainera dut, j*ai mis
le pot au feu, expression elliptique,
feu, sous entendu; correspond au
holl. opzetten, mettre dessus. De
aardappelen zijn opgezet, les pom-
mes de terre sont sur le feu. Ceren
151
OentUen gameraere spirUu aain"
duaren dohaina eraïUsiiçan iaiizen,
Act. X. 45. Test. Bochelle; de ce
que le don du St. Esprit était
aussi répandu sur les gentils.
GaneraiOj g. gai/nerako^ 1. bn.
reste^ surplus; de gahera-ko.
Gàheraiaan^ g. gainerakoan, b.
1. bn. au reste, du reste; degane-
OanafiUf g. dominer; de gah^
ariu,
Oainaldea, 1. la surfiice, le des-
sus.
OanenUUf ganeraizen, g. b. se
placer sur, monter; àe gai-e-^chtu.
OanetUt, b. en outre, en sus;
de gan^'iU. Bere argikumn gane-
ta, en outre de son activité.
Oaineiik^ 1. bn. d'en haut; de
Oanez egin, g. b. gainez egin, 1.
bu. augmenter. JEta Oomoraio he-
katuak gàmz egin zutela, et que
les péohés de Gomorrhe augmen-
taient. Baldin aberaiz bazara, gainez
egina bazaude, emozu ankUz, Ax.
p. 229. a. éd. Si vous êtes riche,
si vous avez du superflu, donnez
beaucoup.
Oaindi egin^ 1. bn. monter (p.
ex. le lait), déborder.
Oaingifùiif 1. superficiellement,
P. (i. a.). La terminaison de Tadv.
est répétée jusqu'à trois fois, gi
pour Hj TO et U.
GaUif g. b. L bn. gai^» gaUi,
h. pour, à cause; — bn. malgré.
Nous avons placé gaiik ici, puis-
qu'il nous paraît être formé
de ga'tik pour gan ou gain^dii,
après réiision régulière de n devant
t; on aurait pu laisser le n et
dire gandii; mais gandik signifiait
peut-être déjà: de, de chez. Nous
ne sommes pas du tout certain de
ne pas nous tromper ici; nous
avions penché un moment à rat-
tacher gatik à gan pour han (v.
gan\ là; ainsi gatik pour han^ik,
de là, ce qui expliquerait très bien
la signification: de là = à cause;
mais la forme gaitik, gaiti, s'y op-
pose; nous ne saurions expliquer
le i, qui se retrouve régulièrement
dans gain pour gan, Jaungoikoak
gizonagatik egin duena^ jaqvitea
dala, g. c'est de (le) savoir ce que
Dieu a fait pour les hommes.
Gunartu, v. gan.
Oanean, v. gan.
Ganeko, v. gan.
Gkinera, ganerako, v. gan.
Gunerakoan, v. gan,
Oaner atu, ganeratze, v. gan.
Ganetik, v. gan.
Oapar, v. zapar.
Gapikio, 1. chevron de toit; de
Fesp. cabrio.
Qbt, g. b. bn. kar, 1. flamme.
Xkar, 1. bn. zèle. Evidemment
le même mot, bien qu'on y ait in-
troduit un A.
Oartu, gartzen» g. gar iartu, L
bn. kartu, kartzen^ 1. enflammer.
Kartsu, 1. kharxu, kkarzuy bu.
fervent, zélé; de kar-têu. M. Sala-
berry ajoute la remarque que kiarxu
162
est une oorraption de hkarzu; il
nous semble qne c*est le contraire;
hharxu est mieux du moment qu^on
a adopté, comme M. Sal. l'ortho-
graphe X au lieu de ^. Le a? est
de date récente; Liçarrague dans
le Test, de la Bochelle ne s'en
sert pas; si le mot en question s'y
trouve il sera écrit harUu.
' Kartmii, 1. hharxuki, bn. ady.
avec zèle; ^'^forme les adv.
Karlo^ 1. charbon; nons ne savons
rendre compte de la terminaison;
il est peut-être plus probable que
harlo vienne de Pesp. cardo, avec
mutation de i en /; comp. eluT^=
edur; ceci est cependant une mu-
tation de dialecte à dialecte» et
nous ne l'avons pas encore trouvée
dans les mots d*origine étrangère.
Gktraba, 1. aucun. F. Ce mot
est obscur. Par les exemples que
P. cite, on croirait plutôt que pa-
rada ou mieux ffaraôe, a une sig-
nification affirmative au lieu de
n^ative. JEzta garabik^ il n'y en
a pas un seul. Ici garaba est con-
struit avec ez ponr rendre le sens
n^tif. Orhoitz zara hUz garabez^
voas souvenez vous d'aucun mot?
Aucun, est ici pour ^quelque'* et
alors affirmatif. Le troisième exem-
ple n'est pas très clair ipena garaba^
peine qui reste à satisfaire. Mais
en tout cas il en ressort, croyons
nous, que garaba ne peut signifier
„aucun/' sinon accompagné d'une
n^ation. Comp. bagarik.
Gktrabiaj 1. grue à lever des
matériaux; de gaftairobt?
Garagar, g. b. L bn. orge;
comp. garau.
GaragariUa. dial.P le mois de
juin, et en bise. de. juillet; de
garagar-illa, comp. garilla.
Garagarilla, v. garagar.
Gkurai; 1. g. garrai, 1. gariai,
bn. excellent. La signification pro-
pre de garai doit avoir été: haut;
les dérivés le prouvent; mais il
paraît que seulement le sens figuré
s'est conservé. Nous aurions voulu
rattacher garai, à gan; c. a. d. de
gan-ra, avec l'élision régulière de
n devant r^ mais le i final qui se
retrouve dans tous les dérivés de
tous les dialectes est un obstacle.
Nous reprenons donc ce que nous
avons dit, s. v. aAuniz, degaraUu^
sans toutefois accepter l'opinion de
M. de Charencey, qui n'est basée que
sur la ressemblance des deux mots.
Oarai, g. excellent; I. victoire, P.
OaraiiOi g. d'en haut; àtgarai-ho.
GaraUik, g.* bn. d'en haut; de
garai^iik. Baina baldin gogoz go-
raitik eguUen badui, 1. Cor. IX.
17. Test. Bochelle; mais si je le
fais contre ma volonté. L'emploi
de garatUf n'est pas clair ici.
Oarairaf bn. en haut; de garai-
ra, Jautd içan den hura bera da
igan-ere dena eeru gucien garaira,
Eph. lY. 10. Test. Bochelle; celui
qui est descendu, c'est le même
qui est monté au dessus (vers le
haut) de tous les cieux.
Oairapena, g. 1. victoire, avan-
tage, de garairpen.
Cfarcdlari,garaUe^ g.L vainqueur
158
▼ictorienx; de garai4e etgarai-ari.
Le / dans çaraUari paraît être
eaphonique.
OaraUu, garaitzen^ g. 1. garhaUu^
gariaUzen, bu. vaincre, surpasser.
Oaraite^ 1. avantage, victoire;
subst. verb. pour garaitze, le vain-
cre. Axular, p. 80. Tëcrit avec Far-
tide, garaitia. Izan zutenean Erro-
matarreh dedratzen zuten ahantaiUa
eia garaiiia. Les Bomains apràs
avoir eu l'avantage et la victoire
qu'ils désiraient.
Gftrai, 2. g. temps. Oarai one-
tan, dans ce temps.
GktraikO, v. garai, 1.
OsmUsacU ▼• gctrai, 1.
Garaile, v. garais 1.
GfUrailla, bn. gravier.
Gkuraipena, v. garai, 1.
Garaira, v. garai, l.
Oaraite, v. garai, 1.
Oaraitik, v. garai, 1.
GfaraitU, v. garai, 1.
Oaraitze, v. garai, 1.
Garando, v. garrando.
Gabano, I. gerenno, bn. {nn = ii)
étalon; du vieux £r. goreignun,.
gareignun. Ce mot se retrouve dans
toutes les langues romanes; gua*
ragno, it. guaranon, esp. v. Diez,
E. W. 1. p. 280.
Oaratosa, 1. étrille, P.
Oarau, b. grain; comp. gari.
Serait-ce peut-être de l'esp. grano^
avec chute de »P
Gktrazii 1. province dn pays
basque français. En fr. Cize.
Oaraztar, habitant du pays de
Gize.
Garazi, 2. bn. cherté; de Tesp*
carrestia.
Garaztar, v. garazi, 1.
Garba, 1- hharba, bn. broyé;
instrument pour broyer le chanvre.
OarbatUy garbaizen, broyer le
chanvre.
Garbato, garbatze, v. gofba.
Garbal, 1. chauve; — bn. dé-
couvert.
Oarbaldu, bn. éclaircit^ découvrir.
Gktrbantzu, g. barbantzu, 1.
pois chiche. Selon M. Diez^ E. W.
2. p. 181. de garau antzuj et Tesp.
garbanzo du hssqvie garbantzu. Four
la mutation du g enb^y.gurasoàt,
Gfarbi, g. b. 1. bn. propre, net,
pur.
Oarbitasun, g. b. 1. bn. propreté,
pureté; de garbi-lasun,
Oarbidura, g. nettoyage; de ^ardi-
dura.
OarbUu, garbitz&tiy g. b. 1. bn.
nettoyer. Le guip. se sert' à Tim-
pératif du radical garbi,
OarbUki, 1. proprement; de gctr*
bi-U.
Oarbigarri, 1. torchon; degarbU
garri,
Gktrbidura, v. garbi.
Gktrbigarri, v. garbi.
Garbiki, v. garbi.
Garbitasun, v. garbi.
Gktrbitu, garbitsse, v. garbi.
GFardox, bn. harrots, 1. gousse
verte et piquante de la châtaigne.
Gttrhai, v. garai, 1.
Garhaite, v. garrondo.
GharhaitUtgarhaitze, v^âir ji,l .
Garhar, 1. galAor, bn. arbre
154
860, branche morte; pour la mu-
tation de r et l, v. art, S.
OalAarrox^ bu. charivari; de ^a2-
iar-otê (x = tê), comp. aboftota.
Oarlasia, parrasi, bn. cri de dé-
tresse, Sal. Pleurs avec crieries et
lamentation ; mot d*0. selon P. —
éclats. Oqnmen garkoiiak^ éclats
de foudre.
Oarhasia, ▼. garhaf.
Ctarhiima, bn. (»» =» ii) cri de
désespoir; comp. garharia.
GktrhOt bn. anse, d*ane cloche
ou d'une sonnette.
Oarii 1. g. 1. (i. a.) froment;
comp. gairau^
OarUla, bise, selon Astarloa;
mais n'est plus connu, ni en b.
ni en g. Le mois de juillet; de
gari-illa,
Oalêoro, g. diamp de blé? esp.
trigal; de gari^oro; l pour f, ▼•
art, S.
Oalepeff g. caille; de gari'^per;
l pour r, V. ari, S.
Gari, 2. 1. bn. mince, grêle,
efflanqué.
Garicha, ▼. garriehu.
Oarichu, g. garicAa, b. kalitcAa,
1, verrue.
Garilla, v. gari, 1.
Oario, L sorte d'oiseau. P.
Gahizuica, 1. bn. carême; de
Pesp. cuaresma.
(ïarkliarasta, garkharas-
tatu, bn. enfamer; terme de cui-
sine, en parlant de viande ou autre
chose qui prend le goût de fumée;
de goT'iaraU?
Gtarkhora, v. garromh.
Garkhotoha, v. gofrtmdo.
Garlanda» bn. cercle en fer
ou en bois dans lequel on hii
cuire le pain de maïs nommé:
meêtura, méture; de garle? Le
mot guirlande est d'origine dou-
teuse, V. Littré, Dict. Serait-il
basque?
Garle, L carreau, espèce de ton-
neau. Oarlâ bat sagamoa, un car-
reau de cidre. Comp. garlanda,
Garmandi, 1. espèce de pom-
me; P. de sagar-'Htendi f
Gamura, v. gemu.
Garoa, g. fougère.
Garondo, v. gammdo.
Garraiy v. garai, 1.
Garranga, 1. le chant de la
poule. P. comp. iaranka.
Garrasi, v. garkar.
Garbathoik, bn. rat. H nous
semble du pr. ou d6 Pesp. raton,
avec or prosthétique, comme tons
les mots avec r initial, amaUmi
puis le h qui est souvent préfixé
en bn. (v. herrtka) et cet h changé
en g. Pour la mutation de i en
g comp. chingar^ 1.
Garrats, g. b. 1. iàoraiê^Ua-
rax, bn. kirats, 1. amer. GarratM,
bn. âpre, viojent, sévère.
Oarratz^ hirat»^ 1. aigre; hraU,
g. 1. puanteur. La signification ne
paraît pas bien fixe; mais tous ces
mots, qui ne sont probablement
que des variantes, indiquent quelque
chose de désagréable au goût ou à
Todorat. Le mot garraU doit être
un nom composé; de gar^Uêf ois
en bise, est puanteur et iatiii,
155
1. qui a llialeiiie forte. En hoU. le
mot „lacht/' air, exprime comme
atê en basque, air et puanteur; il
&ut, il est vrai, souvent ajouter
le qualificatif soit ,,mauvais/' soit
„bon''; mais souvent aussi, p. ex.
en parlant de la viande, on dira,
elle a de Todeur (er is een luchtje
aan), sans rien ajouter pour indi-
quer qu^elle sent mauvais. Nous
avons séparé les articles aie, 1.
haleine et ats, 2. puanteur; mais
il est fort possible qu'on doive
les réunir. U reste encore à trou*
ver ce que gar, Jtar ou Hr peut
signifier.
Oabeak haUa ha/rats^ prov. 173
d'O. Le pauvre a l'haleine puante.
Bagar garraùza, 1. la pomme aigre.
KirâêtUj Hfâsten^ bn. iiratsùu^
Uraistenf 1. iaraéstu, (?) haratun;
prov. d'O. puer. HaUa Uraiêten
zago, rhaleine lui devient puante,
P. Diotsa Mofihac, hiliçan eenaren
arr^ac, Jauna, kirestu due, paur-
guero. Jean XI. 89. Test. Bochelle;
Marthe, la soeur de celui qui était
mort, lui dit. Seigneur, il pue déjà.
BunUi ioêten da arraina kanUzen^
prov. 107. d'O. C'est de la tête
que le poisson commence à puer.
Oairraiziaswn, 1. âpreté; degaratZ'
tiuun.
Kharaxtartun^ bn. amertume.
OarraizH, 1. adv.
Gurratski, v. gamUz.
GiirratEtasiiii, v. gaftatz.
Qc^nen^ suffixe qui dans tous
les dialectes sert à former les noms
de nombres ordinaux: biaarren.
hirugarref^ etc. A en juger par la
forme, garten est un génitif de ^or
dont la signification nous est in-
connue ; comme en basque le super-
latif est exprimé par un génitif
(V. Essai, Ch. IV), il faudra con-
sidérer garren comme un superlatif;
dans plusieurs autres langues il
y a des nombres cardinaux formés
de cette manière; p. ex. zwanzig-
ste, ail; aussi erste, leUte ; et puis
en basque: atzen, lehen^ v. (Uzmi*
Garri, 1. suffixe qui sert à
former des adjectifs, v. etarri,
Gkurri» 2, L scrupule, remords,
inquiétude, P. i. a.
GarrondO) g. garondo {garant
do?) garAaite^ garzeta, 1. P. gar^
kiora, garkiotekaj bn. En g. et
bn. nuque; en lab. le derrière de
la tête; ce qui s^accorde bien avec
ondo; gar de garais IP U sem-
blerait que gar indique quelque
chose comme tête, cime, sommet,
comp. garêoil^ garbal, chauve; garu'
nak, cervelles et aussi garle. Oar^
khara signifierait plutôt couronne
de la tête, c. a. d. le sommet, le
hoU. kruin; gat^khora. Okhasmoa
kopeian, àellarrean, aUzin aldean,
illetêu da, eta ekerlaUu^ bainagar»
haUean, garzetan^ gibélaldeantmoiz,
sait, gardai^ iarsail eia iUe gaàe;
Ax. p. 153 a. éd. p. 866. n. éd.
n est chevelu du front, mais ohauve
du derrière de la tête. La passion
d*Axular d'employer des synony-
mes lui fait répéter jusqu'à cinq
fois le mot chauve. M. Tabbé In-
chauspe écrit gairkaU$an; ce sera
166
probablement une de ces oorreo-
tions comme epin pour etin^ y.
eiin; garhalte^ ne paraît pas exister.
Garsande, 1. chanvre; i. a.
Oarêande hazi, chenevis.
Gharsoil, karsoil, I. chanve;
à Guëthary, crépu. Sait est déjà
chauve; d*o& vient par? comp.
garrondo,
Gabtha-demboba ou garUai, h
bn. quatre-temps ; corruption de
quatre.
GartU, V. gar.
Gkurtze, V. gar.
Ghazunak, b. cervelles; comp.
garrondo.
Garzotai v. garrondo.
(ïaBaila, gasalla, bn. cris ou
paroles vives de pluàieuis person-
nes parlant à la fois.
Gtasalla, V. gasaila.
QbSJXAj V. gazta.
GklSOtasuIl, V. gaiêz,
GkiStaro, gaztaro, v. gazie.
Oastu, g. 1. bn. dépense; de
l'esp. gasto, même signification.
Sne gastuz, à mes dépens.
GktStigar, v. asttgar.
Gfttazka, g. combat, rixe.
Gafha, 1. espèce de poisson.
Gklthabuta, v. kaladu.
Qahwëa, L bu. chaîne; del'esp.
cadena.
GATHiBn, V. laUbu.
OathUj v. katu.
Gfttillll, 1. tasse; sjn. de opar,
Gfttik, V. gan.
Gtatz, g. b. 1. bn. sel. Baina^
baldin gaiza gueçat badadi, eerçaz
gaeUmren da, Luc. XIY. 34. Test.
Bochelle; mais si le sel perd sa
saveur, avec quoi le salera*t-onP
Chizi^ 1. salé.
QazUu^ gazUzen, 1. saler.
Oatzuntzif l.bn. salière; àegals'
ufUsi,
Oatzkari, bn. marchand de sel;
de galz'-iari, v. an, 4. (comp. or-
rainkari) ; i pour i, v. Essai, Ch. II.
GatzatU, v. gazUt.
Gatzatse, v. gazta.
Gatzcliingor, 1. grillons ou
niions de porc ; synonyme et
variante (?) de gancAtHgor.
Gatzkari, v. gaiz.
Gatzunt^ v. gatz.
Oau, g. b. 1. bn. nuit. En bise,
généralement prononcé goba, avec
Tarticle^ au lieu de gauba^ et en
g. le u est prononcé t?, quand suit
une voyelle, gavtm pour gau on.
Gauerdi, g. b. 1. bn. minuit; de
gaiherdi.
Oauaz^ g. 1. bn. gaubaz, b. de
nuit; de gau^z,
Gau-enharra, v. enada»
Oaur, g. b. aujourd'hui ; — bn.
cette nuit. Oaur correspond en g.
plutôt à Fall. heute. Ouwr arraU-
aldean, heute abend, ce soir. Gaur
goùiean, heute Moigen^ ce matin.
Oaur eguerdiafi^ heute Mittag, ce
midi. Le r final de^avr, reste pour
le moment sans explication; peut*
être de gau'-ori? cette nuit, ou
bien de gawren^ génitif; nous disons
en holl. van daag, aujourd'hui, litt
de jour ; van nacht, cette nuit, litt.
de nuit.
Oaur guerOi bn. déjà. JamiM tir-
167
reêtu due gawrgwfo^ Jean, IX» 89.
Test. Bochelle. Seigneur, il pue
déjà.
OawtdaTMkhiaTltOy^. d'anjonrd^ui
à demain, c. a. d. bientôt, au
premier jour.
Oaiiaz, V. gau.
Oaubaz, ^T gm.
Oauerdi, v. gcm.
Oanr, y. ga%.
Oaurgero, y. gawr^ s. y. ga%.
Gauza, g. b. 1. chose; del'esp.
cosa.
Oay, y. gai.
Gaz, kaz, b. (selon les lois
phon. y. Essai, Gh. H) suffixe, ayec.
Garotoêunataz, ayec les jouissances.
Guza, y. geza.
GkUBaita, gotaUa bn. parrain;
comp. ugazaUa.
Gkusama, gozama bn. marraine;
comp. ugeusanui.
Gktzi, gazitu, gazitze, y. gâta.
GklZta, g. gaztai^ b. gosna, 1.
bn. fromage. Nous ne connaissons
aucun exemple de la permutation
de ^ en I», ou de n en i^ nous
ayons donc probablement ici deux
mots différents, du moins en partie.
U nous semble difficile de décider*
lequel est le pins ancien, dusub*
stantif (fromage) ou de Tadjlyerb.
gaiza, caillé; il semblerait cepen-
dant qu'on a dû obseryer que le
lait se caille, ayant d*aYoir appris
à faire le fromage. Oagia^ serait
donc pour gatza (d*où gaizatu\ le
caillé, la chose caillée ss fromage;
et gctina trouyendt aussi son expli-
cation, gaéza-eme, lait caillé. U y
a une objection sériease, c'est que
Mne aurait dû précéder, y. Essai,
p. 120.
OatzatUy gcUzaiÉfân, g. b. 1. cail-
ler, — 1. conoeyoir; F. Gatzatu
gineko ilAunak, la nuit que nous
étions conçus.
Oazur, g. gazurif b. gachur, bn.
petit-lait; de gatz^wr*
GkkZtai, y. gazia.
Gkustaro, y. gazte.
Grazte, g. b. 1. bn. jeune.
Oazteiasunj g. b. 1. gaztetarzuuy
bn. jeunesse; de gazie^tasun.
Oazéeria, bn. la jeunesse, les
jeunes gens; de gazte^-eria? pour
keria; ce serait, ayec gorieria, le
seul mot, que nous sachions, dans
lequel la mutation de A' en ^ n*a
pas eu lieu.
Oaztekeria^ g. b. bn. étourderie
de jeunesse; de gazte-keria.
Gazteéu, gazletzen, g. b. 1. bn.
rajeunir.
Oaztaro, 1. le temps de la jeu-
nesse; degazte-aro. P. éGnigastaro^
ce qui est une erreur.
OaztecàUi b. enfant. Oi dira gu-
roêo batzuh koHigeetân ditubenak
gaztechubak errugabe, il j a des
parents qui châtient les enfants
sans faute.
Gazteohu, y. gazte.
Gaztekeria, y. gazte.
Gazteria, y. gazte.
Gktztetasun, tarzim, y.^o^.
Gktztetu, y. gazte.
Gtaztetze, y. gazte.
(}aztigata,gaztigatz6n, 1. bn.
faire sayoir,enyoyer une commission.
168
GMUr, gamri, t. gaaia.
Ge, V. gobe.
Ctocha, V. gaitz.
Gede, v. eheie.
Géheli, 1. chair de boeuf. P.
i. a.
Oehiago, v. gei.
Gtéhiau, v. gei.
Oei, 1. La signification prind-
tive de gei paraît être «^plos*') du
moins à en juger par la locution
snivante: gei ta obe, a mas j me-
jor^ dans la dernière perfection ; ▼.
Larramendi s. v. mas. Il est diffi-
cile de dire si gei est an positif
ou un comparatif; la même indé-
cision règne par rapport à obe, qui
signifie meilleur, mais auquel on
ajoute cependant ainsi qu'à gei, le
suffixe de comparaison goi obeago^
gegago. On dirait même que gei
sert parfois comme superlatif, puis-
qu'il est employé aussi pour ex-
primer 9>trop''; alboratuj approché;
alioragotu^ plus approché; albora^
geitUj trop approché. !Sq\x% retrou-
vous gei en bn. sous la forme «^^
dans le même sens de ^jtrop";
goUegi gin hiz^ tu es venu trop
tôt. Bota harriek kandiegi dira^ ces
bottes sont trop grandes. La forme
bn. nous rapproche peut-être du
mot primitif, c. a. d. de hegi^ ige,
dans Tacception générale de,, hau-
teur", „haut"; V. ig.
Oegen, g.gejfeen,h.geiken,geyen,
1. geiien, bn. (le) plus ; ail. meist ;
(la) plupart; — bn* supérieur,
premier. Superlatif, a a. d. génitif
(T. Essai, Cb. lY), de gei. Geyeth
devient avec l'article, jurywM» la
plupart. £ep(maio £u$ialdumikg^fe'
nak^ la plupart (die meisten) des
basques espagnols. Bamam mola
gehiemek gutizia iandiagoa àaiMe
hanUz jaUieiOj Chourio, La. de
J. C. p. 88. Mais comme la plupart
ont plus grand désir de savoir
beaucoup. Ofieiâr karieUm geUena
Jndre da^ bn. Sal. Parmi cos offi-
ciers le premier, le plus éliévé en
grade, est André. Piloian Jacob
çeiien da Martinen, bn. au jeu de
paume Jacob est supérieur à Kar-
tin. £6a tartan da ageri uêoaren
inocenteia eta ergetteria, periUkgû'
hien duenean, baita erhoemk eta
antsikabenii, Ax. S42. a. éd» £t
en cela se montre rinnoœnce et
la niaiserie de la colombe, qui est
la plus folle et la plus insouciante
quand elle a le plus de danger.
Oeyago g. b. L geikago^ 1. gehiago,
bn. plus, davantage; comparatif de
gei. Bztut nahi gegago, je n*eu
veux plus.
G^enaz, g. geyenez, b. L geiiâ*
naz, bn. tout au plus; àegegeHéh€.
Gegegij g. b. geizho^ g. trop.
Oeizto est formé comme un grand
nombre d'adv. de g»-z^ho; mais
gegegi a plutôt l'air d'être une lédu-
plication, comme betebetean^ etc.
Geitu, geitzên^ g. b. augmenter.
Qeif 2. V. gaù
Oeihago, v. geL
QeitlBUf V. gei.
Oehien, gehienaB, v. gei.
Qejjeen, v. gei.
GtainliatBea. ^. geniatzea.
169
Geirik, ▼. gai.
Gtoita, geitee, v. geu
Oeizko, y. g^
Gtola, g. 1. chambre.
Gelari^ gelazainX valet ou femme
de chambre, serrante de caré; de
gàa-^m, 4. et ssaim,
Oelari, v. gda.
Oelazain, y. gela.
' Gèlberia, L fièvre chaude, P.
Ce mot n'est plus connu, mais
Larramendi cite, etgaiiz {el^aitz\
pour fiè?re chaude, et elgarri (el-
gorri), en bise, signifie rougeole.
M ou gel paraît donc signifier un
mai, qualifié de gailz, mauvais ;
de garri^ rouge; de èeria, qui sera
probablement pour àerrOj chaud.
Mais d'où vient el/ de el, eldui
ou bien de m, (Am), mal avec
mutation de r eu l; comp. an,
S; g pour i, comp. eio = ego;
igee = ihes , etc. Cependant le » ne
86 serait pas perdu. Nous avouons
que ces hypothèses ne sont pas
très satisfaisantes. Y. helgaitz.
Oeldi, g. b. 1. lent, lenteur;
posé; — bn. stagnant.
OeldUu^ geldUzen, g. b. 1. bn.
rester, cesser, s'arrêter. A Quéthary
geUi, signifie iKarrêter. Zamaldia
géldi doa, P. le cheval va len-
tement.
Geldi geldi, g. peu à peu.
Gtolditu, gelditae, v. geldi.
Oemail, bn. force douteuse ou
affaiblie; énergie équivoque. (P) Sa-
laberry.
Gekdx, g. génie f h. gens; de
Fesp. gente.
Genliataea, P. geMatzea^ O.
soûl, nourrir, entretenir,
Gtoratu, gerataen, g. b. re-
tenir, s^arréter.
GaBba, 1. fleur de noyer.
Oereiz, g. iereizj b. geriza, 1.
£n g. et b. ombre ; en 1. abri. La
ressemblance avec le prov. guarida,
Tesp. garita, refuge, d'où le £r«
guérite, serait-elle fortuite ? ou est-
ce que le basque aurait pris ce
mot des langues romanes?
GsBBNKO» V. garano.
Gebbzi, 1. bn. cerise; d*une des
langues romanes? avec mutation
de la sibilante en gutturale; comp.
solaz, esp. jolas, basque.
Oeriza, v. gereiz.
Gbrla, 1. b. guerre.
Gerlofi^ guerrier ; de gerlaHifi^ 4.
Oerli, 1. pus. P. — bn. liquide
qui sort imperceptiblement d'un
arbre ou d'un fruit.
Gemua, 1. urine. Liurraméndi
cite, gamwra; comme le r de ura
est doux il sq sera perdu dans la
prononciation. Comp. harn, ail.
urine. Si gamva, gemua était com-
posé de gerri-urOf il est probable
que le ^ ne s'y trouverait pas.
QerO| g. b. 1. bn. après, en*
taite. Gero régit le suffixe z^Jane»
gero, après avoir mangé. Comme
après les sibilants il faut une cota-*
sonne forte (v. Essai, Ch. II.), on
écrit et Ton prononce jwnezkero^
et de là Terreur des auteurs et
qui écrivent jan eziero {ezguero),
n'y ayant plus reconnu le mot
gero. Bien qu'ib connaissent
160
'
l'errear, ils restent fidèles à leur
orthographe vicieuse. Ordu iura
ezkero, Lardizabal. Après ce mo-
ment. Gero Noe, 6ere emaziea eta
oyen iru êeme^erranai, . . . Ensuite
Noéy sa femme et leurs trois en-
fants (fils-filles)... Gero esan zion^
ensuite il lui dit. Ehrriko naiz
gero^ 1. je viendrai après, plus tard.
Hazi geroZf I. après avoir commencé.
Egwndainoz gero, 1. depuis tout ja-
maisy P. (à tout jamais).
Geroa^ g. b. 1. l'avenir. Geroho
begira egoitea, L regarder à l'ave-
nir. P.
Geroz, 1. depuis.
Geroztih, g. b. 1. dès-lors, de-
puis; de geroZ'iUc.
Gerokoy g. b. 1. bn. adj. d*après,
de plus tard ; de gero-ko. Umeiako
oierieriai artinagoak oi dira azi
ezkéroknak (aziez-^eroiuai) 6ano,h.
les travers de la jeunesse sont
d'habitude plus légers que ceux
qui se produisent plus tard. Le
fr. n'a pas d'adjectif qui corres-
ponde à geroioj il faut une cir-
conlocution; le hoU. later^ l'ail,
spâter (als die spateren), s'en rap-
prochent un peu plus^ bien que
ce soient des comparatifs. Geroko
egunai, les jours d'après, les jours
suivants. Au geroko utzi det^ j'ai
laissé cela pour j^us tard.
Oerokoaij plur. de geroko; b. 1.
les descendants; litt. les ou ceux
de après.
Oerokoa gero, g. arrive qu'ar-
rive; litt. après ou plus tard, les
(choses) de plus tard ; l'ail, spater,
das spatere, rendrait assez bien b
basque. C'est le titre {geroko gero)
du livre si connu d'Axular.
Q^roa, V. gero.
Oerok, v. gu.
OerokO, v. gero.
Oeroz, geroztik, v. gero.
G^rpa, 1. cordon de chapeau*
Oerrena, 1. broche.
Gerri, g. reins, rognons; — g.*
b. 1. bn. ceinture, partie du corps
au dessus hanches.
Oerriko, 1. bn. ceinture; cèdent
on se ceint; de gèrri-ko.
Oerrikaiu, gerrikaizen, 1. bn. se
ceindre.
OerrwUzak, g. les reins, los lo-
moB, selon M. Eguren, Ouia-
Manual, etc. Yitoria, 1868. Selon
P. gerruntzea signifie ,,le lieu de
la ceinture.'* De gerri-untzi?
Gerrikatii, gerrikatzdi v.
gerr%*
GerrikO, v. gerri.
Ghemmtzàk, v. gmri.
Oemintze, v. gerri.
.G^ersti, 1. anse d'un vase.
Oertaera, v. gertatu.
Gertakari, v. geruuu.
Gertaldi, v. gerta^.
Gertatu, gertatutaen, g. ge^
thatu, gertkatzen^ 1. bn. arriver, sur-
venir. Ouertha ère daiteke baizuen
eta bertzeen abisua ona den^ Chourio,
p. 48. U peut arriver que le con-
seil des uns et des autres soit bon.
Ce nom verbal est formé de ^«r<
ou gerta, mais nous ignorons la
signification de ce radical (?) qui
se retrouve dans plusieurs dérivés:
161
Comp. gertuan. Selon M. de Cha-
rencey, gertatu^ dérive du lat. qaae-
ritare; mais il nous semble que la
signification s'j oppose.
Oertaera, gerUMi, g. gerthanza^
1. événement. De gerta era et aldi;
mais anza est obscnr.
Oertakari^ g. succès ; — 1. événe-
ment. Probablement de gerta-ari
4. (Aon), et h pour A. Zmàat ger-
iakari dakarzîciena^ qui apportât
(eût) tant de succès.
Ctorthanza, v. gertatu.
CtorthatU, v. gertatu,
Ctortliatze, v. gertatu.
Ctorthu, 1. sûr.
Oerthvzy gerthuzki, 1. assurément.
Oerfhuz, gerthuzki, v.gerthu.
Gtortuajl, b. près de;de^erfu-
an f comme aurreauj cUzean, ondoan,
etc. de awre^ cUze, ondo et alors
signifiant ^^dans la proximité de'';
mais nous n'avons pas encore ren-
contré gertu, gerto, dans le sens de
proximité. Faudrait-il rattacher le
nom verb. gertatu, à gertu^ le sens
des deux mots le permettrait; ar-
river, survenir et être proche.
Gosal, 1. bn. 10 saumure; 2°
boue provenant de la fonte de la
glace. On prononce généralement
yesal.
OeseUdu^ fondre, se dit de la
glace fondue par le soleil.
Gesaldu, V. gesal.
Gtoso, y. gaitz.
Oestara, v. eztera.
Oeu, geuk, v. gu.
Qeure, v. gu.
Oeurtza, L Tannée qui vient.
P. i. a. Oeurtz datorken urtean, l'an-
née qui vient. Oeurtzko ogia^ le blé
de Tannée qui vient. On voit
par Texemple que donne P. que
geurtza ne signifie pas „Tannée qui
vient'', du moins dans le premier
exemple; il faut croire que daus
le second, il y a une ellipse. GeurU
paraît être un adverbe» et a peut-
être une origine commune avec
gerttuin; ainsi, geurtz datorken urtean,
dans Tannée qui vient prochaine-
ment. Datorken, est la 3°^^ pers.
du prés, de Tind. de etorri, venir;
nator, je viens; ator^ tu viens;
dator^ il vient; datorren, qui vient
{dator plus n relatif); nouis igno-
rons pourquoi P. écrit datorken.
Oeyago, v. geù
Oeyen, v. geî.
G^enaz, v. gei.
Gtoyenez, v. gei.
Oe2Sa, g. 1. bn. gaza^ b. insipide»
fade; — 1. doux. Sagar geza bat, une
pomme douce. Ur geza^ eau douce.
Oezatia^ 1. pommier à pommes
douces.
Gtozatiai v. geza.
Gtezi, L trait; P. i. a.
Oeztora, gezteratu, v. eztera.
CtozOTi g. L bn. guzur, b. men-
songe. Aiera zitulan guzur ta borrœ
asko ùnprentatik, Moguel. Beaucoup
de mensonges (d'inexactitudes ?) et
de fautes d'impression (en) ont
été ôtés. Comme il parle d'une
seconde édition do son propre
ouvrage {Echeko eskoUa), il n'em-
ploiera pas guzur pour mensonge.
11
162
Oezurti, g. 1. bn. guzurti^ b.
menteur.
Oezurtatu^ gezurtatzên, g. 1. guzur^
tatu, b. démentir.
OezurreZf g. 1. guzurreZj b. men»
songèrement; de gezur-z.
Oezurrezkoj g. 1. guzurrezko, b.
mensonger; de gezurrez^ko* Bere
Jainko gezurrezkoaren elisan, dans
l'église de son Diea mensonger.
Gossurrez, ezko, v. gezur.
Gezurtatu, gezurtatze, v.
gezur.
Qozurti, y. ^erur.
Oiar> V. gihar.
Oibel, 1. bn. (le) derrière, (le)
dos; — g. b. 1. bn. foie. Etchegi*
bela^ le derrière de la maison. GHàel
egiok ekaUzari, prov.192, d'O. Tourne
(litt. fais) le dos au mauvais temps.
Oibelean, 1. derrière; iegièel-eany
dans le derrière; comp. aurreany
ondoan, etc. Etcliearen gibelean^ der-
rière l'église.
Oibelaiu^ gibelatzen, reculer, re-
tarder. Ene semea eztuzu gibela goan
behar, Ghourio, Im. de J. C. p.
220. Mon fils il ne faut pas reculer.
Oibelarif 1. gibeldari, bn. Sala-
berry; (pourquoi d?) de gibel-ari
4. retardataire.
Oibelondo, bn. conduite louable
ou blâmable des personnes prépo-
sées à la garde de quelque chose
en Tabsence des maîtres. Sal.
Oibelari, v. giàei.
Oibelatu, gibelatze, v. gibel.
Gibelean, v. gibei.
Gibeldari, v. gibei.
GibelondOi v. gibeu
Oiobi, V. gvehi.
Oichienes, v. guehi.
Gichîtan, v. gwihù
GichitUi V. guchi.
GichOIli V. gizon,
Gidail> 1. l'os de la jambe; P.
i. a. synonyme de zangar.
Gicler, 1. manche de couteau;
queue d'un fruit. Oerezi gideira,
la queue de cerise.
Gignarreba-giTOn, 1. beau-
père; P. i. a. Ce mot paraît être
UQe corruption de aùagmarrdfa,
même signification, v. aita. La seule
façon de décomposer ce mot, nous
semble être, aàa^gin^rreba, ce qui
n'offre rien de très satisfaisant; si
ce n'est qu'il faut entendre parla
le beau-père du mari; le père,
amené dans la famille (fait == ^ii)
par la fille?
Oignarreba emazie^ 1. belle-màre,
P. i. a.
Gihar, g. 1. giar^ g. giyarre, b.
ginhar, giriar, 1. chair vive. Selon Larr.
chair sans graisse. Pour la mutation
de A, y y n, v. chingar^ 1. CUharran
ukitua, 1. touché au vif. Y. inharki.
OiLA, bn. ginda, gine, gindoU^ 1.
guigne, cerise aigre, P. douce, Lit-
tré, D.
Oindoltzea, guigner, mot d'O.
selon P.
Gille, 1. g. envie.
GiLLE, 2. 1. quille.
Gilli gilli, V. kilikatu.
Giltz, g. b. 1. gilz, bn. clef.
Oiltzatu, 1. bn. giUzêz icki, b.
fermer à clef.
Oiltzatu, V. giUz.
163
Giltses iohi, v. gUu.
OiltZIimiIiak, g. les rognons,
selon M. £(garen), Goia Mannal,
Vitoria, 1868.
Gilz, V. giltz.
OiNDAi V. gila,
Gindach, L P piège à prendre
les chiens qui vont manger les
raisins; P. en donne la descrip-
tion. 2^ espèce de travail, où Ton
soulève les boeu£9 pour les ferrer.
Nous plaçons les deux aoceptions
dans le même article; peut-être
faudrait-il les séparer. Il y a une
ressemblance curieuse et fortuite
peut-être, entre gindach et windasch^
holl., grosse poutre, armée d'une
poulie au moyen de laquelle on
hisse les marchandises, etc. aux
étages supérieurs; chaque maison
a son windasch; ce mot est formé
de winden, tourner, remonter, et
asch, essieu.
GiNDOiL, V. gila.
GiNDOLTZBA, V. gila,
Gingaya, 1. à l'avenir; i. a.
Probablement de yîn^ jin^ venir.
GinhaTy v. gihar et chingar,
P. donne: urdaya ginharra, sans
traduction. Urdaya est chair de
porc, lard. A Ouéthary on dit
ehingar pour lard.
Ginar, v. gihar.
GiâO, V. no.
GirgUla, L ruban; on le dit
surtout des rubans qui flottent.
Gixi, 1. jument en chaleur.
G11USTIKO9 1. girisHnno (nn = n),
bn. chrétien.
Oirtain, v. Urun.
Girtoin, v. hirtm.
GiSA, g. 1. bn. mode, façon, guise,
apparence; — bn. suivant; de l'esp.
guisa. Esan dan gisan, g. ainsi qu'il
est dit; litt. dans la façon qu'il
est dit. Norbere gisara, chacun à sa
façon.
Oisako, 1. bn. de belle apparence,
de belle allure, propre; de ^^-A;o.
Gmla^ bn. suivant les apparen-
ces; de gisorla.
GiSAKO, V. gisa.
GiSALA, V. giaa.
Gisha, V. gija.
GiSU, bn. kisu, 1. chaux.
Oiêulabei bn. kisulabe, 1. four à
chaux; de gîsu^laèe.
CKsustatu, giaustatzen, bn. histutatu^
1. répandre de la chaux sur les
terres.
Gisulabe, v. giw.
GiSIlStatU, V. gim.
GJJay gisha^ 1. hanche. Nous
trouvons ces deux mots dans notre
Dict. Ms. comme syn. de gizen,
gras, graisse, signification inconnue
aujourd'hui
Giyarre, v. gihar.
Giza erhaille, v. erhaitea.
Giza erhaiteka, v. erhakea.
Gizaklliue, v. gizon.
Gizaldi, v. gizon.
Gizen, g. b. 1. gras, graisse.
Oizentasun, g. 1. embonpoint.
GiZGDtaSUHy v. gizen*
GizerhaiUe, v. gizon.
Gizon, g. b. 1. bu. homme.
Oizonchoj g. b. gichon, 1. bui petit
homme ; de gizon et ch^ diminutif
164
Oizonaldij b. gizcUdi, g. b. géné-
ration; de gizofi'^Udù
CUzakumeak, g. les hommes; litt.
les enfants (des) hommes; exacte-
ment le holl. mensche-kinderen ;
de gizon'-'kuniê,
OixerhaiUe, 1. meurtrier. P. i. a.
de gizon-erhaUiU*
Oiza erhaiteka, 1. meurtre.
Oizondu, 1. bn. devenir homme,
grandir.
Oizon ercU^ 1. eunuque.
Oizon izotz ou hotz; gizanithurri
hotZy 1. homme impuissant.
Gizonaldi, y. gûan.
GizoncllOy y. gizon.
Gizondu, y. gizm.
Go. Nous considérerons ici go
comme une Tacine^ sans vouloir
décider s'il ne faudrait pas ratta-
cher go à ig, ou même si go ne
dérive pas dei^. &o exprime Tidée
de ^^baut^' et a servi à exprimer
les relations abstraites du compa-
ratif et du génitif. Pour ce qui
concerne le comparatif, l'analogie
est claire; Tidée d'aller au delà,
pouvait s'exprimer par ,,haut";
comp. le verbe tro^o, aller au delà;
probablement de emzo-igo, faire
monter. Le génitif trouve ses ana-
logies dans d'autres langues, où
il est quelquefois exprimé par un
locatif; aussi ne faut-il pas oublier
que tout ce qui est abstrait dans
une langue, a été primitivement
concret; v. M. Millier, Lectures,
1. 104. 222.
1^ Oo, g. b. 1. bn. suffîxe du
comparatif, correspondant à, plus.
Andig grand; andiago, plus grand.
Go est toujours uni au nom défini,
c. a. d. accompagné de l'article,
{andiago et non andigo) et n'est
jamais soumis aux lois de la pho-
nétique ; go reste invariablement go,
2^ &o, suffixe du génitif, de.
Selon que les lois phonétiques
l'exigent, go devient ibo, v. Essai,
Ch. IL Echéko jauna, le maître de
la maison. Nongo, d'où. Burgosho,
de Burgos. Oizonak, lutreko abereak,
aireko egaztiak, Lardizabal. Les hom-
mes, les animaux de la terre, les
oiseaux de l'air. Abranen ondoren-
goak itsasoko areak bano ttgcariagoak
izango zirala, Lardiz. Que la posté-
rité d'Abraham serait plus abon-
dante que le sable de la mer. -^
On se serait attendu dans les deax
derniers exemples au génitif géné-
ralement employé, le génitif en en
(ren); itzoBoartn areak, etc. Ceci
prouve qu*on peut exprimer indiffé-
remment le génitif par go ou par
en; ce même fait se retrouve aussi
dans les futurs, qui sont rendus
dans quelques dial. par go^ dans
d'autres, par en. Le génitif dans
des phrases, comme aireko egattiaky
et lurreko abereak, est tout près de
devenir un adjectif, ou disons plu-
tôt qu'il n'est pas toujours possi-
ble de tracer la limite qui sépare
l'un de l'autre; animaux terrestres
ou animaux de la terre, sont des
phrases à peu près (tout-à-fait?)
synonymes; v. l'article suivant.
8^ Qo^ suffixe du génitif qui
forme un grand nombre d'adjecti&f
165
V. ci-dessus, n^ 2. Dans beaucoup
de langues le même procédé se
retrouve; en français, les génitifs
,,d'argent", „d*eau" (poule d'eau),
de père, correspondent aux adj.
aquatique» paternel, etc. Echeko,
de maison = domestique; aUiko^àe
ainsi = tel; goizko, de matin =
matinal ; emengo, de ici ; l'ail, pos-
sède un adject. correspondant,
hiesig.
Comme tout adjectif basque peut
être employé substantivement, il
y a plusieurs substantifs en go ou
ko, qui sont à l'origine des adjectifs.
Ainsi, ondorengo, postérité, litt. de
après ; ondarengoai, les (ceux) de
après = descendants^ postérité.
Aurreko, de avant; aurrehoak, les
(ceux) de avant =: ancêtres ; elkargo,
assemblée, etc.
4^ Oo, suffixe du fatur dans les
dial. basq. esp. et quelquefois, mais
rarement, en lab. aussi. Les dial.
basq. £r. ont fait choix de l'autre
suffixe du génitif, en, ou ren, selon
les lois phon. v. Essai, Ch. II.
Artuko dût, g. arturen dut, 1. je
prendrai. Nous avons vu, plus
haut (n^ 2). Lardizabal se servir
de la forme en go, pour celle en
en; nous retrouvons ici, quoique
dans différents dialectes, la même
liberté. Cette façon de rendre
le futur a quelque analogie avec
l'espagnol, qui rend „avoir à faire
une chose*' par, haber de hacer
algo.
Oo devient ko, quand les lois
phonétiques l'exigent; v. Essai,
Ch. n. Emango, galduio, etc. M.
l'abbé Inchauspe ignorant les lois
phonétiques de la langue basque,
se figure que les formes joanko,
emanko (v. verbe basque, p. 9. note,
1.) ont été abaudonnées par les
dial. soûl, et bn. à cause de la
rudesse du son; il ajoute qu'elles
sont conservées, dans les dial. guip,
et bise. Nous avons déjà dit dans
notre Essai que c'est une erreur;
c'est la loi phonétique qui exige
joango et emango, tout aussi bien
en soûl, qu'en bise, ou guip. Joanko,
emanko n'existent pas.
5® Ooy sert encore à indiquer
le but d'une action, qui se rap-
porte en réalité à un temps futur;
go correspond alors à de, fr.; para,
esp.; zu, um zu, ail. Ene galtzeko
aemoa artu zuen, g. et il prit la
résolution de le perdre. Ta emoten
deutsa bizitzia aterako bidea, b. et
il lui donna le moyen de se tirer
de la vie. Ekartzekorik (ko-ik, plus
r euph.) ezta, 1. il n'y a rien à
apporter. Nekazariak ona izateko,
hear da, pour être bon laboureur,
il faut.
6^ Oo, sert finalement à expri-
mer dès, depuis. Abran Egipton aartu
zaneko (zan-ko avec e de liaison),
g. Dès qu'Abraham entra en Egypte.
Quand go, de, se trouve suffixe
aux pronoms démonst. ou bien à
un nom pluriel, il faut le faire
précéder de eta et alors go devient
ko, après la voyelle a, v. Essai,
Ch. II. Onetako, de ceci, à cause
de ceci. Bana kongrêgazio (congre^
166
gatio) egunetako ez dute bear Ittkeên
euakarazkolibrurikyMeiïàihxiixi. Mais
les congrégations de (nos) jours,
n'ont pas les livres basques qu'il
faudrait. Nous n'avons pas pu
découvrir, jusqu*à présent^ Tor^ino
de eta; v. ta.
Oora.
Ooj ne se retrouve pas seul, au-
tant que nous sachions, avec sa
signification primitive de ^^haut*'.
Comme on vient de le voir, go est
un suffixe et comme tel a perdu
sa signification propre. Cependant
go a donné des dérivés et par ceux-
ci nous pouvons fixer le sens pri-
mitif de go, qui est, haut.
Gora, g. b. bn. en haut; déco-
ra; litt. vers haut; exactement Tall.
nach oben. Baria eunda (eun eta)
berrogeita amar eguneen urok gara'
beerarik egm gobe iraun zuten, Lar-
dizabal. Mais (pendant) cent cin«
quante jours les eaux restèrent sans
aller en haut ou en bas; ail. nach
oben oder nach unten. En lab.
gora signifie, haut, adv. Zeruagora
da, le ciel est haut. Eta hain gora
JcorUemplazionean altchatu dire? Chou-
rio, p. 46. Et se sont-ils élevés si
haut dans la contemplation?
Oora a donc perdu en lab. sa
signification propre de mouvement,
vers le haut, go-ra, et ne signifie
plus que haut, adv. H règne cepen-
dant une certaine confusion ; tan-
tôt on serait tenté de croire que
le sens de ra se retrouve, p. ex.
AUcka zaizu bégiak gorat zure Jain-
goaganat, Chourio, p. 72. Levez les
yeux en haut vers votre Dieu;
gorat {raiss^ra) indique ici la di-
rection vers, exprimée, il est vrai,
par ganati mais en tout cas goral
ne signifie pas ici „haut"; garai
correspond ici à Tall. nach oben,
ou bien à, auf. D'autre fois le nciot
devient méconnaissable, p. ex Bigiaz
gauza gorez minzatzeak ezgaituêoin^
dutzen, Chourio, p. 26. En vérité,
le parler de choses hautes ne saDO-
tifie pas l'homme; c. a. d. les pa-
roles sublimes ne sanctifient pas
l'homme. Gorez est ici pour ^oro-^;
comme Chourio l'écrit, le radical
serait gor ou gore et non pas jora.
Même observation pour gorena, v.
plus bas.
Gorabera, g. b. plus ou moins.
Gorago, 1. bn. plus haut; de
gora-go^ compar. de gora. Etabert^
zeak baino gorago igan nahi tzatea^
Chourio, p. 27. et de vouloir mon-
ter plus haut que les autres.
Ooratu, goratzen^ g. b. 1. bn. éle-
ver, s'élever.
GoraUea^ 1. le haussement ; subst.
verb. goraite = goratze,
Goraki, 1. adv. de gororH. Zer
probetchu zinduke trinitaiéko miaterioaz
gauza barrenak eta gordeak jakiUa^
eta ketaz zuhurki eta goraki nUnzat-
167
jsea^ GhonriOj p. 26. A quoi vous
sert-il de savoir les choses ca-
chées du mystère de la trinité et
d'eu pa]:ler savammeut et haute-
meutP
Oorena^ 1. le plus haut; super-
latif» c. a. d. génitif de go, comme
andienay de andi. Il aurait fallu,
il est vrai, goena, par analogie avec
les autres superlatifs, qui, contrai-
rement à la règle générale, n'in-
tercalent pas le r euphonique*
Gorena, est donc une exception.
(V. plus haut ce que nous avons
dît de, gorez s. v. gora). Ikhasharirik
gorena da buruen ezagutzea. Chourio,
p. 80. Le meilleur, le plus haut
enseignement est de se connaître
soi-même.
Oarapen, g. 1. élèvement; — 1.
bn. croissance de la lune; àegara-
pen.
Ooratasun, g. b. 1. hauteur; de
gora-UMun.
Gorakoa, g. b. le vomissement;
de gorcb'ko; la forme d'un adj. em-
ployé substantivement.
Ooragale, g. goraU, bn. envie de
vomir; de gora-^ale et ^ora-2e pour
zcUe.
Oorhain, bn. dégoût provoquant
à vomir. Salaberry. Le h est de
trop, croyons nous; gorhain est
pour gora^egin comme en holl. op-
geven, vomir; de op, piép. sur et
geven, donner.
Oorhaindu, bn. dégoûter, se dé-
goûter; de gorhain. Etymologîque-
ment, gorhain devrait signifier vo-
mir, de gora^gm'du. .-^O- ""^
GoL
Oai^ g. b. haut, élevé. Méndûxren
goya, le haut, la hauteur de la
montagne. Bana zeih ère dan goij
mee^ ondaisu. Lettre de Larramendi
K Mendiburu. Mais quelque élevé,
léger, profond qu'il soit. — Bien
que, pour le moment, nous ne
sachions pas rendre compte de 1'^
de goi, il ne nous semble pas né-
cessaire de séparer goi et go, dont
l'origine commune paraît certaine
et dont la racine est peut-être ig.
Il serait possible que Yi de goi fût
la voyelle formative des adject.
verbaux, comme en de m; aei de
08} ichi de ich; etc. etc.; mais il
"'\M
"..•V
faudrait alors qu'il y eût le
verbal goiiu, qui ne se trouve pas,
autant que nous sachions; il n'y
a qno goititu^ élever, dérivé secon-
daire de goiti,
Goyan, g. b. en haut; de^oi-o-n,
dans le haut; comp. bean de he;
aurrean de aurre, etc. Zerubak goijan
inpemubak beian; gu, puaka bateko
luurrian, bijean erdijan, Moguel. Le
ciel en haut, l'enfer en bas ; nous,
dans un peu de terre, entre les
deux.
GoiHk, g. d'en haut; de goi-tïk.
Ooiti^ 1. bn. 1^ en haut; de^ot-te*.
La signification du guip. goiiik,
168
TT
paraît plus logique; H indique gé-
néralement „à^^\ Ti est dono ici
pour ra, et gaiii correspond kgoray
guip. et est toujours employé avec
les verbes qui indiquent le mou-
vement. Banoha goiti^ je vais en
haut. Eta Jauna gauqa heniçctz haey
minqatu içan çayeman goiH cerurcU
aUcha cedin^ Marc, XVI, 19. Test,
Brochelle. Or le Seigneur, après leur
avoir parlé, fut élevé en haut au
ciel; litt. vers le ciel. Quand „en
haut" se trouve avec des verbes
qui n*expriment pas le mouvement,
on emploie çainean; gainean da, il
est en haut.
Ooitij 1. bn. 2° reste, surplus.
M. Salaberry écrit goithia, et pa-
raît faire ainsi une différence qui
n' existe pas; ces deux mots n'en
font qu'un, qui est pris dans deux
acceptions différentes ; comp. fr. sus,
en sus; ail liber, dessus ; das ûbrige,
le restant.
OoUitu^ goUitzen, 1. bn. élever.
OotHkaj 1. vomissement; de
goUi'ka.
Ooi erre^ g. gohoy 1. (i. a.) étouf-
fant, lourd, en parlant du temps;
imité de l'esp. sobre asado. La
forme lab. que donne P, n'est
pas claire. Dembora çot errea, temps
lourd.
Oohc^ V. ci-dessus.
Ooierrt^ g. goiherri, 1. partie
élevée d'un pays; ail. hochland;
de goi-erri.
Ooierritar, g. habitant de la
montagne, des parties hautes; de
goierri-iar*
Goan» V. joan.
Goan, gogoan behar, ▼. gogo.
GoarSEy 1. espèce d'oiseau; P.
Goayai courant de l'e&a; mot
d'O. selon P.
Goaz, V. joan.
GoohO) V. gozo.
Goga, 1. instrument de fer-
rerie; P.
Gogalgina, v. gogo.
Gogan behar, v. gogo.
Gogara, gogarako, v. gogo.
Gogarte, v. gogo.
GogatU, V. gogo^
Gogo, g. b. L bn. pensée, in-
clination, gré, souvenir, désir. Ar-
tvko dfUe ain ongiUe onarekin legalak
izateko gogo^ g. ils prendront le désir
d'être fidèles à un si bon bien-
faiteur. Croitzik gogoan etinen^ g.
ils n'avaient pas de mauvais pen-
chants. Oogoan atchikazu hUtzea^ 1.
tenez la mort en mémoire. JBaina
beddin gogoz garakic eguken badut;
1. Cor. IX. 17. Test. Eochelle.
Mais si je le fais contre mon gré.
Dit-on en bn. sur, au lieu de,
contre mon gré? Ene gogo oiuany
1. de ma souvenance.
Oogo eman ou emon^ bn. songer
à, s'appliquer à. Oogoemokzurebu'
ruari, Tim. IV. 16. Test Rochelle.
Songez à vous.
Oogoak tman^ g. gogoak emon^ b.
venir à l'esprit.
Oogo onez^ g. de bon coeur.
Gogotik, b. 1. bn. de bon coeur;
de gogO'tik,
Oogoangarri^ g, mémorable; de
gogocHik^rrù
169
Oogoz^ 1. bn. par coeur; de
Oogoeta^ 1. bn. pensée^ réflexion.
Gogariey b. méditation; àegogO'
ariu?
Oogoratu^ gogoratzen, b. 1. bn.
se rappeler, venir à la pensée. (?0-
goraiu zaiû, 1. il m'est venu à la
pensée. liaraiu zaiieze, neuve mai-
teaJt gogaralurU Judasen zarigacki
Anibarro; tremblez, mes (bien) aimés
en vous rappellant le malheur de
Judas.
GogatUfh. bn. amener à soi par
des caresses; — 1. penser, rêver;
i. a.
Gogara^l, à plaisir; àQ gogo-ara,
JBne gogara da, il est à mon plai-
sir, P. (c'est à mon gré).
(?6>^afaib, 1. agréable. Esperantza
dut Eêhddunguziengogarahoa izanen
delà, j'espère qu'il (ce livre) sera
agréable à tous les Basques. Pré-
face du N. T. de Boyaumont.
Gogalgina, 1. complaisant; de
gogo-al-eginf
Gogoan ou gogan ou goan.be"
har, 1. soupçon. Herodes^ errege
JeiUil iariy iil zuen Monamnee
hère emaztea ioleran^ gogan behar
bâtez, Ax. 800. a. éd. Hérode, ce
roi des Gentils, tua sa femme Ma-
rianne, en colère, sur un soupçon.
Gk>go eman, v. gogo.
Gtogoak eman, v. gogo.
Oogoan behar, v. gogo.
Gtogoangarri, v. gogo.
Gtogoeta, v. gogo.
Gk)go onee, v. gogo.
Gk)gor, g. b. 1. bn. dur; — g.
1. malgré. Nere ezjakinari gogor
eginii, g. le faisant malgré mon
ignorance.
Gogoriaaun, g. b. 1. dureté; de
gogoT'tasun.
Gogor^ g. gogorJà, 1. bn. dure-
ment; gogof'hi.
Gogortu, gogorizen, g. b. 1. en-
durcir. A Guéthary on ne prononce
généralement pas le second g.
GogOra, v. gogo.
Gtogoratu, gogoratze, v. gogo.
Gtogorki, v. gogor.
GtogOrtaSTin, v. gogor,
GtogOrtU, gOgOrtze, ^9. gogor.
Gogotik, V. gogo.
Gk>gOZ, V. gogo.
Goha, V. goi, 8. V. go.
Gk>i, V. go.
Goibela, 1. sombre. Gizon goir
bêla, homme sombre.
Gk>iC6C0, V. goiz.
Gk>ich, V. goiz.
Gtoichetik, v. goiz.
Gtoichian, v. goiz.
GoiCllkO, V. goiz.
Gk>ierre, v. goi, s. v. go.
Goiorri, v. goi, s. v. go.
Gk>ierritar, v. goi, s. v. go.
GoîjaJl, V. goi, s. V. go.
Goilierri, v. goi, s. v. go.
Gtoithi, V. goii 8. V. go.
Goiti, V. goi, s. V. go.
Gk)itik, V. goi, s. V. go.
Goitika^ v. goi, s. v. go.
Goititu, goititzei v. goi, s.
V. go.
Goiz, g. 1. bn. goieAj gox^ b.
matin, — bn. tôt, de bonne heure.
Orana goiz da, il est encore de
170
bonne heure. Goiz danik^ dès le
matin.
Oùixean^ g. 1. bn. goman, gov'
ohian, b. poizian, (Guéthary)^ le
matin; litt. dans le matin; de
gaizeorn. OoUean bezaia belhaurîko
jarri behar da, la Yieoxville ; comme
le matin il faut qu'il 8*agenouille.
Ooxian eguôerdian eta arratsian ««a-
ieio orazinoia^ 01aechea;< pour dire
des prières le matin, à midi et le
soir.
Goizean goiz, g. 1. de bon matin.
GaizU, bn. de bonne heure; de
gaiz^-ii.
Goizetii, g. 1. bn. goichetik^ b.
dès le matin, de bonne heure; de
goiz'tïk; le e est de trop. Goizetik
arratsera^ du matin au soir.
Goizeko, 1. bn. du matin; de
gaiz'io. Le « est de trop, k peut
suivre z; mais l'ancienne orthogra-
phe gaiceco avec e rendait le e né-
cessaire. Goizeko otioUza, la prière
du matin. Nous ignorons si Ton
entend lee dans la prononciation;
mais l'orthographe peut avoir in-
fluencé la prononciation.
GoicAko, bn. un peu trop de
bonne heure; de goiz'ko, avec ck
pour indiquer le diminutif.
Goizegiy 1. trop tôt; de goiz-egi.
Goiztiria, 1. matinée, P. i. a.
Goiztiarra^ 1. matinal, P.
Goizeaii, v. goiz.
Goizegi, v. goiz.
Goizeko, v. goiz.
GkxbEetik, v. goiz.
QoiziAIl, V. goiz.
Gk)izik, V. goiz.
Goisrtiarra, v. goiz.
Goiztiria, v. goiz.
GokhO, 1. bn. grappe. Màkaiz
gokioa, la grappe de raisin. P. écrit
gok'koa, ce qui ferait penser que
c'est un mot composé; nous igno-
rons comment; ko peut-être de ako,
bouche?
Gokhoz, bn. 1® partie du filet
par où le poisson entre. 2^ bois
sur lequel on fait rouler les meules
d'un moulin à farine.
GoLANDRA, 1. double menton.
Ce mot n'est pas basque à en juger
par la terminaison.
GoLABDO, 1. récompense; de l'esp.
galardon, même signification.
GoLASPE, bn. le dessous du men-
ton du porc. Sal. De gola, esp. et
azpi?
Gk>LATU, bn. se dit des moutons
quand ils ont des tumeurs sous
la bouche; de l'esp. golaP gosier.
Golde, g. b. 1. charrue; — L
bn. soc de charrue; — 1. arpent
(de terre).
GoldoriZj g. soc de charrue; de
golde-ortz.
Golde naèar ou pikoya, L bn.
contre; pointe en fer qui trace le
sillon, soit mobile, comme aux an-
ciennes charrues basques, soit fixée,
comme à celles de nos jours.
GoldetUf goldetzen, g. labourer.
Goldetu, goldetze, v. goldâ.
Gtoldortz, v. golde.
GoLHARi, cuillère. Selon M. Sala-
berry, du dial. soûl. Probablement
une corruption du fir.
Gk)lkho, golko, v. kolio.
171
GoKBiTE, 1. banquet; F. gomUf
bn. invitation; de l'esp. convite.
GombidatUy gamUatu^ inviter.
GFoNA» 1. cotillon ; dn prov. gona,
robe, V. L. B.
Gondera, bn. 1® chapelet. 2^
mauvaise herbe dont les racines
ont la forme d^un chapelet.
Gtongoilla, 1. tumeur qui vient
sous le menton des moutons; comp.
golaiu.
Gk)phor, v. gopor.
Gk>por, 1. gophoTy bn. écuelle,
bol, jatte en terre ronge avec
anse.
Gor, g. b. 1. bu. sourd. P.
écrit aussi çorraf mais ce mot est
inconnu aujourd'hui. Comp. elkhor.
Gortiuitn, g. b. gorreria, garAeria,
1. gordura, bn. surdité; de ^or, avec
les term. eria, tasun, dura,
OarAeria est le seul mot, autant
que nous sachions, oiileAàeAeria
se retrouve; v. l'introduction, para-
graphe sur la mutation de à en k,
Gtora, v. go.
Gtorabera, v. gora, s. v. go.
Goraintziak, g. b. compli-
ments, amitiés, salutations; — 1.
recommandations; P. i. a.
Goragale, v. gora, s. v. go.
GtoragO, v. gora, 8. V. go,
Ooraite, v. gora, s. V. go.
Gorald, v. gora, s. v. go.
Gorakoa, v. gora, s. V. go.
Gorale, v. gora, s. v. go.
Gtorapen, v. gora, s. v. go.
Goratasun, v. gora, s. v. go.
GtoratU, v. gora, 8. V. go.
Gtoratze, v. gora, s. V. go.
Gorda, gordato, gordatze,
V. gorde.
Gorde, g. b. 1. caché.
Gorde, gordetzen, g. gorde, gor*
deten^ b. gorda, gordatu, bn. gor»
datu, gordatzen, 1. cacher. Oorde da,
il s'est caché.
Oordetu, gordetzen, g. b. 1. gar-
der, serrer, défendre, protéger, s'abs-
tenir. Ez dala inor zeruôan aartuio,
bere agindttbak gorde baga, b. que
nul n'entrera au ciel, sans garder
ses commandements. Gordezazu zure
bioizian itz làbur au, Echeverria,
p. 280. G^dez dans votre coeur ce
mot court. Ardotik gordetzea, g.
s'abstenir de vin.
Gordete, v. gorde.
GordetU, v. gorde.
Gordetze, v. gorde.
Gordin, g. b. 1. bn. cru, pas
cuit; vert, pas mûr, — g. vert,
d'un vieillard.
Gordura, v. gor.
Gorena, v. gora, s. v. go.
GtorgoUu, g. bosse.
Gorhain, gorhaindu, v. gara,
s. V. go.
Gorheria, v. gor.
Gori, g. b. ardent, incandes-
cent; — 1. chaud, rouge de feu;
burdin goria, fer rouge, P. — bn.
encourageant, excitant. Evidemment
pour gorri, que P. écrit avec un
et avec deux r; on prononce aussi
toujours les deux r.
GorUu, goritzen, 1. échauffer, em-
braser; — bn. encourager.
GontU, gontZGlly v. gor%.
Gorkara, v. gorri.
172
Goroldi, goroldiOj v. aroldio.
Gorosti, g. b. L bn. houx.
Gk>rotSj g. 1. 8. iorotz^ b. 1.
famier.
Garoztu, porosten, g, fumer la
terre.
Goroztu, gorozten, v. fforotz.
QoRPHiTz, V, garputz,
GoRPUTZ) g. b. 1. gorphiiz^ bn.
corps; du lat. corpus.
Gk>rra, 1. espèce d*oiseau de
mer. Le Ms. de P. était illisible.
Gorreria, v. gor.
Gorri, g. b. 1. bn. rouge; nu.
Belhaun gorritan jartzeû, se mettre
à genoux nus. Comp. larrugorri.
GorritUy gorrùzen, g. b. i. bn.
rougir.
Gorrilaraj L^or^arâ^^bn. couleur
tirant vers le rouge; de gorrù
iara 2.
QorringOf g. b. 1. jaune d*oeuf.
Oorrikara, v. gorri.
Gorringo, v. garrl
Gk>rritu, gorritzen, v.garri.
Gorromio, 1. rancune.
Gorroto, g. b. rancune, haine.
GorroiatUy gorroiatzen, g. b. haïr.
Gortasun, v. gor.
Gom, b. quenouille.
Gorille, fileur.
Gtosaldu, gosaltze, v. gose.
Gosari, v. gose.
Gk>8e, g. b. l.bn. faim; affamé;
Pangl. hungrj. Go9e naiz, je suis
affamé, j*ai faim; I am hungry.
Mendi goseak^ P. montagnes stériles.
Gotele, 1. famine. GoseteziUda,
il est mort de famine; P.
Gogeiu,goaelzen, l.bn.b. avoir faim.
Goêarif g. 1. déjeuner, sabst.
Astarloa cite (Apologia, p. 313)
goxala, goizala^ comme du bise, et
composé de gaiz-ala, fortifiant ma-
tinal (fortificaciou matutina.) Cette
étymologie n^est pas admissible,
croyons nous ; ala est pouvoir, force,
ainsi force matinale, et puis il
reste à savoir si le mot gaizala
existe; il fallait à Astarloa on
mot en l pour expliquer le l du
verbe goêoldu,
Goiari, paraît plutôt être com-
posé de goae-arif 4, bien que le
sens n'en soit pas très clair (comp.
daziariy a/ari), et de là le verbe
goêoldu.
Gosaldu, gosaUzen, g. l.gaxaldu^
b. déjeuner; de gomri^u; pour la
permutation de r en /, v. ari, 3
et afaldu, bazkaldu,
Gosete, v. gose.
Gosetu, gosetze, v. goae.
GosTA, oosTATZBN, 1. bu. coûier.
Gothor, 1. fier, altier; i. a. —
1. bn. fort.
GolAortUj bn. grandir, se fortifier.
GOZ, V. gaiz.
Goxlan, v. goiz.
Goxaldu, V. goae.
Goyan, v. goij s. v. go,
Goyena, L crème; p. Super-
latif de goit le dessus.
Goyerri, v. goi.
Gozaita, v. gazaUa.
GozAKAiTZ, V. gozo.
GozALDi, V. gozo.
Gozama, v. gazama.
GozATu, V. gozo,
GCZATZE, V. g020'
178
Gozo, 1. bn. jouissance; — g. b.
1. bn. doux^ de bon goût, savou-
reux; goût, saveur; de Tesp. gozo,
qui se rattache au lat. gaudium, v.
Diez, E. W. Il nous semble que
les différentes acceptions de gozo
se lient très naturellement les unes
aux autres; mais sans cela on se-
rait tenté de séparer gozo jouis-
sance, de gozOj doux^ qui pourrait
être une variante de geza, doux,
insipide. Il est assez surprenant,
que les dial. basq. esp. niaient pas
ffozo^ jouissance, bien que ce mot
soit évidemment pris de Tesp. £n
g. et b. on dit poz ou atsegia. Le
lab. emploie gozo encore dans un
autre sens; eztugozorik signifie dans
ce dialecte: il n'a pas de repos;
en guip. : c'est un rustre, un lour-
daud; no tiene gracia.
Oocho. bn. même signification que
gozo^ mais se dit des petites choses.
Gozoloêun, b. syn. de gozo,
GozalUf gozalzeUf 1. goza^ gozatu,
bn. jouir de.
Jostatu, joatatzen^ g. 1. bn. dos^
iaiu^ L bn. se réjouir, s'amuser,
n serait peut-être mieux d'écrire
le lab. et bn. yoêiatu, en donnant
à Vy ce son particulier d;\ qui
se retrouve dans quelques rares
mots; p. ex. yaslatu, = dastatu;
yeUzi = deiizi. La mutation de g
esp. en j basque est rare; aussi
se peut<il que le guip. ait pris le
mot des dial. 1. ou bn. qui écri-
vent, il est vrai, dosta^ doslatu,
(v. Pr. 525 d'O.) mais qui pro-
noncent djo9ta^ etc.
Bosia^ bn. dosteta^ doêtaketu^ amu-
sement, récréation; du nom. verb.
jostatu, dostatu. Dostakelu^ a plutôt
Pair d'être une forme biscayenne;
V. Jostaketan. Jostaketan ibilU, g.
se réjouir. Cette expression que
nous n'avons pas pu trouver chez
Larramendi, mais dont Lardizabal
se sert, paraît plutôt être du dial.
bise. Les subst. verb. dans ce dial.
se forment à l'aide de la termi-
naison etan^ ten ou tzen^ etc.; adi,
adieian; ezion, esioneûan; aiera,
aieraten^ v. Zabala. p. 13. Or
etan est pour hetan (v. ta), et le A,
venant au milieu du mot est de-
venu k^ Jostaketan^ sera donc pour
Josloâlan, jostaéen, et synonyme de
josiaizen, Gomp. ardatzketan fiaiz,
je file; anreketan iôilli, s'amuser
avec les femmes; etc.
6ozaldi,g. bonne humeur; sen-
timent de bien-être. Oozaldiaz dago,
il est en bonne humeur.
Oozakaitz, g. mauvaise humeur;
de gozo-gaitz,
GozoTASUN, V. gozo.
Obedale, 1. (?) plat (vaisseau,
dit O.) pour hacher la viande.
Graba, 1. (Guéthary) espèce de
petite dorade.
Grina, g. b. chagrin ; — 1. soin,
souci, scrupule, P. Du prov. gri-
nosaP affligé; triste, v. L. £. On
trouve le mot gnria chez Larra-
mendi, pour inclination ; mais il
n'est guère probable que ce soit
le même mot.
Ou, guk, g. 1. bn. geu, geukj
b. nous. Gurif à nous.
174
Owrtt g. 1. bn. gmre^ b. notre;
de gu; oomp. «tfVi fre^
mWCf OCrCm
Geroi^ g. nons-méaiee; de ffwre-
Cfdt^ on deyiM9«i, avec r enph.
GwtfMlv» gwreis0m^ L orottre, P.
Anjonrdlini, s'approprier.
Onchi, gichi, g. gieU^ b. gmii,
L bn. pen. 6Wt dira, ils sont
pen. .fii^p gmUz^ en pen de mots.
GieUiam, g. b. gniiiam, L rare-
ment ; de ^«eif et gutpian,
CHeUeuegy b. çutienaz^ bn. ^tf/î^-
SM01I, L du moins; dn superlatif
pcàiem, ffuiien, et m.
Gieàiiiu, b. ^«/jte, gniiizen^ 1.
bn. diminuer.
GmiieUo, L bn. bien peu ; gniieh^
io; ei, diminutif.
GrMii edo amlz^ bn. plus ou
moins.
Gidd gcra bera, b. plus ou !
moins. |
Ondllf 1. bn. combat, disjmte.
Gttduia^ 1. bn. en combattant;
de guàfir-ha.
OudtUêu, 1. querelleur; de çu-
Ghadnka, ▼. gudu.
GndntBii, v. g%du^
GuixBu^ b. gourmand; de Tesp.
gula, gourmandise.
Ouiia, ▼. une.
Ouneka, ▼. une.
Gupela, V. dupha.
GuFUiDAy V. gupida.
GuFHiDEXi, V. gupida.
Glipia» bossu; mot d'O. se-
lon P.
GiTPiDA, L gwpUda, bn. m6ia-
gementi épargne; du fr. ci^nde?
mais il a de la rëpugnanee à don-
ner quelque diose. Cernée bere eem
prepria egpaiim guppida miat^ Som.
Yin. SI. Test fiochelle. Loi qui
n'a point épargné son propre flls.
Oupiidexi, bn. agir avec ména-
gement; de gupUd&'eUL
Glir, bn. ihir, L référence, sa-
lut. La signification primitire de
ce mot, panât fitre: courbé, pen-
ché, incliné. £n g. et b. on dit
agur^ quand on rencontre quel-
qu'un: bonjour, je tous salue. H
est difficile de rendre compte de
Ta, mais il parait certain que aguf
vient de gur.
Grurlu, guriieu^ g. L saluer, in-
cliner la tête en saluant.
Eiurljikurtu, bn. s'abaisser. Noos
suivons l'orthographe de M. Sala-
berry; mais le ^ ne peut appartenir
au radical. Ce n'est pas comme,
p. ex. iag, kazi^ nourrir; là le «i
qui forme Tadj. verbal, est souvent
supprimé en bn. ce qui n'a jamais
lieu dans les dial. basq. esp. Kkuri
n'est pas le seul nom verbal, si
arbitrairement coupé en deux; oomp.
hanty hantu^ enfler.
Makur, b. L makkur^ bn. tordu,
courbé, dévié. Même difficulté pour
expliquer le sia de mahur que l'tf
de agur. Eaudrait-il considérer ces
mots comme des pléonasmes; dans
d'autres langues on en trouve des
exemples; on dit: krumm beugen,
ail. courber; de krumm, adj. courba
175
et beagen, plier. Zuschliessen, fer**
mer; de za, adv. fermé et schliessen
fermer. Il faudra alors rechercher
si ma a ou a eu la significatiou
de ^^courbé'^ Ck)mp. maio, catochet.
MaiuriUf makurtzen, g. b. I. bn.
se courber, indiuer, plier. Bekin
tmJkurtuz gero aide baiera ezin
chuchen dUeke bertzera eta ez gù
bêlai bihur^ Âz. p. 98. Après avoir
été courbé, après avoir penché vers
un coté| on ne pourra le redresser
vers Tautre^ ni le retourner en
arrière.
ChtrpUy g. iurpUy b. roue; de
ffurMa?
^ff^re, g. b. 1. vieillard. Au
pluriel en lab. agureak ancêtres.
De gure^ puisque le vieillard est
courbé P
Agwretu, g. b. vieillir.
Gure^ comme inclinaison au mo-
rai (inclination), sert de terminaison
pour former des adjectifs et devient
alors généralement gor ou hor^ se-
lon les lois phon. v. Essaie Ch. II.
Logure^ g. enclin à dormir, envie
de dormir. Azkuref g. b. envie de
se gratter, de atz^gure; h pour g
après le sibilant. Ilkor, g. 1. mor-
tel; etc.
Gura^ b. désir, volonté. Accom-
pagné des terminaisons auxiliaires
iotf dozu, dau, etc. correspond à
fjVouloir", gura dot, je veux; en
guip. nai dei.
Gura^ V. gur.
Ouraizi, g. ciseaux.
Gurasoak, g. b. burhasoak, 1.
bn* parents, père et mère; en bn.
bisaïeul. Pour la mutation de g
en b comp., ebiakoUza, egiakaitza;
bnrdi, gurdi; nabuei, nagtm,.
Gurbil, bn. soigneux, propre;
l'opposé de zirzil.
Gurbiza» g. espèce de poisson
de mer.
Gurdi, g. burdi, h, char.
Glirdo, bn. mou, tendre. Ne
serait-ce pas V esp. gordo, gras?
Gure, V. gu.
Gurendu, guretze, v. gu.
Guri, 1. V. gu.
Guri, 2. g. b. 1. bn. mon, ten-
dre; beurre. CAal guri bai, un veau
tendre. OAe guri bai, un lit mou.
Chtriki, adv. de guri-ki.
Gurpil, V. gur.
Gurtu, giirtze, v. gur.
Gurrinka, g. gurrunga, gur'
rungai, 1. En g. grognements; en
1. ronflement. Gurrunga dago, il
ronfle.
Gurrunga, gmrungai, v.
gurrinka»
Gurruntzi, 1. diarrhée ; P. i. a.
GuBUTZE, V. kuruize.
Ousu, 1. lenguiu, g. b. guzialekeUf
bn. leienkuHha, Guéthary; cousin
germain; duprov. cosin, avec chute
de n; ou du cat. cosi. Les dial.
basq. esp. ont dû prendre le mot
des basq. fr. puisque consobrinus
a donné sobrino en esp.; etcosin,
pr. cugiuo, ital. cousin, fr. Tous les
dial. ont adopté la manière esp.
d'exprimer cousin germain, primo
hermano, par leAen, primo, premier.
Gustera, v. eziera.
GusTO, 1. bn. goût.
176
Gnthizi) v. gutizi.
Guti, V. guehi.
Gutienaz, gutienez, v. ^ticib*.
Gutienean, v. guchi.
Gutitan, v. guchi.
Gutitu, V. guchi.
Gutizi^ g. ffutAisi, 1. bn. dé-
sir.
Guzi, g. 1. bn. guzih g* b.
tout.
Guziz, guzliz, g. très; — 1. bn.
b. sartout ; tont, dans les composés :
ffuziz boihereUu; tout puissant.
Guziz ere^ 1. surtout.
Guziagalik ere^ g. 1. guziagatik
àere, b. guziareUéi ère, 1. toute-
fois; malgré tout.
Gutia àatzu, L presque tout
un. P.
Guziagatik ère, ▼. guzi.
OuZIALEHENy V. gUSU,
Giisiz, y. gvzi.
Guztera, v. eztera.
Guzti, V. gun.
Guztiz, V. guzi.
Guznr, v. gezur.
Guzortatu, y. gezur.
Guzurti, V. gezur.
Guzurrez, guzurreKko, v.
gezur.
£[■
Habail, v. uèal.
Habarrots, v. adar.
Habe, v. ode, l.
Habela, v. u6aL
Habi, V. abi.
Habil, V. ibilli.
Habirakoia, I. uiot (vieux mot
fr.?); Toenf qu'on laisse au nid
pour faire pondre la poule. P.
Haboro, soûl. plus. Salaberry.
Habuin, 1. hagiin, bn. écume
de la bouche. Pour la mutation
de ff en 6, v. gurasoak,
Eta ezpere hehaiazozu haaèrretua
dabillan bati^ nota mintzo den^ nola
ahotik habuina dation. Ax. p. 280.
a. éd. Et sinon regardez quelqu'un
qui est en colère, comment il parle,
comment Técume coulé de la bouche.
Habuinim, 1. baveux ; de hoèuifi'
t9U.
HabuintSUL, v. habuin.
Hacha, bn. qui n'a rien, qui
ne possède rien.
Hache, bn. fardeau,chai^e d'hom-
me; de l'esp, haz.
Hachetari^ 1. porte-faix ; de hache-
ari, 4 et 2 eup.?
HachekatUy bn. préparer des far-
deaux.
Hadi, 1. bn. 2^« pers. de Timpér.
de izan; sois. En g. et b. adù
Haga, V. aga,
Hagana, 1. sorte d*herbe. P.
Hagatu, V. aga.
Hagin, v. agin, 2.
Hagitz, V. agitz,
HagO, 1. 1^ fourneau. 2^ ba-
lance. Il est probable que ce n'est
pas le même mot.
Hagorandu, 1. qui est aux
abois, agonisant.
HagUH, V. habuin.
Haicbtur, bn. ciseaux, forces.
Haik, 1. haika, bn. Sal. S^""
pers. de l'imp. de jaiki; lève-toi.
Haik hariic^ jar adi orazinelan,
egiok heure Jainkoari olhoitz. Ax.
70. a. éd. 2^6. n. éd. . Jonas, Ch.
I. 6. et non pas Gh. II; erreur
dans les deux éditions. Lève-toi
de là, mets-toi en prière et fais
prière à (et prie) ton Dieu.
Haiu, hainitz, v. am.
Hainbertze, v. ain.
Haitsa, bn. Ma erran deçon^
Zaecheo, haitêa lehiatuqui, Luc.
XIX. 6. Test. Rochelle. Et il lui
dit: Zacchée descends prompte-
ment. Nous n'avons trouvé jus*
12
178
qu'à présent, que l'impér. haiUa.
HftIt Zj V. aitz.
Haizatu, haizatsen, v. aize.
Haize> v. aize.
Hakoko, bn. accroupi; t^omp.
hokoriko.
Hala* V. ida.
Halabere, v. ala.
Halabiz, v. ala.
Hala hala, v. ala.
Halahula, t. ala.
Halako, v. ala.
Halanola, v. ala.
Halarik ère, v. ala.
Halatan, v. ala.
Haldomaldoka, L bn. chan-
celant, boitant, clopin-clopant.
Halga, bn. bruyère ; comp. elhar,
Halgai, v. an, S.
Halikatu, v. art, 8.
Haliko, V. ari, S.
BEalsarrak. Selon P. ce mot
signifie entrailles; et se trouve 2.
Ck)r. XII; mais nous l'avons cherché
vainement.
Haltz, 1. halz, bn. aulne (arbre).
Halz, V. haUz.
Hamabi, v. amar.
Hamabost, hamabortz, v.
amar.
Hama biru, hinir, v. amar.
Hama.ka, v. amar.
Hamalau, laur, v. amar.
Hamasei, v. amar,
Hamar, v. amaf.
Hamaratzi, v. amar.
Hamargarren, v. amar.
Hamarra, v. amar.
Hamarsu, 1. environ dix. Es-
pace d*adjeotif^ de hamof-tw. Ce
mot aurait dû se trouver sous amar.
Hamasaispi, v. amar.
Hambat v- ain.
Hameka, v. amar.
HamUi V. amu.
Hamuarram, v. amorrai.
Han, V. a», s. V. a.
Handi, v. andi.
Handitche, bn. handUsu, l.
furoncle, dou.
Handitsu, v. handUeie.
Hanitz, v. ain.
Hant, hanta, haatzen, L
bn. enfler. Probablement sjnoope
de handitu.
Hantiorj 1. vain, arrogant.
Haniureria, 1. arrc^nce ; de i^ji-
tu-eria; avecreuph. Généralement
eria {heria) devient keria; v. eri.
Hantkor, v. hant.
Hantureria, v. hani.
Hantze, v. hant.
"SLàXi V. a/rtu.
Hbx, v. ar, 3.
Hara, 1. bn. voilà; v. ara, 2
pour l'explication. £la cembaitee
errancieçon; Aara Aire ama, Matt.
XII. 47. Test. Bochelle. Et qud*
qu'un lui dit, voilà ta mère.
Hara, 2. v. a.
Harabara, 1. bruit, tintamarre.
Ce sera pour harrabar.
Haragii v. aragi.
HaragizkO, v. aragi.
Haran, L bn. vallée.
Haraitzin, v. hura.
Harapirika, v. aragL
Hararazi, v. artu.
Harategun, v. aragi.
Harbi, 1. l"" rave. V laitance.
179
Hardia, v. arri, 1.
Hardoa, mot d'O. selon P.
amadou; syn» de ardai.
Haren, v. Aura.
Harendi, horreindi, hu-'
nandi) bn. Ces trois mots sont for-
més des trois démonstr. kar (forme
hypothétique^ dont kari, ark pour
Tagent, v. ara 2 et Aura) kor, Aun,
et signifient, comme noms, ce que
les démonstratifs signifient comme
adverbes. M. Sal. n'en donne des
exemples que comme adjectifs:
AarendikOf Aunendiko, Aorreindiko,
d'ici, de là; ail. biesig, dortig.
Harendiio Iota SimonetUzai on da
eia Aunendikoa enetzaty le lot du
c6té le plus éloigné de nous (der
dortige theil) est bon pour Simon,
et celui d'ici pour moi. Hunendi-
loay est employé substantivement^
Aunendïko^a^ le, la chose (le lot)
d'ici. La terminaison di pariât être
le suffixe di^ de ; mais la désinence
en^ du démonstratif est obscure.
Haretsi, arretsi, 1. enroué
F. i. a. >%
Hargatik, v. hma.
Hari, v. Aura ; ari, 3. et ari, 4.
Harilkatu, v. ari, S.
Harilko, v. ari, 3.
Harits, v. aritz.
Haritze, v. ari, 4.
Hark, V. Aura.
Harmen, bn. portée; de Aar
{hartu)'-men. AcAeriai hAauntu zien
maAaxa Aarmenetik gorago, le renard
trouva du raisin au-dessus de sa
portée. Sal.
Harmora, L masuroj mu-
raille de bottvillage^ P. i. a.
Harotz, v. a^otz.
Harpa, L l"" griffe. S"" engour-
dissement de la jambe.
Harpegi, v. aurre.
Harrabar, v. arri^ !•
Harrabots, v. aàarrots, s. ▼.
abar.
Harramantza, 1. vacarme
(d'enfants).
HarrapatU, bn. attraper, re-
trouver, atteindre.
Harrauts, v. Aerots.
Harri, v. arri, 1. et 2.
Harri abar, v. arri, 1.
Harrigarri, bn. épouvantable,
V. arri, 1.
Haxritu, harritze, v. arri^ i.
Harro, v. arro,
Harrobi, v. arri, 1.
Harroin, v. arri, 1.
Harroki, v. arri, 1.
HaxTOts, L bn. gousse verte
et piquante de la châtaigne; comp.
gardox.
Hartakotz, v. Atira.
Hartara, v. Aura.
Hartaraino, v. Ai^a.
Hartarakotz, v. Aura.
Hartariki v. Atira.
Hartean, 1. parmi, entre. Ce
mot aurait dû se trouver s. v.
arte; généralement on écrit artâan.
Âxular s'en sert, v. l'exemple s.
V. eiin.
Hartsi, 1. épars, éparpillé. Ele
Aartsiai, les cheveux épars.
HartUi V. ariu.
Hartzaz, v. Aura.
Hartze, 1. v. arht.
180
Hartsse, 2. v. artu.
Hartzeduiii v. ariu.
Hartzeko, y. artu.
Hajrzarai bn. de nouveau; syQ.
de berriz, P.
Harzaratzea, reculer, détour-
ner, rebuter; i. a. Mot d'O. selon
P. Gomp. Aoêiangarri,
Has, V. haU^ 2.
Hasarredura, v. ai8, 1.
Haserre, v. aU, 1.
Haserretu, v. aU, 1.
Haserretze, v. aU, i.
Hasi, V. o^, s. V. oê.
Hasper, hasperapen, v. aU, 1 .
Hastamu, v. atz,
Hastan, v. azkendUf s. v. alze.
Hastangarri , rebutant , de
hastan-garri. Urgoi gaiza Jiasian-
garri^ prov. d'O. 461. un fâcheux
reproche est capable de rebuter.
P. cite une variante de ce prov.
oà se trouve harzaragarri, au lieu
de kaatafigarri. Hastan et haatamr
garri nous semblent être des formes
corrompues de alzen.
Ebstailtze, v. aziendu, s. v.
alze.
Hastapen, v. asi^ s. v. as.
Hastasta, hastatcha, 1. pa-
pillon; syn. de càicAUera,
Hastatu, v. aiz,
Haste, V. oêij s. V. as.
Hastepeiii v. asi, s. v. as.
Hastiaduha, v. hasiio.
Hastiagarri, v. hastio.
Hastiatu, v. hastio.
Hastio, 1. bn. dégoût, haine,
dédain; de Tesp. fastidio.
Hastiaôu, hasiiatzen^ 1. bn. haïr.
Hàséiadura, bn. aversion; de
Aasûio'dura,
Hasliagarri, bn. détestable; de
Aastia-garri.
Hastu, V. A(Us, 2.
Hastura, 1. bn. jeune cochon
de trois à douze mois.
'R'fl^nlllj 1. ortie; v. asun.
Hattikonko, 1. bn. terme d'en-
fant ; sautant en se tenant accroupi.
Hats, 1. V. als, 1.
Hats, 2. 1. Aas, bn. en che-
mise. Â Gttéthary on dit plutôt;
atorra has.
Hasiu, bn. ôter ses habits, se
mettre en chemise. Ne serait-ce
pas de ais, souffle, haleine; qui a
donné aisedeti, souffler, se reposer.
Ici alors „se mettre à Taise/' Dans
ce cas la locution adverbiale ias^
en chemise, vient du nom verbal.
Hatsapatsaka, v. Aaxapaxakoi,
Hatsapen, v. asi, s. v. as.
Hatsbeherapen, v. ats, l.
Hatshartu, v. ais^ 1.
Hatsti, V. ats, 2. t
Ebitu, bn. bardes, bagages.
"H&tZt V. iUz et atst !•
Hatzaman, v. atz.
Hatzegin, v. aiz.
Hatzeman, hatsemaite, v.
Hau, hauk, v. au. 2.
Haugi, bn. 2. pers. sing. de
rimpér. du verbe — ? venir. Haugi
àiAar, viens demain. M. Salaberry
ne dit pas de quel verbe.
Haiir> V. au, 2. et aur.
Haur egotstea, 1. avortement.
Hauride» v« aur.
181
Haurrakliaite, v. aur.
Haurrukhaizte, v. aur.
Haurtasun, v. aur.
Hause» couteau à deux tran-
chants. Prov. d'O. 224».
Hausko» hauskoak, v. ats, l .
Hauste, v. auta.
Hausterria, v. auts.
Hauta» bn: àautu, 1. choix.
Bauta^ hautatu, iautatzen, 1. bn.
choisir. Lardizabal écrit autu, choisi;
le radical serait alors au et tu la
terminaison, comme ar et arlu,
Orduai Jainkoak bere erri berezi
eta serbUzariizat Abraham eta anen
ondorea auiu zituen. Alors Dieu
partagea son pays et choisit pour
serviteur Abraham et sa (de celui-
ci) postérité.
Auhera^ g. choix.
JuteUi, g. choisir; de' aula-elsi ;
syn. de hautatu.
ITauteman, auteman, 1. remarquer)
observer, examiner: de hauta-eman,
Hautatu, hautatze, v. Aau^a.
Hautexnaiif v. hauta.
Hauts, V. auts.
Hautserri, v. auts.
Hautsi, V. auts.
Hantskor, v. auts.
HautU, V. hauta.
HauXi V. autê.
Hauzi, V. auts,
Hanxkor, v. auts.
Hauzte» v. auts.
Hatud» 1. procès. Uta halabaU
din haserre direnen eta hauzitan
daliUzanen hartean, ongunderik egin
nahi baduzu, Axular, p. 302. a.
éd. Et ainsi si vous voulez faire
paix entre ceux qui sont en colère
et en procès. .
Hauzo, V. auzo et hauzu,
Hauzu, 1. hauzo, bn. libre, per-
mis; syn. de zUhegi. Enaiz hauzu,
je ne suis pas libre. Hauzu baniuz
erraitera, s'il m'était permis de dire.
P. écrit aussi haiçu.
Hayek, v. hura.
Hayeil) v. hura.
Hax, V. atsy 1.
Haxapaxaka, bn. hatsapat^
saia, 1. avec précipitation.
HaxarrOj bn. commencement;
syn. de haste, hastepen, Hax sera
probablement pour hmte^ mais la
terminaison est obscure.
Hazal, V. azal.
Hazaro> v. azi, s. v. as.
Hazi, V. azi, s. V. as.
Hazilla, v. azi^ s. v. as,
Hazitze, v. '^azi, s. v. as.
Hazkara, 1. azkara, bn. en cha-
leur, parlant de la chèvre.
Hazkurri, v. azi, s. v. as.
Haznaur egitea^ 1. ruminer.
Hazte, V. azi^ s. V. as.
Hazterij v. atz.
Hea, V. ea.
Hebain, l. impotent, perclus; —
bn. exténué.
HebaindUf hebaintzen, 1. s'estro-
pier; — bn. s'exténuer.
Hebaindura^ 1. paralysie.
Hebaindu, v. hebain.
Hebaindura, v. hebain.
Hebaintze, v. hebain.
Hedadura, v. ede.
Hedatu, hedatze, v. ede.
Hede, v. ede.
182
Hedoif V. odei.
Hegal, V. ego, 1.
Hegaldatu, hegaldatsseï v.
eço, 1.
Hegatstin, y. ego, 1.
Hegatz, bu. toiture.
:, V. ego, 1.
., V. ig.
HegO, V. ego, 2.
Hei, 1. hura et eiy 2.
Heil nit^bn. interj. syn. de hela;
mot par lequel ou auuouce sa pré-
sence. £st-Ge que nit fait partie
de rinterjection, ou est-ce que nit
est ici pour nî, nik?
Heiagora, v. hey agora.
Heieilj y. hwra.
Hein, 1. bn. M. Salaberry ex-
plique ce mot par : mesure de mo-
dération et de comparaison. Ezeman
sob&ra hein bat aski dut^ n'en donnez
pas trop^ une certaine mesure suffit.
Zure eta eue semeak hem berekoak
dire^ votre fils et le mien sont de
la même taille. — Ce mot nous
paraît être une corruption de hain,
ain, tant. On dit encore en italien
un tantino^ en esp. algun tanto
et en £r. aussi tantinet.
Hek» V. hura.
Hekin, v. hura.
Hel, heldii, v. el,
Hela, V. hei nit.
Helantzai 1. maladie invétérée ;
succès, rencontre. Gomp. kelgaitz*
Helarantza^ 1. syn. de helantza.
Comp. helgaitz.
Helbide, v. el.
Heldiak, maladies populaires (?);
mot d*0. selon P. Le sing. doit
être helde ou heldi Comp. helgaiiz.
Heldor, 1. bave; v. elder.
Heldura, v. el.
HelgaitZ, 1. fièvre. La termi-
naisou est claire: gaitz, mal; hel
se retrouve dans beaucoup de mots
qui indiquent ^^aladie". Comp. hel-
diakf helantza, helarantza^ geUeria^
elgorri.
Helxnen, v. el.
Heltze, V. el.
Hemen, hemendik^hemen-
tik, V. emen.
Hemeretzi, v. ama/r.
Hemezortzi, v. amar.
HendellOj bn. insouciant; né-
gligé.
Hera, bn. gésier.
Herabe, 1. bn. répugnance;
paresse.
Herabez, 1. à contre-coeur; de
herc^e-z.
Eeradezti, bn. paresseux.
Herabez, herabezti, v. heraàe.
Herausi, 1. truie en chaleur.
Herautch, v. herautê.
Hérauts^ 1. herautch, bn. verrat.
Herbail, v. erhal.
Herbi, v. erhi.
Herchatze, v. herchatu.
Herdl, bn. incomplet. Sala-
berry. 11 nous semble que c'est le
même mot que erdi, moitié.
Berditu, hertu, hertzen, 1. bu.
diminuer.
HerditUj v. herdi.
Herdoil, v. erdoi.
Hebdoildu^ herdoiltzey v. erdoi.
Hereoha, bn. herresta^ 1. bn.
herexa, 1. P. trace, traînée^ p. ex.
188
d'un limaçon, la trace qu'il laisse
derrière lui ; syn. de hatz et oiniatz.
n nous semble que herreata vient
de kerstu (v. es)^ serrer.
EerrestatUj herrestatzen^ 1. bn.
irriêtiUuy g. glisser.
Eerrestaia, bn. en glissant; de
kerreêta-ka,
Hereiij v. iru.
Herenegim, v. iru.
Her^izi, v. iru,
Herexa, v. herrecha,
HergaitZy 1. effarouché, sauvage,
(d'un animal) i. a.
Herio> v. erio.
Heriotarako, v. erio.
Heriotze> v. erio.
HeriotzegiUa, v. erio.
Her-jaun, v. erri,
Herketz, droit; syn. de chu-
ehen\ i. a. Mot d'O. selon F.
Herori, v. M.
Herorrek, v. M.
Herots, mot d'O. selon P. Aar-
rautèy 1. bruit, renommée. Pour
hofTobots? V. ab<Mr,
Herra, v. erra^ s. V. erre.
HerratsUi v. erra^ s. V. erre.
Herrauts, v. aiUs.
Herrebez, bn. erreèez^ 1. En
lab. revêche; en bn. maladroit; de
l'esp. rebes.
Horreka, v. errtmia.
Herrexnenta^ 1. bn. guenille.
Herrena, 1. estropié, malade, i. a.
Herresta. v. herecha.
Herrestaka, v. herecha.
Herrestatu, herrestatzei v.
herrecha.
Herreta, 1. seau garni en fer. P.
Herri, v. erri.
Herritar^ v. erri.
Hebboka, v. errunia.
Herronka, v. errunia. Ce mot
se trouve dans Tévangile de St.
Luc. dial. guip. publié à Londres,
par la société biblique. C'est un
exemple assez remarquable de la
facilité avec laquelle les mots se
corrompent. Le â est très rare en
guip. et ni est contraire aux lois
de la phonétique. Le bn. herreia
est parfaitement correct.
Hersi, v. esi, s. v. es.
Herskailu, v. hertsi, s. v. es.
Hentu, V. es.
Hertar, v. erri.
Hertchatu, herchatzen, 1.
pousser à^ exciter. Il nous semble
de herstu (v. estu, s. v. es) serrer.
En ital. p. ex. premere pour spi-
gnere s'emploie dans le même
sens. — Jestisen amudioa generosa
da hertehatzen gaitu gauzarik han-
dienetarat, Chourio^ p. 152. L'a-
mour de Jésus est généreux et
nous pousse à de grandes choses.
Hertsi, v. es.
Hertskaillu, v. herUi, s. v. es.
Hertste, v. esûUf s. v. es.
Hertstegi, v. hertsi, s. v. es.
HertstUi v. estu, s. v. es.
Hertstura, v. estu, s. v. es.
Hertu, V. herdi.
Hertze» v. herdi.
Hertzeak, v. estei, s. v. es.
Herxatu, v. hertsi, s. v. es.
Hend, v. hertsi^ 8. V. es.
Herzdura, v. eztu, s. v. es.
Herzeaki v. estei, s. v. es.
184
Hesaula, hezaula, henoa, 1.
pieu. F. i. a. De hesi-olaF bois
pour haie, clôture.
Hesi, V. es.
Hesioa, v. hesaula,
Heskualdun, v. euskara.
Heskualherri, v. euskara.
Heskuara, v. eusha^a.
HestangO, bu. échalas.
HostO, V. eèif 8. V. es,
Hestia, v. es.
Hetan, v. ta,
Hetarik, v. ta.
Hetemete, bn. eifort.
Heure, v. eu.
Heuregi, content; abondance,
foison; mot d^O. selon P.
Heuregoi, beaucoup ; mot d*0.
selon P.
Heuskaldun, v. eushara.
Henskar, v. enskara.
Heuskarazko, v. euskara.
Heyagora, 1. bn. cri de dou-
leur, clameur. Eta Kayen heyagarac
eta sacrificadore principalenac ren-
farzaizen cvraden, Luc. XXIII, 23.
Test. Eochelle. Et leurs cris et
ceux des principaux sacrificateurs
se renforçaient. M. Salabarry écrit
heiagora.
Heyen, v. hura.
Hez, hezi, v. ezi, 2.
Heza, hezatu, v. eze, 1.
Hezaula, v. hesaula.
Hezgaitz, v. ezi, 2.
Hezi, V, ezi, 2.
Heze, V. eze, 1.
Hezetasun, v. eze, 1.
Hezte, V. ezi^ 2.
Hezur, v. ezur.
Hi, hik, g. 1- bn. i, ik, b. tu.
Hi est le pron. pers. de la 2^^
pers. du singulier; il a été géné-
ralement remplacé par le pron. du
plur. zUy qui est considéré de nos
jours comme un sing. Le Testament
de Liçarrague est un des rares
livres, que nous sachions, où il se
retrouve. L'abandon du pronom a
entraîné Tabandon des formes ver-
bales qui y correspondent, et la
langue, si elle y a gagné en poli-
tesse, y a certainement beaucoup
perdu en richesse. — Hic badaquie
ecen on dariçadala, Jean XXI. 15
Test. Boch. Tu sais, que je t'aime.
Hiri, datif, à toi. Nescaicha^ hiri
diosnat^ iaiqui adi, Marc, Y. 41.
Test. Rochelle. Jeune fille je te dis
lève-toi.
Hire, g. 1. bn. ire, b. pron. poss,
ton ; génitif de Ai, comme zure de
zu; nere, nire àenù Eçar ditzaque-
dano hire eisayac, hire oinen sea^
hella, Act. II. 85. Test, Rochelle.
Jusqu'à ce qae j'aie mis tesenne*
mis pour le marchepied de tes
pieds.
Herori, herarrek, g. hi Aa«r, toi-
même. De hi^orif avec r euph. ou
bien du génitif hire-ori. Hihaurk
lan egin ahaluj prov. 234 d'O.
Le travail que tu peux faire toi-
même.
Hidej V. Mde,
' Hidoi, 1. bourbe.
Hidoizlatu, hidoiztatzen, 1. s'em-
bourber.
Higa, higatu» higatzen, 1.
bn. user:
185
Higadura^ L usure.
Higatn, higatze, v. higa.
Higi, liigitu, liigitzen, 1.
bn. mouvoir, remuer, ébranler;
de ig?
Higitn, higitze, v. higi.
Higoa, 1. biche.
Higoillj V. iguin,
Higoindu, higointze, v. iguin,
Higoingarri, v. iguin,
Higun^ bn. sevrer.
Hik, V. hl
Hil, V. U, et ille.
Hilbeharki, v. il
HildOj 1. Udo, bn. tranche de
terre que la charrue a tournée en
traçant le sillon.
Hildo lerroa, hildo a^ka, 1. le
creux du sillon.
Hderreka^ 1. bn. sillon: de'ildo-
erreka. Erreia se trouve par erreur
seul et imprimé en gros caractères ;
c*est le même mot que herreia, v.
errunia.
Mdaux, ildauxi, bn. rompre avec
la herse la terre tournée avec la
charrue; de Udo-auUi.
Hildmnata, hildmnatze,
V. il.
Hilliots, hilhotz, v. il
HUliutcha, V. U.
Hilkor, V. il.
HiUa, hillabete, v. u.
Hillareak, 1. bruyères.
Hilohore, v. il
Hiltze, V. il
Hipa, bn. sanglot.
Hipar, v. ipar.
HiBA, 1. dépit; du lat. ira. Gnzon
hiruay irua, homme fâcheux^ P.
Hîraiu, 1. se dépiter; — bn.
périr, Salaberry.
Hiraka« 1. ivraie.
Hir6, V. hi.
Hiri, V. Ai, et m.
Hirizka, v. iri.
Himiianna, 1. arraignée; comp.
armiarma.
Hirri, v. irri.
Hirritu, hirritze, v. irrUu.
Hinin, v. irun.
Hinir, liinirgarreii, v. iru.
Hirute^ v. irun.
Hisi, dépit, opiniâtreté. O. écrit
iêsi, prov. 288. Issis/raidesarnen'
din. Je me fis moine par dépit. P.
qui le cite écrit Aiêsi, avec A. Le
ê final de i^sis est une erreur;
c'est le suffixe z qu'il faut; issiz,
et mieux alors isiz ou hisiz. Il
nous semble que AiH est une cor-
ruption de Aesi; v. es.
Hisiti^ opiniâtre.
Hisitl, V. hisi.
Hist6, V. hiatu.
Histu, histen, 1. hix, bn. ef-
facer, passer (de la beauté). Selon
P. accomplir. ZIeren bere desiren
hisieagatik prometatzen dute anhitz,
Axular, p. 351. a. éd. 172. n. éd.
Car pour accomplir, remplir, ses
désirs, ils promettent beaucoup.
Hitz, V. itz,
Hitzartu, v. Hz.
Hitzkatu, v. Hz.
Hitzkuntza, v. Uz.
Hitzmitztia, v. Uz.
Hitzontzia, v. Uz.
Hitztegi, V. iti
')Z.
186
Hix, hiztu, V. histu.
Hizkiiiitza, v. Uz.
Hobe, V. oôe.
Hobeago, v. o6e.
Hobeki, v. oie.
Hoben, 1. v. o6e.
Hoben, 2. 1. faute^ péché; —
bn. tort, préjudice.
Hoiendun, 1. bn. coupable, fau-
tif; de Aoben-dun,
Hobendun, v. loben, 2.
Hoberen, v. oôe.
Hobi, V. (fbi'^
Hobiel, V. odei.
Hodei, V. odei.
HoGAZA, OGAZA, 1. fouaco, gftteau;
de Fesp. hogasa, v. L. B.
HogOi, V, opei.
Hoilatzea, 1. se glorifier; P.
Hola, 1. holatan, v. ah.
HoLA, 2. 1. flot; de l'esp. ola,
HoltZE) 1. paroi faite de plan-
ches; de ola — ?
Holtzadar, v. arz.
HOKDA, HONDATU, V. Otldo.
HoNDALEA, V. ondo.
Hondar» v. ondar.
HONDABTZE, V. Oudo,
HoNDATu, V. ondo,
Hondu, V. on.
Honi, bn. complet.
HonUu, bn. compléter.
Honigallu^ bn. complément.
Honigallu, v. hani.
Honitu, V. honù
Hontz, 1- kuntZj bn. hibou.
Hor, or, 1 et 2.
Hordi, hordikeiiEf v. ordi,
Horditu, horditze, v. ordi,
Hori, V. or, 1.
Horma, v. arma.
Horra, v. or, 1.
Horrek, v. or, 1.
: Horrendi, v. harendi.
Horriâ, 1. lambeau de drap.
Hortakotz&t, v. or, 1.
HortZ) V. ortz et orz.
Horteadar, v. arz.
Hortzkitzea, v. ortz.
Hortztoki, y. ortz.
Hosina» 1. grande eau; eau
profonde. P. Oraiôaino bekat% ce-
hiago duzunean, hoêinean barrenago
zaudenean, Axular, p. 86. a. éd.
260. n. éd. Quand vous aurez
péché plus que maintenant, quand
vous serez plus profondément dans
l'abîme (P).
HoztO, V. 08tO.
Hots, ▼• ot8.
Hotz, V. otz,
Hotzailla, 1. serrurier. La ter-
minaison est illa pour egiUa; mais
d'où vient hotz?
Hotsdd, V. otz.
Hotzpera, v. otz.
Hox, bn. interjection pour ex-
citer les boeufs à avancer.
Hoxeman, bn. conduire la char-
rue.
• Hoyek, v. au.
Hozidura, v. ozi.
Hozitu hozitze, v. ozi.
Hozpatu, V. ota.
Hozpatze, v. ots.
Huchtu, bn. sifflet; comp.
istu.
HuchU) bn. interjection, pour
chasser les volailles. Salaberry.
Hudi, 1. udiy bn. étret du joug;
187
le trou du joug par lequel passe
le timon de la charrette.
Hudigo, 1. aversion.
Hnguilj 1. manche de couteau,
de serpe. Sjn. de çider.
Hilin, V. on.
Huinez, v. o^.
Huinka, y. an.
Huinthuz, v. d».
Hula, V. ona.
Hume, g. urne, g. b. 1. bn.
enfant. 11 est curieux que les dial.
basq. fr. qui sont si prodigues de
l'A, l'omettent ici où il le faudrait,
comme les dérivés le prouvent:
arkuMâj zartume, emahume^ sarikume,
de ari, zar^ eman, êosi-kumey pour
hume^ V. Essai, Ch. II, et le pa-
ragraphe dans rintroduction, sur
la mutation de h en k.
Umetaâuny g. le propre de Pen-
fance; de ume-iasun, L'adj. ail.
qui y correspond est kindlich.
Umekeria, g. puérilité, enfantil-
lage; de ume-keria. L'adj. ail. qui
y correspond est kindisch.
Vme orde hartzea, L adopter. P.
Exactement Tall. an kindes statt
annehmen.
UmezuriZf bn. orphelin ; de ume^
zurtz.
Umerri, 1. agneau; — bn. le petit
de la vache, de la chèvre, de la
brebis, etc.
lohil wnea, 1. le bâtard.
Hun, V. mun et on.
Htina, V. ona.
Htinek, v. ona et au, 2.
Hunela, hiinelako, v. ona.
Hunoil, v. ona et au, 2.
Hunendi, v. harendi.
Huneraino, v. ona.
Hungaillu, v. on.
Himgarri, v. on.
Hunki, hunkitu, v. uUiu.
Huntz, 1. bn. V. AontZy 1.
Hlintz, 2. V. unôz.
Hur, V. ur, 1.
Hur, hurren, v. «r, 2.
Hlira, g. L bn. Fron. dém.
celui-là. En bise, le pron. a cor-
respond à Aura. Le nominatif agent
est: ari, g. Aark^ 1. bn. arei, ai,
h. Génitif: aren, g. b. Aaren^ 1. bn.
Datif: ofî, g. b. kari, L bn. Au
pluriel, nominatif: ayei, g. Aayei,
haiek, Aek^ 1. bn. aek^ areek^ b.
Génitif: ayen^ g. aen, h. hayenthn.
heyen, heien, 1. Datif: ayei, g. haei,
bn. Aeif 1. bn.
Hura sert aussi comme pron.
personnel de la 3°*° personne; v.
Essai, p. 26. M. le capitaine Du»
voisin, dans sa critique de notre
Essai, nous reproche d'avoir dit que
le pron. démonstr. Aura est un pron.
pers. 11 ne s'agit pas cette fois-ci
de savoir le basque; il s'agit de
savoir lire, et alors la page 26 de
notre Essai lui prouvera qu'il s'est
de nouveau trompé. •— Eta Aark er^
ran ziezon, bn. et celui-là lui dit.
Hûa Aura oraino urrun zela, bn.
£lt comme il était encore loin.
Jreek esan daue, h. Ceux-là ont dit.
nia Aayen Aejfogorak, bn. et leurs
cris; litt. les cris de eux; le géni-
tif est employé comme pron. poss.
Jeêus bada joan Aequin. Luc. YII.
6. Test. Boch. Jésus s'en alla avec
188
eux. On trouve dans Tévangile se-
lon St. Luc. IL 51, pabliéàLon-
dres, par la société biblique: Or-
duan yautêi cen heyequin, alors il
descendit; avec eux ; il aurait fallu
Aequin; quin (kin) est su£Bxé an
nominatif pluriel, v. Essai, p. 45. —
Hei ëalècUzeko jaHn behar dituzien
gauzak irakhastea, Introd. la Vieux-
ville. Lenr enseigner les choses qu*il
faut savoir pour être sauvé.
£n dépouillant arJc^ hark de la
caractéristique de l'agent {k\ il
reste ar, har, peut-être la forme
primitive et remplacée par hura. En
tout cas ar^ har se retrouve dans
un grand nombre de composés,
dont quelques uns suivent. Voyez
aussi ara^ 2.
• Argatih, g. hargatiJc, 1. pourra cause
de cela; de ar-gatik; v. ci-dessus.
Hartaray 1. syn. de hargatik; de
har-tara; v. ci-dessus.
Harùakotz^ 1. syn. de hargatik;
de haf'takoiz; v. ci-dessus.
Bariarakotz^ 1. ^j^. A% hargatik \
de haT'tarakotz ; y. ci-dessus.
Hartaraino, 1. jusqu'à. Sembora
hartaraino igurikitzen zaizala, eta
ez gehiago. Ax. 125. a. éd. 296.
n. éd. Jusqu'à ce moment il a at-
tendu et pas plus. De har-eta-raino,
Sartzaz, 1. de cela; àehar-tzaz,
V. ci-dessus. Zeren hartzaz kan-
ientatzen da Jainkoa. Axular, p.
229. Car Dieu se contente de cela.
Huragana^ ou argana (plus usité),
g. vers lui.
ibra^«^tA,g.pourlui,à cause de lui.
Haraitzin^ bn. depuis longtemps,
de har-aitziîi; comp. araUzin; ce
mot aurait dû se trouver ici. Guiçon
anayeac çuec badaquiçue ecen harait-
zina danic Jaincoae gure artean eU'
gitu ukan nauela, Act. XV. 7. Test.
Boch. Hommes frères, vous savez
que depuis longtemps Dieu m'a
choisi entre nous.
Hurase, g. celui-là même; esp.
aquel mismo Comp. ause.
Huragana, v. hura.
Hnragatik, v. hura.
Hurase, v. hura.
Hiirbil, liurbildu, v. ur, 2.
Hurkari, v. ur, 3.
Hurolde, v. ur, 8.
Hurren, v. «r, 2.
Hurreneko, v. w, 2.
Hurrentsu, v. ur, 2.
Hurrentzea, v. ur, 2.
Hurran, v. urruti.
Hurrupa, bn. gorgée.
Hurrupatu, bn. aspirer un liquide.
Hurtatu, v. ur, 3.
Hurtu, V. ur, 8.
Huste, V. uts.
Hustu, V. uts.
HuTCHA, KUTCHA, bu. coffrc, ba-
hut; de l'esp. hucha.
Huts, hutsegin, v. uts.
Hutsik, V. uts.
Hux, 1. V. uts.
Hux, 2. bn. planche servant à
abriter les cabanes de berger.
Huxegin, v. uts.
Huxtio, V. uts.
I.
L Cette lettre est rélément for-
matif d^UQ grand nombre d'adjec-
ti& verbaux. Les racines as, es, icA,
utz, eàil, etc. ont donné les adj.
verb. asi, esi, ichi, utzi, eàilli, etc.
I, ik, V. Ai.
Ibai, g. 1. rivière.
Ibar, g. vallée ; aura une origine
commune avec ibaû
Ibeni, v. ipihi.
Ibente, v. ipini,
Ibentze, v. ^mi.
Ibia^ V. Oiria.
Ibil, V. ibUlù
Ibilgune, v. OnlH.
Ibili, V. iôillL
Ibilkera, v. iàUU.
Ibilketak, v. iàUli.
Ibilli, ibiltzen, g. b. ièil, idUi,
iaUzen, 1. eôU, eôilli, ebiltzen^ bn.
marcher, mouvoir. Ce nom verb.
se conjugue des deux manières;
naàil, aôil, dabil, etc. ou ibiltzen
naiz. M. ISalaberry se trompe quand
il dit que Aabil est la 2^^ pers.
de rimpératif de joan; c'est la ^^^
pers. de Timp. de ebiliù Haôil et-
cAerat^ va-t-en à la maison. Eta
eôil çaiiezte cAaritatean CAristec-ere
onAetsi ukan gaiiuen àeçala, £ph.
y. 2. Test. Boch. Et marchez dans
la charité, ainsi que Christ aussi
nous a aimés. JBla ezpere 6eAa iazozu
Aaserrelua daèillan àaéi, Axular p.
106 n. éd. 280. a. éd. Et sinon
considérez celui qui s'est mis en
colère.
Uraôilli, g. b. L remuer; —
manier, traiter. Erabil bedi sain-
duki zure izena^ la Yieuxville. Votre
nom soit sanctifié; litt. soit traité
saintement.
lèillera, iàiliera, ibiigune, 1. dé-
marche; de ibU-era eipune. Emaz-
tearen ibilguneari beAa egoitea. Ax.
892, a. éd. Begarder la démarche
d'une femme.
Ibilketaky 1. promenades, allées
et venues; P. i. a.
Ibiltze, V. ibilli.
Ibiria, ibia, ipidia, 1. gué.
Pour la mutation de r en d, v.
egundano. Est-ce que ibia et ibai
seraient le même mot avecmétha-
thèse de i?
Ich, ichi, fermé. CAoroen Aitz,
belarriak icA, à paroles insensées,
bouche fermée. Nous ignorons si
ioA et es ne sont que des variantes
du même mot; la signification est
190
à peu-près la même : fermer. Aussi
longtemps que nous n^aurons pas
la certitude du contraire nous les
considérerons comme deux mots
distincts. Ici pourrait être comparé
peut-être à la préposition ail. zu,
dans zumachen, fermer. En ail. et
en hoU. ces verbes composés sont
d'un usage fréquent^ p. ex. auf-
machen, ouvrir, festhalten, tenir,
zuschliessen, enfermer; ces deux
derniers verbes sont au fond des
pléonasmes, halten est déjà tenir
et schliesseu fermer ; nous les citons
puisque nous croyons trouver quel-
que chose d'analogue en basque;
V. ci-dessous iisaisi,
Ichi, isten, {ichUzen n'est guère
employé) g. fermer. Gizonaren gaiz'
iakeriari ateak istefro, pour fermer
les portes à la méchanceté des
hommes.
Icii en bise, est synonyme de
utzi, g. 1. bu. laisser. On serait
tenté de considérer icM et utzi,
comme les variantes d'un même
mot; i et u permutent entre eux:
Utze, uUze; irien, urten ; ille, ulle ;
ci se trouve pour tz, ou ts : itciuli,
itzuli; iciaso, itsaso; iciter, ister.
Les deux significations, en appa-
rence très éloignées l'une de l'autre,
se rapprochent par les intermédi-
aires, arrêter, cesser. C'est Pouvreau
encore qui vient à notre aide en
citant, „îxtUzea, arrêter, faire ar-
rêter; heiatutih iœtitzea, cesser de
pécher." Les dial. basq. français^
autant que nous sachions, ne pos-
sèdent pas le nom verbal ici ou
icii; il se retrouve cependant dans
le dérivé iteiain; le nom verb. ne
se trouve ni chez Pouvreau, ni
chez M. Salaberry ; mais iciti, ixU
existe, comme Ton vient de voir,
et c'est très probablement le même
mot. Que le verbe fermer puisse
arriver à signifier arrêter, est déjà
prouvé par le latin firmare, fermer,
dont le sens propre était arrêter;
V. Littré, D. En italien on dit
„firmarse" pour : s'arrêter et en fr.
clore signifie fermer et finir. La
distance de cesser, de finir, à laisser
est bientôt franchie.
Aucun de ces rapprochements ne
donne prise, croyons nous, à de
sérieuses objections et cependant il
serait prématuré de conclure défi-
nitivement à ridentité de ces deux
mots; utzi se rapproche trop de «^
à ce qu'il nous semble, pour ne
pas laisser des doutes à cet égard;
V. utzi.
Izai^ izan, g. itciain, 1. bn. sang-
sue; de ici-zain; pour la chute
de n, V. artaiy 2.
Icieki, g. itciekig itcieiilzen, 1.
etcieki, bn? tenir; de ici-eginf
Il paraît que de nos jours on se
sert plutôt de atciiki. Bainan itcie*
katzu {itcieki'-ezazu) zure zenzuàk
goardia iertsiaren azpian, Ghourio,
Im. de J. C. p. 78. Mais tenez
vos sens sous la garde (discipline)
étroite, sévère.
Etciekidura, bn. itcieUdura^ 1.
lien; de etcieH-dura.
Ma laeia cedin iaren miiieo et-
eiequidvfa» Marc. YII. 36. Test.
191
Soch. Et le lien de sa laBgae se
délia.
Ileieim, 1. tenaoe; de ich^n,
Uracheki, g. eraickiki, bn. irai'
cAeJUf 1. attacher, joindre; àeêraza-
Ueheki. En lab. au figaré: en vouloir
à quelqu'un. Iraichekiizen nau, il
m'en veut.
Halaber nehorc eztrauea eratche'
guite» aikal pedaçu latz bat abilla^
mendu car bâti. Matt. IX. 16. Test.
Boch. Ainsi personne ne met une
pièce de drap neuf à un vieux
vêtement.
Itêotêi, itêoêtenj g. sai^ir^ prendre
(p. ex. racine); il nous paraît de
iei^atzi pour atzituj atzitu s'écrit
avec 9, mais il est plus que pro-
bable que c'est de atz que vient
atzitu. Ich aurait ici le sens que
nous lui avons donné ci-dessus, v.
ich, et pourrait être comparé au
£r. ferme, dans tenir ferme ou à
Tall. festj dans festhalten^ fest-
greifen.
Itëoêior, g, gluant, contagieuXi
de iUaste^kor.
IchtL
Itsu, icAu g. itsu, b. 1. bn. ùpu,
bn. aveugle. H nous semble de
ieh'têu, Guidari itmac, eltzoa irasten
duçue. Matt. XXIII. 9^4. Test. Eoch.
Conducteurs aveugles vous coulez
le moucheron.
Itmka^ g. b. aveuglément, à yeux
fermés; de itsu-ka.
Itêummtu, g. ilêu itauban, b.
inopinément. Niniven itzùmuatuan
9artu zan. Il entra inopinément
dans Ninive.
Itêu^i Usutzen^g. hA.ÙButu,hjï.
s'aveugler, aveugler. £dna itautu
zan eta ondarengoen galmena ekarri
zuetij g. mais il était aveuglé et
amena la perdition de ses descen-
dants.
Itsutaêun^ g. 1. icAutasun, b. (l'adj.
it9u/)j ixuiasun^ bn. cécité ; et aussi
aveuglement. Les auteurs n'ont pas
tous observé la différence entre tMun
et keria.
Itsumena, g. ixukeriay bn. aveugle-
ment; de itêu^men et keria»
Icheden, IchedoiL
Icieden, echeden^ icAedon, ieAoran,
icAedeten, icAedoten; g. b. icAadon,
ecAaon^ ecAan, b. espérer, attendre.
L'impératif a quelques formes ré-
gulières: icAoA ou ecAoik, (maso.)
icAon, ecAoin, (fém.) espère. Il nous
semble que ce nom verb. est com-
posé de icA-epin, icA-egan; pour la
permutation de g en tf, oomp. cAiap'
dwrri; pour celle de r en d^ v.
192
epundano; pour la chute du d
{echaon == eehadan), comp. aUeen =
aUeden. Le sens véritable serait
iprester ferme"; v. plus haut ce
que noas avons dit de la signifi-
cation de ich. Le verbe esperaren
esp. signifie aussi espërer et atten-
dre; les significations d'attendre,
arrêter, rester ferme se touchent
de très-près, et semblent avoir in-
fluencé le choix du nom verbal
basque tout autant que du verbe
espagnol. — Bana, zein paUigaiz-
toak ichedoien zioni g. mais quel
sort malheureux l'attendait ! Eia
ichadoten dot zeure misericordia an^
diany Olaechea^ p. 26. £t j'espérais
en votre grande miséricorde.
Ich&dOII, V. icheden^ s. v. ich,
Ichaka, ixeka, 1. sillon; syn.
de AUdo,
IchâSO, V. iisaso,
Ichedarratzea, émonder^ éla-
guer. Mot d'O. selon P.
Icheden, ichedete, v. ich.
Ichedon, ichedote, v. kh,
Icheki, V. ich.
Ichenduz, 1. par feinte.
Ichi, V. ich et utzù
Ichil, V. isil.
Ichildu, ichildute, v. IsiL
Ichillîk, V. isU.
Ichilka, V. iaU.
Ichilte, V. isil.
Ichiri, ichiritzen, 1. digérer.
Ichitze, V. ich.
Ichkilimba) iskilimàaf bn.
épingle.
Icbldlilia, bn. petit coffret dans
les vieux bahuts. Salaberry.
loHKiNAy bn. angle, bord; de
Tesp. esquina.
IcUrarduka, bn. contestation.
IchOy V. iêil.
Ichok» V. iàheden, s. v. ich.
Ichon, V. icheden^ s. v. ici.
Ichoron» v. icheden^ s. v. ici.
Ichpi, bn. petit morceau d'an
corps dur.
Ichpicho, bn. pari, gageure.
Ichtape, ichtapeka, v. isUr.
Ichter, V. ister.
Ichterbegi, bn. isierbegi, 1.
ennemi.
Ichti, ichtita, ichtitzen, bn.
ixti, ixtitzeiiy 1. faire arrêter, s^ar-
rêter ; P. Selon M. Salaberrj : faire
reculer un attelage en frappant au
museau les animaux qui traînent
la voiture. Pouvreau donne le sens
primitif de ce nom verbal, qui sera
une variante, la forme lab. etbn.
de ichi. V. ichi s. v. ich.
Ichtika, ichtikatUj bn. pétrir
(le pain), écraser les raisins.
Ichtil, bn. petite mare.
IchtitUj ichtitze, v. iciti.
IchU, V. ich.
ICHUKATU, V. Chukhu.
Ichuli, V. itzuli.
Ichur, 1. 1. bn. izufy h. bn.
froncé, ridé, frisé. Comp. UzuU.
Ichurla, icAuHzen, 1. izuriu, b.
bn. froncer^ friser.
Ichur, 2. V. iauri.
Ichura, g. b. iûcAura, 1. bn.
apparence ; — bn. teint (du visage).
Gure Jainioaren çorpAtdza, odol(h
a/rima^ eta Jainkotasuna ogiareneia
mehats amoaren idurien edo iiciu'
F
198
ren azpian, la Tieuxville, p. S4.
Le corps^ le sang, Tâme et la divi-
nité de notre Seigneur sous l'ap-
parence de paiu et de vin.
Ichura/pen, g. itehurapen, 1. bft.
apparition» vision; de ichura-pen,
Eia eçagutu çuten iiAuêi çuela cem-
bail iichurapen templuan, Luc. 1. 22.
Soc. bib. L. Et ils connurent qu'il
avait vu quelque vision dans le tem-
ple. JSz aditu iÉcAurapen epilea, faire
semblant de ne pas comprendre. P.
Itchurazj 1. par feinte; de U-
ehura-z.
ItcAurazio, 1. dissimuler; de il»
eiuraz'ko.
Ichurapen, v. ickura.
Ichurba, 1. délire. Du nom
verb. ichurbatu? comme ahar de
ahartu.
Ichurbatu, ichurbatzen, 1. se trou-
bler (de Tesprit), sMgarer, se four-
voyer. P. écrit aussi ixurbatu. Adi-
mendua ixurbalzen zayo, l'esprit lui
trouble (sic). Le x est ici pour
eh, mais généralement il remplace
iz. Ichurba se rattache donc peut-
être à UziMT (itzurri) tourner; la
terminaison da reste obscure. Notre
expression ^^la tête lui tourne" offre
quelque analogie. U est cependant
possible que ichurba dérive de ichuri,
répandre, verser (qui est peut-être
le même mot que Uzurri, tourner).
Les deux acceptions de répandre
{ichuri) et s'égarer {ichurba) se tou-
chent de près; elles impliquent,
toutes les deux, Tidée de se perdre.
Ichurbatu, ichurbatze, v.
ichurba.
Ichuri, V. isuri.
Ichurtu, ichurtze, v. ichur i.
Ichutasun, v. ichu, s. v. ich,
Idarokitea, &ire sortir, selon
O. V. idiii.
Ide, V. iide,
Ideki, idekitze, v. idHd.
Ideren, bn. variante de eriden»
Idi, g. b. 1. bn. boeuf.
Idizko^ g. b. bouvillon. Idizko
paraît être composé de idi^z^io,
et avoir la forme d'un adjectif ,»de
boeuf/' comme zUlarezho, (de ziUar)
signifie d'argent ; mais le sens n'en
est pas clair. L*étymologie proposée
par M. de Charencey (Recherches
sur les noms d'animaux) n'est pas
admissible; il y voit ide-io, boeuf
futur, et le z est une lettre euph.
Ko est tout aussi peu ,,futur" que
„ai'' (j'aimerai) en fr. Ko indique
le futur, voilà tout; v. po.
Idizain, 1. nerf de boeuf.
Itzain, b. 1. bn. bouvier; deidi-
zain, 2.
Itzaingoa^hn. le métier de bouvier;
de itzain-go,
Ithandif bn. arpent de terre ; ce
que le cultivateur peut labourer en
ane journée, avec de grands boeufs.
Ithegun, syn. de ithandi^ et du
dial. soûl, selon M. Salaberry.
lizar, 1. vieux boeuf; àeidi^zar.
Itzarkinak^ 1. instruments de la-
bourage.
Idiki, idikitzen, g. ireH, irUd,
(prov. d'O.) ideki, ideiitzen, g. 1.
bn. idoiiy idokitzen^ 1. but Tous ces
noms verb. ne sont que des variantes
du même mot. Eu g.ideH^ est ôter;
18
194
icUH, ouvrir. En 1. ideii est ouvrir.
Idoii en 1. et bn. est ôter, tirer hors,
arracher. M. Salaberrj ne donne que
ideii pour toutes ces différentes ac-
ceptions. Pour la mutation der en d,
V. effundmo. — Urte guzian gerta eze*
dina bethirekian [begi^irekian), l?tQV,
471 d'O. Ce qui n'arrive pas durant
toute Tannéei arrive parfois en un
clin d'oeil. Begi ireii bâtez. En un
clin d'oeil. Baina berec ethorriricido-
qui gaUzaie. Act. XVI. 37. Test.
Boch. Mais que venant eux-mêmes
ils nous mettent dehors. Arrain hau
doi doia hureiik idekia da, bn. Ce
poisson vient d'être tiré de Teau.
Idikitze» v. idiii,
Idizain, v. idi.
Idizko, V. idi,
Idoki, idokitze, v. idiM.
Idor, 1. bn. sec.
IdartUj idortzen, 1. bn. sëcher.
Idarte, 1. bn. sécheresse.
Idortaeun, 1. constipation.
Idortasun, idorte, v. idor.
Idortu, idortze, v. idor.
IdiiM, V. euH,
Idun, b. cou.
Iduri, iduritUi v. irudi.
Idurikoz, v. irudi.
Iduripeiia, v. irudi.
Ifebnu, v. infemu.
Ifini, V. ipinù
Iflntza, ifintzOy v. ipini.
Ig,ik«Cette racine signifie^^haut"
^^hauteur" et se' retrouve dans un
grand nombre de dérivés.
lie, 1. 'b. montée, colline; P.
He, ige, côte. Supplém. du dict.
de Larr.
Hegi, 1. montagne, colline; P.
Métathèse de ige; — L bn. bord,
côte ; peut-être à cause de la double
signification de côte, penchant d'une
montagne, et bord de la mer. Sur
Aegira hêldu zen eta ian Uio, bn.
il arriva au bord de Teau, et il
s'y noya. Il nous semble que iegi
a donné le suffîxe egi, trop; ian^
diegi, trop grand. Oeiôu et tous les
composés de gei paraissent aussi
devoir s'y rapporter. Pour la chute
de e initial, oomf, bagilla de ^ti'
illa; chaola de ecAeola; et même
la double forme Aegi, iie moutre-
rait déjà que le « ne tient pas bien
en place.
liesu, âpre; de iie-êu pour teu.
Igo, igotzen, g. b. igon^ h. ig<m,
igaiien, 1. iian, iiaiten, bn. monter.
lautêi içan den Aura bera da igan
ère dena ceru gucien garaira. Eph.
IV. 10. Test. Eoch. Celui qui est
descendu, c'est le même qui est
monté au dessus (vers le haut) de
tous les deux. VanUate da bertzeak
baino gorago igan nahi izaiea, Ghou-
rio, p. 27. C'est de la vanité de
vouloir monter plus haut que les
autres.
Le guip. igo a sans doute perdu
le n final, ce qui n'est pas rare
dans ce dialecte, comp. arrai, 2.
Pour ce qui concerne la voyelle
finale il nous semble qu'il faut
donner la préférence aux dial. basq.
fr.; igan^ iian, a pu vouloir dire
ig-Aan, haut-là. — Larramendi écrit
encore, io, ij/o; ce sont des formes
vicieuses et inconnues dans le guip*
195
Igcvro^ iffaroizen, g. irapo, irogoitenj
b. iroffon, vragaiten, 1. bn. iga/ran,
igaraUen, bn. passer; — bn. mon-
ter; de erazfhigo, La signification
de passer et monter, (verbes neu-
tres) ne s'accorde pas bien avec la
forme de igaran^ qui est celle d'un
verbe cftusatif. Nous avons vu plus
haut que ,,monter" dans le Test.
Boch. est rendu par igan et non
igaran. Phiztu zenetik hirurgarren
egunian Jesns igaran zen zeruraL
Jésus monta au ciel le troisième
jour de sa résurrection. Salaberry.
Ef'a sei urée igaro ziran, g. et six
ans s'étaient passés. Demàara ira-
ganûj 1. Le temps passé. Igaran igan-
dean, bn. dimanche passé. Iragan
ganean, la nuit passée.
Iragazi^ g. irazi^ irazten, irasten
b. 1. bn. tamiser, passer, litt. faire
passer; 1. crever, de irago-erazi;
c'est lecausatif d'uncaûsatif. Ponr
la chute du g, comp. ein = egin.
Guidari iUuac eltzoa irasten duçu.
Matt. XXIII. 24. Test. Eoch. con-
ducteurs aveugles, vous coulez le
moucheron. Eta handitsua irasten
denean. Axular p. 632. a. éd. 518.
n. éd. Et quand le furoncle s'est
crevé. Norbaii begiak irastea, P.
crever les jeux à* quelqu'un.
Higitu, Aigitzenj 1. igitu, bn. re-
muer, ébranler.
MAar, l.bn. moulin. Peut-être fau-
dra-t-il placer ce mot ici. Larramen-
di donne igar, ce qui explique eikar;
h pour g est fréquent, v. cAingar, 1.
Igaite, V. igo, s. V. ig.
Igan, V. igoy s. V. ig.
Igailde, g. h. 1. bn. dimanche.
Igar, 1» V. eiAar, s. v. ig.
Igar, 2. g. iger, eyar, 1. eyAar^
bn. iAar, 1. bn. sec, aride. Pour
la mutation de g, A, y, v. cAingar,
1. Eta Auna cen Aan guiçombat eseua
egAa/r çuenie, Matt. XU. 10. Test.
Boch. Et voilà, il j avait là un
homme qui avait une main sèche,
^w iAarra^ le bois sec. Comp.
gar, flamme; iAar, étincelle; idar^ sec.
Igartu, igartzen, g. igertu, igertuten^
b. lAartUy iAartzen, eyAartu, eyartu,
eyAartzen, 1. sécher.
Igaraite, v. igo^ s. v. ^.
Igaran, v. igo, s. v. ig.
Igaro, V. igOf s. V. ig.
Igarotze, v. igo^ s. v. ig.
Igarri, V. igeri,
Igartu, igartze, v. igar.
Igaz, g. b. igezj igez, b. Jaz, 1.
bn. cAaz, bn. l'année passée. Cette
rxprr«»sion "sera elliptique; urte,
année, sera sous-entendu; comme
„courant'' en français; le vingt cou-
rant, pour le vingt du mois courant.
Il nous semble que igaz vient de ig
et signifie ,.passé'' ou une idée ana-
logue, et se rattache, par la forme
bise, à iAes fuite.
Ige, V. ig.
Igel, g. 1. bn. iAel, 1. grenouille.
Pour la mutation de A en g, v.
cAingar^ 1. Igel aura probablement
une origine commune avec igeri;
pour la mutation de r en l, v.
oMla, s. V. ari S.
Igele, V. yela.
IgGT, V. igar 2.
Igeri, bn. en trempe, en nage; de
196
igerikatu? Comme ahar de aMriu,
IgerikatUy igeriialzen, g. 1. bn.
içarri, b. A Guëthary ireiia, irei-
katzen^ nager. La signifioation pri-
mitive de igeri ne sera probable-
ment pas y, en trempe/' H faut sup-
poser que cette location adverbiale
est prise du verbe; ou bien igeri
sera plutôt verbal un adjectif p.
ex. flottant, surnageant; et em-
ployé plus tard dans le sens fi-
guré de ,^en nage." Cette acception
de „en nage" sera prise du fran-
çais. Nous croyons donc plutôt que
igeri est un adjectif, dont la forme
bise, est la mieux conservée, igarri,
de ig-garri, porté, enclin, à monter,
c. a. d. à rester à la surface.
Igerikatu, igerikatze, v.
tgert,
Igerri, igertssen, g. b. deviner.
Igertu, igertute, v. igar.
Iragarri, g. donner à deviner;
de erazO'4gerri.
Iges, g. b. ines, b. iAes, 1. bn.
fuite. Pour les mutations de g, h
et %, V. chingar, 1. Ne faudrait-il
pas rattacher igeè à i^P II serait,
alors plus correct d*écrii^e igez^ de
ig'e-z, c'est à dire en passant, en
montant. — Igesari eman zion, g.
Ihesari eman dio., 1. il a pris la
fuite.
lAesij 1. bn. iges ou iAes egin,
g. b. 1. fuir. Le 1. et bn. ont formé
Tadj. verbal avec i; comp. esi de
e8; asi de as^ etc. Joan da Hesi,
il est allé fuir.
Iheitoki^ bn. asile, refuge; de
ihee^toki.
Iges, V. igaz.
Igitai, V. ifiùai.
IgitU, V. ig.
IgO, V. ig.
Igon, V. igo^ s. V. ig.
Igor, igorri, igortzen, 1.
bn. egorri (Larramendi), envoyer.
Centenerac igor cUzan adisguideac
harengana. Luc. YII. 6. Test. Boch.
Le centenier envoya au devant de
lui (litt. vers lui).
IgorUj bn. expéditeur; de igar-le.
Igorle, V, igor.
igortze, v. igor.
L, g. b. enduire, frotter;
donner une maladie. Onetarako
agindu zian^ cncha zurezko^ kampo-
tik eta barrutik betunez igortzia egin
zezaia. Lardizabal. Four cela il loi
ordonna de faire (qu'il fit) une
arche, enduite de bitume au dehors
et en dedans.
IgorSEUriy ihorziri, 1. tonnerre.
Peut-être de igortze-uri.
IgOtze, V. igoj ^. V. ig.
Iguin, g. (le u se prononce) t
higoin, 1. En g. haine, rancune;
mala intencion, esp. En lab. à
contre coeur. Ce mot est très peu
usité en g. — Gertakari onei Kaini
bere anaya Abelganako gorroio eta
iguin bizia sorlu zion. Lardizabal.
Cet événement produisit chez Gain
pour son frère une haine, une ran-
cune vivace.
Higoindu, higoinizea, 1. ennuyer,
haïr. Larramendi donne iguUu,
hartar, ennuyer; mais ce mot est
inconnu; il embrouilloi à cause
de l'orthographe, igUu {iguilv) et
197
iguindu; dans le dict. ces noms ver-
baux sont s. V, mover; dans le
suppl. s. V. aborrecer. Larr. a cru
qn'il y avait un n d*élidë; que
iguitu était pour igniniu^ comme
izain pour izandu; mais iguUu
(iiffiiu) vient de ig et Mgoindu de
htgoin {igwn),
Higoingarri, 1. qui fait mal au
coenr; de higoin'garri,
Igiik, igun, iguzu, bn. E^^"
pers. de l'impératif du verbe — ?
donne-le-moi. Gnre eguneco ogma
iguc egunecotzat, Luc. XI. S. Test.
Boch.Donne nous (pour) aujourd'hui
notre pain quotidien.
Ignn, V. iguk.
Ignriki, igurikitzen, 1. bu.
attendre. IgwriH diot^ 1. je l'ai at-
tendu.
Ignzkiy V. eguzhi.
Igozkitata, igmddtatze, v.
cguzh,
Igazu, V. igui.
Ihabldia, v. ihiabalia,
Th<ini, bn. maltraiter^ donner
des coups.
Ihalozkai inhalozia, bn. se
vautrer, rouler par terre.
Ihar, 1. inhar, 1. étincelle.
liar n'e6t plus connu aujourd'hui.
Comp. chingar^ 1. Begietarik ihar^
rat jausten zaUzan^ Axular^ p. 280.
Les étincelles lui sautent des yeux.
Ihar, 2. v. igar 2.
IhardOBtdll, v. iAardetsi.
Ihardetsi, ihardetsten, 1.
iiardex, ikardexi, bn. répondre, ré-
sonner; de ikar-etêi; comme onein
etc. Nous, avons écrit Hardelsten,
d'après Pouvreau; mais ikardesten
serait mieux, (v. etêi), et c*est ainsi
que récrit Liçarrague. Hta bametic
ihardesien duela erran deçan, Luc.
XI. 7. Test. Boch. £t que celui
qui est dedans réponde, et dise. —
IhardeUi paraît être composé de
ihar^etsif bien que la signification
de Har ne soit pas claire ici. Peut-
être que ikarduM, (v. plus bas) *
nous en donne la clef. IharduM^
est quereller^ contester; ihar est
étincelle et iharduki^ sera pour
prendre feu^ se quereller^ contester.
Or contestar en esp. est contester^
mais aussi répondre et de là peut-
être ihardeôêL
Iharduhiy iharduMizen, 1. iAardoki^
bn. En 1. se quereller^ contester.
En bu. conférer, traiter d'une af*
faire, tenir tête à. Peut-être de
Har^uki, tenir étincelle, comme
on dit en français, prendre feu;
V» ihatdetêi,
IharduMiza^ 1. querelle. Comp.
adiizay pour la forme.
Ihardex ihardezi, v. thar-
detsi.
Ihardoki, ''. ikardetsi.
Iharduki, ihardukitze, v.
ihardeUi,
Ihardukitza, v. ikardetsi.
Iharrosi, iharrostOj v. irauêi.
Ihaurki, v. ihaurri.
nuturrii bn. couvert. liaurri
dago dideguzia oêtoz^ tout le chemin
est couvert de feuilles.
Ihaurki^ iîihaurhi^ 1. litière à faire
du fumier.
Inhaurtu^ 1. étendre la litière*
198
Ihaurteri, v. inoteri.
Ihausi, bn. eu chaleur, parlant
de la truie.
Ihausika» bu. aboiemeut. liau-
nia ari duj il aboie. Comp. ausi.
Ihaute» V. ifiotâri,
Ihautiri, v. inoteri.
Iheadarrataeail. raocourcir,P.
Ihel, V. igeL
Ihes^ V. igea.
Ihesi^ y. igea.
Ihestoki, v. igeê.
Ihetzetze» v. ihetsA.
itUs ▼• iÀetzL
i, 1. bn. usé. Il nous sem-
ble que hix^ {hitz) bu. usé est pour
ihetzi^ avec chute de i initial. iii^^;?t
est Tadj. verbal iheiz-i,
IhetzUu^ ihetzitzen, 1. bn. user.
P. écrit ihetzetzen.
Ihiabalia. 0. écrit (prov. 274)
ikaàalia. P. Técrit des deux façons.
liabaiiareneëpatakputUa moz. L'épée
de rhomme sans coeur a la pointe
émoussée. Le mot est probablement
composé de iha ou ihiabalia ; balia,
valeur, de Tesp. valia; mais qu^est-
ce que iha?
Ihi, V. ty^f 1-
IhilltZi V. intz.
Ihintztatu, ihintztatae, v.
intz.
Ihipe, V. iya, 1.
Ihitz, V. intz.
IhitziatUi v. iiUz.
Ihisâ, V. eiz,
Ihiztari, v. eiz.
IhiziatUf ihiztatze, v. eiz.
Ihortz, ihortzif v. ekorUi.
Ihorziri, v. igorzun.
Ijela, b. igele. g*
Ik« Ce suffixe est d'un usage
varié; uni aux noms il correspond
à: de, quelque. Ez iago gloriarik
Jaungoikoarm aginduak goréMage.
Il n^jr a pas de gloire sans Tobser-
vance des commandements de Dieu.
Duda bagarik (ôaga^ik et r eupho-
nique), sans doute. Eskerrii asko,
merci, beaucoup de remerciments.
Uni aux adjectifs verb. il leur dpnne
la valeur d'un ablatif absolu. Janik^
ayant mangé. Ikudriky ayant vu.
Quand ik est précédé d'une voyelle,
il faut intercaler r euphonique.
La signification de ik n'est pas
toujours également claire, cependant
il est évident que ce suffixe doit
servir à donner un sens indéfini
au mot auquel il se trouve uni.
Halarikeref toutefois, non obstant.
Baiziky sinon.
Ik est régi par le superlatif.
JSspànako Eskaldtmik gegeMc^ la
plupart des Basques espagnols. De
là les locutions comme: o/îiJ^^icÂinia,
le moins possible; de alÀh.
Ikaite, v. igo^ s. v. ig^
Ikan, V. igo^ 8. V. ig.
Ikaraj g. b. 1. tremblement; ~
g. terreur. Uchara^ bn. tremblant.
Ikaratu, ikaratzen, g. b. 1. ikhaira^
ikkaralu, bn. trembler.
Ikaragarri^ g. b. 1. ikiara^arri,
bn. terrible; de ikaragarri.
Ikaragarri, v. ikara.
Ikaratu, ikaratae, v. ikara.
Ikartu, ikartaeUi 1. bn. re-
garder. Sia cen karen ikartzea csto^
msta àâçala. Matt :p:yill. 8.
199
Test. Boch. Et son regard était
comme l'éclair.
Ikasarasd, v. ikasi.
Ikasbide, v. ikasi.
Ikasgasa, v. ibm.
Ikasi, ikasten» g- b. 1. iklias,
ikhari, 1. bn. apprendre.
Erakaai, g. iraiasi, ikasarazi, I.
erakaxi^ bn. enseigner; de erazo-
ikasi. Nons avons suivi l'orthographe
de M. Saiaberry qui écrit eraiaxi
avec X et ikhasi avec s et k/
Ikasola, g. école; de ikas^la.
liasbide^ g. b. doctrine; de t^-
bide.
Ikastun, 1. apprenti.
Bcasgasa, 1. apprentissage.
Ikasnai^ g. b. désireux d'appren-
dre; de ikas-nai.
IlAaskarif 1. enseignement. Ikias-
iaririk gorena da gure èuruen eza-
giUzea. Chourio, p. 80. Le plus
haut enseignement est de nous
connaître nous mêmes. Ce mot
parait être composé de ikkas-kari
pour Aari, v. ari 4. ce qui signi-
fierait plutôt ^professeur" que „en-
seignement^\
Iraiastun^ g. docteur.
Ikasnai, v. Hast.
Ikasola, v. ikasi.
Ikastun, v. ikasi.
Ikatz, g. 1. iketz, h. ikhatz, bn.
charbon.
Ikatzlu, g. ikhatziUf bn. carboniser.
Ikkatzgin, bn. charbonnier; de
ikkatz-egin.
Ikhatztegi, bn. Tendroit oh l'on
garde le charbon; de ikhatz-iegi,
IkatztoUy 1. fournaise, P. En b.
Fendroit où l'on garde le charbon.
Ikatz kamèarra, L le brasier al-
lumé.
Ikatztoki, v. ikatz»
Ikatztai V, ikaûz»
Ike, V. ig.
Jker, ikertu, ikertsen, 1.
ikker, ikiertu, bn. visiter; — 1.
traiter un malade.
Ikertu, ikertzen, v. iker.
Ikesu, V. ig.
TketZj V. ikatz.
Ikhara, v. ikara»
Ikharagarri, v. ikara.
Ikharatu, v. ikara.
Ikhas, ikhasi, v. ikasi.
Ikhaskari, v. ikasi.
Ikhatz, V. ikatz.
Ikhatzgin, v. ikatz.
Ikhatztegi, v. ikatz.
Ikhatzta, v. ikatz.
Ikhel, bn. boeuf qui n'est plus
propre à être attelé et qui est
destiné à la boucherie.
Ikher, ikhertu, v. iker.
Ikherreste, bu. reconnaissance.
Ce mot parait être formé de t£^-
este^ de etâi, comme onetsi,, etc.
mais le sens n'est pas clair.
Ikhus, ikhusi, v. ikusi.
Ikhusgarri, v. ikusi.
Ikhustate, v. ikusi.
Ikhnz, ikhuzi, v. ikuzi.
Ikinoa, P. n'en donne pas la
signification; il ajoute comme sy-
nonyme yfSzdeuzetakoaj propre à
nen.
Ikorizi3?inak,humeursqui vien-
nent à la main pour avoir travaillé.
Mot d'O. selon R
200
Ikutil» b. coup de poing.
Ikukatzea, achever. Mot d'O.
selon P.
Tkasi, ikusten^ g. b. 1. Mus,
iiiusi, bn. voir. Ce nom verb. se
conjugue aussi régulièrement. Da-
kust ou ikusten det, g. je vois.
Erautsi uian da çnec orain dacussa-
çuen eta dançueuen haur, Act. II.
88. Test. Boch. Il a répandu ce
que maintenant vous voyez et en-
tendez.
Sraiusi, g. 1. erakutsi, erahuiten^
b. faire voir, montrer; de erazo*
iiuêi,
EraiiUsi, g. b. enseignement,
leçon.
Erakusaldi^ g. b. leçon; de era-
kus-aldi.
Erakmle^ g. b. docteur; de era"
kuê'le.
liusiera, g. vision; de
Ikhusgarrif bn. cadeau que les
accouchées reçoivent.
Ikhustate, bn. égard^considération.
liusHzuna, 1. ce qui est bon à
voir; P. Kizuna indique générale-
ment un temps futur^ comme hil'
kizuna, mortel = qui mourra ; etot'
Mzun, avenir = ce qui viendra.
Ikuskera, v. ikun.
Tlrng lrignTi^ V. ikusi.
Ikuste, V. ikusi,
Ikutu, g. b. toucher.
Ikuzi, ikuzten, 1. bn. HAuz,
iihîizi^ bn. laver^ nettoyer. Ela
hetaric ilkiric arrançalec sareac ikui"
zen ciôvzlen, Luc. V. 2. Test. Roch.
Et les pécheurs en (nacelle) étant
sortis lavèrent leurs filets.
IkUZte, V. ikuzi.
n, g. b. Atï, g. 1. bn. mort. Les
dial. basq. esp. doublent le l quand
suit Particle: illa ou Ailia; les
dial. basq. fr. écrivent Alla, IL
Salaberry donne les deux exemples
suivants : Emazte hori hila da, cette
femme est morte (adjectif). Oure
izeba Ail da, notre tante est morte
(participe). Cette différence corres-
pond donc à Tall. ,ytod", adj. et
y^gestorben/' participe; bien que ce
soit toujours le même mot. Si cette
distinction était faite régulièrement,
il s'en suivrait que l'attribut est
variable, si c'est un adjectif et qu'il
est invariable si c'est un participe.
Ceci n'est cependant pas générale-
ment observé et la règle ne parût
pas bien fixée pour les dial. basq.
fr. L'attribut en g. et b. est toujours
défini et s'accorde en nombre avec
le sujet. Oizonak iliorrak dira, les
hommes sont mortels. Ez olgeeta
guziak dira onak, b. Tous les amuse-
ments ne sont pas bons. Selon M.
Inchauspe le dial. soûl, serait le
seul dans lequel l'attribut reste in-
défini. Darrigol cependant écrit
(Diss. apol. p. 144.) Emazteak izi'
kor dire, les femmes sont pusilla-
nimes. Ou lui ou M. l'abbé se
trompe. De nos jours cependant on
fait accorder en lab. l'attribut avec
le sujet et on dit, du moins à
Ouéthary^ emazteak izikorrak dire,
J7, iUzen, g. il, ilten, b. At/,
hiltzen, 1. bn. mourir, tuer; — 1.
eflacer, biffer; — bn. éteindre.
lUe, b. avec l'art. Uiia, le mou-
201
rir, tuer; — 1. effacer, biffer; —
bn. éteindre.
lUe^ b. avec Tart. iltia, le mou-
rir, la mort, lUia zerda ? Olaechea,
p. 58. Qu'est-ce que mourir ?
lUotz, g. cadavre; ieil'Otz. Gomp.
AilAolz»
llio, Uior, g. mortel;de il-ko et ior.
Illezior, g. immortel; de ilez-kor,
niobi, g. b. illoi, g. cercueil; de
iU'Obi. Jac9% zaiiezee arain iiustera
sepultura edo illodifak. Moguel. Des-
cendez maintenant pour voir les
sépulcres.
IlHfUZf g. massacre.
Hiliulcha, bn. cercueil; de Ail-
kutcha. ,
Ilierri, bn. cimetière; àeAU-herri,
HUAotê, complainte sur la mort;
de Ail^Aots. Mot d'O. selon F.
HilAotZjhii.TBiàemoTt.Com]^,illoiz.
HiUzaiUe^ 1. qui tue. Gizon AiU
tzaillea, le meurtrier; de AUlza,
(pour AUlzea, comp. aditza) et iUe
pour egilU,
HilèeAarki^ honneurs funèbres.
Mot d'O. selon P.
HiloAùre^ bn. syn. à^AUbcAorU;
de Ail-oAore,
HUdumatu, AUdumatzen^ 1. mor-
tifier.
lUun, g. b. ilAun, 1. bn. sombre.
Peut-être de il-un qui est ^une
en bn.
lUundUf illuffizen^ g. b. ilAundu,
ilAtmtzen, 1. bn. obscurcir, devenir
obscur.
EluniasuHj g. b. UAuntasun^ L
bn. obscurité; de illun-tasun,
BAumbe^ 1. UAumpe^ bn. ténèbres;
de UAun-be?
Ha* iUa« illarffL
i/&7, g. b. 1. AiUay bn. v. iUahete.
Illargi, 1. lune. Probablement de
U-argi, lumière de mort; Todten-
licht, ail.; et non lumière morte,
todtes Licht, ail. Dans ce dernier
cas argi aurait dû précéder; v. Es-
sai, p. 120.
lUargîbete, g. b. MargiôetAe, 1.
pleine lune; de illargi-èele.
lUabete, g. b. 1. AiUabetAe, bn.
mois; c'est-à-dire, une lunaison
complète, un mois lunaire. Pro-
bablement contraction de illargibete,
lUabetAetik iUabetAeray 1. d'un mois
à Fautre. La contraction de ce mot
ne s*est pas arrêtée à Ulabete; il
est plus que probable que Ulabete
a perdu ses deu^ dernières syllabes
et que iUa^ mois, est tout ce qu*il
en reste. Cette forme Ula a été
réduite jusqu'à il dans plusieurs
dérivés. -^ lUaren UAena, le premier
du mois.
Illabeiey v. iUargibete.
Hiliabetey v. iUargibete.
Egora^ g. Ulargiaren garapena^ 1.
lune croissante. Le g. de il-gora.
libéra, g. b. Ulargiaren beAera^
pena, 1. lune décroissante. Le g.
de Ubera.
£02
Bzar^ g. vieille lune; de il-tar.
Ilôerri, g. b. iUargi àerri, 1. nou-
velle lune; de U-èerri.
Udellz, g. Janvier; de U-^ltz,
mois noir.
nain, V. nie 1.
Ilbeltz, V. Ula, s. V. il.
libéra, v. Ula, s. v. U,
Ilberri, v. illa, s. v. iL
ndaux, ildauxi, v. Aildo.
nderreka, v. kildo,
ndo, V. kildo,
ne, V. nie 1.
ngora, V. illa^ 8. V. iL
nhantza, 1. le milan; P.
nhar, 1. bn. haricot.
Ukar èiriHl, bn. petit pois.
Màiru Ukar, 1. pois chiche.
Bkar naàarra, 1. pois chiche^ pois
barré. P.
nbaim, bn. cendres de fou-
gère^ paille^ etc. baie de blé. Selon
P. flamèche qui sort du bois éteint ;
et puis: opi ilAauna, blé chamois.
Nous n^avons pas pu trouver ce
que chamois signifie.
nhaundu, Uhauiitzen, 1.
(Guéthary)^ s'affaiblir; de ilkaun,
faible.
L v. illeti.
V.
nherri, v. il.
nheti, V. Uleti.
nhumbe, i
nhun, V. il.
nhandu, v. U.
nhuntasun, v. il.
nhuntze, v. U.
nincha, g. bois carbonisé, noir,
à moitié brûlé. Comp. ilkendi.
Tllrhij V. Uki.
nid, iUdtsen, 1. bn. Ukki, bn.
sortir. En bn. syn. de atera et de
jal^ {yalgî). Eta kelaric iHirtear-
rançalee êoreae ikutzen ciémten. Lac.
Y. 2. Test, Boch. Et en étant
sortis (de la nacelle), les pécheurs
lavèrent les filets.
mdntz, V. U.
nidtze, V. ilki.
nko, V. il.
nkor, V. U.
niabete, v. iUa^ s. v. U.
niargi, V. iUa, s. V. u.
niargibete, v. iUa, s. v. U.
niargibethe, v. Ula, s. v. tf.
niaztu, P. donne Uieak Ulaztua,
carder la laine; de iUe?
nie 1. g. 1. fdle, b. ilâ, bn.
cheveu, laine. M. Salaberry dit
que dans beaucoup d'endroits on
se sert de èilo, mais toujours pour
cheveu, et ile toujours pour laine.
En bise, ulle n^est jamais employé
pour laine. P. écrit s. v. ôiloa,
AU biloac, (avec k) poil follet.
lUetsu, g. 1. ullelsu, bn. chevelu ;
de ille^têu.
Bain, bn. ouvrier, marchand, en
laine; de ile-eçin.
nie 2. V. eçm.
nieti, g. Uketi,itekenài,Ukenii,
b. 1. tison.
nietsu, V. iUe, 1.
niezkor, v. U.
nioba, g. 1. bn. Uobia, b. (ortho-
graphe esp. U = gl. ital.; 1 mouillé
initial), neveu ou nièce. A Guéthary
petit fils, petite fille. Abran bere
emazte Sarai eta iUoba Lotberehn
zUnela eckeiik irten ean, Lardis.
SOS
Abraham, qui avait avec lui sa
femme Sarah et son neveu Lot,
sortit de la maison.
BiUoiba, g. bigartm Uoàia, b.
arriàre-neveu, petit-fils. Imité de
Tesp. sobrino segundo. AbranNoâ'
ren biUoba amaikagarren belaaneJeoa,
Lardiz. Abraham petit fils de Noé
de la onzième génération.
moi, V. t;.
dote, V. il.
Slunda, v. il.
Oliin, iUuntasiin, v. U.
ninntTO, V. U.
nte, V. U.
nteatu, V. Utze^ 2.
nteatee, v. iltze, 2.
ntee, 1, V. U.
Iltee, 2. g. uUm^ ftnigei b. Uze,
1. bn. clou. Probablement de icA,
qui a donné iésalsi^ saisir, prendre.
Les dial. basq. £r. paraissent avoir
conservé la forme la moins cor-
rompue; nous ne savons pas, pour
le moment, d'exemple de Tintro-
duction de l; u bise pour i se
retrouve dans iUe^ uUe; irlen, urlen'i
uiUu, uiulu. La forme bise, unize,
rattache illte à unlz^' g. b. AutUZf
1. bn. lierre. Pour la signification
il n^y aurait aucune objection à
fure; cependant la corruption de
icA en imtz est forte; il faudrait
pouvoir rendre compte ici de Tin-
troduction de n dans le bise, ou
de la chute de n dans les autres
dialectes, ce qui serait possible;
comp. iAUz^ s. V. intif et irelzL
lUzatu, lUzaUen, g. Uzaiu, U-'
zatzen^ 1. bn. douer.
nzar, V. iUa, s. V. il.
Iteatu, iteatee, v. iUze^ %.
Imachina, v. imagina.
Imagina, L imacAina^ bn. image.
Inuidmanu^ bn. avec parfaite res-
semblance. Sal.
Imbide, imbidezu, v. egin.
TmlTI, ivnim'j y. ipmi.
Imito, 1. entonnoir.
IicPAMiA, b. infamie.
ImpbiztU, bn. provocation.
• Inauteri, v. inoteri.
Inolia, bn. haine cachée, ran-
cune.
Inchaiir, g. b. ioMaur^ 1. bn.
noix. Comp. elzaur.
Jkzaurtze^ bn. noyer.
InoliOZka, bn. mouvement de
tiraillement du corps, provoqué par
l'inertie. Salaberry. Explication peu
claire.
Inda, bn. sentier.
IndaiteU, v. indak.
Indak, indan, indazu, g. b.
1. î^^ pers. de Timpér. (forme mas.,
fém. et polie) du verbe — ? donne-
le moi. Indaitzu^ donne-les moi.
Cet impératif paraît être isolé comme
iguk. Une Jainkoa, indazu, olAai,
atzo a^axa getoz egin diiudan Aul'
sen eta bekAaluen èarkAamendua,
la ^ieuxville, p. 9. Mon Dieu
donnez-moi, je vous prie, pardon
des fiiutes et péchés qne j*ai faits
depuis hier au soir.
Indan, v. indak.
Indar, g. b. 1. bn. force; —
g. b. effort. Indarra egin àiar da
zeruàa iradazieko, b. Il faut teâie
(un) effort pour gagner le ciel.
204
Indctrisu, g. 1. indarzu\ bn.
fort, paissant, valeureux ; de indar^
isu,
Tndarôu, indartzen^ g. se fortifier.
Indaria, indarrez, bu. par force;
de indat'ka et z.
IndartSU, v. indar.
Indartu, indartee, v. indar.
Indarzil, v. indar.
IndazU, v. indak.
IvFERNU, g. inpemu^ b. ifâmu,
1. enfer.
Infemuiarra^ b. infernal.
Inguda, g. yungura, b. ingura^
iffuxa, 1. enclume. Le bise, pa-
rût dériver *de Tesp. yunque. Les
autres dial. se rapprochent plutôt
de l'ital. on du port, incude. Pour
la mutation de d en r, v. egun-
dano, Inguxa est donné par F.
Ingume, g. papillon; — 1. fan-
tôme qui charge les corps des dor-
mants. P. De Pesp. incubo et du
fr. incube ; m pour d, comme Biar-
ritz = Miarritz; maino, de èano^
bain, etc.
Tngura, v. inguda.
Ingtou, 1. bn. environ, contour:
Paraît être composé de Tesp. giro,
contour, cercle, et de la prép.
en, in.
Inguxa, v. inguda,
TnhaklTl, 1. gestes par lesquels
ou contrefait quelqu^un. P. Haren
inhakina egiten du, il le contrefait.
Xnhalozka^ v. ihaiozka.
Inhar, v. ihar,
Inbara, v. enada,
Inharki, i. P. ne traduit pas
ce mot mais donne l'exemple sui-
vant: InharkUik nai dmt, ezgizene^
tik^ je veux du maigre et non du
gras. Inharki est évidemment com-
posé de inhar-ki; la terminaison
ki pour gai, Inhar est une va-
riante de ihar (v. iMr) qui, à son
tour, est une variante de igar^ sec.
Il nous semble que igar rendrait
très bien l'idée de ^^maigre" et nous
croyons avoir ici en même temps
Texplication de gihar, chair vive,
que Larramendi traduit par,, chair
sans graisse''. Le ^ a changé de
place comme dans irago pour igaro.
Inliarros. inbarrosi, v. irausi.
TTiTiRrtej V. inoteri*
Inhaiirki, v. ihaurri.
Inliaurteri, v. moieri,
InliaiirtU, v. ihawrrî.
Inhurri, v. ehindurri.
Inhnrridura, v. inhurrUu*
InhunitO, bn. s'engourdir.
Inhurridura, bn. engourdissement.
InOIltZ, V. intz.
InoS, V. noiz.
Inpebnu, v. if^emu,
IntZ. g. iruntz^ tnuniz^ inoniz,
b. ihintz, 1. ihitz, 1. bn. rosée.
Pour la chute de n comp. iUze.
Ihintztaiu,ihintztai2en^ 1. thiiztaiu^
bn. se couvrir de rosée.
hotz^ g. l. gelée; — bn. petite
gelée, moinrs forte que iharroimou
horma. De ihitz-olz.
IzotztUy izoïten^ g. izotzegin^ 1. geler.
Intzire, g. hurlement; — bu.
plainte, vagissement. Paraît être le
même mot que tVn'nW, avec trans-
position de irr initial.
Inual, bn. imbécile.
205
Inuntz, ▼. Mi.
Inxea, insteatu, bn. essayer; de
Tesp. ensayar.
Insnibi, insnibitu, bn. avoir
un vif désir d'ane chose. Oatkua
inyubUua da bethi arrainari, le chat
est toujours friand de poisson.
Inzaur^ v. incAaur.
Inzaiirtze, v. inchaur.
Inardun, v. jardun.
Inarrusi, v. irausi
Inaz latsa. b. balai. Comp.
Siaztor,
Inaztor, g. fougère. Ce mot
n*est pas connu à Zarauz^ mais
bien à Hernani et Andoain^ à ce
qu'on nous a dit. Iraztor est en
lab. fumier de fougère^ de iraze^
dont la forme ba&q. esp. sera inaze
ou inaz. Inaztor ne peut donc
signifier fougère^ et doit être com-
posé de inaZ'tar, Nous ne con-
naissons aucun exemple de per-
mutation de r en n.
]&ez, V. iae9.
Inoiz, V. noiz,
Inok, V. nar.
Inor, inork, v. nor.
Inos^ V. fiaii.
lâotazi, b. grêlon; syn. de
ehingor.
làoteri, inauteri, ioteri, g.
ikaufteri, inhaurferi^ inharte^ 1.
ihawriiria^ bn. carnaval. Beiiaute,
mardi gras; mais qu'est-ce que
ihaute? Pour la mutation de h en
nh et », V. ehingar 1. lAaute, L
bn. mardi gras. IhatUe motzay mardi
ffdAtV ,Aêi€lehenihaute\[ïTLà\ gras.P.
Zaldun ihaute, dimanche gras. F.
iy b. couler; syn. de eraund.
y. Larramendi s. v. Uover.
lo, V. igo s. V. ig.
loteri, V. inoteri.
Ipar, g. b. hipati 1. iphar, bn.
vent du nord, nord.
Ipliar^ V. ipar.
Iphete, bn. plein de graisse.
Gizon hori iphete egin da, cet homme
est devenu très gros et gras. Sal.
Peut-être de bethe, plein, comme
on dit en fr. un visage plein. Le
i paraît être prosthétique comme
dans iphitta.
Iphitta^ bn. très petit; du fr.
petit avec i prosthétique?
Iphurdi, V. epurdi.
IphuTU, bn. terme de labou-
reur; point où Ton s'arrête avec
la charrue, etc. pour retourner, re'
venir au point de départ.
Iphuruko, bn.^ cheville attachant
le timon au joug.
Ipidia, V. ièiria.
Ipintze, V. ipHi.
Ipiiii, ipintzen, g. î^i, ifintzej
1. iôeni, ièentzeit 1. ou iôerUen, b.
imin, indni^ bn. placer, mettre.
Toutes les labiales permutent ici
entre elles, b, p, m, f. — • Labort
eusiaran ipinia, g. traduit en bas-
que labourdin. Arùola bide gainean
ifinia, Tarbre placé, planté, sur le
chemin. P.J?^a othaitz hunekin batean,
Ama Firginareny kastitearen patroin
bezala ararteko ibetUzea^ Ax. 365. a.
éd. 182. n. éd. Et avec cette prière
subitement, le placer de la Vierge
en médiatrice^ comme patronne des
chastes.
206
IJintia^ 1. plantation. P.
IpizpiKnA, apezpiioa, L évéque. P.
Ipui, g. b. fable, conte.
Ipurmamiay v. epurdi.
Irabarkhi, bn.forêt^ vilebraqaio .
Irabazi, irabazten, g. b. 1.
bn. gagner.
Irabiata, irabiatzen, g. bou-
leverser.
IradUllTl, bn. faux avec laquelle
on coupe la fougère, Tajonc, etc.
Iragaite, v. i^o, s. v. (^.
Iragan, ▼. iffo, s. v. ig.
Iragarri, v. igerri.
Iragasi, v. igaro, 8. V. ig,
IragO, V. igoy 8. V. ig.
IragOite, v. igo^ s. v. ig.
Iraikitze. y. jaiK
Iraillay b. le mois de Septem*
bre; de ira-^la; mais ira nous est
inconnu.
IraitSi, iraitSte, 1. iraOêi, iraiz-
ten, bn. jeter, rejeter. Uta çuee
iraizten çaituztenac, ni iraiztennau.
Luc. X. 16. Test Eoch. Et celui
qui vous rejette, me rejette.
IraitBte, v. iraHsi,
IraiztO^ v. ir<Utêi.
Irakasi, v. t^i.
Irakastun, v. ikasi.
Iraldn, irakiten, g. b. 1. eraku,
erakilu^ erahiten, bn.. bouillir. Ce
nom verbal se conjugue des deux
manières et sa conjugaison régu-
lière est celle des verbes transitifs :
dirakil, diraiizu, diraki, etc. je bous,
etc. ce qui s'explique peut-être par
sa forme causative. Irakin e»t formé,
peut-être de erazo^ekin faire avancer
(lever?) = bouillir. Par erreur s. v.
ekiHy nous avons dit que P. tradinBait
eraikUti par: faire monter; il &ut
„faire lever''; de erazo-jeiiif et non
de erazo^eiin, comme nous l'avons
dit. Mais la possibilité reste que eiki>
se rattache à ig, ii.
Irakite, v. iraUn.
Irakiirri, iraknrten, trsr
kurteeili g. b. 1. bn. lire.
Iraiurgai, g. chapitre ; de îminf-
gai.
IrakurlCf g. lecteur; de irakur^e
pour egille,
Irakurgai, v. irahirri.
Iraknrle^ v. irakurri.
Irakurte, irakurtze, v. ira-
iurri,
Irasagar, g* 1. coing (fruit).
Evidemment de ira^^agar, mais nous
ignorons ce que ira signifie.
IrasagarondOy coignier.
Irasail, v. ira^e.
Iraski, iraskitzen, g. 1. iragH,
bn. ourdir.
Irazki^ bn. chaîne; terme de
tisserand.
Iraste, v. iragazi^ s. v. ig.
Irastor, v. iraze.
Iratcheki, v. ieieH, s. v. ieL
Iratiotzo, — fBaHia orduandiren
gaixtoenac ère hasten dira, ôeren
canteientcien iraiiotzen eta iratUiten.
Ax. p. 204. a. éd. 64. n. éd.
Iratzartu, iratzartaten, b.
bn. se réveiller; de erazo^lzarri.
Iratzartu, ta bertati Christinaubak
zer egin èiar dau? Olaechea. Que
doit faire le Chrétien dès qu'il est
éveiUé?
IratZOf V. iraze^
207
Iratetoi, v. irasfe.
Iraugai, 1* iraurgi, bu. chaume,
fougère, ajonc, tout ce qui est propre
à servir de litière ou à faire du
fumier. Beirau-gai; mais qu'est-ce
que irau?
IraurtUy bn. étendre la litière.
Iraul, V. iratUi,
Iraulaya, espèce de gâteau,
selon O. De iraulif
IratlldU, V. irauli.
Irauli, iraultzen, g. 1. iruH,
b. iraul, irauldu, bn. En g. et b.
renverser. En 1. bn. labourer, tourner
la terre avec la charrue; renverser.
Irauliatu, irauUratzen^ 1. bn. se
tourner.
Eria irauliatzen da oiean, P. Le
malade se tourne dans le lit.
Iraulkatu, iraiilkatze, v.
iraulù
Iraultze, v. irauH,
Iraïuit irauten, g« 1. bn. iraun^
iraunUn, b. durer, persévérer. Ce
nom verb. se conjugue des deux
manières, v. Essai, Ch. X. Bakar-
fik au êolvauko dala azken gino
<mdoirautendabena,A.mbKno. Seule-
ment celui-là sera sauvé qui aura
persévéré jusqu'à la fin.
Iraun, iraupen, g. b. 1. bn. iraute^
1. darée. IraïUe gutitahoa, de peu
de durée.
Irautez, iravpez, 1. largement.
P. Iraupez est pent*être en usage,
mais ce mot n^est pas correct; la
terminaison n'est pas pe mdispen;
il aurait fallu iraypenez,
Iraungi, iraungitzen, l.étein-
dre^ mortifier.
Irannsi, v. erauai.
Iraimto, v. iraun.
Irauntsi, Moguel se sert de ce
mot pour „encouragement'' Au£-
munterung; v. Berichtigungen etc.
de W. v. Humboldt.
Iraupen, v. iraun.
Iraupez, v. iratm.
Iraiirgi, v. iraugai.
IraurtU, v. iraugaL
Iraucd, trausten» g. crever
(d*un ulcère); — 1. forcer. Jiar"
roêi^ iharroëten; iniarroêi^ inÀar"
rosten, 1. bn. inarrwi,Jardausi, ioT'
dauêi, g. secouer, ébranler. Tous ces
noms verb. sont formés de erazo-
autsi^ faire rompre, et devraient se
trouver s. v. auts. Pour la mutation
de A, nhy n, v. chingar l^et^/Aor.
Atheak iratm ^'i^tcd», L il avait forcé
les portes.
Irauste, v. irausi.
Iraute, v. iraun.
Irautes, v. iraun,
Irasie, 1. iratze, bn. fougère.
Irasior, 1. fumier de fougère. P.
IraztoTy iratztoi^ irasail, bn. fouge-
raie. Comp. inaztor.
Irazeld, erazekitze, 1 . eraieki,
eraiekitzen, g. im^^i, b. (Lardizabal)
allumer; de erazo-izekiy v. izio.
Irazi, V. iragazi, s. y. ig.
IraztO, V. iragazi, s. v. ig,
Iraztor, v. iraze.
Ireika, ireikatze, v. igeri.
Ireiz, ireizi, bn. nettoyer le
froment en le jetant en Tair, avec
une pelle; clarifier, filtrer.
Ireùhpkalap la pelle pour nettoyer
le froment.
208
Ireki, v. idiki.
Irendu, g. b. châtrer.
Irentsi, y. vreM.
Ires, iresi, bn. peigner. Sal.
Même mot que ireiz?
Iresegi, v. irazehi,
Ireste, v. iretsi.
Iret8i> ireBten, g. 1. bn. irex,
irexi, bn. trunizi, b. avaler. Selon
P. le 8ub. verb. ireMe. En g. irtUsi
(selon M. Arrne, maître d'école à
Zarauz), ce qne la forme bise, rend
probable. Peut-être que le n s'est
perdu (comp. îUze 2. et iAiôz)^ et
qne irutUtî, irenlsi,.e9t une variante
de eraunsi^ couler, verser. — Baina
iire semé Aaur eeinek ireôêi ukan
baUu hire onkasêun gucia puieguin,
Luc. yf. 80. Test. Eoch. Mais
celui-ci ton fils qui a mange tout
son bien avec des putains.
Iretste, v. vretH.
Irex, irexi, v. iretsi.
Irhazain, 1. garde forêt; syn.
de (nkansain. La terminaison est
zain, mais irha ne se trouve pas.
Irhinziri, v. irrinzi.
Iri, 1. b. fougère. Gomp. iraze.
Iri, 2. g. uri, b. Airi, 1. bn.
ville. Les dial. 1. et bn. ont iW,
avec la signification de: endroit,
environ^ et de là la préposition
tm», bn. vers ou environ. C'est
probablement le même mot, bien
que le A puisse servir à distinguer
les deux acceptions. Bazko irian
jinen da, il viendra vers Pâques.
Ma gauaren laurgarren veUla irian
ethor cedin hetara iUas gainez çabi-
hda. Marc. YI. 48. Test. Bocb.
Et environ la quatrième veille de
la nuit^ il alla vers eux^ marchant
sur la mer.
liirizka^ 1. village.
Irian, v. m.
Irichi, 1. V. iretai.
Irichi, 2. iristen, g. atteindre,
réussir. Diru asko izatera iHeiida^
il a réussi a avoir beaucoup d'argent.
IriKi, V. idim.
Irinteia, v. irin.
Irin, g. tirun, b. irin, 1. bn. fa-
rine. Du fr. ou de Tespagnol ha-
rina? La chute de f ou h initial
n'est pas rare; mais nous ne con-
naissons pas d'autre exemple de
mutation de a fr. ou esp. en «ou
u basque.
Irinleia, bn. pièce oii Ton pétrit
le pain; de irin-tegia.
Irioite, v. irion,
Irion, irioiten, 1. envoyer.
Urari bertzetara erioUea eta eragHea,
faire prendre chemin à l'eau par
autre part. P. Ontasunai irioUea,
prodiguer, dissiper son bien. P.
Serait-ce une corruption de irago
{erazo'igo) ? Larramendi donne pour
igo les formes io, iyo,
Iriste, V. irichi,
Iritai^ g. igitai, b. Serpe. Pour
la mutation de g en r, v. argizagi,
Iritzi, V. eritzi,
Irozerazo, g. appuyer, soute-
nir, ^ous ignorons si ce mot est
en usage; il est composé de iroz-
erazo, verbe causatif, faire — F iroz
ne se trouve pas.
Irri, g. 1* bn. Atm, 1. rire,
subst. Comp. yarra.
209
7m egin^ irriz egon, 1. rire, verbe.
Irriz dago^ il rit. Irriz urraizen dira,
I. ils crèvent de rire.
Irriz, bu. en riant; de irri-z,
IrrizUna, 1. ëcornifleur. P. De
irriz- affina,^
Irrikor, 1. rieur, adj.; deirri-kor.
Irri barre^ b. sourire.
Irrikatu, g. désirer vivement.
Irrikor, v. irri.
Irrinzl, g. irrinzin, 1. bn. ir-
Hinziri^ bn. syn. de ziniha. Sal.
Cri particulier des Basques, de défi^
de joie, de ralliement. — g. b.
bu. hennissement. Le gaip. a perdu
le n final, comp. arrai, 2.
Irrinziri, irrinzirinat 1. hennisse-
ment; sjn. de zamarikina.
Irrinzin, v. irrinzi,
Irrinziri, v. irrinzi.
Irrlngdrina, v. irrinzi.
Irrinarte, g. fente, ouverture;
p. ex. d'une porte entre baillée.
Ce mot parût être composé de tr-
rin-arie; arte, espace, en bn. fente.
Comp. l'ail, zwischenraum. Irrih
dérive peut-être du lat. rima, avec
tV prosthétique et n au lieu de m
final qui n^est pas toléré en bas-
que. Dans ce cas le verbe irritu
aurait perdu la nasale. Il est ce-
pendant possible que irri existe,
d'oii le verbe irrilu et puis irrinarte ;
le n sera alors pour Teuphonie.
Comp. iriki ^pour iri-egin?) et zirriiu.
Irritu, irrilzen, hirritu, hirrUzen,
1. s'entrouvrir, se fendre. Irrilzen
da lurra, la terre s*entrouvre de
sécheresse. P. Hotzez irrUurik, transi
de froid P. i. a. Goseak irriturik
dago, il est accablé par une grande
faim. P. i. a. Les deux dernières
acceptions ne sont pas claires.
Irristatu, irristatz6n,g. glis-
ser. Peut-être faudra-t-il rattacher
ce nom verb. à irri^ forme hypo-
thétique, V. irrinarte et ziri.
Irritu, V. irrinarte.
Irritze, v. irrBarte.
Irrizkina, v, irri.
Irten, irteten, g. urten, urte-
ten, b. sortir, se lever (du vent),
provenir, naître. Bigarren aldiz ur»
teten dau argitara liÔurucAu onek,
b. Pour la seconde fois ce petit
livre parait à la lumière (au jour).
Urten lei semé onak guraso ardura
bagakuetatik^ b. Le bon fils pourra
provenir, ndtre, de parents in-
souciants.
Irtete, v. irten.
Iru, g. Airwf, 1. bn. trois.
Imgarren^ g. b. hirurgarren, 1.
bn. troisième.
Hereny 1. bn. tiers. Heren comme
atzen et garren, sera un superla-
tif, c. a. d. un génitif. Lesadject.
numéraux (premier, dernier, etc.)
sont rendus dans plusieurs langues
par un superlatif: first, augl. erste,
ail. achtste, holî. V. Pott, Zahl-
methode, p. 215 — 224. La muta-
tion de t (Airur) en e se retrouve
dans nere, gén. de ni.
JErenegun, g. aréhegun, b. Aeren^
egun, L bn. avant hier; de eren^
egun.
^Herenzi, bn* pour la troisième
i fois. La terminaison est obscure.
i Huna herenn prest naiz çuetara
14
210
eth^r^çra. 2 Cor. XII. 14. Test.
Bocb. Yoici pour la troisième fois
que je suis prêt pour ijler ye|rs
vous.
I^udi, g. b. iduri^ 1. bn. (trans-
position de d et r) semblable,
adj. Apparçnce^ ressemblance, fi-
gure, exemple. — g. poussier. Larr.
dit que iduri est le plus eu usage,
bien que les fprmes fléchies soient
prises de irudi. Le prâs. de lind.
fait dirudU, dirudigu, dirudi, etc.
U nous semble que idwri est un
adJQtçtif verbal formé, comme tant
d'autres {oH de as; esi de es)^ de
idur-i. Idur, pourrait être composé
de id^f pareil, semblable et ifr , près.
Bi ahizpak elgar iduri dire, bn.
Les deux soeurs so^t semblablos
(se ressemblent). Offiaren eta ma^
kaU amoaren idurien edo iichwren
azpianj ]. sous Vappareiice de pain
et de vin. JBere iduriz, ona da, selon
qu'il semble, il est bon. P.
I^wriko^t 1- par conjecture, F. i. a.
Id^fifiei^ 1. soupçon; de idurirpen.
Irudit iru^Ua^f g. iduri, iduri^
z^f 1. bn. iduri, i4urUu, bn. seqa-
bler, paraître, rassembler* Ce nom
verh. a le présent et Timparfait de
rind. r^uliers. Dirudtt^ dirudizu,
diirudi, etc. il me semble, etc.
dans la double acception, de
^sembler** et „ressembler^\ Ru/ra
dirudis il lui ressemble. P. JSadi-
rudigu Ailla, vous semblez un
mort. P.
Dirmdieuâz, g. apparemment. 2>î-
rudi, S. pers. du prés, de l'ind. il
lui paraît; n relatif avec e de liai-
soA, ^in^dieu; pi^ia Ip wt ?; àe
ce qu'il lui parfit = app&rempiax|t.
Iruditze, v. irudi.
Irqg^rren, v. iru.
Irulaga, v. irun.
. Irule, V. irun.
Iruli» V. irauli.
Irun, iruten, g^ b. 1. bi^ Ai-
Ttfii, iùruien, 1. filer. M^tuçu «riHi-
gaik (de gai). Nous n'avons d^ quoi
(de matière) à filer.
Inde, 1. bn. fileur; de ùru-le,
avec élisiou de n devant l, v. Es-
sai, Ch. II.
Irviaga^ 1. quenouille. P. i. a.
Iruntsi, v. iretri.
Iruntz, V. ifUz.
IruntSSiy v. iretH*
Irur, g. vallée.
Irute, V. iruUf
Iruzki, V. eçuzU,
IsatSi g. 1°, petit balai ai^s
mançbe, 2^ nageoire j probablement
à caisse c|9 1* ressemblance.
ISQka, g, moquerie.
laekaiu^ iaekatzen^ se moquer.
Isi, V. hi^,
iBil, îailtsen, g. ichiUI^, ieiU-
duUn. b. iiohU, ichildu, iehiUeu, 1.
bn. se taire. Les basques eap. écri-
vent encore iM, ixHdu, inUdu, pui/y-
qu'on prononce un a gras. lai
dérive probablement de la raçiçç
ich; pour le moment U reste san^i
explication. Nous avions d'abord
pensé à décomposer ichUdu en Uz^
U'du^ éteindre la pi^rple^ ce qui
paraît peu naturel. L'inteqectiojfj^
bn. icAot silence! semble pliit^t
une forme impérative de ici^ et
211
amsi iokildu en dérivera aussi. P.
emploie ieiil comme adjectif: pizon
iehiUa, un homme posé^ de peu
de paroles.
IsiUasuH, g. silence; de iâiUtaêun,
IckUlii^ b. 1. bn. en silence, en
cachette; de iehU-xk.
lehilka^ bn. en cachette; de
IchUUk egon^ b. 1. rester sans
parler.
Ixilume, b. enfant illégitime; de
Isatasun, V. iêil.
Isiltze« V. iêil.
Iskambil, g. grand bruit de
paroles.
Iskiniiaso, bn. geai. (nn=hy
ïspiLLv, 1. 1. malotru, gueux.
Probablement d*eapiègle qui vient
de spiegel, miroir v. ispillu 2.
IspiLLu, 2. g. b. miroir. Proba-
blement du prov. espelh.
Xstape, V. ister.
Istar, V. ister.
Istairpe, v. ister.
Iste, icA et uM.
Ister, g. b. 1. iêtar, g. ieiUry
bn. cuisse.
htarpe^ b. iêiapê^ 1. icAtape, bn.
enjambée; de iatar^e.
lêiapeko. Jêtapeko andrea,\% déesse
Vénus. P.
lêter oiea^ Lie gras de la jambe.
Isterbegi, v. ichterbegù
XEEtilf 1. lac, fange.
lêéiUeroa, 1. chantier.
Istinga, istingia, g. marais.
lêiimffor^ g. bécassine. Il nous
semble de inHin^gor^ la sourde du
marais. OUagor est bécasse; de
ollo'gar, poule sourde, selon le
préjugé (?) que la bécasse est
sourde.
Istingia, V. istinga.
Istingor, V. istinga.
Istu, chistu, g. chu^ b. salive.
Isiu dota, g. cracher.
Istu, g. eiistn^ b. flûte basque.
Ixûu^ 1. sifflet pour appeler quel-
quVn. P. lostta dago, il vous
siffle. P.
Isuil, 1. amende pécuniaire.
Isuraldi, v. isuri.
Isiiri, isiirtzen, g. 1. ieÂurj
iehuri, bn. verser, répandre.
lêuralde, g. versant de la mon-
tagne, d'où coule Teau; de thir-
aide.
leurle, celui qui répand ; de isur-
le. Ce mot se trouve chez Axular,
p. 164. a éd. dans le composé odol*
ieurle, sanguinaire.
Isurle, V. isuri.
ISUrtEO, V. isuri.
Isuski, b. izuzki, bn. petit balai
pour nettoyer les chambres; de
iims*ki? profMre à, destiné à, la
saleté. Comp. isaiz.
Itai, g. faux.
liaitu^ faucher.
Itan, itaim, b. demande.
Itandu, b. Uhaun^ Uiaunlzen, mot
d'O. selon P. demander, interroger.
Itandu, V. iian.
Itaiin, V. ilan.
Itazura, v. Hoi.
Itchain, v. ieh.
Itcheld, itohekitaen» ^- icA.
Itchendi, v. illeti.
212
Itohiira, V. ichura.
Itchurapen, v. icAura.
Itchuraz4churazko,v icAura.
Iteil« b. manque, pénurie.
lihaohiir, v. Uoi.
Ithainçura, v. Hoi.
Ifhaizur, v, itoi.
lihandi, v. idi,
Ithaiin, V. ilan.
Ithaunlase, v. Uç^n.
Ithegun, y. idi.
liho, V. ito»
Ithokoin, bn. nom vulgaire
des étoiles qui forment la grande
ourse.
IthoitZ, V. iloi.
lihotze, V. Uo.
lihiirri, v. Hurri,
Ito, itotsen, g. b. HAo, HAotzen,
1. bn. nojer ; — 1. étouffer^ étrangler.
P. IlAo da, il s'est noyé.
Itogin, V. itoi.
Itoi, g. goutte.
IMii^ g. HAa^z, 1. gouttière. La
terminaison des deux mots est
obscure.
ItAaizuT^ I. UAacAuf^ bn. gout-
tière; de iiA<hisur, Il serait donc
mieux d'écrire Uhaisur en lab. O.
écrit prov. 284: ilaxura, et P. iùAaiU'
cura,
Itoffin^ ilokiUy itozin^ b. gouttière ;
de ito-egin. Le n prend le tilde si
Tarticle suit, itogina. Pour la per-
mutation de la gutturale et de la
sibilante^ comp. girioin = zirtoin ;
gapar = zapar; gale = zale. Y. aussi
karraka,
Itokin, V. iloi,
Itoitoa, P. cite ce nom verb.
comme souletin. Tirer de quelque
lieu. Ce sera apparemment une cor-
ruption de idokite.
Itoiti, y. iôoi.
Itotze, V. Uo,
Itozin, V. ilai.
Itsaso, g. I. bn. icAasOf g. b.
ixoêo^ bn. mer. JElAor cedin Aeiara
Usas gainez çaôHala, Marc. YL 48.
Test. Bpoch. Il alla vers eux, en
marchant (litt. qu'il marchait) sur
la mer.
lUaslar, g. marin (subst.); de
iUaS'iar.
IcAasgizoHy b. Usasgizon, 1. syn.
de iisastar.
Itsaséuru, 1. syn. deitsasiar. Ce
mot se trouve chez O. prov. 286.
Est-ce un corruption de Usas-
ôarra?
IxaâadaTf bn. embouchure d*une
rivière dans la mer: de ixas-adar.
Itsasgizon, v. iUaao.
Itsaskor, v^ tUaisi^ s. v. icA.
Itsastar, v. itsaso,
Itsaste, V. icA.
Itsasturu, v. iUaw.
Itsatsi, V. icA,
ItSU, V. icAu^ s. V. icA.
Itsu itsuban, v. icAu, s. v. icA.
Itsuka, V. icAuj s. V. icA.
Itsukeria, v. icAu, s. v. icA.
Itsumeii, V. icAut -s. V. icA.
ItStunustu, V. icAu^ s. V. %oA,
ItSUSi, iohlisi, g. ikuai, 1. ixtui,
bu. sale, laid. Nous avions cru
pouvoir rattacher ii9uH à ii9u,
aveugle, et de là laideur et puis
saleté. L'idée abstraite de laideur
aurait pu être exprimée de cette
213
façon; mais la terminaison si nous
embarasse. Gùsan xtsusta, homme
laid. Biiz ilêusia, parole sale.
RêUêlasunj g. L laideur, saleté,
de ilsuê'tasun,
Ixùsieriay bn. vilenie; de ixns-
eria.
Ilsusii, 1. salement.
Itsustu, ilêvëien, 1. salir; ixuê,
ixuséu, bn. enlaidir.
ItSUSki, V. itêusL
Itsnstasun, v. itsusi.
ItSUSte, V. UêuH.
ItSUStU, V. Ususi.
ItSUtasiin, V. icku, 8. y. ich.
ItSUtU, itSUtze, V. ichu, s. V.
ich,
Itnrri, g. b. ithurri, 1. bn. source,
fontaine. Zorian guzien iturri, g.
Source de tout bonheur.
Iturhuru, g. source principale;
do itur^buru,
Itz, g. hitZj g. 1. bn. mot, pa-
role. Bkzetattk agiri dezu^ nota dize^
han zure biotzari, Larr. Vous avez
le témoignage des paroles comme
elles brûlent votre coeur c. a. d.
vos paroles témoignent combien
votre coeur est brûlant.
Hitzez-httz, 1. mot à mot.
Itzegin, g. parler; de itz-egin,
Itzaurreko, g. préface; de itZ'
aurreko; l'ail. Vorwort.
Hizkuntza, g. 1. izhuntra^ g. lan-
gage. Bestenaz banagoka zure hitz*
kuntzari. D*un autre côté c'est à
votre langage.
Hitzontzi, bavard, subst. Très
probablement de hitz^onizi. Comp.
le hoU. praatsak, de praten, parler I
et zak, sac; Tall. plaudertasche,
formé de la même façon.
Itzketa, g. propos, discours. H
nous semble de hitz-hetan^ après
avoir changé h eu k (v. Essai, Gh.
IL) et avec chute de n final. Comp.
arrai 2. Itzketan^ d'après sa forme
est un subst. verb. (V. hetan, s, v,
ta,) ou un nom au locatif ce qui
revient au même.
Itzaldi, g. discours.
Hitzlanoakj 1. prose. P.
Hitz neurtuak, neurlhitzak, 1.
poésie.
Itza, itzatU, v. iltze 2.
Itzain, itzaingoa, v. idi.
Itzal, g. 1. bn. ombre.
Itzaliy itzaltzen^ g. éteindre. Itzal,
itzcUdu, ùzoUzeUf 1. ombrager. P. —
bn. se cacher. De(<;^an4PComp.
eêtali.
Itzaldi, V. itz.
ItzaldU, V. itzai.
Itzali, V. itzal.
Itzaltse, V. itzal.
Itzar, V. idi.
Itzarkinak, v. iVft.
Itzaurreko, v. itz.
Itze, V. iltze, 2.
Itzegin, V. itz.
Itziki, bn. gorgée. Jtrtiblra, par
golfes.
Itzketa, V. itz.
ItZUl, V. itzuli,
Itzulbide, v. itzuH.
Itziil, ichuli, itzultzen, g.
itzuH, itzultzen, b. l.itzurri, itzuizen^
1. itzul, itzuli, bn. tourner, retourner,
rendre. Beren errira itzultieko, g.
Pour retourner dans leur pays.
su
Aldagarri iUulia, habit tourné. P.
ItzuU naUayOf je me suis échappé
de lui. P.
Itztûhide,ùzurpidef l.iefage, échap-
patoire; de itsntl et itzur'àide,
ItzuHpurdi, g. Uzuiiphurdi, 1. bn.
culbute ; de kzuUipurdù En g. aussi
contracté en zilipurdù
Itzuliphurâi, itzulipiirdî,v.
itzuli.
ItSSUltze> V. Uzuli.
Itzurbide, v. UzuH.
Itsurri, ▼. ùzuH.
Itsutze, V. uzuu.
Ixasadar, ▼. iuaso.
Ixeka» V. ichaha.
Izildxu V. iHL
Izilume, v. isU.
Izio, V. ûto.
Ixti> V. ich et ickti.
Ixititse, V. ichti,
IXU, V. tcAti^ s. V. ich,
Izukeria, v. ichu^ s. v. ticA.
Iznsiy V. iisusi.
Lraskeria, v. itsuH.
Iznstarzun, v. khu^ s. v. kh,
IXUStUi V. UsuH.
lySi 1. g. tiftt, I. bn. jonc. Nous
écrivons le guip. tya ignorant com-
ment on l'écrit sans l'article.
Ihipe^ 1. jonchère.
I3ra, 2. bn. nom en&ntin qu'on
donne aux petits objets pour les
faire admifer par les enfanAs. Sal.
lyes, V. iguz.
Izai, 1. V. ich.
laai^ 2. bn. peuplier. Sal. ûat,
1. sapin. P.
Isaite, y. ùsm.
laan, isandUi isatu, g. «ab^
b. 1. bn. été. La terminaisoii de
l'adj. verbal étant du ou te, il a
fallu élider le n devant tj v. Essai,
Ch. IL Le subst. verb. est isctfen.
Izalen naiz^ je suis; forme fréquen-
tative, j'ai l'habitude d'être.
Izatea, g. izaitia^ L subst, verb.
défini.
Les terminaisons auxiliaires de
izan sont employées en g* et b.
pour rendre le verbe importer. Nui
ter zatî que m'importe à moi?
Zuri zir ra^0«/ que t'importe à toi 7
etc. Nki zer ziUadanî que m'im-
portait à moi? etc.
Nous avona parlé dana notre
essai de gr. p. 57 de la confusion
qui ràgne dans l'emploi de ûu»,
être, pour exprimer ,/ivoir"; p. ex.
Diru aàko izatera irichi dà» g« il a
réussi à avoir beaucoup d'ai^^nt.
Eta aurrak kaUko urteetan igaro «a».
Lardizabal. Et elle avait passé (dana)
l'âge d'avoir des enfants. Nous
n'avons malheureusement rien dé-
couvert depuis ce temps qui puisse
jeter quelque lumière sur cette ap-
parente bizarrerie de la langue bas-
que. Alors déjjà nous avons fût
remarquer que les explications de
MM. Archu, Inchauspe, etc. n'ex-
pliquaient rien du tout. Si le grand
nombre de terminaisons est d^à
une véritable difficulté, l'embarras
en est encore considérablement aug-
menté par l'emploi particulier qu'on
en fait dans quelques dialectes.
I La manière d'exprimé la 2^ pers.
216
i\i piôlï. peiBùûnd ^ ifétrotlve, il
éét i^rai, dans d*autrdâ langues, dans
le stjlé très familier. Nons disons
en hoU. Ik hëb (je) hem een pak
gegevënl je (vous) lui ëi donné
une i^d^l Anssi en fr. ,41 ^ons
a débite là déS bétisés I" Ainsi on
dit en basqne : ^h é§in cUdazu, me
l'as-ta fait, an lien de tiikk egin
deiu^ l'as-tn ftdt. Ni aahotan etorri
natzazu erri onetara. Je te suis venu
plusieurs fois verë èe peuple, au
lieu de, eioHi riaiiy je suis venu.
Mais ce qui est plus extraordinaire,
c'est que Ton emploie les tenhi«-
naisons d'aVoir poitr être. Dans
la traduction de Pane. Testament,
Larregui écrit, p. 72 (â^mment,
selon Zab^al) : Nar zaifut efie atmea ?
qtii éiEl4tl molli fils. Zmm aVéc le
subst. vefb. correspond èans cela
à ,jje te^* p. et. ihusMi zàHat^ je
te vois. Au lieu Aa ndz (dit Zabala)
on dit nozU; c'est-à^diilé àû lieu
de ,jjesuis"ondit,,tu tûL^.^^ Nous
ne faisons qu'indiquer' cètf bi^^arre-
ries apparente^, qtïi devirônt être
examinées dans un ilrav'ail spécial
«ùr le tèrbè.
Làf racine' de izàii eift probable-
ment ûr, que ilôtis' rètrouV^ons' dans
l'impératif hiz, qu'il sbit^ de h-iz.
Pour reïplîcation de ^ v. hère.
Est-ce que bit attrait doniié l'adj.
feih. UiAf vivant, (cottip. asi dé m,
eei de es, etc.); d'où le subsfaïifif
difia, IW vie et puis le noiù verb.
HzUu, hizkzeàf vitte.
LsMldlli V. izan.
JÉÉSl, V. ich.
TSBT, 1. g. b. 1. bn. étoile.
Ariizar^ g. b. 1. ari/Azar^ bn.
l'étoile du matin.
Ozar izarra, 1. la canicule. P.
Izartegi, 1. del étoile; de izar-tegi.
IzarrcOUf izarski, bn. étoile.
IzarrthitZf bn. rosée ; de &mr4hitz.
Izar, 2. V. izari.
Izari, 1. bn. mesure.
Izar, izartUy izartzen, 1. bn. mesurer.
Izark, izarki, bn. couvrir le
feu.
IzarratUi v. tzar, i. /"v
Izarrihite, v. izar, 1. a • /
Issarski, v. tzar, l.
lÈBXtegi, V. tzar, 1. . ,..j._
Issarto, izartsse, v. tjrarfN'Ol
Izate, V. izan^
Isuttekotil, 1. tout au plus; de
izttte''k<htzat.
Izattt, V. izan.
IXBlbA, t. izeba.
IZÔb&, g. bn. izeko, g. h^izéka,
1. bn.? Selo^ M. Fabfè (Gtiide de
la convers. basq. fr.) izoSa, Selon
le Manuel de là convenr. fr. basq.
izaba, tante. Oha eure izébaren dehera,
6ana ez maiz iobera, ipr^iv. 349. d'O.
Ya-t-en chez ta tante, mais pas
trop souvent.
Izei» V. izai, 2.
IzekSt, V. izéba:
IzeUi izekitïén, g. brûler. Il
nous demble de izio-égin, avec chute
de n final. Ce libm "Verbal se con-
jure des' dèu^d matnières et n'a,
ébmme verbe ]^gulier, que le présent
elt rim^krf. de l'indicatif^ générale-
mônft précédé du pf éfixe ha. Écidtié-
hâ\ béidSàéliCtiu, haâhdca, été. izOi
216
régit le datif. Hkzetatik agiri detu
nota dizekan (dizeka avec n à cause
de nola) zure biotzari. Lettre de Larr.
à Mendibum. Voas manifestez par
vos paroles combien voire coeur
est brûlant.
IzekO, V. izeha.
Izeil> g. b. 1. bn. nom.
Izendatu^ izendatzen, g. 1. bn. nom-
mer. Izendau^ b. désigner, assigner.
Izengoiti, 1. izengoithi^ bn. surnom ;
de izen^goiti.
Izendatu, izendatze, v. izen.
Izendau, v. izen,
Izengoiti, izengoithi, v. izen.
Izerdi, g. b. 1. bn. sueur.
Faudra-t-il rattacher izerdi à izio?
de iz'ûrdi moitié brûlant?
Izerdi^ izerizen^ ou izerditzen^ g.
1. izerditu^ b. izert, izertu, izertzen,
bn. suer. Izerdi naiz, je sue. P.
Izerlika, 1. grosse sueur qui en-
grendre crasse. P. De izer^lUca.
IzerditZO) v. izerdi.
Izerlika, v. izerdi.
Izertu, izertze, v. izerdi,
Izi, V, izu.
Izialdura, v. t^ti.
Iziapeiii V. izu.
Izidurai v, trti.
Ldgarri, v. izu.
Ldgarrikeria, v. «Vu.
Izikor, V. izu.
Izio> g. irio, ichatu^ b. allu-
mer. Larramendi écrit ezio^ s. v.
encender, où il cite comme syno-
nyme irazeki. Il est possible que
ces deux noms verb. soient em-
ployés l*nn pour l'autre, mais il
nous semble que la forme àUrazeki
indique que c'est un verbe causatif.
Irazeki est composé, croyons nous,
de erazO'izekij et izeki de izia^egin.
Il est probable que izio n'est pas
un adjectif verbal ; pour le devenir
il fallait le suffixe i ou du ou tu\
de là la forme bise, iehatu {x de
%xio^=ch). Iziosertk le thème, (comme
c'est souvent le cas en bn.) ayant la
signification de ^chaud", „ohaleur'\
Izipera, v. izu.
Izitu, izitze, v. izu.
ÏZKiRXy g. lettre. Il nous paraît
que itkira vient du verbe izhiribaiuy
qui est pris de Tesp. escribir.
IzkiribUf bn. écriture.
Izkirarraj g. littéral; de izkira^
ara. Mieux un r.
Izkirotallu^ g. inscriptions. Se
trouve dans St. Luc. publié par
la soc. bibl. de Londres.
IzKiRRiBn, V. izkira.
IzKiBABEÀ. V. izkira.
IzKiBOTAixu, V. izkira.
Tzknntza, v. itz.
Izoba. V. izeba.
IZOki> 1. saumon.
Izor, g. 1. bn. enceinte, grosse.
Huna virginabat içorra iganen do.
Matt. 1.23 Test.Roch. Voici une
vierge sera enceinte.
IZOtZ, V. intz.
IZOZtU, izOSEte, v. intz.
Izpij g- !• fil* brin, — 1. Ar-
giaren izpiak, les rayons de lu-
mière.
Izpika^l. brin-à-brin; det?pf4xi.
Izu, izi, g. terreur.
Izugarriy g. izigarri, L bn. ter-
rible; de izwgarri. Ugolde izugarri
217
baten hkartez ondumen au egin za^
nerano, jusqu'à ce que fut faite cette
destruction au moyen d'an déluge
terrible.
Iziapen, 1. bn. frayeur ; do izia-pen.
Eta berian partituric manumentetik
iciapen eta bozcario handirequin.
Matt. XXVIII. 8. Et dans ce mo-
ment étant sortis du sépulcre avec
crainte et grande joie.
litaldura^ izidirra, 1. P. peur;
de izù'dura. Nous ignorons d'où
vient al.
Izikor, 1. bu. peureux ; de izi-kor.
Izipera, 1. peureux; P.
Izigarrikeria, 1. Thorreur (Manuel
de la convers. fr. basque,) De izi-
garri'heria.
Izuikara,g. terreur; de iztMkara,
Eta guziak izuikara andtak artuen
zituen. Et une grande terreur les prit
tous (ils furent pris d'une etc.).
Iztitu, izutzen^ g. izitu^ izUzen, 1.
bn. épouvanter, s'eflfrayer,
l2sugarri, v. ùu.
Izuikara, v. izu.
Izurde, g. espèce de grand pois-
son de mer qui fait la chasse aux
sardines. En esp. cerdo de mar.
De itsaâO'urdef
Isnitu, izutze, v. izu,
Izur, iZUrtU, v. ichur.
Izurrij g. izurntey 1. peste; de
izu^eri?
IZUZki, V. isuski.
J.
Les Basques espagnols prononcent
cette lettre à l'espagnole^ c*est-à-
dire comme la jota^ à peu près le
ch allemand^ exactement le g hol-
landais; les Basques français comme
y dans j^ayant'*, ce qui est cause
de Torthographe flottante entre j
et y. M. Archu, dans sa traduction
des fables de Lafontainej se sert
de j\ et dans sa grammaire fran-
çaise à l'usage des Basques, dey.
Ni Âzular (Oueroco guero\ ni Oien-
hart, ni Larregui (Traduction du
N. Testament de Boyaumont), ne
font usage de y. Decheparrcj au
contraire, écrit toujours y même
pour f. La Vieuxville préfère géné-
ralement y initial, cependant il écrit
yoan, yarriric^ yaun et jaun etc.
C'est donc uniquement la fantaisie
de l'auteur qui en décide, et la
prononciation n*en est pas altérée.
Il y a cependant une manière de
rendroj le son i et j (; == y ^^^"^
^^yant") qui devrait être abandon-
née; c'est d'employer i pour y,
ioan pour joan, ce qui ne représente
pas du tout le même son. Ensuite
d'écrire y pour t, quand on aune
fois adopté pour y le son de y
dans ijayant.'* M. Salabeny^ comme
beaucoup d'autres autenn a con-
servé le y initial comme consonne;
mais s. v. ya il cite le mot yeko;
écrit de cette façon il est impossi-
ble de prononcer 6e mot.
Gomme k majorité dea Basques
français a adopté y, noua avons
préféré conserver ce caractère, à
l'exclusion de y, comme lettre ini-
tiale. J présente cet avantage, que
chaque dialecte peut le prononcer
à sa façon ; les Basques esp. comme
jota; les Labourdins etBaa-navar-
rais comme j = y dans ^/tyant;"
même le Souletin s'en arrangera
puisqu'il prononce le j à la fran-
çaise, comme dans le mot jamais.
Cette orthographe convient aussi
aux Biscaiens, qui ont une façon
particulière de prononcer le /dans
le corps du mot et précédé de t
et qui se rapproche un peu du g
italien devant e et i. Dans oe cas
les Guipuzcoans écrivent y, {j^jago^
b. geyagoy g.) et donnent à cet y
exactement le son mouillé du dj
hongrois, à peu près comme dia
dans diable. Ce son mouillé de l'y
se retrouve même comme son initial
219
dans quelques mots lab. et bn.,
mais ils sont si rares que pour le
moment il nous a paru suffisant
de faire remarquer cette pronon-
ciation plutôt exceptionnelle^ au
mot même. Cette tendance de j à
s'allier au d n'a rien d'extraordi-
naire et se retrouve dans d'autres
langues; p. ex. giorno it. de diurnus
qui se prononçait djumus; diacere,
it. de jacere. V. Diez, Gr. vol.
1. p. 264. Brachet, D. E. s. y. abré-
ger. Larntmendi et après lui Lar-
dizabal et d*autres ont prétendu
que la prononciation du j comme
jota n'est pas primitive; que les
Basques ont dû la prendre des
Espagnols. Comme cette opinion
ne s'appuie ches Larramendi, sur
aucun argument quelconque, il sera
nécessaire d'examiner si elle a quel-
que valeur. Peut être dans l'état
où sont nos connaissances de la
langue Basque, sera-t-il tout aussi
difficile de rendre compte de cette
prononciation pour le basque que
pour l'espagnol. M. Di^, dans sa
gram. vol. 1. 867, admet l'asser-
tion de Larramendi^ qui, dans Pin-
Iroduotion de son dictionnaire p.
XXX dit. „Ett este dialecte de
GhiTpuzcoa se ha introducido la
pronunciacion castellana.'^ Ne fau-
drait-il pas exiger un peu plus
qu'une assertion pure et simple?
M. Diez, qui cite Larramendî^ ajoute
que la jota esp. est souvent rem-
placée par ch palatal; hinsi hachera
de Tesp. baxel; alporeha de Tesp.
alforja ; ckneaUea de Tesp. enxugar.
n pourrait sembler téméraire
d'avoir une autre opinion que l'émi-
nent professeur de Bonn, et noua
allons au devant de ce reproche
en demandant avec toute la réserve
possible, si les trois exemples que
citent M. Diez suffisent pour ne
laisser aucun doute sur cette ques-
tion. Nous n'oserions répondre né-
gativement^ mais nous aimerions
répéter ici l'exemple (v. l'introduc-
tion) du mot fr. «^personne/* qui
est devenu preeuna en lab. Ici nous
n'avons donc pas seulement un
groupe (pre) qui est inconnu au
basque^ mais bien plus, pr remplace
une combinaison (per) parfaitement
basque. A peu-pràs la même chose
est arrivée avec ^^prouver" dont le
dial. lab. a tait /rogaiu; or/ n'existe
pas en basque. Le seul fait qu'un
mot est étranger à une langue parait
singulièrement influenoer la pronon-
ciation, même quand les sons ne
diffèrent pas. Les Anglais ont dans
les mots ^^knew" (je connaissa»)^
„new" (nouveau) exactement le son
de gn dans „agneau" et cependant
ils éprouvent une grande difficulté
à prononcer Cologne^ Bourgogne.
Nous aimerions encore faire re-
marquer que notre g hoU. est exao-
tement la jota esp. et qu'aucune
des autres langues germaniques ne
possède ce son^ du moins initial^ si
ce n'est l'allemand bernois. — Le
troisième exemple (ehue<xizêa), cité
par M. Diez nous semble plutôt
dériver du prov. echuear (r. L. R.)
que de l'esp. enxugar. Ceci nedi-
220
minue en rien Tobservation très
juste de M. Diez que la jota est
sonvent rendue par ch. Nous pou-
vons ajouter aux exemples donnés :
heehuj plainte, de queja, plainte.
Mais est-oe que ces quelques exem-
ples suffisent? nous ne voudrions
par ]*affirmer. Dans Tintrodaction
on trouvera p. 8 et 11 quelques re-
marques sur la prononciation de
mots étrangers.
Ja, 1. bn. interj. pour faire
arrêter une action quelconque. M.
Salaberry ajoute. „0n dit ycho au
lieu de ja pour faire cesser quel-
qu'un de pleurer, de chanter, etc."
Ycho est évidemment tcAo/ silence.
Ja, 2. 1. déjà; de l'esp. ya.
Jadanik, 1. bn. syn. de ja. De
ja^danii.
Jagoki^ jagoitik, 1. désormais; de
ja-goiti,
Jabaldu, jabaltssen, 1. s'apai-
ser, s'adoucir, se calmer, très pro-
bablement de jabe'ari'du, faire le
maître, maîtriser. Pour la mutation
de r en 1, v, arilU». — Baren ha*
aeria jabaUzen da, sa colère s'apaise.
Emozu ur, mintza takitza emeki eta
emero, sua iraungiko da, gaitzerizhoa
jabalduko da. Ax. 298—94.' a. éd.
Il 8. n. éd. Donnez lui de Teau,
parlez-lui doucement, la colère pas-
sera, la haine s'apaisera. '
Jabaltze^ v. jahaldu.
«Tabe, g. b. 1. bn. javbe^ b. maître.
Jabetu, jabetzen, 1. jabe egin, b.
posséder, se rendre maître. — bn.
s'approprier.» Jabetu naizayo, je me
suis rendu maître de lui.
«Tabeta, jabetze, v. jabe.
Jachi, jachitssen, g. joui, b.
(Zabala); jacsi, b. (Moguel);>sitfii;
jauêten^ 1. bn. M. Salaberry écrit
ywx^yeuxi) descendre. Une variante
de ce nom verbal est: jaiMt, 1.
jauzi^ bn. jaun onjatUH^ b. avec la
signification de „8auter" dans les
dial. basq. fr. et de ,,tomber/'
dans le dial. bise. Jauzi^ en bn.
ne signifie pas seulement sauter
mais encore: faire sortir ou fiaîre
éclater, extraire; et de là„traife",
jetzi, g. qui est devenu en 1. et
bn. deitzi, à cause de la pronon-
ciation du y; V. la lettre J. — Ta
menditic iavtsi cenean. Matt. VIH. 1 .
Test. Boch. Et quand il fut des-
cendu de la montagne. Jaesi zaUezte
orain ikwftera sepultura edoillobtfak,
Moguel, p. 8S. Descendez mainte-
nant pour voir les sépulcres.
Jautsapen, 1. descente, chute; de
jautsa^en, Comp. adkza pour la
forme du subst. verb. P. écrit
jautste, Ike eta jauUtegiak^ montées
et descentes. — Halako auêrtêz non
Esaiaz Prophetak hain jauUapen han»
diaz miretêirik, galdegiten baùio, Ax.
140. a. éd. 394. n. éd. C'est ainsi
que le prophète Esaie, s*étonnant
d'une si grande chute, lui demanda.
Erachi, erachitzen, g. eraatsi^era-
asten, b. erautH, erautsten ou erausim,
1 bn. erauxi, bn. (Sal.) faire des-
cendre; de érazihjachi. Y. eratOsi
où nous avons parlé en détail de
ce nom verbal.
Jauêi, jauaten, b. 1. jauzi^ bn.
Jauiêif b. En b. tomber; en 1. et
zu
bn. sauter > en bn. faire sortir,
faire éclater, extraire. Y. jacAi.
lauz baitzedin kaaurra haren sa»
àelean. Lac. I. 41. Test. Boch.
L'enfant sauta dans son ventre.
Norulz jausten garian^ b. Moguel.
Où que nous tombions. Indazu
8endota9una jausi ez nadin pekatuan.
Zabaia. Donnez-moi la force pour
que je ne tombe pas dans le
péchë. KnUziaen hargyagaz lurrera
janUi zan^ b. Oiaechea, p. 148.
U était tombé par terre avec la
charge de la croix. Burutikjauzi da
g. b. 1. U est devenu fou. Adimendu-
tik jausia. Démonté de cervelle. P.
Jauziekariy\m. sauteur; de jauS"
ie^hari (v. ari 4.) Jauskari ona ka-
pazar (O. écrit capaxar) duna.
Prov. 265 d'O. Sous une méchante
(vieille) cape se trouve souvent le
bon sauteur.
JauUkor^ 1. facile à s'empor-
ter; — bn. élastique, qui saute;
de fauts-kor.
Jauztiri bn. petite échelle pour
franchir un mur, une haie. La
terminaison est obscure.
Jetzi, jetzitzen, jaizi^ jaiUie^ 1. g.
deiiziy bn. traire. — 1. tirer, pres-
surer. P. La prononciation du y
que nous écrivons y est légèrement
nuancée du d et de là la diffé-
rence d'orthogrape. V. la lettre /.
Jacsi, V. jachu
Jadanik, v. /a, 2.
Jagi, V. jaihu
L, V. jaiki.
Jagoiti, jagoitik^ v. ja, 2.
Jai, g. b. 1. jei, 1. fête. Jaye^
gun, jour de fête. Probablement
du prov, jai, gai, v. L. R.
Jaigura, envie de sortir ou de
s'assembler. Mot d'O. selon. P.
La terminaison est gura, envie ;
mais Jai? V. jayertua.
Jaiguratu, v. jayertua,
Jaiki, jaUdtzen, g. 1. hn.jagi,
b. jeik, jeiki, bn. (Sal.) se lever.
Ezin iatqui niaUec hiri emaitera*
Luc. XI. 7. Test. Boch. Je ne
puis me lever pour t'en donner.
Jaiki berria naiz, je viens de me
lever, P. Neacatcka hiri diosnat
iaiqui adi, Marc. Y. 41. Test. Boch.
Jeune fille, je te dis lève-toi. La
2^^ pers. de l'impératif est Aaik
lève-toi (v. l'exemple s. v. kaik).
M. Salaberry cite aussi cette forme
régulière (bien qu'il écrive yeiki
avec tf), mais il donne ^jhaika^'* ;
le a final doit être une erreur.
La seconde pers. finit toujours en
^, masc. n^ fém. P. cite kaik. Pour
la chute de j initial, comp. arreU^
de jarraiiu.
Eraikitze, iraikitze, I. faire lever.
P. De erazO'jaiH, comme irakasi
de erato-ikan. Le j est toujours
élidé; comp. eracM, de erazo JacAi)
eroan de erazo-joan, P. ne cite pas
l'adj. verb. qui doit être eraiki
ou iraiki,
Jaikitze, v. Jaiki.
Jainko, v. Jaun.
Jainkoaizun, v. Jaun.
Jainkotasun, tarznn, vjaun.
JainkOZkO, v. Jaun.
222
Jaitstç, V. jettA, 8. V. foehi.
Jâka, 1. bn. habit, pourpoint;
du £r. jaque (habillement oourt
et serré), dont l'origine eat incer*
taine, selon M. Littré. Du Gange
croit que ce mot provient des
Jacques, les paysans révoltes; M.
Brachet (Dict. £tym.) se range à
cette opinion.
Jàki» g. 1* bn. Toute sorte de
mets qui se mangent avec le pain»
tels que viande» fruits^ oeufs etc.
Peut-être du nom verbal jaiUu,
comme aAar de aiurtu»
" JakUu, jaHixen, 1. bn. Selon P.
faire durer sa viande autant que
le pain. Selon M. Salaberry, man-
ger avec ordre en proportionnant
le pain avec l^jaH. Probablement
de jan-Aidât qui est devenu jau'
Hde, (k pour i, v. £ssai, Gh. II>
et puis^ûfe^ puisque « ne peut
précéder i. Jan-Ude^iu^ manger
avec.
Jakile, jaJdlle, v. JaHn.
jaJdmbide, v. JaHn.
Jakin, jakiten, g. b. 1. bn.
savoir. En g. le » a généralement
le tilde JaHn. Le présent et Tim-
parfait de Tind. se conjuguent
aussi r^ulièrement, daiU, dakik,
daHf etc. je sais, tu sais» etc. On
ne s'en sert généralement qu'avec le
préfixe ba, èadaiU, etc.
Jakinioêun, g. b. 1. science; de
jaUn-tûêun.
Jakinde^ g. connaissancci savoir.
JaUnduri, g. 1. jakUwri^ b. con-
naissance^ science. La terminaison
duri pandt être une imitation de
l'esp. sabiduria. JaUndmriaie ar^
bola, Tarbre de la science.
Jaimiêu, g. b. JakUw^ b. foim^
iUHj 1. bn. Jakimsu», jakiiuu^ bn.
savant; àà jàkiii^49%. Les formes
en II comme /diU^tffi paraissent être
pour /siltfiiHfofi, qui a savoir :==: sa-
vant; et de là la forme oomm-
pue jakinm où les deux terminai-
son Uu et dim ont été réunies?
Jakiunde, g. intelligenoe, eom«*
naissance. Terminaison obscure. Itof^
iurleen jaiiunderako, ^Xïi Tintelli-
gence du lecteur.
JaHmàidâ^ g. connaissance; de
jaiin'àide. JEstarasaie twrmurreg ta
deadarrez geruio JaHmèideaf Let-
tre de Larramendi à Mendiburu.
Ne parlent-ils pas avec murmure
et cris de la connaissance du
ciel?
JakUe, bn. jakille, mot d*0. se-
lon P. Témoin ; de jaHfirle, avec
élision de n devant /, v. Essai»
Ch. II.
Dakiregi^ g. collège; de daki^ il
sait, et egi pour tegi^ avec r eu-
phonique? Y.javrepi.
£zjaiùi, g. 1. ignorant, igno-
rance; de ez-jakin. Nere ezf'aiimari
gogar eginU^ g. le faisant malgré
mon ignorance.
Jakingabe^jakingabetaêim^ 1. igno-
rant, ignorance.
Jakinda, v. jakm.
Jakinduri, v. jaHn.
Jakingabe, jaUngabeta-
8U11, V. jahin.
Jakinsu, v. jaki».
JakiTIHIin, V. jaUn.
2£S
JalrifitannHi v. /aUn.
Jàkintau, v. JaUn.
JakinRim» v. /aUn.
Jakite, % JoUb,
JakitUi ▼. JaUn.
Jakjjtuiii ▼• JokiiH.
Jakituri« v. /aim.
Jalâonde, ▼. JaH».
Jako, jàkOB, b. il à lai» ils
à lui; prés, de Tind. y. isfon.
Jfdcon, jakOBan, b. il a lai,
ils à lui; imparf. de Tind. v. ioan.
Jàku, jakUï, b. il à nous, ils
à nous, y. izan.
Jakun, jakman, b. il à nous,
il» à nous; imparf. de Tind. y. izan.
Jala, y. Jan.
Jalgi, 1. bn. sortir, mettre de*
h<»a; syn. de UH, En g. c'est
jalki, s'égrener, et ne se dit que
du grain qui tombe de l'épi soit
par le yent, soit parce qu'il
est mûr.
JalffiU, bn. diarrhée.
Jalgite, y. jalgi,
Jalkii y. /o^î,
Jan, jatan.) g* b. L bn. man^
ger. Sert htiz jaUn i%^ il se dédit.
P. Jtm Mflkama^ qui n'a pas mangé
depuis longtemps. P.
Janari, g. b. jankan, 1. bn.
aliment.
Jan^iwmnM, mot d'O selon F.
Bepas; de Jan-o^urtme.
Jlanmh bn. faim canine.
Me, 1. bn^ mangeur; àejamle,
ayec élisioii> de » devant /, y.
Essai, Ciu IL -^ OHelJalea, dér
irae(;eur, qui médit derriàre le
dos. P.
Janari, y. Jan.
Jangoiko, y. jam.
Janliari, y. Jan.
Janiza, y. jan.
Janthurun^ y. jan.
Jantzi, y. fanzi.
Janaart bn. toupie.
Janzi, janzitseii et plus usité
jazten, g. JatUzi, b. Jaunizi^ jaun"
êUn, 1. jaunz, jaunzi, bn. yêtir, se
yétir. A Guéthary ou prononce j
comme dj. y. la lettre /. — JEçifo*
ren koloriagaz bere guzurrak janzUa,
b. ayant reyêtu ses mensonges des
couleurs de la yérité.
Janzkai, jazkai^ g. yétemeut; du
thème janz et ja^'^gaù
Jazieioj h. Y&temeiit; àe Jazie-io,
JSraantzif b. faire habiller; faire
prendre, donner, p. ex. unemala*
die, des habitudes, .etc. Zabala»
Yerbo yiscaino p. 162.
Janzitze, y. janzi.
Jaxudcai, y. Janzi.
Jar, v.Jarri.
Jaramon, g. b. faire cas de>
faire attention. Ce nom yerb. paraît
être composé de Jar^emanj mais
nous ignorons la signification de
Jar. JBana Jgustinei Jaramon baga.
Moguel. Mais Augustin, sans en
faire cas (des prières de sa mère).
Zeren chahêtrak ez Jaramon egUen
dionari, g. parce que le chien au-
quel on ne fait pas attention.
Jardirex, jardiraad, bn. ob-
tenir. Probablement de Jardi"
eUti, quoique Jardi ne se trouye
pas.
• JarduQ ou ari» jardutea» g.
£24
yardun, mardun, b. être occupe à.
C'est ainsi que Larramendi et Lar-
dizal citent ces noms verbaux^ dont
le premier (jardun) est connu en
g. et b. et le second {arï) en g. L
bu. Ils sont synonymes et ont,
d'après ces auteurs, la même con-
jugaison. La confusion saute aux
yeux et voici comment elle a pu
se produire. Bappelons d'abord que
]f ou j (v. la lettre J\ se prononce
quelquefois avec une nuance du d,
à peu près comme dia dans diable;
cette prononciation est si vague
qu'on croit encore y distinguer le
n espagnol (gn fr. dans agneau);
nous avons dû faire redire à re-
prise les mots oii ce son se trouve
(p. ex. jo8iaiu\ avant d'en saisir
la prononciation. Lardizabal paraît
avoir éprouvé le même embarras
et c'est pour cela qu'il écrit yardun
et inardutif et Larramendi s. v.
sacudir, iardausi (jardauêt), ihar^
ruêi. En bise. 6aiia est devenu
6aya. — Si nous considérons main-
tenant la conjugaison de jardun^
nous trouverons qu'elle est compo-
sée du nom verbal et des termi-
naisons auxiliaires dut, duzu, du.
Ainsi diardul, diarduzu, diardu, etc.
je suis occupé à, etc. auraient pu
(ou dû?) s'écrire, yardut, yarduzu
yardu^ et se décomposent en: yor-
dut,yar'dvzu,yar'dUf etc. Yar onar
est la racine qui a produit Jarri
(jar + i, l'élément formatif des adj.
verbaux; le r final est redoublé
puisqu'il est dur?) se mettre à (tra«
vailler). Iraiurien jardun naiz, g.
je suis occupé à lire. Zanea»iiar'
dut, g. je suis occupé à travailler
(litt. dans le travail). On voit par
ces exemples que f'a^un se con-
jugue,, pour ainsi dire, régulière-
ment {diarduf) et aussi d'après le
mode périphrastique (Jardun naiz).
Il est probable que la conjugaison
diardut, etc. c'est-à-dire yar dut^
puisqu'elle est simple et complète,
a été la conjugaison primitive; plus
tard, quand sa véritable significa-
tion s'est perdue, par suite de l'or-
thographe, ou plutôt parce que l'écri-
ture n'en avait peut-être pas fixé
les formes, on y a aocoUé un .se-
cond auxiliaire : jarduten naiz.
Depuis que nous avons écrit
Tarticle ari 4, nous avons décou-
vert, croyons nous, comment/an/tm
dérive de ari, Ari est l'adj. verb.
formé de la racine ar, au moyen
de la voyelle i (comme asi de as;
eêi do es; iehi de ich, etc.). An
dans les dial. basq. fr. est kari;
or h permute avec^, ainsi : sahêig =
sayetz; bohatu = buyatu; gijkar =
giyarre. hey qui provient de A de-
vient n, et c'est ainsi que yiyar est
devenu yinar. Ce dernier exemple
nous montre clairement comme Aar
est devenu yar et puis tiiar, et
avec la terminaison yar^«« ou ihar-
dun, La forme primitive a donc
été: Aar dut, puis yar dut; et le
y prononcé comme ^' a donneur
dut et finalement diarduù. Y. cAî»-
gar 1. pour ces différentes permu-
tations. U semblerait que n pro-
cède de y et non pas y de u^
225
comme nous Pavons dit à la fin
de V^atideciitu^ar; c'est-à-dire qae
la filiation est i-y-n et non A-
nry. La filiation complète est donc
g^d-h-y-n; par erreur g^h-'d-n^ à
l'article ckingar 1. Le son mouillé
de l'y (dj ou dia, diable) peut avoir
produit n. Igar a donné eyAar,
egar; mais ihar n'existe pas, egar
a donc précédé mar?
Jardute, v. Jardun,
Jargi, V. jarri.
Jariete, v. jario.
JarietzOy v. Jario,
Jario, jariotzen, g. Ijarion,
erion, b. (Lardizabal) couler. P.
dtejarietzea.jarieteny diffluere. Odol
jarietea, flux de sang, dissenterie.
Aujourd'hui Tadj. et le subst. verb.
ne sont plus connus en labourdin ;
cependant les formes fléchies sont
restées en usage: dariol, dariozu,
dario. Ce nom verb. a le prés, et
Fimparf. de Tind. r^uliers. Taal-
derdi guzietatik eziia dario. Lettre
de Lar. à Meud. Et de tous côtés
coille le miel. — Jario correspond
à ,,faire" dans la phrase suivante: iea
dario, g. b. 1. il fume. U est curieux
que eraunxi qui est synonyme de
jario (v. eraunsî), soit employé en
souletin pour ^^faire" dans toutes
sortes d'acceptions.
Jarion, jariotsse, v. jario.
Jarki, g. inclination.
JarkiiUfjarkitzen, g. incliner, pen-
cher. Baiia Âuguêtinek aUa mundu-
tarragana jarkitu. Moguel. Mais
8t. Augustin penchant vers un père
mondain.
Jarkitu, jarkitee, v. jarK.
Jarmota, 1. bonite; esp. bonite;
espèce de truite; aussi connue sous
le nom de : petit thon, bien que oe
soit un poisson différent.
Jarraik, jarraiki, ^.jartaUn.
Jarraitu, jarraitzen, g. b..
jarraik^ jarraiH^ jarraiùzen, L bn.
garreilUfjarreiH, bn. suivre. Ce nom
verb. se conjugue des deux manières,
et perd le J dans la conjugaison; il
régit le dAiif. Ta animogegagt^at aère
egikizunari jarraituteko^ b. Et pour
poursuivre ses occupations avec plus
de zèle. Niri darraiiana ez dabiUa
iUumbeany 1. Jean YUI. 12. Chou-
rio. Niri jarraUzen dirana ez da^
bil iUumàeUm, g. Echeverria. Ce-
lui qui me suit ne marchera pas
dans l'obscurité. Ma gendetze Aandi
iarreiqui cequion, Matt. lY. 25.
Test, Boch. Et de grandes troupes
de peuple le suivaient. JBaina
eguiari garreilzalaric eiariéaierâ'
quin, Eph. IV. 16. Test. Eoch.
Mais suivant la vérité avec la
charité.
Jarraiki, bn. diligent, qui suit
de près ses intérêts. Sal.
Jarraitze, v. JarraUu.
Jarri, jartzen, g. 1. jarri, ja-
êorri, b. jar, jarri, jartzen, bn. se
mettre, se mettre à (p. ex. travail-
ler), s'asseoir. Abran auzpez jarri.
g. Abraham se mit la face en terre.
Vrdain jartzea, se faire porcher.
P. Comp. jardin. Ma miraz iar^
ririe hareu repoêtaren gainean iciU
eiieeen. Luc. XX. 26. Test. Bodi.
Et étant étonnés de sa réponse il
16
2»6
se topent. Jmi» Uehêtik iliirie, iar
ecdin UiOi eoêta. Matt. XIII. 1.
Test. Eoch. Et Jésus étant sorti
de U maison» s'assit près de la mer.
Jwrgi, bn. si^e; de jcf-gai.
Ja/rtoUj 1. plaoe^ lieu où s^asseoir ;
de jair-toH.
Jartoki, v. jatri.
Jartze, v. jam.
Jasa, g. b, (yoMi b.) Ce mot
se trouve dans le composé «tcrî-
/Ma; mais nous ignorons ce qu*il
signifie.
Jaaan, jasaten, ou jasaiten,
L bn. porter, supporter. Oomp.ya«cy.
Jasaniy 1. v. jarri,
Jafiarri, 2. jasartaenj. frap-
per, battre; s'en prendre à quelqu'un.
Jasarri dio^ il Ta battu. Uriari
joêarri dio ou erauisi dio, il a plu
è flabe, P. On pourrait comparer
à cette façon de parler Texpression
Mpluie battante." — ]a9a/rka era-
àiltea, traiter de coups. P.
Urazar, erazarri, bt. adresser des
reproches vifs; de erazo-jàsarrif
Erazarri, bn. ondée.
Jasartsa» v. jasarri*
Jbao, g. b. lever, monter. Jaaan,
1. porter; — bn. porter, supporter.
Larramendi donne les deux formes
s* V, levantar, et il est probable
que ce sont des vaoantes du même
mot. C'est le seul exemple que
i^ous sachions, où an est pour 0, ou
pour an.
Jastatu, bn. goûter; du prov.
gostar. Jasiatu se prononce géné-
r^leinent djoitatu^ Y. la lettre /.
Jata, V. jan.
Jatorrii g. b- origine. Ce mot
est obscur. La terminaison paraît
être etarrii venu. Il est possible
que ce soit une expression pléonas-
tique, jap^lorHi V. jayeraiu.
Jaiorrizio, originaire; àejaiorri-
Jatorrizko, v. jaiorri.
Jatziy V. jetzi, s. V. jacÂL
Jaube, V. Jaie.
Jaugitea, 1. venir; sjn. de
ethortzea. Biaugi^ qu'il vienne. P
ne cite que le subst. verb. qui est
évidemment composé dejau-epiea;
ainsi Tadj. verb. sera^stf^ pour
jau^egin. Nous ignorons ce que
jau signifie. Y. jaj/eratn.
Jauki, jaukiten, soûl. O. at-
taquer; — bn. reprocher. Etaseur
harrac utzen duenareguin ezconcen
denac adulterio iauquUen du. Luc
XYI. 18. Test. Eoch. Et quiconque
prend celle qui a été répudiée par
sou mari, commet adultère.
JauHmendu, attaque, assaut. Dia-
bruaren jauUmenduak^ lee assauts
du diable.
Jankimendu. v. jauH.
Jaun, g. b. 1. bn. seigneur,
maître, monsieur. Eeheko jauna^ le
maitre de la maison.
Jaungoiko, g. 1. jangoiio, b. con-
tracté en jainio, g. 1. jinio (yinio)
bn. Dieu; probablement de ja«fi-
gop-koy le seigneur d'en haut.
Jainkoiaèun^ g. 1. jainkotafzun^
bn. divinité; àe jainho-tasun,
Jainhoaizun^ idole. O.
Jainkozko^*jaungoikozho. b. divin ;
de jaungoikO'Z'ko, et ààjainioz^.
227
Jainiotiar, bu. qui aime Dieu. Sal.
Jainioaren oUo, bu. papillou.
JaungOikO, v. jaun.
Jaungoikozko, v. jam.
Jaunste, v. janzi.
Jauntzi^ v. janzL
Jaunz, jaunzi, v. janzi.
Jauregi, g. 1. palais. Selou
p. pour jaundegi; v. tegi, La mu*
tation de » en r est rare; cepen-
dant le nom verbal jauretsi donne
raison à P. Dans les proverbes d'O.
on trouve jauregi comme nom pro-
pre et aussi pour: gentilhomme.
Jaureste, v. jauretsi.
Jauretsi, jauresten, soûl.
mér. O. reconnaître quelqu'un pour
seigneur; dejaun^etsi; y. jauregi, —
Jainkotan bat Ants jauretsaL Ne
reconnais qu'un seul Dieu.
Jausi, V. jachi.
Jauste, V. jausi, s. V. jacAL
Jautsapen, v. jachi.
Jautsi, V. jacAi.
Jautskor, v. jausi, s. Y.jacAL
Janzi, 1. V. jausiy s. V. jaeAÛ
Jauzi^ 2t g. terme de jeu^ dé-
passer, excéder, avoir plus de points
qu'il n'en faut.
Jàuztekari, v. jausiy s. v.jacAi,
JaiUStiri, v. jausi, s. v. jacAi.
Jax, bn. genêt; balai.
Jayegun, v. jaigura.
Jayera, g. inclination; iejay*
ra; v. jayeraiu. JainkoaA eman ez*
pazizun Jesusen Uotzarelnko dezun
jayera Aori. Lettre de Larr. à Mendib.
Si Dieu ne vous avait pas donné
pour le coeur de Sésxia cette incli-
nation.
Jayeratn Jaigoratu, g. incli-
ner. Larramendi cite encore ayeriu,
0. se sert de jaigura, envie de sor-
tir ou de s'assembler; jai-gura,
Jai est donc sortir, s'assem*
bler et peut avoir donné le nom
verb. jaiguraiu, incliner, qui est
,,être porté à'' et indique l'incli-
naison morale (inclination). La
signification primitive peut cepen-
dant être „sortir", (et se retrouve
peut-être dans Jaugitea (jau^egiteci)
que cite P. pour „venir") et nous
explique le nom verb. jayo, naître.
Jayeratu peut être formé comme
beaucoup de noms verb., avec le
suf ra, vers; sortir ou aller versssi
incliner.
Jayo, jayotzen, g. b. I. bn. naî-
tre. Jayo da, il est né. Y. jayeratu.
Eura dençat leAen iayoa anAUz
anayeren artean. Bom. VjJj. 28.
Test. Koch. Afin qu'il soit le premier-
né entre plusieurs frères.
Jayotza^ g. b. jayo, 1. naissance.
Comp. aditza pour la forme de
jayotze. Jayoz geroztii, depuis la
naissance.
Jayotzako, jayotzazko^ g. natif;
de jayotzo'io.
Jayoperri, g. nouveau-né; de
j'ayo-berri. Ikuêi dituzute ikoz bilioti
jayqperriae? Avess vous jamais va
des agneaux nouveau-nésP
Jayoperri, v. jayo.
Jayotza, jayotzako, v. jayo.
Jayotzazko> v. jayo.
Jayotze, v. jayo.
Jaz» V. igaz.
Jazkai) v. janzi.
228
JazOf jaEOten> b. arriver. SaUa
bere jazolen da, même aussi arrive-
t-il. . . Au berau ja^oten da chakur
ta animalija guziiaJnny Moguel. Ceci
arrive avec le chien et avec tous
les animaux. Esan tajazo, Moguel.
Aussitôt dit que fait.
• Jazote^ V. jazo.
Jazte, V. jami.
Jazteko, v. jami.
Jei, V. jai.
Jeik, jeiki, v. jaiH.
Jeinha^jeinhatu^ bn. soigner. Du
£r. génie, dout le lab. a fait jevnu
et le bn. jeinAu, deinAu, adresse.
Jeinhu, jedïu, v. jehiha.
Jekdb, bn. V. gende.
Jestu, bn. geste, aptitude.
Jetzi, jetzitze, v. jachL
Jeux, V. jau9ij s. v. jachi,
Jile, V. jin,
Jin, jiten, bn. venir.
JiUf bn. celui qui arrive; de
nn-fe, avec ëlision de n devant l,
V. Essai, Gh. II.
Jinko, Y.jaim.
Jite, V. jin*
Jo, jotzen, g. b. Jo, joiten, 1.
bn. battre, frapper. J02 eta joz,
en frappant et refrappant. F. OU"
larrak jo du, bn. le coq a chanté.
Le même auteur cite: Jozazu larriia,
percez la barrique; nous croyons
qu'il se trompe; percé est jasi;
jozazu pour jon-ezazu, Buruiikjoa^
qui a chambres à louer, P. Ce
sera, comme en fr., avoir l'esprit
frappé.
Joka, 1. en se b^tttant.; dejo-fa.
JoaiUe^ joaile» v. jocm.
Joaite, V. joa/n,
Joan» joateily g. b. juan,jua-
ten, b. bn. joan, joaiien, 1. goa»,
ou gan^ gaten^ 1. aller. Ce nom
verb. se conjugue des deux ma-
nières : noay oa, doa etc. ou jocUen
naiz. Je vais, tu vas, il va, etc.
En bise, joan donne au verbe qu'il
accompagne la signification d*an
verbe fréquentatif; si ce verbe est
neutre on emploie f'oan, s*il est
actif eronn. Etorizen noa, j'ai Tha-
bitude de venir. Lardizabal se
trompe donc quand il donne ai,
comme infinitif des formes verbales
noa^ oa, etc. Oi n*a rien à faire
avec joan. Le verbe aller est em-
ployé comme une espèce d'auxi-
liaire aussi en italien; on dit,
„8e va dicendo", pour „on dit". —
Ene semea esluzu giùela goan behar^
Chourio. Mon fils il ne faut pas
aller en arrière.
Joan jin, bn. voyage court et
prompt. M. Salaberry écrit ici yo<m
et pour le nom verb. $fuan.
Joaille, hjoaile, hn, gaille^ 1. celai
qui part; de jo<m et gan^ille, avec
élision de n devant /, v. Essai»
Ch. IL
£roan, eruan, b. emporter, em-
mener; syn. du g. eraman; de
erazo-joan, juan Broan sert comme
auxiliaire des verbes actifs ])our
leur donner la signification d'an
verbe fréquentatif.
Joate, V. joan.
Jobalta, bn. merrain.
Joite, V. y^.
Joka, V. jo.
j
229
Jokha, jokhatu, bn. s'accoa-
pler (des oiseaux). Duprov. jogar^
jouer?
JoKARi, bn. jouear, dejoko-arii 4i.
JoKO, b. bn. jeu, du prov. joc.
JoLAB, g. b. âolAaa, 1. zolas, bn.
Conversation, amusement; de Tesp.
solaz. Le mutation de ê en j est
extrêmement rare; c'en est peut-
être le seul exemple.
Solastatu^êolastatzen^ 1. bn. con-
verser, discourir.
Solasiiar, 1. discoureur.
Jondone, 1. saint; p. ex. Jon-
done Laurendit St. Laurent. Pro-
bablement de Jaun^don, imité de
Tesp. senor don.
Joi>0, I. cerf.
Jori, 1. potelé, grassouillet.
Nealato joria^ fille potelée. Molza
joria, bourse pleine. P. Cette der-
nière acception nous donne proba-
blement la signification primitive,
d'oii le verbe:
JoriluJonUiizen,g,Bhoudeï;y.jori,
Jorilasun, g. abondance; àejori'
tasun.
Jorita43uii, v. jori.
JoritUi joritutze, v. jori.
Jorra, {jor?) g. b. 1. sarclure.
Jarrailla^ b. le mois d'avril;
de jorra-illa. Selon P. le mois
de mars.
Jorrai, g. b- 1. sarcloir.
Jorraiu, jarraizen, g. b. 1. bn.
sarcler.
Jorrai, v. jorra.
Jorrailla^ v. jorra.
Jorratu, jorratzen, v. jorra.
Josdurai v. josi.
Josi, jositzen, josten, g. b.
1. bn. coudre; — g. b. percer. —
1. attacher. Bere ai semehganiiitaz
joêilay g. Ses deux fils Tayanttué
avec le couteau.
Josdura^ 1. bn. couture; de jos^
dura.
JoatalAari, 1. fil à coudre. P.
Lino jostalhari gaya. Lin bon à
faire du fil à coudre. P. Ce mot
est obscur. P. Ta peut-être com-
posé et ne s'est pas aperçu que
halgai est pour Iiarri-gai; v. ari 3.
Jositze, V. josi.
JOSTAKETAN, V. gOZO.
Jostalhari, v. jori.
JOSTATU, JOSTATZB, V. gOZO.
Joste, V. josi.
Jotze» V. jo.
3oYAK, 1. bn. joyaux ; habits de
noces et tout ce qu^il faut pour
les noces.
Juale, g. juare, b. sonnette. Four
la permutation de l et r, v. Uztd
et itzurbide, nabala^ nabara. UaUio
de ari. Oaleper de gari, Dejuan-lâ?
Juan, V. joan.
Juare, v. juale.
Juate, V. joan.
JubO, bn. en silence. Peu usité.
JuMPA, 1. jumpAa, bn. balançoire
faite de branches d'arbre. Comp.
Tangl. to jump, sauter.
JuNTERTu, bn. joindre.
JusTAKus, bn. habit. Ce sera la
corruption de justaucorper.
JuzKATA, bn. ridiculiser quel-
qu'un. Comp. Pall. juchs, farce,
plaisanterie. Peut-être du prov.
jausir, se réjouir; v. L. B.
K
La lettre k remplace le groape
qu et le c devant 0, 0, u, de Tan-
denne orthographe. — Elle est la
caraciéristiqae du pluriel, et du
nominatif agent.
Ea. Ce su£Gixe correspond à : à,
par. Il est plus en usage dans les
dial. basq. fr. qu'en g. ou b. En
g. on dit plutôt zaldiz que zaldika^
à cheval. Sohay par des regards.
CAinffUia jausten da, il saute à
cloche-pied. Munia, par centaines.
Baiharha^ un à un.
Kabale, bn. Nom s*appliquant
à tout animal domestique quadru-
pède. Sal.
Kabi^ kafi, 1. cage. Pour la
mutation de £ en ^ comp. ibeni =
iRni. Nous devons rectifier ici ce
que nous avons dit à l'article a^'.
KM nW pas basque et dérive du
prov. gavi ou de Tesp. gavia, cage.
Kabba, g. espèce de petite do-
rade. En lab. graba.
Kachetai bn. petite chaise d'en-
fiints en usage chez les paysans.
Kaderi, g. le bas de la jambe.
Kadera, bn. chaise.
KàFi, ▼. kabi.
Eai 1. V. gai.
Ku 2. g. quai, môle;
Kaik, V. jaiM.
Kaiku^ g. b. khotehu^ bn. vase
dans lequel on trait les vaches.
Eaizu, bn. selon O. taille du
corps. Kaizuz dota^ proportionne
de taille.
Kaka, bn. merde. Kakein^ chier;
de kakor^gin.
Eakamarto, 1. bn. hanneton
avec des cornes.
Eakaraz, g. gloussement de la
poule; esp. cacarear, v. karraka.
Eako, bn. krakot 1. crochet.
Comp. mako.
J^p^^\ciL^ 1. bn. traqnet ou cli-
quet de moulin. #
Kalamo, 1. chanvre; de Tesp.
caiiamo. Four la mutation de n en
/, V. lar.
Kalapio, bn. force réduite à
la faiblesse (?!) Sal. Syn. de gemein.
Ealapita gorrian, 1. en grande
fureur; p. ex. des marchandes de
poisson qui se disputent: kaiapita
gorrian hari ziren»
Ealbar^ v. kalpar.
Kalemay galema^ 1. tempête. Cest
le prov. galemai vent du nord-
ouest. 6al paraît être celtiqae;
281
comp. gale, angl.; orna» suffixe pro-
vençal; comp. bolerna, buerna, su-
borna; ▼. Diez, E. W. s. v. ga-
lemo.
Kali, kalito, ba. tuer, (un rep-
tUe). 8àl.
E[alitoha| v. garichu*
Ealpar, g. ialàar, b. sommet
de la tête. Comp. gal/yvft et ga/r^
rondo . Kalpar:=^garbald,yeohj^T'
thèse de l et r.
KaltarUtsu, v. ialte.
KaltOi g. b. 1. bn. dommage,
tort^ perte. Probablement de gal>
Kaltezûu, kaUeztuôzen, g.ialtetu,
b. nuire.
KaUefforri, g. b. iaUariiUuj g.
nuisible; de kcMe-garri.
Kcdtekor^ bn. dangereux ; de hat--
ie^kor,
Kaltegarri, v. kaUe.
Ealtekôr, v. kaUe.
Ealtetu, V. kalte.
Kaltezta, kaltestutseï ▼.
kaUe.
Kamara, v. gamàara.
Kambor, L braise. Haiziam'
borray brasier allumé.
KàMPAy V. kampo,
Kaicpo^ g. champ. Kampa, bn.
oamp; de Pesp. campe.
Kampoanj g. b. kampo, bn. de-
hors. Le g. et b. de iampo^an,
comme aurre-an^ etc.
Kampoak, y. kampo.
Kamostu, g. émousser.
Eau, sjn. de tu, Y. Larra-
mendi s. ?• desde. Dans quel
dialecte ?
Kavabbra, g.l jonq syn. de iosia.
De l'esp. canaP Qu'est-ce que
ôeraf
Eanbta, bn. godet en métal
a?eo anse. Du fr. canette?
Kakibbt, y. ganidel.
Kanti, 1. lieu proche. P. Appa^
remment du yieux fr. cant, coin,
angle. Ce mot se retrouye dans un
grand nombre de langues, dans
plusieurs acceptions différentes y.
Diez, E. W. 1. p. 109 et Dieffen-
bach, Orig. europ. p. 278.
Kanti, kanliluy katUitzen^ 1. bn.
se mouyoir, sortir de la place où
Ton était. Bappelle décamper.
Kantoi, g.kanloin, L cantoni
quartier; — g. angle; du fr. et
de l'esp. canton qui dériye de
cant^ yieux fr. Pour la chute de
Vn final, y. arrai 2.
Kaotitu, v. kanti,
Kaxtvtzs, y. kanii.
Ejlntoi, y. kantù
Ejottoin, y. kanti,
EIapbra, bn. chapelle; du proy.
capella; r pour /, comp. borondaU
de yoluntad; ciaramella de cha-
lumeau.
Kapstb^ bn. bourrelet; du proy.
cap^ tête.
Kapezsap, bn. tâte-à-t£te; du
proy. cap, tête, ayec le suff. »,
kapezkap.
Eaba, 1. bn. aspect, allure; de
l'esp. cara, visage P
Ka&akoil, 1. bn. escargot; eap.
caracol.
Karamitoha, ▼. karraka,
EaratS, v. garrats.
Earatsta, v. garrait.
232
Earatze, v. garraiz.
Karazko, bn. opportun^ capv
ble, propre à. Bada egun carazeoa
etàorri eenean. Marc. VI. 21. Test.
Boch. Mais un jour opportan étant
venu.
Kabïo, 1. kiariù, bn. cher; de
Tesp. caro, cher.
EarkabU» b. disposition. JBuT'
ruJta ta maiillakaai erakusten daàee
iontokeria^ ta hiotzeko karkadu zi-
tala, bana ez prestutasun ta vah-
rerik. Mogael p. 176. Les rixes
et les coaps de bâton montrent
la folie et les dispositions du
coeur et non pas Thonnêtetéet la
valeur.
Karkalla, v. karraka.
Karkallaz, v. karraka.
Kablo, L kiardOf bn. chardon;
de Tesp. cardo. Pour la permuta-
tion de d et l, comp. edur = elur;
belar = hedar; madarikatu de male-
dictus. Comme le chardon pique,
brûle, quand on le touche^ nous
avions cru pouvoir rattacher karlo
à ffOT, ce qui est une erreur.
Karlo, s. v. car est traduit par
diarbon au lieu de cliardon.
Khardaèera, bn. plante qui res-
semble au chardon, mais qui pique
moins.
Karraka, bn. râdure. La ra-
dne, qui est probablement kar-
rak (kark), se retrouve dans plu-
sieurs mots, qui tous expriment
un bruit quelconque. Mous ne
pouvons les rattacher les uns aux
autres, et cependant il paraît cer-
tain qu*ils sont tous de la même
souche. Par exception nous vou-
drions donc indiquer la racine arja-
que (iudogerm. Ursprache) kark,
krak, résonner, rire, grincer (iôcen,
lachen, krachzen) v. Fick, Indog.
Wb. 2*éd. p. 48. Dans l'état où
en sont nos connaissances de la
langue basque^ il sendt pentrétre
prématuré de conclure à un em-
prunt fait par le basque à Tarya-
que, mais l'analogie est trop frap-
pante ici comme forme et comme
signification, pour pouvoir être at-
tribuée purement au hasard. —
Eta guden karracaquin eguin içan
gara beçala araindrano. 1. Cor. IV.
18. Test. Eoch. Et nous sommes
faits comme la rftclure de tous,
jusqu'à maintenant. Litt. comme
avec la raclure, etc.
Karrakatu, karrakatzeUy bn. racler»
grincer. Jffortz karrakatzea. P. Le
grincement des dents. M. Sal. écrit
kharrakatu,
Kakaraz, kukudalz, 1. kokaraiz^
bn. gloussement de la poule. Cette
fois-ci, par exception, l'orthographe
guip. nous semble la plas cor-
recte, quant à la finale. Kaka-
raz. viendra du verbe katarazi»,
comme akar de ahartu. Le ^
est le sufiSxe z, qui a formé
quelques noms verbaux et qui se
trouve souvent écrit par s; p. ex.
aizeziatUy de aiiSj keztalu de te.
Kakara sera la transposition de
karaka; comp. le se. karka, chant
du coq. Le lab. lukudata (mieai
kukudaz, si notre observation est
juste) aura pour racine Taryaqae
i
283
kak ou kukuy la première, avec
la signification de crier, g^niir, se
plaindre; la seconde ayant formé
les noms pour les cris d*animaax,
comme le faisan et peut-être le
hibou ; v. Pick, Indog. Wb. p. 44.
Poar la permutation de / et d,
(i'oioratz, kukudaU^) v. egundano,
XAurruia, bn. râle. L'aryaque
kmk, crier^ grincer. ?. Fick, Indog.
Wb. 50.
KkurruUa, bn. ronflement, v.
turruia,
Karrazia, iarraaia, bn. bruit vio-
lent; p. ex. du tonnerre, d'un arbre
qui tombe, etc. Ce mot paraît être
la transposition de Jcakaraz.
Karrania^ 1. bn. grincement d'nn
charette mal graissée, ou tout autre
bruit de ce genre; comp. garranga.
Garranga, 1. chant de la poule;
comp. karranka. Nous ignorons
d'où vient le ». Il y a l'aryaque
krand ou kradati, résonner, ce qui
expliquerait le n; mais alors d*où
vient le h, L^introdaction de Yn
est peut-être d^origine basque, et
a causé dans le dial. lab. radou-
cissement de la gutturale h &cl g
(garranga pour karrania)^ k ne
pouvant suivre », v. Essai, Gh. II
Le g n'est pas primitif, (la racine
étant kark) et n^est là que pour
empêcher la rencontre de n et k.
Comp. le mot koainta ; là le » est
introduit.
Karkalla, bn. éclat de rire. La ter-
minaison la est obscure. KarkaUaz,
bn. riant aux éclats; de karkalla^z.
Karamiteia^ 1. égratignure. La
terminaison est obscure. Est ce un
diminutif de min^ mal? ch paraît
être le diminutif; le nom verb. est
karamikatu. Ce mot est générale-
ment écrit avec un r, mais les
variantes en ont deux. Ce mot est
très remarquable; le bn. en a la
variante zaramika; et F. cite: ça-
ramicoaf çaramiieAa, çarrapoa, et
les noms verb. çarrapocaûzea et ça^
ramîcatzea. La permutation des
gutturales ^, ^ et de 2r est rare et
nous n'en trouvons que quelques
exemples: zapar = gapar; itozin
= itogin; zirioin = girtoin. Cette
permutation nous permet donc de
réunir ici les mots qui semblent
avoir changé la gutturale primitive
en sibilante.
Zarrapo^ 1. égratignure; écume.
P. Syn. de karamitcha, Z paraît
être pour h ; le terminaison est ob-
cure, ainsi que lanalogie entre
égratignure et écume. Comp. ce-
pendant Taryaque krap, faire du
bruit, se plaindre et être mouillé.
Fick, Indog. Wb. p. 49.
Zarraata, \. bn. bruit que fait
la toile quand on la déchire. Z
pour k, V. ci-dessus. Comp. karraska»
ZarrakaiUj zarrakatzen, g. se fen-
dre. Z pour kj V. ci-dessus.
Zartaiu, zartatzen^ zartagin^ g.
za/rthatu^ zarthatzen^ 1. se briser,
éclater, déchirer. Z pour k? v. ci-
dessus.
Zarzo, mot d*0. selon P. Pétil-
lement de la flamme; murmure
quand ou parle à voix basse. Au
plur. zarzoak, babil, caquet.
284
Earrakatu, karrakatse, v.
harraka,
Karranka, v. kwrtaka.
Karraska, karraskatu, v.
kafraha.
Karraskatze, v* karraJca,
Karreatze, 1. paiser. P.
Earri, garri, terminaison des
adjectifs; ▼. ekarri.
Earroin, iAarrain, bn. glace.
Karsoily v. garêoU.
Kartsu, kartsuki, ?. gar.
Eartu, kartze, v. gar.
Karxu, karxuki, v. gar.
KarzU, v^ gar.
Kaska, kakastu, 1. bn. détériorer,
casser; de Tesp. cascar.
Kaskarabar, g. grêle, grêlon;
syn. de chingor, Comp. harrabar.
Katabu, g. galAabuôa, 1. cer-
cueil ; esp. atand, qui vient de l'a-
rabe; V. Dozy, Qloss. p. ai4. 6a-
tkaèuta^ de Tesp. ataud^ avecpros-
thèse de la gutturale?
Eiatalo, bn. pendant, adj.
Katamore, 1. bn. tambour de
basque; le tambourin.
Eatamotz, g. tigre; de gâta;
mais nous ignorons ce que motz
peut signifier ici.
Katatzea, mot d'O. selon F.
Demeurer arrêté et pensif.
Eatcho, bn. cor au pied.
Sjltibu, g. galiibu, 1. captif; de
Tesp. cautivo.
^^^f S- g(^kUf 1. chat.
Eiaudela, bn. plainte, mur-
mure.
Eausera, bn. beignet.
Eausitai kanaitzen, L tiau^
riiut bn. trourer. — bn.
GaUz da hobeagorU^ iausUsea. U
est difficile d'en trouver de meil*
leur. P. TAiratu zuan iiroa bmaet
ninduen khauMu. Il m'avait tâië
un coup de feu, mais il ne m'at-
teignit point. Sal. La dernière ac-
ception sera prise du français.
Eaz, V. gaz.
Ee, g. b. 1. fumée. Kea dario,
g. b. 1. il fume. P. cite : iea êoUzea^
vendre de la fumée. Nous ignorons
si cette expression est basque ou
française.
EeUu, b. 1. enfumé^ fumeux; de
KeztalUf keztatzen, 1. kheêiatu^ bu.
enfumer. M. Sal. écrit iestatu avec
9; il serait mieux z; c'est le suf-
fixe z.
Keghadusa, v. keja,
Kechatu, kbchatzb, v. keja.
Kegheria^ v. keja.
Keohu, v. keja,
Eedar, g. b. khedarrey \m.kel^
dety 1. suie. M. Fabre (Guide de
la convers.) écrit kheldar.
ICEDm, V. hmu,
ELeisa, v. keja.
Keja, kejuba, g. ketêa^ b. ke^,
1. plainte; esp. queja, plainte. Ma
senarrari beti espa eta kejuraka ze-
gokion. Lard. £t elle était toujours
à se plaindre à son nuuri.
KecAeria, 1. kieckadura, bn. cha-
grin, inquiétude; — 1. empresse-
ment; de kechu'eria et kkeciu^ura.
EU keehua, 1. complainte sur hi
mort de quelqu'un.
Kechu^ 1. empressé, hâté. Khe-
285
cAu, bn. inquiet. KeeAva zare, Yona
êtes bien pressé. P.
KècAatu, kechatzen, 1. s^empresser;
khecAalié, bn. s'inqnièter.
Kejuba, V. keja.
Eelder, v. kedar.
Eemegin^ v. kemen.
Eemen, g. effort.
Kemendu, iementeen ; kemegin,
s'efforcer.
Eemendu, kementze, v,
Eendu, kentzen, g. b. 1. bn.
khen, khendu, bn. ôter. Besteeti
pekaivak ez du kenduko gurea^ g.
Le péché des autres 'n'ôtera pas
le nôtre. Sugeac kenduren dituzle.
Marc. XVI, 18. Test. Eoch. Ils
chasseront les serpents. La version
anglaise dit „take up" ramasser.
Eenada> g. menace.
Kbnu, g. b. keinu, 1. bn. kennu^
bn. Sal. (nn = ii); signe, geste ^ de
l'esp. signo. Pour la permutation
de « ou 2r et ^ y. karamitcha^
s. y. karraka. Ecen keinuz aditzera
emaiten eerauen. Luc. I. 22. Test*
Boch. Car il le leur donnait à
entendre par signes.
Eeria, terminaison qui forme
an grand nombre de substantifs»
V. eri,
EereiZi y. gereiz,
Kesta, bn. poursuite; du pr.
questa.
Kêstatu^ rechercher.
Ketu, bn. quantité. Bihi keta
handi bat. Une grande quantité
de grain.
Ketsu» g. ke.
Kezka> g. soin, solicitude, souci
Keztatu, keztatze, ▼. ke.
Khadinna, bn. chaine; de Tesp.
cadena.
Ehaduri, bn. pollen.
Eliallu>bn. peau deporctué. Sal.
Khana^ y. kana.
Khakabera, y. kana.
Khar, y. gar.
Kharats, y. ga^atz.
Kharax, kharaxtu, v. gartatz.
Kharaztarzun, y. gartatz.
Kharba, kharbatu, y. garla,
Kharbe, bn. antre, grotte.
Khardabera, y. karlo.
Khabdo, y. karh.
Khario, y. kario.
Kbarmin, bu. M. Salaberry
traduit ce mot par: goût aigre;
adj. C'est subst. qu'il yeut dire?
U est probable que c'est un adj.
et qu'il faut le traduire par ; aigre.
Ce sera une locution pléonasti-
que, de gar-min. Min est aigre, au
figuré. Gar se rattachera à gar
flamme; alors ; brûlant, âpre. Comp.
garratz,
Eharrakatu, y. karraka.
EQiarrika, bn. rue; chemin
bordé de clôtures.
Kharroin, y. karroh.
Eharzu, kharxuki, v. gar.
Eharzu, y. gar.
Khasu, bn. cas, circonstance ;
attention, soin.
Ehasitu, y. kausitu.
Khe, y. ke.
Kheoha, y. keja.
Kheohaduba, y. keja.
Eheohuj y. keja.
286
Khedarre, v. hedar.
Eheeta» bn. espèce de barrière
faite de branches d'arbre.
Ehen, khendii, v. km.
Khennu, v. henu.
Kherementaibn. gémissement.
Comp. ka/iranka, garrangay s. v.
harraka.
Ehestato, v. ke.
EhinnOi v. Hno.
Khodoin, bn. licou des bêtes
à cornes.
Ehoi, V. koL
Khondc, bn. compte.
Khorbe, bn. crèche, mangeoire
des boeufs.
Khoroa, v. koroa.
Khorotz, V. gorotz.
Khotcho, V. kotzo,
KhotchU, V. kaiku.
Ehoxa, khoxatu, v. khom, 1.
Ehoxu I9 bn. communication
d'une maladie.
Khoxatu^ communiquer une ma-
ladie.
Khoxu, 2. bn. un peu.
Xhulxj, v. kïUo.
Khuma, bn. chevelure; crin qui
descend sur le front du cheval;
du prov. coma, chevelure.
Khunda^ v. khonda.
Ehundu, bn. presque. Khun»
duhil, presque mort.
Khurruka, bn.râle. V. karraka»
Khurulla, bn. ronflement. Ce
mot devra se rattacher^ comme
kiurruka, à karraka.
KhurubilatU,bn.vanner.Peut-
être formé de kurpil, roue, à cause
du mouvement circulaire.
KEnTRlTTZA, KHDBUTZE, V. kuTUtze.
Ehtirtu, V. guf.
Khotcha, v. hutcha,
Khuta, v. kuya,
Ki, 1. terminaison des adverbes;
très probablement pour kin^ avec.
Pour la chute de n final, v. arrai
2. Ainsi aski, assez, est pour as-Un,
avec rassasiement; emeki, doucement,
pour eme^kin, avec douceur.
Ki, 2. V. ffal
EicbMl, V. kiâkila.
Eide, 1 bn. ide, b. pareil, sem-
blable, égal. Le dial. g. ne possède
plus ce mot; il ne s'y retrouve
que dans les composés. — £z ha-
karrik gazie idiak baita bere saarik,
Moguel. Non seulement l'égal des
jeunes, mais aussi des vieux. M.
Arrue, maître d'école à Zaranz
(Gaipuzcoa) rend cette phrase ainsi :
bere quideco gazteac ezecie, zarrac
ère. En bn. on retrouve kide, sous
la forme hide : aurkide, consanguin ;
mais généralement c'est ^1$.' aUo'
kide, bakid, etc. Aurkide est même
le seul mot, que nous sachions, oii
se trouve le A. Kide est donc une
exception, sous ce rapport, que le
k Y p&faît être primitif, puisque
le mot, pour lui-même, est kide.
Cependant, bien qu'une exception
soit admissible, il nous paraît qu'un
grand nombre de composés nous
prouvent que le ^, dans les mots
composés, provient toujours d'un >l
initial. Aurkide montre que hde
est connu ; il paraît en outre plus
probable que le bise, ait perdu k
initial que k initial. Kide en bas-
287
que, remplace le cam lat. et con
fr. dans les composés et n*en est
peut-être que l'imitation. On serait
tenté de rattacher Ode à kin, avec.
Dans rintroduction on trouvera un
paragraphe spécial sur la mutation
^de A en i.
Eiko, V. Mn.
Eilikatu, kilikatzen, g. 1.
bn. kitzikatuy bn. chatouiller — bn.
remuer le feu, provoquer à des
actes d'hostilités. Sal. Ce nom verb.
paraît être d'origine étrangère.
Comp. kitzeln, ail. Il y avait dans
Taucien, français (V. Littré, D.)
chatillier ou catillier, signifiant har-
celer. Cette même confusion paraît
régner en bn.
KUiior, bn. iiliialsu, 1. chatouil-
leux ; de hiiik'kor et kilika tsu.
La forme bn. ne nous semble pas
correcte; kor forme des adj. actifs
et non passifs.
Kilizadura, 1. chatouillement ; de
kilika-dura; avec mutation de k
en z, V. karraka.
EilikatSUf v. kilikatu,
Kilikatze, v. kUikaiu.
Eilikor, v. kilikatu,
Eilizadura, v. kilikatu.
EiLLO, 1. murkilla^ 1. (i. a.), khulu^
bn. quenouille; de Tesp. quilla.
Eilly g. b. 1. bn. ki^ bn. avec. Ce
suffixe régit le gén. sing. et le nom.
plur; V. Essai, p. 44, 45. Qizo-
narekin, avec Thomme. Gizonakin
(pour gizonak'kin) avec les hommes.
Mobe da èakeareki arraulêia eziez
aiarrareki bilarraumi. Prov. 243.
d'O. Mieux vaut un oeuf avec
paix qu'un veau avec guerre.
Kiko^ g. pour, à Tégard ; de kin-
ko avec élision de n devant k; v.
Essai, Ch. II. C'est la traduction
de Tesp. para con. Jainkoak' eman
ezpazizun Jesasen biotzarekiko dezun
Jasera hori, Lett. de Larr. à Men-
diburu. Si Dieu ne vous avait donné
pour le coeur de Jésus cette in-
clination.
Kinka, bn. point tout près de
l'équilibre; disposition de doute
pour agir dans un sens ou dans
un autre. Sal.
KinO) 1. khinno (nn = il) bn.
Senteur (bonne ou mauvaise?) F.
Mauvaise odeur de la viande. Sal.
Einze, g. b. bu. point, au jeu
de paume. Au figuré: kime bat
eskas du, il lui manque un pojnt,
c. a. d. il est fou.
EiratS* v. garratz, A l'article
garratz nous avons dit qu'il restait
encore à trouver ce que gar^ kar^
^V pouvaient signifier. Nous n'avons
presque jamais comparé le basque
au sanscrit; cela aurait été au des-
sus de nos forces et puis la publi-
cation de notre dictionnaire en
aurait^ encore été retardée ;' cepen-
dant nous voudrions seulement in-
diquer ici l'aryaque (Indog. Ur-
sprache) kar, brûler (gar^ basq.
flamme) ; v. Fick, Indog. Wb. p. 38.
Brûlant peut exprimer „âpre" au
goût; nous le disons en holl. bran-
derig; de là amer et aigre, la sig-
nification n'est pas bien fixée.
Eiratste, v. garratz.
Eireste, v. garratz.
288
Kiresta, v. gwrratz.
S[irita^ kiritzen, ébranler ane
chose qui tenait ferme. Mot d'O.
Selon P.
Kirten, g. b. girtain, girloin,
airtoin, 1. manche de couteau — g.
anse d'un pot. Pour la permutation
de z et i, v. kafamUcha, s. v.
Jearraka.
Kiritze, v. Uritu.
Kiskaldu, kiskali, kiskalt-
ZOn, g. kiëkilduj MsiiUzen, b. eAicA-
ialdu, cAichiaildu, bn. brûler les
mets au lieu de les rôtir. — g.
au figuré: griller au soleil. CAis'
pildu, 1. griller. P. La terminaison
de iiêkaldu sera pour ari-du, ce que
la variante kUkali parait indiquer
plus clairement. Pour la permutation
de r et l, v. arilla, s. v. ari 3.
Comp. aussi qfaldu, bazkaldu, go-
saldu.
Kiskali, v. hiskaldu.
KiskaltzO) v. hishddu.
Kiskila, selon O. chétif. P. le
traduit par : chiche, pauvre. Serait-
ce une corruption de chiche? Neska^
toa ez motUa, ez aèeralsa, ez kiêJtila.
Il ne faut point prendre de servi-
teur ni de servante, qui soient ou
riches ou trop chétifs. Prov. 838 d'O.
KicAhil^ bn. terme de mépris
pour quelqu^un qui est très maigre
et chétif.
Kiskildu, v. Aiskaldu.
Eiskiltze, v. kUkaldu.
Kisu, kisulabe, v. gUu.
Kisustatu, V. gùu.
Eitzika, Mtzikatu, vMiMu.
TTigiiTi, Cette terminaison dont
la forme est très obscure, se joint
au nom verb. et oorrespond à:
après avoir, après être. Etorkvewm,
après être venu. liuskizun, après
avoir vu.
Elask, bn. adv. en avalant d'un
seul coup; se dit des animaux.
Klaska, bn. clochette que Fon
pend au cou des moutons. Comp.
le prov. clos et clocà, cloche. Le
groupe il n'est pas basque.
Ko, V. go.
KoAiNTA, bn. affaire désagréable,
engageant à la plainte. Sal. Selon
P. coeita, cuila, caaiia, soin, an-
xiété. Il suivait encore une autre
acception, mais nous avons seule-
ment pu lire le premier mot ^^affaire*^.
De Tesp. cuita, peine, chagrin.
KoBA, b. iuàa, 1. iqpa, 1. bn. de
Tesp. cuba et du prov. copa. En
b. et 1. cuve. Kopa en bn. est la
boîte dans laquelle les faucheurs
gardent la pierre à aiguiser ; en vieux
ir. cofBn. En lab. boîte en général ;
puis ventouse. Coffin dérive du lat.
cophinus, v. Littré, D.; mais il
nous semble que iopa vient de
Tesp. cuba et non de coffin.
KoBLA, bn. 1^ morceau de bois
en forme de joug auquel on ac-
couple les bêtes à cornes. 2^ strophe;
du prov. cobla.
KoBURATu, bn. recouvrer; du prov.
cobrar.
Koburu, bn. bon-sens, action
prompte et sensée.
KoDuiLLA, bn. groupe; du £r.
quadrille?
KoFA, bn. vermoulu, creux, dVn
239
avbre. Ne serait-ce pas une variante
de ioèa^ cuve, désignant arbre creux
et puis en général comme adjectif
creux? /pour b, comp. ilfâni=ifim,
Eoi> h*iioi, bn. désireux.
Eoipe^ g. b. graisse.
KoipetêUj g. b. gras; de iaipe^
têu. Se dit au figuré de quelqu^un
qui dit des choses flatteuses.
XoFom, bD. ruche d'abeilles du
prov. cofin^ paoier; v. L. B.
Eoka, kokatu, 1. bn. s'accro-
cher. Kolatufih han dago^ il demeure
là cachéy il fait le renard. P.
EokO, bn. oeuf, daqf le langnage
des enfants ; v. kohoratz, s. y. har-
raha,
Eokoma,bn.chaiQpignon blanc.
Sal. Selon P. potiron.
Eokoratz, v. haia/razy s. v.
karraka.
Eokoriko, g- 1. bn. accronpi.
Eokote, g. nuque.
Eokotz, g. b. oiotz^ b. menton.
Kokotz larriûgea, se morguer. P.
Litt. se faire un gros menton. Le
seul exemple, que nous sachions,
de la chute du i initial; peut-
être aussi ide de iide>
Eolka, g. holoka, 1. ioroia, bn.
^oussement de la poule. Pour la
permutation de r et l, v. lar. L'esp.
clueca du basque; v. iakaraZy9.Y.
iarraia.
EolkO, golko, g. b. l.golkho,
sein. £n lab. surtout dans l'accep-
tion suivante : Golkoan sartu dilu, il
les (p.ex.papiers) a mis dans son sein.
KoLPATUi bn. blesser; de Tesp.
golpear.
KoMAi, bn. marraine; du piov.
comaire; v. L. B.
KoHPAi, bs.' parrain; da prov.
compaire, compère; v. L. B.
KoNDAiBAfg. histoire, coq te; kan'
aera,hn. discours long et ennuyeux.
De l'infinitif prov. ou esp. contar.
KoNDEBA, V. kondaira.
KoKEB, bn. diagonal.
Eonkor, 1. kunkur,hn. zunkuff
P. (i. a.) bossu. Pour la permuta-
tion de z et k, v. karamitcha, La
terminaison sera kur, gur, courbé.
Kun pour kur? réduplication de
kwr = très courbé, bossu. N pour
r, V. helhaun, inuntz. Selon M.
de Gharencey h0tkur, dériverait
de Tesp. corcova, ce qui nous pa-
raît être inadmissible.
KoNWAT, bn. (nn = H) beau-frère.
C'est le prov. cognât. M. Salaberry
cite même konuala, belle-soeur.
KoNTu, b. syn. de ardura. Parait
venir de l'esp. cuenta.
KoPA, V. koôa.
Eopeta, g. L bn. front, bn.
visage; au fîg. hardiesse. — b. les
longues tresses des femmes qui leur
pendent sur le dos.
Eor^ V. gure^ s. v. gur.
Korana, b, faux ; esp. guadaSa.
Le basque pourrait dériver de l'esp.
Pour la mutation de d en r, v.
egundano. Mais nous ignorons d'où
vient l'esp. Selon Covarruvias, cité
dans le Dict. de l'ao, esp., guadana
viendrait de l'it. guadagno, gain;
ce qui est peu probable.
Eorapilla, g» b. korapiUo, kof"
ropilo^ bn. (Sal.) noeud.
240
KarapiUaiu, iarapUkUzen, g. b.
I. bn. nouer.
EorapillOy v. iorapilla.
Eorde, g. b. signification, sens.
Eordoka, bn. branlant.
Kordoiatu, kordoJuUzen^ I. bn.
ébranler.
KoBOKA, V. kolka.
KoBDUAN, maroquin. P. Du nom
de la ville de Gordoue.
Eorkoi, g. korokoin^ 1. muble
(poisson) ; esp. corocon. Ce mot ne
se trouve ni dans le D. A. £. ni
dans le Dicc. Nation, de Dominguez.
L'esp. du basque? Pour la chute
de n final, v. arrai 2.
KoKOA, LkAoroa,hn» couronne;
de Tesp. ou du prov. corona.
Eoroka, v. tolka.
Eorokoin,korokoîi, v.horkoi.
Eorotz, V. goroiz.
EoRPiERA, bn. croupière. Me-
tathèse de r.
KoRRALE, bn. basse-cour. C'est
Tesp. corral; même signification.
Eorropilo, v. karapUla.
Eoska^ g. 1. entaille, coche.
L'origine de coche est inconnue ;v.
Littré. D.
Kosiaiu, hoskatzen, entailler.
EoskoUa, 1. bn. scrotum ; syn.
de banahilla. P. cite, sans les
traduire, ces deux mots au pluriel;
alors ce ne serait pas ,,scrotum'';
mais les testicules. La terminaison
de iosioUa, sera le £r. couille;
mais ios nous est inconnu. Comp.
se. kûlya^ scrotum ; v. Fick, Indog.
Wb. p. 351. En £r. couille est
toujours employé pour testicule,
mais il paraît que le véritable sens
de couille est bourse, scrotma.
Eotai g. perche sur laquelle
dorment les poules.
Eotchea, bn. espèce de caroix
de quarante cinq centimètres de
long, sur laquelle on place le fil
tiré du fuseau pour en former des
écheveaux.
Eotssat, V. tzaL
Eotzo, kotchO, bn. mâle^ en
parlant des quadrupèdes, selon Sal.;
des bêtes de charges^ selon. P.
Krinkiltzea, écosser des pois.
Eotor, An. terrain en pente.
Euarenta» bn. nombre de trois
points; terme de jeu de paume.
EukÙ, kukutu, bn. couvrir;
syn. de eatali,
Eukndatz, v. kakaraz^ s. v.
iarraka.
Eukula, bn. le sommet, d'un
arbre, d*une plante.
Eukuiuarua, bn. On nomme
ainsi le tato (la galette) dans le-
quel est pétri un morceau de fro*
mage en forme de boule.
Eukuso, g. 1. puce. En g.
plus généralement arkakuso.
Eukuta, V. kuku.
Eunkur, v. konkor.
Eupitu, kupitzen, g. s'a-
pitoyer.
Kupiday g. compassion.
Kupidagarrif g. digne de com-
passion ; de kupida-ffarri'
Eut, v. ffur,
Euritxa,l. bouillie sans lait. P.
Eurka, bn. grognement du porc,
quand il est content; v. kAurrukoj
241
s. V. karraka.
Kmrpil, g, roue; de gwr f
Eurrinka, b. bn. cri plaintif
du porc; V. hatraakay s. ▼. karraka.
Enrracllka, bn. espèce de rai-
sin blanc sucré.
EumiSka, bn. gargouillement;
V. khurruka, s. v. karraka»
Eurtu, kurtze, y. gur.
Euma, 1. terme de mépris.
KwrucAoa^ da, c'est un cancre. P.
KuBUTZE, g. b. gurutze, 1. Hm-
rutze, bn. croix; de l'esp. cruz.
KusKU, bn. coque d*un oeuf.
SaL Apparemment du^prov. cos-
colha. Kusku^ prononcé avec Tar-
ticle iuskua se rapproche encore
plus de coscolha, coquille, ▼• L.
E. Il semblerait plus correct d'é-
crire, kuskua même sans l'article.
Kuzkatuj kuzkatzen, 1. chapeler
le pain. Mieux kuskatu.
KusKULAy bn. 1^. cuscute, herbe
des prairies saches, portant certains
fruits jaunfttres. SaL Du fir. onde
l'esp. cuscuta. 2^ Glonnette (?)
ronde à bouche rétrécie. Sal.
KuTCHA, V. huicka.
Eutsata, y. kulsu.
Eutsu 1. tache. Etkorrizko hU-
êuaj tache d'origine. P. A en juger
par la forme kutsu serait un adjec-
tif ; de ku ou kut-tsu. Larramendi
dans le supp. cite nkuz, saleté et
ukuzkcUu, sali.
Kuêsuzko, L contagieux^ épidé-
mique? KiUêuzko eritoauna^ maladie
qui se prend P.
KtUsutu, kutsalu, kuUutzent g.
souiller. Rorm emaztearekin kuU
sutzea zein Ususidan. Lardizabal.
Combien il était laid de se souiller
avec la femme d'autrui.
KuTA, L kkuya. bn. citrouille.
Apparemment du b. couille, mot
trivial pour testicule.
16
L.
La» g. b. L bn. Suffixe qui oor«
respond à la oonjouction „qvLe^*'
Aditzen dut iegwratua tuxizela {naiz-
la, avec e de liaisou) doife/a (da-<£9-
la) Jainio bai, eta ézmizan deitez-
kêla {âeitêzhe'la) haimtz Jainho.
La Vieuxville. J'entends (pat là)
que je suis certain qu'il est un
Dieu et qu'il ne peut y en avoir
plusieurs. Badakit nere lanaJc uts
andiak izango dituela, LardizabaL
Je sais que mon travail aura de
grands défauts.
Laio, g. parceque^ puisque, de
ce que; de la-ko, Zuen arteanchit
urria dalaio. Lard. Puisqu^il (livre)
est très rare parmi vous.
Ijarikf g. 1. Ce suffixe est com-
pose de la-ii avec r euphonique.
li est uni aux adj. et subst. ver-
baux. Larii parait être suffixe aux
formes fléchies du verbe, sans ajouter
à la signification de H. Jpaiz Lar-
reguii ère, orain irwrogeiia amanr
urte diraiarik. Lard. L'abbé Lar-
regui ayant maintenant soixante
dix ans. Predikazozue Manyelioa
mundu çuziari, iraiAasteH dio'
guelarii. La Yieuxville (Matt.
XXVm. 19.) Prêchez l'évangile
à tout le monde, leur enseignant.
Laarregi, v. larri.
Labain^ g. laian, h. glissade;
du verbe labainduj comme aiar de
ahartu? SÏ^labàn venait du prov.
kbansy chute (v. L. B.), le ê ne
se serait probablement pas perdu.
Labandu, b. La forme g. senit
làbaindu^ mais ce nom verb. ne
parait pas en usage dans ce dialecte.
Labaindu, vient, croyons nous,
de lab^gin-du. Oomp. l'aryaque rab,
ramb, (JPick, Indog. Wb. 165) d'où
le lat. lâbi, labe-facio, etc.
Zabainieria, g. labankeria, b. sé-
duction. Sta munduaren labaimieriez
gorrotoa. Et la haine des séductions
du monde.
Labainkeria, v. laboùi.
Labaki, bn. pièce de terre,
aride ou nouvellement défirichée.
Labalde, v. lobe.
Laban, v. laiain.
Labana, g. b. nabala, 1. nabela,
bn. En g. b. 1. rasoir. En bn.
couteau. Le g. et b. labana, par
hyperthèse du lab. na&i&i qui vient
de Tesp. nabaja, corruption da
lat. novacula. v. Diez. £. W. II.
p. 166.
S48
Labandii, v. lùbaitu
Labaabkeria, t. làbamu
Labarfi, ▼. lobe.
Labazaii labasaizt, v. lobe.
Labe, g. b. 1. bn. four.
Zaèeiafri, 1. labarri^ b. fonmier;
de labe'hari, et aH 4« Le il devenu
k^ V. Essai, Ch. Il, et le § sur la
permutatioB de h en ky dans Fin«-
trod. n serait pins oorreot*d*ëcrîre
ce mot avec nn seul r. Larramendi
ne donne que ladagai, labazam (de
lade^Boin) qui sont peut-être du
dial. guip»
Zaàalde, g. b. 1. bn. fournée;
de labe-aUe.
Làbetegi, bn. fournil ; de labe^tegi.
Labekarri, v. lobe.
Labetegi, v. lobe.
Labo, bu. myope. Comp. lamo^
LaborakzA) v. labaralu.
LaBOSATU) LAB0BAT2EK, 1. bu.
labourer; du prov. laborar.
Laà&rari, 1. bn. laboureur; de
laàor''ari 4.
LabiHnma, 1. bn» labourage, agri-
culture; de l'esp. labranza, même
signification.
Zaiore, 1. bn. comestible.
Laborabi, v. laôoratu.
ItABOÈtA, V. laboratu.
Laborri, g. tremblement.
Labur, g. b. 1. bn. court. Bu
zilia laàur oneUm, g. dans cette
courte vie. Au fig. en lab. emporté,
prompt. 6fj0On2aterf a, hommecolère.
Zaburtu, laburizen, g. b. 1. bn.
abréger, raccourcir.
LabuftOèui^ 1. brièveté; àtlaimh'
Ladurskii 1. brièvUMUt; «^ bn.
bieutftt, B6US peu.
Laburski, v. laèur.
LaburtaBim, v. jsfof .
Laburtu, labnrtM^ v. Mur.
Lach, V. laûz,
LaCHO, LAOfiOKERIÂ, V. UboL
Laohotu, v. iasoL
LaoroskOi v. bfêau
"Lsigun^ g. b. 1. bn. compagnon.
Syn. de elka^g^m; gtm paitttt donc
être la terminaison et le mot sera
composé de la^gtm^ M. Mahn, £• U.
p. 10* propose de faire dériver oe
mot de laya^un, puisque le travsii
avec le la^a est hit par plusieurs
homuies à la foie*
LoffUiUasimi g. b. aide; de l &ft m
Lagunteai L làgun»»^ \m* com-
pagnie ; aide» secouiA* Subdt» verbd ;
V. adiUa.
LagunéiaUêy g. Gompagnon; de
lagtun^tzaUe. Bla lagunigaUeak &mâ^
nik, bâte gauzaffuziakmàioldusmm.
LaardÛB. Et lui ayant donné (à Abra-
ham) des compagnon», il se wàt
eu route avec tous ses effets.
Lapmtzaka, g. JEia Jaunafi sabri-
Jtêmm eikêfUBen tUtagotoktm obère
parèieiaiikj iru pàreaiu ùUij eta
bai èakarra edo lagiMhsAa. Laid.
Et il offrit en sàeriEfeee an Seigneur,
d*entre les bêtes pûtes, trois fois
une paire, et un à un. (9)
LajfWHdu, laçMteenf g. b. L ac-
compagner, aider.
La^mt éyîfi, g. b. L syn. de
lagvmâu.
Lagundiiy lagantse» ▼• lagim.
244
Lasrtintastm, v. laçun.
LafimiitiEa. lArantzaka. v.
laçun.
LaguntzaUe, ▼. %««.
. Lagnnza^ v. la^n.
Lahar, v. lar.
Laido, 1. bn. déslionnear ; iguo-
mîuie, outrage; du prov. laid^ ou
plutôt de l'auc. esp. laido; fir.
laid.
Lainotsu» b. — ?
Laka, 1, laJtia, bn, picotin.
Selon ^M. Salaberrj une mesure
qui correspond au quart d^un dé*
calitre.
Laket, laketu, laketzen, 1.
bn. se plaire. Lakelzen zaithemen^
je me plais ici, 1. Laket dut, j'en
suis content; syn. de atsegin dut. P.
Laiet leku^ 1. lieu de plaisir.
P. Laiet parait être un nom, soit
subst. soit adj. M. Salaberry dit
,»se plaisant dans tel ou tel en-
droit/' ainsi un adjectif: content,
comme dans l'exemple de P. Mais
la forme de laiet est très inusité.
Bien que P. ne coupe jamais les
adj. verbaux aussi arbitrairement
que M. Salaberry (c'est peut-être
un usage admis) il est probable
que laiet, laietu^ est un adj. verb.
comme hant^ Aantu, (syncope de
iandUu, handùtu^^ lauth, lantAu,
auquel le i de la terminaison se
trouve collé et fait croire qu'il
appartient au thème. £aiet est
donc pour laietu qui sera laie^tu,
bien que laie ne se trouve pas
pour le moment.
Lakxtu, 2. b. laisser; syn. de
utziy g. De l'esp. laxar, laisser;
ou encore de Tan. esp. lexar avee
transposition des voyelles. Jtmgfn-
huai laietu deutsa. Moguel. Dieu
le laissa.
Lakha, lakhatu, bn. action
du meunier qui prend en nature
son droit pour la mouture. Sala-
berry. Y. aussi laka,
TiflikhaTITia, bn. (nn = n). Se-
lon M. Salaberry: ^morceau; ne
se dit que des morceaux extraits
du lin, de la laine^ des cheveux,
du crin." Alors plutôt „touffe.^
Ziio laiiana, touffe de lin. BUo
laiiana, touffe, mèche, de cheveu.
LakiO, sac à mettre la pitance
du berger. Mot d'O. selon P.
liAKiao, bn. noeud coulant. Le
groupe ir n'est pas basque.
Lambide, v. lan.
Lahbro, g. b. 1. lambo, lanko.
P. En g. et b. brouillard, brouée.
En 1. obscurité, nuage. Peut être
le mot brouée accompagné de Tar-
tide: la brouée. L'introduction
de m reste sans explication pour
le moment. L'origine de brouée
est inconnue, v. Littré D. Comp.
lanOj 1.
Lamitia, 1. friand. P.
Lamparoinak, Selon P. dans
les dialectes basq. fr. farcin, et en
Espagne: écrouelles.
Lamphux, bn. emouasé.
Lan, g. b. 1. bn. travail.
Lan egin, g. 1. travailler.
Landu^ landtUzen, g. b. landê^
lantzen^ 1. lanti, lantAu, latUgem, bn.
cultiver, travailler la terre. D^rœ-
245
sir, éqnarrir, da bois, de la pierre.
LcMgaif g. travail; de lan-gai.
Eêtura larri oneian, àada, lançai
onelara bildu zvran Principe gu--
tiai, Lardiz. p. 135. Dans cette
grande détresse, donc, tons les
princes qui étaient réunis pour ce
travail.
Langille, 1. langile^ bn. travaillear,
ouvrier; de lanregUle.
LanJnde^ 1. compagnon ; de lan-
kide.
Lanihia (mieux langia), lanthei^
bn. Tatelier; de lantegù
Lanthei^ v. ci-dessus.
LanMde, g. travail^ action; de
lan-bide. Adanek lambide gaizto ar-
iatik garditu nayez. Lardiz. Adam
voulant se justifier de cette mau-
vaise action. LanUnde onetanogeiia
amar urte igaro zituzten. Lardiz.
Trente années se passèrent dans
oe travail.
Lanchurda, bn. v. lano 1.
Landa, 1. bn. terre labourable;
sjn. de aihor^ selon Sal. et de elge,
soûl, selon P. Si le mot français
lande n'indiquait pas un terrain
très aride^ on pourrait croire que
lande vint de landa. Lande, selon
M. Littré, est d'origine allemande;
selon M. Diez^ d'origine bretonne ;
ce qui revient à dire qu'elle est
incertaine.
LandatUflandatzen, l.bn. planter.
On serait tenté de croire qvi&lan'
datu vient de planter, après la chute
de p pour éviter le groupe pi.
Mais nous avons vu autre part
(v. rintrod. et la lettre J) que la
langue admet ces groupes dans les
mots étrangers.
Landara^ b. landare, 1. bn. jeune
plante; sauvageon; bouture.
Landelge, bn, terre labourable
possédée en commun. ,
Lanhabeza^ outil pour travail-
ler. P.
Landan, 1. excepté. Hartaz
landan. Excepté lui.
Landara, landare, v. landa.
Landatn, v. landa.
Landelge, v. lafida.
Lander, 1. pauvre.
Landu, landutze, v. km.
Langai, v. lan.
Langile, langille, v. lan.
Lanhabeza, v. lan.
Lanho, lanliostata, v. lano.
Lankhia, v. lan
Lankide, v. lan.
Lano, 1. g. lanio, L bn. brouil-
lard^ vapeur, nuage. P. traduit
lamàroa et lanhoa par brouée; et
pour lamèroa il donne la variante
lamboa. Est-ce que lamiro serait
le même mot que lanho?
Lanchurda^ 1. verglas^ gelée blan-
che. En bn. bourrasque mêlée de
neige et de pluie. De lan(heiurp4a.^
le brouillard est blanc.
Lankostalu, bn terme de blan-
chisseur; se dit de l'humidité qui
fait des taches sur la toile que l'on
blanchit; de lanio-z-talu.
Lano 2. g. 1. lanno, (nnr=n)
bn. En g. paisible. Oizan lanua,
homme paisible. En 1. uni» planier,
comme dit P. Bidô lanoa, chemin
planier. En bn. franc^ sincère. De
246
Pesp. Uanou Le son mouillé des 11
esp. a passe en bn. sur l'n.
Jjanoiii 1. bu. rondamoBt, fran-
chement.
Lavohi» V. lano .2.
Lantesai andeja, g. Ces deux
noms sont en usage à Zarauz pour
un poisson qu*on nomme en esp.
radia.
Lanfh, lanfhu, ▼. km.
Lanthei, v. lan.
Lantzadera, bn. navette.
Lantzo, ▼. lan,*
Lakteb, bn. danger.
Lapa, g. b. 1. ooquillage. Espèce
d^huitre. — 1. lie, marc de pomme
ou de taisin.
Lai>a8ta, 1. tourné, [en parlant
dtt lait.
Laphits, V. lapUz.
Lapiko. g. b. pot dans lequel
on fait le potage; syn. du tupin
on éUae^ lab.
LapitB, 1. laphUz, bn. lieu pier-
raux. P. Roc au niveau de la terre^
de la riviire. Sal.
LaP^U*, g- b. voleur.
Lttpuriu^ lapurizen, g. b. voler.
Lapurreêa^ g. b. vol. La termi**
naiaou est obseure.
lapurreria^ g. lapurrerifaeku, b.
vol, volerie; de lapur-^eria.
ïiapurrata, v. laptèr.
Lapurreiia, lapiurrwîja'-
chu, V. lapur,
Lapiirta. Le Labourd. Làpur-
tafrm^ labourdin; do lapurt-iarra.
Lapurtu, lapurtee, v. lapwr.
iMt^ 1. g. lakar, 1. bn. makaïf^
bn« ronoe, rosier sauvage. Pou la
permutation de l et n^ oomp. nor <-
ru = larru;unlze ss uUze ; ^a^w^s
lelwffo.
I^ar, 2. Dans les mots composés
lar est la eontraction de larre.
Labakja, 1. orange; de Veap.
naranja. La mutation de » en 2
s'était déjà faite dans les langues
romanes ; le port a laranja. L'esp.
dérive de Tarabe narandj ; v. Dosy,
Gloss. Gomp. cependant létr pour
la permutation de l et n.
Larataa, crémaillàre.
Lar-asskdn, automne, P. i. a.
Lardai, bn. timon de voiture.
Larde, 1. craintif. Larde mais,
j'ai peur.
Larderiat L appréhension; de
lardô^^ria.
Larderiatu, bn. menacer, inspirer
de la crainte.
Lardana, lardariata, v.
larde.
LaBQA, LARfiATU, LAKaATSEH, g.
L bn. laisser, laisser libre, de l'esp.
ou du prov. largar, lâcher, v. L. B.
Larme, v. larru.
Laroloa, v. larre.
Larrain, 1. plaine, vallée. Lar-
rai, h. Tendroit oà l'on bat le
blé.
Larran, v. larrain.
Larre, g. b. pâturage dans la
montagne. — . 1. bn. pâturage non
cultivé.
La^Miffama cjkuria^ 1. aubépine.
P. Oe sera Taubépine blanche,
Lof'oloa, 1. aubépine. P,
Ifarre ohoria^ 1. alouette. F. Ba
bise, pcmabéfl.
Ht
Larrepizan, I. homme champêtre.
la^epothe, 1. chèvre dea champs;
cigale, sauterelle. Nous igi^orons
comment ce mot est composé. La
terminaison est peut être pour
apoie. Apo, apote est employé dans
des acceptions très-différentes. Apo
chez P. signifie: crapaud, verrat;
apo belatza^ butor (oiseau); litt«
crapaud noir.
Larresu^ I. feu follet. P. Larre-su.
Larriraiastun^ 1. pédant de vil-
lage; de larre'iraid^lun.
Larregiaoïij v. l^rrâ.
Larrapofhe, v. larre.
Larresu, v. larre.
loarU g- b. 1. bn. grand, gros^
épais. Euêkaldun erri larrieian*
Lettre de Larr. à Mendiburu. Dans
le grand pays basque. Diru larria,
grosse pièce de monnaie. — g. 1.
effirayé, angoissé. Lofririk nago nola
eginen dudan. Je suis efi&ayé com-»
meut je ferai. P.
Laaregi^ b. trop; syn. àepeyegi.
Au guzijfou datot lurreho ta gor*
putzeko gcfuzei laarregi begiratu^
Moguel. Tout ceci vient de trop
considérer les choses de la terre
et du corps. De larri-egi.
Larrilu, larrUzen, g. 1. s'affliger;
s'effrayer.
Larritu, larritsse, v. larri.
Larru, g. 1. bn. nwrru, b. peaUj
cuir. Pour la permutation de l et
n, V. lar. Eshu larruai, gants. P.
Larme^ g. peau, épiderme; de
lamê'^me,
Zarru ou narru-gorri^ g. b* nu.
Comp. hUt^êgovri.
Larr^UUj larfuûzen^l, bn.^cordier.
Lcnru apamûzaill^y 1. oorroyeur,
Apainlzaille, de apain^tzaile.
Larrutti, larrutoe, v. larru.
Lammbata, g. 1. bn. samedi.
Selon Astarloa (Apol. p. 827) larum-
bâta est pour lauren bâta, ^^une
des quatre,*' époques lunaires. Il
est vrai qu'on ne fait pas encore
trop violence au mot en l'écrivant
de la sorte; mais on ne peut jamais
se fier aux étymologies de ces
auteurs qui arrangent parfois les
mots pour leur faire dire ce qu'il!
veulent.
Lasi^ 1. poutre.
Lasai, g. lachoy 1. mouj Iftche;
de l'esp. laso. Bana bers a^ura
lasai gaUtoaigoHL Mais ^ oause
de ses moeurs relâchées.
Laze, bn. lâche^ qui ne perre
point.
Zozo, laehoj hn. négligent;»
Lacioieria, bp. négligence; de
laekO'keria.
LazoUy bn. adv. lackoàko^ adv.
diminutif.
LazatUy laciotu, bn. néglige.
Lasaroa, g. b. L le din^nche
de la passion.
Lastaili 1* maitresse ou serviteur
(fimantp) en fait d'amour. !p. En
g. loêtan ou laztan, baiser, suhst.
Laste, V. latz.
Laster» 1. bn. oourse; — g.
b. 1. bn. vite, promptement. Aia^
m loêterrena, le plus vite possible.
Lasterka, g. b. 1. bn. à la hâte;
de laster-ia,
Lasteriari^ bn. courefu* ; de fojfter'
248
kari pour kari, ▼. art 4. K pour
il, ▼. Essai, Gh. II. et l'introduc-
tion, p. 8.
Lasterka, v. lasUr.
Lasterkarit v. làster.
Lastimâ, g. b. bn. douleur, re-
gret. En g. et b. laatima est em-
ployé comme l'esp. lastima. Las-
iima da, g. b. c'est dommage; esp.
lastima es.
LastO, g. L bn. paille.
Latch, 1. V. lalz.
Latch, 2. bn. plante toujours
verte, à épines, qui croit au milieu
des rochers. De la^z?
Latste, latstu, v. laiz.
LatSS, g. b. 1. bn. ftpre, aigre,
acerbe, rude (pas lisse).
Laieh^ bn. diminutif de latz.
Zatetasun, b. apreié; de latZ'
Zatediira, bn. apreté au toucher,
peur légère; de latz» dura.
Latziatu^ bn. laistu^ latsten ou
loêten^ 1. s'effrayer, se hérisser. P.
Buruko illeah lahten zait. Les che-
veux de la tête (me) se hérissent.
P. Peut-être avons nous ici la
signification primitive de latz^ c. a.
d. droit,, debout, et au figuré:
rude, ftpre, etc. — BurAoak laêten
du buruko illeah. Le blasphème fait
hérisser les cheveux. Lastu naiz.
Je me suis effrayé.
Latzgarri, bn. effrayant; de hUz-
gum,
Latzdura, v. latz.
Latzgarri, v, latz.
Latztasun, v. latz.
Latstatu, v. latz.
Lan, g. b. lauf^ I. bn. quatre.
Lau ou laurçarrenj quatrième.
Ijawrden^ g. 1. bn. laurrm, b.
quart. Probablement le génitif de
laur^ et le d pour r, comp. e^tm-
dano. Ce génitif exprime ici un
superlatif; les nombres ordinaux
dans plusieurs langues, sont rendus
par un superlatif (v. atzen^ leien^
garren). Le mot qui indique la
fraction d'un nombre n'est pas
toujours distinct du nombre ordi-
nal; ainsi „cinquième" exprime les
deux ; la forme d^un superlatif peut
donc avoir servi à exprimer Tun
et l'autre.
Laurdenelo mina, fièvre quarte. P.
Lat^ mugak^ les quatre temps.
Laugarren, v. lau.
Laur, laiirden, v. lau.
Laurgarren, v. lau.
Lausenoatu, 1. bn. flatter; du
prov. lauzengar^ flatter; v. L. E.
LausOig.bn. myope — 1. louche;
de Tauc. esp. lusco ? P. fait suivre
comme syn. okUlat nord-est. (Tomme
le nord est indiqué par gauche et
non pas par louche (v. ezker et
esiâla)f il faut que les idées de
louche et de gauche se soient telle-
ment identifiées que lauso, louche,
qui n'a jamais signifié gauche, ait
été employé pour indiquer nord-est.
Larr. s'en sert au figuré pour aveugle-
ment; V. l'ex. s. V. liiluramendu.
Lautu, lautzen, g. aplanir.
Lauza, leuza, bn. lavasse, pierre
plante. Du prov. lausa, roche.
La]^ 1. g. b. instrument ara-
toire, espèce de bêche à deux dents ;
249
de là le verbe layatu^ et le snbst.
laj/aH (laya^ari 4), celui qui fait
ce travail.
Laya, 2. 1. bu. branche de vigne.
Laza, lazatu^ bn. frapper le
linge contre une planche ou une
pierre pour le blanchir.
LaxaAarri, bn. pierre ou planche
desHnée à cet usage^ v. laxa. De
hœ&'iarri,
Laxari, bn. laveuse ; de laxa-ari^,
Laxaharri, v. hœa.
Lazari, v. laxa.
Lazun, bn. chaux.
Laza, lazatu, v. lasai.
Lazakeria, v. lasaL
Lazo, 1. g. b. piège; esp. lazo.
Lazo^ 2. V. lasaL
Laztan, v. lastan.
Lazan, g. muble. A St. Sébas-
tien ou dit iariai,
Lo« Suffixe, syncope de zale ou
Lebbosta, bn. levraut. Du fr.
levraut avec mutation de 9 en 6;
V. legamL
Legami, g. letnamî^ 1. levain ; du
prov. levam. Pour la mutation de
V en m, comp. mendekatu de vin-
dicare, mentura de ventura, magina
de vagina, etc. Pour celle de v en
gi maillegatu. Gomme b est v, on
pourrait citer les exemples de per-
mutation de d et ^ : nahusi = na-
gwi; harbantzu = garôanlzu, etc.
Legar, g. 1. bn. gravier.
Legatz, g. b. 1. merlus^ mer-
luche; esp. merluza.
Lege, g. 1. bn. loi. De Tesp. ley.
pour y, comp. bago de haya.
Legez,h. comme; de^^-^ycomme
aratiz, selon^ de arau-z. Legez est
quelquefois contracté eu lez.
Leobz^ v. lege.
Legor, V. leor.
Legun, V. lettn.
Legundu, l^nntze, v. leun.
Lehembizi, v. len,
Lehen, v. len.
Lehenago, v. len.
Lehenbizi, lehenbiziko» v.
Lehenbiziaii^ v. len.
Lehenbizirik. lehenbiziko-
rik, V. len.
Lehendanik, v. len.
Lehenik, v. len.
Lehenkusi&a, v. gusu.
Leher, 1. pin. V. aussi 1er.
Lehergarri, v. 1er.
Lehertu, lehertze, v. 1er.
L6hia, V. leva.
Lehiatuki, v. leya.
Lehoin^ 1. bn. lion.
LeillO, V. lego.
Leilior, v. har.
Leihotcho, v. let/o.
LeinhurU} 1* rayon. De tenu,
ligne P
Leinu, v. lenu.
Lei, leitu, LErrzEN, 1. bn. lire.
Du prov. legir. Pour la chute de
g, comp. ein = egin;leun = legun;
irazi = iragazi.
L6ize, g. leze, 1. leiz, b. abime^
antre, caverne. HoriaJcotzai iasUzen
egitetih molderih gabeJco leze ilhun
bat bezala. Larregui. Pour cela
ayant commencé sans aucune forme,
comme un abîme obscur.
£50
Leka, g* b. bomgeon. — bn.
gousse, de fève, ete.
Lekariyaa» g- syn. de irrinH.
Lekat, 1. saof, hormis; syn. de
landan. Le t final de leiat, appar-
tiendra comme le t dans lakei, à
la terminaison.
Zeiatu^ lekatzen^ excepter. Niiar
lekatu gahe^ sans en excepter aucun.
Le nom verb. est donc^ib; mais
jusqu'à présent nous ne Tavons
pas * trouvé. Il paraîtrait que Uh
ou leka signifie ,^ors** ou ,,dehors/'
ce mot se retrouve dans leiara^
que P. traduit par: hors, excepté,
hormis. Leiat, leiara^ landan sont
synonymes. Handik leiora, hors de
là, après cela. Jainkoaz lekora eztut
zu bezain maiterik. Après Dieu je
n'aime personne autant que vous.
Zutaz lekorean. Hormis chez vous.
Lekorean eizatea. Coucher dehors.
Lekua, 1. lieue; duprov. l^gua;
V. L. B.
Lbku, g. b. bn. lekhu^ bn. lieu,
endroit; comp. prov. loc, luec; et
Tesp. luego. La ressemblance avec
le lat. locus est plus grande, mais
en général il est bien rare que le
basque emprunte directement au
latin; et puis ce qui semble déci-
der la question c'est le s final de
locus, qui se serait conservé. —
Bera ethorteoo cen hiri eta leku
gtècietara. Luc. X. 1. Test. Boch.
Dans toutes les villes et tous les
lieux où il devait aller.
Lekora^ v. kkat
LelEj loloa, g. insipide, stu-
pide. Lelo^ 1. refrain^ esp. lelo, qui
vient du basque. M. Mahn (Btym.
Unt. p. 58) trouve l'explication de
ce mot dans une ancienne poésie,
(publiée par Humboldt, Beridit.
und Zuzâtze, p. 86) dans laquelle
un certain Lelo (le mari), est tué
par Tota (la femme) et son amant
Zara. Les meurtriers furent bannis
et le peuple ordonna qu'au oom*
mencement de chaque poésie ou
de chaque chanson, le nom de Lelo
serait mentionné. De là le lab.
,pre&ain;" mais aussi, puisque ce
nom a été répété si souvent, l'ac-
ception de : insipide, stupide. Hum-
boldt cite un dicton basque: beèiko
leloa, éternel lelo. Geroa alferra-
ren leloa, A demain est du fainéant
le refrain. Prov. 189. O.
Lelikota, lerikota« 1. pois
chiche.
Lelo, V. Ma.
Lema, g. 1. gouvernail.
Lemarij lemazatUt g. lemako^ 1.
timonier; de /ema*ari4; lema^zam
et ko*
Lemako, v. lema.
Lemami, v. legami,
Lemari, v. lema,
Lomassaiii, v. lema.
LembaitleiLt v. len.
Lembizi, lembisdko, v. len,
LoUi g* b. lehen^ 1. bn. En g.
et b. avant. En 1. et bn. avant,
premier. La forme de ce mot nous
avait induit à dire (s. v. garren)
que c'est un superlatif. Nous croyons
cependant plutôt que le» est le
thème, avec la signification de
,,ayant" ou peut-être plus correcte-
S&l
menti de ut4t," Jtaipquç fi^vw* ex-
prime déjà un comparatif. Le covfkr
paratif àelen eai^lena^o, fins ibt=
avant ; le superlatif (c, à. d. le géni-
tif) est lenen, que Von ne retrouve
qu'avec le suf^xe ^Ot qui en fait un
adjectif ^i$n^^0^ le premier = le plus
tôt. Il est encore possible que ce
lenen^ soit une variante de letcn^
à cause de la permutation de 4 et
n» V. liioj et d^ns ce c^ kAen
9eff|tit up superlatif; mais il ne serait
pas prudent d'en tirer unecondu-
sio4 définitive^ puisqu'à en juger
par quelques dérivés^ len indique-
rait déjà par lui-même, un com-
paratif, p. ex lenço, lehengo, d'autre-
fois; litt. de avant; ou faudrait-il
voir dans lenga la forme syncopée
de lenagQ^ lehenago? Hura deuçai
lehen iayoa anhUz anayeren artean.
Bom. YIII. 28. Test. Boch. Afin
quMl soit le premier-né entre pluT
sieurs frères. Bano len ou Unago,
g. hamo lâien, 1. avant quû^ plu-
tôt que.
Jjenffo, g. leenpo, b. feàengo, lele-
nekoy 1. {ko pour go avec e de liaison
puisque k ne peut suivre»; v. Es-
sai, CL II.). D'auparavant^ d*autre>>
fois; de len-go^ de avant. V. len.
Âgar Uzulizan eia lengo arrokeriak
utzUa, Lardiz. Agar revint ayant
laissé son orgueil d^autrefois. Et^
zara lehenekoa. Vous n*êtes pas celui
d'autrefois.
Lenago^ g. leeuago, b. lehsnago,
1. bn. auparavant, avant, plus tôt;
de feuargo, comparatif de len. Chez
Larramendi len et lenago sont sy-
nonyfpes; alofs ooTQpie enallrVQr<-
dere, qui est ufi comparatif et qi^
signifie le premier, celui de devant,
LenagokOi g. leAenagoko, 1. b^«
d'auparavant; de lenago-ko. Zena-^
goko aldarean Jaunari ofendra berr
riak egin ziozkan- Lardiz. Il fit 4^
nouvelles offrandes ^ Dieu sur l'a^r
tel d'autrefois. Lei^iagokopiUQ^opi^
àalzuek erran zuten. Ax. p. 33* a*
éd. Plusieurs philosopties d'^utrçn
fois ont dit,
LenengOj g. lelengç, leleengo, jbi.
premier. Zenengo irakurkaya, le
premier chapitre. De lene^-go, JHenet^i
gén. de len; v. len. Four la mur
tation de n en l, v. narru = larrui
nahar = lahar ; untze = uUze* Js'
gatik Abrani aim6e$ie espa ageriu
ziozkan, Sarai emazUa zuela, lenen-
goiik emn efziçlakç. Lardiz. Poi^
cela la plainte parut claire à Abr^r
ham d'autant que Sara était sa
femme, cp qu'il n'avait pas dit
auparayi^nt. l&n ail. zuvor; bpll.
van te voren.
LenfbUh lemàiziko, lendaàizi, ffn'
dabiziko, g. leienbizi, leienàiziko, 1.
bn* premier. Pour expliquer ce m^Q^
composé nous n'avons rien à ofi^rir
qu'une hypothèse peut-être risquée.
Lemiizi pourrait être pour len-iiz
(qu'il) soit devant; auquel est suf-
fixe le i qui forme les adj. verbaux,
lemHzi, qui a formé pins tard la
phrase lembizi da^ il est o^ui de
devant; cette locution peut avoir
été intervertie et avoir donn4 Icnr
dabizù — Toutes ces formes diffé-
rentes pour exprima: ,#pflMnlpi^*'
252
semblent indiquer que le' besoin
s'est fait sentir de ^ renforcer la
signification primitive. ZeAen(:=:len),
lenengo^ lemàin, lemôizUo, premier,
paraissent être parfaitement syno-
nymes. — Lembhiko odol-iêurtze
au egin. Lard. La première effusion
de sang (meurtre) étant faite. Lem"
diziioffizonak. Les premiers hommes.
Zeienbizian, l.au commencement;
de lehenbizi4i'n,
Lehenik, 1. bn. premièrement; de
lehen4k. Ma Aain da zuhur leheniJc
hozitu behar duen bututik hoêten
baitzaika UhiarL Ax. p. S6. a. éd.
16. n. éd. Et elle (fourmi) est si
économe qu'elle commence à enta-
mer le grain par le bout qui doit
germer le premier.
Lehenbizifik^ leAenbizikorik, 1. sy n.
de leienii. ha, terminaison est ii
avec r euph.
Leudanik, g, lehendanik, bn. an-
térieurement; de lendanik.
Lembaitlen^ aussi séparé len-baU'
len, g. d'autant plus vite. La con-
struction de la phrase est peut-être
imitée de Fespagnol: antes con an tes.
Dirudienez mundua èerriro gendez
lembaiilen beteizeagatik. Lard. Ap-
paremment pour remplir d autant
plus vite le monde d'hommes.
Lehen baileAen, leAen baino leàeUf
1. tout au plustôt. P.
Lenendu, leneniten, g. précéder.
Lengiuu^ v, gttsu,
Lma/rgiy g. noblesse.
Lenago, v. len.
Lenargi, ▼. len.
Lenbaifleii, v. Un.
Lendabizi, lendabiziko, v.
len,
Lendanik, v. len.
Lenen, v. len.
Lenendu, v. len.
Lenengo, v. len.
Lenenldro, v. len.
Lenentze, v. len.
Lengusu, v. gueu.
Lenargi, v. len.
Lenu^ g. leinu, 1. lignage.
Leor, g lior, b. leihoT, 1. bn.
Dans les dialogues publiés par le
P<^® Bonaparte se trouve legor, g.
En g. et b. sec. En 1. et bu. terre,
terre ferme, par opposition à mer.
Il semblerait que leor a dû d'abord
signifier sec et puis terre = le sec
leiharra, Oor ou kor^ dans le sens
de sec se retrouve dans elkor^ agor,
idor; cette ressemblance ne sera
pas fortuite. Il eal probable que
legar est le même mot que elkor
avec métbathèse de e. Ijdddeidar
peut être pour g, comp. bida = biga ;
dupela =igupela, etc. — lûsasoz edo
leiAorrez, 1. par mer ou par terre.
Leortu, leorlzen, g. sécher.
Leorpe^ g. cabane pour le bétail;
de leor-pe.
Leorpe, v. leor.
Leortu, leortze» v. leor.
Lepazur^ v. lepo.
Lepho, V. lepo.
Lepo, g. 1. IqihOfhn. con. Iba-
îietaren lephoan karrabote bai agerizen
du. Chant d'Altabiscar. Au col d'Iba*
gneta un bruit se fait entendre.
Lepazur, b. nuque du cou; de
lepo-azur.
26S
Lepa ehertoa^ 1. syn. de lepazur.
Ler, g. leker, 1. bn. Ce radical
ne se retrouve que dans les noms
verbaux : lerregin ou lertu, îertzen^
g. leher, lehertu, lehertzen^ 1. bn. •
crever, écraser. Emaiwneak èurua
lertuko ziolay g. Que la femme lui
(au serpent) écrasera la tête. Isiz
leher egitea. Crever de dépit. P,
Leher dezagizula, Qu*il te fasse
crever, puisses tu crever. P.
Lehergarri^ bn. capable de faire
crever (de rire); de leAer-garri,
Lerde, g. bave.
Lordon, I. bn. droit de corps;
élancé, svelte; syn. selon P. de
lindOj lirain, Oizon ederra, lindoa,
chuta. P.
LordO, 1. vers de terre, achée;
vieux mot pour appât pour la pêche
à la ligne.
Lerin, bn. irès-mûr.
Letindu, mûrir.
Lerra, lerratu, lerratzen,
1. bn. glisser; syn. de legundu,
Lerzo^ 1. bn. trace de malpro-
preté, d'un liquide sur un vase, etc.
Lerratze, v. lerra.
Lerro, g. 1. bn. rang, rangée,
ligne; syn. en bn. de herroka.
Lerroan doaz. Ils vont en rang. P.
Lerroka^ 1. par ligne; de lerro-ka»
Lersun, 1. lexon^ bn. grue.
Lortsun, g. aulne.
Lertu, lertzOj v. ler,-
LorzO, V. lerra.
Lesuin, v. pesuin.
Letagin, g. letAagin, 1. htain,
bu. dent canine; de let^agin^ 2.
mais qu'est-ce que Ut?
Letain, v. letagin.
Lethagin, v. letagin.
Leun, g. 1. legun^ 1. bn. glissant,
doux. Eaku legunak, mains douces.
V. Bide leguna. Chemin glissant.
Legundu, leguntzetiy I. glisser; —
bn. rendre lisse, polir.
Leuza, v« lauza.
Lexon^ v. lersun.
Leya, g. lia, b. leiia, 1. bn.
En g. et b. émulation, ardeur. En
1. et bn. hâte, empressement. Lia
ez dauka. Il n'a pas de zèle, d^ar-
deur. Leya du nom verb. leyatu,
comme ahar de ahartu? et lejfotft
peut-être de len, premier. Le n
de len paraît se perdre dans quel-
ques composés. Nous ignorons si
les mots suivants sont en usage,
mais Larramendi ci te: &^», premier-
né; leizatia, primitif. Dans lekin,
il est vrai, le n devait tomber à
cause du k, v. Essai, Ch. II. (cepen-
dant il y a des exceptions comme
à toutes régies, p. enjainko). Mais
dans leizatia, le n aurait pu rester;
il a donc été élidé sans nécessité,
ce qui peut avoir été le cas pour
leiatu, leyatu qui serait alors pour
lenatu, (qui n'existe pas) et qui
rendrait bien Tidée de s'efforcer,
se hâter ; c. a. d. être le premier. —
Lekia handiak hainUzetan kaltedo'
karke. La trop grande diligence
est souvent nuisible. P.
Leyatu, legatzen, g. s^efforcer.
Lehiatuy lehiatzen^ 1. bn. se hâter,
s'empresser. Argatik elizaho guraso
eantuak beti leyatu izan dira. Pour
cela les saints pères de T^lise se
tu
sont toujours efibrâift. At^^iktàhi-
(Uzen tara. Voua vous bfttets en vain.
LMatuki^ I. bn. promptemdnt;
Zoc^heo haUsa lekiatuki. Lac^ XIX.
5. Test. Booh. Zaccliée descends
proznptement.
Leyal^ g. 1. fidèle^ loyal.
Leyatu, v. leya.
Leyatze, v* leya.
Iiejro, g. leiAo, 1. bn. fenèlfe.
LeihotehOf 1. petite fenêtre; tch =
ùké diminutif.
Zez, V. lepez»
Lete, V. leige.
LiBHATn, LTBIUTZEK> g. L bu.
délivrer; de l'esp. librar.
LmtJBu^ g. b. 1. bn. livre; de
Tesp. libro.
LiburugUle, g. 1. lihttru saltzalle,
g. libraire. La terminaison lab. pille
de egim^le.
Liohter, bn. un peu de; syn»
de fiUka.
LtOA, 1. bn. lie. Probablement
du fr. lie» dont Torigine est cepen-
dant inoonnue. Scheler indique ie
li^ lix, cendre d^où une forme
rustique liqua^ lioa et de là le ft%
lie ; V. Littré, D. — Afno Ugaiu da,
le vîn est à la lie. P.
Ijmo, 1. bn. /t»^^ 1. lin ; de l'esp^
linOk Pour la mutation de n en ^
conip. oAor de bonor ; aiate de ana»
de; dokan, de donum.
LiKA^ g. glu; de Tesp. liga.
Likhitz, V. UkUe.
Likitz, g. 1. likàiôe, bn. sale.
IfiHûakeria, g. 1. saleté; de likUz-
hrià.
Lîkitsaceria, V. UHu.
I^ti, 1. bn. fleur de lia) prov. lili.
Lilliu^atii, lilloaratien, g. 1.
Larramendi écrit UUhirain. Les 11
e8p.Bsl mouillé ou glital. Eblouir,
enjôler. L'orthographe de Larr.»
avec le l mouillé initial, indique
peut-être qu^il y a ici métathèse
de «, iUuratu; comme iMùt = %L
loba. lUuTaiu pourrait être pour
iUun'TCh'tu^ puis que r ne peut suivre
n; V. Essai, Gh. IL Ou faudrait»
il rattacher liUwrain à lUL En hoU.
nous avons verbloemen, apaiser,
pallier; de bloem, fleur.
Lillttramendu, g. illumon, séduc-
tion. Ta ayenatUH dUuznla puim
Icmëoak ta tliUmramênduai. Lettre
de Larr. à Mendiburu. £t que vous
fassicK disparaître Taveuglement et
les illusions, les erreurs, de tous.
Limar, lipar, limbar, ).
échantillon.
Liinber, v. liméêr.
lâmburdlka^ 1. éoomlSerie.
P. Comp. limuri.
Limèurdikaria, 1. écomiflevr. P.
De Umburdika-ari 4».
Zimôurdiiatu, 1. P. éooruiflar.
Limlraxdikeria, limbn^di-
k&ttl, V. limèwdiktt,
Limburi, v. timun.
Idinburta, limburtao» v.
limuri.
Limikari, v. mUUêtaiu.
LimikAta, v. mittisiuau.
LmosNA, 1. bn. aumône; de i^esp.
limosna.
Limuri, g% limburi^ L glissant,
lubrique ; syn. de Uitm. Le b paatt
être épenthétique.
S65
Lim^Êrtiu^ g. UmBurtu, limburtzèn,
L glisser, pencher.
LiKAi^ g. quenooille. Probable-
ment de Tesp. liuo et de ^oi, dans
le sens de ^^chose destinée k"
Idnai estcdUa^ g. le petit cha-
peau qui tient le lin sur la que-
nouille.
LixDOj 1. bn. En 1. syn. de2^-
den. En bn. propre^ sans tache;
de Tesp. lindo^ beau, joli.
L1NO9 y. liho.
Linna, bn. traineau. M. Sal.
écrit deux n pour n; ainsi lifia.
Est-ce de ligne que dérive linna?
Comp. trainée pour lignée, rangée.
Iiipia> espèce de poisson; ar-
raignée. Mot d'O. selon P.
Lipu» bn. arraignée. Comp. Upia,
Lirain, v. Urcm.
IdraiL, g. lirain, 1. droit. Selon
P. syn. de lerden. Peut-être une
variante de lerden; pour la chute
du d^com^.baut^=^badui^beTatzi^=^
tederatzi, ausi = adauêi; etc.
TAiTr^i^ bn. petite mare, marécage.
Liskar, 1. querelle* Liêiarrean
ahoari brida* En débats mets-toi
un frein. P»
LiskarûUf liskartzen^ 1. se que-
reller.
LisiargiUe^ 1. qu^elleur^ subst.
De lisiar-eçille.
Liêiardura, lisiartia^ 1. querel-
leur, selon P. Il semble que c'est
une erreur; ce sont des substan-
tifs. Zisiar-dura; et lisiarte, subst.
verb.; avec l'article lUkartia; (le)
quereller = querelle.
Idskardura, v. liaiwr.
Liakargille, v. Uska/r.
Idskartia, v. Uekar.
Idskartu, Uskartze, v. U$har.
Listafin, v. lietor.
Listertasun» v. lixturtzea.
IdStor, g. Uxtar, 1. listafin, 1.
guêpe. Lixhry 1. frelon, bourdon.
LrrcHEBBSRA, 1. lèche-frite.
LiTCHUA, 1. laitue.
Litz^ 1. Uxf bn. En 1. frange.
En bu. éraillure, effilure.
Lix, lixlu, bn. s'érailler.
T^î'g, v. lilz.
Ltxa, LIZ4, 1. squale, chien de
mer ; de Tesp. lija, anc. orth. lixai
LixlarrUi 1. la peau du chien de
mer, qui sert à polir le bois.
Lixlarru, v. lixa.
Lixter, v. lixturtzea,
LixtUT, V. liœturizea,
Lizturtzea, 1. lixt&rtzea, O.
selon P. incliner, pencher. Du
subst. lixtur, penchant, que P. cite,
mais ne traduit pas? Inxiurtzeâ
norbaitgama. Avoir inclination pour
quelqu'un. P.
Lixleriasun, ou listerfasun^ comme
O. corrige ce mot dans le Ms. de
P. Appétit de quelque friandise. —
Est-ce que lUz^ liaior et lUtertzea
aurait une même origine? En ail.
anhànglich, de anhangen, ,,pendre
à," est employé au figuré pour
„aimant enclin à se suspendre à,*'
L'idée de „pendre à*' se retrouve
dans frange, lUz. L'ail, a: anhangsel,
^supplément."' Enfin lieiar^théûl^
peut-être à cause du miel qui est
gluant.
Liza, ?• lisca*
266
Lizar, g. 1. firêne. L*arbre vé-
néré des Basques.
Liziin, g. moisi.
Uillurameiida, v. lUluratu.
LUlluratu, v. UUwratu.
Iilobia, V. iUoha,
Lo, g. b. 1. bn. sommeil. Au
plur. loai^ g. 1. les tempes ; comme
en rU. et en holl.
Lo egin, g. 1. dormir. Lo egiten
du, il dort. P. construit lo avec
etzan, Lo beihean datza, il est en
profond sommeil ; litt. il est couché
en plein sommeil. On dit de nos
jours : lo beihia dago (de egon), P.
par contre écrit: lotan dago. Nous
disons la même chose en holl. Het
kind is in slaap, l'enfant est en
sommeil.
Lozorro, g. cauchemar; de lo-zorro.
Logale, g. 1. bn. envie de dor-
mir; de lo-gale.
Logure, g. syn. de logale; de
lO'Çure.
Lotiaj g. 1. dormeur.
Lokuma^ 1. assoupissement. P.
De lo'humef
LohiUa, 1. le mois de Janvier;
de lO'AUla, mois de sommeil (hiver).
Lokartu^ loiartzen^ 1. loiiartu, bn.
s'endormir; de lo-iartu; iipoxiiA^
V. Essai, Ch. II. Le i dans le bn.
est de trop, le k ajant pris sa place.
Concientcia da behin ère lohahartzen
ezien zeràUzarL Ax. 426. a. éd. 324
n. éd. La conscience est un servi-
teur qui ne s'endort jamais. — -
Les verbes composés, sont toujours
formés du thème (ici lo)^ et non pas
du nom avec l'article (loAa).
Lobio, L parc pour le bétail;
devant de maison où Ton étend la
litière pour faire du fumier.
Lodi, g. b. 1. épais.
Loditasun^ b. embonpoint; de
lodûiasun,
Loditu, lodUzen^ 1. grossir.
Loditasun, v. lodL
Loditu, loditze, v. loé&.
Logale, V. lo.
Logure, v. lo.
Loharda, 1. membre.
Lohi, V. Un.
Lohia, soûl, selon P. dorps.
lohia saindtta. Le saint corps.
Lohikeria, v. loi.
LohiUa, v. lo.
Loi, g. b. loiiy 1. bn. boue.
Loikeria^ g. b. lohikeria^ 1. bn*
souillure; de loi-keria.
LohUsUy 1. boueux; de lohi-'têu.
Loilu, loUzen^ g. lohUuf lokUze»^
1. souiller.
Loikeria, v. loi.
Loitu, loitze, v. lai.
LokartQ, lokartze, v. lo.
Lokatsai b. fange. Probable-
ment de loi-atêa pour iatsa, dont
le i est devenu k, v. Essai, Ch. Il
et Pintrod. p. 8.
Lokharri, v. lot.
Lokhartu, v. lo.
Lokume, v. lo.
Lollo, g. ivraie.
Lolo. . Ce mot se trouve ches
Axular, p. 276. a. éd. 101. n. éd.
P. n'en donne pas la traduction.
Y. l'exemple s. v. malda.
Lor, g. grosse poutre; tronc
d'arbre coupé.
257
LoRA, V. lore,
LoBATBGi, V. lare.
LoBA^ g. 1. bn. tara, b. fleur;
de Pesp. et prov. flor.
Lorategif g. b. jardin; de lora-^
teffi.
"Lore, 2. bn. doux, tranquille.
LoRiA^ 1. gloire. — bn. délice,
jouissance; du prov. gloria^ avec
chute du g pour éviter la rencontre
de g et 1.
Lariatu, 1. lorifikatu^ bn. glorifier;
le lab. de loria; le bn. du prov.
glorificar.
LoBiATUy V. loria.
LoRiFiKATu, V. loria.
Lot, lotu, lotsEon, g. b. 1. loth^
lolAuy bn. lier. — 1. bn. saisir,
prendre (d'une plante, d'une gref-
fe). — bn. panser une plaie, i/a^tan
lotzea, se mettre au travail. P. Zer-
èaili lotzea, s'attacher à quelqu'un.
P. Eguiaz erraiten drauçueû, cerbère
lothuren baiiuçue lurrean, lothua
içanen da ceruan* Matt. XYIII. 18.
Test. Boch. En vérité je vous dis
que tout ce que vous aurez lié sur
la terre, sera lié dans le ciel.
Lotgarri, loiarriy 1. bn. emplâtre.
Sal. Jarretière. Pc De lol-iarri, et
pour éviter la rencontre de ^et^,
le ^ a été élidé dans Tun, et ie^
adouci dans l'autre mot. (V. Ëssai^
Ch. II. ôakid pour bat'Hd; tzako
pour tzat'iot etc.). M. Salaberry
écrit lokharri avec h. Plus d'une
fois déjà nous avons fait remarquer
cette tendance à mettre des h dans
des mots où cette lettre ne devrait
pas se trouver. (Comp. le Test, de
la Bochelle en dial. bn.). Bien que
le suffixe karriy garri se trouve
généralement sans A, M. Salaberry
a eu raison d'écrire kharri, puisqu'il
écrit ekharri. L'orthographe de M.
Sal. a induit eu erreur M. Yinson,
qui croit voir dans le A une lettre
produite par la rencontre de ^ et ^.
(v. Bevueling. III, p. 414.note, 1).
LoigaiUu^ bn. bandage. GaUlu
nous est inconnu. Comp. esiekaiUu.
Lolura, 1. ligature. LesufiSxera
n'est pas clair.
LotasdUa, b. le mois de décem-
bre. Comp. azilla, novembre.
LotsEekume, v. loésa.
LotgaiUu, V. loi.
Lotgarri, v. loL
Loth, lothu, V. loù.
Lotia, V. la.
Lotsa, g. lotee, b. lotza^ I. Selon
O. avec 8, lotsa. Eu g. et b. honte.
En 1. peur, effiroi. Zoéza naiz, jai
peur.
Loxeria, bn. frayeur; delox-eria.
Lox se retrouve dans le nom verb.
Lotsatu, loUaizeny g. b. faire et
avoir honte. Sara loUaiu naiz. Sara
eut honte.
Zoxa, loxatu^ bn. intimider.
Lolzkor, 1. peureux, craintif; de
loéZ'kor.
Lotsagabe^ g. effronté; de loifo-
gobe.
Lotsagaôekeriaf g. effironterie; de
loisagaôe-keria.
Lotsagarri, g. honteux; de/o^o-
garri.
Loxagarri, bn. capable d'intimi-»
dation. Sal. Alors: effrayant?
17
268
LaieMiuma, g. enfi^nt natmoL; de
ister pour MêOf^-ÂMmê. M pour i^
y. TSimai, Ch. II et l'intiocL p. 8.
Lotsagabekeoria, v* hUa.
I^otsagani^ v. laé»B.
Lotnta, IcrtsAtua ▼• loùfa.
IiOtse^ V. lotêa.
IiOtekO», % l^Ua.
Lotu, lotma, ▼« 20^*
Lotae, T. 29t
Loxa, lozagani, v. Ua^a.
Loaono^ tw ii.
LuaiTMtoa^ ^ btr.
Lii£g^ g. demoÎBelle*
Luhartzat ▼« Iw.
Luhuilfly bn« liezra Comp. «m^jp.
Luharbil, 1. motte de terre.
Dù.iur'bUaf Le^b, bNtr iB^îqiiepeat-
êiie une forage primiiroe luàmf
LpxjoNEày g. L sAuciMe. Co»-
ruption de l'esp. longanizaP
. Ldsexbabi, v. luiuru,
LvKimr, 1. gain^ urare; da lat.
locBiiii; aveq chnto de la naeeJe,
Luiurari. 1. nsorier ; —r bu. avare;
de lmiuru>^Êri 4k L'emploi de ce
met^ comme kdj. miu semble vi-
cieux. M.Salaberr7 cependantajoate:
Byu. àe aàantioz.
LuKA, g. 1. bn. plame; deUeqv..
pl&x|ia^ avec chute d^ppear éviter le
groupe pi, qui n'est paa admja en
baisqae*
Luma zaiar, 1. duvet. P.
Humain^ venir en pltimea* (des
oiseaux). P.
Lumatia^ 1. oreillen
LnicATZA, V. Imma*
Lnuerav 8* gi^î^^o de baUne.
Lupia, g. espàcâ de poî^aon da
rivière qu'oD nomme à Oeîo» en
espagnol, lubina. Comp. lipia.
LupuA, g* L espèoa de^ maladie
du bétail qui les tsie de aoite.
Lur^ g. 1. hn. luuf biu taEte.
LenêngooÊ^ lerua, Imrta, wfnh, nie
eta argia egin zUuen, Danale premier
(joux) il fit le oieU la. torn^ les
eam^ le îbxl ei U liuftiàne.
Lurreio, g. 1. luurresioif b. ter*
restre; de lurfJtOf Hvec a de liaison
puisque k ne^ peut suivre r. (v.
Basai, Oh. II)» et le n, puisqu'il est
durv redoublé devant la voyelle*
iufreio. aàerêoi. Lea animaux tet^-
restces ou de la tem«. Y. Lwr*
L%Trezffa, 1. de terre (comme sH^
lofeÊio, d'argent); de Imtêe-boL
Lurrez de Iwk^z. I^wnszha tUua^
pot detesre. P. Xwrraia et /utaufio
sent' considérés, comme l'on voit,
comme des. génitif a cjn Bonobplttlâl
que comme dea adjeoti£a; l'adj. suit;
le génitif précède. Nous avonadonc
ici un exemple remarqnaUe d'un
mot qm pas sa forme ert un. ad*
jeetif, n^ais qni, passeneBqplei^iiH
dique n'avoir pasi encore perdii son
individualité commp nom au^gént
tif. Ce n'es!;, un mystère dans an*
onne langue qne beaucoup d'vadjeo-
tifis sont des. noms. aa génitif; mais
de. tels mote démontrent olairemeat
comment il; se sont fonnéaL
Lmka^ liirhaiu^ bn. teisier.
889
£4ifpHuy lurpeffyen, g. enterrer;
de lur-pe^lu.
LuràefiUUf 1>n. ^terre labourable.
Sal.
Lvftupin, i. pot ie terre; de
luT'-tupin.
LuHupinpille, 1. potier; de IuT"
iupinrgille pour egille,
Lurtnin, 1. épilepsie ; de lur-min,
Lurmin^ bn. terme de berger;
terrain nouvellement dégagé de
neige et où le troupeau peut
putre.
Lurêogar, bn. pomme de terre;
le luT^agar.
Luhariza^ ver qui ronge les ar-
bres au pied. F. De lur-har. Pour
Pélision de r, comp. plusieurs dé-
rivés do uTy eau. La terminaison
tza est obscure.
Luarraztea, se prosterner. Mot
d'O. selon P. De lur-arraztea. Pour
la chute de r, comp. Inhartza.
Luêuil, g. seau à eau; de IuT'
iuU. Ce seau parait donc avoir été
fait en terre, bien qu'aujourd'hui
il soit en bois cerclé de fer. Comp.
uêuL Pour la chute de r, comp.
les deux mots précédents.
Lurberato, v. lur.
Lurka» liirkatu, v. lur.
LurmiiiY v. lur.
Lurpetu, lurpetze» v. lur.
Lurrin, v. urrin.
Lursagar, v. lur.
Lurtupin, v. lur.
LurtTipingille, v. lur.
Lusiiil, v. lur.
LutOllll, 1. brochet.
Luya, 1. vent contraire. Unlzia
luyetan éh^ quand te vaisseaux ne
peut pa9 avancer à causer du v^nt
contraire. P. H non» semble que
Texomple explique le mot tiga':
ce n'efst pas vont contraire;' maisr
^louvoyer" ou lofer, être au lof.
Le navire est au lof. Ignorant les
termes de marine nous avons laissé
alof comme basque, qui vient évi-
demnient de au lof.
Luza, V. luxe.
Luzabido, v. luze.
Luzakeria, v. hze.
Luzamendu, v. luze.
Luzapenbide, v. luze.
LnzaraQ, v. luze.
Lnzaraz, v. luze.
Luzaro, v. luze.
Luzatu, V. luze.
Luzatze, v. luze.
Luze, g. b. 1. bn. En g. et b.
ample, large. En L et bn. long;
lent, tard.
Luzatu, luzatzen, g. b. élargir,
étendre. — 1. bn. prolonger, tarder,
retarder, renvoyer à une autre épo-
que. ÂnhUz luzalu du^ baina ger<h
hotz heldu da. Il a longtemps tardé,
mais enfin il est arrivé.
Luzetasun, 1. luzelarzunt bn.
longueur; de luze^iasun et tait'
zun.
Luzaieria^ bn. longueur, lenteur;
de luza-keria.
Luzapen&ide^ g. luzaHde, b. luza^
menduy 1. retard, prolongation; de
luzaMie^ et penMde; et de luzA*
mer^du. Le suffixe du semble faire
de luzamendu un adj. verb. pris
substantivement.
260
lAizaro^ I. syn. de luzaran.
LuzarOj g. bu. amplement.
Luzarazy bn. longuement, avec
lenteur. La terminaison n^est pas
claire, tout aussi peu que celle de
luzaran. Peut-être pour /ticofiav^
selon la longueur?
Luzaran, bn. à la longue.
LuZETARZUKj V. luZÔ.
LnzETASuN, T. luze.
M.
Machikunka, à coups de poing.
Mot d'O. selon V.Demachikun^kcu
Qn'est-ce-que machihin f Comp. ma-
chacar, esp. frapper.
Madaii, b. 1. bn. poire. -- 1.
cormier. Comp. udare,
Madahikati;, madabikatzen, g.
L bn. madadikatUy b. maadire. Ma-
darikatu^ maudit^ du lat. roaledic-
tus. Le premier d est pour 1, comp.
eîur = edur ; belar = bedar. Pour la
permutation de r et d, y. egnndciko.
Madarikaiioj g. malédiction. La
terminaison sera Tesp. cion (mal-
dicion) avec chute de n; comp.
arrai 2.
Mafbonbi, MABFOirDi, 1. curhumé.
Ce mot ne peut guère être basque.
Magala, g. giron, Tespace de
la ceinture aux genoux ; l'ang. lap;
Tall. schoos ; p. ex. tenir un enfant
sur les genoux (giron).
MA^njA, V. maino,
Maouta, 1. gaine; du lat. vagina.
Pour la mutation de v ou ^ en m,
comp. mainOj de l'esp. bano; men-
tura, de Ventura; manak, de bans
(du mariage) ; mendehatu, de vendi-
care. Miarritze =- Biarritz.
Magincha^ bn. gousse. Diminutif
(ch) de magina» Eta deHr çuen urdee
taten çuten maguinchetaric hère sor
belaren bethatzera, Luc. XY, 16.
Test. Eocb. Et il désirait remplir
son ventre des gousses que les
pourceaux mangeaient.
Mahain, v. mai.
Mahaindar, v. nu».
Maliats, V. mats.
Mahatsti, v. mats.
Mahatstizam, v. mats.
Mahax, mahaztei, y. mata.
Mahaxtekatu, bn. mâcher; du
lat. masticare, ou plutôt du prov.
mastegar.
Mahel, bn. de travers.
Mahllka, 1. manche^ d^une robe.
Mahliri, v. mamUn.
Mai, g. makain, 1. bn. table.
Pour la chute de n, v. arrai 2.
Mahaindar y bn. convive; de
mahain-tar; d pour t après n; v.
Essai, Ch. II.
Maiatz, v. mayatz,
Mauxa, v. maUa.
Mailleoatu, 1. emprunter; du
prov. malevar. Pour la permutation
de ^ et V ou b^ voy. guraaoak.
Maiixu, 1. màUu^ bn. maillet;
de Tesp. mallo.
262
Mainada, 1. famille.
Mainateba, V. manjcUera,
MÀinatia, 1. douillet^ nourri
trop délicatement; syn. de mirigom,
merdaj F.
Maindirea, g. drap de lit.
Maingu^ g. tordu, de travers,
d'une partie quelconque du corps ;
de Tesp. manco. — 1. bn. boiteux.
Maingueria, bn. maladie du sabot
des bêtes à laiae; de mom^ifr-erta,
Mcm^utu, g. boiter. — bn. de-
vetiir boiteuK.
Mmnguka, bn. en boitant; û%
maingfhicu
MAnmATu^ V. snaiM.
Mainho, MAiNHOAJt, Y. tmino,
Maino» (avec Tart. mmnud. F.)
1. magnu (gn = n) F. mcânho^ bn.
bain; de Tesp. bano. Pour la mu-
tation de 6 en m, v. magina,
Miânatfif mainatzeny 1. mainhatu,
bn* baigner.
Mainkoar^ bn. baignoire. La ter*
minaison sera une imitation du
français baignoire.
ira, g. 1. pétrin^ maie ou
mëe comme écrit F. Syn. de ar$ha.
Mawa ne peut guère être la trans-
position de oramai, pétrin. Mcdra
ne s^expliquepas bien par le basque;
il eçt i»oi»able que c'est par hasard
que mai se trouve dans ien deux
mots. Maie est en prov. mag, en
lat. mactra; mais il faudrait la
chute de la gutturale. Comp. Tary a-
que mar, pétrir; v. Fick, Indog.
Wb. p. 148.
Mairauze, mairauêe, 1. zâcloir de
maie.
Mairaili 1. bn. bois de con-
struction.
Mairause, mairauze,v.matra.
Mairu, 1. 1. bu. more ou maure;
au figuré, personne dure sans pitié.
Mairu Uhar, 1. pois chiche.
Mairu, 2. 1. plante dont on
Aiit les balais.
Maisu^ g. maître. Eàkola maisu,
maître d'école. De Tesp. maestro.
MaitagiaiTi, v. moite.
Maitarastm, v. fomte.
Maitaria, v. make.
Maitatu, v. maiii.
MaitatBO) v. maiU.
Maitatzeko, maitatzèkotar
SUm, V. maàe.
Maite, g. b. 1. bn. di^, aimé.
Nere EuskcMun maiteak. Mes ciieis
Basques. Maite dut, 1. je l'aime.
Exactement l'ail, ich habe ihn lieb;
litt. je Tai cher. En basque comme
en ail. on a formé cependant les
noms verb. makaùu, numtcuzen^ liebeUi
aimer.
McUtatu, maitatzen^ g. 1. tàaiiha,
maiikatu, bn. aimer. Maitatten det,
g. je Taime.
Maitaçarri, g. tnaithagarri^ fcn.
aimable; de maite^atri.
Mcdtaizéko^ 1. aimabk; de laai-
tcUze-ko.
Mctttatzekotasun, 1« amabilité; de
nMitattehchtasun.
Medtaria, 1. amant; ds nniM-ari 4.
Maiiarawn^ 1. amitié. P. De
maitù'ttBtzun f *
Maitehi, 1, aiioablement; de
maite-hi»
Mâitdsi, ▼. maiU.
988
MMfbà, mUthata, v. moite.
Maîtixagairri, t. moite.
Maiz, g. 1. bn. souvent.
Majadera^ g. oràche des ehe-
vaux.
Hakfai bn. bosse, par suite de
coups OQ d'une chute, en jparlant
des objets de métal. -- Il est pro-
bable que llEi signtfcatioki primitive
nVéteit paë Hmitée bu métal seule»
meut; le bn. aura pris -cette aooep-
tion dti £r. En hoU il j a le mdt
,^deuà'' avec iti 'signifibation d'en-
foncement^ àe ereKx, oe qui pariait
être plus logiqae.
Maha^ mcikatu, inahatzeit, 1. bn.
Selon P. hocher, se préparer à
frapper. Selon «Sal. faire des bosses.
Hik nuAo, nik êaka. Tu hodies, je
frappe. Tn fais siemblant de frapper
et Œfoi je frappe effectivement. P.
Makala, g. aulne.
Uakatu, v. ihoito.
Makatze> v. maJcà.
'M'i^kiHft, g. b. 1. lAolAUa^ bn.
bâton. On a proposé de faire dé-
river makiUa du lat. baculum, et
cette étymologie paraît par hasard
être juste. Four la permutation de
m et à, comp. fnlgor «= milgor;
bigo*^^ ^imgo; iberù =^ imem. Nous
disons par hasard, puisque la res-
semblance des deux mots y a con-
tribué sans doute pour une bonne
part, «t puis la mutation de m et
if connue dans toates les langues.
Mais de la terminaison um qui
devient a; de Tu tnédial qui devient
ty «t de ^ qui devient U, on n*en
dit rien. Noub pottvbns citer le mot
iepiUu, qui explique ea partie ma*
kilia; mails iêpUi» vient du latin
en passaù^ par le ^ov. Il faudrait
donc ^ik)uvér une forme prov. ou
port, makelh. En généhil il néufl
semble qae le basque a fort peu
emprunté directement au lâtih. Bien
qu'il n*y ait pas d^objection sérieuse
à l'étymologie proposée, il ewait
possible que mcââUa dérive de indb«
d^oà makatu frapper. Il peut paraftre
surprenait, en outre^ que les Bas-
ques niaient pas eu un mot basque
pour un objet si ^primitif.
'H/f;iiJrima. j 1. mùkhînnO^ bn.^naxôrji)
auge pour les porcs. Sal. Selon P.
tine (tonneau) de bois. Pourrait-on
rattacher ce mot au prov. machalr
mâcher, manger; la terminaison
pourrait êtje pour eg(na.
Makhila, v. makiUi.
Makhtu^, V. gur.
Mako, g. b. 1. crochet. Oemp.
makur, s. v. yur»
Makor, 1. durillon.
Maknr, v. gur.
Maknrtu, makui^tse, v. gw.
Malba, 1. 1. faible. Mèmbori»
^ne que maigu? Pour la permu-
tation de g et b, v. guraeoak» flà-
serretu behar denean ex haaerréGseaf
sentikortu behar denean ez eentikortzea,
beM bai, MAt uU, lolo^ malba eta
bore iiaUeay ezûuusUuvÊMt da éta ez
gizotUasuna, Ax. p. 276. a. éd. lOI.
n. éd. Ne pas se mettra en colère
quand il faut se mettre en colère^
ne pas se modérer quand il faut
se modérer, étretoujoun inn, bMi}ours
(«&% (jMo)^ faible et ton, a^a pas
264
une bagatelle, n W pas hamain (de
la nature de rhomme). O. corrige
bore dans le Ms. de P. et dit
malha eta bera hcdUa, écre faible et
malsain. 11 nous semble que le
sens n'est pas très satisfaisant.
Dans V6d. corrigée bare est restë^
mais nous avons déjà fait remar-
quer plus d'une fois comment ces
corrections sont &ites; ▼• ehin,
morhùxta. Nous ignorons la signi-
fication de uU et loîo. Est-ce que
lolo serait une variante de Ze2a in-
sipide? au figuré indifférent?
Malba, 2. 1. bn. mauve; de
Tesp. malva.
Malda, 1. I. rogne, gale, croûte
de gale.
Malda, 2. 1. bn. colline, co-
teau, terrain en pente. Comp.
moftor.
Malestruk, bn. maladroit. Sal.
Le prov. estru, rapidité, vivacité,
(v. L. R.) se retrouve peut-être
dans la terminaison; mais d'où
vient le ifc?
MALEXi,bn. malice; du fr. avec
métathèse de 1>.
MalgU» 1* souple, mou, efféminé.
Comp. malba et malso.
McUgtUasuny 1. souplesse, mollesse,
de malgu^cmm,
Malguhi, 1. mollement; demalg^i-ki.
Malguki, V. malgu.
MalgUtasim, v. malgu.
Malkar, g. 1. coteau; — 1.
lieu pierreux. Bide malkcura, chemin
pierreux. P. Comp. malda.
Malko, g. b. larme.
Maixa, g. mailla, 1. bn. En g.
■
degré, grade. En 1. et bn. degré,
boucle; de Tesp. malla et du prov.
maille.
Mallu, v maillu,
Mallllki, V. morrubi.
MalO, malot, g. flocon déneige,
boule de neige.
MaIsO, g. malxOy bn. En g.
lent. En bn. doux, docile, mou,
sans énergie. H est probable que
malso est une variante de malgu.
Pour la permutation de la sibilante
a ou ? et de la gutturale ib ou ^
V. karamitcha. Comme o final devient
u (eu bise, et quelquefois en lab.)
quand suit l'article, P. a pu écrire
maJffua pour malgo-^-a,
MslxO, V. majjfo,
«
Marna, bn. boisson, dans le
langage des enfants.
Maxnar, g. espèce de poisson
de mer.
Mamia, g. 1. bn. mie. Ogi
mamia, mie de pain. — g. crème.
En général ce mot est appliqué à
tout ce qui est mou; p. ex. delà
viande sans os ; (et pour cela aussi
se retrouve dans : tpurmomta, fesse);
la chair d*un fruit, etc. P. cite:
ehaur mamia, noyau de noix; ce
qui ferait croire qu'en lab. on. at-
tache plutôt à ce mot le sens de
„dedans/' ce qui s'applique très
bien à „mie''; de là au figuré
adiskide mami btft, un ami intime. P.
MamitxL, mamitzeiiy 1* se
cailler De mamia crème?
Mamor, 1. bn. braise ardente.
Maxnor, 2. 1. tendre, fragile.
léur mamorra, terre aisée à labourer.
\
266
Mamu, bn. être idéale fantâme
dont on fait peur aux enfants.
Maimuiu^ bn. se masquer d*un
manière hideuse.
Man, I. ban, publication de
mariage. Four la permutation de
m et h^ V. fiMgina.
Mana, manatu, 1. bn. comman-
der; du prov. man, commandement.
Manu^ 1. commandement, ordre.
Bayonako jaun Aphezpikuaren manuz
imprimatua. Imprimé par ordre de
M. Tabbé de Bajonne.
Manamendu, 1. bn. commande-
ment; du prov. mandamen; avec
hyperthèse de d?
Makamendu, V. man.
HanatatzEj V. maneatu.
Manatu, V. manecUu,
Manatukob, V. maneatu,
Mancha, bn. gousse, quand la
fève, le haricot, etc. sont formés;
quand ils commencent à se former
on dit leha.
Mancho, bn. étable couverte
de chaume.
MandO, g. L bn. mulet. — bn.
stérile, des animaux ; comme injure,
d'une femme stérile.
Mando emea, g. mule.
Mandozeùn, 1. bn. muletier; de
. mando'Zain.
M AHDULi, 1. mouche anière P.
De mando'Uli.
Mandozain, v. mando,
Maneatu, haneatzek, g. prépa-
rer (le manger). Manayn^ manayatzen,
]. remuer, manier. Du prov. maneiar,
manier; esp. manejar.
Manayu^ I. maniement.
MonaynlcùTy 1. facile à manier;
de manayU'koT,
Manjateba, bcantatera, 1. mai-
notera^ .bn. mangeoire, crèche; du
prov. manjar, avec la terminaison
basque tera; comme tkusUra de
ihm, etc.
Manthar^bn. chemise de femme.
Maku, V. mana.
MarabiO, v. marrubù
Maratilla, 1. loquet.
Maraza, L couperet, petite
hache.
Marbalo, 1. cosson;
Marbola, 1. marbre.
Marchoi, marsoi, g. tranche.
Gomme le holl. moot, ne se dit que
du poisson.
Mardei! bn. interj. par Dieu!
Du français avec mutation de pen m.
Marchoa, 1. mars.
MardO, bn. flexible, mou. Comp:
Taryaque mardh, mou, faible (weich,
schlafiF) ; V. Fick, Indog. Wb. p. 150.
Mardula, g. gros, gras.
MABFOin>i, V. ma/rondi.
Margo, v. marra.
Marhanta, marhantata, v.
marranga,
Marhaiisse. Mot d'O. selon P.
V. maira,
Marll6ga, bn. couverture gros-
sière en toile, ou en laine pour
couvrir le bétail.
Marhubi, 1. hurlement de loup;
V. marraka.
Marikola, 1. pois chiche.
Mariskira, 1. crevette.
Mabka, g. ligne. — bn. signe,
marque. Bayonneur, instrumentant-
to»e f^nt trtoer ks silldns où Ton
sème le mais. Sal. Be Tesp. ou da
ppoT. imjisca.
MftTketZ, 1. laid ; marihiéûr^ bu.
incomplet.
ilAifiMfi^u, bn. rendre tléfeo-
taenx^ incomplet.
MttTkfaîts, mackhitsta, v.
marieiz.
Marmaara, 1. arraignée; syn.
de armierma, ^nAaràu.
Ji^LROLA, V. marra,
Marsoi, v. marcAai.
Marra, 1. limite, Tàg)e;~bn.
ligne, trait. P. cite: Marra €do
parra irayaitea, franchir la barrière.
U y a donc permn.ta/tion de m et
p, ce qui nous mène au prov. esp.
et it. baira, fr. barre ; mêrn» signi-
fication. L'origine de ce mot est
celtique; c^est du kymri bar, bran-
die, qu*il dérive; v. Littré, D. et
Bracbet, D. £. Si ce n*était Tauto-
lité de des deux auteurs, on poui^
rait croire que marra est basque;
le thème est mar et se retrouve
dans les composés marpo, droit et
marûla {ma9H)la% règle. Ou est-ce
que mar, basque, vient du celti-
que bar?
Marraka, 1. bn. miaulemeni; —
bn. bêlement. Le bn. indique donc
que ce n'est pas seulement le cri
du chat; mais que wtarraia a un
seiiB plus large. Oomp. marrcmffa
{n paraît être introduit, oomp. kar*
ranka)^ marra9ia, marru, morhudi^
marruma; tous ces mots indiquent
un l»ruit quelconque. U fant donc
que mar ou mwra soit la imàam
avec ulne significatidn makigue.
Jusqu'à présent «oos n'ftvoos pa»
décMvert un seul esempll» de per-
mutation de m et i; eans oda
marraiOy >p(fterrait être pour Rar-
raia.
Marraska, 1. bn. cri vîolenii de
détresse. Mafraskaè Jktêi da^ il s^est
mis à crier.
Marra^ mjarkiéi^ 1. faurlenedl de
loup.
Marrmm, 1. bn.TUgissedieut,«m
général des grands &niina«!x.
IKEarraxiga, g. mofhamkt^l.hn,
enroué, enrhumé. Ita/riatUa da^ îi
est enrhumé. Comp. marroia. lia
nasale se retrouve ici> coisme dans
karranka, Marranffa pourrait donc
être une autre forme de marrmka^
et indiquer surtout le son rauque
do la voix.
Marran^taiUy mammkfûBen^ 1. mar^
iumta, marAontiatu, km. B*ei<rlmtt«.
Marrantatu, marrfeOitatae,
V. marran^a»
Marraska, v. marrâka.
Hartro, bn. bélier.
Marroka, i. venue; eyn. de
kalUcha.
Marru, v. marroka.
MarrUbi, g. 1. maraiioyi.ma'
huri, bn. malluki, b. fraise. La
terminaison ru6i sera Tesp. rabio,
rouge. Le bn. est peut^tre la syn-
cope de metriffuria que oito Latra-
mendi ; probablement de mutiffarria^
rouge. Gomp. fori, obaud qai a
aussi perdu un r. Miùb qu'est-Msê
que mar? De mora» esp. mitnàf
Alors mûre rougd; uiAia oomittent
dw
fait« ecocffder le bise, avec les autres
dialectes?
Mamiina, v. marraka,
SEarruBlcaita, zmirrvuakatu,
mamiskatzen, 1. frotter .^td^e
les mains; se froliter les nains.
Ce nom verb. paraît être fonné
du lat. maous. Pour la permuteftion
de » et r comp. belhaïun ss idhaur.
Le JQot hrx. tnarrucUetaf petit rabot
qu'on manie avec une seule main,
semble venir à l'appui de notre
supposition.
Mamichketa, v. marruskatu.
Marsoka, masorka, 1. navette
de tisserand.
Marchite, bn. matcMte^ 1. serpe.
Martesena^ b. mardi; litt. oelni
(le jour) de mardi.
Uartimullo, 1. (Qnéthary)
rouleau.
Martutza, v. mazuzta.
Martzukay v. mazuzta.
Mas^la, g. malrailla, g. b. ma*
zela, matela, 1. maiiela, bn. joue;
de Tesp. mejilla, joue. La forme
matraiUa est extraordinaire.
Mazelaco, 1. malAelaio, bn. souf-
flet; de mazela-ko.
Maseta, 1. mailloche. Comp.
massda, prov. ; maea, esp. massue.
Maskar^g. petit, sans valeur, vil.
Maskor, g. maxkor, 1. coquille.
Maskurtu, maskurtzen, 1.
s'endurcir. Usinai maskwrizen zaUza^
quand on ne peut les plier. P.
Kasmordl v. maté.
Masoka, 1. instrument de fer**
rerie. P.
HMgals, V. maU.
MasilMSa, selon O. antenne,
terme de navire.
Ma^ti, 1. afrtin. P. i.4L Obute
de n, V. afvm £.
HaBOSta, v. mamza.
Matobarcto, bn. f<Hu»bti.
MatDbanm, jooiatcbarraitu,
V. matcharro,
MatehaiITO, bn. gril à mandie
sans pied pour faire gieiUei* les {^
lettes de maïs.
Maeharraj mateimraiUj griller les
galettes de maïs.
Matchito, v. marcUle.
Matela^ v. masalla<
Matkria, 1. bn. matière, pus ; —
1. exemple d^éciiture.
Mathela, kathelako^ v. masaila.
Mathuin, v. matom*
Matoin, 1. mathuin, bn. espèce
de fromage gras.
Matbailla, v. mMoUa,
Mats, g. b. mahaUj 1. maiax,
bu. raisin.
Matëi% g. maiaMi, 1. mêàaxtei,
bn»; vigne; de matS'te§^.
Mahats mulio ou murio (i. a.)
ou dwrko (î. a.) ou ^oiAo (i. a.)^
1. grappe de raisin. Comme nous
Tavons dit, s. v. ffoUo, P. âsrit
goi-^oa et donne pour syn. mȣl^.
Ne serait-ce pas un erreur de couper
le mot de cette façon? Il se pour-
rait que nous eussions ici un cas
analogue au guip« eziero, dont €z
appartient au mot précédent; mahais
§oihoa devrait peut-être s'écrire
mahaiêgô ou pluiôt, à cause de^finad,
mahat^kQ-uhoa^ bouchée de raisins?
Ahoa n'est pas bosHchée, naîs bon*
268
che; serait-ce une objection P V.
muru.'
Masmordi, b. grappe de raisin;
de matê'fnardi ou mordo; y,muru.
Mahats ondo, 1. cep de vigne.
MahaU adar, 1. sarment.
JUiupaôê, marc de raisin; de
Mahatstizaiiiy L vigneron; de
mahatëti'Zain,
Mahatsarnoyin.'V. VroY, 307 d'O.
Matzuzta, 1. feu volage^ espèce
de maladie. P. Gomp. mazuzta.
Maxkor, v. maskar,
Matatz, 1. maiatZf bu. le moi
de mai.
Masse, bn. tamis.
Mazela^ mazelako, V. manalla.
Mazkaro, bn. se dit des bêtes
à laine qui ont le museau bigarré.
Masskuri, g. vessie.
Mazuza, v. mazuzta.
Mazuzta, masusta, g. b.
mazuza, 1. bn. marlutza, marizuia,
I. (Guéthary) mûre sauvage.
Me, g. mee, b. mehe^ 1. bu. mince,
maigre, menu.
Meatu, mealzen, g. meAatu, me-
hatzen, 1. bn. M. Sal. donne encore
meAartu, meAelu, mehaxtu. Tous ces
noms verb. signifient maigrir, à
l'exception de meAarôu, rétrécir, qui
correspond à un adj. meiar, étroit,
auquel P. donne cependant la si-
gnification de: menu, délié, min-
ce. L'adj. est donc probablement
pris du nom verb. mehartu qui
lui-même, sera composé de mehe-
artu. Mehax, bu. élancé, un
peu maigre, parait être un di-
minutif {x pour ch) de meha,
Mea, g. 1. ntia^ bn. mine*
MeatZj g. mine.
Meattari, g. mineur; de meaip-
ari 4.
Meatu, V. me,
Meatz, V. mea.
Meatzari, v. mea.
Meatze, v. me.
Mederatzea, 1. profiter, amen-
der. P.
Mee, V. me.
Mehaka, 1. chemin étroit. P.
ajoute : aucuns disent qu*il signifie
émineuce. Comp. mehar s. v. me,
Mehar> v. m>e.
Mehartu, mehartze, v. me.
Mehatchu, 1. bn. menace. Pour
la mutation de n en ^, v. doai.
Mehatu, mebAtze, v. me,
Mehax, mehaxtu, v. me.
Mehe, mehetu, v. m^.
MelinO, bn. faible, sans fermeté
morale.
Meloina, 1. meloya, g. melon.
Mempe, v. men,
Mempeko, v. meu.
Mempetari, v. men.
Men, 1. puissance, pouvoir. —
bn. portée, — 1. instant. Jainkoaren
meneau, 1. Au (dans le) pouvoir de
Dieu. Bere mènera etorriko da^ 1.
Il l'amèDcra en sa puissance.
Men se trouve encore comme ter-
minaison de quelques substantifs,
et paratt indiquer en général „ca-
pacité ,jpuissance'', au propre et au
figuré. Almen, pouvoir de al-men.
Au fond un pléonasme. Eatumen^
poignée; ce que la main peut cou-
269
tenir, sa capacité; ainsi que aiamen,
bouchée, ce que la bouche peut
couteuir. £n hoU. nous rendons
ceci par: vol, rempli; de mond,
bouche : mondvol ; de hand, main :
handvol. Nasmen, ôaimen etc.
Men menean, 1. au même moment;
au moment même, juste à point.
Men menean etarri da^ il est arrivé
juste à point.
Àfen mènera, au dernier moment.
Miêerikardios daJamkoa, maitegaitu,
onderiziu, bereak bere odolaz erosiai
gaitu, men mènera gaitezinean, eztior
zaigufaUa. Ax. p. 136. a. éd. 391.
n. éd. Le Seigneur est miséricor-
dieux, il nous aime, il nous chérit,
il nous a racheté lui-même avec
son sang pour que n'ayons pas de
péché, quand nous serons au der-
nier moment.
Mener aiUf meneratzen^ 1. P. ne
traduit pas ce nom verbal, mais
ailleurs se trouve Texemple: er-
ditzeko meneratzen denean, venant
au point d'accoucher. De menrra'iu,
Mempe, g. b. possession, empire;
de menrpe.
MemjpetUy mempeizen,g. posséder;
de mempe,
MempeiOt g. esclave ; de mempe-ko.
Mempetari, g. propriétaire; de
mempe^ari 4. Le ^ paraît euphoni-
que comme dans eiztari.
Mendeko, g. sujet, esclave. GizO'
naren mendeko izango zera^ Lardiz.
Tu seras Tesclave de Thomme. Etd
eerbitzari eta merkieko sala azturik,
Lardiz. £t oubliant qu'elle était
servante et sujette. Le dial. g.
ne connaît pas men^ mais paraît
avoir mende d'où mende^ko. Larr.
cite mendea^ mendera^ sujecion et se
sert lui-même bu nom verb. men»
deratu.
MenderaûUf mendaralzen, g. sub-
juguer. Ta orregatikan, ayek ezbe-
zala, garaUzen dezn^ laulzen ta men-
deratzen. Et pour cela, pas comme
eux, vous les surpassez vous les
écrasez (?) vous les subjuguez. Let-
tre de Larr. à Mendiburu. Larr.
dans son Dict. ne cite que meneralu,
apoderar; mais par contre il cite
menea,mendeaj poder, pouvoir (subst.)
Mende, 1: bn. siècle. La termi-
naison est obscure, mais il nous
semble que mende dérive de men,
(sjn. selon Larr.) pouvoir, en bn.
portée, distance, (distance dans l'es-
pace), et on lab. instant, nioment,
(distance dans le temps).
Me9idez mende^ de siècle en siècle.
JEla karen adiekideia^unak iranien
du mende guzietan. Chourio. Et
son amitié dure dans tous les siècles.
Bere mende guzian. Durant toute
sa vie. P. Menderen mendeian, tou-
jours; litt. dans les siècles des
siècles.
Menastj g. métal. Ce mot est
obscur. A-t-il une origine com-
mune avec meaiz, mine?
Monde, v. men.
Mendekatu, mendekatzbn, l. bn.
venger, se venger; du lat. vindi-
care. — bn. mériter par son travail ;
du prov. vendicar, v. fr. vendiquer
pour revendiquer. Pour la mutation
de V en m, v. marina.
Mmtdeht , ■ monthHo , 1. ven-
geance.
Mendbkio, kendbrv, t. mende~
katu.
Mendeko. t. «mm.
Mrndekohte, \. bn. penteodte.
Eta eforri cetiean mendeeotieeguHa.
Àct. II. 1. Test. Booh. Et oomm«
le jour de Pentecôte arrivait.
Mendematzsa, bn. (fai» Foa)
rendanges; da pror. Teudcmia; m
pour V, V. m.a0na-
Kenderaba, znenderataea,
V. men.
HendOTenineudetan, v. mm.
Mendi, g. b. 1, bn. montagne.
Mendhka, 1. petite montagne; i
pour ch ditninntif.
Mendiais, l.(Gaél:ii8Ty)roae8t.
Mendizka, v. m«»di.
Meneratu, meneratze, ▼■
Mbncoa, i. menffua, bu. nrasque.
MïNs, bu. faible d'esprit, imbé»
die; V. menx.
Hentanak, 1. tripes de nonie,
Mentura, bn. hasard; de l'e^
veutura. Pour 1» mutation de v
en m, V. maffina.
Menturaz, b. pent-être; de me»-
lura-t.
Menx, bu. â^cît, ificoinplell;
du prpv. mena-, mens;^ moins, T.
L. K Et 3DQ8 an autre f(H«te,
*»»««, imbécile. Menx, menxttt, bn.
manquer, faire d^nt.
Mercuira, 1. pielie; de l'esp-.
peraioa, pêohe. Poor la permotatios
de p et M, comp. Mm» = tpm*/
meudekçsie de pentecûte; etc. M.
de Gttareace^ (Beeheidies snr lot
noms d'animaux domestiques, t^
p.94)fiût venir tMrcAtitf du lat. per-
eicuto. Noos ne croyons pas que oe
soit exact. £n gén^l, autant que
noua avons pw observer, le basque
emprunte trèe-rarement au latin.
M. de C. dit, mr la siéme page^
que ms^tinta, uMb, vient du lat.
mespilns; uous croyons de l'anc.
esp. mespero ; o devient sounut
(toujosr» en bise^) « quand l'aitiole
a suit.
Fuisqae BoavvoioieBCiHvamené
à partw de la brochure de M. de
C, noua voudrions relever^ en pas-
sant, qo^queftétymoli^ie^ d'autant
plus qse noua avons été obligé, à
l'article konkor, d'Être aoaai bref
que possible. — Poar iaiïe dériver
khunkuT, de l'eap, coroova, boss^
comme le veut M. d. C, il faudrait
admettre une Bmtation de i" en ti,
ineonnae jusqu'à présent ; et de v
en r, également ioconaue. On a
vu, s. V. hoKkoT-, qufr mma ne savons
pas exnctefflent d'ot( vient oe mot,
mais nous croyons savoir d'où il
ae vieirtpas. Comme l'a8p> «emova
vient du lat. con-curvare-<». Wea;
B. W. H. p. lie), OH pMUTait
suppose? DB« îvime interm^âiMie
qui r^âfc courcarrare à itutiDr;
mais pour le moment cette foran
estiuconnue'et neferMt jamais'd^
river hmlnr de l'esp. corcova. Cette
iityinologie est donn^ ches M. d.
C. «1 passant, eBfre> parenthèse^
comme si l'exactitude eS' était pw*
faitement établie. Page 22 l'aoteur
271
dit. yXe» Basques appellent encore
le blé oi^ya poos o^gkeio^ litté-
ndement qui panis faoîeodu» est."
Stsit-c» bien n^essaive d'avoir r&<
cours au latin? O^«*^>i0»a veut dire
en bon français ^^m«tiàre à pain."
Ce mot ^littéralement" revient assez
souvent da»a la brochure de M.
de (X, même quand la traduction
est rien moins que littérale, comme
on^ vient de le voir. Coatainsi que
M. de G. cite èaraicAuria, litt. le
gltad bianoi Daps quel dialecte
est-€e^ que terii est gland P Page 28
„Saôe$irumat litt. la fè«a ds peu de
prâ/' Nouaaroyons: fèsaiomaine
ou de Borne, v. baôa. Page 16^
ffZakiuHzarrOj litt. vetoa canis ou
eanii magnust'^ Si la traduction est
littérale il n'en faodiMt. qu'une.
Et pourquoi e»t«elle en latin? Il
nous semble que vieuix chien, (car
zaiAur zarra veut dire: le vieux
chien) est parfiaitement clair; le
latin n'j ajoute rien. Maintenant
quelque» détails, qui ont cependant
leur valeur dans un travail de ce
geove^ M. de* G. dit (p. 25) que
Um^iMf signifie^ bossu; c'est bosse
qu'i} aurait fallu dive. ^JÊMugidia
marruèidia, (p. M), le framboisier,
est formé du bl. moioa et de l'adj.
Kdô semillable/' Nous, laissons de
c6té l'étymologie; mais marrtiM ne
signifie pas framboisier, ni fram*
boise; maia fraise. MefteUia (p. %ii)
n'est pas pâohei^ mais pèche. ,,Le
n initial (p. 24) du castillan (na*
i^aja) est sans doute ponr uj) ai*
tide incorporé an nom.'' — G'est
une eirear; Pesp. naranja vient de
Tarabe narandj; v; Doay, Qlossi
Etn paiiant de l'abricot M. d. G.
dit (p. 23) que les Maures ont pris
leur nom aUbirkouk. au latin. Or
ce n*est qu'en passant par le greo
que ce mot latia est devenu: al
barcoc; v. Dozy, Oloss. Page 20
M. d. G. fait dériver eusi, auti^
uiiy faire du biruit (selon Tauteur),
de aoa^ÏA bouche, et ailleurs de ^/
Four expliquer erlea^ abeille, M.
de G. dit que le radical ef\ a donné
ara^ langage. Noaa aixneriona savoir
dans quel dialecte.
Heid^ potelé. Motd'O. «slon
P. Gomp. mardo. Haur merda^ ea^
faut potelé» douiUeti nourû déli-
catement.
Mebchede» v. merezi.
Mbeeohi, v. m^ed.
Mebezi, 1. mereûAiy merechimendu^
bn* mérite; du prov. mevce» mercej,
grâce, faveur; en e$p. merced, qui
a donné le lajb. m^rehde^ giâce^
faveur. Merchede e^inen^ derauiazu,
voua me ferefi& plaiaûri
Merezi, m^ezUzen, h mereciif
mereckUu, bn« mériter^
MsRBzrrzB, v. marezi.
Merks, I. bn. bon maiché; du
prov. mercat? Il faat que „bon"
soit sous-entendu. En ital. on dit :
baoïf mercato ; maisi en esp. banato.
Merla, 1. terre noire et grasse
pour fertiliser* les champs. P.
Meorzil, bn. mou,, flasque.
Merzildu, devenir flasque.
Mbsbdb, g* W gKftpQ^. fâf^ur, de
l'esp. merced.
272
I
Meskabc, bn. mal accidentel;
da prov. mescap; v. L. E.
Mesperetchq^ bn. mépris; du
prov. mesprezo.
Mestura, 1. bu. méture, pain
de maïs cuit au four dans des
vases grossiers ou dans des cercles
de fer. Du prov. mixtura^ mélange P
P. dit : blé moitié on moitié autre.
Meta, g. 1. bn. tas, monceau.
Belhar mêla, meule de foin. En g.
mêla est généralement employé pour
le blé et signifie alors gerbe.
Melola, g. tas de bois; demetO'
ola.
Meiarri, g. tas de pierre; de
Meid'ùTrt,
Meta, îAetaiu^ melaizen^ 1. bn.
mettre en tas.
Metarri, v. meta.
Metatu, metatze, v. meta,
Meza, 1. bn. messe.
Mezana, L bandeau de toile
fine que les femmes mettent par
dessus la coiffure quand elles vont
dans la rue. P.
Mezu, 1. bn. message, commis-
sion; du prov. messio.
Mezutu, mezutzen, 1. bn. envoyer,
recevoir, une comission.
Mi, V. min^ana.
Mia, V. mea,
Miaurtzea, 1. écosser.
Michika, bn. petit bouton sur
la peau.
Michkaudi, soûl, selon M. Sa-
laberry. Domestique; sjn. àeseAi^
nekaàe.
Micllkurteria» bn. affront peu
important. Sal. Ce mot n'est pro-
bablement pas basque, à Texoep-
tion de la terminaison eria.
Mieh sera pour mes, prov. (mes-
cap, mesprezo). Qu'est-ce-que twrt?
de cortes, courtois?
Miga, V. bi.
Mihi, V. mingana,
MiHiMEN, bn. osier ; du lat. vimen.
Pour la mutation de v en m, v.
magina.
Mibise, L bn. drap de lit
Linceul. P.
Mihiskandoa, petit linceul. Mot
d'O. selon P. Comp. alkandora.
Mlhlskandoa, v. rnUUe.
MihnIfLj 1, bn. miilura, mtAwra,
1. gui.
Mibura, v. mîAula,
Mihuri, bn. grain de fruits.
Selon P. mokuri.
Mikitta, v. miko.
MikO, bu. petit morceau; du
lat. mica?
Mikitta^ bn. diminutif de miko.
Milika, inilikatu,v.m^Miki^i(.
Milliskatu, g. mUihUu, bn.
limiiatu, 1. lécher.
Limiiari, 1. écoruifleur ; de limika-
art 4, ou de limi-Aarij avec i pour
i^ V. Essai, Gh. II, et Tintrod. p. 8.
Millura, v. miAula.
Mimicha, L belette.
MiTi^ g. 1. bu. douleur, maL
Min det duruan, g. j*ai mal à la
tête. Buruko mina, g. mal de tête.
Hezurretako mina, la goutte. — JK»
se trouve comme terminaison de
quelques mots avec la signification
de ^tendance à'' de ^désir.** Gomp.
eri. Huêmin, 1. désir ardent de voir.
278
Sumin^ furieux, iiin correspond
alors exactement au hoU. zuchtet
à l'ail, sucht, maladie. F. ex. ail.
Sehnsucht^ désir violent, de sehoen^
désirer ardemment. Dans cette ac-
ception-ci min a perdu sa signifi-
cation propi^ et indique plutôt un
degré excessif; c'est ainsi qu'il
faudra expliquer le lab. adiskide
mina, ami fidèle. P. — Comme
adj. min signifie sans cela^ aigre,
âpre, piquant, g. 1. moisi» bn.
Htndu, mindutzen, g. mindu, mini-
zen 1. aigiir, (le lait, le bouil-
lon). — 1. se mettre en colère. —
1. bn. moisir.
MinhoTy L minhhor. En 1. amer;
en bn. aigre, inquiet; Aernin-kar,
La même confusion que pour ^ar-
ratz. Kelderra baino minkorragoay
plus amer que la suie. P. Qiehon
miniior char bat da. C'est un petit
homme inquiet.
Mingarrij g. douloureux; demt»-
fforru
Ififi^ar, bn. aigre. Sera pour mtn-
ffor := minier . Gor est plus correct
que kor^ v. Essai, Ch. II.
MingartUj mingartzen^ 1. rendre
ou devenir aigre.
mntaiwn, 1. aigreur» âpreté ; de
min-ta»vn,
Minii, 1. amèrement; de min-ki.
Minkar, minhartu^ bn. se faire
mal; de min-hartu.
Mnbera, 1. douillet, qui supporte
mal la douleur; de min-bera.
Mineia, 1. mingotchj bn. oseille;
de min-gazo?
Minbera» v. min.
Mindegi, 1. pépinière; — bn.
échalassière. De rnihimen-tegi?
MIndUy mindutze, v. min.
Hinduria, P. traduit ce root
par: qu'on aime tendrement. MU^
duririk eztu, il n*y a personne qui
ait pitié de lui.
Mina, v. minçaha.
Minuta, v. min.
Mingana, g. mtia (pas g. mais
cité par Larr.) mi, g. miii, 1. bn.
langue. Mihiaren mokoa zail^ il me
vient sur le bout de la langue. P.
Mingar, v. min.
Mingarrif v. min.
Minginotai 1- espèce de chapeau
de femme. P.
Mingortu, mingortz6,v.mff».
KUngOtch, V. min.
M1nhartxi> v. min.
Minkhor, v. min.
Minlrij v. min. ^
Minkor, v. min.
Mintasiui, v. min.
Mintza, v. minizo.
MintzatU, v. mintzo.
Mintzatze, v. mintzo.
Iffintroye, v. mintzo.
Mintzo, minzo, g. 1. bn. mimo,
0. Adj. qui signifie le contraire de
muet. Minzo naiz, je parle, je suis
parlant. Bat bederaberegizara minzo
da. Ax. Chacun parle selon sa
guise.
Minzo est aussi employé substan-
tivement pour langage; façon de
parler, v. Prov. 318 d'O. Minso
emeak, biiotz gogorra bera diro. Un
parler doux est capable d'amollir
un coeur dur. Comme mintzo est
18
274
un adj., il eat probable que la ter-
minaison tzo est poor^M; jusqu'à
présent nous n'avons pas encore
trouvé ailleurs cette variante, mais
comme o devient u quand suit l'ar-
ticle^ il peut y avoir eu la variante
mintzoa et mitUsua^ de min (mina)
et têu. On pourrait comparer à
minzo le vieux £r. linguard.
Jâintza, mintzatu^ mifitzatzen, 1.
bn« parler. MifUzaûzen naiz, je
parle.
MifUzaye, 1. bn. langage. Zure
minizayan ezagun zare. On vous
connait à votre parler.
Minzo, V. mitUzo.
Mina, v. mingana.
MiRA^ V. miraiu.
MiBAGABBi, V. miralu,
MlBAIL, MIBAILDATUi V. mitotu.
MmATu, MiBATZEN^ g. bu. regar-
der, examiner^ de Tesp. mirar, re-
garder.
Mira^ bn. étonnement; formé du
nom verb. Eta miraz iarriric haren
repostaren gainean, ieiil eUecen,
Luc. XX. 26. Test. Boch. Et
étant étonnés de sa réponsci ils se
turent.
MireUi, miresten, g. 1. mirels,
miretêi, bn. admirer, s'étonner; de
mira^lsi; comp. onelsi, atUetsi, etc.
Miresten naiz^ je suis étonné.
JEta mirets ceçaien drcondsioneco
Jidel Pierriseguin ethorriec, Act. X.
45. Test. Boch. Et les fidèles de
la circoncision, qui étaient venus
avec Pierre, s'étonnèrent.
Miragarrij 1. bn. admirable; de
mira-garri.
MireUteko, mirflsgarri, 1. sjn. de
miragarri; de miretsôe {miresieyico,
et miretê-garri.
Mirailj 1. bn. miroir; de mira'
Ole pour egiUe ; celui qui fait voir.
Miraildatu, bn. se mirer.
MiRESTE^ V. miratu:
MiRBTSGARRi, V. mifatu.
MiHETSi, V. miratu.
MiBETSTEKO, V. mirotu,
MirigOSa, 1. nourri trop déli-
catement^ douillet. P. Syn. de
mainatia.
Mirotza, g. épervier. Comp.
miru.
Mmu, g. 1. bn. milan. Le fr.
milan vient du lat. milvus, par
l'intermédiaire d'une forme dérivée
miluanus; v. Littré, D. Pour le
basque il faudra aussi cette forme
intermédiaire pour expliquer la
chute du V. Pour la mutation de
1 en r, v. kapera.
MiSFiRA, g. 1. bn. nèfle; de Tanc.
esp. mespero. H n*est pas néces-
saire de recourir au lat. mespilum
pour expliquer le basque. La mu-
tation des lettres s'étaient déjà
faite en esp.
Mispirando, g. 1. mi^ratze, bn.
néflier; de mispir-ondo,
MistO, g. aiguillon, de l'abeille,
du serpent.
MiTCHA, 1. mèche; — bn. charpie.
Mithi, bn. hardi, impertinent
MOOHALLB, V. mOÔZ.
MocaoLON, bn. mousseron. On
£r. avec mutation de r en /.
Mohuri, v. miAuri.
Mokadu, v. moio.
276
Mokhor, bn. motte de terre.
Comp. mohor. Comme aâj\tacitame,
maussade, sévère; mais ce sera plu-
tôt un autre mot, et composé, de
nuhioTf quoique tno nous soit in-
connu.
Moko, g. 1. bn. mosio, bn. bec
d'oiseau, pointe. Eta olivo adar oêto
berdeduna mokoan zuela, Uzulizan,
Lardiz. Et il revint ayant dans le
bec une branche d'olive verte. Di-
ihiaren mokoa^ 1. le bout du sein.
lêUlimèa mokoa, la pointe d'épingle.
Mokadu, g. bouchée.
Mosioia, bn. à coups de bec;
de mosio-ka.
Mosiohari, bn. querelleur; de
ntofio'iari (v. ari 4). Pour la mu-
tation de A en i, v. Essai, Ch. II
et Fintrod. du dict. p. 8.
Mokor, F. cite seulement l'ex-
emple suivant: o^ mokorra, grine
(si nous avons bien lu) de pain.
Nous ne trouvons nulle part grine.
11 y a le verbe grignoter (grigno-
ter des bonbons) que nous ne
trouvons pas non plus, même dans
le' dict. de M. Littré, mais qui
nous explique peut-être grine, qui
signifiera: petit morceau; d'autant
plus que P. renvoie à muscurra,
croûte de pain, mot d'O. selon P.
Comp. le bn. mokhor.
Mokordo, 1. fiente, excré-
ment. P.
MoLDATu, v. molde,
MoLDE, 1. bn. moule, façon. —
bn. aptitude.
Moldatu^ moldaizen, g. dresser,
façonner, préparer. Oôeren bat ager
dedin artean, alii ongiena = moldatu
duthan. Mendiburu. En attendant
qu'il s'en publie un (de) meilleur,
j'ai fait celui-ci le mieux possible.
Moldeiun, bn. bonne mine; de
molde-Aun.
MoldegaUz, bn. maladroit, gros-
sier; de molde-gaitz.
MoLDEGAiTz, y. molde.
MoLDEHUK, y. molde.
Moltso, g. parties sexuelles de
la femme; de molza?
MoLZA, 1. bourse ; de l'esp. bolza.
Pour la permutation de tn etdou
Vf V. magina,
Mondoin, 1. timon.
MonhO, V. muno.
Mora, V. muTu.
Morde, bn. qualification hono-
rifique correspondant à : monsieur.
Selon M. Sal. une corruption du fr.
Mordo, mordi, b. grappe (de
raisin). Comp. muru,
Morkozta, v. mum.
Morrode, g. démon familier.
Morrodo, bn. pain et oeufs,
qu'une marraine donne à son filleul,
pendant son enfance, à chaque fête
de Pâques.
Morroi, g. morroin^ 1. bn. jeune
garçon. Pour la chute de n, v.
arrai 2.
Morrointoêutif I. adolescence; de
fnorrain''tasun.
MosBOiL, MUBBOiL,l. verrou; du
vieux fr. verrouil, avec mutation
de V en m; comp. magina,
Morroin, v. morroi et mwrian»
VLorrokOf v. muru.
MortU, g. désert, subst.
276
Hosko, moakok^i v. moto.
Moskokari, v. tnoio.
Moskor 1, g. muskur^ 1. mozkor,
bn. ivrogne. Comme on prononce
le ê gras^ il serait mieux de ne
pas écrire mozkor. La terminaison
paraît être ior^ kur, enclin à; mais
qu'est-ce que mos. Nous trouvons
chez Pictet (Orig. Indo Europ. 1
p. 255), que plusieurs langues ont
un nom commun pour le vin nouveau
ou moût; lat. mustum; anc. ail.
most; etc. En pers. mast est ivre.
Moskor 2, g. mukur, b. cime
d'arbre.
Mota, g. 1. bn. mueta^ b. espèce,
sorte. — g. bouton, bourgeon. Jiere
moûaffuziai, toutes sortes d'animaux.
Sa^ar molariikolfenai, les meilleures
espèces de pommes.
Motohota, 1. m^^A^?. bn. Espèce
de coiffure de femmes. — L tutron (P)
de bouteille. P.
Motel, g. mothelf 1. bn. bègue; —
g. lourde stnpide, indisposé. Le
/ n'est pas redoublé quand suit
Tarticle. Motel nago, je suis in-
disposé.
Moteldu, moteltzen^ g. 1. bn. (En
1. et bn. avec A), bégayer. — 1.
engourdir. Eskua hotzez tnotheldu
zaU, le main m'est engourdie de
froid. P.
MoiAelduZt bn. eu bégayant; de
motkeldw-z»
Moteldu, V. tnoUl.
MoteltzOy V. moleL
Mothel, motheldu, v. moiel.
MothO, V. motcAola,
Tâoiz, g. 1. bn. court. — 1. émoussé.
Au figuré en g. stupide; de Tesp.
mocha. £uru moiz^ est traduit par
Humboldt. (Bericht. und Zusatse
etc. p. tè) tète chauve (Sjihlkopf),
ce qui paraît ne pas être exact
Motz indique ici des cheveux
coupés court. Sudur motz, nez ca-
mus. P.
Moztut moztutzen, g. ou motztmh
1. motZf motztUf bn. couper, tondre.
Motziinay 1. le barbier; de am^^j-
egin.
Motz urdin, mutz urdùij 1. mui»
ehurdin, bn. grisonnant, d'une fille
qui vieillit, ou grisonne sans ae
marier.
Mochdle^ g. tondeur; de motdz
pour egiUe. Mocha paraît être un
diminutif {eh) de motz.
MozkoTt bn. très-court. Cet adj.
nous semble mal composé, du moins
si l'orthographe en est bonne; ibr
signifie enclin à; v. gur.
MoTZKiNA, V. motz,
Mozkor, V. moskor et motz,
MozTu, V. motz.
Muchina, g. vil, méchant, avare;
esp. ruin.
Muchindu^ s'ennuyer ; esp. en&-
darse.
Muga, g. 1. bn. limite, terme;
occasion, moment. JainJtoak çizonen
gaiztakeria ezin eramanalako,muga
gaèea, ikusirii. Lardiz. Dieu ayant
vu que la méchanceté des hommes
était insupportable, sans bornes.
Zer mugaz? à quelle heure? P.
Barazkal muga, Theure du dîner.
Mugon^ g. bonne occasion.
Mugaitz g. mauvaise occasion.
2i7
Mugarfi, g. 1. bn. borne; de
mugo'afri 1.
Mugafiêtaiu^ bn. (mieux avezjz)
faire une ligne de démarcation avec
des pierres, des planches, etc.; de
mugarri'Z'iatu.
Mngaitz, ▼. muga.
Mugarri, ir. muga.
Mugarristatu, v. muga.
Mugida, V. mugitu.
Mugitn, mugitzen, g. mou-
voir, pousser à. De mugorigitu?
Nere amario nobleakgauza andiyai,
ta perfeecto gegagoah egiiera beti
mugUsen du. Echeverria, p. 180.
Mon noble amour pousse toujours
à faire de grandes choses et les
plus parfaites.
Mugida^ 1. mouvement. Sàra*
giaren mitgidak, chatouillement. P.
Mugitse, V. mugUu.
Mugon, V. mtiga.
MuKA, bn. muiif L En bn. mèche.
En 1. morve et mèche. Pour morve
(mucosités qui sortent du nez) le
bn. a muiu, muiuê. Du lat. mjxa,
mèche et mucus, morve dont l'ori-
gine commune est Taryaque mue
(inuk) V. Littré, D. et Fick, Indog.
Wb. p. 165.
MuhUUi bn. mukadatu^ muta"
dateen, 1. moucher la chandelle;
de muho'iu. M. Brachet cite cepen-
dant: muccare. Si nasum excusserit
ut muccare non posait. Loi des
Bipnaires» 5. 2. Le nom verb. peut
avoir é\£ forme également bien de
l'une et de l'autre manière.
Uêu, 1. morveux ; de myJn-tsu.
Muleta^ bn. mouchettes. Une cor
ruption du français? h pour ch.
MUKADATU, MUKADATZE, V. muka»
MuKATZB, V. muia,
Mllker, g. dur, irascible; — 1.
superbe, fastueux.
MuKBTA, V. muki,
MuKi, V. muha,
MuKiTsn, V. mnka.
MuKu, V. muka.
MukUTy V. moêkar*
Mllkuni) 1« bn. comble. Larr.
et P. écrivent ce mot avec un r.
M. SaJ. avec deux f. Comp. lebisc.
mukwr (avec l'art, muhtrrd) tête,
rîme d'un arbre, ce qui explique-
rait la signification de comble. Ou
bien faudra-t-il rattacher muhuru
à mufu^ monceau; comme comble
du lat. cumulus. Neurria mukuru
emaitea, donner la mesure comble. P.
Mukurutft, muiuruizân, 1. combler.
Muiuruia^ bn. loc. adv. de mu-
hu/ntrkam
Mukanika, v. muium,
Mukurutu, mnkurutze, v.
mukuru.
MulchO, V. mwru.
MulhO, V. mwru,
MulkO, V. muru.
Hulo, mnllo, v. mwru.
MulZOf V. mutu.
Hnlzoka, v. mwru.
MulzUf V. mwru.
Mnfij g. muin, fuin^ hun^ 1.
moelle. — g. suc des plantes. Au
plur. munak ou burumunak, g. les
cervelles. Pour la permutation de
m et y, comp. imini =: ^mi. La
mutation de m en A est, autant
278
que nous sachions, une exception.
MuNDU, g. 1. bn. monde,
MimllO, V. muno,
MnnhnY ^ y. muno,
MunnllO, bn. (nn =: n) infime
da pied ou de la main. Selon Diez,
E. W. 1 p. 286 mon, moun, est
du breton, et inconnu aux autres
langues celtiques. Ne serait-ce pas
alors plutôt du basque? M. Diez
ne cite pas le mot bn. qui cor-
respond exactement au breton. H
identifie moun, avec mun, moelle,
d'où dériverait Tesp. munon, grand
muscle du bras, et le £r. moignon.
Selon MM. Littré et Brachet, Tori-
gine de moignon est inconnue.
Muno, g. muniOf 1. bn. petite
colline.
Muniux^ bn. motte de terre dans
de mauvaises prairies, ordinaire-
ment l'oeuvre des fourmis. Sal.
Murdukatu, bn. mettre en
désordre des étoffes en dérangeant
les plis.
M urkilla, v. kUlo.
MuBBiON, 1. morroitij bn. bour-
rache; du gén. lat. borraginis P Pour
la mutation de b en m, comp.
moka de bolza; MiarrUze='BiàT'
ritz.
Murritz, bn. court.
Murritztu^ 1. bn. raccourcir;
rogner, ronger.
MuBBOiL, V. moroil,
Mumi, V. muru.
Murruchori, bn. moineau; de
murru (mxixychori?
MtUTUka, bn. rocher.
MurruskatUy v. mamakatu.
Mum, g. murrUf mora (L a.),
P. muriOj burio, P. morkasda, 1.
m^MrrokOy bn. mulio, mulio^ muUlo^
mulza^ 1. mulzOy muleko (diminutif),
bn. Tous ces mots ont à peu près
la m^me signification: monceau,
tas, grappe, botte, et probablement
la même origine. La racine paraît
être mur ou mul, avec l mouillé;
de là muillOi et mulAo. Peut-être
pourra-t-on ajouter encore ici muno
ou munko colline. La permutation
de ^ et r (v. kapera et ari 8.) ex-
plique la double orthographe muru
et mulAo, La permutation de l et
z (v. karamUcAa) celle de muUo et
mulzo.
Murio, muUoj mulzu, P. amas,
monceau. MaAatz mwrhoa ou ter-
ioa^ la grappe de raisins. P. Syn.
de gokho. Poar> la permutation de
b et m, comp. bUgor = mUgor ;
ibeni = imini; Uga = miga.
Mulio, tas, amas, monceau, F.
Mulzo, bn. groupe.
Mtdeho^ bn. petit groupe. Cl,
diminatif.
Mulzoka, bn. par groupe; de
multo-ha. Mulzoiajuan dire, ils sont
allés par groupes.
MutUo, houppe. P. Neskarenmuil'
loto, gros sein. P.
Mulho, 1. petite colline ; syn. de
monAo, munko. Pour la permutation
de / et 9», V. lar.
Morioxtoj 1. grappe (de raisin).
Comp. muriOi grappe; le x s^n
peut-être pour ci ou Ici diminutif,
comme cela se trouve quelquefois.
Par ex. P. écrit buruxea = pour
279
burueiîka, maxcor pour maàkor. Me-
hax (Sal.) paraît être un dimi-
nutif de meha. Ezterautate morkoxia
bai ère eta ez biior bat^ ahocm
eman ahal diiekeyenik ulzi. Ax. p.
178. a. ^d. S6. n. éd. Il n'est pas
même laissé une grappe ni un mor-
ceau, pouvant être offert à la bouche.
M. Tabbé Inchauspe corrige (?) mor^
koxta et écrit morcokhta; ce qui
change entièrement le mot; d'où
vient ce ^."^ nous ne trouvons nulle
part moriok.
Morroko, bn. botte, (de paille).
Ce mot paratt être le même que
murio et morhoxta (v. plus haut)^
et corrobore notre opinion que la
correction de M. Fabbé Inchauspe,
morcokhta pour morkoxia, est une
erreur. Morroko se dit encore pour
opAil en bn.
MUTUlU, bn. moyeu. Peut-être
du lat. modiolusP Pour la permu-
tation de r et d, v. egundano et
madarikaiu = tnadadikaiu.
Musika, g. alberge, pêche;
Tarbre et le fruit. Ce mot a forte-
ment souffert; il semble certain
qu'il dérive de persica, esp. Aujour-
d'hui il désigne une espèce parti-
culière, le melocotone. Comp. mer-
chika.
MusKETiLA, bn. raisin cultivé
dans les jardins; du prov. musca-
del, adj. muscat, v. L. E. ^
Muskllr, croûte de pain, mot
d'O. selon P.
MusTZA, 1. bn. apparence, échan-
tillon; du prov. mostra, montre,
apparence.
Mustoka, bn. poignée de vieux
linge pour nettoyer. De musiu
poing, qui ne se trouve pas P Comp.
muaiupilla.
Mustnpilla, 1. coup de poing.
MusiupUka àariizea, se battre à
coups de poing.
Musu, g. 1. bn. museau, baiser;
de Fane. esp. muso, ou du prov.
mus; même signification. Mtièu
eman, donner un baiser.
Musurkaiu, 1. bn. fouiller, se dit
des porcs; remuer la terre avec le
groin.
MUSUBKATU, inJSnBKATZE,V.f»«M».
MutchitU, 1. moisi. Est-ce une
corruption du fr. moisi; iu est la
term. de l'adj. verb.
Muthil, v. mniil.
Muthiri, bn. importun.
MuiAiriiaaun, bn. importunité;
de mnikifi-iasun. Jusqu'à présent
nous n'avons pas trouvé muihiri
que P. cite, sans en donner la
traduction. Halere Aaren miUhira-
iassunagaiic iaquirie. Luc. XI. 8.
Test. Boch. Il se lèvera pourtant
à cause de son importunité.
MuTHUB, V. muiur.
MutkikO, V. muiil.
Mutil, g. 1. muiUla, b. muthU,
bn. garçon. Diez se demande (E.
W. 1. p. 284.) si Tesp. mocho,
émoussé, dériverait du lat. mutilus,
comme cachorro de catulus, et si
le basque muiil garçon ne viendrait
pas appuyer cette supposition P Nous
demandons à notre tour si le seul
mot que les Basques ont pour „gar-
çon'' serait emprunté au latin?
280
Baserifan jayo ta aziriko mutilla.
Mogael. Garçon né et élevé dans
la ferme.
MutUko, bn. mitàilio, soûl, selon
Sal. syn. de mutil. On dirait une
forme dérivée de m«^f2; une espace
d'adjectif {mutU-ko) employé sub-
stantivement.
MuTiKO, V. ntfUu.
' MuTu, 1. bn. muet; del'esp.mudo.
Mututuy bn. devenir muet.
MutinOf bn. silencieux^ taciturne.
Mutnr^ g. I. mutiur^ bn. museau,
bec; L poignet, manchette. Au fig.
moue, boudeur. Mutur dago, il £ût
la moue ; il est boudeur. EbIu muàvr
ona dUf TÏ h bon poignet. P.
Mngika, 1. moquerie.
Muziiaria, 1. moqueur; de «ra-
ziia^ri 4.
Muziiatu, muzUéUgen, I. se mo-
quer.
Muzu, V. musu.
N.
N. Suffixe qui correspond 1^. à:
en, dans. Eclea. la maison ; eeiean^
dans la maison. BUbaan, dans Bil-
bab. An^ là, de a-n. Le snf. n
quand il signifie en, dans, ne s'unit
qu'au nom défini, c a. d. accom-
pagne de Tartide. Quand les noms
finissent par r ou n, comme /«r,
^on, le suffixe n devient ean, sans
que nous ayons pu en découvrir
la cause jusqu^à présent. Ainsi yi-
nonean^ lurrean. Quand il faut ex-
primer cette relation du locatif
d'une façon indéfinie ou, plurielle
n devient etan, de eta-n. Ceci a
toujours lieu avec les pronoms qui,
cela va sans dire, ne peuvent être
accompagnés de l'article. P. ex.
liburu onetanf dans ce livre. Y. eia,
s. V. ta.
2^. à: de. Pedraren, de Pierre; de
Pedrth^. Le tf est lettre de liaison et
caractéristique de l'indéfini, et se
trouve toujours dans les cas sem-
blables, où il faut distinguer le
dffîni de l'indéfini. Le r est une
lettre euphonique dont le bise, ne
se sert souvent pas. G^est ainsi
qu'01aecheadit,p. 166. Jangoikoaen
ëemiari; p. 174. Jaunaer^ gragiaz;
p. 179. ezpada zeure semiaen arpegi.
Dans tous les autres dialectes on
dirait: Jangcnhoofen^ Jaunaren^ êe^
miaren.
3^. au pron. relatif; c'est à dire
que suffixe à la terminaison ver-
bale, il donne à la phrase une
forme participiale, que nous ex-
primons par un pron. relatif. On
se sert en basque (comme dans
beaucoup d'autres langues) du pron.
interrogatif pour pron. relatif; mais
c'est très-rare. — Ikmten naun awrra,
Tenfantqui me voit; Aibikustennau^
il me voit. La traduction ail. das
mich sehende kind (le me voyant
enfant) s'en rapproche un peu plus,
bien que ikmten ne soit pas un
participe, mais un nom au locatif.
Un seul suffixe a pu exprimer
le génitif et le locatif {eehean\ Jau-
naen); ce fait se retrouve en latin,
V. Bréal, gram. comp. 1. p. 484.
Mais nous n^aimerions pas décider
si le pron. relatif est exprimé par
le même suffixe. Dans l'état où
nous le connaissons, il a la même
forme et c'est tout ce que nous
pouvons en dire.
4^. Ce suffixe est encore en
282
usage, du moins en gaip. là, oà
nous nous servons de la conjonc-
tion que. Pozik nago zeren elarri
àidazun (didazu-n) àerri on bat. Je
suis content de ce que tous m^avez
apporté une bonne nouvelle. —
Faudrait-il y voir l'influence de
l'espagnol ? dans cette langue comme
en français, le pron. relatif (accu-
satif) et la conjonction ont la
même forme. Il paraît plutôt que
n dépend ici de zeren; et c'est
ainsi que n est, pour ainsi dire,
régi par les mots suivants; wm,
bezala, arûean, zein, ea, noruniz.
Non dan (da^nj hagea an da zelea.
Oà est manque, là est désir. Esan
dan hezala. Ainsi qu*il est dit.
Mundu mundua dan arlean. Aussi
longtemps que le monde est monde.
Noruniz erorten geran. Où que nous
tombions. Galdetu dit ea etorriio
zeran. Il m*a demandé si tu
viendras.
Naasi, v. nos.
NaastUj V. nos.
Nabala, V. labana.
Nabar, 1. bn. contre.
Nabar, g. 1. bn. bigarré. Bhar
naiar, I. pois chiche, pois barré.
Naàardnra, 1. bigarure; de nadar-
dura, Mahiru herriko mairu beltzak
bere larru beUza, eta tigre arrak
ère, bere nabardurak aida, utz, eta
mudadizanean. Ax. 98. a. éd. 267
n. éd. Quand le maure du pays
maure aura changé, laissé sa peau
noire, et le tigre aussi sa biga-
rure. ... Axular écrit la première
fois ma&iru, avec A, la seconde fois
sans i; Tédition corrigée (?) aussi.
Nabarben, g. glouton, selon
le petit vocabulaire à la fin des
Fabulas en verso vascongado, etc.
St. Sébastien 1842. — 1. opiniâtre,
têtu, acariâtre, P.
Nabarbentasun, 1. opiniâtreté; de
nabarben-tasun,
Nabarbentu, nabarbenizen, P. n'en
donne pas la traduction, oe qui
importerait peu si nous ne trou-
vions ce nom verb. employé dans
une tout autre acception par Tabbé
Inchauspe, dans l'introduction du
Oueroeo guero de Axular. Nous
y lisons: Horreh nabarbentzen dm
nola ediziane hartan hainberize iuU
ete narrio aurkhUzen den. Ceci
(explique?) comment il y a tant
de fautes et de — ? dans cette
édition. Narrio que nt>us ne tra-
duisons pas est employé par Axu-
lar et Pouvreau pour scrupule,
remords.
Nabarbentastm, v. mOarben.
Nabarbentu, nabarbentze,
V. nabarben.
Nabari, nabaritu, nabarit-
zen, 1. reconnaître, apercevoir, dé-
couvrir de loin.
NabO, 1. grande plaine près ies
montagnes. Syn. de zelAai et du
guip. (?) hordeki, P. C'est de ce
mot que W, v. Humboldt fait dé-
river navarray nabarra; v. Prflf.
der IJnters. etc. p. 15. L'auteur
dit: de nava (bien que P. écnve
nabea, nauea, et c^est de lui que
Humboldt prend le mot) et de
arra^ suffixe qui est très-usité es
iis
basque; et ainsi T^tymologie de
Navarra ne laisse aucun doute. Il
nous semble que c'est trancher la
question à la légère; arra ou .plu-
tôt ar est, il est vrai, un suffixe
qui se trouve assez fréquemment,
mais indiquant toujours Thabitant
d'un lieu: Burgostarra^ Erromarra^
EspanaiTa^ errUarra, etc. Naôarra
signifierait donc l'habitant de la
plaine.
Nab^^tu, nabegatzen, P.
donne pour synonyme gobemaizea^
et ëcrit na/oegatzen. Ongi naèegat»
zen da, il conduit bien ses affaires.
De naviguer?
Nabsla, y. labana,
Nabusi, v. naguH.
Nagato, nasskata, nasskat-
Z6I1, g. détester. Selon Larramendi
on ne dit pas : nazkatzen det pe^
iaêua je déteste le péché; mais
nazkatzen nau pekaiua ; ce qui pour-
rait se traduire par : le -péché m'a
(m'est) en abomination. Nau est
„m'a" et non „m^est" mais on em-
ploie peut-être l'un pour l'autre^
y. izan. On peut encore rendre la
phrase au passif: nazkatzen naiz
pekaiuaz, me ofendo mucho de el
pecadOy je suis très offensé par le
péché. Ce nom verb. doit dériver
de naga ou nazka^ qui ne se trou-
vent pas; peut-être est-il d'origine
étrangère.
Nagi, g. 1. bn. paresseux; syn.
de alfer. Zoaz^ nagia, ehinhaurria-
gana. Ax. p. 86. a. éd. Allez, pa-
resseux, à la fourmi. £st-ce que nagi,
viendrait du lat. ignavia?
Nagitasun, 1. paresse.
Nagitasun» v. nagi.
Naglisi, g. nausi b. 1. nabusi,
bn. maître. Pour la permutation
de g et d, v. guraaoak. Nehorc bi
nabtiêsi ecin cerbitza ditzaque. Matt.
VI. 24, Test. Boch. Personne ne
peut servir deux maîtres. Oizonik
elduenak eta nagwienak, g. Les
plus mûrs et les plus élevés (su-
périeurs) des hommes. Mutil nau^
si/ei berekautan legez ai jatorkeez
kasa, peska^ palanka. Moguel, p.
154. Comme aux grands garçons,
il leur vient la coutume de chas-
ser, pécher.
Nabar, v. lar 1.
Naliaro, 1- souvent.
Nahas, v. naè.
Nahasgarri, v. nae,
Nabasi, v. nos.
Nahaskeria, v. nas.
Nahasmendu, v. nas.
Nahastaria, v. naa,
Nahastakeria, v. nas.
Nahastapen» v. nas.
Nahastato, v. nas.
Nahastatze, v. nas.
Nahaste, v. nos.
Nahasteka, v. nas.
Nahastekatu, nahastekat-
Ze, V. nos.
Nahassaille, v. nas.
Nahatsale, v. nas.
Nahi, V. nai.
Nahigabe, v. nai.
Naliikaria, v. nai.
Nahikide, v. naù
Nahikunde, v. nai.
Nahitu, V. nai.
284
Nahitse, v. nai.
Nahiz-nahiz, v. nai.
Nai, g. b. noAi, 1. bn. volonté.
Nai, accompagné des terminaisons
auzil. dât, dezu, etc. correspond à:
vouloir. Nai det, g. naii dui^ L
bn. je veux. Nai accompagné des
terminaisons de igan, correspond à:
plaire à. Jainioak naita fnai^daj^
plaise à Dieu, Dien veuille. Jaii^
goikoari nai dakiola^ qu'il plaise à
Dien. Comme le degré de compa-
raison est exprimé par le nom ver-
bal même, on trouve nayago (comp.)
et nàyen^ nahien (superl.) avec les
term. auiil. Eta deôeiu iura autêi
nagago izan zuen^ g. Et il voulait
plutôt enfreindre ce commandement.
Nahien diudana, 1. ce que je veux
le plus; dwi'\-n relatif devient
dudan; avec l'article dudana. —
Nere nekearen saririk nayena izango^
dana, g.^ qui sera la plus voulue
(désirée) récompense de mes peines.
Naki bezain gaixto. Si méchant que
vous voudrez. P. — Nai est em-
ployé en bise pour edo* Oentia
batuten danian solo nai baso. Mo-
guel^ p. 115. Quand les cultiva-
teurs de forêts ou de champs sont
réunis.
' Naiz naiz, g. nai nai, b. nakiz
naiizj 1. soit soit ; de nai^z. Nahiz
aUzineaUy naMz gibelean^ soit de-
vaot^ soit derrière.
Nakiz nahira^ 1. de volonté dé-
libérée.
NaUnnde, g. nahiiunde, 1. envie^
désir, velléité. La terminaison est
obscure. Nahikunde baita eta ez
nakia, Ax. p. 47. a. éd. Ia vel-
léité y esty mais non pas la vo-
lonté. Ona^ bada, naiimnde eia aU^
egin guzien loin artaiii nota irien
ziran, Lardiz. Voici doncoonunent
ils sortirent de ce lieu de délices
et de plaisirs.
NahUaria, désir, convoitise. O.
De noAi^keria,
Naigabâi g. nakigaie, bn. con-
trariété; de nai-gahe.
Naiiéu, nakUzen, 1. bn. vouloir,
prendre envie.
NaUkeraf g. commodité.
Nakiiide, 1. émule; de nali-
Jade,
NaigabOi v. nai.
Naikera, v. nai.
Naikunde, v. nai.
Naiz, g- 1- je suis.
Naiz naiz, v. nai.
Napur, 1. nnaphwr^ bn. friand;
syn. de aiazuri. — Znri est resté
sans explication s. v. aiazuri, Zwri
blanc, indiquera peut-être sucre.
En holl. zuikermondje, bouche à
sucre, de quelqu'un qui est friand,
qui aime le sucre; de mond, bou-
che et zuiker, sucre.
Nar, g- traineau, esp. nazria.
Le basque de l'esp. ou Tesp. da
basque?
Nardabera, v. nardatu,
Nardagarri, v. nardaiu.
Nardatu, nardatzen, 1. se
douter. Horrei nardaizen nan-
Gela me dégoûte. De narda, qui
ne se trouve pas.
Nardabera, 1. qui se dégoûte
aisément. P. cite encore: nardo''
iss
iertasuHj (d^out) nardaieratgea, (se
douter), nardabcroH, (adv. avec
d^ut), sans les iradaire.
Nardagarrif l.d^utant; de nardch
garri.
TUBrOf bu. tranquille^ en repos
(â*nu liquide); amorti (?) Hàurrei
zuazaoher(U,begiaknaTetuak dUuzu,
Enfanta allez au lit^ vous avez les
yeux amortis. Sal.
Naagatu, bn. narguer.
Narriatii, narriatzen, 1. P.
u'eu donne pas la traduction. Oêa-
suna narriatzea jan edan êuberaz.
Perdre, abimer (?) la santé par
excès de boire et de manger. Nota
ffure lehenôeziko aUa harh gure na^
iuraleza kaur, bere bekatuz nariaiu
baitrum, Ax. jff 250. a. éd. 78.^
u. éd. Gomment notre premier
père a perdu notre nature par ses
péchés.
NarriatZ6t v. narriatu,
NarriO, 1. scrupule^ remords.
Narrio zahartua nekez kenizen da.
Il s*est défait avec peine de (son)
vieux scrupule. P. Arrazadura ut^
tkatua, narrio zahartua ezia panlu
baUùako midiiuntzaz Mndatéen, Ax.
p. 9S. a éd. 266. n. éd. L'ancienne
passion, le vieux remords ne se
guérit pas par une médication d'un
moment. M. Inchauspe se sert de
narrio dans un tout autre sens ;
V. Tex. s. V. naôarben.
Narritamendu, -v, narrOatu.
Narritatu, narritatsBen, 1.
inciter, pousser, irriter.
NarrUamendu, 1. incitation, as*
saut. Koleraren leAenàiziio narri-
tumendua. Le premier assaut de la
colère. P.
Narru, v. larru.
Nas, 1. b. je suis.
Nas, 2. Iiabas. Le dial. bn. pa*
raît seul faire usage du radical
naAas, ensemble ; syn. de elgarreJnn*
Les autres dialectes n'ont que les
dérivés.
Naan, g. mélangé; adj. verbal
de naos (pour «o^)-». Badaroëote
pulpiûuan hUzera naasi bai, ôein
Etahera, ôein Erdera, ôeia Laiinera.
Lettre de Larr. à Mend. Ils par-
lent dans la chaire un langage
mêlé, une fois en basque, une fois
en espagnol, une fois en latin.
Larramendi, dans la même lettre,
se sert de naasi comme substantif.
Zenean hizkunizaren naasiaz ta adUu
bageaz ozta jakin ai da bear dana.
Dans lequel (pays basque) on sait
ordinairement à peine ce qu'il faut,
par (à cause du) le mélange du
langage et par ce qu'on ne se
comprend pas.
NaAoêi, bn. tracassier, qui aime
^ brouiller les gens. Il se peut
que naiasi soit employé dans ce
sens, mais il nous semble que ce
n'est pas correct. Naiasi est un
participe passé et ne peut avoir
une signification active.
Nastuy naêUn, g. naasiu, b. na^
haSf naàaêi, nakasten^ ou naiasiat'
zen, 1. bn. mêler, brouiller, impor-
tuner. JSz neza zula nahae^ 1. Luc,
XI. 7. Soc. bib. Londres. Ne m'im-
portunes point.
Naeiera, g. mélange; de nasi-era.
286
Nasmefi, g. confusioiif mélange;
àefuU'tHen.
Naspil^ g. Bjn. de noêtnen. Zenak
esan nai dute nasmena edo naspUla,
Lardiz. Lesquels (mots) veulent
dire : confusion (Babel etBabylone).
NaAasmenduy 1. syn. de noêmen,
liez egiozu ahal guziaz munduko
harrabotsari etanaAaêmenduari.ChoU'
rio. Fuyez de tout (votre) pouvoir
le tumulte et les brouilleries du
monde.
NaAastepen, 1. syn. de nasmen.
Du subst. verb. nahaste et de la
term. pen.
NasUro. g. confusément ; de noB^
hirTO. Deux terminaisons pour une.
Nasii, nauasiij noasUro^ g. peut-
être. Evidemment une corruption
de nat ou naioê-ki. Larr. dans sa
lettre à Mend. dit que c*est un
mot des pays- bas et que ausa est
en usage dans la montagne. —
Noaskiro ezia beêtea bezain jahma.
Peut-être n'est-il pas si savant que
Tautre.
Nahoêkeria, bn. nakoftaieria, 1.
brouillerie, tracasserie; de naios*
et nahaste-keria,
Nahastaria, 1. brouillon; de
nakaste-ari 4.
Nahasteka, bn. en mélange; de
nakoBte-ia»
Nahastekaiuy nakastekatzen^ 1. bn.
mélanger.
NaAoêzaille, nahaUale^ bn. celui
qui fait ou qui aime à faire Tac-
tion indiquée par le verbe. De
nahas^tzaUle et zale. — Presentaôu
drautaçue guiçon haur populuaren
nahaUale ieçala. Luc, XXIH. 14.
Test. Bioch. Vous m avez pr^nté
cet homme comme pervertissear du
peuple.
Nakoêgarri, 1. cuillière; syn. de
burunzide. De nakas^garri.
Nasai» g. b. détendu, relâché. —
bn. ample^ terme de tailleur et de
cordonnier. Sal.
NasaUamn, g. b. 1. relazadon,
relâche; de noêai-tasun. Boztoiuna
noêoUasunii gobe, réjouissanœ sans
relâche. P.
Noiaiieria, g. b. méchanceté; de
nasai^keria, MilUnaiak gizom Noeren
demporan bota zUuban ifjferma-a,
eureen fuuaikeri/a gaitik. Des mil-
Ions d'hommes, au temps de Noé,
furent précipités dins Tenfer à cause
de leur méchanceté. Moguel.
•NasaiM^ 1. bn. amplement; de
nasai-M*
Nasaikeria, v. notai,
Nasaiki, v. nasal
Nasaitasun» v. nasai.
Nasiera, v. nos.
Naski, V. noi.
Naskiro, v. nas.
Nasmen, v. nos.
Naspil, V. naê.
Naste, V. nos.
Nastu, V. noê.
Nauasld, v. noihi^ s. v. %ai.
Nausi, V. nagusi.
Nauzatzea» se gausser. AdiizâB
eztuan gauza eztezcda piusta et
nauza, La chose que tu n'entends
pas ne la vilipende ni ne t'en gausse.
Prov. 483. d'O.
NazkatU, v. nagaiu.
287
Nebia, b. frère.
Negala, v. negelarra.
Negar, g. b. nigar^ 1. bn. larme.
Han içatien da nigar eta hartz gof"
Toseolz. Matt VIII. 12. Test. Boch.
Là il y aura des pleurs et des grin-
cements de dents. GarrascotZy pa-
raît être formé de garratha (v.
kartatka^ s. v. karraia) et de ois
bruit. Nigar purpuiUa^ grosse larme,
P. Nigar beroz^ à chaudes larmes. P.
Negirregin, g. nigar egin, 1. bn.
nigarrez egon, 1. pleurer.
Negargarrij g. b. nigargarri, 1.
lamentable; de nigar-garri.
Negargarri, v. negar.
Negarregin, v. negar.
Negela, 1. grenouille.
Negelarrat 1. F.negala, 1. bn.
dartre, larra pour larru?
N^fUf g« l- biver.
NebabOy bn. domestique. Sal.
s. y. michkaudi. Comp. nerhabe*
Nebor, nehork^ v. nor,
Neborat, v. nor,
Neito, neitzen, 1. finir.
Neka, bn. mèche; syn. de muhu.
Nekadura, v. neke,
Nekato, nekatze, v. neke.
Nekazale, v. neke.
Nekazari, v. neke..
Nekazaiitz, y. neke.
Neke, g. b. 1. travail, peine.
M.Mahu(Bask. Sprachd.p.XXXV.)
laisse indécis, si nekalu, vient du
latin necare ou bien si le latin
vient du basque. Nous n^aimerions
pas trancher la question et surtout
pas pour le latin, (necare paraît se
rattacher à Taryaque nak, v. Fick^
E. Wb. p. 106); mais il nous sem-
ble que neke a donné nekatu^ si
neke dérivait de nehatu^ comme il
arrive quelquefois que le nom dé-
rive du verbe, (comp. ahar de ahartu),
la forme serût très-probablement
neka et non neke. M. Sal. cite neke
seulement comme adjectif : difficile,
fatigant. Neiez cependant prouve
que neke est aussi subst. en bn.
NekeZi g. 1. bn. avec peine, dif-
ficilement; de neke-z.
NekaiUi nekatzen^ g. b. 1. bn. se
fatiguer.
Nelcadura, 1. lassitude.
Nekazale^ b. 1. bn. nehazari^ g.
ouvrier, laboureur; de neke^zale
et ari4i. Ipuiok atera naidUutgaziecho
ta nekazarientzat edo fueaian esan
oi dan nekezaleewtzat. Je veux pu-
blier ces fables, pour les enfants et
les ouvriers, ou comme ou a cou-
tume de dire en biscaien nekeza^
leentzat. Ant. Moguel. Ipui onae^ etc.
Nekazarilz, g. 1. labourage, tra-
vaux des champs. Nœ kuchaiik irten
zanean nekazariézari eman zUzayon.
Lardiz. Noé étant sorti de l'arche
s'adonna au labourage.
Neiizerdi, bn. travail fatigant;
de neie^izerdi.
Nekezi, 1. disette, nekezu, 1. di-
setteux. P.
Nekez, V. neke.
Nekezi, v. neh.
Nekezu, v. neke.
Nekbaitz, v. elaiùz.
Nekoxa. Le gîte que font les
brebis hors de la bergerie, sur la
rase campagne, pour prendre le frais.
288
lorsqu'il fait serein. 0. C'est du
sool. mérid.
Nerau, v. ni.
Nere, v. «s.
Nerhabe, L enfant, garçon on
fille. P. Comp. nehabe. De la Vieux-
ville écrit norhabe. Zuen kerrieta»
aâin eia eêUUu gugieiako guifùti'
noai, haurrah norkabeûk^ zaharrak
eta êekiai tsuenganik bizUzeko hit-
zaren ogtaren begira daudez. Dans
votre pays, les chrétiens de tout âge
et de toute condition, enfants et
jeunes gens (?) vieillards et ser-
viteurs, attendent de vous le pain
de la parole de vie.
Neronek, v. m.
Neroni, v, ni.
Neska» g. 1. fille. En guip. ne9ha
est considéré plutôt comme nue
expression grossière; on se sert de
neêkaeka; p. ex. pour les servantes
d'auberge; la chica des espagnols.
Neskaeh, g. neskaieka^ bn. nei-
kcUo, 1. bn. fille, jeune fille; de
neska, avec le diminutif ek et ta,
Baina Kainen ondorengo neskaeh eder»
rai onifUiUa. Lardiz. Mais la pos-
térité de Caïn aimant les belles
filles. Nâêialeia^kiridiaênal^iaifui.
Marc. y. 41. Test. Boch. Jeune
fille, lui dit-il, lève-toi. Eta segur
neure mutkilen eta neure neêcatoen
gainera egun hetan erautêiren dut
neure epiritutie. Act. II. 18. Et
pour vrai, en ces jours là je répan-
drai de mon esprit sur mes ser-
viteurs (garçons) et sur mes ser-
vantes (fiUes). — M. deChareucey
cite nerkatOf mais nous n'avons
trouvé nulle part cette variante.
Comme elle doit servir d'anti^èse
à neraôe et expliquer ce moti on
aimerait savoir où M. de G. Ta prise.
Nous avons à relever ici, comme
déjà ailleurs (v. merchika), ane tra-
duction ,^ittérale*'. ,^e même
dans nerabe^ garçon, serviteur, liti
sub homine, homo parvus, par op-
position à neriato ou neêkalo ser-
vante''. (D^rés de dimension et
de comparaison en basqae*, p. 8.
par M. de Charenoey). Disons
d*abord que nera&e, nerkabe signifie
selon P. en£ant| soit garçon soit
fille. Ainsi l'opposition de nerabe
à neriato tombe de suite. Mais
admettons un moment que nerabe
signifie spécialement garçon, alors
il est difficile d'accepter sub homine
comme étant une traduction litté-
rale, puisque nera n'existe pas. £t
de plus où se trouve l'opposition i
neriato (forme problématique). Si
nerabe est sub homine, que signi-
fie alors ner*ia'to. M. de C. oubb'e
de nous le dire. — Nous sommes
doue tenté de croire^ jusqu'à
preuve du contraire, que neriato
n'existe pas.
Netiatzar^ bu. fille méprisable;
de neeta-eiar,
Neekaeo. Mot d*0. qu'il écrit
neseasêo et selon lui de neeoaon^t
fille entière = vierge.
Nesiame, g. syn. de neêiaci.
Nesiatilla, b. syn. de neêiaci; de
nesia^Ua, ou il, dimin. qui se re-
trouve dans opil.
Neskaoba, v. neeia.
289
Neskame» v. neska.
Neskaso, v. neska.
Neskato, v. neska.
Neskatcha, v. neska.
Neskatilla, v. nesia.
Neskatzar, v. nesia.
Netchale, bn. mule ou mulet
d'environ six mois.
Neuk, V. ni.
Neure, v. nù
Neuror, v. ni.
Nourri, g. b. 1. bn. mesure.
Neurriz, 1. avec mesure, sobrement.
Neurtu, neiMrizen^ g. 1. neurri^j
bn. mesurer.
NeurthUzak, 1. vers. O. ^crit neuf*
tiz; sing. de neurtu-hitzah.
Neurtamn, 1. mesurage ; de neur-
taaun.
Nenrtzaille^ 1. mesureur; àeneur^
tzaille.
Neurthitsak, v. tieurri.
NeurtasUIIy v. neurri.
Neurtu, v. neurri.
NeurtzaiUe, v. neurri.
Neurtze, v. neurri.
Ni, nik, g. b. 1. bn. neuk^ b«
je. Ni naiz, je suis. Nii diot, je
dis. Eziot nii ezer merezidu, b. je
ne mérite rien.
Niri, g. 1. bn. à moi.
Nercy g. neure, 1. bn. b. nire, b.
mon, ma. C*est le génitif de ni,
comme kire de Ai. Four la muta-
tion de i en e, comp. keren de
kiru. — Neure àuruari ungi behatzen
èadiot. Chourio. Si je me considère
bien moi-môme.i^fa^ti zaiôezenettre
maiieai, b. Tremblez, mes (bien-)
aimés. Jauna eziue hic ansiaric ceren
neure aMzpae neuror eerbitzaizera
utzilen nauen? Luc. X. 40. Test.
Boch. Seigneur n'as tu point de
souci de ce que ma soeur me laisse
moi seule (litt. moi-même) pour
le service?
Nerau, neranek, g. moi-même; de
ni-auy avec r euphonique, ou bien
du gén. nere^au. Nous ne savons
qu'elle est la meilleure des deux
explications. L'objection M. Du-
voisin que le lab. dit niiau^^hau,
n'est pas un argument décisif; on
peut le tourner contre lui. Le bn.
dit neuror, qui paraît plutôt com-
posé de neure-^ori, que de nir-ori. Et
même Fouvreau dit: neu^k eguin
^«^,j*ai fait moi-même. iVi?«^^ peut
être une contraction de ni-^hau/rek,
et probablement le sera-; mais comme
le bn. dit neuror^ évidemment de
neure-oriy il se pourrait que newrk
fût pour neure'orrek.
Nihau, nihaur, v. ci-dessus nerau.
Neuror, v. ci-dessus nerau.
Nerea, g. neurea, bn. b. le mien.
Nigar, v. ne^iar.
Nigargarri, v. ne^ar,
Nihaur, v. ni.
Nihoiz, V. noiz.
Niholere, v. nola.
Nihon, V. non.
Nihor, nihork, v. nor.
Nihtm, V. non.
Nik, V. ni.
NiNiA, g. 1. bn. prunelle; —
g. 1. poupon; de l'esp. nina, en-
fant. M. Sal. écrit nini, ce qui
nous semble fautif; le a final n'est
I pas l'artidei ou plutôt il représente
19
^90
les deux^ la terminaison et l'article.
Sans Tarticle le mot est encore
nina, enfant (en hébreux prunelle
est rendu par petit homme), puis-
que Toeil fait Teffet d*un miroir,
on s'y voit.
Ninika, g. bouton de fleur.
Nir6, V. ni.
No, V. to.
Noaskii noasldro, v. nos.
Nobera, v. nar.
Noharroin, 1. vil. abject; syn.
de errumez et de onbeAar. Ma ha-
latii ère bethi dira errumez, nohar-
rain eta onbehar. Ax. p. 282. a. éd.
360. n. éd. Et toutefois ils sont
toujours mise'rabies.
Noiz, g. 1. bn. noi^ b. quand.
Jainkoaren doaya dezu, noiztanori
nai duen ematen diana. Lettre de
Larr. à Mend. Vous avez le don
de Dieu qu'il donne quand et à
qui il veut. No% ilgo gara? Quand
mourrons nous?
NaizàaU, g. 1. bn. noabait, b. un
jour ou l'autre; de naiz^bait pour
baita. Bail correspond ici àPangl.
ever; à l'ail, auch ou irgend.
Noizbaitt whenever, irgend wann.
Nombaitf quelquepart, wherever,
irgend wo, wo auch. Narbait^ quel-
qu'un, whoever, wer auch. Zerbail,
quelque, quoique ce soit, whatso-
ever, irgend was. Nblaiait, d'une
façon ou d'une autre, howsoever,
irgend wie. — Naizbail ère hobeago
da, ezen ez nikoiz ère. Il vaut mieux
à la fin que non pas jamais. P.
(Mieux vaut tard que jamais).
Jfoùpaiteren buruan^ Au bout de
quelque temps (p pour è apris la
sibilante).
Noizik ben, g. noêii bein, b. mûinà
behin^ 1. quelquefois, de temps en
temps; esp. de vez en cuaDdo. Le
basque imité de l'esp. ou l'esp. du
basque?
Naizetik naizera, 1. noizetik moù^
bn. de temps en temps; de noi^
tik et ra, avec e de liaison.
Noizten, jadis; mot d'O. selon
P. La terminaison est obscure.
Noiztenka^VL . syn. de noiietii nois.
Paraît être formé de noixien-ka,
Noiz edo noiz. 1. bn. une fois
ou l'autre, tôt ou tard.
Noizkotz, 1. pour quand; de
nùiz'kotzat.
Noizere^ 1. toutes les fois que;
de noiz-ere.
Inoiz, g. iiios^ b. niioizj I. bn.
quelquefois, jamais. Nihoiz bezam-
bat bothere du, 1. H a autant de
pouvoir que jamais. Dans les phra-
ses semblables on se sert en b'
de „jamais" ce qui produit de la
confusion et a fait croire que inoiz
ou niioiz a un sens n^atif. Inaiz
correspond à ev^er, angl. ; je, ail.
ooit, holl. C'est donc une etteor
quand M. Salaberry traduit mAoiz
par „en aucun temps.'' Pour que
la phrase soit négative il faut en-
core ajouter ez. — Ikuêi dUnade
inoiz bildots jayoperriak f Avesvonfl
jamais (quelquefois) vu des agneaux
nouveau-nésP Inos etUztm demUeet
ffuroêwei esaten. MogueL Quelque-
fois j'ai entendu dire aux parents.
InaietOy g. syn. de ÎMMb. Soizko
291
demèaratan enaten hadezu^ g. Si
jamais vous le disiez.
Roiz-ez, g. inos ez, mosbere ez^
b. nihoiz ez^ 1. bn. jamais. Nos
gicMtuhodirai«femnhopena? Inos"
àereez, inosbere ez. Quand diminue-
ront les peines deTenfer? Jamais,
jamais.
Noizbait, v. naiz.
Noiaere, v. naiz.
NoissetiK, v. noiz.
Noizik ben, v. naiz.
Noi2kotZ, V. naiz.
Noiztffli, noiztenka, v. noiz.
Noiztik, V. naiz.
Nok, V. nar.
Nokhll, V. noku.
Noku, 1- perclus; nakku, bn.
défaut matériel. Sal.
Nola, g. l.bn. comment, comme.
Puisque le n est élidé devant 2, r,
i, t {egUle pour e^inle, hula pour
hunla^ ala pour anla, ara pour anra,
aitzitik pour aintzinlii, etc. v. Essai,
Gh. 11)^ il est probable que nota
est pour non-la, comme nora pour
nan-ra, narowiz pour nan-raniz.
Nolatan, 1. comment. Gomp. ala^
tan. Nolatan harrela fninza zare.
Gomment parlez vous de la sorte.
P. Il paraît que nolatan n'est plus
usité de nos jours dans ce sens.
Nolatan akal dateke beraz egia^
errege Damtek dioena, eztela nehar
Aeriotzean, Jainkoazarhoitzen? Ax.
204. a. éd. 64. n. éd. Gomment
pourrait-il donc être vrai, ce que
dit le roi David, que personne ne
songe à Dieu en mourant?
Nataikiitj g. nalazjmt, g, 1. nalaz^
bail, bn. de quelqixe maniée, de
façon ou d'autre; de nala^bait^ v.
noizbait.
Nota nai^ g. nola naii, bn. d'une
manière ou d'autre. Litt. comme
on veut.
Noiakoy g. 1. comment; de nala^
ko. Jakinik zerorrek non eta nth
lako ibiUeretan egiten zan aimbeste
pekatua. Sachant vous-même oii et
comment tant de péchés ont été com-
mis. Bada bertzerik hari dagakaniky
chailki zeran den gizon^ nolakoa
baita. P. Guir. Dot. 26. Il y en
a d'autres (titre de J. G.) qui lui ap-
partiennent, seulement parce qu'il
est homme, ainsi qu'il Test.
Inolaere azy g. nihalaere ez^ 1.
d'aucune façon.
Nolabait> v. wda.
NolakO, V. nola.
Nolatan^ v. nola.
Nolazbait. nolaspait^v.Moia.
Nolazpeka, v. nola,
Nombait, v. non.
Non, g. 1. bn. Tvuny b. g. bn. oii.
Nombait, g. bn. nanbait, 1. (mieux
aivec m) nunbait, bn. quelque parti
de nom-bait font baita; v.noizbait^^-^
Non ère baita^ quelque part qu'il
soit. Seste nonbait, g. ailleurs.
Non edo non, \.hn. nunedanun,
bn. sjn. de nambait. Jrdieteiko
zaitut non edo non. Je t'attrap^erai
en un lieu ou l'autre. P.
liion ez, inan ère ez, g. nikan ez,
1. niiun ez, bn. nulle part.
Nora g. b. 1. bn. où; litt. vers
oii; de non-ra, avec élision de n
devant r, v. Essai, Gh. H. Nora
292
toag? où ailes vous? En ail. Wo
gohen aie hin?
NorabaUf 1. norapait, bn. vers
quelque part: de non-ra-bait pour
àaïUa, V. noizôaii, Ck)mme on ne dit
pas en français^ il est allé vers
quelque part^ mais bien quelque
part^ ce mot se trouve traduit chez
P. et chez M. Salaberry par ,, quel-
que part/' Joan danorapait. Il est
allé quelque part. Y. Essai, p. 128.
NoraïUz, noruntz, g. b. norutzy
b. où; litt. vers où; dQ-nofi'^otUz.
Ce mot régit le suffixe «i. Naroniz
erorten geran, an izango géra etemi"
dadean^ g. Noruiz jausten garian,
an izango gara etemidadian^ h, Mo-
guel. Où que nous tombions, nous
serons dans l'éternité.
Non correspond encore à la con-
jonction que. Alako moduan non,
g. de telle manière que. Jrrazoina
galdetzen àaduzu, huma non dm. Si
vous me demandes la raison, la
voici, ou, voici qu'elle est. Hain
bertze dira non. Il y eu a tant que.
Nor, nork, g. b. 1. bn. nok^
b. qui. Génitif: noren. Datif: nori.—
Nor da hof? qui est là? Nork
dio? qui le ditP Nok esan eèan
Ave Maria f Qui a dit l'Ave Maria?
Norizuk^ b. pluriel de nw. Comp.
iaizuk.
Norôaiit g. 1. bn. quelqu'un; de
nor-baU pour baila, v. noizèaU.
Nor 6ere, g. nobera, b. quicon-
que. Norberak daukanerik bere emon
biardau necesidadian dagozanpobriak
èokorrieiako. Olaechea. 70. Quicon-
que possède doit donner le sien
pour le secours des pauvres qui sont
dans le besoin.
Rot, inork, g. inor (/) imA, b.
nikorj nikork, h nehar, nekori, L
bn. Tous ces pronoms, acoonipagnés
de ez ou d'un verbe avec un sens
négatif, signifient: personne. Imot
ez dezu illkog. Eztuzu nikor iSlen.
P. Guir. Dot. Tu ne tueras per-
sonne. Nehorc bi nabuMt eein eer-
bitza dUzague. Matt. YI. 24. Test.
Boch. Personne ne pourra servir
deux maîtres Zuhattz beikaiorra
eitu nehork ebdkitzen, Ax. 38. a. éd.
Personne ne coupe l'arbre qui porte
des fruits. Le seul exemple que
nous puissions citer où nekor e^
employé seul et alors afiirmative-
ment, est le 241"»^ prov. d'O. fli-
rta gutik^ eia hirur ankUzek galiieA
dute nehor. Trois pea et trois beau-
coup gâtent le monde; litt.quelqu'un.
Nora, V. non.
Norabait, norapait, v. mw.
Noren, v. nor.
Nori, V. nor.
Norhabe, v. nerkabe.
Nork, V. nor.
Norontz, v. non.
Nortzuk, V. nor.
Noruntz, v. wm,
Norutz, V. n&n.
Nos, V. noiz.
Nosbait, v. noiz.
Nosik bein, v. noiz.
NOSki, g. peut-être, sans doute
(interr. et dubit.). Sera une variante
de noaeki. Bana Sodoma eta Gomor-
rakoak, noeki, .ikaraiurik, UtuUzera
egin bide zuten. Lardiz. Mais ceux
298
de Sodome et de Gtomorrhe, peut-
être, ayant peur (litt. tremblant)
prirent le chemin poor retourner.
Notha, 1. tache^ saleté; syn.
de hUêu, En bn. défaut, et syn.
de noJtAu. Jayoko notia^jayatioUa,
péché originel. Sort notha^ tache
de naissance.
Notiaiu (?) noikaizen, 1. salir,
tacher.
Nothatae, v. notia.
Nuk, bn. je suis.
Nui, V. mm.
Nimbait, v. non.
NUZU, bn. je suis.
V.
M. Salaberry est le senl auteur
qui représente^ le son de fi^ esp.,
gn. fr. par nn. Il sera donc mieux
de conserver n qui est accepté par
la majorité.
Nabar, v. nabar.
Naphur, v. napur.
NiKA^ bn. niche.
NmiKO, bn. petit.
No, g. b. L bn. no, bn. Nous
avons parlé ailleurs de ce suffixe^ v.
egwiddko. Nous pouvons donc nous
résumer ici et dire que fio signifie
jusque ; qu'il se trouve seul (p. ex.
onano^ de o»a-S0, jusque ici; oraiino
de orain-no, jusque maintenant);
ou bien uni au verbe ou au suffixe
ra, sans doute à cause de la signi-
fication de ,,tendance vers** qui les
rapproche, ainsi roSo, jusque vers,
jusqu'à. Zerurano^ jusqu'au ciel.
No suffixe à da^ donne en guip.
daho^ en 1. et bn. deiho pour den^no
(den de da-^-n); en bise, dino et
généralement gino, par suite de la
permutation de ^ et ^. "Là d de
deïno se perd quelquefois en lab.
comme dans a/rieino pour arte deiho,
et même tout le verbe disparût et
arteino devient artio. Sarri artio^
jusqu'à tantôt. Zuh erran arteino,
1. jnsqn'à ce que vous ayez dit.
BUiha, gazie deino, on da jaUho.
Ax. p. 97. a. éd. 271. n. éd. Le
chevreau, aussi lougtemps (litt. jus-
qu'à ce que) qu'il est jeuue, est bon
à manger. Azken gino ondo iraunten
dabena. Anibarro p. 10. Celui qui
persévère bien jnsqn'à la fin. Orain^
dmo gicAiago eskatuten dot. Ani-
barro, p. 84. Jusqu'à présent j'ai
demandé moins. Haniizek maite
dute Jeêus naii gaàerik gerthaizen
ez deiho, laudatzen dute eta àenedi-
katzen, konsolatzen ditueiho. Ohou-
rio, p. 128. Plusieurs aiment Jésus
aussi longtemps qu'il ne leur ar-
rive point d'adversité, le louent et
le bénissent aussi longtemps qu'il
les consolent. — Liçarrague emploie
dano, et no, aves les terminaisons
verbales. Eçar dUzaquedano hire et-
sayac hire oinen scaôella. Act. II.
35. Jusqu'à ce qu'il les puisse
mettre (pour) le marchepied de tes
pieds. Dano a donc perdu sa signi-
fication propre et ne signifie plus
que ^Jusque." Dans ces cas-là Lar-
294
dizabal se sert de ruP^y jusque vers,
ce qui paraît être plus logique,
V. Tex. s. v« egundano. Remploi
ici de da7U> appuierait notre opi-
uion, abandonnée maintenant, mais
émise dans notre £ssai, que dano
serait une variante de rano et qui
s*expliquerait par la permutation
de d et r; mais il nous semble
qu'il y a de la confusion chez Li^
çarrague. Nous trouvons ailleurs
qu'il emploie no et même drano,
Dioiga JeèUêec, Baldin hori nahi
badut dagœn natharreno. Jean, XXI.
22. Test. Boch. Jësus lui dit, si je
veux cela qu'il demeure jusqu'à ce
que je vienne. Nothorreno, de »a«
thor (je viens) — no\ avec e dé
liaison puisque » et r ne peuvent
se suivre. Aicm adisquide eure
partida conirastarequin fitetz ha-
requin bidean aieeno (de aiz^no),
Matt. V. 25. Test. Boch. Sois ami
avec ta partie adverse, pendant
que tu es en chemin avec elle.
J^iaz, eguiaz, erraiten drauatf eztic
ioren oiUarae^ uiaiu nugMemu&
reian. Jean, XIIL 38. En vérité^
en vérité je te dis, le coq ne chan-
tera pas, jusqu^à ce tu m'auras
renié trois fois. Eta gueUn karra^
caquin beçala oraindrcno, 1 Cor. lY.
13. Et comme avec la rftclure de
tous, jusqu'à maintenant. Le groupe
dr (dont Liçarrague se sert con-
\ étamment) n'est pas basque; il faut
donc décomposer oraindrano en
t^ain^dorra-no. Comp. drauat dans
l'ex. ci-dessus, pour darauai (dr-
raiéen drauat, je te dis). Drauat
vient probablement de eroan^ bi^i
que M. Inchauspe prétende que
les terminaisons n'ont pas de ra-
dical! — Ainsi darano, rano, et no,
signifient chez Liçarrague la même
chose ^Jusque". Cela n'est guère
possible. Si o*était nécessaire le
mot oraindrano démontrerait ce que
vaut l'assertion de M. Duvoisb,
que egundano tst foUT egunera-dino^
et par conséquent oraindrano pour
orainera^no/
o.
Oa» g« 1* oha, 1. bn. ua, b. bn.
vas; 2^« pers. de Timpér. de joan.
Oar, g. atteution. Peat-être de
oartu. M. Mahn (Bask. Sprachd.
p. XXX YI) compare oartu à Tall.
wahmehmen; c'est à dire oartu^
wabr-nehinen ; nehmen, prendre^
artu. Ce qui plaiderait eu faveur
de cette ëtymologie serait le lab.
et bn. oAarlu; ot Aariu ooirtsfoixà
à or^tt. Le sens de wahr, ail. est
connu, mais jusqu'à présent nous
n'avons pas trouvé o ailleurs. Si
la supposition est fondée oar dérive
de oartu, et non oarlu de (Mr, Comp.
ahar de ahartu. Jakin ez ezen^ ira-
kurri ère badei oarrez ta arretaz
zure esiusiriiatua. Lettre deLarr.
à Mesd. Non seulement je le sais^
mais j'ai lu avec attention et avec
soin votre manuscrit.
Oartu, oartzeuj g. charte ohartu,
ohartze^ 1. bn. observer, apercevoir,
prendre garde, s'aviser. Inor ère
oartu code, g. sans épargner, sans
faire attention, à personne. JSta
bere buruari ohart ceguionean. Luc.
XV. 17. Test. Koch. Or étant re-
venu à lui-même. JEznatzagfo oiartu,
1. je ne m'en suis pas avisé. Pour
la forme de oiart, comp. laiet,
Oarraz, g. attentivement; de
oarra-z.
Oariabean, g. par inadvertance ;
de oar-gabea-n,
Oarkabean, v. oar.
Oarraz, v. oar.
Oartu, oart2S6, v. oar.
Obe, g. b. hobe^ 1. bn. meilleur.
C'est le seul comparatif irr^ulier
(comp. geî) que nous connaissions ;
cependant on trouve aussi : obeagOy
hoheago. — Oberen (gén. de o6e^
r^i par bat, v. Essai, p. 122) bat
ager dedin artea/n. Mendiburu. Jus-
qu'à ce qu'il s'en publie un (quel-
qu'un, irgend eines) (livre) de meil-
leur. Guzietarik Aoberena. Le meil-
leur de tous. ^a60re», est le super-
latif ici, c'est à dire le génitif. En
bn. ioben, Har ezazu iobena, prenez
le meilleur. Sal. Hoben est le génitif
(superlatif) de hob et non de Aoôe
qui donne régulièrement hoberen.
Obe uni auK terminaisons auxili-
aires correspond à: il est mieux
que. Obedet egitea^ il est mieux le
faire, il est mieux que je le fasse.
Ces locutions ne peuvent se traduire
littéralement en fr. Le verbe {det)
296
indique qu'il s'agif de la première
personne. La construction anglaise
se rapproche plus du basque^ p.
ex. Ihad better gomyself; j*aurais
fait mieux d^aller moi-même.
Oàelki^ g. b. hobeU^ L bn. mieux
adv.; de obe^U. Même observation
que pour obe\ bien qu*exprimant
le comparatif on trouve obekÏK^ec
le suffixe de comparaison. Len ère
bano obehiago daiust. Lettre de Larr.
à Mend. Je vois mieux qu'aupa-
ravant. Obeto, g. b. mieux. Obeto
estUeio, pour mieux dire.
Obeki, V. obe.
Obeto, V. obe.
Obi> g* Aobi^ 1. bn. tombe, fosse.
Gomp. oi 1. Au plur. obiai^ g.
gencives. Baldin itsuac itsua guida
badeça, hiœ Aobira eroriren dirade,
Matt. XV. 14. Test. Eoch. Si
Taveugle guide l'aveugle, les deux
tomberont dans la fosse.
Obiratu, obtratzen, g. hobvriUUf
1. enterrer; de obi^a'tu.
ObitcAina, prière qu'on fait sur
la fosse des morts. P. Nous igno-
rons ce que la terminaison signifie.
P. écrit Aobi avec A et obitcAina
sans Â; il se pourrait donc que le
lat. obit se trouve dans la première
partie du mot obitcAina.
Obiak, V. obi.
Obiratu, obiratze, v. obi.
Oboro, davantage. Mot d'O.
selon P. De obe-ro?
Odei, g. bu. Aodeiy L bn. Aedoi^
edoiy 1. nuage.
^obiel, bu. converti en parlant
du temps. Nous plaçons ce mot
ici puisque dans l'ordre alphabéti-
que il est renvoyé à odeij mais
nous craignons que ce ne soit une
erreur. Il est plus probable que
Aobiel se rattache à Aobi. Hobi a
pu désigner primitivement couvert»
et puis comme subst. fosse, expri-
mant non pas Tidée d'un trou
creusé dans la terre, mais l'idée
de quelque chose de couvert. L'adj.
oiAôêki^ couvert, viendrait peut-être
à l'appui de cette supposition ; car
il semblerait que o$, lit et od>,
fosse ont une origine commune,
et contiennent l'idée de couvrir.
V. oiAeski.
Odi, 1. mangeoire; vallon étroit.
Odol, g. b. 1. bn. sang. Avec
l'art, odola, le sang. Odol dtU Aura.
Je l'ai pour parent. P. De nos
jours on dirait plutôt, à ce qu'il
paraît: Odoleko Aaut Aura. Odol
aldi bâtez. Par un mouvement de
colère. P.
Odol sendoa, 1. colère, superbe.
P. Nere odol sendoaz, par ma colère.
Odolêu^ 1. odolzu, bn. sanguinaire;
de odol-48u.
Odolisurle, L meurtrier; de odol-
isur (de isuriyle,
OdoUzaiUy odoUzatzen, 1. odoUtaiu,
bu. ensanglanter.
Odolii^ 1. odolçi, bn. boudin;
plat de sang cuit; de odol-gi fom
gai.
Odolgi, V. odol.
Odolisurle, v. odol.
OdoUd, V. odol.
Odolstatu, V. odol.
Odolsu, V. odol.
297
Odoltzatu, odoltzatse» v.
odoL
Odolzu, y. odol.
Oe, V. ai,
OgaJ.6, 1. bn. nourriture pour
les porcs composée de farine^ de
son et d*berbe. Selon P. excrément.
Og^ara, chienne chaude. Mot
d'O- selon Pouvreau, qui cite ce-
pendant le même mot légèrement
modifié, oAara, et avec la signifi-
cation de prostituée^ mère de
1* Antéchrist. Pour la permutation
de ^ et A, v. chvngat 1. Pour la
permutation de / et r, v. arilla^ s.
V. ari S. On serait tenté de voir
dans la terminaison le mot gar^
hlutty flamme, qui se retrouve dans
les qualificatifs des animaux en
chaleur: arkaray pour la brebis;
atkara, pour la chèvre, et ici ogara^
pour la chienne.
OoAZA, V. hogaaa.
Ogei, g. b. hogoi, 1. vingt.
Ogeigarren, g. b. kogaigarren, 1.
bn. vingtième. La term. est ^arr^.
Ogeitabat, g. vingt et un.
Ogen^ iogeu, bn. tort. Est-ce
une variante de Aoèen. Pour la
permutation de 6 et ^, v. gurasoak.
Ela huna nie çuen aitzinean intet'
rogeUuric, hoguenie batte (pourda^-
ere) eztut eriden gttiçon hunetan çuec
accugatzenduçueneiarie, Luc, XXIII.
14. Test. Boch. Et voici, l'en ayant
fait répondre devant vous, je n*ai
trouvé en cet homme aucun des
crimes dont vous Taccusez,
Ogi, g. b. 1. bn. pain. — .1.
blé, froment. — P. emploie en
français indistinctement pain et blé.
Blé chamois, pain chamois. Glainot
de pain, glainot de blé. Olaiuot
doit signifier gerbe (de glaner P);
mais nous le trouvons pas; v.
espid.
Okiîif 1. oihin, bn. boulanger;
de ogt'egttt,
OiAinza, bn. le métier de bou-
langer; de ogi-egintzea.
Ogigazlai, b. belette.
Ogigaztai, v. ogi.
Oha, V. oa.
Ohaide, v. oi 1.
Ohako, V. oi 1.
Ohalano, 1. dogue.
Ohantze, v. oi 1.
Ohara, v. ogara.
Ohatse, v. oi 1.
Ohartu, v. oar.
Ohartze, v. oar.
Ohatu, V. oi 1.
Ohatze, v. oi i.
Ohe, V. en 1.
Ohi, V. oi 2.
Ohilninde, v. oi 2.
OMl, ohildu, ohiltzen, 1. bn.
effrayer, chasser^ (des oiseaux).
Ohiltze, V. oiil.
Ohita, V. oi 2.
Ohitza, V. oi 2.
Ohoin, 1. bn. voleur.
OAointeria^ 1. vol ; de ohoin-Jceria.
OAoinza, bn. vol; subst. verb.
ohointza^ comp. aditza,
Ohoingoa^ bn. syn. de ohoinza.
Ohoingoa, v. ohoin.
Ohoinkeria, v. oAoin.
Ohoinssa, v. oàoin.
Ohol, V. ola.
298
Ohondikatu, ohondikatze,
V. oh,
Ohobe, L honnenr; du prov.
bonor. Pou? la mutation de n eu
h, V. doai,
OU !• oie, 1. bu. lit. Au plur.
9y^^9 g* gencives^ aiuBi que obiai,
de obi, fosse. Lit et fosse ont pu
être exprimés par le même mot; v.
iobiel, s. V. od&L
Oiralu, airatun, g. oAcratu, ohe-
ratzen^ 1. bn. aller au lit; de oi-
ra^-tu, Oheraho naiz, j'irai au lit.
OhaiUy ohalzen, 1. bn. s'aliter;
placer, ranger. Ohatwrik datza (de
etzan) aapaldi. Il y a longtemps
qu'il est alité.
Ohatse, 1. nid. Comp. okanize,
Ohantze, bn. nid, grabat. La
terminaison n'est pas claire. Le n
parait avoir disparu eu lab.
OAaide, 1. concubine; de oha
pour ohea-ide.
Oi^ 2. g. b. ohij 1. bn. commu-
nément, d'ordinaire, habituellement.
Jaten oidet, g. je mange d'ordinaire*
Morten oinaiz, g. je viens com-
munément.
En bn. ohi, signifie encore: ci-
devant, ex. NauH oiia, Tex-maître,
le ci-devant maître. Ce qu'il faudra
entendre comme: maitre ordinaire,
maître habituel.
De ai s'est formé l'adj. verb.
Mu, ohitn accoutumé, habitué.
OhUu naiz erarien. J'ai coutume
de tomber. P. Plus litt. je suis
habitué à tomber.
OUu, oUzen, g. s'accoutumer.
Oiùura, g. b. coutume; de oi^durà.
T pour d après la voyelle, y. Eesai,
Ch. II.
Oiilza, 1. la coutume; sahst
verb. pour ohitzea; comp. aiUzu*
Oiiiundêf 1. coutume. La iermi-
naison est obscure; comp. naikmnde,
Oilial, V. oyal.
Oihan, 1. bn. cyan» L bois,
forêt.
OihcMzain, L garde forêt; de
ûihan-zain.
Oihatu, s'effaroucher, eu parlant
des animaux. Serait-il risqué de
placer ce nom verb. ici, comme
dérivé de oikan^ avec l'élision ré-
gulière de n devant t; comp.jaUu
de jan, egotu pour egan-iu etc.
£n holl. de,,wild", sauvage, dérive
wildernis, forêt, paya sauvage, in*
culte; verwilderen, devenir sauvage,
effarouché.
Oihanzain, v. oihcm.
Oihatu, V. oihan.
Oiher, oyer, oyen, i. oblique,
tortueux. P. (i. a.) Le même mot
que oker^ g. b. 1. oiier, bn. £n
g. et b. oier est syn. de oih^, c
a. d. oblique, de travers; mais en
lab. et bn. oker a pris la significa-
tion de borgne. — Bide oHerra^
le chemin tortueux. léeva baiko
oierra Aabe, 1. mieux vaut borgne
qu'aveugle.
Oiàerlu, bn. devenir boigne.
En soûl, s'écarter.
Okerlasfên, g. b. défaut, travers;
de oier-taaun. Okerheria est plas
correct, v. heria*
Okerkeria. b. syn. àeotertaetmj
1 de okeT'keria. A l'article ors», nous
i«*
»»ft
avons toduit oimiieria par mé-
chanceté ce qui est uiie erreur.
Oilieslây bn. abrité^ selon M.
Sal. La forme de oe mot parait
plutôt indiquer que c'est un ad-
verbe, oi'Z'iif à l'abri^ (çomp. zeUdiz
à cheval). Nous croyons retrouver
ici le mot oi aveo sa s^nification
primitive de ^^couvert.** Comp ai 1.
et obi,
OillU, V. oyu.
OillaclûtQak, v. ollo.
Oillagor, v. oUo.
Oillaka, 1. or oUlaia^ levrette.
Oillasko» V. oUo.
Oillax; v. oUo.
Oin, V. on»
Oinez, v. on.
Oinhase, v. unha.
Oinhats, v. on,
Oinhazii v. unha.
V. (m.
partant. Mot d*0. se-
lon P.
OitU, 0itZ6j V. oi 2.
Oitura, v. oi 2.
Ok. Terminaison plur. en guip.
et qui correspond à ,,autres/* dans
des locutions comme: QiionoJrjoango
géra, Nous autres hommes nous
irons. Goazen bioi. Allons nous
autres deux. Il nous semble que
c'est le pron. dém. plur. ojfek,
sans une forme contractée.
Oka, 1. vomissement. Oia egilea^
1. vomir»
OiAaztaj okhaziatu^ bn. se dé-
goûter fortement^ jusqu'à vomir.
Ohkaztagarri^ bn. dégoûtant; de
ottaxtorgarrù.
Okai, g. froment» Peut-être de
ogi'iai, matière à pain. Humboldt
à déjà proposé cette étjmologiei
croyons nous.
Okela, 1. morceau de viande, de
pain otji d'autre chose bonne à
manger.
Oieli^ b. viande; syn. de aragi.
Okéli, V. okela.
Oker, V. oiAer.
Okerkeria, v. oOer.
Okertasim, v. aOer,
Okhaztatu, v. oka.
Okher, v. oOer,
Okhertu, v. oiAer,
Okliilo, V. oMl 1.
Okhin, V. ogi,
Okhinza, v. ogi,
Okhitu, bn. Ce mot ne se dit
que pour renchérir sur le poids
de la vieillesse soit des personnes
soit des bêtes. Sal. — Cette expli-
cation n'est pas très-claire. Jaun-^
doni Joane apostoUa zahar okhiiurik
AUzen. St. Jean l'apôtre mourut
dans an âge fort avancé. Zuro
zaldia zahar okhitia da. Votre mon-
ture est tràs-vieille. Sal.
Okil, 1. L okhUo,, bn. pic-vert
(oiseau). Avec Part. oMUa.
Okil,2.1. nord-est; syn. de lausuoy
bigle (louche). P. Comp. aussi eskela^
louche et nord-est. Est*ce qneoUl
(pkilla comme écrit P.) pourrait
6tre une variante de oker, oblique,
de travers; ceci expliquerait très
bien le nord-est. Eskela, louche et
estkerra gauche, paraissent avoir une
origine commune. Comp. ces deux
mots.
800
Oldn, ▼. offi.
Okotz, V. kokoiz.
01a, 1. g. planche; okoU I- bn.
bardeau. M. Sal. donne ohol et
non ohola. En g. cependant le mot
paraît être ola et on le trouve écrit
avec Tarticle oha, ce qui est fautif^
puisqu'on n'écrit pas non plus aiiaa.
Comme terminaison ola indique le
lieu où se fait le travail, Tatelier.
Egurrola, Tatelier du charpentier;
de egur^la. Bumiola, la forge. Ola,
tout seul, est aussi en usage, pour
désigner la forge et s'écrit en b.
olia, olea; en lab. et bn. olha, et
signifie dans ce dernier dial. aussi:
cabane^ ce qu*on exprime en g.
])ar: echola (ecke-ola), U est donc
probable que oAola et olka ne sont
que des variantes du même mot;
les exemples de métathèse sont
nombreux edoi = odei; irudi = idu-
ri; ideren = eriden ^= ediren, etc.
Olasia, g. auge.
Ola, 2. Olatu, bn. frapper
violemment. Ne faudrait-il pas rat-
tacher ce mot à ola forge, à cause
du bruit en battant, en forgeant le fer.
Olandriio, bn. correction violente
par des coups. H n'est pas clair
comment ce mot est composé.
Ola 3. V. ala,
OlandrikOi v. ola 2.
Olaska, v. ola l.
Olata^ 1. offrande: petit pain.
P. Probablement du prov. oblatio.
Oldar, 1. élan. Oldar aldi àatez.
Par un élan. De oldartu?
Oldarlu, oldartzm, 1. bn. s'élancer,
se jeter sur. De olde l-ariu?
Oldarmendu, oldarduray 1. âanee-
ment; de oldar^ura. Arimaio ol-
iardurak. Les passions de rftme. P.
Oldardura, v. oldar.
OldannendiL v. oldar.
Oldartu, oldartae, ▼. oldar.
Olde 1. 1. volonté. Eue oUes
ou ene naiiaz^ de ma volonté, par
mon mouvement. P. Oldez edo
moldez. De feiçon ou d'autre.
Olde 2. adj. Grande masse d'eau.
M. Salaberry embrouille plus sou-
vent les termes adjectifs et snb»
stantifs. Il aura voulu dire sub-
stantif. — Hur olde Aandian, Noe
eta Aaren/amilia êolbaiu zirem ar*
khan. Dans ce grand déluge Noé
et sa famille se sauvèrent dans
l'arche. Le mot hurolde est uu
échantillon de l'orthographe arbi-
traire de quelques auteurs. Eau
est ur et non hur en bn. et olde
devra être probablement holde. Le
lab. a uholdâ et le g. ugolde; lei
est donc tombé en bn.
Olgau, V. olhe.
Olgete, V. olhe.
Olha, bn. fausse avoine. Comp.
olo.
Olhatu, V. olhe.
Olhatze, v. olhe.
Olhe, 1. apprivoisé, familier.
P. (i. a.). Haren oUia/ qu'il est
aise.
Olhatu^ olhatzen^ 1. dgau (pour
olgatu\ b. Eu 1. apprivoiser. En
b. s'amuser. Gazliai olgau biar ia-
beela. Les jeunes gens doivent
s'amuser.
Olgeetâj olgete, (avec Tart. algee-
SOI
tia) b. amusement. Snbst. verb.
formé de ol^e (== oUe, 1.) que nous
B 'avons pas encore rencontré et
dont l'adj. verb. correspondant ser^
olgau. On Técrit avec un et avec
deux e. Olgeeta guzien artian, de,
parmi, tous les amusements. Bar-
tolome, p. 9. Alau olgeetiaren ize^
nagaz ta esialgijagaz egiten dira.
Ainsi sous (avec) le nom et sous
(avec) prétexte d'amusement sont
faites.
Olitz, V. ùritz.
OUagor, V. oUo.
OUanda, v. oUo.
OUar, V. oUo.
OUasko, V. oUo.
OUo, g. b. bn. oilh, 1. poule.
Oilloa ehitaizen dago, la poule couve.
Ollaty g. b. bn. oiUafy 1. coq.
Serait-il risqué de faire dériver
ollar de olla-ar^ poule mâle P Larr.
écrit: ollarra. P. oillara, avec un
r. O. oUo, le i indiquant le son
mouillé.
OUagor, g.' aillagor, 1. bécasse;
de oll(hgor, puis qu*elle est sourde,
à ce qu'on dit.
Oillaskoy 1. oUasko, bn. poulet.
OUanda, bn. poularde.
Oillartzea, 1. devenir maître.
OUlaehitoak^ les sept étoiles. F.
De ailUhchUo; métaphore de la
poule avec les poussins.
Olo, g. b. 1. bn. avoine.
Omen, 1. un dire^ un bruit
commun, renommée. P. — g. 1.
bn. particule dubitative qui corres-
pond à: on dit; il paraît. Elle est
toujours placée devant la terminai-
son auxiliaire. Morri omen da, g.
U est venu dit-on, il pandt qu'il
est venu. Zerenjende gaixto ôatzuei^
lehen nitzaz gaizki erraUen zutenek,
erraiten amen dute arai ongi. Ax.
p. 448. a. éd. Car quelques mau-
vaises gens qui avaient dit pre-
mièrement du mal de moi, disent
maintenant, dit-on^ du bien (de
moi).
On, g. b. 1. bn. knn, bn. bon.
(higi^ g. 1. bien; de on-^ pour
ki puisque k ne peut suivre n. v.
Essaij Gh. II. — Oôeren bat ager
dedin artean alik ogiena moldatu
dut hau, Mendiburu. Jusqu'à ce
qu'il en paraisse un de meilleur,
j'ai fait celui-ci^ le mieux possible.
Ongiena est le superlatif (génitif)
de ongi,
Ondo, g. b. bien. CAit ondo, très
biçn.
OndonayezkOf g. bienveillant ; de
ondO'nai-Z''ko»
Ontaaun, g. 1. bonté, biens.
De (m^taêun. Ma gero emaiten de-
raukute bereziki aditzera hartan
lau ontasun beregaineko edireiten
direla, P. Guir. p. 79. Et ensuite
ils (Apôtres) donnent particulière*
ment à entendre par cela qu'il
se trouve quatre choses (biens)
excellentes. Zeinaren mienbroak ha-
lako maneraz heUzen baiizaizko àata
bertzeari^ nonbaiaren antasuna bert'
zearenere antasunera biiurtzen baita.
P. Guir. p. 89. Dont (l'Église)
les membres s*aident de telle ma-
nière l'un l'autre, que le bien de
l'un soit aussi tourné vers le bien
302
de rftutre. MMefUorâioê dà Jain-
koa, aiUoèunêZ beihea, Âx. p. 138.
Uieii est miséricordieQX et plein
de bontë.
Oneslasun, g. syn. de ontoêun.
Ondasun, g. b. onAoêun, onarzun,
bu. biens, possessions. Ceinec ireôêi
ukan battu hire onAassunçucia pnte-
quin. Luc. XV. 80. Test. Boch.
Qui a mangé tout ton bien avec
des putains.
Ottffille, g. ongiegilley 1. bienfai-
teur; de on-egille et atigt-egille.
Onbide^ 1. bien⁢ de oh-àide.
Onàidetêu, I. bienfaisant ; de tm-
fnde'isu.
Ongoêôy 1. avare > de an-goae.
Onàeiar, 1. nécessiteux; de on-
behar.
On îbarrai, 1. biens qui cousis*
tent en fond et eu héritages. P.
Onffune, ongunde, 1. accommode-
ment, accord; de on-gune? Il est
difficile de rendre compte de gune.
OngoOf motd'O.etsyn.decm^fin^.
Ondu, 1. hondu, bn. mûr.
Ondu, OfUzen^ g. 1. bn. devenir
bon, rendre bon; mûrir. Onduko
naiz, 1. je redeviendrai b6n. Fru^
tnai mdu ^ira, les fhiits sont bons.
Onetsi, g. 1. (mexi^ bn. v. elH.
OnerilBi, onereehiy v. iritzi.
Onmrani 1. onkerrauy bn. bénir;
db tm-erran 1. Maledtetiane çuey
guiço guciek onierranân çaitnztenean.
Luc. YI. 26. Test. Boch. Malheur
à vous quand tous les hommes
diront du bien de vous.
Oneratuy oneratzen, 1. s'amender^
se porter au bien.
Ongitteà, l. accomoder, apprêter.
Gomme P. ne cite pas Tadj. yerb.
il est difficile de décider si ongiigea
est formé de on-em^ ou bien de
ongi et alors ongilu, ongitze. La
dernière supposition est la plus pro-
bable; egin ne fait pas egUzen, mais
egUen,
Ongarri, 1. kungarriy bn. fumier;
de on^garri*
Onkkaillu, l. kttngaillu, bn. fu-
mier; syn de ongarri. La termi-
naison se retrouve dans eëtekaUlm^
kârlêkaillu^ mais nous ignorons œ
qu'elle signifie.
Ona, g. b. kwia, 1. bn. voici.
Ona, bada, atsegjn gucie» leku ar-
tatik gure lenengo gurasoak nota
irten ziran, Lardiz. Voici donc com-
ment nos premiers parents sortirent
de ce lieu de toutes les délices.
Huna ene ama eta ene anajeae*
Matt. XII. 49. Test. Boch. Voici
ma mère et mes ârères. — P. tra-
duit ona encore par: ici, huc;
ainsi avec les verbes qui indiquent
mouvement. Nous n'en avons pas
trouvé d'exemple; et P. cite lui-
même : Hwriat zaUe, (et non kwia)
venez ici. Nous ne croyons pas que
le t seul) indique, dans les diaL
basq. fr., le mouvement. La raison
de cette confusion sera pëut-étft
celle-ci. En guip. ra ne peut suivre
emen (ici) et l'on dit anera^ vto
ici^ oneràho, jtisqu*ici, -poTit emenra
et emenrano, qui ne sont jamais
employés. On (ona) -\- ra signifie
alors: ici, avec mouvement et Aamm/
est peut^tre k syncope de àmie-
sm
rat = onera. — Comme Tadv. an
est très-probablement formé du dé-
moustratif a -{- n, cai'actéristiqne du
locatif, il serait possible que ona,
dout le thème paraît être on, fût
formé du démonstratif o (hypothé-
tique) -{- n. Le a final sera le
démonst. a et ana correspondra à
l'italien eccoci,(voici), eccola, (voilà).
Eu ital. on trouve même eccola 11,
trois démonstratifs réunis, et cette
forme correspondrait au guip. ona
èmeh, voici. Ona emen itz bilan
munduaren egitea eta a^iera, Lardiz.
Yoici, en deux mots, la création
et le commencement du monde.
On trouve aussi: ona non^ huna
non, Huna non gauden belhàuniho
lurrian jarriai zure oinetan. De
la Vîeuxville, p. 14. Nous voici
agenouillés en terre à tes pieds.
Comp. ara 2, ou Aara, voilà. Comme
nous Tavons dit plus haut, le thème
de ona paraît être on, comme celui
de ara, hara, voilà, paraît être ar.
Tous les deux se retrouvent dans
les composés; et tous les deux ont
été remplacés, comme nominatif
patient du protiom démonstratif;
lé premier {on) par au; le second
(jw) par huràl Mais tous les deux re-
paraissent ôoinme nominatifs agents:
(méky celui-ci; ark^ celui-là {pnek
és^ pour oni puisque i ne peut
^îvre n, v. Essai, Ch. II); et
aussi dans les dérivés, ar ou har^
gaiik, pour cela; onetan, dans ceci.
Oneîa, g. hunela, 1. de cette fa-
çon-ci, ainsi; de on^la, avec ^ de
liaison. Comp. ala, de cette façon
là, ainsi; de a^la, ou peut-être de
an-la, avec élision de n, puisque
ft et / ne peuvent se suivre; v.
Essai, Ch. H. Dans ce dernier
cas les deux formes {onela et ala)
seraient parallèles : on^la^ an-la, Bula,
pour hunla, (v. plus bas) viendrait
à Tappui de cette supposition.
Hunela dio St. TAonuuei, Ainsi
dit St. Thomas.
Onelaio, g, hunelaho, 1. pareil;
de onela-io, pour^(?. Go transforme
le mot en adj.; comme en ail. de
dort, on forme dortig; de hier,
niesig; et si cela était permis de
also, alsoig. Cependant onelaio
précède le sabstantif. £aHa one-
laho aitzàkiai ezer balio etzuien,
Lardiz. Mais de pareilles excuses
n'avaient pas de valeur.
Hula, bn. adv. comme celui-ci.
Sal. Comme M. Salaberrj ne donne
pas d'exemple on ne sait oii est
Terreur. Hula sera apparemment
une variante de huneta, avec éli-
sion de n (puisque l ne peut
suivre rC), au lieu de la lettre de
liaison e, Hula est alors une adv.
ibais signifie, ainsi, de cette fa-
çon-ci.
Onerano, g. kuneràino, 1. jiià'qu'ici;
de on-rano avec e de liaison, puis-
que r lie peut suivre n; v. Essai,
Ch. II.
Ononz, onunz, g. vers ici ; de on--
rontz^ avec élision de r après n,
v. Essai, Ch. IL
Onetarako, g. à cause de ceci;
de on-etara-ko.
304
Onâi, g. k^mei, 1. bn nofhinatif
agentdapron. Aém. celui-ci; de on-i,
hun^i, avec^^ de liaison, puisque i»
et h ne peuvent se suivre ; v. Essai,
Ch. II. Le nominatif patient cor-
respondant à oneiestau. Le thème
on, hun reparait dans les composes
et dérives.
Onen, g. hunen^ 1. bn. Gréuitif:
de celui-ci.
Ont, g. huni, 1- bn. Datif: à
celui-ci.
Oyeh^ g. oneek^ b. hoyei, 1. hauk^
bn. Nom. pi. ceux-ci. Le bn. hauk
est le plur. de hau,
Oyefiy g. oneen^ b. Aoyen (?) 1.
Aauen bn. Gén. pi. de ceux-ci.
Oyei, g. onei, b. Ao^ei (?) 1.
Aauei{?) bn. Dat. pi. à ceux-ci.
Hil ukan draucac huni aretze
ffuicena. Luc. XV. 80. Test. Boch.
Tu lui as tué à celui-ci le veau gras.
Hitz Aunek, catAolica erran naki du,
P. Guir. Dot. p. 86, Ce mot veut
dire catholique. Hitz Aauk irakatzen
ieraukute. P. Guir. Dot. p. 88.
Ces paroles nous enseignent. Oauça
Aauen ondoan Paul parûituric, Âct.
XVin. 1 Test. Eoch. Après ces
choses (après cela), Paul étant parti.
09k;^,ontf^^^, celui-ci même; esp.
estemismo; de on-cAe, Gén. onecAen.
Dat. onicAe, Nom. plur. oye-cAek,
Gén. oyecAen, Dat. oyecAei,
Onemèeête, g. quelque ; anemleste
bat, une certaine quantité. De onen-'
beêie? Gomp. aimèesle.
Onarzan, v. on.
Onbehar, v. on.
Onbide, v. on.
Onbidetzu, v. on.
Onche, v. ona.
Onda, V. ondo.
Ondamen^ v. ondo.
Ondar, g. Aondar^ 1. fond» lie;
de ondo-are S.
Ondatsu, v. ondo,
Ondasuiii v. on.
Ondatu, v. ondo.
Ondazale, v. ondo.
Ondatze, v. ondo.
OndikOyl. affliction. OndHozèel-
Aea, plein d'affliction. P. Ondiozko,
affligé.
Ondo, 1 V. on.
Ondo, £. g. 1. bn. fond, extré-
mité, bout, tronc; — 1. au plur.
ondoak, champignous, potirons. De
Fesp. hondo, profond. Les dial. I.
et bu. souvent si prodigues de
VA, écrivent OTido. Ondora doa, il
va au fond. Sagarrondo^ g. 1. bn.
pommier. Harritz otido^ souche de
chêne; chêne.
OndaUu, g. profond. Bana zein
ère dan goi, mee, ondaUu. Lettre
de Larr. à Mend. Mais quelqu*élevé,
léger, profond qu'il (sujet de son
livre) soit de ondo-têu.
Ondoan, g. 1. bn. près, après, au
bout de; de ondoa-^. Bayonare^
ondoan da Miartiûze, Biarritz est
près de Baronne. Aritz ondoan,
près, au pied, du chêne. Egwn
biren ondean. Au bout de deox
jours. Erran ondoan. Après avoir
dit.
Ondoren, g. ondotik, 1. bn. après,
par derrière. Le guip. est le génitif
de ondo. Eu holl. et en ail. on
805
emploie aussi le génitif; van ach-
tereu, von hinten. Ondoren régit
le génitif. Zure ondoren naèil. Je
vais après vous; litt. je vais par
ou de, derrière de vous. En ail.
Ich folge euch von hinten. — Le
lab. et bn. ondoiik, est composé de
ondo-tik, Ondotik narrait niti. Il
me suit par derrière. Bemardphar^
tUu da bere bi anayen ondotik^ bn.
Bernard est parti après ses deux
frères.
Ondore, g. postérité. — 1. bn.
suite, conséquence. Paraît être le
génitif de ondo, avec chute de n.
Au plur. widoreahj g. syn. de on-
dore^ les descendants. — Behha^
tuaren ondoreah^ 1. les conséquences
du péché.
Q^idorengoy ou le plur. ondoren-
goal^ g. b. les descendants. Ondo-
rengoak ère berdin izaiea naiko de-
zute^ g. Trad. de Moguel. Tondrez
vous que la postérité soit comme
(égale à; vous.
Ondoio, 1. bn. postérieur^ succes-
seur; de ondo-ko.
Ondokoak, 1. bn. plur.de ondoko;
les descendants, la postérité.
Ondatu, ondaizen, g. b. ondalu,
hondatu^ hondartu, Aondarlzen, 1.
unda, undaôUj onda, ondatu^ bn.
En g. détruire. En 1. abîmer, en-
foncer, prodiguer. Eu bn. gaspiller,
prodiguer. La forme hh. hondartu
doit être une corruption de hon-
datu, Hondar, ondar, existe, mais
signifie: lie, fond; nous croyons
de ondo-are 3 ; à peu-près, le holl.
grondsop, de grond, fond, et sop,
liquide épais, suc. — Ma bizidun
guziak ondatzelo asmoa artu zuen.
Lardiz. Et il prit la résolution de
détruire tous les vivants. Hondatuko
zaitut. Je te ruinerai. P.
HondatzaUlet 1. hondazale, onda-
zale, hu. fToAigae; de Aondo-tzaille,
Hofidalè, 1. fondrière.
Ondamen, g. destruction ; deondo;-
men. Ondainen onetarik iges egin
zuen èatek, g. Un échappa à cette
déroute. Ondamen ark etziola uki-
tekoy g. Que cette destruction (le
déluge) ne le toucherait pas.
Ondar, g. Aondar, 1. lie, reste,
tond; de onda-are 3, Amoa hondartu
da. Le vin est au bas. P. Lurra-
ren hondarrean. Au centre de la
terre. P. Il semblerait que hondar
dévie un peu trop de sa signifi-
cation primitive, qui se sera peut-
être perdue.
Hondartu, v. hondatu,
Ondoan, v. ondo.
Ondoko, V. ondo.
Qndonayezko, v. on.
Ondore, v. ondo,
Ondoren, v. ondo.
Ondorengo, ondorengoak,
V. ondo,
Ondotik, v. ondo.
Ondu 1, V. on,
Ondu 2, g. sec; se dit des
fruits secs comme: raisins, figues,
etc. Il nous semble que c'est le
même mot que ondu, mûr; v. on.
Onechek, v. onel-^ s. v. ona.
Oneek, v. onek^ s. V. ona.
Oneen, v. oneky s. v. ona,
Onei, V. onei-y s. V. ona,
20
306
Onek, V. ona.
Onela, onelako, v. ona.
Onembeste, v. ona.
Oneily V. oneh^ s. v. ona,
Qnerano, v. ona,
Oneratu, oneratze, v. on.
Onerechi, v. eritzi.
Oneritzi, v. eritzL *
. Onerran, v. on.
Onestasun, v. on.
Oneste, v. eUi.
Onetarako, v. ona.
Onetsi, v. etai.
Onexi, v. eisL
Ongarrii v. on,
Ongi, V. on.
Ongiegille, v. on.
Ongille, V. on.
Ongitzoa, v. on.
Ongoa, V. on.
Ongose, V. on,
Ongiine, ongunde, v. on.
Onhasun, v. on.
Oniy V. onek^ s. v. ona.
Oniritzi, v. eritzi.
OnkTianiu, v.,on.
QnonZy v. ona.
Ontasun, v. on.
Qntz, g. hontz, 1. huntz, bn.
hibou.
OntzO; V. on.
Ontzi, g. b. untzi^ l. unziy bn.
vase, vaisseau, plat, navire.
Onunz, V. ona.
On, g. oin, b. 1. oin, huin^ bn.
pied. Il paraît que de nos jours
on dit toujours en lab. et bn.
zango pour pied. — Bada iausa
komuna eta ardurakoa oinak liiUa
izaiiea. Ax. p. 190. a. éd. 52. n.
éd. Mais c*est une chose oommane
et fréquente que d'avoir (l'avoir)
les pieds sales. Ela pot eguUcn
cerauen haren oiney. Luc, VII. SS.
Test. Boch. Et lui baisait ses pi^s.
Onez, g. oinez, huinez^ Auinla,
bn. à pied; de on-z et ia.
Ohutsii, g. oinlhux, AumlAux^ bn.
pieds nus; de on-uls-ii.
Onatz^ g. b. oinhats, 1. pas, trace,
vestige; de oin-atz. Exactement le
hoU. voetspoor; voet, pied; spoor
trace.
Onaziar, g. (Tolosa) onaztar, g.
ouaztu, h. (Astarloa) foudre, éclair;
de onaiZ'kar? Pour la variante de
zk et zt, comp. azken, atzen.
Onazôu, oiazten, g. fouler aux
pieds.
Oinhatslea, oinAatsten, 1. enjam-
ber. P.
Omdogora, ondagora, 1. talon. P.
Oinetakoak^ 1. chaussure, souliers ;
de oin^ta-ko'ak. Adj. employé sub-
stantivement et au pluriel.
Oîiaze, V. unka.
Qnazkar, v. on.
Onaztar, v. on,
Oiiazte, v. on.
Onaztu, V. on.
Q&ezko, V. on.
Onutsik, V. on.
Opa, g. b. désir. Selon Astarloa :
cadeau (regalo, ofrenda). L'adverbe
oparOy abondamment (de opoHro)
nous met probablement sur la trace
de la véritable signification et de
l'origine de opa. La signification
sera abondance; comp. Par jaque
apa a. (Fick, E. Wb. p. 9), dont
807
le grec opos^ sève^ lat. op, puis-
sance, force (kraft); au. afa, sève,
abondance. L^auteur ajoute que si
Ton accepte ^^sève" comme signifi-
cation primitive, alors la significa-
tion force, abondance du latin et
de Tallemand, s'explique facilement.
Opailla, b. le mois d'avril. De
opa-^Ua? mois d'abondance. Pour
un climat du nord^ cette dénomi-
nation ne serait pas très bonne;
mais le mot peutêtre ancien, et
les Basques ont peut-être habité
d'autres latitudes. L'explication
d'Astarloa (Apologia, p. 384), mes
de ofrendas, mois de cadeaux, n'est
pas à Tabri de plusieurs objections
sérieuses. D'abord est-ce que opa^
opia, signifie cadeau? Ensuite l'ex-
plication des cadeaux est louche.
Les Basques s^offraient réciproque-
ment des agneaux dans ce mois-là;
ou bien ils faisaient des sacrifices;
Astarloa n'est donc pas certain de
son étymologie. Des sacrifices on
n'en sait rien ; il n'est resté aucune
notion par rapport aux usages reli-
gieux des Basques ; et la coutume
de s'offrir des agneaux est assez
bizarre, pour que l'on soit en droit
de demander quelques détails. M.
Cordier qui s'est occupé de cette
question (Croyances des Anciens
Basques, par Eugène Cordier. Ex-
trait du bulletin de la Société Ba-
mond) dit, page £0. „Nou8 ne
possédons, en définitive, aucune
notion certaine sur la religion des
premiers Basques."
Opa, opatu, opatzen^ g. désirer,
souhaiter. Opa dizut, je te souhaite.
Semé biurria da aitari eriotza opat-
zen diona. C'est un fils pervers,
celui qui désire la mort de son
père.
Opailla, V. opa.
Oparo, V. opa.
Opatu, V. opa.
Opatze,' V. opa,
Ope, g. pain rond.
Opil, g. 1. opMl, bu. petit pain,
gâteau, galette. Diminutif de ope.
La terminaison illa se retrouve dans
neakatiUa, En bn. ophU est employé
comme pain en français^ dans pain
de sucre, sukre^opiil; pain de cire,
esio-ophil; pain au lait, esne-ophiL
Comme on dit en lab. sukopil,
galette cuite sous la cendre, de
êu-ophily il est probable que opil
est pour kopil. Pour la mutation
de A en k, v. Essai, Ch. IT, et Tin-
trod. du dict. p. 8.
Opheba, bn. rassemblement de
moissonneurs. Sal. N'est-ce pas
plutôt ouvrier en général? En tout
cas il nous semble de l'esp. ope-
rario, ouvrier. En italien le second
r s'est aussi perdu: operaio.
Ophil, V. ope.
Opil, V. cpe.
Opoa, (ou opo?) 1. défaut.
Opor, opora, 1. tasse, gobelet ;
syn. de gatiUu.
Or, 1. g. hor, 1. bn. là. Nor
da or? Qui est là?
Orra^ 1. g. b. horra 1. 1. bn.
voilà ; de hor-a, comme hara de har^
(v. ara 2). Le r de «w paraît être
dur et par conséquent redoublé orra ;
808
comp. cependant ori, qui n'a
qu'un r. Selon M. Salaberry c'est
encore un impératif de iiiusi!
Horra Apoëtoluek emaUen derausH-
guien seinaleak Elizaren ezagutzeJco,
P. Guir. dot. p. 86. Voilà les
signes que les Apôtres nous^ don-
nent pour connaître Tl^lise. Horra
non den, le voilà.
Orraj 2. g. Aorra 2. 1. bn. là,
litt. vers-là ; de or-ra. Horra nintzen,
j'étais allé là. En fr. on dit tou-
jours là, mais en ail. p. ex., on
dit dorthin, en angl. thither, ce qui
rend mieux le basque.
Orrela^ g. de cette façon là,
ainsi; de or-la. Comp. onela.
Orrerano^ g. jusque là; de or-
rano.
Orregatik^ g. orregaitik, b. pour
cela, à cause de cela ; de or-gatii.
Orregailik egija day diabrubak peko'
tuban jami eragite arren sinisùu
eragingura deutsaia asiorù Moguel.
p. 88. Pour cela il est vrai que le dia-
ble, pour faire tomber dans le péché
veut fait croire à beaucoup que...
OrretarahOy g. pour cela, syn. de
orregatik; de or-eta-raho.
Hortakotzat, 1. pour cela; de hor-
eia-koUat, Hortakotzat haaitzen egi-
tetik molderik gaôeko leze Uhunbat
ôezala. Larreguy. Test. Çahar. 1. p.l.
Pour cela ayant commencé sans au-
cune forme, comme un abîme obscur.
Ori, orrek, g. b. Aori, Aorrek, 1.
bn. Nominatif patient et agent,
ce, celui-là, cela.
Orrân, g. b. korren, L bn. Gén.
de celui-là. Le r de <^ paraît être
dur et par conséquent redoublé
quand suit une voyelle; de là iorrA,
orrela etc.; et de même le génitif
orren et le datif orri. Cependant
le plur. oriek, horiek^ orien^ iarieu^
orieiy horiei, na qu'un ry pour
cette raison nous avions considâé
dans notre Essaie p. 27, le gén.
orrefi, comme étant la syncope de
oriren et le dat. orri, de oriri, en
prenant pour thème le nominatif
ori. De cette façon le pluriel s'ex-
plique aussi et n'offre aucune irré-
gularité. Mais alors le nominatif
orrek, horrek^ et les composés ofre&i
etc. demandent une explication, que
nous ne savons donner. — U païah
que ori est employé en bn. pour
tiens, voilà. V. ori%. C'est encore un
impératif, selon M. Salaberry. Cette
fois-ci ou a le cboix entre aiekik
et harl — Bioriu egizuz gugana
zeure ôegi miaerikordiazio orreL
Olaechea, 8. Tournez vers nous
ces (vos) yeux de miséricorde. £u
hoU. et eu ail. ou s'exprime de la
même façon, en employant le pron.
possl et le pron. dém« à la fois. —
Ezeu hori gerikaiuko zaU kampotik
choilki batiaiz abisalua. Chourio, p.
148. Car celn arrivera si je suis
seulement instruit du dehors. --
Larramendi écrit Aor, Aoriy avec il,
et orregatikan sans h; v. les exem-
ples s. V. jayera et tnenieralu.
Oriche, orreehek, g. celui là même;
esp. eso mismo; de ori-che.
Or 2, 1. hor 2. bn. chieu. Uo
309
des très-rares mots dont le rn^est
pas doublé; ara^ hora^ le chien.
En g. or se retrouve dans attzanora.
Or oillaia, 1. levrette. P.
Orachte, v. orain.
Orachtean, v. orain.
Orai^ V. arain.
Oraidanikj v. orain et da.
Oraiko, oraikoan, v. orain.
Oraikotss, v. orain.
OTBia, oran, g. b. orai, 1. bn.
maintenant. Du lat. hora, ou du
^prov. ora avec le suffixe n, dans
rheure ? C'est généralement le dial.
g. qui supprime le n final, v. arrai
2 ; ici cVst le contraire, ce sont
les dial. basq. français.
Orai berehala^ 1. tout de suite.
Oraingo^ g. 1. oraiko, 1. bn. d*à
présent, récent ; de orain-ko. Comme
n et k ne peuvent se suivre (v.
Essai, Ch. Il) le ^ a été adouci dans
orainpo, et le n élidé dans oraiko.
OranagOy g. depuis peu; de {>ra^-
go. Comp. oraingo. Oranago esan
dan bezela. Comme il vient d*étre
dit; comme il a été' dit tout-à-
l'heure.
OraiagoUk, g. oraingotik^ 1. dès
à présent; de oraingo^lik.
Oraingoan, g. oraikoan^hn, mainte-
nant, cette fois; de oraingo^a-^.
Oraindanik, g. 1. orai danik, 1.
bn. désormais; de orain^danik.
OraindanOj g. oraindaino, 1. bn.
oraindranOy bn. jusqu'à présent,
jusqu'à maintenant ; de orain-da^iio,
et orain-do'rano. Comp. egvndano,
Eta gucien karracaquin beçala orain-
drano. 1 Cor. IV. 18. Test. Boch.
Et comme avec la raclure de tous,
jusqu'à maintenant.
Oraino, I. orano, bn. encore; de
orai'no. Liçanague écrit no pour
no, ou ino. Le i dans oraino peut
également bien appartenir à orai
qu*à ino puisqu^en lab. on rend
le son n par in. Aitek eta antek
irakhaisi hehar diozkate oraino Aavr
ehumei Pater Noster, etc. De la
Vieuxville. Les pères et mères doi-
vent enseigner encore aux petits
enfants le pater noster, etc.
Oraintcie, 1. orachte, bn. tantôt
(en parlant du passé).
Orachtean, bn. tantôt, récemment,
de orachte-orn.
Oraindanik» v. orain.
Orain dafio, v. orain.
Oraingo» oraingoan, ^. orain.
OraingOtik, v. orain,
Oraino, v. orain.
Oraintche> v. orain.
Oraino, v. orain.
Oramai, v. ore.
Orano, v. orain.
Oranz, v. ore.
OrafiagO, v. orain.
Ori^lIagOtik, v. orain.
Oratu, V. ore.
Oratze, v. ore,
Orbain, v. orbal.
Orbal, (orbalaP) l.cicatriec.
Orbain, mot d'O. selon P.
Orbi, course, galop. Mot d*0.
selon P.
Orda, ordara, 1. tocsin.
Ordain, V. orde.
Ordaindu, v. orde.
Ordaintzalle, v. orde.
310
Ordaintze, v. orde.
Ordainzka, v. orde.
Ordainzkatu, v. orde.
Ordannaz, v. orde.
Ordara, v. orda.
Orde, g. b. 1. bn. lieu, place. —
1. bn. an lieu de. Haren orde da.
Il est en sa place. P. Litt. c'est
sa place. Eg:ingo orde indazu bihar.
Au lieu d'aujourd'hui donnez-moi
demain. On dit aussi ordez^ au lieu,
et il semblerait que ordez (orde-z)
est plus logique que orde; Il n'est
pas clair ce que orde signifie. Lu-
garteniente. lieutenant, est traduit
chez Larramendi par orde; et P.
cite andre ordea, dame en seconde
noces; litt. celle qui en tient
lieu. Nous retrouvons orde encore
dans ama ^ aUa ordeio, mar-
raine et parrain; celui qui tient
lieu de la mère ou du père. Ici
nous avons un adjectif orde-ko.
Est-ce que orde dériverait de or,
là, avec la terminaison de'i
Ordetu. Ce nom verb. est donné
par Larr. pour: substituer, mais il
parait que ce mot n'est pas connu.
Ordea^ g. 1. bn. Oi^dia^ ordian^
bn. mais, cependant. Il nous sem-
ble que ordian, aura été la forme
primitive, orde-a-n, dans le lieu,
au lieu (de) ; et plus tard „cepen-
dant.^' Pour la chute de n final
V. arrai 2. — Bai ordea, 1. oui,
si fait.
Ordain, 1. bn. la pareille. P.
Bemplaçant. Sal. — g. récompense.
— 1. au lien de. Emozu ene ordain.
Donnez au lieu de moi. P. Gomp.
orde^ dans le sens de ^^au lieu.'' —
Il nous semble que ordaim (avec
l'art, ordaina) vient du nom verb.
Orde egin ou de Tadj. verb. orde
egiha. Il arrive que le nom est pris
du verbe, comp. aAar de oAartu.
Ordain, pour „au lieu" s'explique
tout aussi peu que orde^ au lieu.
Ordonnaz, bn. en échange. Comme
M. Salaberry écrit ordain il aurait
pu ou dû écrire ordainaz ou or-
dainaz; de ordaina-z, ILea deux
n = n.
Ordainzia, bn. par réciprocité;*
de ardain-z-ia.
Ordainzkatu, bn. user de xéd-
procité.
Ordaindu, ordaintzen, g. récom-
penser.
Ordaintzalle, g. rémunérateur; de
ordain-tzalle.
Ordea, v. orde.
Ordean, v. ordu.
Orden, 1. bn. ordre.
Ordenu, 1. bn. testament.
Ordi, g. b. Aordi^ 1. bn. ivre.
Ordikeria^ g. b. hordikeria, I. bn.
ivrognerie; de ordi-keria.
Orditu, ordUzen^ g. b. hortBtu,
horditzen, 1. bn. s'enivrer.
Ordia, ordian, v. orde.
Ordikeria, v. ordù
Orditu, orditze, v. ordL
OrdO, 1. uni, égal. Bide ordo
bat. Un chemin uni.
Ordotss, g. ordoxy bn. verrat. —
1. porc châtré. P.
Ordotx, (n s= ch) 1. petit oodion
mâle. P.
OrdOZ, V. ordotz.
811
Ordu, g. 1. bn. moment^ temps.
Ordu da jaikiizeko. H est temps
de 8« lever. Zer ordu da? g. Quelle
heure est-il P Orduz geroztih. Depuis
ce temps là. P.
Orduan, g. 1. bn. orduôan, b. or-
dean, bn. alors; de ardva-n,
Orduio, g. d'alors; de ordu-io.
Ordulo gizonah Les hommes d'alors.
Orduan daniij 1. ordudanii, bn.
dès-lors.
Ofdukotzati 1. bn. dès lors; de
ordu'iotzat. Zerert ja ofduhoizat
neurria betke àaitzvten, Ax. 125.
a. éd. 296. n. éd. Car déjà de ce
temps-là la mesure était pleine.
Barazkal orduko. Pour l'heure du
dîner. P. Behar orduko. Pour quand
il en sera besoin. P. Ces deux
locutions sont assez curieuses; le
suffixe ko indique ici le futur.
Orduan, v. ordu.
Ordudanik, v. ordu,
Orduko, V. ordu.
Ordukotzat, v. ordu.
Ore, g. orhe^ 1. bn pâte de
farine préparée pour la cuisson.
Oraiu, oratzen, g. orkatn^ orhaU
zen, 1. bn. pétrir.
Orketa, bn. la manipulation du
pain, pétrir et cuire. Il nous semble
que c'est le subst. verb.'dont le»
s'est perdu; v. keian, s. v. ia. -
Oramai, g. pétrin; de ore-mai.
Orhaaka, 1. pétrin; de orke-
aska.
Oranz, g. levain; de ore — P
Oreilly 1. cerf. Orein adarrak.
Bois de cerf.
Oron, 1. bn. heure. Probable-
ment du prov. ora, heure, bien que
nous ne sachions pas comment.
Oren erditsu bai, environ une demi
heure.
Oren orozy oren gaziez ^ à toute
heure. P.
Orenerdiy bn. demi-heure; de
oren-erdi.
Orenkal, à chaque heure. Mot
d'O. selon P.
Orenerdi, v. oren.
Orenkali v. oren.
Orga, I. char, charretée. Orga
ùat egur. Une charretée de bois. P.
Orgazain, I. charretier; de orga-^
zain.
Orgari, orgagille, 1. charron; de
orga-ari 4, et orga-gille foxxi egille,
Orgakals, (mieux avec z) 1. or-
nière; de orga-hatz.
Organeicke^ 1. corps de la char-
rette; de orga-etche avec n euph,
Orgagille, v. orga.
OrgaliatS, v. orga.
Organetohe» v. orga.
Orgari, v. orga.
Orgatil, g. orkatil^ b. cheville
du pied; esp. tobillo.
Orgazaln, v. orga.
Orhaska, v. ore.
Orhatu, v. ore.
Orhatze, v. ore.
OrllOy V. ore.
Orheta, v. ore.
Orbit, orhltu, v. oroi.
Orhitze, v. oroi.
Orhoitkarri, v. oroi.
Orhoitu, V. oroi.
Orhoitza, v. oroi.
Orlioitzapeu, v. oroi.
312
Orhoitzar, v. oroi.
' ê
Orhoitze, v. aroL
Ori, 1. V. ^ l.
Ori, 2. orizu, orizie, bu.
Selon M. Salaberry ces trois mots
sont des impératifs du verbe atchiky
et signifient le premier: tiens; le
second : tenez (sing. forme polie); le
troisième : tenez, plur. Cette étjmo-
logie ressemble à celle de huna et
de horra et a la même valeur. Il
nous semble qu'il ne peut y avoir
de doute que ori dérive du démon-
stratif ar^ là, et a pris le caractère
d*uu impératif par l'adjonction de
2u (toi) et de zi-e^ corruption de
zute (vous). V. £>r L.
Ori^ s g. hori^ 1. bn. jaune,
pâle^ blême; de Tesp. oro.
Oritz, g. b. olitz, 1. le premier
lait après Taccouchement. Pour la
permutation de r et /, comp./Ma/^.
Orizie, v. ori 2.
Orizu, V. ori 2.
Orkatil, v. orgatiL
OrkhatZt bn. chevreuil. Sal.
Orkira, v. brozela.
Orma, b. iorma, I. bu. glace^
gelée. Horma ur^zen da. La glace
fond. P.
* Oro, g. 1. bn. tout, chaque.
Orobat^ g. 1. bn. tout un, indiffé-
rent. Oro bat da bikar. Autant vaut
demain. P. Zeren berdin ezta deu9en
perilik, ora bal da biiar, ara bat da
gero, Ax. p. 188—184. a. éd. 888.
n. éd. Puisque tout de même, il
n'y a rien de périlleux autant vaut
demain que plus tard.
Oraàatêu, 1. presque égal. Pou-
vreau cite quelques adjectifs comme
celui-ci, se terminant par iêu^ mwec
la signification de ,^ peu-près, près- '^
que." Oren erdUiu bat, environ
une demi-heure. Têu ne peut être
ici la terminaison qui forme an
grand nombre d'adjectifs. Ce sera
peut-être une corruption dn dimi-
nutif ch^ qui s'écrit aussi idL
Oroch, 1. orox^ bn. veau m&le.
Oroi. Ce mot ne se retrouve
que dans les composés; mais le bn.
a orhitf adj. qui se souvient. £n
français il n'y a pas d'équivalent;
en ail. eingedenk. Il y a tout
lieu de croire que le t de ùrUi
appartient à la terminaison verbale
orhitu (comp laket). La significa-
tion comme adjectif s'est donc con-
servée, mais la forme s'est corrom-
pue; elle semble devoir être Of^M^
dont le i final sera la caractéristi-
que des adj. verbaux; v. lettre L
Oroituy oroitzen, g. orAaitm^ or-
AoUzen, 1. orAit, oriitu^ oriiUeih
bn. se souvenir. Ce nom verb.
régit z. 3ie êâmea, orAaii zaùe àetU
Auriez. Chourio, p. ZiL Mon filfl
souvenez-vous toujours de cela. Gh.
écrit orrAoit, mais nous ne trouvons
nulle part deux r.
Orhoiùza^ 1. souvenance. Subst
verb. Comp. adUza.
Oroipen, g. b. orAoUzapen, I.
souvenir, commémoration. Oro^
nean mesedeen^ g. Eu souvenir des
faveurs.
Oroipengarriy g. souvenir. Juii
pusia bat eta izur Iriêteai gerain
zaizue beren ofoipengarriizai. g.
OMBH
313
Trad. par M. Arme de VHeAeco
eêcolia de Mogael. Un peu de
poasaière et de misérables os vous
restent en souvenir d'eux.
OrhoUkarri^ 1. mémoire (docu-
meut). Sarako orhaUzarriek era-
kusten duie. Les mémoires deSare
font voir que...
Oroipon, v. oroi.
Oroipengarri, v. oral.
Oroita, v. oroi. •
Oroitze, v. orai,
Oroldio^ g. bn. aroldi^ b. ^o-
roldio, paroldi, orolio^ 1. mousse
(plante).
Orox, V. oroch.
Qrpo, erpo, g. b. talon; gond.
Orra^ y. or l.
Orrase, v. orraze.
OrratZj g. épingle. — 1. bn.
aiguille^ à coudre, d'une horloge.
Comp. ariZy dent.
Jo^tarraiz^ g. aiguille; de jo»
(de joèî) — orratz. Le i de joêiar-
ratzy pourrait bieu^ comme dans les
dérivés de begi, être un g devenu
L Orralz est probablement le même
mot que oriz, en lab. hartz. Comme
k permute avec ^, Aariz explique
peut-être gorosH, houx. Oorosti a
la forme d*un adj. verb. et pour-
rait signifier^ (goroêtia) le pointu,
celui qui est muni d*aîguilles.
Galzelorraiz, g. aiguille à tricoter.
Orratze, g. bn. orrase, 1. peiffue.
Probablement comme ortz de orraûz.
Orrazetu, g. orrazia^ orrazMu,
1. bn. peigner.
Orrazetn, v. orraze.
OrrastatU) v. orraze.
Qrre, bn. orri 1. genièvre. En
lab. aussi feuille.
Qrregaitik, v. or i.
Qrregatikj v. or i.
Qrrek, v. or 1.
Qrrela, y. or i.
Qrren, v. or i.
Qrreraiîo, v. or l.
Orretarako, v. or 1.
Orri^ g. b. 1. feuille.
Grilla^ b. le mois de mai. De
orri'illa?
Orrilla, v. orri. .
Orro, 1. bn. mugissement; se
dit de la vache^ de r&ne, de la
mer, etc. Asôo deUurik egizu, orro.
Quand on t'appelle âne, brais.
Prov. d'O.
Ortora^ 1. tine de terre. P.
Au mot aska, auge, P. ajoute
orêera comme svn. C'est alors en
terre cuite P
Orthuts, orhtUeik, 1. ortoêik, b.
pieds nus; syn. de oifUhux. De
or-huU et or'AïUS'ik. Jusqu'à présent
nous n'avons trouvé qu'un seul
mot dans lequel r se trouve pour
n, c'est belaun. Nous avons cité
iruniz, b. mais c'est une erreur;
nous n'avions pas vu que c'est
une faate d'impression chez Mo-
guel. Belhaur paraît donc être une
exception et par conséquent c^r^AtM?
ne nous paraît pas être une variante
de ointhux. Ort ou or doit alors
signifier pied, et se retrouve dans
ortkai, 1. forme de soulier. Pouvreau
ajoute un exemple qu'il ne traduit
pas, et qui ne rend pas le mot
plus clair. Ha/rtzen duie ôere plega
314
eia orkoia. Us prenseBi son pli et
la forme de soulier? La traduction
ne peut être bonne, car elle n*o£fre
aucun sens. — Comme le i dans
ùitUhux est euphonique {pin-hutê),
il sera également euphonique dans
orthtUêy et il faudra décomposer
ce mot en or-AïUê, Or est donc
pied et se retrouve peut>être dans
arpo, talon. — Orihuts dago. Il va
pieds nus. OrtAuiêeianJoaUea. Aller
pieds nus. OrtAtUêik MUea, Mar-
cher pieds-nus.
Qrfkoi, V. ofiAuta.
Qrtosik, V. ofihuiê.
Ortz^ g. Aoriz^ 1. bn. dent. —
1. échelon, degré. Serait-ce la syn-
cope de orratz?
Orlzkatu, ortziatzen, g. mordre.
Horizkitzea, 1. agacer les dents. P.
Hort7tokii hortziroêio, 1. gencive;
de Aoriz^toii et de iorlz^krosko.
Krosio que nous avons omis sur la
lettre k, signifie : enveloppe, coque,
d'un oeuf, d'un navire (le corps),
de la tête (crâne). O. écrit kurskua
selon P. Du prov. erosta, croûte.
La variante tz (pas zt) et zk se
retrouve dans atzm et azhen.
Ortskatu, ortzkatae, v. ariz.
Orz, horz, bn. nuage. Ce mot
a vieilli; il est sjn. de hodei, et
s'est conservé dans quelques dé-
rivés.
Orzadar^ Aorzadar^ bn. Aoltzadar.
P. arc-en-ciel; de orz-adar. Pour
la permutation de l et r, v.fttale.
Orzfforri, bn. rouge (du ciel).
OrzanZf bn. tonnerre; de orZ"
atatUz.
Orzotkiy 1. serein. Zeru arzozH,
ciel serein. P.
Orzaiziiara, bn. à la clarté du
ciel; de orzozkirraf Ezagniu smiu-
dan orzaizkiara ene àoriAan i^ta-à-
ien. Je vous ai reconnu, au clair
des étoiles, quand vous pmasiez
devant ma porte.
Orzadar, v. orz.
Orzaiskiara, v. orz.
Orzanz,*v. orz
Orzegun, v. osiegwi.
Orzgorri, v. orz,
Orzilare, v. ostirala.
Orzirale, v. ostirala.
Orzozki, v. orz.
Osaba, g. b. 1. bn. ozeôa^ bn.
oncle.
Osagarri, v. oso.
Osasiin, V. 090.
Osasiintsu, v. oso.
Osatu 1, soûl, châtrer. Sal.
Osatu 2, V. oso.
Osatzei V. oso.
ObÎII 1, g. ortie.
Osill 2, bn. eau profonde dont
le cours est ralenti par une cavité
de son lit dans certains endroits.
Sal.
08k6, 1. ozkey bn. entaille, qu'on
fait à un bâton.
Ozkarraiu^ bn. faire des entailles.
Ofikij 1< bn. soulier.
Obo, g* L bn. entier. — 1. bn.
sain, bien portant.
OsaêUfi, g. b. 1. bn. santé; de
Oéo^toêun?
OsasunUu, g. salutaire; de
oêoéun'-'ôêu.
Oêoro, 090 ta oro^ g* Oêoki^l.hn.
815
entièrement; de oèo^a et H, Oso
ta aro pourrait se comparer au hoU.
geheel en al» entier et tout = en*
tièrement; ainsi qu*à Tall. ganz
und gar.
Osatu, asalzen, g. guérir. — ras-
sembler, rendre entier. — bn. coudre
ensemble.
Osoki, V. oêo.
OfiorOy V* oso.
Ospa, ospako, v. oôa.
Ospe, V. oU.
Ospol, g- (avec Tart. ospela)
engelure; uêpel, bn. meurtrissure.
De otz-^lef Bien que s soit rare-
ment pour Zf puisque la 'pronon-
ciation est très différente, il s'en
trouve des exemples. La mutation
de b en p, après la sibilante est
régulière; v. Essai, Ch. II.
Ofitaro, V. osto.
Ostatu 1, V. oêio.
OsTATu 2. 1. bn. hôtellerie, au-
be]^; du prov. ostau, v. L. R*
Hoêialer, bn. aubergiste; du prov.
ho^talier, v. L. B.
Ofitasuri» v. osto.
Oste 1, g- derrière. Hcàeareu
oêiea. Le derrière de la maison.
Osiéan^ g. en outre; ostian, b.
derrière,en outre ; de oaôe-a-n; oomp.
aurrean^ piàelean, etc. Leleenguan^
leira gaiêtuaz ostian. Moguel. Dans
la première (édition) en outre de
la vilaine lettre. Orrezaz, ou enezaz
ou arzaz, ostean^ g. en outre de
ceci, de cela.
Ostekoy g* postérieur; à'^oête-ho,
Oêieronzâtm^ g. du reste; de
osU'ronz'n. La terminaison parait
être ean pour n comme c'est le cas
après les lettres n et r , lurrean,
gizonean.
Oêteronlzeio, g. reste; de oste^
ronz'ko, Pagatuko dizkidazu oète^
nmizehoak bigar. Vous me payerez
le reste demain.
Oêteray g. b. de nouveau; de
oête^a.
Oêtiio, 1. bn. coup de pied; de
osie-io; expression elliptique.
Oëtiiada, g. coup de pied; la
terminaison n'est pas claire. Comp
ostiio.
OHikaiUf 1. bn. donner des coups
de pieds; fouler aux pieds, vilipender.
Oêtikoka, 1. bii. à coups de pieds;
de osiiko'ka,
Oste 2. bn. oztê, 1. grande
quantité.
Ostean, v. oète 1.
Ostegun, g. b. orzegun, 1. jeudi.
De oôêg bruit P Comp. l'ail, don-
nerstag.
Osteko, V. oête 1.
Cetera, y. oête l.
Osteroiueaii, v. osU l.
OBterontzeko, v. osie 1.
OBtian, V. osie 1.
Ofitikada, v. oste l.
Ofitikatu, V. oste 1.
Ostiko, V. oste 1.
Ostikoka, v. oste 1.
Ostirala, g. b. orzUare, orzirale,
1. vendredi.
OstOt g. !• bn.^^c», bu. feuille.
OstaiUa, L ostaro, b. I. bn. le
mois de mai; de osto-iUa et oro.
Ostazuri, g. aune; de osUhZuri,
à cause de la couleur du feuiUageP
316
Oêialu, 0êiatz9n^ 1. bn. se garnir
de feuilles.
OstaiUatu, oêUnUatzen, I. garnir,
meubler une maison. De ostoiUa?
Ostoilla» V. oêio.
Ostoillatu, 08toillatee,v. oêto.
OsTBEINATUy OSTBKINATZEK, 1.
8*enclorcir, s'obstiner. P. Serapro*
bablement une corruption de ob-
stiner.
Ostrellaka, g. arc-en-ciel. Ce
mot dérivera de org; mais nous
ignorons comment il est composé.
Ostu, OStutSBen, g. voler, dé-
rober.
OtEi g- perche, sur laquelle dor-
ment les poules.
Otadi, V. oie 1.
Otar, g. oiharre, 1. panier.
Ote 1. g. bourg-épine (?) esp.
argoma. Dans le Dioc. de.Domin-
guez on est renvoyé de argoma à
aliaga, plante à épines et à fleurs
jaunes. OtAe, 1. bn. ajonc épineux,
genêt.
Oladi^ g. othar, bn. terrain ou
croît cette plante; esp. argomal.
Otkaska, 1. Tendroitdans la ferme
oà Ton pile Tajonc.
Ote» 2. g. oihe^ 1. bn. mot ex-
plétif^ de doutCj d'interrogation.
Joan ote da? £st-il parti? Egin
othe du2u? Avez-vous fait? Ez
oihe duzu egin? N'avez- vous pas
fait? Bai othe? Est-il vrai? Ezta
otieril, U n'y pas de doute. Il
nous semble que otie, et otioi ont
une origine commune, ou plutôt
que otke est la syncope de otioi,
oikoj^j je vous prie, je vous demande.
Ainsi : Joan ote da, signifie au fond :
Je vous demande, je vous prie,
est-il parti.
Othar, V. ote 1.
Oiharre, v. otar.
Oihe, V. ote 2.
Oihi, V. oti.
Othian, bn. donc. Othionpogo"
tuko nuzu. Donc vous me payerez.
Sal. Il nous semble de oihe.
Othoi, 1. je vous prie. P. Ei^
Jainhoa, indazu^ othoi atzo arrosa
geroz egin ditudan hut-een eta èeiha-
tuen barihamendua. De la Yieux-
ville, p. 9. Mon Dieu donnez-moi,
je vous prie, le pardon des fautes
et des péchés que j'ai faits hier
au soir. — La forme de othoi est
obscure. Ce n'est pas la I''' pen.
de rindicatif; il faudrait pour cela
un n initial (forme passive) ou un
d initial (forme active). La forme
de othoi est plutôt celle de Tad-
jectif verbal, otho'\' i; mais Tem- .
ploi de othoi rend cette supposition
peu probable. U ne reste alors
que l'impératif qui pourrait expli-
quer othoi, si ce n'est que la 2^'
personne porte toujours la caiao-
téristique, soit du masc. (il), soit
du fém. (»), soit de la forme polie
(zu). Nous ne pouvons donc rien
dire de positif sur othoi, mais le
subst. othoitza^ prière,- nous finit
supposer que othoi doit être on
adj. verb. dont le subst. verb. cor-
respondant est othoiiza, comme
aditza de adi, agintza de agin*
Nous trouverons peut-être plus ttrd
l'explication de othoi.
817
OthaUz, 1. bn. prière. Othaitz
eguioçue bada uzia Jabeari. Matt.
IX. 38. Test. Soch. Faites donc
prière (priez) le Dieu de la moisson.
Heien othaUzah enlzunak iean ziren,
Larregai, Test. Çahar. Leurs prières
forent écoutées.
Othoîtz egin^ 1. bn. othoitzez
egan, 1. prier. OthoUzez nagotzu.
Je vous prie. P.
Othoitztea, 1. prier. P. Ce subst.
verb. correspond à un adj. verb.
olAoiizlu.
Oihaitztia^ othoUztiafy 1. dévot en
prières. P.
Othoitss, V. othoi.
Othoitzte, V. othai,
Oihoitztia> oihoitstiar, v.
othoi.
Othoronza, v. othurunza,
Othurunza» 1. othoronza^ bn.
repas ; ayn. de apairu. SatUAurunza,
O. selon P.
OtAurunzaiu, oiAurunzatzen, 1.
donner on prendre repas. P. OùAu»
TWizatu naiz, j*ai pris repas.
Othumnzatu, v. olAtirunza.
Othurunzatze, v. otAurtmza.
Oti^ g. otAi, 1. bn. sauterelle.
Eta ketic ilki cUeeen otAiae lut-
rerd. Apoc. IX. S. Test. Boch. Et
de la fumée sortirent des sauterel-
les sur la terre. -^ Selon la version
française: Et de la famée dupuit
il sortit des sauterelles qui se ré-
pandirent sur la terre. Earen iaquia
cen oiAiz eta boêa eztiz, Matt. III.
4. Test. Boch. Et son manger était
dessauterelles et du miel sauvage.
Otord6. Otorde dabUa maiaza
êu eêiâ. Le mois de Mai est eu
quête de feu, en troque de pain.
Gela veut dire que quand il fait
froid en Mai il y aura abondance
de grain. Prov. 881. d'O. P. fait
dériver ce mot de ogi-ordia; ce
qui est possible. Pour la mutation
de g en û, oomp. plusieurs déri«
vés de àegi, — Nous ignorons si
l'explication qui accompagne le
proverbe est de Oienhari; mais il
nous semble qu'elle n'est pas bonne;
c*est le contraire de ce que dit le
proverbe: Mai est en qnête de feu
(demande de la chaleur) en troque
de pain, c. a. d. pour du pain,
afin de pouvoir donner du pain.
Ots 1, g. AoU, brait. O. cite Aoûs^
bruit, renommée, sans dire à quel
dialecte Aoês appartient. Ce mot
n*est pas lab.; mais on leiretrouve
àsLns AilAotê ; il parait ne pas être
bn., mais il s'est conservé dans
oxez, (Sal.) selon la rumeur; de
ox'Z. U est cependant plus proba*
ble que M. Salaberry a oublié de
de citer ox.
Otsegin^ g. appeler, invoquer.
Ozen, 1. bn. sonore. Probable-
ment Tadj. verb. oisegin, avec l'art.
oûsegina, JEgin se contracte en m
et en bn. même en in; v. imbide,
s. V. egin,
Ozengi, 1. à haute voix ; de ozen»
H, 6 pour A après n, v. Essai»
Ch. IL
Ospe, g. b. bruit, ospe, 1. ospa,
bn. renommée. ^ bn. vanterie.
Oipe parait devoir se rattacher à
oiê; la forme est à peu près et la
318
signification est tont-à-fait la même.
La permutation de p et i^ très-
rare il est vrai^ explique les deux
formes; comp. aipàtu = aitaiu:
aizpa s= aizia. — Ateraien dabee ospe
edo iuiUia, b. Us s'attirent grand
bruit.
Ospako^ g. Aazpoêu, O. renommé*
célèbre. De ospa^ko et isu.
Ozpaz, bn. vanterie ; de ozpa^z.
Hospatzea, publier. O.
Ost 2. g. iols 1 1. allons^ voyons !
OtSy ufi bat egin dezaçun. I^ardiz.
Voyons, bâtissons une tour.
Otsailla, b. 1. oxalla, bn. le
mois de février.
Otsegin, v. ots.
Otsesin, b. domestique; syn. de
mirabe. Variante de otzan?
Otso, g. L 0X0, bn. loup.
Otso^zon, 1. lonp-garou.
0x0 pAutz, bn. vesse de loup;
espèce de champignon.
Osst, g. iotz, 1. bn. froid. Hoiz
naiz^ 1. J'ai froid. Hotz da^ 1. II
fait froid.
OztUj oztutzen, g. Aoiziu, hotziefiy
1. avoir froid, refroidir.
Ozjsera, g. ioMera, 1. frileux;
de otZ'iero.
Hotzhi, 1. bn. froidement; de
hùtz^M.
Ot2Sail, g. doux, inoffensif (des
animaux), domestiqué, esp. dome-
stioo, tra table; ang. domesticated.
Comp. otsein.
Ozaba, 1. espèce de poisson.
Qzalla,v. otèaUla,
Qzatz, bn. chiendent.
Qzo, V. oiso.
' Qxaputz, V. oUo,
Ogàl, g. oikaly 1. bn. drap, toile.
En guip. o^al est généralement en
usage pour du drap de laine; ce-
pendant à Hernani, p. ex. on dit
oyàl pour drap de lit. Pour la per-
mutation de g et i, v. chingar^ 1.
Oyan* v. oihan,
Qyarzun, g. 1. oyAarznn, bn.
écho/ c. a. d. le lieu où se trouve
l'écho. De oyu?
Qyechek, v. onei, s. v. ana,
Oyei, V. OTiei, s. V. ona.
Oyek, V. onei, s. V. ona.
Oyen, 1. v. anek, s. V. ona.
Oyen 2. v. oiier.
Oyer, v. oOer.
Oyes, bn. stupide et bruta) à
la fois.
Oyu, I. oiku, 1. bn. cri.
Oyu egin^ 1. oynz, oHuz egon,\.
bn. Eta bâta berceari oihuz dagoz-
can haourehoac beçalaco dirade. Lue»
Vn. 82. Test. Soch. Et ils sont
comme les enfants qui crient les
uns aux autres.
Oyularif 1. crieur, clabaudeur. P.
De oyu'Ori 4. Le / doit être eupho-
nique.
Oyutu. Lan*, cite ce nom verb.
dans son supplément pour rogar,
prier.
Qyulari, V. qyu.
Oyutu, V. oyn,
Ozar, 1. gros chien. Otatiekar,
vieux chien (injure); de ozar^
tcha/r = ehar, 0zar4zarra, la oani*
cule.
Ossen, V. ots.
OflOUgii V. ots.
319
Ozi, bû. Aozi^ 1. la première
pointe qai sort d'un grain qui
germe. Cette fois-ci c'est le bn.
qui. n'écrit pas VA.
OzUu, ozitzen^ bn. AozUu, hozUzen,
1. germer.
Hozidwra^ 1. germnre; de hosA-
dura. Are gehiago Aozidurai janez
gero ère lurraren humidwrak eta
hezetastma. Ax. p. 36. a. éd. n. éd.
De plus quand l'humidité de la
terre a rongé les germures.
Osskarratu, v. oske.
0zk6) V. oëke.
Ozkerreiï, bn. plante à épines.
Ozkomoki, bn. croupion.
Ozpal, V. eêpal.
Ozpera^ v. ou.
Ozpin, g. ozpin^ b. 1. bn. vinai-
gre. Pouvreau cite ozpin et ozprin
pour foudre. Ozpinen garhasiak,
éclats de foudre. H nous semble
quMl doit j avoir une erreur ici;
foudre sora pour tonnerre et ozpin
ou ozprina, dérivera de ots^ bruit.
OSEta, g. à peine^ à peu-près.
Zenean hizkuntzaren naasiaz ta aditu
bageaz ozta jakin oi da bear dana.
Lettre de Larr. à Mend. Dans le-
quel (pajs basque) on sait d'habi-
tude à peine ce qu'il faut, par le (à
cause du) mélange des dialectes et
paroequ'on ne se comprend pas.
Ozte» V. oête. 2.
Osstu, V. otz,
Oztutze, V. otz.
>■* ■
*-»^
.V
V
p.
Paba, pabesa, 1. appui, bou-
tien. Paiera Aandia MizHt, . Vous
m'êtes un grand appui. P.
Pabesa, t. paba.
Faohela, paohelu. PœAelu,
bn. selon 0. empêchement.
PacielalUjpaehélaigenXeaifècher.
Fachelll, V. pachela.
Padera, 1. poêle à frire.
Faoatu, pagatzek, g. 1. payer.
Pago, V. bago.
FagU| 1. content. Pagu dapagu-
rik dago^ il est content. P.
Paiera, mesure. Mot d'O. se-
lon P.
Pairadura, v. pairatu.
Pairatu, pairatzen, 1. bu.
soufirir. Du prov. patirP bien que
la chute du t soit une exception.
Pairu^ 1. souffirance; àe pairaiu,
(comp. aiar de okaHu)^ si notre
supposition est fondée; sans cela
pairaiu de pairu.
Pairaduraf 1. souffrance; depaira-
dura.
PairuUoa, I. très-patient. P. De
fairu^têu. La forme Uo vient à
l'appui de ce que nous avons dit
de mintzo.
Pairu, V. pairatu.
PairutBOa» v. pairaiu.
Pake^ g. baie, b. 1. bn. paix.
Du lat. pace ou de l'esp. paz avec
mutation de z en ij comp. i^u
de signo^ et karamUeha.
Pala, 1. pkala bn. pelle; bn.
entrave qu'on met aux animaux
pour les empêcher de 8*introdaire
dans les champs.
Palanka» b. palenka, 1. barre
de fer.
Palota, 1. truelle de maçon;
batoir de paume. P. En esp. la
balle avec laquelle on joue le jeu
de paume et le jeu même, sont
appelés pelota, comme le fr. pelote
du lat. pila, v. Littré, D. La se-
conde acception ferait croire que
pelota, est une variante de pelota,
esp. et basque; bien qu'il soi dif-
ficile de voir comment pelota, balle,
a jamais pu signifier batoir de
paume.
Paltatu, manquer; deresp.£altar.
Paltsu, b. faux, de Tesp. falso.
Paluxa, 1. palombe ; du lat. pa-
lumba.
Pamiohi, b. (selon Humboldt)
pain long. Comp. pampuhi. De
l'esp. pan — ?
S21
Fampotz, brave. Mot d*0.
Ion P. — Bihotz pampotza. Palpi-
tation de coeur.
FampxQet^b. (selon Hamboldt)
pain rond. Comç. pamiehi. De Fesp.
pan — ?
Fanchu, g. espèce de poisson.
FandarOi g. b. tambour de
basque. De Tesp. pandero, ou Pesp.
du basque.
Faneka, g. espèce de poisson.
Panela, 1. table à porter le pain
au four. P. Du prov. panel, fr.
panneau, terme de menuiserie, p.
ex. les panneaux d'une porte. Le
lex. roman ne donne pour panel
que l'acception suivante : espèce de
selle sans arçons; mais probablement
panel aura aussi désigné panneau.
Fangeru, panyem, L chau-
dière.
Fanta, 1. bande d'étofife plissée
qui garnit le haut de la cheminée
dans toute sa largeur. En holl. val
ou schoorsteenvaL Schoorsteen est
cheminée.
Fantotch, bn. chambranle. 8al.
Ce mot paraît, comme j9a«/a, signi-
fier cheminée ou quelque dhose qui
a rapport à cheminée; or cham-
branle est an terme de menuiserie
qui signifie : encadrement de porte,
fenâtre ou cheminée.
Fantoka, Sponda, salebra. P.
pile de pierres, O. Hofti patUoka.
Endroit dans le chemin entrecoupé
de pierres, où on ne marehe que
sur des pierres. P.
Fanyeni, v. pangeru.
Faparda, v. papo.
Faparo, v, papo.
Fapo, 1. bn. partie supérieure
de la poitrine. En ital. on dit en
parlant d'une femme» le poppe»
(plur.) le sein, la gorge. P. cite
encore: paparda^ paparo, grosse
gorge. — Oilloaren paparo, jabot
de poule. P.
Papor, 1. miette.
Paportzea^ L émietter.
Far, V. marra.
Fara» paratu, paratsen g.
para^paraluiem, b. mettre; syn, de
ipini. — 1. piaraiu^ bn. tendre.
Parazazu esiua, tendez la main.
Belauniko para biot (diar dot). Je
dois me mettre à genoux. Parain
fuUzayo. Je me suis présenté à lui. P.
Parabisu, g. L piaraàizu, bn.
paradis.
Faraday 1. bn. occasion; —
bn. commodité.
ParatobikO, 1. espèce de poti-
ron. Serait-ce un diminutif de
periz, à cause de la forme?
Faratze, v. panUu.
Pabe, g. L bn. paire, couple. —
1. bn. égal, semblable. Idipare bat.
Une paire de boeub. Ezift^ bere
par&rii. H n'a pas aou pareil.
Parrezpar, bn. en position égale(P}
Sal. — Pourquoi deux r; le mot
est pare en bn. aussi.
Paboaxio, peboamio, L parahe-
min; du prov. parguamina, avec
chute de Vn final.
Paskatu, V. barhatn.
Farpara» L caille. Comp.^aZi-
jB«f • Le passereau est aumi appelle
an basque: parra doria, P. — Il
21
822
n^est pas clair ce que pâma signi-
fie; mais est-ce que/Mir (f7âfTa)se
trouverait dans la première partie
de parpara?
Farra, v. marra,
FarraiSka, graud uombre^ mul-
titude. Comp barrasta.
Farrete, b. syu. du guip. arrai^
toia; paraît être un jeu^ un passe-
temps. MiUil nauêijei berehautan
legez oi jatorkeez kaza, pesia, pa-
lania, bola, parrete ta onelako jo-
kuen afizinue edo eraspenai ih09
peUUakua anziu baga eusial errije-
tan, Moguel, p. 154. Comme aux
grands garçons il leur vient habi-
tude de la chasse, pèche, barre (?)
boule (paume) parrete (S), et pour
cela la passion des jeux, sans jamais
oublier le jeu de paume dans le
pays basque.
Parropia, I. bn. paroisse.
Parropiant, bn. l'individu avec
lequel on est eu rapport de vente,
de travail, etc. Sal.
Partale^ 1. participant. P. Du
prov. part, fr. part et la termi-
naison basq. le. Partaletasun, par-
ticipation. P.
PaseatUj bn. se promener; de
l'esp. pasear.
Fastenagri, I. carotte. Du prov.
pastenaga et du basque gorrL
Fatar, 1. bn. colline; sol eu
pente.
Patu, g. sort, destinée ; de l'esp.
hado plutôt que du lat. fatum.
suivi de l'art, a, devient «. Pour
la mutation de i» en p v. bago. Le
m de fatum, il est vrai aurait pu
ou dû se perdre puisque le m
n*est pas toléré comme finale. Paiu
peut donc dériver également bien
de fatum que de hado ; le t plai-
derait peut-être pour la dérivation
latine; mais on aura remarqué que
généralement le basque prend ses
mots à l'espagnol plutôt qu'au
latin.
Fats. g. 1. marc de fruit; en
lab. surtout de pommes.
Patsarno^ 1. petit cidre.
Pauma, bu. pauoa^ 1. le paon.
Fazi, g. chaudron.
Fe, V. be,
Fean, v. be.
Fedasa, 1. espèce de pommes.
Pedatchu, bu. pedaiu^ 1. mor-
ceau; de Tesp, pedazo.
Pedoi, bn. espèce de serpe;
syn. de aihotz.
Fegar, 1. bn. cruche pour Peau,
à forte pause et avec un goulot
Pegartei, bn . évier ; de pega/r-iegi*
Fegartei, v. pegar.
Fegeseria, bn. bagatelle.
Fegorreria, bn. misère; de
Teâp. peor, pire avec la terminai-
son basque eria?
Pek» pekatu, v. behUu.
Pekado, bn. peiadât 1. bécasse.
Felata, bn. quadrain, liard,
selon Pouvreau; mais le liard était
en cuivre et non pas en argent,
et il paraît que pelata vient de
plata, esp. argent. — JEguiaz er-
raiten drauaty ezaiz ilUren iandic,
renda diroano azquen pelota. Matt
y. £6. Test. Boch. En vérité je te
dis que tu ne sortiras point de là,
S28
jusqu'à ce que tu aies rendu le
dernier quadrain.
Felatîi, pelatzen, 1. bn. se
mouiller. Pelaturih eihorriko ia. Il
viendra bien mouillé. F.
Fèldo, pheldo, bn. menthe
sauvage.
Feleatu, peleatzen, 1. com-
battre.
Felkar, 1. raboteux.
F6I1. Cette terminaison forme
des substantifs dans tous les dialec-
tes. Nous ignorons ce qu'elle signi-
fie. Sroipen, iduripen, nahastepen,
oroipen, sortzapen^ etc.
Peka, 1. peine; le-prov. pena.
Ferdira, 1. (Guëthary) perdi-
Toin^ P. plomb de chasse.
Fsrdîroin^ ▼. perdira.
Peresil, 1. pherrechil^ bn. persil.
Pebfosta, bn. conséquemment.
Corruption de: par force=foroément.
Pebkacqant, bn. actif, adroit.
Permatzaki, v. beme.
PSRM ATU, PEBMATZEN, 1. appuy Cr ;
de herme.
Perposa, PREPOSA, 1. propos ; du
fr. avec metathèse de r.
Pbrrechil, V. pereêiL
FerreMkll, g. champignon.
Variante de paratehiko.
Pertala, 1. bord (de robe), lam-
beaux, déchirures de robes. P. cite
peirala, ce qui ferait penser à une
origine étrangère, ir n'étant pas
basque.
Pertol, bu. petit filet de la forme
d'un pain de sucre Sal.
Fertz, g. 1. bertZf 1. bn. chau-
dron ; syn. de pangeru.
Feskiza» 1. attente, espérance;
pAesUsfa, bn. abandon. Oailz ian-
diân peêkizan dago. Il est dans
l'attente de grands malheurs. Ez
da uôzi behar iehdan haurren
pheêhizan surii ez iarmarii. Une
faut jamais laisser à la disposition
des enfants ni feu ni armes.
Fesuin, besuin, * lesaiii, 1.
pAezoin, bn. dos de fossé, digue;
fossé qui sert de clôture.
Feya, 1. pAeya, bn. entrave,
pour arrêter la roue d'une voiture;
chaîne qu'on met aux pieds des
chevaux pour les empêcher de courir.
Pheyatu, bn. entraver.
PiAÏANTAK, voyageurs. P. cite
d'abord piaïa^ qu'il ne traduit pas.
Piaïa^ voyage?
Fioher, g. pUcAer, 1. pAUeAer,
bn. petit pot à eau, sans goulot.
PAUcioêire, bn. vessie.
Fiohika, v. pista.
PiESTE, b. fête.
Pyo, g. adroit, apte. Comp.
pinoa.
PiKA, 1. phika, bn. pie.
PiKAiLLATZEA, 1. émaiUcr.
PiKALAPORTE bu. pic-griàche.
Pikain, le meilleur morceau
d'un mets quelconque. Mot d'O.
selon P.
Plkar, chétif, infructueux. Mot
d'O. selon P.
PiKARDA, bn. pikarta^ 1. bigarré.
Corruption du français.
Pikarrai, bn. tout nu.
Fikatu, pikatzen, 1. couper,
tailler. Harri pikatua. Pierre tail-
lée. P.
824
PUcero» bn. terme de mépris;
8J11. de €i8t0f ftne.
PUdtta, bn. très petite quan-
tité, pincée. Diminutif de pUka.
Fitehika, moins que pikitta.
Pikor, bn. petit corps dar.
Gomp. pikar. Oazna pikor. Petit
morceau de fromage dur. Barri
piiêr. Petit morceau de pierre.
Pikorrik, adv. dans les phrases
natives pour dire : pas la moin-
dre chose.
PnxA. T. bUa.
Pmika, bn. sjn. de piJcitta.
PiLLO, V. èila.
Pilota, g, 1. bn. balle du jeu
de paume; de Pesp. pelota.
Pimpirina, 1. espèce de poisson;
papillon.
Pknpirinatehêa^ L petite délicate
(ironiquement) P.
Pùnpirinaketak^ L petites joli?et-
tes. P.
Pinttolakulo, bn. jeu d'eu-
fiints aux épingles (?) Sal.
Pmu, 1. pin^
Pipi, g. 1. ver qui ronge le bois.
Zur pipiaiîta ou ptpikthia ou pipiZ'
tatva. Bois vermoulu. F. Variante
de biphim
PiPiTA, 1. bn. pépin; holl. pit.
Pipoilla» L merrain pour faire
des tonneaus. De oîc^ planche,
mais qu'est-ce que pipJ le prov.
pipa, fr pipe, pour tonneau?
Pirkoildlt, bn. entrer en con-
valescence.
Pfro, !• phu, bn. oison, selon
M. Salaberrj le petit de la dinde,
de Toie, du canard.
PIru, V. piro,
PiSATu, 1. phizatu, bn. peser;
du prov. pezar.
PiskE) g. puska, puckkoy b. 1.
bn. peu. Piêka ou piehka ou puchia
bai, un peu.
PUdUa^ pilUka, pickika, bn. dimi-
nutifs de piêka,
Pisti, g. La signification de ce
mot ne semble pas bien fixée. Dans
le suppl. du dict. de Larramendi
on trouve ave, oiseau. Lardisabal
s'en sert pour reptile. Onaarako,
êuge pistirik êoHUenaz baUatu zan.
Pour cela il se servit du serpent,
le plus rusé des reptiles (des ani-
maux ?).
PitchO, pito, 1. membre viril.
Pitar, L bn. petit cidre.
PltO, V. pitcho.
Pitsgarri, v. bizi.
Pitzte, V. bizi.
Plt2Sta, V. bizi.
Pitztura, v. bizi,
Piuoa, 1. lieu montant. P. Ce
sera peut-être le même mot que
le guip. pijo^ adroit, apte. Comme
adroit vient de droit, p^ pourrait
avoir signifié, lieu montant, droit,
et adroit. Cependant Tesp. a propio,
apte que Larr. cite comme basque.
Si ce mot a été en usi^ en bas-
que il se pourrait quMl eût perdu
la première syllabe pro.
Pladvu, 1. bn. plainte.
Platutcha, 1. espèce de poisson.
Plettu, bn. procès; holl. plei-
dooi; pleiten, plaider.
PochelU, V. paehda.
i, V. pochm.
825
Pochillf 1. pochi, bn. morceau.
Pochinka jatea. Manger morceau à
morceau.
FochOy g. terme de tendresse
pour toute sorte d'animaux.
PoDOBE, 1. bn. pouvoir; du pro?.
poder.
FoDRA, V. potro.
Pokal, bn. endroit convenable
pour y attirer le monde. Sal.
Poker, 1. rot.
Poliki, polikioho» g. petit à
petit.
PoLSU, 1. pouls.
FoLTSA, b. bourse; de ]*esp. bolso.
Pontsu, 1. humeur sombre.
PofUsws dagot niri, U me fait la
mine. F. On dirait que pontau est
un adjectif pon^tau.
PoRDOiN, 1. bourdon. Comme le
prov. est bordo il faut qae pordoin
soit* pris du français.
PoRFmiATZEA, 1. s'enflcr de co-
lère, disputer, s'obstiner; de Tesp.
porfiar.
Porro, bn. panse d'une bou-
teille, d*un tonneau.
PorrOSka, 1. phorroska bn.
miette^ petits débris de bois.
PoRKU, 1. phorru, bn. porrean.
Poru, 1. bruit. Zuzen gaiêtoak
porua handi. Celui qui a le plus
mauvais droit fait le plus grand
bruit. F.
Pospollna» caille. Qael dia-
lecte? pas guip.
Pot, 1. bn. baiser, subet. Pot
egin, baiser. Eure gelaria ez poUkeia.
Ne baisotte pas ta femme de cham-
bre. Prov. d'O. 168.
Potofaia, !• lanoomet; sèche
syn. de chipirodi.
PotchO, V. potzo^
Potika,L à quatre pieds. PcHka
joaitea. Marcher à quatre pieds.
PotingOi 1. chien basset»
PoTBO^ L bn. poulain. C'est
l'esp. potro. M. Sal. donne enooro
podra^ pouliche; terminaison fém.
en basque l
Potroska» bn. ordure.
Potsa» g. abandonné.
Potzo» potcho, L chien.
Potzuak, g. parties naturelles
de l'homme. De poztu?
POZ, g. b. joie; hoM, 1. joyeux.
PoztUf poUulzen^ g. b. hoMtu^ boUen,
1. réjouir, se réjouir.
Botkario, 1. réjouissance, allé-
gresse. F.
Poztun^ g. gai; de poz-dun.
Pozik^ g. giument; de poz'ik,
Pozik» V. poz.
VozoviÂ,^ g, pozoa^pozain^], poison;
au fig. haine.
Poztu, V. poz.
Poztun, V. poz.
P0ZtUt86> V. poz.
Prau, b. frère (en religion). De
Tesp. frai, de fraile pour fhdre, du
lat. frater. Pour la mutation de f
en p, comp. faltar qui a donné
ptUtatu,
P&EMiA, 1. nécessité, besoin ; de
Tesp. premio.
PbbposAj t. perpoza.
Prbst, g. b. 1. prêt, disposé à.
Ondo da prezt egoHa erioizia daior^
reneko. Olaechea. Il est bon d'être
prêt pour la mort qui vient.
826
Pr^Hatu^ prutaizen, g. préparer,
apprêter.
Fbbstatu, V. prest.
Presto» 1. pherestu^ bn. honnête,
probe. Ce mot n^est probablement
pas basque; si ce n'est cependant
que l'orthographe bn. soit la meil-
leure.
Presitttatun^ g. b. 1. honnêteté.
V. Tex. s. Y. harhabu.
Pbbsuna, 1. bn. personne. Le
groupe pr qui n'est pas basque est
pour per que la langue basqae
tolère.
Pbbzatzk, fbszatzen, 1. pheret^
chatu^ bn. priser, apprécier.
Pribatu, bn. les latrines.
Pbobea, 1. pour pobrea, pauvre.
Pbobechatu, 1. bn. profiter; de
l'esp. aprovechar.
Prutu, b. ftfUu^ g. fruit.
Puohakt, 1. bn. puissant.
Pachka, v. piika.
Pnka» 1. (Guéthary) crapaud.
Polo, l.i>Att^, bn. amas. Serait-
ce une variante de pilaf v. bila»
Puiusta, bn. une certaine quantité.
Puska, V. ptaha.
PuTA, bn. putain.
Putar, bn. ruade.
PuTSu, g. 1. puit, fosse ; de Fesp.
pozo.
Pat2S, g. b. 1. phutz, bn. £n g.
et b. souffle, haleine. £n I. et bu.
vesse.
FuztUf pujUtUzen^ g. enfler.
Ph.
Ph. Ce groupe ne se trouve que
dans le dialecte bn. et représente
le son de p aspiré et non celui
de f, selon M. Salaberry.
Phaoatch, v. bago. Nous avons
oublié phoffateh^ Mue, s. v. bago.
Phaoo, v. bago,
Phala, v. pala.
Phalacha,falaohatu, tailler une
haie de façon à former une clôture.
Phalaohu, haie vive.
Phaldo, jante.
Phalza, sang coagulé.
Phanoheta, v. phanz.
Phanz, panse.
Phaneheta, farci fait avec des
boyaus d'agneaux. Sal.
PhanzoU^ estomac des animaux.
Phanzoil, v. phanz,
Phara, pharatu, v. para,
Pharabisu, v. parabiau,
Pharte, part.
Phasu^ passage.
Phausu, repos; marche d'an
escalier.
PheldO, V. peldo,
Phbmka, rocher; de l'esp. pefia.
Phêndaitz, rocher présentant une
pointe avancée.
Phena, v. pena.
Phekdaitz, v. pienna.
Phenze, prairie.
Phredebikatu, prêcher.
Pherdo, refrain. P.
Phbbekatu, frotter, enduire; da
prov. fricacio.
827
Pberestatu, V. perestcUu,
PaEBETOHÀ, PHEBETCHATU, ap-
précier.
Pherhbchil, V. peresiL
Pherro, chien. C'est Tesp. perro.
Fherza, v. p&rtz.
Fheskiza, v. peshiza.
Fhex, dépit violent.
Fheya, v. pe^a,
Fhezoin, v. pesuin.
Phicha, urine; pichegin, pisser.
Fhichka» mauvaise humeur
momentanée.
Phika, v. pika.
Phiko, figue; de Tesp. higo.
Phiko, marteau des meuniers
pour piquer la meule; propos
piquant.
Phikota, petite vérole.
Philda, v. filda,
PhiUar, drille, vieux linge; de
phil ou philda^zar.
Phildcmu, hsillon ; de phil-damu ;
damu dans le sens de endommagé,
abimé.
Philzarkari, marchand de drilles;
de philzar^hari v. art 4. Pour la
mutation de h en k v. Essai, Ch.
II et rintrod. du dict. p. 8.
Phindar» étincelle; variante de
chindar. Exemple unique, autant
qae nous sachions, de mutation de
ch en pk.
Phinztu, se faire une cloche,
une ampoule; du £r. pincer? PhinU^
ampoule.
Fhirphir, peu à peu.
Fhim, morceau.
Fhitchastre, v. pkher.
Fhitcher, v. pïcher.
Fnitztu, V. hizi.
Phizatu, v. pimtu.
Phisu, instrument pour peser,
poids.
PflOROOATu, prouver; du prov.
proar.
Phorogu, épreuve.
FhorrOSka» v. porroàka.
Phorbu, v. porru,
Fhosa» partie supérieure du
tablier qui couvre la poitrine.
Fhuchulu, entrave.
FhulO, V. pulo.
FhxQumpatu, v. puh.
PhuinpatU, bondir.
Phumpe, bond.
pHUKDUy point de couture.
Phunzela, pucelle.
Phurdumpatu, remuer un
liquide.
Fhurtzikata, déranger les v ête-
meuts, toucher une femme d'une
façon indécente.
Fhutz, V. putz.
Phutzu, v. putsu.
B.
Ba, g. b. rat, 1. bn. correspond
1^ à: vers. En français on rend
généralement ra par à, faute d'avoir
nn mot correspondant, paisqu'en
fr. on ne peut pas exprimer „la
tendance vers" (wohin, ail.) d'une
autre façon. Echera noa. Je vais à
la (litt. vers la) maison. Orrera
noa. Je vais là; litt. vers là; ail.
dorthin. Hiri dioiêai iaiqui adi^eta
har eçac eure ohea^ eta habil echerat,
Marc^ II. 11. Test. Koch. Je te dis,
lève-toi et prends ton lit et va
à la maison. Eta narat ni ioaiten
naicen badaquiçtte eta hidea bada^
quiçuê, Jean, XIY. 4. Test. Boch.
Et vous savez où. je vais et vous
en saveB le chemia. AktiHk altchatu
bihar dtuu zure anima ettatu gara
hartarat^ edo bederen enêoiatu sure
desiretf harat igaterat. Chourio, p.
226. Au contraire vous devez élever
votre âme vers cet état sublime
ou au moins y aspirer par vos
désirs; litt. monter vers là par vos
désirs; harat ou hara est pour Aan*
ra^ V. a.
2^ à: pour, de, a; ail. um, um
zu. En français ra n'est souvent
pas rendu du tout. Jatera noa. Je
vais (pour) manger. Badinêdi kiu
horieg ertckatien taitudaia goûtant
baliosenen despendioz tcharrenen eta
mezpreçagarrienen erost^rat. Chourio,
p. 227. Il semble que par ces
paroles il te pousse à acquérir des
choses mauvaises et méprisées, aux
dépens des choses de valeur.
Ba se trouve dans uo grand
nombre de noms verbaux pour in-
diquer une direction vers une
chose. Ainsi de begi oeil, hegùra-tu^
regarder. En ail. nous retrouvons
la même chose; ra est en ail. zu;
et regarder, considérer, zuschauen.
De gogo^ pensée, gogarortu^ se rap-
peler» venir à la pensée.
Comme aucun mot ne commence
par r, il faut en conclure que ni
a souffert par la corruption pho-
nétique et ne nous offire plus qu'une
forme tronquée. Il nous semble
que ra est la syncope de oraii, règle,
dont on fait arauz {arau^z) selon.
Or ,^elon'' et „vers/' se touchent,
quant à la signification, et sont ren*
dus dans d^autres langues par le
même mot. En ail. nach, après,
signifie aussi selon, vers, en, et même
en français, „d*après" pour „selon.*'
329
D*après lai on selon lui; ail. nach
ihm. Et ist nach Frankreich ge-
gangen. Il est allé en France. Cette
supposition se trouve encore ap-
puyée par plusieurs substantifs,
dont la terminaison est ra, avec
la signification de arau, règle,
exactement comme en hollandais.
Aztura, habitude, façon de vivre,
de aztu-ra; holl. Icefregel; regel,
règle. Dans quelques substantifs
la signification est moins claire;
quelquefois elle est pléonastique,
p. ex. oitura, habitude, de oitu^ra
coutume-règle; d'autrefois elle se
perd, et ra n*est qu'une terminai-
son (mot vide, comme disent les
Chinois, v. Stratif. of lang. M.
MtQler p. 14), p. ex. estuera. Mais
cela a lieu dans toutes les langues
et la terminaison mente, des adv.
fr. esp. et it. en est un exemple
remarquable.
U va sans dire qu'on peut suf-
fixer à ra, comme à tout autre
mot, les suffixes ko ou ho. S'il
s'agissait de toute autre langue, pa-
reille remarque serait superflue, mais
on en a tant voulu à ce pauvre
suffixe rano, (qui n'existe même
pas selon M. le capitaine Duvoisin!)
qu'il nous a semblé nécessaire d'af-
firmer spécialement que rano et
rako existent. Onera^o, g. jusqu'ici.
V. egundano.
Sano, ratio; v. no et egundano,
Bakoj g. vers, pour; de ra-ko;
litt. de vers. Norako zoaz? Où, vers
où, allez vous? DaJlnl Espanarako,
Il part pour l'Espagne. Lau urte-
ràko êchê bat cUogeratzen det. J'ai
loué une maison pour quatre ans.
Ranokoj g. rainoko, 1. jusque
vers; synonyme de raio. Ots, uri
bat egin dezagun, eta uri onetan zeru*
rcmoko dorre bat. Lardiz. p. II.
Or, faisons une ville et dans cette
ville une tour jusqu'au ciel. Bana
bere leyaltasuna zembateranokoa zan
ikusi nai izan zuen, Lardiz. p. 2.
Mais il avait voulu voir jusqu'où
allait sa loyauté.
Eta berriz bertzea, non da halaber
bitartean, urthe hunetan, zure gero
horretara hel arterainekoan, galtzen
duzun dembora, Ax. p. 153. a. éd.
366. n. éd. Et encore où est pareil-
lement le temps que vous avez
perdu cette année, en attendant
que, jusqu'à ce que, vous parveniez
à votre avenir.
Etara^ Uarako. Quand ra^ ainsi
que n, onz, go, et dik, doit exprimer
le pluriel ou l'indéfini, il est uni
' à eta. Y. hetan s. v. ta,
' Ro. Terminaison qui forme des
adverbes.
Ronz, rontz, g. ranz,runtz,
b. vers. Dans notre Essai p. 53
nous avons donné onz, pour „vers"
en admettant le r comme lettre
euph. Nous croyons que c'est une
erreur. Un mot comme ononz^ vers
ici, s'explique par la chute de r
après n, de on-^onz, puisque ces
deux lettres ne se suivent jamais ;
V. Essai, Ch II. L'observation que
nous avons faite sur le r initial
de ra s'applique donc aussi à ronz.
Peut-être faudra-t-il voir dans
330
ram, une syncope de aratUzat.
Noas savons que U, syncope de
Uat^ existe dans kotz pour hotzat;
nous aurons donc arati/i: y et comme
le a s'est perdu dans ra^ nous
pouvons admettre aussi cette chute
pour arautz; ce qui donne rautz.
Le r initial dans les deux mots
(ra et ronz), qui ont la même
signification^ semble en outre
indiquer une origine commune.
L'introduction de Vn est rare;
comparez cependant garranffa, s. t.
harraka et ioaiiUa.
s.
Sabai, bn. fenil^ grenier à foin*
Sabato, 1. bn. aapato^ b. samedi^
sabbat.
Sabel, g. b. 1. bn. ventre. Ma
guertha eedin encan ceçanean Elu
sabeihee Mariaren êolutationea iauz
èaUzâdin haourra haren sa&elean,
Luc. 1. 41. Test. Boch. Et il ar-
riva qu^aussitôt qu'Elisabeth eut
entendu la salution de Marie, que
Tenfant tressaillit dans son ventre.
Saèel àatez, 1. d'une ventrée.
Sabelira^ bn. ventrée.
Saàelzorro, 1. bn. gros ventre;
de saôel'zorro.
Sabettatekoakf 1. bn. jumeaux;
de êolel-bat-ko-ct-k ; litt. les, ceux,
d'un ventre, d'une ventrée.
8ahelda9uny 1. dyssenterie; de «a-
beUtoêun; d pour t, après l; v.
Essai, Ch. II.
Saheldura, 1. (i. a.) syn. de ia-
beldcuun* P.
Sabeldarrayotasun, 1. (i. a.) Gour-
mandise. P.
Sabeldarrayotastin, v. sabel.
Sabeldasun, v. sabel.
Sabeldura» v. saàel.
Sabeltra, v. sadeL
Sabélzorro, v. sabel.
Sagar, g. b. 1. bn. pomme.
Sagardo, g. sagamo^ 1. bu. cidre;
de sagar-ardo.
SagarrandOy g. 1. bn. pommier;
de êagaf'ondo,
Sagardi, 1. bn. sargardoi^ bn. pom-
meraie; de sagar^tegi et ioki. Tegi
devient souvent tei et ti et ici di.
Saoara, 1. son de cloche pour
rélévation du sacrement. P. Il faut
supposer que saga/ra n'est pas bas*
que, puisque tout ce qui a rapport
à la religion est emprunté au culte
catholique.
Sagardi, v. sagar.
SagardO, v. sagar,
Sagardoi, v. sagar.
SagamO, v. sagar.
Sagarroi, 1. bn. saharroya, 1.
1. hérisson. Pour la permutation de
g et h, V. chingar 1.
Sagarrondo, v. sagar.
Sagatz, V. sarats.
SagU, g. 1. bn. souris.
SagiUei, 1. bn. souricière; de
sagu'tegi.
Saguzara, g. chauve-souria Se-
lon Larr. sagusyarra.
Saguka, 1. bn. saguko, 1. (i. a.)
sureau; de l'esp. sauco.
S82
Sagutei, v. êoffu.
Saguzara, v. êogu.
Saharde, v. sarde, bu. fourche
à deux dents.
Saharrayo, v. sagarroi,
Sahats, bn. saule. Comp. sarats,
SahetS, v. sayets.
Sahex, sahexian, v. sayeu.
Sahi, V. sai et zai.
Sai, I* bn. sahiy bn. vautour.
Sailian, saUiandu, bn. abuser
de la faiblesse de quelqu'un.
Saiheba. bn. groupe, syn. de
mulzo, avec cette différence que
saihera se dit des êtres qui se
suivent et mulzo, de ceux qui soat
réunis. Sal. Probablement une cor-
ruption du mot fr. série^ qui cor-
respond mieux que groupe, à l'ex-
plication donnée par M. Sal. £çun
iiusi dut lexon saihera bat. J*ai
vu aujourd'hui une série, une file,
de grues.
Saihets, v. sayets,
Sail, 1, V. zaU.
Sail, 2, g. 1. bn. terme de la-
boureur, étendue de terre, donnée
ou prise à tâche pour qu'on y
exécute les travaux qu'on doit y
faire, p. ex. la tâche d'un faucheur
d'un bout du champ à l'autre.
Zembat sail egin diiuzue? Combien
de (sail) avez vous fait? P. ne
donne que la signification géné-
rale, tâche. Hau da ene sailla. Ceci
est ma tâche. Etzinioke am argi ta
garbi saill oni ekingo. Let. de Larr.
à Mend. Vous n'auriez pas entre-
pris cette tâche si brillante et si
pure.
Sainga» v. sanga.
Saka 1, 1. terme de jeu de
paume, le but; de saiatu.
Saiatu, sakatzen^ 1. bn. servir
la balle, c. a. d. la lancer d'une
extrémité de la place à l'autre;
de l'esp. sacar.
Sakarri, g. esp. botadera, la
pierre d'où la paume est lancée;
de saia-^rri.
Saka 2, 1. bn. grand sac.
SakeUiy 1. bn. saiola, 1. (Gué-
thary) poche.
Sakabanato, g. disperser. Bta
ogta erahazteko hidea guziat saka-
banatuta artu zuten, g. Et ils pri-
rent le moyen de gagner le pain
en se dispersant tous.
Sakar, sakartsu, v. eaiar,
Sakela, v. saka. 2.
Sakera, 1. charlatan, bate-
leur.
Sakho, bn. Sal. sakM, 1. bn.
blessure grave.
Sakhi, v. sakAo.
Sakil, 1. membre viril du tau-
reau et de râne. Idi saiiUa, le
nerf de boeuf.
Sal, V. saldu.
Salda, g. 1. bn. bouillon; de
l'esp. caldo. Pour la permutation
de ^ et ou s, v. karamitcka.
Saldo, V. zaldo.
Saldu, saltaen ou saldut-
zen, g. b. soi, saldu, saUzen, 1.
bn. vendre.
Saldura, salera, g. vente; d6
sal-dura et era?
Salze, salzapen, bn. vente. Stize
est pour saUze, subst. verb.
383
Salerosi, l. bn. commerce; de
êol-eroêi.
SaUzaille, L bn. vendear; de
êal'tzaille.
Saldura, ▼. saldu.
Saldutze, v. saldu.
Sale, V. zale.
Salechea, v. zaldo.
Salera» v. êaldu.
Salerosi, v. saldu,
Saletu, V. zale.
Saletsse, v. zale.
Salhati, ▼. ialAo.
Salhatari, v. salAo.
Salhatu, v. salAo.
Salhatze, v. salAo.
Salhazale, v. salAo.
Salhe, sailli, v. zale i.
SalllO, 1. message, proposition,
(i. a.) P. Gomp. salhatu,
Salhatu^ salhaizen, g. 1. bn. dé-
noncer, déceler. Mandaiu baten
salhatzea, Paire un message. P.
Salhatari^ 1. bn. dénonciateur;
de salhanm 4. Le ^ sera celai de
la terminaison tu, v. laket.
Salhazale, 1. bn. syn. de salha-
tari. De salha-zale 2.
SalAatiy 1. (i. a.) syn. de sal*
hmzale.
Salhu, salhutze, t. zalhu.
Salo, g. empressé, violent, im-
pétueux; esp. atropellado.
Salsa, 1. bn. sauce.
Saltza, I. aulne. P. Comp. haltz.
Sabsaille, v. saldu.
Saltze, V. saldu^
Saltzapen, ▼. saldu.
Salze, T. saldu.
Samalda, 1. bn. beaucoup. A
Guéthary zamalda,
Samar, 1. zamar, bn. taie, tache
sur les cornes; nuage léger. A Gué<
thary lamar, crabe; P. écrit eha»
mar, écrevisse.
Samabba, v. zamarra.
Samarrak, 1. chair où il y a
de la graisse et des nerfs, (i. a.) P.
Samats, 1. bn. Selon M. Sal.
samaa, syn. de barrio, horrale^ basse
cour. On nous a dit que samati
ne signifie pas basse-cour, mais le
fumier qui s'y fait.
Samin, g. zamin, 1. amer. —
1. bn. âpre, aigu (de la douleur).
La terminaison est peut-être mm;
mais qu'est-ce que sa? Comp.
samur, tendre.
Samindura, samintasun g. 1. amer-
tume, aigrear, colère; de samin^
dura et taswn,
Saminkifo^ g. saminU, I. amè-
rement; de samin-'H.
Samindura, v. samia.
Saminki, saminkiro, v. sa^
min.
Samintastm, v. samin.
Sampantzar, g. carnaval. Nous
ignorons comment ce mot est com-
posé. Larr. cite le plur. sampan-
tzartak, correspondant an plur. esp.
camestolendas. Sampamtzar est un
des très-rares mots, le seul avec
tussuria^ qui ait rapport à un
culte quelconque.
Samur, 1, 1. bn. £adié.
Samursa murtu, samurtzen^ 1. bn.
se fâcher.
Samur 3, g. b. 1. tendre.
BMka, ahuiUz-^meat gazte deSw,
884
on da jaieio, samur da, uzter da,
iosoal da, Âx p. 97. Le chevreau,
le petit de la chèvre, aussi long-
temps qu'il est jeune, est bon à
manger, il est tendre. Uzter et sasoal
sont des synonymes de samur. Sa-
murtu, êamurtzen, 1. devenir tendre.
Samurta, v. ëamur.
Sandia, g. 1. un tel; lat. qui-
dam; esp. zutano. Sandia ta urlia,
tel et tel; esp fulano y zutano.
Anhitzetan ère ekartzen derauskigute
elha-berriak, erran-merranak enzuten
dugu zer dioten urliak eta sandiak,
himelakok eta halal'ok, eta gerok
ère desiros gara jakitera, Ax. p. 812.
a. éd. 135. u. éd. Souvent aussi
ils nous apportent les nouvelles,
les (tfrra^-merrafui^, propos?), nous
entendons ce que disent tel et tel,
de cette façon-ci et de cette façon
là, et après nous sommes aussi
désireux de savoir.
Sanga» g. saunke, b. eainga, 1.
bn. aboiement. Erakusten deutsee
umiai cAakur saunkiari iges egin,
Moguel, p. 15. Apprends aux
enfants de fuir Taboiement des
chiens.
Saingatu, saingatzen, 1. bn. aboyer.
Santhurunza, mot d'O. selon
P. et syn. de otAurunza.
Santa, v. chanda.
Sapar, v. zapar.
Sapato, v. sabato.
Sar, sarto, sartzen, g. b. 1.
bn. entrer. Elemoeyna esca lequien-
tzat templean sartzen eiradeney. Act.
m. 2. Test. Boch. Pour demander
l'aumftne à ceux qui entraient dans
le temple. Ma urik sarlu eizeJkto»,
Jainkoak kuchako atea icAi zior^
Lardiz. Et pour que Teau ne pût
entrer Dieu ferma la porte de l'arche.
SarerazOf g. sararazi, êararazien^
1. bn. faire entrer; de sar^erazo.
Sarera ou sarrera, g. introdao-
tion, entrée; de êor-era. En 1. et bn.
aimable, qui entre facilement en
relation.
Sarkvra, bn. syn. de earrera.
Le terminaison u*est pas claire.
Sara, g. b. scorie.
Saragar, saragarsu, ▼. za-
ragar.
Sarati, b. bruit.
Sarats, I. saule. P. SagaU, Fabre,
Guide etc. Sahate. Manuel de la
conv. Pour la mutation de r en g^
Y. i/ritai.
Sardai, bn. grosse baguette.
Sarde, v. sakarde.
Sardina, 1. sardine.
Sar 6, g. b. 1. bn. filet. IkucUzcm
Jacques Zeàedeoren eemea eta Joanne»
haren anayea heo-ere undan bere
êareac adoèatzen cituztela. Marc,
1 : 19. Test. Boch. Il vit Jacques
fils de Zébédée et Jean son frère,
qui eux aussi raccommodaient leoia
filets dans la nacelle, v. zarem
Amarau sareak, toiles d'araignées.
Sarera, v. sar.
Sarerazo, v. sar.
Sargori, g. chaleur suffocinte
quand le ciel est couvert; esp.
bochorno.
Sari, g. b. 1. bn. récompense.
Saristatu, saristatzen, g. b. 1. bxu
récompenser.
8S5
Saristatu, saristatze, v. sari.
Sorkiira, v. êar.
Sarrai, espèce de poisson. P.
A. Quéthary on nomme la raie^
serra ou gerra. Serait-ce le même
poisson que êarrai^ cité par PP
Sarrauxa^ 1. bn« serrure.
Sarraski, v. sarratz,
Sarratz, charogne. Beleah êar-
ratzera. Les corbeaux (vont) à la
charogne. Prov. 87 d'O. Il nous
parait que c'est le même mot que
zaralz, cAarraix, zarotx, qui signifie
selon P. la paille qui reste debout
quand le blé est coupé; le holl.
stoppel; Tesp. hera (Le mot hera
ne se trouve ni dans le Dict. de
Tâc. esp. ni dans le Dict. de Domin-
guez) La signification primitive de
êarratz aura éié rebut^ ou quelqu'
autre mot analogue; de là aussi:
Sarraski, g. dépouille, cadavre; de
sarratz-pâi, chose de rebut. En I. et
bn.^âprro^ib'aprisle sens de carnage.
Sarri, g. b. 1. bn. tantôt. —
g. b. fréquemment. Sarri arte, L
A tantôt. AAalii sarriena, le plutôt
possible
SarrUan, g. b. aarricAo, g. sou-
vent; de sarri'tan.
SarrichO, v. zarri
Sarritan^ v. sarri.
Sartain. Selon P. cuillière de
pot; syn. de durunzale. Ce mot
n*est plus connu aujourd'hui, mais
bien zartein en bn. poêle à frire,
de Tesp. sarten. Est-ce que P. aurait
fait une erreur?
Sartu, V. êar.
Sartze, v. zar.
Sasi, g. 1. bn. buisson, brous-
saille; syn. de zapar,
SasHumâj g. b. bâtard; de êosi-
hume, K pour h, v. Essai, Gh. II et
rintrod. du dict. p. VIII. Forma-
tion analogue à celle de bâtard.
Saska, bn. action, travail à
Timpromptu, de peu de durée, Sal.
Saski, g. L. bu. corbeille sans
anses. Selon M. Sal. avec deux anses.
Biagoiti cUzaùen çathi soàeratuetarih
çazpizasqui beiheric. Mat t. XY. 37.
Test. Boch. Et on remporta des Tes-
tes des pièces du pain sept corbeil-
les pleines.
Sasmadoi, bn. broussaille; syn
de êoêi.
Sasoal, 1. tendre; syn. de zamur^
uzter. En bn. sain, fort. V. Tex.
s. V. zamtMr,
Sasta, 1. bn. zaztada^ g. élan-
cement (de douleur); élan.
Sastada, v. sazta.
Sastraka, g. écueil. Ordu Aura
ezkero lurrak ayentzat zasirakak
daizii etzuen. Lardiz. p. 6. Après
ce moment la terre n'eut pour eux
que des écueils.
Sathor, v. zator.
Sator, g. 1. saiior, bn. taupe.
Sathor oêii,hn. taupinée, taupinière.
Satsa 1, 1- poupée d'enfant;
poupée qu'on met aux mais qu'on
plante le premier du mois de mai.
Larr. écrit zitza.
Satsa 2, bn. mite, teigne. Selon
Larr. zUza.
Satsu, 1. zaxu, bn. sale, vilain;
syn. do liHtz. Eu esp. sucio; ital.
sozzo. Selon M. Sal. zaxu est un
886
substantif: objet dégoûtant par sa
malpropreté; mauvaise herbe.
Satêutu, êaUutzen, 1. bn. salir.
Satêukeria^ 1. vilenie, ordure. P.
De saUu-heria,
Satsukeria, V. aatsu,
Sauia, 1. sauge. P. Duprov.salvia.
Saunke, v. sanga.
Saxu, V. êaUu,
SayetS,g.«aiAtf^«,l. sahex^n, côté.
8aye Uoxji saiheU ou sahex^zur^
côté.
Sahexian^ bn. à côté; de êahex-ian
pour €an, CovK^Murrean^gibelean^ etc.
âeaska, g. berceau; de ze-asha?
petite cuve ou auge.
Sebatu, sebatzen, 1. dompter.
SsGA, g. 1. bn. faux. — bn. scie.
De segatu.
Segalu, segatzen^ faucher; du
proT. segar.
Segada, v. cAeiada,
Segatu, êegaiï€, v. âega,
Segitu, 1. bn. suivre.
Sehabethe, v. zeie.
Sehame, v. zeie.
Sehe, V. zehâ.
Sehi, 1* bn. domestique (homme
et femme).
SeAilasun, L servitude; de seAi-
taiun. P. donne seAiatMun; ce sera
une erreur.
Sebitasun, v. seAL
Sei, g. b. L bn. aey^ 1. six.
Seigarren, sixième; de sei-garreu.
Sâyeian, 1. six fois; de aei^etan.
Seigarren, v. sei.
Sein, sen, b. 1. enfant, (qui
vient de naître).
Semdwij b. enceinte; de êetn-dun.
Senaiteko^ b. syn. de êrituhm.
Seindera, b. enfance; de seimr^raf
Senide, b. g. consanguin; de se»-
ide; syn. de iauride.
Senilasun, b. parenté.
Semiu^ bn. douleur annonçant
Taccouchement; de êein^ndn.
Seindera, v. 9ein.
Seindun, v. êetM.
Seksra, 1. sekere^ g. aride, altéré.
Sekeria, 1. place oà Ton met le
poisson à sécher. Du prov. secar?
Semaiziin, v. êeme,
Sematcbi, v. semé.
Semberabena, 1. bn. espèce
de fromage qui se fait avec du
petit-lait. P. Il paraît qu*il serait
mieux d'écrire zemberabena.
Semé,, g- b. 1. bn. fils.
SemebilcAi, 1. filleul, v. semaaiciL
SemeaicAi, êemalcAi, 1. sjn. de
semeàitcAù Nous ignorons comment
ces trois mots sont formés. Est-ce
que ateAi se rattacherait à aieAiii;
tenir : celui que l'on tient pour fils,
que Ton considère comme fils?
JSemaizun, bn. fiUâtre, a a. d«
le fils d'un mariage précédent.
Semeatchi, v. semé.
Semebitchi, v. mim.
Semin, v. êâin.
Senab, g. èenkar, I. bn. mari;
de Tesp. senor.
SsNDABAiL, bn. essentiel.
SE2n>AGAi, V. sendo.
Sekdagail, (i. a.) plaisir, choie
réjouissante, bel exploit. P.
SendagaiUaz bezaia^ comme par
gausserie.
Sekdagab, y. 9ûmdo.
337
SEin>ATu^ V. sendo.
Sendo, g. L bn. sain, fort. Il
ne nous pandt pas que sendo soit
basque, et cependant, Tesp. sano
ou le prov. san ne peuvent avoir
donné le basque sendo* U est diffi-
cile de rendre compte du d, si ce
n'est que n se renforce en nd,
comme le croit M. Vinson (fievue
ling. III. p. 454), qui cite ondra
de Fesp. honra, honneur.
Sendotasun, g. b. 1. santé; de
se7ido4asun,
Sendoro, sendohi, 1. fortement, P,
Sendotu, sendotzen^ g. sendatUj
sendatuten^ b. guérir. Selon P. sen-
daéu, guérir; sendoôu, devenir fort.
Sendagai, g. remède; de sendo-gai.
Senlaôzea, se dorloter. Motd*0.
selon P.
Sendoki, v. sendo.
Sendoro, v. sendo.
Sendotajsun, v. sendo.
Sendotu, sendotze, v. sendo.
I, v. sem.
Senhab, v. senar.
Senitasun, v. sein.
Sekjoraxea, 1. le pèleriu, P.
Senjorelasun, 1. pèleriuage. Sen-
joreiasuna da gure Uzia. Notre vie
est un pèlerinage. P. Du prov.
cenher, ceindre?
Semtatzea, v. sendo.
Sentheria, bn. surabondance
de force ou de bonheur dont on
se targue, Sal. Jactance, suffisance.
O. traduit ce mot dans le 516"*^
prov. par: aise, prospérité. Il nous
semble de sendo^eri. Ainsi plutôt
un défaut (v. eri). Esta {ezta)
sentheria bano min gaizagoric. Il
n'y a pas de pire mal, que celui
de ne pouvoir pas durer dans
Taise ou dans la prospérité.
Sentieriaz, bn. par jactance. Sal.
SentOlî, 1. bn. vieillard. Âx.
écrit senton., sans tilde.
Sentonlasun, 1. Page décrépit;
de senlon-ôasun. LeAeni hiltzen da
haurtasuna.... zahartasunarenondoan
hiltzen da sentontasuna,... Ax. 63. a.
éd. 238 n. éd. Premièrement Ten-
fance se meurt,.... après la vieillesse
Page décrépit se meurt.
Sentobtasun, v. se?iton.
Sebaiteko, v. sein.
Sepa, V. set.
Sepatu, V. set.
Sepatuki, v. set*
Sebra, 1. scie; le latin serra.
Seska, 1. (Quéthary) jonc; le
prov. sescha. Le prov. du basque?
Set, seta, g. b. bn. sepa, 1.
M. Sal. écrit set. En g. et 1. opi-
niâtreté, obstination. En b. ténacité.
En bn. renonciation. Pour la per«
mutation de p et t comp. aUatu^=
aipatu; aizta =^ aizpa.
Setartu, setartzen, g. sepatu, se-
patzen, 1. s'obstiner.
Setatsu, g. tenace; de seta^tsu.
SepatuH, 1. opiniâtrement.
Setabe, zetAaàe, bn. tamis, v.
Prov. 435, d'O. Syn. de ôaAe.
ZetAatcAu, bn. tamis commun.
Setartu, setartze, v. set.
Setatsu, V. set.
SetiO, 1. bn. cercle en jonc
ou en paille sur lequel on pose
les chaudrons.
22
338
Setio, 2. 1. bn. siège (d'une ville);
du prov. seti.
Sey, V. sei.
Seyar, v. zear.
Seyetan, seygarren, v. êei.
SiSYv, suy^ sia, signa 1. sihua, bn.
suif. Du prov. seu.
Ziho^ bn. chandelle, graisse de
viande. ZiAoôu, bn. graisser.
SiA, V. seyu,
SiERPE^ ziEHPE, 1. engeance, ser-
pent; de Tesp. sierpe, serpent.
SiLLUTEGi, b. imprimeri presser;
de l'esp. sello, sceau et de epin,
Sin. En lab. et bn. on écrit
ein ou zin, serment, jurement. En
g. et b. ce mot n^est pas usité;
cependant il y a un grand nombre
de composés et de dérivés, qui
s^écrivent avec s, non seulement
en g. et b. mais aussi en lab. et bn.
Il serait mieux d'écrire uniformé-
ment 8 ou z.
Siniêtu, nnuieny g, aitiiselan^ b.
zinetzi, zinetslen, 1. sinAex, sinAexi,
èineaien, bn. croire. Le g. et b. de
sin-Z'tu. Le lab. et bn. de dnetsi.
Sinisetan dot JSapirilu Santubagan.
Olaecaea. Je crois au St. Esprit.
Zinem (zin-eginj bn. jurer, af-
firmer par serment.
Siniskor, g. zinetskor, zinetsbera^
1. iinAexkor, bn. crédule; de si-
netê-kor.
Sinisezior, g. sinelsgogor, 1. ain-
hexgogor^ bn. incrédule; de siniz-
ez'ior, et de sinels-gogor.
Sinisgarri, g. gage, témoignage;
de einiz-garri. Eia hère itzaren
HnUgarntzat oatrellaka eman sien.
Et comme gage de sa parole il
leur donna Tarc-en-cieL
Sinez, zinez, g. en eflfet. Zinez^
bu. sincèrement, véritablement; de
sifi'Z, avec e de liaison.
Zin zinez, 1. bn. vraiment, sérieu-
sement. Bainan Jesu Chris to zinzi-
nez maiie duena. Mais celui qui
aime vraiment J. C. 'Devozioneko
grazia hehar duzu galdegin zinzinez.
Vous devez chercher sérieusement
la grfice de la dévotion.
Zinezko, 1. sérieux; de zinez-ko.
Zinak, g. sérieusement. La ter-
minaison est obscure.
Zinelan, 1. sérieusement; de sifi-
élan. Comme Tall. im Ernst.
Sineste, v. sin.
Sinetsgogor, v. sin.
Sinez, v. sin.
Single, g. usé. Ce mot ne peut
être basque, du moins sous cette
forme.
Sinhex, sinhexi, v. sin,
Sinhexgogor, v. sin.
Sinhexkor, v. sin,
Sinisetan, v. sin.
Sinisezkor, v. sin,
Sinisgarri, v. sin.
Siniskor, v. sin.
Siniste, v. sin.
Sinistu, v. sin.
Sista, bn. coup d'une arme
pointue. Comp. chista.
SisTAKA, bn .à coups d'arme poin-
tue; de sista-ka.
SiSTATu, siSTAT^EN, bu. piquer,
percer.
Sistaka, v. sista.
Sistatu, sistatze, v. sista.
339
Sitsa, y. èaisa.
So, bn. regard.
So efjfin, 1. bn. regarder. En bn.
généralement so^in,
So effon, bn. regarder. So dagolca^
il le regarde.
Soka^ bn. par des regards; de «(?-£a.
Soallu, V. soilleru.
SoBERA, I. bn. trop; du prov.
sobre, snr.
SoberatUy soberatzen, 1, bn. excé-
der, rester.
Soberazho, 1. bn. excès; assoler a-
Z'ho,
Soberahin, 1, bn. restant; de
sobera^egin ?
SoBEHAKiN, V. sobera,
SOBERATU, SOBERATZE, V. SObCfa,
SoBERAZKO, V. sobcra.
SoBERRA, SOPERRA, V. sobcrra. 1.
débordement d'eau. P.
Sogin, V. 80.
Sohoma, ruelle ou gouttière^
entre deux maisons; fossé, (i. a.).
Mot d'O. selon P. Hiriko sohornak.
Les fossés de la ville.
Soil, g. 1. bn. dépouillé^ désert,
nu, stérile, chauve. Selon M. de
Charencey du lat. solus. Est-ce
que la ressemblance n'aurait pas
de nouveau induit M. de Cli. en
erreur? Nous aimerions citer ici,
en passant, deux mots qui n'ont
rien de commun comme origine,
elkuTy basque et elkaâr holL signi-
fiant tous les deux «l'un l'autre"
et se prononçant exactement de la
même manière. Elkaâr, syncope
de elkander, de elk ander. — P.
cite suhil, désert. Etche sxiMlla, la
maison déserte. EtcJiea sukil dute.
Ils ont laissé la maison déserte.
P. donne encore sua hillik^ et ce-
ci nous explique le mot suAU, c. a.
d. feu éteint, mort. Ainsi c'est une
métaphore, la maison, le foyer est
abandonné, on a laissé le feu s'étein-
dre; de là désert, nu, dépouillé
et finalement chauve. pour u se
retrouve dans 8oiil = 8ukil. — Le
feu a toujours joué un grand rôle
et il est resté encore de nos jours
des traces de son importance pri-
mitive. Le vendredi saint les pay-
sans donnent aux enfants de l'ama-
dou qu'ils apportent le vendredi
soir au curé pour le bénir; le len-
demain, samedi, cet amadou sert
à allumer ce qu'on nomme „le
nouveau feu".
Le lab. et bn. c/ioil, seul, semble
une variante de soiL CAoil signifie
encore en bn. habitant de la cam-
pagne vivant à la journée.
ChoUki, 1. bn. seulement; de
cJioil'kL
Soilleru, 1. soallu, bn. étage
supérieur, grenier; du prov. solar,
étage?
Soin, V. son.
Soinka, v. son.
SoiNu, L bn. son; du prov. son.
Soinulari, 1. bn. ménétrier. De
soinu-ari 4. Le / euphonique?
Soka 1, V. 80»
SoKA 2, g. 1. corde; de Tesp. soga.
Sokatu, sokalzen, 1. bn. lier. So'
kalzen ziizaj/on gendea. Le monde
se liait, se joignait, à lui. P.
Sokarrari, railleur. Sokarraria^
âio
xoôila ùada, da gosogarri^ tholdea
bada, erdeinagarrù Uu railleur sub-
til doune du plaisir, mais s*il est gros-
sier il est dégoûtant. Prov. 408 d'O.
SOKATU, SOKATZEN, Y. êoJca.
Sokharan, bu. Técorce verte
de la noix.
Sokil, V. 8u.
Sokor 1, g. motte de terre.
Sokor 2, 1. veau m&le d*un an
et au delà.
SoLA, ZOLA, 1. bn. semelle, partie
inférieure d*un corps. Oin aola,
la plante du pied.
SoLASy V. jolas. •
SOLASTATU, Vi joloS,
SoLEATu, bn. soulager.
SOLHAS, V. joloê.
SOLHASTATZE, V. joloS,
SoLHASTi, discoureur. P. (i. a.)
V. joloi.
SOLHASTIAB, V. jolùS,
SoLHASTURi, discoureur. P. (i. a.).
V. jolaB.
Solo, V. 8oro.
Son, g. 8uh^ b. êoin^ 1. bn. dos,
charge, vêtement complet. On nous
a dit qu*eu lab. ce mot n^est plus
usité pour dos. — Son ôerri bat
egin dezu? Avez-vous un nouveau
vêtement? Bai êonean dautel, oui
je Tai sur le dos. Soin bat egur.
Une charge de bois. P. JSide luzean
loêtoa ère êorta {sartha) soinean^
En un long voyage la paille même
est à charge. Prov. 99 d'O. Soin
burutik soin burura. 1. D'une épaule
à l'autre.
SohiJka, bn. à dos, avec le dos;
de goin^ka.
Sopa 1, 1. cabine du proprié-
taire des bateaux de pêcheurs où.
se trouvent les vivres. Boite.
SoPA 2, V. topa.
SOPATU, SOPATZE, V. ZOpa.
Soperra, v. $obema.
SopiKu, V. zopa.
Sor 1, V. 8ortu.
Sor 2, g. insensible. — I.
stupide. — bn. sourd. SaL v. Zor 2.
Sortatu, sortaizen, g. engourdir.
Sotrera, g. engourdissement.
Sorbalda, g. 1. bn. épaules.
Eue sorbalden gai^^ean egin zuten egur
hekatorreah, Ax. 1S6. a. éd. S91.
n. éd. (Ps. XXIX : 8 et non XXVUI)
Sur mes épaules les pécheurs ont
travaillé. Des laboureurs ont la-
bouré sur mon dos. Version fir.
Supra dorsum meum fabricaverunt
peccatores.
Sorberia, bn. rumeur vague.
Sordetch, bn. pire.
Soregun, v. sortu.
Sorgia, v. eortu.
SoBGiN, 1. sorcier.
SorhayO, 1. lépreux. — Gomp.
zauri,
SorhO, V. aoro.
Sori, 1. bn. permis. Egiten duU
egin zori eztena. Ils font ce qu'il
n'est pas permis de faire. Sori
eguna da, 1. bn. C'est jour gras.
Sorkatu, sorkatzen, 1. bn.
être pressé, entassé.
Soma. Mot demandé par P. à
O. qui ne le connaissait pas. Comp.
eokoma.
Some, V. zoTfieé
Soro, g. solo, b. èorlio, 1. bn.
841
En g. champ cultivé. En 1. b.
prairie. En bn. regain. Selon M.
de Gharenoey du lat. solum.
Sorrera, v. sar 2.
Sorta, g* poignée, paquet. Sorta
lotzaUe, celui qui lie les gerbes.
Sortalde, v. sortu.
Sortatu, Bortatze, v. sonka
et 8or 2.
SortGgnn, v. aortu.
Sortha, zortha, 1. pesant (i. a.)<
P. Comp. êor^ 2.
Sorthaiu, sorthaizen, 1. rendre
pesant, s'appesantir.
Sorihatu, sorthatze, v. sortha.
Sortu, sortutzen, g. sor^ sortu,
«or/^en,l.bn.naître,gern)er,engendrer.
Adanek sortu zuen Set. Lardiz.
Adam engendra Seth. Zeren bsrtzela
Sûr Uteke Uhi hura huztan Itteke hélhar
bihur liteke. Ax. 87 a. éd. Car au-
trement ce grain germerait^ devien-
drait (tournerait en) herbe.
Sortze, g. 1. bn. naissance. Subst.
verb. sortzea, le naître, la naissance.
Sortzapen, bn. naissance; de sortza
pour sortzea-'pen»
Sorsffun, sortegun, 1. bn. jour de
naissance. Pour le t qui est resté
attaché au thème, v. ktket,
Sortalde, g. oriente; de sort (pour
sor) — aide. Pour le t, v. laJket.
Sortu berri, 1. nouveau-né.
Sortzain, 1. qui préside à la
naissance; de sor^zain.
Sorgia, bn. source, lieu de nais-
sance; de sor-tegi,
Sortzain, v. sortu.
Sortzapen, v. sortu,
Sortze, V. sortu.
SosA, 1. bn. sou.
Sotal, V. zothal.
SoTiL, g. subtil, rusé, v. Tex.
s. V. halio.
SotO, !• bn. cave: du prov.
sotol, fondement?
Su, g. b. 1. bn. feu; colère.
Emozu ur, mintza zakitza etnekt eta
eztiki, sua iraungtko da^ gaitzerizkoa
jahaiduko da. Ax. p. 298 a. éd.
118 n. éd. Donnez-lui de Teau,
parlez-lui doucement, la colère se
calmera, la haine s^apaisera.
Eta bathederaren obra nolaeo da*
ten, suac phorogaturen du, 1 Clor.
III: 13. Test. Eoch. Et le feu
éprouvera quelle sera ToBUvre de
chacun.
Sukartu, sukartzen^ g. suakartu^
suakartzen, 1. allumer, prendre feu;
de su'hartu. Pour la mutation de
h en h, V. Essai Ch. II et introd.
du dict. p. VIII. Le thème (su) et
nou le nom défini (sua) sert à
former les composés; la forme guip.
est donc la plus correcte. Nous
avons fait la même observation
pour lokartu, qu^Axular écrit hka^
cartu, et que nous trouvons écrit
dans un vocabulaire loak hartu^ ce
qui est pire encore. — Etchea suor
kartu da. La maison a pris feu.
Suaus. Lardiz. s*en sert pour
autS'erre.
Sukar, 1. bn. fièvre. De sukartu
comme ahar de ahartu. M. Sala-
berry écrit sukhar et sukhalde^ mais
le h est évidemment de trop, il est
converti en k.
Suhar, 1. bn. très-vif. Ce aéra
sa
probablement une varîaute de aukar ;
le h est conserve.
Sutn, suMzen, g. brûler.
Suia, sutatu, 8vtatzen;8uzta,suztatzeti,
bii. s'animer.
Sukalde, g. 1. sukhalde, bn. cuîsîue;
de m' aide pour halde. Pour la ma-
tatiou de h en k v. Essai Ch. II
et introd. du dict. p. VIII. Le h
dans sukhalde est de trop; v. sukar»
SukhaU bn. impôt prélevé sur les
cheminées avant 1789. Pour le h
V. Tarticle précédent,
SukopU, 1. galette cuite sous les
cendres ; do m^opil pour hopiL Pour
la mutation de ^ en ^ v. Essai
Ch. II et introd. du dict. p. VIII.
Sukil^ sokilj 1. (i. a.) grosse bûche
qui entretient le feu; do su-hiî, feu
mort, puisque la bûche se consume
si lentement?
Subazter, 1. bn. foyer, fttre; de
su'bazter.
Sutegi^ g. forge; stUei^ bn. âtre;
de su-tegi.
Suburdina, 1. bn. le chenet; de
sti'burdin, *
Sugibelekoa^ bn. la plaque en
fonte placée au fond de l'âtre; de
au-gibel-ko^.
Suharri, 1. pierre à feu. Il fau-
drait, selon la règle, sukarri.
Suharotz, 1. forgeron; générale-
ment harotz. Même observation que
ci-dessus.
Sumin, g. 1. bn. furieux. — bn.
engourdi; de su-min, Comp. m.
y^'iSumindu,, sumintztn, g. 1. bn. cour-
roucer.— 1. bn. s'inquiéter vivement;
4lVwgiwlrdi)iv-eaiJ ..
Sumindura^ 1. bu. mal qae Pon
ressent en s'éiant piqué aux orties
ou causé par la violence du froid.
Susara, 1. bn. en chaleur; en
parlant de la vache. De ênz-aro,
répoque de feu (chaleur)?
Supitzgarri, 1. allumette.
SupAala, 1. pelle; Aasu^phala,
Su, 2. V. têu.
Suakartu, v. su.
Suakartze, v. êu.
Suaus, v. su.
Subazter, v. su.
Suburdin, v. su.
Suderia, v. sudm.
Sudu, certaine mesure de terre.
Selon P. elle contient deux tiers
de — P Nous n'avons pu lire le
mot. P. ajoute que par méthaphore
on emploie sudu pour intérêt. Hain
zinez eta hain sudu handxz derdinzii
dohahunaz gero. Puisqu^il nous y
va tout de bon et d*un si grand
intérêt.
SudUT, g. 1. bn. sur^ b. nez.
Suderia, bn. maladie des bétes
se purgeant par les narines. Sal.
De sudur-erL
Sudur ojfal, 1. mouchoir.
SuERTE, 1. bn. sorte, espèce; sort,
hasard. Sueriez, par hasard. Bà-
laio sueriez non. De telle sorte
que. Zemôaô behatu suerle dira.
Combien d'espèces de péchés y
a-t-il?
Sugarrast, v. svge.
Suge, g. 1. bn. serpent.
iSu;^arra«^,g.serpent;de suge-arratL
Sugibeleko, v. su.
Suhar, v. su.
843
Suharotz, v. su.
Suharri, v. au.
Suhi, V. êui.
Siihil, V. soil.
Sui, g. suAi, 1. bu. gendre.
Suil, V. usul.
Sukalde, v. su.
Sukar, v. su.
Sukartu, v. su.
Sukartze, v. su.
Sukhal^ V. su.
Siikhalde, v. su.
Sukhar, v. su.
Sukil, V. su.
Sukopil, V. su.
Smnbil, g. tête d'arbre; syn.
de moskor 2. Comp. sumpur.
Sumin, sixinindu, v. su.
Sumindura, v. su.
Sumintze, v. su.
Siunpur, 1. s. grosse souche
d'arbre. Sua eguberris sump'urrehi,
fiascos aldis adarreM. Il faut faire
le feu de Noël avec de grosses
souches et à Pùques avec des
branches. Prov. 411. d'O. Eguerri
gauéko sumpurra. Souche de Noël.
P. L'apostrophe chez O. indique
l'aspiration ; ainsi sumphurreki.
Eguerri pour egun berri.
Sun, Blina, profond, p. (i. a.).
Comme P. cite encore sutUzea et
sundatzea, éprouver, qui dériveront
très-probablement de sonder, il se-
rait possible que sun en dérivât aussi.
SUKDATZEA, V. èWtt.
Stmliar, ormeau. Sunharrai
eder du adarra. L'ormeau a le
branchage fort beau. Prov. 441 d*0.
Sunsi, Bunsitu, sunsitzen,
l.sunxi, sunxitu, bn. ravager, abîmer,
ruiner. Atzoko harriak sunxitu ditu
gure hazter guziak. La grêle de
hiei: a ravagé toutes nos campagnes.
Sunsuna, bn. simple, niais.
Au fond suusuna indique le son
du tambourin.
SuNTZEA, V. Sun.
Siinxi, Bimxitii^ v. sunsi.
Sun, V. son.
SUPEBTU, SUPEBTZEN, 1. rcstcr. P.
Variante et synonyme de soberatu;
du lat. saper.
Supertuzy par excès; de svjperlu-z.
Suphala, v. su.
Supio, 1. force. P. (i. a.).
Supitzgarri, v. su.
SuBiTUKi, 1. subitement.
Supu, 1. fossé. P. (i. a.).
Sur, V. sudur.
Surda, v. zurda.
Sunuur, g. Larramendi, dans
sa lettre à Mendiburu, se sert de ce
mot, qui parait être une variante de
churimuri. V. Tex. s. v. jakimàide.
Susara, v. su.
Sustrai, g. racine.
Suta, sutatu, v. su.
Sutatze, V. su.
Sutegi, V. su.
Sutei, V. su.
Sutu, sututze, V. su.
Suta, v. seyu.
Suzta> suztatzen, v. su.
T.
\
1
\
Ta. 1^- On trouve la uni à
l'adj. verbal, qui est rendu alors
par „après avoir" ou „ayant".
Ikusila, après avoir vu ou ayant
vu; edanda^ ayant bu. Dans ce
dernier exemple on voit qge le t
devient d quand les lois phoné-
tiques l'exigent. Les Basques disent
que ta est ici la contraction de la
conjonction eta^ et; cette explica-
tion nous semble confirmée par
Liçarrague et Pouvreau qui écrivent
encore eta, F. dans son diction-
naire écrit quelque part ikuêi eta, —
Hartan êartu eia eridenm dtiçue
aslO'Ume arbaL Luc. XIX. 30.
Test. Boch. Et après y être entré
(ou y étant entré) vous trouverez
un ânon. Quelque chose d'analogue
se trouve dans les dial. basq. es-
pagnols; là les deux mots ez gero
sont si bien unis, que de nos jours
encore on écrit ezkero (esquero), se
figurant que ce n'est qu'un seul
mot.
2^. Ta sert encore à donner aux
suffixes n, ra^ ko, etc. une signifi-
cation indéfinie ou plurielle: tan,
tara, tako; v. Essai, p. 51. Lan 4~ ^
fait lanetan (de lan-e-ta-^) dans
les travaux ; ecie -f* ^ ^&ît eeieia»,
dans les maisons. On trouvera plus
bas, s. V. ietan, pourquoi cette
forme est plurielle; mais ia reste
jusqu^à présent sans explication.
Du moment qu*un suffixe est uni
aux pron. démonstratifs, il faut que
ce suffixe soit composé avec ta;
ainsi orretara (non pas orrera) vers
ce ; orietara (non pas orira) vers ces.
3^. Ta contraction de eta,
Hetan, 1. bn. y, en, dans lui,
dans eux, dans ces. Nous donne-
rons d'abord quelques exemples
et ensuite l'explication. — FanUaie
da aàerastaêun galkhorrmt ondoan
ibiltzea eta hetan esperanizaren ema-
tea. Ghourio, p. 27. C'est de la
vanité que d'amasser des richesses
périssables et d'y (en elles) placer
son espoir. Htzazula hetan àilÂa
komplazenzia vano ôat. Ghourio,
p. 144. Ce n'est pas une vaine
satisfaction qu'on y (en mes paro-
les) doit rechercher. Eta egun heian
iaiquiric Pierriêec. discipuluen ar*
tean. Âct. 1. 15. Test. Bocb. Et
en ces jours*là Pierre s'étant levé
au milieu des disciples. — Heian
est un mot très-remarquable. Le
845
pluriel de hura celui-là, est ayek
en guip., hayek ou Aei en lab.
Ayek 4- ^M fftî^ ayelan avec élision
du i» puisque t et £ ne peuvent
se suivre, v. Essai, Gh. II; et ainsi
Aei'\'tan est devenu hetan, Heian
se retrouve dans tous les dialec-
tes, sous une forme syncopée etan,
et perd même souvent le e initial.
En bise, etan se retrouve dans les
substantifs verbaux. Nous savons
que le nom verb. n'est autre chose
qu'uD nom au locatif; que ikuaten
est pour ikuè4en dans le voir; or
en bise. eta7i s'est conservé, et ainsi
adi a donné adietan^ subst. verb.;
de adi-etan pour hetan. Ercmteian,
pour erant-hetanj lever. Que la
forme primitive était hetan^ nous
semble encore confirmé par plu-
sieurs noms verbaux, dans lesquels
le h est devenu k, conformément
à la règle; v. Essai, Ch. II et
rintrod. du dictionnaire p. VIII.
Par exemple: Ardatzketan tmiz, g.
je file; de ardatz-hetan, Josiahetan
idilli, g. se réjouir; de joata-hetan.
Anreielan ibilli, g. aller (s'amuser)
avec les femmes; de anre (pour
anderé) — hetan. Cette forme se
retrouve peut-être Adkn^arheta (chute
de % comp. arrai 2); de orhe-hetan;
et dans hitzheta, conversation; de
hUz'hetan. La différence en guip.
est grande entre ayetan, dans ce,
dans celui-là, et etan, syncope de
ayetan^ et aujourd'hui terminaison;
mais la différence entre hetan et
etan est très-petite. Malgré cela
les dial. lab. et bn. ont tenu séparé
ces deux formes du même mot en
écrivant hetan exclusivement pour
le pronom démonstratif, et etan
pour la terminaison qui indiquera
le pluriel ou Tindéfini du locatif. —
Effun hetan, arduan penetan (pêne-
etan) daudenei, desiratuio dute bere
egunen fina, Ax. p. 595 a. éd. 427
n. éd. Dans ces jours là, ceux qui
sont en peine alors, désireront la
fin de leurs jours. Inoizio dembo-
ratan esaten badezu, g. Si jamais
(indéfini, si en aucun temps,) vous
le disiez.
Hetangoa, bu. celui qui est dedans;
de hetan^giMi, Hetan signifie dans
ce, dans cela; Pall. darin (dar-in);
le suffixe go en fait un adjectif,
de dedans; a est l'article le; le,
celui, de dedans. De la même
manière nous avons vu Tadv. emen^
ici, donner Tadj. emengo d'ici, TalL
hiesig, avec Part, emengoa^ le, celui
d'ici. — Eta hirietan (hiri-etan)
iragaiteu ciradela iracazten cituzten
hetangoae Jemealemen ciraden apoS"
tuluez eta andanoez eguin içan
ciraden ordenacen beguiratzen. Âct.
XVI : 4. Test. Roch. Et eux qui
passaient dans les villes, instrui*
saient ceux qui étaient dedans, de
garder les ordonnances qui avaient
été faites par les Apôtres et les
Anciens de Jérusalem.
ffetazj bn. d'en, de cela; de
hei-ta-z^ avec élision de i devant t.
Eta hetaz zuhurM eta gorahi min^
zatzea. Ghourio, p. 29. Et d*en
parler savamment et hautement.
Hètara, bn. vers eux; de hek-ta-ra.
346
avec âision de i devant l. Eia
gauaren laurgarren veilla irian eihar
cedm Aeiara, Marc, TI: 48. Test.
Boch. Et environ la quatrième veille
de la nuit il alla vers eux.
Heiarik^ 1. bu. en, de cela, de
lui; de hek-ta-ik, avec élision de
h devant t, et avec r euphonique.
Eta heiaric ilkiric arrançalec êareac
ikutzen cUuzien. Luc, Y: 2. Test
Boch. Et les pêcheurs en (nacelle)
étant sortis, lavèrent leurs filets.
Tous ces mots composés auraient
dû se trouver à Tarticle hura;
mais nous avons découvert trop
tard comment hetan^ etc. étaient
composés pour pouvoir les y placer.
Tafalla, bn. nappe; du prov.
toalha.
Taka taka, bn. promptement.
Tako, V. takoh.
Takoâ, takoin, 1. talon. P.
cite la forme syncopée takoa. La
terminaison est probablement oin;
mais qu'est-ce que tak ou ta? Le
k pourrait être pour h, si oin est
pour hùin.
Talde> g. troupeau, assemblage.
Talika, bn. souffrance vive,
momentanée qu'un malade éprouve
à l'improviflte.
Talo, g. 1. bn. galette de maïs.
Thalo, gâteau de millet. P.
Tamarina, g. iamborina, bu.
tamarin, tamaris. Ce sont deux
arbres différents, mais nous igno-
rons auquel des deux le nom
basque s^applique.
Tambolill) v. tambarina 2.
TambobinAi 1, V. tamarina.
Tamborina 2, 1. instrument
de musique, d'un mètre \ peu-près
de long, à six cordes, sur lesquel-
les on frappe avec une baguette.
Olaechea, (biscaïen) écrit tambolin.
Taèertia, joko^ tamdolin. . . • igeê
egin. Fuir la taverne, le jeu, le
tambourin(P)
Tan, V. hetan, s. v. ta.
Tanka, bn. bruit d*un corps dur
frappant un autre corps dur. Sal.
De tankaiu^ comme ahar de aiartu.
Tankatu, lankatzen, 1. bn. frapper
un corps dur. Sal. Frapper sur
quelque chose pour le faire entrer
par force. P. Du prov. tancar, qui
vient du lat. v. Diez, E. W. L
896. s. V. stancare.
Takkatu, v. tanka,
Tankatze, v. tanka,
Tanta, g. b. goutte; de l*esp.
tanto.
Tantai, bn. piquet de vigne Sal.
Tapa, 1. tapoin, bn. bouchon; de
l'esp. tapon.
Tapatu, tapatzen, 1. bn. bou-
cher. — g. couvrir.
Tapia, 1. (Guéthary) chausson
en laine qui ne monte pas plus
haut que le sabot.
Tapoin, v. tajm.
Târ. Suffixe de Tethnique. Le
t devient d quand les lois phoné-
tiques l'exigent. Burgoatarra, VhMr
bitant de Burgos. Olorondarra,
l'habitant d'Oloron. Si le nom
finit par une voyelle, il parait que
c*est l'oreille qui décide si le t est
maintenu ou non. Selon Lardizabal
on dit ^^alement bien: 3rromarra
347
et Hrromatarra. Il serait possible
que le t fût euphonique et que
tar fût pour ar, mâle. v. ar 1. —
Tar a formé, par exception, l'adj.
anaitar^ g. fraternel.
Tara») v. ta et ra.
Tarrapata, bn. marche rapide
et bruyante.
Tarritatzea, 1. fâcher, mettre
en colère. P.
TaiTO, bu. un peu grand.
Tarrotu^ devenir grand.
Tarte, Selon P. entre deux,
espace. Tarte hartan. En cette
entrefaite. Il nous semble que c^est
une erreur ou en tout cas une
corruption de arte, Arte, espace,
(entre), avec dt, deux, a donné
bitarte, traduction littérale du fr.
entre deux. Le t pariut être eu-
phonique. Pouvreau nous semble
avoir coupé le mot en bi-tarie. —
Le ^ de betazal et betondoy aux-
quels mots nous avons renvoyé
s. V. bitarte, nous paraît plutôt être
une mutation du p; cependant
nous ne voudrions pas l'affirmer,
puisque jusqu'à présent cette per-
mutation ne se trouve que dans
les composés de be^i,
Tarzun, v. tasnn.
Tasun, g. b. 1. tarzun. bn.
Terminaison qui forme des sub«
stantifs ; nous n'avons pu en décou-
vrir le sens. v. eri.
Taulen, bn. carreau de jar-
din.
Taz, V. zaz.
Tchar, tchartu, v. cAar et zar.
Tchit, V. ckit.
TchitcharrOf L espèce de
poisson.
Tegi> g. 1. bn. lieu, demeure.
V. ziri. En guip, te^i ne s'emploie
que comme terminaison. Toki est
une variante et s'emploie seul où
comme terminaison. En bn. te^i est
généralement contracté en tei.
Argindegi, g. atelier du lapidaire;
de arri^egin-iegi. D pour t après
n, V. Essai, Ch. II.
Sutei, bn. foyer, âtre, deêu-tegi.
Teixa, bn. tAeilhi 1. tuile.
Tenore, bn. époque précise;
moment opportun ; de Tesp. tenore,
ordre, forme; ou du lat. ténor P
TentU, 1. jugement rassis. P.
Bere tentu onean dago. Il a l'esprit
en bonne assiette. Kechatzen nau
tenturii. Il me fait perdre patience.
Teportu, bn. crise, moment
critique.
Thai, bn. suspension d'une
action; n'est guère en usage que
dans le sens négatif. TAaùii gobe,
sans cesse. Thai-ik gobe minzo da.
Il parle sans cesse.
Thaillu, 1. façon, sorte. P. Efie
thaillutakoa da» Il est de même
façon (taille) que moi. Zer nahi
den thaUlm, De quelque façon que
ce soit.
Thaka, bn. défaut.
Thalo, V. talo.
Thamborin, bn. tambourin;
V. tamborina 2.
Thaku, bn. tan.
Tharroka, bn. motte de terre.
Thaziarika, bn. en ébuUition
suivie, non interrompue. De Haz-
348
tarùha. Alors tiazlari, bouillir^
entrer en ^allition, doit aussi se
trouver.
Thatcha, bu. tache, défaut.
Theilla^ V. tella,
Theka, bu. opiniâtreté. Comp.
sepa et thema,
Thexna, bu. 1. opiniâtreté, en-
têtement.
ThematUt thenuUzen^ 1. bn. s'ob-
stiner, s'entêter.
Thematsu^ 1. opiniâtre ; de thema*
lêU,
Thematsu, v. tAema.
Thematu, thematz6,v. tAema.
Therestaka, bn. en traînant
à terre; de ihereata-ka. Thereêta
ne se trouve pas. Est-ce que ce
mot dériverait de terre?
Therestan, bn. syn. de thereè-
iaia*
Thbsto, bn. sens. Sal. Gizon
theêto huna. Homme de bon sens.
. Probablement du prov. testa, tête.
Thesni, !• sale, vilain.
Thegukeria, 1. vilenie; de theyw'
ieria.
Thini, bn. sommité. Il est cu-
rieux qu'en holl. tin, généralement
employé au pluriel^ tinnen, ainsi
que Tall. zinne, signifient cré-
neaux, pinacle.
Thoilla, 1. v. toUa,
Tholdo, V. tolde.
Tholdatu, v. tolde.
Thona, bn. tache d'une cou-
leur différente imprimée (? !) sur
rétoffe.Sal. Du français ton, couleur ?
TAonatu^ tacher.
Thornu, bn. tour; charge, ^«f
liomu bal. Une charge de bois.
Thu, 1. bn. crachat.
TAu egin, cracher.
Ti, V. dik.
Tik, V. dit.
Tileta, bn. le point sur Ti.
Tilika, bn. un peu; ne se dit
que des liquides.
Tillape, 1. carène de navire.
Peut-être de tiUa^e^ sous»tiUac?
Tillac est en esp. tilla; tillac est
une corruption et n*estr pas ancien
en français; v. Littré, D.
Tille, 1. titre, inscription. Selon
0. diaprés P. qualité.
TiMPLA, 1. ornement de coiffure
de femme; bandelette. Ce mot ne
peut-être basque sous cette forme.
Tina, 1. espèce de vaisseau.
Tinka, 1. HnH, bu. serré forte-
ment.
Tinkatu^ tinkatzen, 1. bn. presser
fortement, bander.
Tifûeetz, 1. fortement. P. (i. a.).
Tinketz edatea, boire d'autant (?).
Tinkatu, tinkatze, v. émka.
Tinketz, v. tinka.
Tinki, v. tiftka.
TiNTO, bn. fortement coloré; du
fr. teint.
Tiotia, 1* un tout petit peu.
TiPULA) g. 1. bn. oignon. Aussi
kipula. Plutôt de l'esp. ceboUa,
que du bas-lat* caepula. Pour la mu-
tation de la sibilante en /, v. zirzil;
de la gutt. en sibil. v. karamUeAa.
Tipuri, bn. pustule. Variante
de lipnlaf
Tipustapast, (Guétharj) su-
bitement.
â4d
TiBSNTAy bn. tiroir.
TrrcBA,!. bonheur; de Tesp. dicha.
TiresO) bn. fort^ bien assis,
solide.
TiresoH, bn. solidement.
TiKO, bn. coup de fusil.
Tirria, bn. désir, envie.
Tirriatu, bn. désirer.
Tirtil, bn. Gomp. cAirchil, chir-
ffilj zirzil.
Titi, V. dUAi.
To, g. 1. bu. Ce mot corres-
pond à: tiens^ quand on s'adresse
à un homme. Quand on parle à
une femme on dit no. Il va sans
dire que lo n'est pas la seconde
pers. de Timpératif de iar, prendre^
comme le dit M. Salaberry; mais
nous ignorons d'où ces mots {lo
et no) viennent. TolzH, har Uzak
eure diruak eta utstak niri* Tiens,
prends ton argent et me laisse en
paix. r. Hemen no da lo. Ici la
femelle commande le mâle. P.
Dans le premier exemple lo parait
être considéré coomie tout autre
nom verbal, lo Uzak, (lolzii) tiens-
les, Aar-Uzai, prends-les. Nous ne
nous expliquons pas pourquoi Ton
écrit Uzik et non Uzak.
TochO, 1. stupide.
Toki, g. 1. lieu, endroit; v.
lepL Ida beren lokira biurlu ziran,
g. Et ils retournèrent dans leur
pays.
Tolde, 1. grossier; Iholdo, bn.
maladroit, engourdi. Toldez egin
du. Il Ta fait par grossièreté. P.
Tholdolu^ bn. s'engourdir.
Tôles, g. pli.
ToleslUf toleêlulzenj plier.
Tolesgabe, sincérité, candeur; de
loles-gabe. Analogie avec le holl.
eenvoud, l'ail, einfalt, lîtt. un pli.
Toleskor^ loleskoi, flexible; de
loles'kor,
Tolesgabe, v. loles.
Toleskoi, toleskor, v. loles,
Tolestu, tolestutze, v. loles.
ToUa, g. lioUla^ 1. grand pois-
son de mer de la forme du bro-
chet, mais plus grand.
Tontor, g. b. sommet (d'une
montagne). — b. bosse. Par erreur
ici; V. konior, et mercAika,
Topatu, topatzen, g. lopau,
b. (chute du l) chercher.
Topaili V. lopalu.
ToRPE, V. dofjpe.
Torticha, v. lorlika.
Tortika, g. lorlicAa, 1. lie.
ToRTOiLLA. Uso lofloUla, tour-
terelle. P.
TotiUa. 1. gentil. JEma loliUa,
Femme belle et gentille. P. Serait-
ce pour lorloiUa, tourterelle?
Tbu, su. Terminaison qui sert
à former des adjectifs ; Allsu^ adarlsu,
egarsu^ Usu = iciu^ odolsu»
Tta, bn. interj. exprimant ordre
d^empêcher ou de faire cesser une
action. (7%, comme tie dans tiède.)
TtattikO, bn. bernique.
Ttipika, pitika, 1. (Ouéthary)
chevreau.
Ttiritta, 1. cigale.
Ttutta, bn. terme de tisserand;
petite cheville de roseau, placée
au milieu de la navette, de laquelle
l'ouvrier tire le fil de la trame
350
par le mouvement quMl lui donne.
Sal. Dimin. de lula, tuyau.
Tumpa, bn. coup peu violent,
mais faisant un certain bruit. Sal.
Tuntur, bn. variante de iun-
hur; V. ionior,
Tupa, V. dupia.
Tupin, V. dupin.
Tupust, bn. à Fimproviste.
TiTRuoi, g. tonnerre. Ce mot
est-il basque P Comp. Pangl. tur-
moil, vacarme.
TurrU8ta> bn. chute d*eau ou
de tout autre liquide, cataracte.
Turruatan, bn. en versant avec
abondance; de turrusta — n.
T'ustO. O. écrit l'apostrophe
pour Vh; ainsi thusto. Thusto du
iraôoêlen, joloa eia pulah dituenak
ahoêten. Celui-là gagne beaucoup
qui oublie le jeu et les pu-
tains. Prov. 448.
Tusuria, soûl, le diable. P.
dit que c'est un vieux mot basque
dont on se sert encore (de son
temps) en Soûle. En tout cas nous
le donnons puisque c'est un des
très-rares mots basques (dumoins
il pandt être basque) qui ait rap-
port à la religion.
Tuta^ bn. cornemuse à un seul
tuyau. Le prov. et Tesp. ont tudel^
fr. tuyau^ anciennement tuyel, du
lat. tubellus; v. Brachet, D. E. Selon
Diez, E. W. tuyau^ etc. ne vient
pas du lat. tubellus (ce que Mé-
nage avait déjà proposé), mais de
Pane, haut-ail. tûda, hoU. tuit.
Comp. dutchulu.
Tuéa^ lutatu, bn. corner aux
oreilles; dissiper (son bien). En
hoU. tuiten, signifie tinter aux
oreilles. Comp. dutchulu.
Tutulu, bn. gobelet en bois à
anse, dont le peuple fait usage
pour prendre de Teau dans les
seaux.
Tutatu, V. iuta.
TutulU, V. tuia.
Tutuluya, sot, lourdeau. Mot
d'O. Selon P. — Comp. tutulu.
Tzaille, v. zale.
Tzaka, v. zaka.
Tzalle, V. zale.
Tzat, Ce suffixe correspond à
pour. Zerentzai. Pourquoi. EêaU"
tzat dauhat. Je le tiens pour
dit. Gizonarentzat, Pour l'homme.
Oironentzat, Pour les hommes.
Comme nous l'avons déjà fait re-
marquer dans notre Essai, tzai
régit le génitif. — Tzat se trouve
uni à ko et forme alors kotzai^
quelquefois contracté en hotz.
Laurgarrenelotzat, pour la qua-
trième fois. Ain aberaiê izaiekotz
eshua laàur. Pour être si riche il
est peu généreux.
Tzaz, V. zaz.
351
Tr.
Tb. Ce groupe n'est pas toléré
dans la langue basque; cependant
elle a adopté plusieurs mots com-
mençant pas tr,
Traba^ V. trahu.
Trabu, 1. iraba, bn. entrave. Le
port, a trave, du lat. trabes, poutre. V.
Littré, D. et Diez, E. W. s. v. travar.
Traoaza^ 1. dard, trait d'arbalète.
P. — Du prov. trag, trait, L. E. —
La terminaison est obscure.
Traka, bn. mesure, taille. Ene
trakako gizan bat iikusi dut» J^ai
vu un homme de ma taille.
Trapu, 1. drapeau; haillon. P.
Du fr. drapeau.
Trastatu, 1. bn. traiter, trafiquer.
Trasteria, bn. haillon.
Tratd, b. 1. bn. trafic.
Trebatu, V. trebe.
Trëbë, bn. habile, adroit; 1.
familier, privé. P.
TrebcUu^ trebatzen, g. Se rendre
habile.
Trebës, bn. en position opposée
à la ligne perpendiculaire. Sal. (P)
Est-ce que l'auteur veut dire hori-
zontal ou penché? On dirait du
prov. travers?
Tr£go, 1. trêve.
Tremfb, 1. bn. disposition bonne
ou mauvaise, d'une personne. Du
prov. tempre.
Trenkatu, bn. rompre un fil,
une corde, etc. en tirant des deux
côtés; de tronquer?
Tresna, 1. bn. outil, instrument.
Sal. Selon P. qui donne tresnak
(plur.) habits, robes. Tremai ira-
koêten du bidean joaiten eta diruak
Aitzgiten. L'habit apprend à mar-
cher et l'argent à parler.
TrIKA, TRIKATU, TRIKATZBN, 1. bll.
demeurer, arrêter; suspendre un
peu la marche. Probablement de
trego^ litt. faire trêve.
Triku, g. hérisson.
Trimpoilla, 1. panscy gros ven-
tre. Comp. tripa.
Trinko, g. épais.
Tripa, bn. ventre.
Tripazoiro, bn. syn. de trim-
poilla.
Trocha, trochatu, V. trosa.
Trokiu, b. Selon W. v. Hum-
boldt. Danse mimique.
Trokbilka, 1. en roulant.
TRONAD0RA, 1. bn. plancher.
Trosa, g. trocha^ 1. maillot; du
prov. trossa.
Trosatu» g. trochatu, 1. bn. Em-
mailloter.
Trosatu, v. trosa.
Trosta, bn. troste, 1. trot. Tros-
tean dago. Il va au trot.
Trua, 1. Haur trua. Enfant
trouvé. Corruption du fr. trouvé.
Truka, 1. espèce de jen de car-
tes. P.
Trukatu, trukatzen, g. 1. bn.
troquer; de l'esp. trocar.
u.
TTa, V. oa.
TTbal, ual, g. courroie, ceinture.
Le d est probablement intercalé;
il Test toujours en bise, après u
quand l'art, a suit.
Abal^ g. iaèaU, 1. iabela, bn.
fronde. Est-ce que nbal et adal ne
seraient pas des variantes du même
mot dont la signification primitive
était courroie ? — Davidei artu zi-
tuen artzai-sonekoa eta abaUa bost
arrirekin. Lardias. David prit les
habits de berger et la fronde avec
cinq pierres. — Larr. donne aussi
uballarri fronde; de ubal-arri,
TTbalarri, v. abal.
Ubel, avec l'art, itheta^ g. 1. bn.
pâle terne. Selon P. «Couleur
obscure tirant sur le noir; noirceurs
que causent les meurtrissures.''
Dans ce dernier sens il y a la
variante U9pel^ bn. meurtrissure,
contusion qui ne saigne pas^ mais
laisse une tache livide; en lab.
noirceur causée par la contusion.
Le guip. a o^el pour uapel^
engelure. Vapel nous semble dé-
river de uts'bele et non de otz-
bel, comme nous Tavous dit s. v.
UbèUaêuUy g. pâleur; de uM-
Ubeldura, 1. meurtrissure. — bn.
obscurcissement, de ubeMura.
Ubel, ubelduj ubeltzen^ 1. bn.
meurtrir, ternir, obscurcir.
TTbeldu, ubeldura, v. u&el.
Ubeltasun, v. nbel.
TTbeltze, v. ubel.
Ubil, ubildu, ubildutze, v.
ur 3.
Ubiflâak, v. ur 3.
Uohaâa, v. tUê.
TJàSL, g. b. L bn. été.
Vda berri, g. uda barri, b. prin-
temps.
Uda haste^ 1. printemps.
Udatzen^ g. uda aiken, 1. an-
j
tomne.
Udalantzea, labourer avec des
boeufs. Mot d'O. selon P. De
uda-landu. — P. ajoute encore
l'exemple suivant qui n'est pas
clair. Udalen ari du. U laboure
la terre.
Udabarri, v. uda.
Udagara, 1. bn. loutre. P. cite
encore uhadera et uAain. U sera
probablement pour ur.
Udalantzea, v. uda.
353
Udare, g. 1. bu. poire.
Udarondo, g. 1. poirier.
Udaramo, g. 1. poiré.
Udarondo, v. udare.
Udatzen, v. uda.
Uder,bn.petit boatonsurla peau.
Udi V. Audi.
Ufa labrua, 1. peau de chamois;
du baffle. P. Nona citons ce mot
puisque i^a paraît être pour buffle
et avoir perdu le b initial.
UfiafiSj I. dédain. Ufiqfiag iâ"
ehatzea Jainioaren contra. Se dépiter
contre Dieu. P. De ob ! fi?
Ufu liatsa, 1. fi I du vilain ! P.
Ugari, g. b. abondant, abon-
dance. Probablement de ur, eau
et ari 4. Pour la mutation de r
en ^, comf. emari = emaçi ; àuru-
zari = burvzagi; iriiai = igitai^
ainsi que plusieurs mots composés
avec ur^ p. ex. iigolde, ugcule, ugarriy
etc. Eu hoU. et ail. abondance est
rendu par débordement, overvloed,
ûbcrfluss; de over, par dessus et
vloed, flux.
Ugarilu, ugarUun^ g. b. abon-
der, augmenter, féconder.
Ugariioêun, g. b. abondance; de
lêgari^lasufi,
Ugaritasun, v. ugari.
Ugaritu, ugaritze, v. ugari.
Ugarrij v. ur 3.
Ugarte, v. ur 3.
UgastOi V. ur 3.
Ugatz, V. ur 3.
Ugazaba, ugesaôa, b. maître de
la maison ; syn. de echeko^aun.
Comp. s. V. ugazaiia tous les com-
posés avec ugaz.
Ugazaita, g. b. 1. beau-père;
c. a. d. le second mari de la mère.
Ugazama^ g. b. 1. la seconde mère.
Ugazseme, g. b. 1. fils d'un mariage
précédent. Ugazalaàa^ g. b. 1. fille
d^un mariage précédent. Humboldt
(Berichtigungen, etc. p. 19) ratta-
che tou8 ces mots à ugalz. Est-ce
bien prouvé?
Ugazalaba» v. ugazaUa.
Ugazama. v. ugazaiia.
Ugazesne, v. ur 3.
Ugazseme, v. vgazaila,
Ugesaba, v. ygazaôa.
Ugolde, V. ur 3.
UgOtohO, V. ur 3.
UgOtSO, V. ur 3.
Uhadera^ v. udagara.
TThaill, v. udagara.
Uhaitz, V. ur 3.
Dharka, v. ur 3.
TTharre, v. ur 3.
nhartu, bn. s'aviser.
Uhe, 1. bâton; syn. de makil.
Uhendil, v.wr 3.
TTher, 1. gris. Gain eder barren
uAer. Beau dessus sombre dedans.
Bonne mine à mauvais jeu. Comp.
urdin.
TTherlo, bn. terne. Comp. ur»
din et uAer.
Uherritzeaj v. ur 3.
nDliillata, uhillatze, v. ur 8.
Uhin, V. ur 3.
TThobi, V. ur 3.
Uholde, V. ur 8.
Ujayotz, V. ur 3.
Ukabil, g. 1. ukhumU, 1. poing.
Le curé biscaïen de l'église des
Carmélites à Londres nous a dit
23
354
que dans son pays ou dit iiuèil,
(par erreur iiutil dans Tordre al-
phabétique). Comp. encore uiarai,
poignet; uialdi, coup, et uialondo
ou uiondo, coude. — Tous ces mots
paraissent avoir une origine com-
mune. La forme bise, se rapproche
du lat. ictus coup; ico, je frappe.
La terminaison èU (v. bUa) peut
signifier ici rond. B est devenu m
dans uhhumUla.
Ukaldi, 1. ukhaldi, bn. coup.
Harrukaldiz. A coups de pierre.
Savidek Goliath Ail zien habela
ukhaldi bâtez. David taa Goliath
d'un conp de fronde. Com^,ukabil,
Ukalondo, g. ukondo, I. coude.
nkaHi Ukaite, 1. bn. uihan,
ukhaite^ bn. P. dit: avoir et être.
M. Salaberry dit: avoir, ce qui
nous semble être la véritable signi-
fication. V. Essai, p. 56. la note.
M. Inchauspe a relevé cette note
et y a répondu par une tirade, dont
le fond et la forme se valent v.
l'introd. p. XVI et suiv. Guzia
deapendatu vkan zunean, Luc, XV.
14. Test. Boch. Quand il eut tout
dépensé.
UkapTai. 1. ukharai^ bn. poignet.
Comp. uiabil.
ITkatu, ukatzei v. uio.
Ukha, V. ukos
TJkhsdte, v. ukan.
Ukhaldi, v. uialdi.
Ukhan^ v. uiaite.
Ukharai. v. uharai.
Ukhatu, V. uio.
Ukho, V. uio.
Ukhiimil, V. uiabil.
Ukhur, Ukhurtu, bn. se pen-
cher en avant. De gurtu? Mais
d*oii vient le u initial?
Ukitu, ukitzen, g. 1. uhàtu,
b. hunki^ huniitu, bn. toucher. La
forme bn. est la moins correcte;
le » est élidé devant i; ▼. Essai,
Ch. II. Ba^a erdian dagoan arbo*
latiijatea eta uMtzea, debekaiu diçu,
Lardiz. Mais le manger et le
toucher à l'arbre qui se trouve au
milieu, il nous l'a défendu.
UkO, g. 1. uiho, bn. déni, re*
noncement; couardise.
Uiatu, uiatzen, g. 1. nier, uiha^
uihatu, bn. se rendre par épuise-
ment, par manque de forces suffi-
santes. Sal. — Hari asma, nii uia,
11 a beau deviner, je nie. P.
Uio egifij g. L renier, renoucer.
Uioan dago (de egon), 11 en est
au déni. P. Uiho egizute zure /a-
sioneei, Chourio, p. 82. BenoDcez
à vos passions.
UkondOi V. uialondo.
Ukutllf V. uUtu.
Ukaz, ukuzkato, v. hUiu.
Ulertu, b. comprendre.
Uli, V. euli.
TTlitoha, v. eulù
UUe, V. ille 1.
nUetsu, V. ille 1.
Ultze, V. iltze 2.
Umatzea, v. umo.
Unie, V. hume.
Umekeria, v. hutne.
Umerri, v. hume.
Umetasun, v. hume.
Umezurtz, v. hume.
895
Umo, 1. mûr, mou.
Umaùzea^ umoifea^ 1. mûrir.
Umotssaa» ▼. umç.
Unolu, g. lapin.
Uxida, undatu, v. andatu^ 8. V.
Undar 1, bs. reste. Ce mot
aurait dû se trouver avec ondar,
Aondar, s. v. ondo 2.
Undar 2, bn. dernier; syn.
de azien. Sal. Probablement le
même mot que undar 1. restei
dans le sens de fond, ce qui reste
en dernier.
Underze, bn. le rectum. JErze
est pour Aerze, v. esteak^ s. v. es.
Und de undar?
Une, g. b. ffune^ bn. endroit,
lien, moment. Le g bn. proviendra
de A, ce qui donne kune; le k
s'est perdu, comme presque tou-
jours, dans les dial. g. et b. Hune
sera formé de Tadv. hun, là. Eu
lab. selon P. ffune, signifie geste,
maintien. Gorpuizea/ren guneak. Le
maintien du corps. Oune itausiai.
Gestes sales. En ail. „stelle*' signi-
fie endroit, lieu; et Mstellung*'
position. — Hz naiz oroitzen une
anetaHf g. Je ne me rappelle pas
dans ce moment.
Ounez^ bn. à la portée; de
ffune'Z.
Ouneia, bn. par quartiers; de
gune^ia»
Une se retrouve encore dans
quelques composés: Aterrune^ uê-
pelgunâf utsune ou Auisgune, etc.
Lardizabal écrit aterrune avec deux
r (v. l'ex. s. V. aleri),ce qui nous
paraît être une erreur, le mot ét^ut
formé de ateri^tme.
Unba, imlie, l. las, fatigua*
Unie don U est fatigué.
UniatUf unMz^n, 1. aunaiuj çlu*
natzen, g. lasser.
UnAaduraj 1. lassitude; de un-
hadu-ra.
Le subst. verb. unhatz^^ a donné,
croyons nous ;
OinAase, 1. onazef g. omAazi^ bn.
douleur. Le i du bn. sera pour
es e suivi de a devient quelque-
fois (toujours en biscaïen) t.
nnhadura» v. unàa.
Unliai, imhaln, L vacher.
Comp. urdain*
Unhama, 1- oorde à prendre
la baleine.
Trnhata, iinhatze, v. unha.
Unlie, V. unka,
Unhide, 1. bn. nourrice.
Unil, 1. entonnoir; syn. de
imito.
Ullki» souche qui reste après
que Tarbre est coupé. Mot d'Q.
UntZy g. AuntZy 1. bu. Aoniz^
]. lierre. Comp. ilize 2.
Untze, V. iUze 2.
Upa, V. ujpel.
Upeli g. upa, b. cuve. Comp.
dupela, Upa du lat. cupaP avec
chute de la gutturale, ce dont
nous n'avons pas encore trouvé
d'exemple bien établi. V. p. XI
de rintrod. où nous citons aài de
cavia en passant par Aabi. — La
terminaison el est obscure.
Ur 1, g. Aur, 1. bn. noisette.
Avec l'art, urra, la noisette.
356
Urritz^ g. 1. bn. noisetier. Pour-
quoi en 1. et bn. sans h? La ter-
minaison n^est pas claire ; serait-ce
pour ur-aritz? ariiz dans le sens
d'arbre. P. donne ^o\x.t haritz^ chêne,
arbre. Pour la forme du mot il
n*y aurait pas d'obstacle; en ail.
en angl. en hoU. on dit de la
même façon : nussbaum, nooteboom,
appletree, etc. baum, boom, tree,
signifient arbre. Hurrak^ 1. noi-
sillier. P. (Noisille diminutif de
noix).
Ur 2, g. b. urbil^ 1. hurbil^ bn.
près, proche, (V. p. XIV de Tin-
trod. N. 181.) La terminaison bil
est obscure. Ahalik hurbiUena^ le
plus près possible; hurbillena, su-
perlatif c. a. d. génitif de hurbil.
Urrean, g. hurren^ 1. près de, dans
la proximité; de urra-n; comp.
aurrean, ffibelean, etc. Les mots en
/ et r, comme nous l'avons dit
dans l'Essai, p. 49, note 1. inter-
calent un e; p. ex. lurrean, gizo-
nean, ganean. P. cite hurren et le
traduit par presque. Ibil hurren da.
Il est presque mort. Presque et près
de se tiennent; presque est formé
de près que; en ail. beinahe, de
bei, chez et nahe, proximité. — La
forme basque française est généra-
lement hurbil avec ses dérivés; ce-
pendaut P. cite encore hurrena ,
le plus proche; c'est le superlatif,
c. a. d. le génitif de hur, Ape-
zak dira Jainkoaren hurren gizo^
futi. Les prêtres sont les hom-
mes le plus près de Dieu. P.
(modeste I)
Uriot g. 1. urreioj urrengo, b.
hurrenekOf hurrengo, 1. proche,
voisin. ZeiaJco esaten dozu PcUer^
noëterraen urrengo Ave Maria? b.
Pourquoi dites-vous un Ave Maria,
près (avec, après) du PaternosterP
Aide urioak, g. les proches parents.
Hunen hurreneko hitza. La parole
qui suit celle-ci. P. HurbiUago tut
(dut, t pour d après la voyelle),
hortzak urkoah baino. Mes dents
me sont plus près que mes pa-
rents. P.
Urkotasun, 1. proximité. P. De
urko-tasun,
Ilurrentsu. 1. à peu près. P.
De hurren-têu. Nous n'avons pas
d'exemple à citer, mais hurren-têu
doit être un adjectif.
' Hurrentu, hurrenizeu, 1. urkeui,
urhentu, bn. achever, terminer.
Le t final de urhent appartient à
la terminaison; comp. laiet. Le h
initial se trouve par hyperthèse
après ur.
Urreratu, urrezatuten, b. appro-
cher.
HurbildUf hurbiltzen^ 1. bn. ap-
procher. Ma ia Oliuatzetaco mendi
ondora hurbiltzen cela, Luc, XIX.
87. Test. Roch. Et lorsqu'il se fat
approché de la descente de la
montagne des Oliviers.
Ur 3, g. b. 1. bu. eau. Un des
très-rares mots en r doux, c'est^-
diro dont le r ne se double pas;
ura l*eau. Dans les noms composés
le r se perd presque toujours.
Urtu, urtzen^ g. 1. hurtu, bn.
fondre.
857
Hurta, Aurtatu, bn. arroser, mê-
ler d*ean. Arno hurtatu frango saltze^i
da ostatuetan. Il se vend dans les
cabarets du vin mêlé abondamment
d'eau.
Urkalu, urhatzen, 1. étendre.
Ubiziakf g. se dit des fortes
marées à certaines époques de
Tannée. Eu esp. agnas vivas. De
uT-hizi,
Vga9te^ g. source; de ur-haste
(de aai)^ origine-eau. ' Pour la
permutation de h et ^, comp.
iges = iAes; ego =r eho ; chingurri
= chinhaurri; olgaiu = olhatu;
Pour la chute de r v. plusieurs
mots composés avec ur que Ton
trouvera ci-dessous. Nous devons
nous arrêter quelques moments à
cette mutation de h en g^ qui a
fait le sujet d'un discussion entre
M. de Charencey et M. Tinson
(Revue ling. vol. v. p. 220;. M. de
Ch. ne peut croire à cette muta-
tion que sur des preuves indiscu-
tables. M. y. (même Revue, vol.
6. p. 12) pense que le g est un
substitut naturel de l'A, qui s*est
produit après la chute de r. D'ail-
leurs, ajoute M. de Ch., pourrait-
on supposer que la forme dialec-
tique nigan^ in me, soit pour nihan?
A cette observation M. Vinson
répond que le ^ ne peut venir de
h, puisque le suffixe du locatif
n'est pas an^ mais », et par suite
le g n'est pas euphonique; c'est
rinitiale d'un suffixe spécial. —
Nous ne pouvons admettre qu'en
partie l'opinion de MM. V. et de
Ch. Il ne peut y avoir de doute
que le r de ur ne se perde; v.
ubiziah, usul^ uhoài, etc. qui sont
incontestablement pour ur^iziak,
fir-sul, etc. La mutation de ^ en^
est prouvée, croyons nous, par les
mots composés avec ur. Même ni-
gan est pour nihan; ni-gan, en
moi; et gan pour Aan, v. gan.
D'ailleurs l'objection de M. V. que
le suffixe du locatif est n et non
an, n'est pas concluante. Le suf-
fixe du locatif n'est jamais, autant
que nous sachions, uni à un pro-
nom purement et simplement; c'est
toujours par l'intermédiaire d'un
autre sufSxe, soit baiih (baithan)^
soit ta {oyetanj zuetan), — Il se
trouvera sans doute des mots comme
ugO'tchOy de ur-otcho (olso\ oii nous
ne retrouvons plus le A, hoicho;
mais l'orthographe basque n'est rien
moins que correcte sous ce rapport,
p. ex. nrhentu de Aurrendu, v. ur
2; hvrkariy hvrolda^ etc. v. ur S.
V. encore eri,
Vgarii g* b. abondant; proba-
blement de têr-ari 4. Y. ce mot et
ses dérivés s. v. ugarù
Vgarri, g. écueil; de ur-harri;
V. arri 1.
Ugarle, g. île; de ur-arie? entre,
au milieu dr, l'eau.
Ugolde^ g. vAolde^ l.Aurolde, bn.
déluge, torrent; de ur-holde pour
olde. Le h en bn. se trouve oii il
ne devrait pas être, et n'est pas
oïl il le faudrait.
Hurkarij bn. porteur d'eau; de
ur-hari^ v. ari 4. Pour la muta-
858
tion de A en i v. Essai, Gh. II
et Pintrod. da dict. p. VIII.
Utorki, g. soarce ; de nr4oii,
aTec transposition de r?
Ujayotz, g. source ; de ur-jayoU.
Usul, g. aTec l^ari. HêuUa,
seau; de ur-sul ou smii {% pour
/ mouillé).
Urzulo, g. mare; de ur*zulo.
V6il, g. flux, fluide; v. ubildu.
Uàildu, ttUldutzen, g. couler; de
ûr-Uldu, 11 nous semble que tibil
vient de u6ildu^ comme ahar de
UAarr^ I. bu. torrent,ondée; syn.
de ukolie P.
Uiarkai 1. fleuve. P.
UhaUz^ 1. bn. fleuve, rivière;
de ur — P
Uhin, 1. ondes.
Ukobi, 1. embouchure, golfe, gouf-
fre. P. De uf'hobi,
UrzUho^ 1. pait; de w^zilho.
Urpetu^ urpetzen, g. se noyer;
de W'pe'tu.
UAiUcUu, uAUlatzen^ 1. mouillet,
tremper.
Ureztaiu, ur^ziatzen^ 1. syn. de
uhiUatu. De n/r-z-ta-tu,
Ukerriizea, Troubler Teau P»
UhendU, 1. insecte d'eau qui res-
semble à Paraignée.
IJgatz, b. (P) mamelle, lait ; syn-
cope de fiçazeznea. Humboldt cite
ce mot. (fiericht. etc. p. 19 s. v.
bularra) Selon M. Mahn (Denkm.
p. XXXIX) de uT^atz. Comme
nous Tavons dit plus haut g est
^ar A, et atz est hatz encore
de nos jours en lab. et bn.
VgotêOf g. uçotcAo, 1. brochet;
de uT'OUo ou otcào^ pour kotûho,
Ur 4, V. urhaiê,
Urbil, V. UT 2.
Urohinch, bn. belette.
Urdai, v. urde,
Urdain, v. urde.
Urdal, g. estomac.
Urdatu, v. urde.
Urdalde, v. urde.
Urde, g. 1. bn. cochon.
Urdai f g. 1. bn. lard.
Urdain, 1. porcher. P. De urde^
zain? La chute de z nous est in-
connue. Comp. unhai.
Urdalde, 1. troupeau de porcs;
de urdenilde.
Urdatu, bn. mot exprimant Tunité
à laquelle sont réduits et compta
pour la dépense, les petits poios
s^introduisant dans les bois pour
la consommation de la glan-
dée. Sal.
UrdifL, g. bleu, urdin, 1. gris,
moisi, — bn. grîs. Begi urdmak.
Yeux gris. De ur-edin pour eginf
D pour g v. atêegm =s aUedeti.
Comp. uher et uherlà.
Urdindu, urdmizen, 1. grisonner,
moisir. Ogi urdin du. Le pain
s'est moisi.
UrdinchAk, L potirons. P.
Urdindu, urdintze, v. urdm.
Ureetatu, ureztatze, v.
«r, 8.
UrgaitS, urgaitzi, bu. Mé-
nager quelqu'un par pitié. Selon
P. aider. Comp. urrikari. Ur peut
tenir de urri; la terminaison gaiU
n'est pas claire.
369
Urgoi, bn. discret; — 1. re-
proche.
Urliats, 1. urkaof, bu. pas. P.
écrit urrals, mais il vaut mieux
conserver le A, comme dans son
synonyme ainhals, UrhaU vient de
ur-hats, exactement le holl. voet-
spoor^ pied — vestige^ trace. Nous
n^avous trouvé nulle part le mot
ur^ mais déjà à l'article orthuts
nous soupçonnions sou existence.
Vrhats vient donc confirmer que
ur ou or signifie pied.
Urhaiaka^ 1. urhaxka^ bn. pas à
pas; de urAaia-ka,
Urhatska, v. urhats.
Urhatu, urhatze, v. ur S.
Urhaz, urhaxka, v. urhaU.
Ubhe, v. urre.
Urhent, urhentu, v. ur 2.
Uri, v. euri et iri 2.
Urin, bn. graisse.
Urinda, wrindatu, graisser.
UringatzgcU^e, sain-doux; de «^m-
gaiz-gabe,
Urinda, urindatu, v. urin.
Uringatzgabe, v. urin,
Uritea» v. euri.
UritSU, V. euri.
Ubka, 1. fourche; du lat. furca
ou de prov. força ; la mutation de
en f» est fréquente.
Urkatu, urkalzen^ g. 1. uriAalu,
bu. pendre.
Urkabe, 1. uriaèiela, bn. potence.
Le lab. de urjka^e.
Uriagia, bn. lieu oïl Ton pend ;
de urka-tegL
Urkabe, v. urka,
Urkabieta, v. urka.
UrkagiAj v. urka.
Ubkatu, urkatze, v. urka.
Urkhatu, v. urka.
Urki, g. bouleau.
Urko, urkotasun, v. ur 2.
Urlia, V. sandia.
Urpeto, urpetze, v. ur S.
Urra» v. urraiu.
Urragia, v. urratu.
Urraida, g. cuivre; de «f-
rea'ide,
Urrapen, v. urratu.
Urratu, urratzen, g. b. 1.
urra, urraiu^ bn. déchirer, rompre.
Irriz urratu gara. Nous avons crevé
de rire. P. Argi urraizea. La pointe
du jour P.
Vrrapen^ g. rupture; de urra-
pen. Urra ne se trouve pas pour
le moment.
Urragia, bn. déchirure; de «rra-
egi9ia.
Urre, g. 1. urAe, bn. or.
Urrean, v. ur 2.
Urrekp, v. ur 2.
Urrengo, v. ur 2.
Urreratu, urreratute, v.
ur 2.
Urretatu, v. ur 2.
Urri, g. rare. — 1. pressé, serré.
— bn. lent. Il n'est pas clair
comment ces trois acceptions dif-
férentes sont indiquées par le même
mot; surtout pressé et lent. —
Beêteiik zuen artean chU urria da-
leka. Lardiz. D*un autre côté puis-
qu'il (livre) est très rare parmi
vous. — La signification de rare,
parcimonieux , se retrouve dans
zur, cAur, cAuAur, qui, peut-être.
860
n'est après tout qu'un diminutif de
urri. Le i serait la caractéristique
de Tadj. verb.
Vrriii,hn> aveclenteur ; de«m-iî.
Urria, v. urilla,
Urricha, bn. femelle des qua-
drupèdes. — 1. génisse. P.
Urrikal, v. urriiari.
Urrikalmendu, v. urriiari.
UrrikalSU, v. nrrikari.
UrrikaltU, v. urriiari.
Urrikaltze, v. urriiari.
UrrikalkiZUn, v. urriiari,
Urrikalsu, v. urriiari.
TTrrikari, 1. bn. qui excite la
compassion, qui fait pitié; de urri-
iari (v. ari 4.) Pour la mutation
de A en ^ v. l'essai Ch. II, et
rintrod. du dict. p. VIII. Urriiari
zaitut. J'ai pitié de vous. P. —
Vrri ne se trouve que dans les
composés ; jusqu'à présent nous ne
Pavons pas trouvé seul.
Vrriialtu, urriialtzen, 1. bu. avoir
compassion; de urriiari-du, comme
qfaldu de qfari^ auhaidu de auhari^
etc. UrriiaUzen zaizUt. J'ai com-
passion de vous P.
Vrriialy g. 1. bu. Ce mot ne se pré-
sente qu*accompagné de l'auxiliaire.
Urriial zayo^ g. Il a pitié de lui.
Urriial naiizu,l Ayez pitié de moi.
Urriial dérive de la forme verbale
urriiaUu comme ahar de ahariu.
Urriialmendu^ 1. pitié, compas-
sion; de urriial-mendu.
UrriialUzuna, 1. digne de com-
passion; de urriial^Hzuna, bien que
azun corresponde généralement à:
après avoir. Orduan zinez ziruUeie
onieiar, ondiiozio eia urrihUUsuM,
Ax. p. ô92. a. éd. 424. n. éd.
Alors vous vous croirez misérable,
affligé et digne de compassion.
Urriialisu^ 1. pitoyable; de «r-
riial'têu.
UrriU, 1. bn. repentir, r^ref.
— g. compassion; de urri-Udej
con-passion ? en admettant pour le
moment que urri signifie passion
(souffrance). Urrikidut. J'ai regret.
Urriiimendu, 1. repentir, contri-
tion; de urriUr-mendu.
UrriHtUf urrikiiuizen, g. avoir
compassion.
UrriH, urriiitu, urrikUzen^ 1. bn,
se repentir. UrrOUzen zaii. Je me
repens.
Urçailz, urçailei, v. ce mot.
Urriki, v. urri et urriiari.
Urrikimendu, v. urriiari.
Urrikltu, v. urriiari
Urrikitutze, v. urriiari.
Urrikitzo, v. urriiari.
Urrila, g. urria, g. ba. le mois
d'octobre. La terminaison est illa;
Qu'est-ce que urri ou urf
Urrillj 1. bn. odeur. Lurrik,
g. haleine, vapeur. Ussain oneico
urrinelan. Eph. Y. 2. Test. Boch.
£n odeur de bonne senteur.
Urrin, urrindu, bn. prendre une
mauvaise odeur.
Urrinda, urrindalzen, bn. flairer.
— 1. parfumer.
Urrinda, v. urrin.
TTrrindatze, v. urrin.
Urrindu, v. urrin.
TTrririki v. ururii.
TTrriÛ, v. urruti.
S61
Urritz, v. ur 1.
Urruiti, v. urruH.
Umm, V. urruti.
TTmindari, v. urruU.
Urrupa, 1. gorgée.
Vrrupatu, wrupalzen, 1. avaler
à gorgées.
Urrupatu, urrupatze, v.
nrrupa.
Urrupitoha, 1. espèce d'herbe.
Urruti, g. «mJ, b. urrun, b.
1. bn. Aurrufif 1. loiu. Eu lab. ou
tronve aussi wrruUi. UrruilUii
ikuêten du. Âx. 391. Il voit de
loin. Joan da etchean urruiti. Il a
passé par la maison. P. Eta iura
oraino urrun cela ikus zezan ôere
aitae. Luc, XY. 20. Test. Boch.
Et comme il était encore loin, son
père le vit.
Urrundari, bn. voix ou son qui
se fait entendre de loin.
Ursain, v. urzinz,
Unaiztea, v. m'zinz.
Unapal, v. uso.
Urt. Nous u*avons trouvé ce
mot que dans le composé urtaize^
g. b. veut d'est; de wrl-aize. D'où
vient urL^
Urtaize, v. urt.
Urtarilla, g. b. vrtkarilla, 1.
urlharila, bn. le mois de janvier;
de urtar-illa. Qu'est-ce que wrtar?
Urte, g. b. wrthe^ 1. bn. année.
Vrihe oroz^ urthe guziez. Tous les
ans. Vrte guzia» gerta ezedina^ be-
ihirekian (degi^irekian, t pour g^ le
h introduit). Ce qui n'arrivera du-
rant toute l'année, arrive parfois
en un clin d'oeil. Prov. 471 d'O.
t
Aurten, g. b. auHhen, 1. bu. cette
année; de urte-nf mais d'où vient
le a initial?
Urthcus, bn. premier jour de l'an ;
de urlAe-Aaste. Cette déplorable
orthographe de x pour iê obscurcit
ici entièrement la métathèse de ts
pour si.
UrlAaburu, 1. bout de Tan P.
VrlAaur, 1. enfant de l'année.
Urlhume, 1. rejeton d*arbre.
Urten, urteteiii v. irien.
Urtha, urfhatu, bn. rouir,
eu parlant du lin.
TTrihabiiru, v. urie.
Urtliarillai v. urtarilla.
Urthaur, v. urte.
Urtliax, V. urie.
Urthe, V. urie.
Urthume, v, urie.
Urtu, V. uf 8.
Urtza, 1. ais, table (planche). P.
Urtze, V. ur 3.
Urun, V. irin.
Ururik, 1 urririk, bn. gratui-
tement; de uru et uri-ii avec r
euphonique; mais qu'est-ce que
uru, urri?
Urzainz, v. urzinz.
Urzekitea, conduirci accom-
pagner. Mot d'O. selon P.
Urzilho, V. ur 3.
Urzilldu, V. urzinz.
Urzinz, g. ursain, 1. urzainz ^
bn. éternùment. Le nom verbal est
ureain egin; selon Larr. urzindu.
Est-ce que urbain ne serait pas
déjà urs-ein, pour egin bien que
ure ne se trouve pas. P. cite
encore «f^aû/tfa, éternùment; c'est
8e£
un snbst. verb. défini: râernuer.
Urzo, V. wo,
TTrzoapal, v. wo.
Urzobelhar, y. ueo.
UrsBokari, v. uso.
>, y. ur S.
y. tùaan.
Usain, v. usan.
Usaindatu, y. um».
Usaindatze. y. nsan.
Usaindu, y. uean.
Usaiiitse, y. man.
Usaili usai, g. usain, 1. bu.
odeur. — b. puanteur.
AAal uâain, 1. bâillenrient. Cette
expression est obscure; akal vien-
dra de ao, bien qu*il soit difficile
d'expliquer la présence de L
Usaindu, usaitUzen, 1. devenir
puant. P.
Usaindalu, usainda^zen, 1. par-*
fumer. P. — bn. flairer^ sjn. de
UsandUj usantzeut g. sentir. Eu
^ip. sentir, yerb. actif se conjugue
avec izau,
Uma, L odorat.
Usandu, v. uscm.
Usantzô, y. uacm.
UsANZA, 1. ba. u^ujfa^ g. bn.
usage, habitude.
Usapal, y. uso.
UsAYA, Ss uêanza.
Ufiena, b. sangsue ; syn. de izai^
1. De uU-eina pour egina. £u
biflc tgin perd généralement le g.
Ainsi la videuse ; le Orec dit bien
la suceuse; le Busse la buveuse.
Y. Pictet, Or. ludo-Europ.
Uske, 1. millet. P.
Uski, 1. uzkiy bn. cul. Il nous
semble de uU^ vide. Ce qui est
vide est creux ; creux eu holl. ,^ol"
signifie creux et cul. La terminai-
son H n'est pas claire; peut-être
de gai
Uzier, bn. pet; de iiH'i/
Uziarnoki, bn. cul; de nsii?
Uzkal, uzkali, uzkaUzen, bu. ren-
verser. Il nous semble de uzki^U
pour ari. V. afaldu.
Uskurtu, uskurtzen, L se
courber. Ne serait-ce pas de uzld-
kurtu (v. gur), en prenant tuU
dans un sens plus général de reins?
Usna» V. usan,
Uso, g. 1. urzo, bn. palombe,
pigeon. Il est probable que U90 a
perdu le r.
Usokume, 1. pigeonneau; det»^
hume. Pour la mutation de h en i,
V. l'introd. du Die. p. VIII.
Usolegi, 1. pigeonnier ; de uso-ieçi.
Vsapalg 1. urzo apal^ 1. tourte-
relle. G. écrit ursapal selou P.
Urzobdhafy bn. herbe qui res-
semble au trèfle.
Urzoiari, bn. chasseur de pa-
lombes; de urzo'hari (v. art 4).
Pour la mutation de h eu i, v.
l'introd. du dict. p. VIII.
Usokuin0| y. uso.
Usotegi» V. U90.
Uspeli bu. meurtrissure, oou-
iusion. — 1. la noirceur causée
pas une contusion. Nous nous som-
mes demandé s. v. ospel^ si ce
mot dériverait de ott-bele. Noos
croyons plutôt que o»pel est une
variante de uspel et que Mipd
868
est pour tUs'ôelej vide ou trou
noir,
Uspeldu, u^peUse», 1. bn. meur-
trir; de uapd'du.
Uspelguney bn. enfoncement dans
les landes, abri contre le soleil et
le vent^ de uspel^une.
Uspelgtine» v. uspeL
Uspeldu, V. uyseL
Uspeltze, V. Hspel.
Ustai^ V. uztai.
Uste^ g. b. opinion, attente,
espérance. — 1. opinion. — bn.
croyance. £n g. b. 1. mie est in-
variable, et ani à Tanxiliaire det,
etc., correspond à : je pense, il me
paraît. Uste delj diU oa dol. Je
pense; litt. j'ai opinion. — Bere
on uere uêiez. Selon son ou selon
mon opinion. M. Salaberry prend
mie pour un nom verbal dont êinhex
est le présent de l'indicatif!
Ustegabey g. b. bn. inadvertance
de uete^abe.
Ueieiaàez, mleiaèean, g. uste^
heriiy 1. uête gabex, bn. sans y pen-
ser, par inadvertance ; de uategabe-z
f^ ik, K pour g v. Sssai, Ch. II.
Ueieieria, bu. croyance tenaat
du doute (?) Sal. La forme de ce
mot (uêle'ieria) indiquerait plutôt
crédulité.
Ueùeieia, g opinion ; de uête^
hsttm avec chute de n final, comp.
arrai £. Bmiagoka gezurtatzen dUth
zula Erdaldwnen ta Euskaldunen
ugieketa eharrak. Lettre de Larr. à
Mendiburu. Il importe que vous
dém^Eitiez les mauvaises opinions
des étnaigers et des Basques.
Ustegabe, ustegabez, v. mte.
Ustoi, V. uztai.
Ustekabean, ustèkabez, v.
Ustekeria, v. mte.
Ustél, V. uts.
Usteldu, V. uie.
Ustelkor, v. uts.
Usteltasun, v. ui9.
Dsteltze, v. uts.
Uster, 1. bn. fragile, facile à
rompre, tendre, l'opposé de coriace.
Âxular écrit uxter. Peut-être une
variante de ustel, pourri. Four la
permutation de l et r» v. juale,
Hari haur usterra da. Ce fil est
peu solide. Sal.
Ustu, ustatze, v. uts.
Usul, V. ur S.
Utkitaea» L le goût. Zein baUim
ikmtea, daetaizea, enzutea, usnatzea
eta ulkUzea.Ax. p. 391. a. éd. 204.
n. éd. Qui sont la vue, le toucher,
Touïe, Todorat et le goftt.
ntorki, V. ur 8.
Uts, g. b. Ants, 1. Aux, bn. vide;
seul, pur. Pour rendre compte des
dernières acceptions (dont les exem-
ples ci^dessoas), il faut examiner
le nom verbal utzi, laisser, cesser,
que nous trouvons partout avec z,
excepté chez Pouvreau, qui écrit
•dans son dictionnaire uteia, délaissé,
mais par contre utziéea, laisser. Il
est superflu de faire remarquer qu'il
n'avait pas la plus légère idée que
Auts et utsi passent avoir une
origine commune. Quoique nous
trouvions ntm avec z dans le Test,
de k fiochelle, chee Larramendi,
864
diez M. Sftiaberrj et chez PooTreau,
si Ton vent^ il noas semble que
uUi est Tadj. verbal de uU(ulS'i)t
et ainsi devrait s'écrire ulêi, laisser.
Noas pouvons tracer clairement^
croyons noas, les différentes accep-
tions de ulê, qui signifie primitive-
ment vide; pais délaissé (maison
vide on délaissée), seul (da pain
seal, rien que da pain» o^ ulêà);
par {oçi hutê, 1. du pain pur; c. a.
d. seul, sans mélange, V^) ^^^
a précédé pur. Seal a dû être
appliqué d*abord a la quantité (seul),
puis à la qualité (pur).
A Tarticle ich^ nous n'avons pas
voulu décider la question d^identité
des deux noms verbaux ichi et utzi
(v. ich) et nous croyons avoir bien
fait. D nous semble aujourd'hui
que Tadj. verb. bise, ichi, Uzi,
laissé^ cessé, vient de ici, et n'a
aucun rapport, malgré la ressem-
blance, avec ulzi. Le bise, a donc
perdu la signification primitive de
icA, fermé, et n'a gardé que la
signification secondaire de„laisser,
cesser. Gomme nous Tavous déjà
dit rital. firmarse, s'arrêter, vient
du latin firmar dont le sens propre
était" arrêter''. Arrêter, cesser, lais-
ser se tiennent.
Nous ne changerons rien à Tor-
thographe, mais nous placerons utzi,
ici, puisqu'il ne nous semble plus
douteux que vlzi dérive de tUs.
Uts ou Auts ou Aux signifie donc
vide; seul, par. Ciomme substantif:
faute, erreur; v. l'ex. s. v. indai,
— P. écrit AuiZf dans son Guir.
Dotrina qui date de 1656. Httti
berean errortzen da, mari ère. U
tombe dans la même &ute, qui-
conque... Dans son dict. qui a
paru plus tard, P. écrii AuCs. Ceci
montre une fois de plus combien
peu l'orthographe était fixée. Amo
Auls, 1. vin pur. O^ AhU, L pain
pur. Offi misa, g. Seulement du
pain. Gezvr AuUez^ 1. Par pure
vanterie. — En ail. on se sert indif-
féremment de „vide" et de ,,pur".
Das ist lediglich (vide) unsinu. Das
ist reiner (pur) uusino. C'est du
verbiage tout pur.
Uêtn^ uêiutzen, g. Auêlu ou AuUi»,
AuêSen, 1. Auxl, Auxiu, bn. vider.
La transposition de « et / ou r
est très fréquente; oomp. ^aUz^
gaiêtakeria; erauUi, eransien, etc.
VUarte, 1. espace, loisir. P. De
uls^arie,
Utsune^ g. Autsgtêne, L manque,
défaut; de uU-une. Dtznten uUn-
nea ez du, nai èezala, betetzen.
Lardiz. Ne comble pas, comme il
le fallait, le manque que vous (en)
aviez. Le lab. a conservé la signi-
fication propre. Selon P. c'est ,Je
lieu où il y a danger de manquer
ou faillir"(P) Eztu Aazierrià, eztu
Auts-gunerik, guztia da belAea. Ax.
p. 592, a. éd. 424 n. éd. Il n'y
a pas de recoin, pas d'endroit-vide,
tout est plein, (c. a. d. tout ce
corps est plein de douleur).
Hulsegin, 1. bn. Auaegin, bn.
manquer, faire une faute, offenser.
Bidea Autsegin du. U a manqua
le chemin. P. Ai^ AtUz egnin diai
ses
eeruaren centra. Luc, XY. 21. Test.
Boch. Mon père, j'ai péché contre
le ciel.
Utiegitôy g. b. faute. Cest le
snbst. verb. de utsegin. Oh! zein
tUsegite andija gurasuena galduten
ôada sèha eureen erruzt Ohl quelle
grande faute des parents si Teu-
fant est perdu par leur faute.
Moguel.
Ulêoldi, g. manque, défaut; de
uU-aldi.
UsteldUf uslellzen, g. b. tésôel,
usteldu, usteUzen, 1. bn. ponrrir;
de lUs-el, avec métathèse de i
comme dans le nom verbal imIu,
vider. Le bn. Aux a donné U8tel
tout comme les autres dialectes •
le A s'est donc perdu et le â; a été
converti en sL Comp. uriAax,
Nous n'avons pas la prétention de
changer Forthographe ; mais on
avouera qu'il est temps que ce
désordre finisse. — P. cite aussi
àtu6eldu; nous ignorons d'oii vient
le 6 qui paraît être préfixé; comp.
ôuzlarina et èiéziino.
UsteUasun^ g. b. corruption; de
Mêlel-tasun.
6>^tf^^,b.périssable; de usûeliar.
UcAada (mieux utaada) 1. dyssen-
terie. Da est probablement la S*"®
pers ,^il est". Nous avons entendu
dire „va-vite" pour diarrhée. Eu-
phémisme enfantin^ il est vrai;
mais qui prouve comment les mots
se forment.
Utû.
Vtzi, uzten, utzUen^ g. uUi, ntsten
ou ttizten ou utziien^ 1. utz^ iitzi,
wtziten^ bn. laisser, cesser^ aban-
donner; de uU4^ (laissé) adj. ver-
bal; V. ce que nous avons dit ci-
dessus, s. V. %ts, — Le bise. icAif
icAiten ou Uzi, islen, laisser, cesser,
doit être placé s. v. icA; ainsi que
Texemple qui suivra. — Mran ceçan
bada Jeausec^ uôzi eçac ene septU^
tura egv/neco Aori beguiratu die.
Jean XII: 7. Test. Boch. Mais
Jésus lui dit: laisse-la faire, elle
Ta gardé pour le jour de ma sé-
pulture. Baina urte ositan egon biar
baleu jokuari icAi bagarik, b. Mais
s'il fallait jouer une année entière
sans cesser. Bere lanari etzion utzi,
g. Il ne laissa^ cessa, pas son tra-
vail. Utzazu guziak eta hiuntaho
tutzu guziak. Chourio. p. E25.
Laissez tout et vous trouverez tout.
Âx. écrit utzten. P. utziten et utête^f
dans son dict. — Ordea bat ère eta
neAaiz ère, bekaturik egin gobe egaite^
ko gogo deliberatua perseveratzeko
firmetasuna, geroko utzten dute. Ax.
p. ^66. a. éd. 548. n.éd. Mais
personne, ayant pris envie de vivre
sans péché, (et ayant pris) la
résolution de persévérer, ne Taban-*
donnera jamais plus tard.
Nore ère utziten battu bereemaztea.
Luc. XVI: 18. Test. Roch. Qui-
conque abandonne sa femme.
Utziera, g. abandon; de uSzi-era.
Utsa, V. uts.
Utsaldi, V. uts.
866
Utsarte, v tOs.
Utsegin, v. uts.
Utsegite, y. «^.
Utsi, y. lUê.
Utsik, V. uiê.
Utsio, mangeoire de boeuf.
Mot d'O. selon P.
Utste, V. uizi 8. y. nU.
Utsime, V. uiê.
Utz, V. fUzi 8. y. fUê.
Utsi, y. «ézif s. y. uU.
Utsdte, y. uézi, 8. y. tUs.
Utziera, y. iUn% a. y. uiê,
"Dtzte, y. uûzi^ s. y. lUs,
Uztar, y. uêUr.
Uzu, aveugle, yariante de ixu.
Uzkal, usdkali, y. ttsH.
Uzkaltze, y. k«^.
Uzker, y« uêH.
Uzki, V. vêki.
Uzkomoki, v. utH.
Uzklir, g. 1. irrésolu, — bn.
récalcitrant. Comp. uskurtu; le bn.
s'expliquerait ainsi ; se courber pour
résister.
Uzkurtasun. g. 1. irrésolution;
de nzkuT't<i9un.
Uzkurtasmi, y. uzkwr.
Uzta, g. bn. récolte.
VttaiUa^ g. b. 1. UMialla^ bu» le
mois do Juill^ de wUa^iilM
Uztai, g. uatai^ 1. ustei^ bn.
arc, cercle (d*un tonneau).
Uztcayi, g. aro-en*oiel; de uziaû-
arçi.
Uatailla, y. uzta.
Uztalla, y. uzia.
Ustar 1, 1. ruade, coup de pied.
Zamariaren uziar. Coup de pied de
cheval. P.
Uztar 2. iiztartu, bn. y.
uztarri.
Uztargi, v. uztai.
ITztarhede, y. uztarri.
Uztarina, 1. v. buztarina.
Uztarri, g. bn. joug. En bn.
aussi àuzlarri. Nous ignorons corn*
ment ce mot est formé. Est-ce
que àuz pourrait être pour àurut,
de tête ? et le nom verb. àurHêtattu,
pris par la tête, au lieu de uziariu ^
U2lar,u2iartu,hn . attacher au joug.
fJztarÂede, bn. courroie du joag.
de uztar-hede.
Uztartu, y. uztarri.
ITzte, v. utzi, s. y. utê.
(Tztertna, v. buztarina.
Y.
Nous avons adopté j initial à
Pexclusion de y (v. J), Continuer
à écrire comme la Vieuxville et
de nos jours comme M. Archu et
d*autres jaun et yaun^ nous semble
du désordre. Nous a/ous conservé
le y dans la syllabe finale suivie
d'une voyelle; là il provient de
i, précédé d'une voyelle, amorrai
fait amorraya; lai fait laya; gei
fait geyago; là aussi Vy a sa raison
d'être, du moins en guip; il ne se
prononce plus comme y dans ayant,
mais avec ce son, que nous appel-
lerons mouillé j le sondj hongrois
ou die dans Dieu.
Cette orthographe a l'avantage de
ne pas être une innovation que
nous aimerions introduire, ni d'ap-
partenir spécialement au dialecte
guipus&coan. Pouvreau qui se sert
invariablement de J initial (ou t)
emploie le y comme nous le pro-
posons. Il écrit baya de bai^ tache;
natzayo^ etc. En guip. ce son mouillé
est rarement (jamais?) initial;
mais on le trouve en lab. et biscj
ce qui a produit une double ortho-
graphe, tantôt j ou y, tantôt
d; p. ex. dostalu, joitatu, que Ton
prononce en Labourd avec le son
mouillé. Deilzi, 1. bn. traire, vient
de jacki et doit cette orthographe
au son mouillé du j initial en lab.
Il serait donc mieux d'écrire ces
mots avec y. Pour le moment le
nombre nous a semblé trop insigni-
fiant pour établir cette différence;
mais cela devra se faire quand la
liste des mots bise, et lab. sera
plus complète.
z.
^
z, g. b. l. bn. Ce suffixe est de
tous les dialectes et correspond à:
de, par, à, avec. Zaldiz, à cheval;
de zaldi-z, Buruz, par coeur; de
buru-z. Quand le mot auquel il est
joint finit par une consonne, il
faut, comme toujours dans ces cas-là,
intercaler le e de liaison. Zillarrez^
d'argent; de zillar-z. Le r est
doublé puis qu'il est dur. Danez,
comme étant; de dan-z plus le e
de liaison. Dau est pour da-n, qui
ou que est; litt. pour que est.
Jaiih ez ezen^ irakurri ère badet
carrez (de oar-Zf et r redoublé puis
qu*il est dur), ta arretaz {arreta-z)
zure e^huihribatua ; eta Husiaz (iku^
sia-z) ta eraôilliaz {erabillia-z) are
geyago ezagetu det lan onen andita'
sv/na. Lettre de Larr. à Meud. Non
seulement je sais, mais j'ai lu avec
attention et avec soin votre ma-
nuscrit et par la vue et par la — ?
je connais mieux la grandeur de
votre travail. Eta nor bereareiin
irten nayez, Lardiz. Et chacun vou-
lant sortir (litt. par le vouloir, nai'z)
avec ce qui était à lui. Ce suffixe
se trouve souvent uni au suffixe ^e»;
zillarezJto, d'argent.
Z se trouve quelquefois uni aux
terminaisons verbales; p. ex. Ba-
dakizu gertatuko dam? Dam est
ici pour dan edo ez. Savez-vous
s'il est arrivé ou non ? C'est ainsi
que Lardizabal Texplique dans sa
grammaire p. 70. — Quand nous
voyons le bise, biar dot, je dois,
il me faut, devenir biot, il nous
semble qu'on peut admettre aussi
la syncope z pour edoz.
ZaakO, v. zagi.
Zaar, v. zar.
Zabal, g. b. 1. bn. large,
plat. Olgeeta guztien artiau khh
rii zabalena. fiartolome. La plus
large place parmi tous les amu-
sements.
Zabaldu, za&altzen, g. b. 1. bn.
élargir, étendre. — g. bn, ouvrir,
Zabaltaeun, 1. bn. largeur; de
zabal-tasun,
Zabaldura, g. 1. ouverture, élar-
gissement; de zabel-dura,
Zapaldut zapaUzen^ g. écraser.
Rendre plat, peut avoir pris la.
signification d'écraser; mais zapaldu
pourrait être une variante, de zapatu^
et être formé de zapa^ari^u^ comme
bazkaldu.
369
Chabal, bn. diminatif de zaàal;
V. ci.
Chahaly cAaèaldUf bn. aplatir.
Zabaldu, v. zaôal.
Zabaldura, v. zaôal.
Zabalera, g. espèce de poisson
de mer, d'aumoins un mètre de
long.
Zabaltasun, v. zaèal.
Zabaltze, v. zaèal.
Zabar, g. 1. indifférent, lent.
Zabarkeria^ g. indifférence; de
•zabar-keria,
Zaàartu (?) zabartzen^ 1. devenir
lent, ralentir. Begirautzue {begira-
auzu) orduan zabartzetik nagitietik,
eta ez antsiatzetik. Ax. p. 188. a.
éd. 50. n. éd. Gardez-vous de la
lenteur, de la paresse^ et de Tin-
souciance. — Ces noms sont eu
basque des noms verbaux ; zabartze-
tik, du ralentir; etc.
Zabarkeria, v. zabar.
Zabartze, v. zabar,
Zafarda, zafardarako, 1.
coup. Orduan ustez ezen egiaz minzo
zen, behatu zuen gibelat eta bitarte
Aartan eman zioen bere èethea, eman
zioen zafardarako eder bat. Âx. p.
469. a. éd. 546. n. éd. Alors croy-
ant qu^il disait vrai^ il regarda en
arrière, et dans ce temps, il (c. a.
d. Tautre) lui donna son plein
(en holl. nous disons la pleine ra-
clée) il lui donna un coup. — Ce
mot n'est probablement pas basque;
comp. zctfla.
Zafla, 1. soufflet; comp. ciafla.
Peut-être du fr. gifle.
Zafla, zaflatu, bn. se battre. P.
cite zqflakatu, se battre à coups de
poing. De zafla^ka.
Si^FLATu, V. zafla.
Zagi, g. zahagi, 1. bn. outre. P.
cite encore zaAato, zaAako, zaako.
ZagOB, zagOZe, v. zaude.
Zahagi, v. zagi.
Zahako, v. zagi.
Zahalburu, bn. vérou à tête
plate. Sal. Vairon est un petit
poisson de rivière. Littré, D. Ne
serait-ce pas pour zabaMuruf
Zahalo,bn.i:aÂ^iro,l. verge, gaule.
ZiAffAMTOLA, 1. haut-bois. P. Cor-
ruption de chalumeau? Comp.
ckaramella.
Zahar, v. zar.
Zaharo, v. zahalo.
Zahartasun, v. zar.
Zahartu, v. zar.
Zabartze, v. za/r.
Zahato, v. zagi.
Zahi, V. zaif 1.
Zai 1. g. zahi, 1. bn. son,
poussière des céréales. P. écrit saki.
Zai 2. g. zain, b. I. bn. garde,
gardien. £n guip. zai n'est en
usage que dans les mots composés,
comme arzai, etc.
^aj^i^a/fe, g. gardien; de zai-tzaUe.
Zaitzari, g. gardien; de zaitze
(nom verb.) et ari 4.
Zaitu^ zaituzten, g. soigner.
Zaindu, zaintzen, g. 1. bn. garder,
veiller à.
JBtsai, g. 1. ou etzai comme
récrit Larr. dans le supplément de
son dictionnaire; exai, bn. ennemi;
de ez-zaif puisque z devant z de-
vient t; etzau pour ezzan^ v. Essai,
24
870
Gh. IL Ainsi litt. non-gardien.
Nons avons en holL des formes
analogues, p. ex: ondier, monstre;
de on négation et dier, animal ;
onmenschf homme dénataré, mon*
stre, de on et mensch, homme. En
basque il y a ezdeuê qui est formé
exactement comme eUai.
EtêaUasun, g. 1. ezaintoêun^ b.
inimitié; de eUai-toiun, Amodia
nasaif'en ezainioiuna, Moguel. Le
tort des amours relâchées.
BUaigo^ 1. exaigo, bn. inimitié;
de eUai-goj adj. employé substan-
tivement.
Zail, g. b. bn. êaUf 1. coriace,
ferme, résolu ; se dit de quelqu'un
de fort qui supporte bien la fati-
gue. — g. difficile.
Zain, V. zai 2. et zan.
Zaindu, v. zai 2.
Zaintze, v. zai 2.
ZaitU, V. zai 2.
Zaituzte, v. zai 2.
ZaitsaUe, v. zai 2.
Zaitzari, v. zai 2.
Zaka» Eake, b. syn. de gaàe.
Lardizabal s'est servi de izaka^
mais ce mot ne paraît pas être du
Guipuzcoa.
Zakar, g. I. zakar, 1. zakhar,
bn. Selon P. balle de blé, syn. de
ahotz; croûte de teigne. Selon Sal.
croûte qui se fait sur la peau. En
Ouip. en général une petite saleté,
croûte ou poussière, qui se trou-
verait p. ex. dans la soupe ou
dans le vin, etc. Comme adj. zakar
signifie dnr, mauvais en guip. Qtzon
zakar bat. Un homme dur.
SakartzUf [.teigneux ; de zakar 'tsu.
Zakkar, zakkartu^ bn. devenir
croûte.
Ckakkaft diminutif de 2raiU^ir,v.eA.
Zake, V. zaka.
Zakel, g. grenouille; syn. de igd.
Zakhar, v. zakar.
ZàkhartO, v. zakar.
Zakhur, v. zakur.
Zakil, 1. idi zakiUa^ nerf de
boeuf. P.
Zakon, v. zoko.
Zakur, g. ckakur, l. zakkur,
bn. chien. La forme lab. est au
fond un diminutif.
Ckakur, g. ckakkur, bn. dimin.
de zakur; v. ek.
Zalants, g. vacillation; doute,
suspens.
Zalaparta, g. grand bruit.
Zaldain, bn. pont étroit en boÎB
d*une seule pièce pour passer les
ruisseaux.
Zaldar, b. selon O. furoncle,
clou.
Zaldi, g. b. 1. bn. cheval. M.
Sal. dit „monture de bête chevaline
ou asine, mâle ou femelle'\
Zamari, est traduit par cheval.
Nous ignorons quelle est l'aooeptiou
généralement admise aujounrhni;
mais dans le testament de la Bo-
chelle zaUi est cheval. — Ekun
zaldik ekun zaUoki ôekar, A cent
chevaux il faut cent selles. Prov.
127 d'O.
Zaldiz, 1. à cheval; de zaldi'Z.
Zaldun^ 1. cavalier, gentilhomme.
P. A Ouéthaiy on dit zaldiéhm;
de zaldi'duH.
I
871
ZalioU, l selle; de zaldi — ?
ZaldOfl.sald0, bn.troape,groape.
Gomp. TalJâ. La permutation de m
OVL ê eut noos est inconnue. Zalih
dérÎTe peut-être de zcddi, à peu
près comme cavalcade de caballus
et aura pris plus tard Tacoeption
générale de troupe. — Oizon zaldo,
troupe d*hommes.
Zaldun 1. v. taldi.
Zaldun 2. P. cite : zaldun Haute,
dimanche gras. Qu'est-ce que zaldun?
Zale 1. g. b. zaUif bn. zalAe,
1. cuillière en bois ou en fer. —
bn. roue de moulin en bois qui
met l'usine en action. Sal.
Zale 2. g. b. 1. bn. porté à,
qui aime une chose. P. écrit sale,
mais on prononce en lab. toujours
zale. JErdi gauzak ezia saie. Il n'aime
pas la moitié des choses. OcUe est
probablement une autre forme (pri-
mitive?) pour zale. Pour la permu-
tation de g et e, y. zapar=çapar;
Uozin=:itogin^ et aussi iarraia,
Zaleiu, zaletzen^ g. b. {wecizan)
avoir envie.
Zale se trouve comme terminai-
son d'un grand nombre de noms,
pour indiquer celui qui &it ou qui
aime à &ire l'action : p. ex, neiazale,
ouvrier; de neke'Zale;eginzale4^iseui,
créateur; de egin^zale. Employé
comme terminaison zale est souvent
écrit tzalle, (chez P. Içaille); p. ex.
anlzaUe^ bienfaiteur; salizaille, ven-
deur, traître. Plusieurs de ces mots
cependant pourraient être formés
du subst. verbal avec la terminaison
ille ou ile, syncope de egille pour
egm-le (puisque « s^élide devant l).
Ainsi apahUzaiUè, saUzaUle, sont
peut-être formés de i^iniza (pour
apainêzea, oomp. adiiza) et ille, et
sallza-Ule. Quoiqu'il en soit zale
existe comme terminaison, ▼• les
exemples ci-dessus. La différence
entre les terminaisons est peut-être
indiquée par les l mouillés; mais
d'un autre côté cette distinction
n'est pas toujours certaine; comp.
«&, bn. =iUe, g. AUa, bn. mort, illa, g.
Zaletu, V. zale 2.
Zaletze, v. zale 2.
Zalge, bn. vesce; plante.
ZaUli, V. zale 1.
Zallxu, bn. souple. P. écrit:
salAua, çalua et çaulia; puisqu'il
écrit généralement « pour à (çauala
pour zaàala), çaulia sera pour foilia
et çaàlia, zadlia^ saUia, pourrait
dériver de souple. Le i qui se
trouve dans zalAu n'est pas un
obstacle, comp. m. — Bsiuzaluai.
Mains douillettes. P. MaKUa zau-
lia. Bâton souple.
Sathutzea, zaulUzea, L rendre
souple. P.
Zaltoki, V. zaldi.
Zaln, V. zalAu.
ZamOy 1. bn. charge, fbrdeauj
faisceau, botte, fagot. Bellar zama.
Botte de foin. JS^ zama. Fagot
de bois.
Zamari, g. 1. bn. cheval. U nous
semble que zamari dérive de zama-
ari 4, comme agimtari^ asmari. Si
notre supposition est juste, il faut
que zamofi signifie „bête de somme,"
ce qui est exprimé aujourd'hui
\
372
plutôt par zaldi. On nous a dit
qae zamari en bn. était employé
pour cheval hongre.
ZamaUun, bn. cavalier; de za-
mari-dun. Pour la permutation de
l et f, V. arilla et afaldu,
Zamahaiz^ 1. étalon (i. a.) P.
ZamariZf 1. bn. à cheval; de
zamari'Z.
Zamarikina, 1. hennissement. P*
Zamaldun, v. zama,
Zamalzatz, v. zama.
Zamar 1, 1. crabe, p. donne
ekamar, écrevisse.
Zamar 2, 1. herbe qui reste sur
les champs et que l'on brûle.
Zamarra, 1. blouse. Il y a le
français simarre, de Tital. zimarre
selon M. Brachet. D. £.
Zamari, v. zama.
Zamarikin, v. zama,
Zamastra, 1» lit, couche. P.
Ce mot n^a pas Tair basque.
Zamill* V. samin.
Zampela, 1. (Guéthary) crin de
cheval; syn. de zvrda. Syncope de
eamari-biloa ?
Zampha, zamphatu, zam-
phatzen, 1. bn. frapper; abîmer
de coups.
Zangar, 1. tibia, Tos de la
jambe. Probablement de zango;
mais qu'est-ce que ar? In syncope
de mgar? v. zango,
Zango, zanko, g. mollet. — 1. bn.
jambe; en lab. aussi: pied. Ce mot
se retrouve dans toutes les langues
romanes; v. Dies, £. W. s. v.
sanca. L'origine n'en paraît pas
certaine; cependant ce n'est pas
un mot basque d'origine, la guttu-
rale forte après n ne s*y trouverait
pas. Zango lerraiurik ou leundurik.
Le pied ayant glissé.
Zangoiari, 1. bn. piéton; de zango-
kariy v. art 4». h pour k, v. Pintrod.
du dict. p. VIII.
Zango 9agar^ bn. mollet. En lab.
zangar, qui est peut-être la con-
traction de zango sagar.
Zangokari, v. zango.
ZankO, v. zango,
Zaïltzu, g. trace, syn. de az-
iama, selon M. Arrue, maître d*école
à Zarauz. JSta Pharaoneh gailz agen
iluriareu, zawtzua nomôail izan znen.
Et PharaoD eut quelques traces
de la source de ces maux.
ZaJI, g. zain^ 1. bn. veine, 1.
bn. nerf, racine.
Zapaldu, zapaltze, v. zabal.
Zapar, 1. bn. buisson. O. écrit
gapar selon P. et safiar dans
l'édition des prov. d'O. par M. P.
Michel. Pour la mutation de z
en g, v. iiogin, Sapar edozeinei dn
bere izala. Chaque buisson a son
ombre. Prov. 408 d'O.
Zaparrada,g.ondée,bourrasque«
Zapata, g. 1. bn. soulier; esp.
zapato. Selon M. Mahn. (Etym.
Unters. p. 16) Tespagnol vient du
basque ; et la racine de zapaiu est
„zap" ail. sappen, soppen, marcher
difficilement. Nous ajouterons Tital.
zopicare, boiter. — Comp. cependant
l'aryaque kapa, sabot ; v. ïHck^ In-
dog. Wb. 2e éd. p. 32. Pour la
mutation de i en z, v« iarraia.
Zapaiu, zapaizen, ç. 1. zaphain.
878
bn. foaler, presser, pas seulement
avec les pieds, mais en général.
Zapatam, 1. bn. cordonnier; de
zapata-effifi,
Zapatain, v. zapata.
ZapatU, V. zapata.
Zapatze, v. zapata.
ZaphatU, V. zapata.
Zaphoba, bu. bonne disposi-
tion.
Zapi, g. linge.
Zapo, g. crapaud j de Tesp. sapo.
Comp. apo.
Zapore, 1. saveur; zaphore — bu.
bonne disposition. Aussi en lab.
dans ce sens.
Zar, g* bn. zaar^ b. zahar, 1.
bn. vieux. Selon M. Salaberry^ar
signifie: vieux, usé, de peu de valeur
et est toujours un terme de mé-
pris ; et zakar signifie vieux. Cette
difTérence paraît être assez arbi-
traire, puisque zar et zahar ne sont
que des variantes du même mot.
Les autres dialectes ont pris char
le diminutif de zar, pour indiquer
mauvais, usé. M. Sal. donne chahar
comme dimin. de zahar, et char
dimin. de zar.
Char, g. chaar^ h. char, chahar,
bu. tchar^ 1. mauvais. Diminutif
de zar, v. ch. Pour Tacception
V. ci-dessus zar.
Chahartu, bn. vieillir. Zartu bn.
devenir vieux, usé. Sal. Tchartu,
1. devenir mauvais. P.
Zartu, zartzen, g. zahartu, za*
hartzen, 1. bn. vieillir.
Zartza, g. vieillesse ; subst. verb.
Comp. aditza.
Zarrera, g. syn. de zartza. De
zar-era?
Zahartasun, 1. vieillesse; de
zahar-tasuH.
Zarkume, enfant malingre; de
zar^hutne. Pour la mutation de h
en h, V. Tintrod. du dict. p. VIII.
Zaragar, 1. gale. P. écnisaragar.
Ce mot est évidemment composé;
mais nous ignorons comment. Peut
être de êora, scorie, à cause de la
ressemblance de la gale avec les
scories des métaux? L'esp. sarua
vient du basque selon M. Diez.
Zaragoil, bn. culotte.
Zarale, g. fourrage.
Zaraniatika,bn.embarras causé
par une mauvaise chicane. Ne se«
rait-ce pas une variante de zaramika,
égratiguureP V. ce mot s. v. karraka,
Zaramika, v. karamUcha, s. V.
harraka.
Zaramikatze, v. karamUcha,
s. V. karraka.
Zarapatu, zarapatzen, v.
zarrapo.
Zaratz, charratx, 1. chaume,
éteule, paille qui reste sur pied
quand le blé est coupé. P. Comp.
9arratz. — De zar^ vieux?
Zarhatu, zarhatzen, bêcher la terre
pour en arracher les herbes. O.
Zarbaskitzea, v. tawri.
Zarde,!- instrument de menui-
serie. P.
Zarduka, bn. verges d^osier,
de genêt, etc. Comp. zarika, eizare.
Zare, sare, 1. bn. panier à
anse qu'on porte au bras. M. Sa-
laberry distingue zare, panier de
\
S74
aarê, filet. P. écrit êare pour filet
et panier. Cette diversité d'ortho-
graphe n*a pas une grande impor-
tance étymologique. — Larramendi
écrit sarria, en esp. sarria. Il est
superflu de dire que selon Larr.
l'esp. sarria vient du basqne «oreo;
et cette fois-ci il pourrait avoir
raison. En esp. sarria signifie pro-
prement une espèce de filet pour
transporter la paille. Il n'y a donc,
selon toute apparence^ qu*an seul
mot, qui est tare ou zare et qui
signifie panier et filet; Tanalogie
entre filet et panier est claire.
L'origine de sarria dans les lan-
gues romanes est incertaine; M.
Diez compare (E. W. II. p. 178.)
sarria à Tanc. ail. sahar (jonc,
sparte) et au bas*latin sarez pour
carex, sans en venir cependant à
une conclusion. Sarria ne vient pas
non plus de l'arabe, v. la note
dans le Glossaire de MM. Dozj
et Engelmann, p. 857. L*origine
pourrait en être berbère, mais M.
Doay dit ne pas être en état de
le prouver. — Peut-être que sarria
vient du basqoe sare; iare avec
Tarticle fait aarea, du moins au-
jourd'hui, mais puisque e suivi de
a devient t, sarea a pu s'écrire
aaria. Sarê panier, trouverait son
explication en basque puisque les
paniers sont faits en osier et que
le saule (l'osier est une espèce de
saule) s'appelle en basque tarais
et aussi zarika. L'arbre aurait pris,
dans œtte hypothèse, le nom de
l'objet qu*on fabriquait ds ses bran*
ches. Mais encore faut-il expliquer
la terminaison <tf« ou te, ce qui
est très-difficile. M. de Cbarenccy
dit dans ses Becherches sur les
noms d'animaux, p. 25, que ^Jtzw
est souvent ajouté au nom du
fruit pour désigner l'arbre qui le
porte." — Ce serait alors une ter-
minaison, comme en français «Â^'*
dans noyer, figuier, mais aussi dans
peuplier, qui ne porte pas de fruits.
Comp. amett^ hariu^ hàUx. Ou bien
est-ce que ttt ou tz serait la syn-
cope de tzatl Comp. bekz. — Zor
rika par suite de la permutation
si fréquente de r et / pourrait être
comparé au lat. salix; mais salix
dériverait de l'aryaque salakà, saule
(v. Fick. Indog. Wb. p. 402), de
sala, eau. Ceci ne pourrait s'ac-
corder avec la dérivation de «ire,
panier. En tout cas nous ne voulons
pas nous risquer sur un terrain
qui n'est pas le notre; l'astérisque
dont le mot sala est accompagné,
indique peut-être que cette étymo-
logie n'est pas certaine. Quoiqu'il eu
soit zatika doit être un mot com-
posé et s*il est primitivement bas-
que, ce qui est fort possible, la
terminaison sera pour gcd (v. ce
mot). Zarika signifierait alors: chose
à (branche de) saule = verges.
Zarduka sera une variante de zarika.
Aussi M. Sal. traduit-il zariia^
non par saule, mais par genêt;
le gênet n'est pas un arbre et
représente plutôt une touffe, un
paquet de branches.
ZarhatU, v. zarats.
876
Zaliartze» ▼. tarots,
Zaïika, g. 1. saule. — bn. genêt.
V. zare,
Zarkume, v. zar,
Zarpa, 1. pochette.
Zarrakatu, zarrakatzen, g.
se fendre; v. karraka.
SSa^rapo, L égratignure ; écame;
syn. de karamitcha^ y. ce met s. y.
karraka
ZarapcUu, zarapatzen, 1. égratigner.
Mieux avec deux r.
Zarraski, g. ravage. Gomp.
sarrcuki; et puis karraka dont
zarraski dérivera.
Zarrasta, v. karraka.
Zarrera, v. zar.
Zartagin, v. karraka.
ZartatU^ v. karraka,
ZSartatze, v. karraka.
Zabtein^ b. poêle à frire; de
l'esp. sarteu ou du prov. sartan;
(v. L. E.) du lat. sartago.
Zarthatu, zarthatze, v. kar-
raka.
Zartsu, g. force.
ZartU^ V. zar.
Zartza, v. zar.
Zartze, v. zar.
Zarzaro, g. vieillesse; de
zar'Z-aro. Jacobek zarzaro mingarria
zeraman. Lardiz p. 51. Jacob eut
(mena) une vieillesse douloureuse.
2iarzO> v. karraka.
Zatar, g. chiffon, torchon; laid.
Zatchezte, 1. E""* pers. de
l'impér. de itcheki. Zatcheste hari.
Saisissez-vous de lui. P.
Zathi> V. zati.
Zathikatu, v. zati.
Zafhikatze, v. zati.
Zafhitu, V. zati.
Zafhitze, v. zati.
Zati, g. zathi, 1. bu. morceau,
pièce. — 1. jante (de la roue).
2kuitu, zatitten, g. zathitu^ zaiMtzsn^
zathikatu zathikatzen, 1. rompre,
mettre en morceaux, diviser, par-
tager.
ZatitU, V. zati.
Zatitze, v. zati.
Zato, 1. bn. E'»^ pers. de Timpér.
de etarri. Zato, othai, ene laguiUzerat.
Chourio, p. 203. Venez, je vous
prie, à mon aide. Larr. donne:
ator, ataz^ zato ven tu, viens. P.
traduit zato par viens» venez. Il
nous semble que le z initial indi-
que que zato correspond à zuy et
signifie venez. Ator et atoz doivent
correspondre à M. Mais P. a raison,
en tant qUe zu a remplacé hi;
ainsi: (ni) nator; (zu) zator, vous
venez, (siug.) correspondant dans
les grammaires à: tu viens, mais
„tu viens'^ proprement dit est:
ki ator.
Zaude, g. 1. bn. zagoz, h.
restez (sing.) 2°>® pers. de l'impâr.
de egon.
Zaudete, g. zagoze, h. zauéUzte^
bn. restez (plur).
Zaudete, zaudezte, v. zaude.
Zauli, V. zalhu.
Zaulitzea, v. zaïhu.
Zaïiri L g. b. 1. bn. plaie,
blessure. Ce mot est-il basque P
Gomp. Tangl. sore, plaie, de l'ang.
sax. sftr, le goth. saira. — D'un
autre côté eauir ou «or se retrouve
376
dans beatLConp de mots basques.
P. écrit tourne (çaume), et Larr.
aame, jfts. Comme nous ne pouvons
rendre compte de la terminaison ne
nous plaçons zaume^ pns, à part.
Zari signifie mûr. Sohoma avec
chute de eh, soma^ est gouttière.
Zaur paraît être le thème, dont
zauri, Tadj. verb. blessé. Le bn. a
formé son nom verbal de zaur;
laurtu et non tauritu comme en g.
V. Zari 2.
Zauritu, zauritzen ou zaurtzen, g.
b. 1. zaurt, zaurtu, bn. blesser. Pour
le t de sfourt^ v. laket,
Zarbaskitzea, charger de plaies,
(i. a.)« Mot d'O. selon P.
Zatiri 2. bn. Venez. 2"^* pers.
sing. de l'impér. du verbe — P
M. Sal. ajoute: syn. de zcUo, im-
pératif du verbe yin. Nous ne
savons si ^^impératif ' se rapporte
ici à zato ou à zauri; mais en tout
cas M. Sal. se trompe. Zato vient
de etorrit et si nous ne savons pas
d'oii vient zauri, nous croyons
savoir que cet impératif ne vient
pas de yin. Peut-être de eroan,
Zauritu, v. zauri.
Zauritze, v. zauri.
ZaumatU, v. zome.
Zaumatze, v. zome.
ZaumO, V. zome.
Zaurte, bn. venez. 2"^® pers.
plur. de l'impér. du verbe eroan?
V. zaïvri 2.
Zaya, bn. jupon.
Zaz, g. bn. tzaz, g. taz, 1. Suf-
fixe qui correspond à: de. Nizax,
de moi. Nere aitaren Uburuenzaz
galdetu det^ g J*ai demandé les
livres de mon père. Zutaz mimo du.
Il parle de vous. P. Baina boudin
gatza gueqat badadi, cerçaz gacituren
daf Luc, XIV: 84. Test. Boch.
Mais si le sel perd sa saveur avec
quoi le salera-t-onP Baina maie-
dictione hari, norçaz ethorten hadirade,
Luc, XVII: 1. Test. Eoch. Mais
malédiction à celui par qui ils
arrivent. Andijagoa da zuk nitzta
dezun kuidado. Echeverria. Le soin
que vous avez de moi est plus
grand.
Zazpi,g. b. 1. bn . sept ; zazpigarren,
septième. Zazpitan^ 1. sept fois.
Zazpigarren, v. zazpi.
Zazpitan, v. zazpi.
Ze^ V. che 2 et zer.
Zeakor, v. che 2.
Zoar, g. zeyar, 1. zeihar^ 1. bu.
de travers, en travers, oblique, p.
ex. les fils sur la trame, les uns
debout {zutak)^ les autres en travers
{zearrak). — Begiratu zearka, g«
r^arder de travers; de zear^ka,
Zearkatu, g. dévier.
Zeiharmen, bn. machine en bois
sur laquelle on roule la trame de
la pièce de toile qu'on doit tisser.
Zearka* zearkato, v. tear.
Zearo, v. che 2.
Zeatu, V. che 2.
ZedarrO, v. zedarri.
ZedarreBtatO, v. zedarri.
Zedarri, l. zedarre, bn. borne,
limite ; syn. de mugarri. De zehe^arri?
Zedarreeiatu, bn. planter des
bornes. Sal.
Zeden, 1. ver; carcoma^ Larr.
877
Comp. zerren, Poar la mutation
de r en <f , v. egundcmo. JSzta zedenik
urdaya hala bohatzen eta jaten duenik
nola. Az. 42S a. éd. 820, n. éd.
H n*y a pas de ver (à) lard qui le
mange autant. . . . que.
Zegaiti, v. zer.
Zeha, zehatu, zehatzen, 1. bn.
frapper, battre très-fort; aplatir
quelqu'un de coups, v. ehe 2.
Zehatu, zehatze, v. zeha,
Zeharka, 1. berceau.
Zohe, 1. bn. empan. En lab. du
pouce à rindex. En bn. du pouce an
petit doigt. Zehabethe^ 1. du pouce au
petit doigt. P.
Zehe chume^ bn. dupouceàFindex.
P. cite encore sehe, sehame^ seume,
Zeihar, zeiharmen, v. zear,
Zein, zen, g- b. zein, 1. bn.
quel, lequel. Zein da hor? Qui est
là? Dans les dialectes g. b. bn.
zdn est des deux nombres. En bise,
on forme le pluriel de zein en y
ajoutant tzu; comp. hatznek, Lardi-
zabalj quoique du Ouipuzcoa, em-
ploie cette forme. Zeintzuetatik ba-
kaitzari bere itzkuntza berezi besték
etzikiena Jctinkoak eman zien. A
chacun desquels Dieu donna sa
langue particulière que les autres
ne connaissaient pas.
Z0in-0r«,g.b.quelque. Zeineri izanik
ère. Quelque malade qu*il soit. Zein
ère régit n. Zein ère dan, quelque soit.
Zethy g. 1. bn. employé comme
adv. comme. Zein erraz dan ! Comme
c'est facile.
Zena ou zeina, g. b I. bn. pro-
nom relatif, lequel, qui; de zen^a.
Liçarrague emploie zein au nomi-
natif. Eta handic PhUipposera, cein
boita Macedoniaquoarterekolehtn hiria,
Act. XVI. 12. Test. Roch. Et de
là à Philippes, qui est la première
ville du quartier de Macédoine. En
guip. on dit zeha. Oizona^ zena atzo
etorri zan. L'homme qui est venu
hier. On sait qu'il est de règle de
ne faire usage de zein que pour
les cas obliques, v. Essai, Ch. VI.
Zeha dan, g. c'est à savoir.
Zembat, g. b. 1. bn. combien ; de
zén-bat, un quel un quoi. Zembat
balio duf Combien cela vaut-il?
Le n devant b est devenu m. Zembat
geyago, g. combien plus.
Zeintzuk, b. lesquels ; v. ci-dessus
zein,
Zembat — ambat, g. zembatenaz —
hambatenaz, 1. plus — plus. Zemba-
tenaz bai dire zeruko zigorradez zaur»
tkuak, hambatenaz ïehiatzen dire bere
ezkeiTàk Jainkoari bihurtzerat. Boyau-
mont. Test, zahar. Plus il y en a
de blessés par les châtiments du
ciel, plus ils s'efforcent de rendre
grâce à Dieu.
Zembatenaz areago^ 1. combien
davantage? Âreago paraît être la
syncope de are^geyago, V. cependant
au Supplément are 2.
Zembateian, 1. combien de fois;
de zembat-etan,
Zembana^ 1. à combien chacun. P.
De zemhat'bana,
Zembait, g. 1. zembat ère boit bn.
quelques (toujours pluriel). Berna
erakusleak zembait argibide gai onetan
emaUn dizkigtUe. Lardiz.p. 7. Mais
878
les docteurs noas ont donné quel-
ques édaircissemeuts à ce sujet. Eta
egon gûentecen hiri hartan cembcUre
(zmbat-ere) beii egun, Act. XYI. 12.
Test. Eoch. Et nous séjournâmes
quelques jours dans la ville.
Nous ignorons si Liçarrague écrit
généralement beit pour boit. Nous
n'en avons pas encore trouvé un
autre exemple. Beit est ici pour boit,
croyons nous. Gomp. bcUtaere. L'ex-
pression deLiçarrague nous explique
la forme guip. zemSait, qui sera la
syncope de eembat-bait. Le t serait
sans cela inexplicable. Nous avons
déjà fait remarquer s. v. no, que
Liçarrague écrit dr, tr, etc.
ZembcUre^ v. ci-dessus zembait*
ZembcUe, zembatetko, g. nombre.
Abreiham gerraikion galdeak egken eta
juetuen zembcUezko gichitzen, Lardiz.
Abraham continua à faire des ques-
tions et à amoindrir (abaisser) le
nombre des justes.
Zeina, v. zein,
Zeintzuk, v. zein.
Zeinu, bu. cloche. De signe,
signal ?
Zeken, cheken, bu. chiche^
taquin. P. Eta haur errtxUen dut:
cekenqui ereiten duenae cekenqui bildu-
ren ère du, 2 Cor. IX. 6. Test.
Boch. Et je vous dis ceci, celui
qui sème chichement, recueillera
aussi chichement.
Zekentasun^ bn. parcimonie; de
zekefi'taeun,
Zelai, g. b. zelhai, 1. bn. plaine.
Zelhakzea^ 1. aplanir. P.
Zelako, v. zer.
Zelan, aelango, v. mt.
Zelata, g. 1. guet, embûche.
Zelatatu, zéUUaizen, g. 1. es^n-
ner. On pourrait croire que ce
nom verbal dérive du lat. celare
ou du prov. oelar, céler^ ce qui
serait possible ; cependant on auiait
alors zekuu plutôt que zelataiu.
Aussi longtemps que la syllabe ta
ne sera pas expliquée^ il faudra
admettre que zéUUatu vient de
zelata,
ZekOari^ g. 1. espion; de zeiatOF-
ari 4.
Zolatari, v. zêiata.
Zelatatu, v. zelata.
Zelatatoe, v. zelata.
Zeldor, 1. poids; (i. a.) Syn.
de zortka. Mot d'O. selon P.
Zelhai, v. zeku,
ZeUiaitze> v. zeuu.
Zelodxtn, g. zélé; de zelo^ esp.
et dun.
Zelu, v. zeru.
Zematu, b. menacer.
Zembait, v. zein,
Zembat, v. zein.
Zembera, bn. breuil.
Zemendi, b. Novembre.
Zemphor, bn. pain grossier.
Zen, bn. feu, défunt. E2tor zena^
le feu curé. Tl nous semble que
c'est la d^^pers. de Timpar&it:
était. En italien on dit de même:
fu, la fu regina, feu la reine. L'ital.
du lat. fuit; le fr. dulat. fatntns;
V. Littré, D. et Brachet, D. E.
Zentoi, g. géant.
Zemtzu, g. zemu,hn. aens^ juge-
ment; du lat. sensus?
379
Zenzadar, g. boiteux, estropié.
ZeÛ, y. zein.
Zeiia, zena dan, v. zem,
Zer, zerk, g. b. 1. bn. ze, b.
quoi, que, qael. Zer c^ti^uf qu'avez*
vous? Zejutcio egingo dan Jangoikoak
ardtUfanf Olaechea. Quel jagement
Dieu fera-t-il alors ? Eia zer eran-
tzungo jako onetara Juez artez edo
smzenarif Et que lui serait-il ré-
pondu au juge équitable?
Zergatik, g. 1. zergcUtik, zegaitiy b.
pourquoi; de zergatik,
Zertako, g. 1. zetako, b. syn. de
zergatik. De zer-tako,
Zertan, g. zeton, b. en quoi; de
zer-4an^
Zerhaity g. b. 1. bn. quelque
chose; de zer^haU. Comp. norhaU^
noizbaU.
ZerbaU — go, g. un peu plus.
Zeiauj b. comment, de zer-alan;
avec chute de IV, v. ci-dessus zetan,
zegaitij etc.
Zelako, b. comment, de quelle
façon; de zeUm^ko avec chute de
n devant k, v. £ sai, Gh. II. Lar-
ramendi cite zelango (dialecte?) où
le n s'est conservé étant suivi
par g.
Zeren — n, g. b. 1. bu. parce
que; génitif de zer. On trouve
eu bise, aussi zerren,
Zerez, g. parce que; de zer-z et
e de liaison. Eztezu hau zerez Jain-
koaren doaya dezu. Lettre de Larr.
à Mend. Vous n'avez pas cela, parce
que vous avez le dou de Dieu.
ZerTiahiy 1. bn. quoi que ce soit;
de zer-naki.
Zerba, bn. herbe potagère.
Zerbait, v. ^er.
Zerbitzabi, g. 1. bn. serviteur.
Ce mot aura été formé sur le mo-
dèle des mots qui se terminent
en ari. V. ari 4.
Zerdak, ztjrdak, g. churdak, 1.
zurdak. bn. Tesp. cerda. Soies de
cochon, crin de cheval; — g. ligne
à pêcher. — 1. corde d'instrument.
Zere, v. zu,
Zeregin, b. occupation; de zer-
egin. Gero gogo obiagaz ostera ekiteko
hère zeregina. Pour entreprendre
de nouveau plus tard avec plus de
zèle son travail.
Zeren, v. zer.
Zerez, v. zer,
Zergaitik, zergatik, v. zer.
Zerhelere,l. bn. par prévoyance.
Litt. quoi qu'il arrive, de zer^hel-ere.
Zerk, V. zer.
Zemahi, v. zer.
Zerok, v. zu.
Zerori, zcrorrek, v. zer.
Zeronek, v. zu.
Zerra 1, cherra, 1. morceau.
Ogi zerra bat. Un morceau de pain.
Comp. zerrenda.
Zerra, 2. 1. colline. Mot d'O.
selon P. En prov. il y a ser, sera,
cime, sommet de mont; v. L. B>.;
du lat. serra, scie, à cause de la
forme dentelée, v. Diez, E. W,
Zerra 8, 1. (St. Jean de Luz) raie.
Zerren 1, 1. bn. teigne, mite.
Comp. zeden.
Zerren 2, v. zeren^ s. v. zer.
Zerrenda, g. lambeau, mor«
ceau. Latinezko zerrenda baizuek.
380
\
Introd. dict. Larr, p. CCIY. Quel-
ques fragmenta latins.
ZerroldOy g. cercueil.
Zertako, v. zer.
Zertan, v. zer.
Zerthana, 1. quartier de pays,
r^on.
Zebtzu. Ce mot dont Axular
se sert (certçu) et que Pouvreau
traduit par: à peu près, dérivera
du lat. circa avec la terminaison
de l'adjectif basque tsu. Il est assez
curieux que dans la conversation
nous nous servions en hoU. du
lat. circa. Circa eeu uur, environ
une heure. — Ihuten da zertzu
diren, Ax. p. 414 a. éd, 225 n.
éd. On voit ce qu'ils sont à peu
près.
Zeru, g. b. 1. bn. ciel. P. donne
aussi la forme celuya, que nous
n*avons pas encore trouvée ailleurs.
Probablement du lat. coelum. Pour
la mutation de l en r, v. kapera.
Le m final n'est jamais toléré; il
est supprimé ou changé en n; v.
Essai, Ch. II.
Zeruko, g. 1. bn. céleste; de
Beru'ko.
Zebuko, v. zeru,
Zetako, v. zer.
Zetan, v. zer.
Zetha, bn. espèce de lin qui
tient le milieu entre l'étoupe et
le lin propre.
Zethabe, bn. tamis fin.
Zetliaohu, bn. tamis ordinaire.
Apparemment de Tesp. seda, soie.
Comp. setaèe.
ZeUy V. zu.
Zeure, v. zu.
Zeyar, v. zear.
Zezeartzea, Ce nom verbal
que P. écrit avec raison ceceartzea,
puisqu'il signifie ,,prononcer mal le
e en prononçant «/* pourra s'écrire
avec Zf puisque cette lettre a rem-
placé le ç.
Zezeilla, b. le mois de février.
De zezen-illa, selon Astarloa.
Zezen, g. b. 1. bn. taureau.
Zezka, bn. petite chandelle en
cire. Sal.
Zi, 1. bn. gland de chêne. Ziz
àizi da. Il vit de glands.
Zidor, V. cAidor.
ZiEBPE, V. sierpe.
Zigar, 1. ciron. P.
Zigor, g. b. ziAor^ L gaule,
verge; châtiment, fléau. V. l'ex.
s. V. zembalenaz,
Zigorrada^ g. coups de gaule.
Zigorrada, v. zigor,
ZiM, V. ziri.
ZiHO, ziAolu, V. êeyu,
Zilior, V. zigor.
/ilKJllD, V. ziJbtn.
Zikhinda, v. zMn.
Zikhinkeria, v. ziiin.
Zikinkeria, v. zikin.
Zikin, g. b. 1. zikiin, bn. £n
g. avec l'article zikiha. Crasse,
ordure; sale.
Ziiin, zikintzen, 1. ziiOn, ziHinda,
bn. zikkinduf Salir.
Zikinkeria^ 1. zikiinieria, bn.
saleté; action sale, de ziMn-keria.
CAikkin, ehikhindu et cMnihin'
keria^ bn. sont des diminutifs, de
zikMfif etc.; v. ci.
881
Zildntze, v. ziUn.
Zikotz, 1. chiche, taquin.
Zikultzea^ v. ziskurtu.
Zilal,(Tolosa) nombril. A Zarauz
et Azpeitia on dit chilbor. Comp.
zulo.
2iila 2, g. membre génital du
taureau. Nerf de boeuf. C'est une
erreur populaire que cette partie
est prise, pour le membre génital
du boeuf. V. Littré, D.
Zilatu, zilatze, v. ztUo.
Zilbor, V. chUàor.
Zilder, bourgeon, bouton qui
vient à la figure. Mot d*0. selon P.
Zilegi, g. zilhegi^ 1. permis.
Selon Pouvreau zUhegia signifie:
qui a permission de fuir, qui est
libre. La dernière acception de
y^rendu libre'' sera la signification
propre, bien qu*elle ne soit plus
connue aujourd'hui. Zilegi nous
parait donc un adj. verbal: rendu
libre, libéré, de zilegi pour egin.
Le n de egin se perd quelquefois,
p. ex. urragia de urra-egina, et en
général comme finale le n dispa-
rût souvent; V. arraiî,. Comme la
signification d'aucun mot n*a été
abstraite primitivement, on pourra
admettre, croyons nous, que zilegin
a d'abord signifié faire un trou,
c'est à dire, ouvrir ce qui était
fermé, puis dégager (dégager le
ventre), débarrasser, délivrer, rendre
libre, permettre.
ZUiegi da. Il est permis. ZUiegi
naiz erraUera. U m'est permis de dire.
ZUegUm, zilegitzen^ g. zilhegUu
zUhegitzen^ 1. permettre.
ZilegitU, V. eUegi,
Zilegitze, v. Hlegi,
Zilhar, v. ziUar.
Zilhargin, v. ?iUar.
Zilhatu, V. zulo.
ZiUiatze^ V. zulo.
ZiHiegi) ▼• zUegi.
ZUhegitU, V. zilegi.
Zilhegitze, v. zUegi.
Zilhetze, détacher. Mot d'O.
selon P. Apparemment syncope ou
variante de zUhegitze.
Zilho, V. zulo,
Zilipurdi, v. Uzulipurdi,
Zilindroin, bn. sans tenue,
insouciant, sans énergie. Nous ne
réussirons qu'en partie à décom-
poser ce mot. Zilin, nous semble
venir de zil-egin que Ton retrouve
en lab. sous la forme zilAegif libre.
La chute de l'n final est fréquente,
V. arrai 2. Comp. zinzillo.
Zillar, g. b. zilAar, 1. bn. argent.
L'origine du mot pour argent, dans
les langues germaniques etlithuano*
slaves, était encore incertaine et
disputée quand M. Pictet publiait
ses Orig. Indo-Eur. en 1859. Le
goth. a silubra, angl. sax. seolfor;
scand. silfr; auc. ail. silapar; anc.
pruss. sirabras. — Pick, Ind(^. Wb.
p. 894, dit entre parenthèse yX^^^nP"
le lat. sulpur, sulphur?)"
ZilAargina, 1. l'orfèvre; de zHAar^
egin.
Zillo, zilo, V. zulo.
ZilotUi zilotze, v. zulo.
Zimatir, g. fumier.
Ziwuiurlu, zimavrlzeu^ g. fumer
la terre.
882
)
Zimaurtu, v. zimaur.
Zimaurtse. v. zimaur.
Zimel, chimely g. b. sec.
eJUmel, 1. bn. ridé. Gomp. zimur.
Zimelduy g. b. s^her.
Zimikatll, v. zimiho.
Zimiko, 1. bn. eiimiio, pince,
l'action de pincer.
ZimiiiUu, chimikatu, cAimihUzen,
pincer.
Zinûtoli, zimitx, v. eiimiei.
ZimitZi 1. édisse oii Ton met
le fromage.
Zimur, g. 1. cAmur, b. bn.
ride. Gomp. zimeL
Zimurtu, zimurizen^ g. 1. ehi^
murtu, eAimurizen, b. bn. rider,
froncer, chiffonner.
Zixniirtu, v. zimur.
Zimurtse, v. zimur.
ZiHf V. m.
Zinak, v. m.
Zinem, v. m.
Zinetan, v. m.
Zinetsbera, v. Hn.
Zinetskor, v. Hn.
Zinetste, * V. Hn.
Zinetzi, v. m.
Zines, V. m.
Zinesko, v. sin.
Zingira, g. lac.
Wnlfft.^ V. zinkha.
Zinkha, zinka, bn. cri de
joie sauvage en usage chez les
paysans basques ; syn. de irhinzitù
Sal. — Dans le Labourd^ du moins
à Baïgorri, irkinziri signifie hen-
nissement.
Zinkhor, bn. cAin^or, 1. avare.
Zinkhuri, bn. murmure plain-
I tif. Même origine que timUaf
ZintB, 1. bn. Selon P. morve,
gourme. Selon M. Sal. l'effort pour
faire sortir la morve.
Zamal ziniz, 1. bn. gourme de
cheval. Pour zanuU v. zamari»
ZifUz egUea^ 1. souffler (i. a.),
se moucher. P. Egizak sitUz.
Mouche-toi.
ZiilltBO, g. apte» capable. Gomp.
zenizu.
gSiTiKi1ilrfi.j g. 1. suspendu, bal-
lant. Zinzillika geldUu zan. Il resta
suspendu. — Zinzillika est proba-
blement une expression adverbiale,
et formé de zinzUi-ka. Mais^RunS
jusqu'à présent ne se trouve pas.
ZinzUikatu^ signifie en bn. briser.
Zinzilikatu, v. zinziUkA.
Ziiudllo, bn. sans souci, sans
tenue. Sal. Peut-être Tesp. sencillo,
simple, niais. Gomp. zUiiuiraimm
ZinzineB, v. sin.
Zinzur, !• bn. goi^, gosier.
CAincAuTy bn. diminutif de zinzMf.
ZinzMTzilo, bn. syn. de ztmzMr
selon M. Sal. Proprement Tentrée,
Touverture du gosier, de zinzur^zilû.
Nous disons la même chose en
holl. keelgat; gat est trou.
Zinzur konkor, 1. pomme d'Adam.
Zinzur konkor, v. zinsm.
Zinzurzilo, v. ziiuwr.
Ziri, g. 1. jetAt, 1. jnn, MH, bn.
coin, cheville. En cherchant d'où
vient ziri^ nous trouverons peut-
être l'origine de plusieurs autres
mots assez obscurs jusqu'à prient
Il faudra faire un détour pour y
arriver. — irt, Atrî, signifie ville;
S8S
oe qui ne pent être la signification
primitive. Iri^ comme stadt, ville en
ail. aura indiqué lieu, endroit^ et
puis ville. Comp. Tall. statt dessen,
angl. in stead of, au lieu de. Iri
avec egin a donné iriki, ôter, c'est-
à-dire: faire place. Le^ est devenu
k après la voyelle (v. Essai, Ch.
II); et le n final s*est perdu, v.
arrai 2. Iriki a produit les variantes
idehi^ par suite du changement de
r en d (v. egundano\ puis idoki.
De idoki dérive toki^ lieu, endroit,
apràs la chute de i initial; comp.
iartùUu qui fait arreit.
Iri avec egin a produit une autre
forme où le n s*est maintenu et oà
le g s'est perdu (comp. ein^ b. et in^
bn. dans imUde). C'est irin avec
Tart. ifSia^ de nos jours irrina. Ce
mot s'edt conservé dans irnOarte^
fente, ouverture, de irrina-arte, en-
tre-espace, exactement Tall. zwi-
schenraum, de zwischen, entre, et
raum, place. Un troisième dérivé
de iri est le nom verbal iriten^
sortir, se lever, de iri-egiten; (en
b. egiten se contracte en eiten);
ainsi une autre acception de „faire
place". — Un quatrième dérivé de
m, est iriéu, hiritu, (irrilu^ AirrUu);
le A de Airi s'est conservé en lab.
In^tu signifie s'entr'ouvrir, se fen-
dre, à peu près la même signifi-
cation que ideki» Un cinquième
dérivé est irrièiatu (Larram. s. v.
deslizar) glisser, qui s'écrirait plus
correctement irizUUu de iri-z-tatu.
Qr une variante de iftiëtatu est
cUriêialu, avec un r. Le cA initial
paraît indiquer, comme s'est souvent
le cas, le diminutif. C'est cette
forme qui reliera ziri et iri en
passant par cAiri, La signification
de coin se trouve dans les noms
verbaux entr'ouvrir, glisser. Ziri
ou cAiri est donc formé du nom
verbal (comme aAar de aAartu)^ et
non le nom verbal du substantif. —
La mutation de r en  {ziri et
ziAi) est très-rare, nous ne pouvons
citer que saraU, mais elle s'explique
sans peine. Le r doux a un son
si incertain, qu'il se perd souvent
(comp. les mots composés avecftf)
ou qu'il devient g ; da g k A il
n'j a qu'un pas; aussi sarals donne
les trois variantes aaraU, saAats et
sagaôs.
Zirista, zvristaiu, 1. bn. cheviller.
CAvriêtatUj cAiristatzen^ g. glisser.
Selon Larr. irristatu,
Zirriêtatu^ zirriztalzen, 1. bn. terme
de jeu de paume, faire rouler la
paume d'un bout à l'autre du gant.
Zirrilu, g. fente. Selon la forme
c'est un adj. verb^ employé sub-
stantivement.
CAiriûu, bn. ouverture ou petite
croisée sans fenêtre dans les mai-
sons ou les étables. Même obser-
vation que pour zirritu,
Zirriy g. action de toucher une
femme d'une façon indécente.
ZiRiKO, soie; du lat. serions.
Zirista, siristatu, v. ziri.
Ziristatze, v. ziri.
Zirraida, g. étain; de zil-
larra-ide.
Zirriy v. ziri.
\
884
Zirrito, v. ziri.
ZirrifitatUjZirristatze, v. ziri.
Zirtoin, v. Urten.
Zirsdl, 1* bu. ttrtil^chvrchUychirgil,
bn. mal soigné, qui a ses habits
déchirés, dégoûtant. — 1. lent. — g.
charlatan. La mutation de j? ou ^
est rare; cependant il faudra l'ad-
mettre; comp. zunkwr = tonior ;
lipula de Tesp. ceboUa. Tipula est
plus près du lat. caepula, ce qui
supposerait une permutation entre
k et t, permutation dont nous ne
croyons pas qu*on puisse citer un
seul exemple indiscutable. Le lat.
caepula, qui se prononçait kaepula
(v. DieZi Or. L p. 231, sur la
prononciation du c), a donné iipula,
et aurait pu donner tipula qui
n'existe pas. La mutation de i en
z est parfaitement établie, et est
beaucoup plus fréquente que nous
ne Tavions cru d'abord (v. karraka).
ZunkuT dérive donc de kunkur et
non de ttmtur ; par contre tuntur
dérivera de zunkur plutôt que de
kunkur; cette mutation se retrouve
dans Hrtil =■ zirzil, et il nous sem-
ble que tipula dérive de cebolla;
peut-être y a-t-il eu une forme
intermédiaire, qui s'est perdue ou
qui nous est inconnue. De z h cA
il n'y a qu'un pas, zirhil =^ chir-
chil; ch a été rendu par t^ dans
quelques dialectes, pour le son
mouillé : gizoneho^ ou gizontlo, petit
homme. Les exemples qu'on a cité
pour prouver la mutation de ii en ^,
a^expliquent autrement, à ce qu*il
nous parait. Le k de ciicAkabar
qui serait devenu t dans chiehlapwr^
provient de A, selon notre règle
de Vh initial, v. Essai, Ch. IL d^
l'introd. du dict. p. VIU. OUk-
kabar est pour ckich-kabar {abof)
menu-bois. Dans ekicktapur le t
panut être euphonique, ckiei-apur,
11 nous semble que ce sont deux
mots différents qui ont la même
signification. Bozkario, dérive de
boz-hari^ v. ari 4, et le h converti
en k\ èozlarioj du subst. verb.
àozte et ari 4.
ChirchUf 1. bn. diminutif de zirzil,
ChirffU^ bn. v. ce mot. Pour la
mutation de z en y, v. iùogin.
V. zizka.
l, zizkaltze, 1. aurait
dû se trouver s. v. kiskaldu^ dont
c'est une variante. Pour ia muta-
tion de k en 2, v. karamUcia.
Walri^ V. zizka.
gjfl^lfitfl-j V. zizka.
Ziskurtu, v. zizkurtu.
Zista, L homme vigilant. P.
Zital, g< b. ziihal^ 1. bn. sale,
vilain, méprisable.
Chiihal, bn. diminutif de ziikal.
V. chUkal.
ZiuR, b. sûr, certain; de Tesp.
seguro. Ziurra da dHotiun. G^est
sûr ce que vous dites.
ZizALLu, g. zizeillu, i. (i. a.)
banc; du lat. subsellium.
Zizeillu, v. zizallu.
Zizari» bn. ver; variante de
chichari. Parait dériver du diminu-
tif cke, ciiek et ar.
Zizialea, espèce de poisson
endurci (séché P) par l'air ou par
885
le vent. Mot d'O. selon. P.
Zizka, bn. vermoalare. Sal.
Ziêia, sciuie de bois. Mot d*0.
selon P. U nous semble de m,
variante de cAieAj qui indique quel-
que chose de petit (comp. ckickari,
chiehhahar^ etc.) et de gai^ chose;
chose menue. P. donne encore une
forme légèrement différente: ziskia,
menu fatras^ chose de peu; de
tiZ'H pour ^a», v. gai. Nous écri-
rons partout z. Zizka, zizkatu^ bn.
se ronger de vers (parlant du bois).
ZizJcUa, 1. bn. éteule; ce qui
reste du blé quand il est coupé.
De ziz-'hi (pour gaiyta. La termi-
naison ta n'est pas claire; peut-être
est-ce le diminutif t qui est géné-
ralement écrit U,
Zizkata, v. zizka,
Zizkita, v. zizka,
Zizkurtu, zizkurtzen, 1. hé-
risser, se resserrer, rétrécir. P. écrit
ziêkurtzeay mais le z représente dans
tous ces mots ch. Il donne encore
la variante zikuUze qui n'est plus
connue. Zizkurlu, est une autre
forme pour le bn. chichgariu. V.
ciigariu.
Zi2ktirtze, v. zizknrtu,
2iizillizta, v. chimista.
Zizo, Zizoto, bn. biaiser en
parlant.
ZizpnrU) b. larme. Zuzenduten
dituz gau la egun zerura orazinoe
ta èere biotzeko zizpwrubak. Moguel,
p. 12. Elle adressait au ciel, nuit
et jour des prières brûlantes et les
larmes de son coeur.
Ziztapiirrak, 1. fétus, bran-
chettes P. Ce mot aurait dû se
trouver s. v. chiehtapur. De chieh
et apuT avec t euphonique? Zizta*
pur paraît ne pas indiquer uni-
quement du bois; fétu est un brin
de paille. Sans cela il serait mieux
de considérer ziztapur, ciichtapur
comme une variante de chichkabar
bien que n'ayons aucun exemple
certain de la mutation de k en t,
Y. zvrzU. Ziztapur indiquerait donc
plutôt quelque chose de petit, comme
brin, brimborion.
Zoaz, g. b. zuaza, bn. 2^^ pers.
de rimpér. de Joan; allez, sing.
Zoaztâf zuazte, pluriel.
Zog0ri, bn. manifeste. Bada
çogneriac dirade karaguiaren obrac.
Gai. Y: 19. Test. Boch. Car les
œuvres de la chair sont manifestes.
Zohaxdi, soûl. Serein selon M.
Gfèze; étoile selon M. Sal.
Zohi, V. zai.
Zoi, g* zoki^ 1. zarAij bn. motte
de terre. En guip. c*est au fond
la motte de terre retournée par la
laya.
ZoiNU, bu. soin.
ZokhOi V. zoko.
. Zoko, g. 1. zokAo, bn. coin. P.
cite encore zakolu (i. a.).
CAoko, g. 1. cAokAo, bn. diminu-
tif de zoko.
CAokon,zakonyg creux; de cAok(hnf
Zokolu, V. zoko.
Zola, v. sola. Liçarragne se sert
de cola pour fond. Fjçar baitzitzan
presoindegui çolan. Act XYI: 24.
Et ils les mit au fond de la prison.
ZoLDRA, bn. rouille ou saleté
85
886
qai s'attache à la peaa, aux vases,
etc. Sal. — Ce mot n*est probable-
ment pas basqae, du moins sous
cette forme.
Zoli, g. vif, perspicace.
ZoPA, 1. bn. P. écrit sopa, M.
Sal. zopa, et sopUau^ soupe faite
de maïs ou de seigle.
Amoan sapaûzeay 1. s'enivrer. P.
Hardi sopatua, 1. tout-à-fait ivre, P.
Zopin, V. zolin.
Zorl, g. b. 1. bn. dette. Avec
les terminaisons del, dezu, etc. zar
correspond à devoir. Zor det, je
dois, zor desu, tu dois, etc. Zor
est alors invariable. Parkatu egir
guzuz genre zorrak. Pardonne-nous
nos offenses (en ho^K aussi dettes
dans ce sens).
Zordtmf g. 1. bn. débiteur; de
zoT'dun.
Zor 2, sourd. Larr. et M. Sal.
écrivent aor. Sor a une variante
gor. Pour la permutation de g et
z ou «, V. itogin. La ressemblance
entre sor et sourd nous semble
fortuite. Si le basque eût pris ce
mot des langues romanes, 9or serait
aorta ou aorda,
Zortaaun, 1. surdité; de zor^iaaun.
Zoragarri, v. zoro.
Zorakeria, v. zoro.
Zoratasun, v. zoro.
ZoratU, V. zoro.
Zordun, v. zor.
Zorhi, V. zori 1. et zoi,
Zorhita, v. zori 1.
Zorhitze, v. zori l.
Zori 1» g. zorhi^ 1. bn. mûr,
proprement jaune. Gomp. zori Z.
ZorUu, zorUzef^, g. zorii^ zarAitu,
zoriUzen^ 1. bn. mûrir. Ogia zorkUz&n
da. Le blé mûrit.
ZorUaau», g. maturité; de zori-
taaun.
Zori 2, g. 1. bn. sort, fortune,
succès. La ressemblance entre zori
et sort nous paraît être fortuite.
Le i empêche de faire dériver zori
de sort. Comme les mots basques
zori, sort, zori^ mûr, zauri, plaie,
zome^ pus, sont tous obscurs, ainsi
que le mot français saure, prov.
sor, jaune, roux; nous aimerions
réunir ici quelques hypothèses sur
la forme de tous ces mots dont
Torigine est peut-être la même.
D'abord le fr. saur ou le prov. sor,
est d'origine incertaine. M. Dies
compare (£. W. p. 365) sor au hoU.
soor, sec; mais il demande com-
ment sor, sec, pourra signifier jaune,
roux. M. Brachet se décide pour
la dérivation d'une forme germa-
nique, dont le holl. soor est le
représentant. M. Mahn (£. U. p.
16) donne pour origine le basque
zîiHy eàuri, blanc ; blanc peut avoir
indiqué jaune, et jaune, roux. Ainsi
hareng saur n'est pas hareng sec,
mais hareng jaune, en angl. a red
(rouge) herring.
L'étymologie donnée par M. Mahn
paraît acceptable, d'autant plus que
comme g permute avec z on. a^ zori
peut être une variante de gorij in-
candescent, c. a. d. rouge-blanc. La
difficulté pour „sec" d'en venir à
signifier ,jaune, roux" est résolue,
à ce qu'il nous parwt, par M, Diez
887
lai-même, en dtant feaille jaune
et feuille sèche comme synonymes.
La signification de ^eo*' aura précédé
celle de ^Jaune". L*idée abstraite de
couleur ne peut être qu'une significa-
tion secondaire. Nous croyons aussi
pour cette raison avec M. Diez et con-
tre M. Mahn que hareng saur, indi-
que hareng séché et non jaune, bien
qu'en anglais on dise red herring,
hareng rouge.— En tout cas le bas^
que zori, mûr, sera le prov. sor. Ce
qui était jaune était mûr; le blé jau-
nit ou mûrit. Quant à zauri, plaie,
nous ne pouvons, pour le moment,
que le comparer an goth. saira,
Tangl. sore, l'ang. sax * sâr . Peut-être
le i de tori, est-il la caractéristique
de Tadj. verbal; ainsi rm, signifirait
plutôt jaani)rougi,mûri. Il est encore
possible que le i soit primitivement
e^ zore; e -^ a devenant ia.
La première hypothèse est la plus
probable, car Tadjectif verbal est
£oritu, mûri, qui aurait été xaretu
ou zortu si le primitif avait été
zare. Zuri ou civri explique peut-
être le prov. sor, le fr« saur, etc.
11 reste maintenant à découvrir
la véritable signification de zuri.
L'idée très-abstraite de couleur est
toujours difficile à rendre; p. ex.
rouge et beau sont exprimés en
russe par le même mot (krasnoe);
en anglais fair veut dire blond et
joli. Zuri et zori sont peut-être
des variantes; comme o est souvent
pour au nous pourrions écrire zauri.
Il est difficile de décider lequel
des deux mots est le plus primitif.
On pourrait les comparer à Taryaque
savari, se. suri, soleil; v. Fick,
Jndog. Wb. p. 197. Nous aurions
alors, à ce qu'il nous semble, l'ex-
plication des différentes acceptions.
La signification primitive de zuri,
zauri dériverait alors de soleil et
exprimerait la qualité de mSCc'' ;
de là jaune, qui a servi à exprimer,
dans une direction, pâle puis blanc;
dans l'autre, roux, rouge (ffori pour
zori); de là plaie et finalement
malheur (comp. le fr. plaie, et
plaies d'Egypte).
Zarij sort, étant toujours accom-
pagné d'un qualieatif zorùm, bon-
heur, zorigaitz, malheur, peut avoir
perdu sa signification propre, pour
prendre celle plus générale de „sort".
ZoriiaitZt g. zorigaiUt 1. bn.
zoripaei, b. malheur ; de zori-gaitt.
Zoriou, g. 1. bn. bonheur; de
zori^an.
ZorionéazuHf g. b. bonheur; de
zarion-toêun.
Zorianeio^ g. 1. zorijoneho, b.
heureux; de zorian'^ko pour go,
avec e de liaison puisque n et ^
ne se suivent pas, v. Essai, Ch. IL
Zorionffoie, g. 1. malheureux; de
zarion^gaèe.
Zorigaiztoho, g. zorigaisioio, b.
malheureux; de zorirgaizUhko.
Zorigachi v. zori, 2.
v. zori^ 2.
I, V. zori, 2.
2k>rikaitz, v. zori, 2.
Zorion, zorioneko, v. zori, 2.
Zoriongabe, v. zori, 2.
. _ •.
• •
388
Zoriontasim, v. zori, 2.
Zoritasun, v. zori, 1.
Zoritu, V. zori^ h
Zorltze, V. zori, 1.
Zorkhatu, v. ^rorrî
Zome, g. !• pus. P. écrit zaume
{çawme). On aimerait pouvoir rat-
tacher zorne ou zaume à jeravrî
plaie, mais comment? la terminai-
son est obscure.
Zoro, g. b. fou, stupide, simple,
niais. Charo^ bn. état d'all^esse
de quelqu*un poussé jusqu'à la
stupidité. Sal. En guip. ckoro et
zaro sont synonymes et signifient
simple, niais. Comme eh indique
le diminutif il est probable que
zoro signifie au fond fou et dioro
niais. Comp. ero.
Cioratastsn, 1. simplicité, naïveté.
Axular écrit p. 342. Ma Aartan da
ageri moaren inocentcia. Et en cela
se manifeste la simplicité de la co-
lombe. M. Tabbé Inchauspe, dans
sou édition d*Axular, a changé 1^
mot de inocetUcia en choratasun,
Zoraieria, cioraieria, g. b. folie,
extravagance; de zara-ieria.
Zoraloêuti, g. folie, maladie men-
tale; de zara-ioèun.
Zoratu, b. devenir fou, admirer.
Œoratu, bn. enchaateri éblouir,
charmer.
Zoraçarri, g. 1. bn. admirable;
de zorO'çarri,
Zorri, g. b. 1. bn. pou. — bn.
vermine.
Zorriteu, 1. zoirizu^ bn. poml-
leax; de zorri^Uu.
Zorl'ia, zarkhaiu, bu. prendre
des poux, probablement de zorri-
hartu; k pour A, v. Essai, Ch. II
et Tintrod. du dict. p. VIII.
Zorritsu, sorriso, v. zorrù
Zorro 1, g. fourreau (d*épée). —
1. bn. sac; gros ventre. V. churru.
Chorro, gouttière; diminutif de
zarro^ V. ch.
Zorro 2. Ce mot se trouve dans
lozorro, cauchemar, en esp. pesa-
dilla; lozorro parait être composé
de lo^zorrOy probablement de som-
meil lourd; cependant zorro ne se
trouve pas avec cette signification.
Zorrota,L cours d'eau. P. Comp.
ehwrru et zorro 1.
ZorrotB, g. b. L bn. aigu, tran-
chant.
ChorrotZf g. syn. de zorrolz, di-
minutif de zorrotz du moins selon
la forme.
Zorroztu^ zorrozien, g. 1. zorrolz,
zorrotzi, bn. aiguiser.
Zorrolz, g. adv. formellement
Bana erdiko onenik jaiea zorroU
debekaiu zion. Lardiz. Mais il lui
défendit formellement le manger de
ceux (fruits) de celui (arbre) da
milieu.
Zorrolzkit 1. de point en point.
Zorroizle, zorrotzaiUe, 1. remou-
leur; de zwrotZ'le et tzaiUe.
Zorrotzaille, v. zorrotz.
Zorrotsd, v. zorrotz.
Zorrotzki, v. zorrotz,
Zorrotzle, v. zorrotz.
Zorrozte, v. zorrotz.
ZorroztU, v. zorrotz.
ZSorta» bn. goutte.
Chorta, diminutif de zorta.
S89
Zortasun, v. zùt, 2.
ZoBTE, g. gorihe, 1. bn. sort.
Zortha, v. sorôAa.
Zortzi, g. b. I. bn. hmtZortgian
behin. Une fois en huit jours.
Zortgigarren^ huitième; de zorttu
garren,
Zofhal, 1. bn. amas d*horbes
sèches que les laboureurs font
brûler et qui proviennent du her-
sage de terres labourables. Sal.
Zotin, g. 1. zopin^ b. cholin, b.
bn. chopîfiy 1. hoquet. Nigar cAopin,
1. sanglot. P.
2iOtz, 1. bn. petit morceau de
bois en forme de petit bâton ou
cheville ; le menu bois avec lequel
on allume le feu. Barrikaren zotza.
Le douzil (ou comme Técrit P.
doisil) de la barrique. Zoizezio
gaizerdiak. Bas faits à Taiguille.
ZotZ'zho,
Zozkor, 1. bn. tige d'arbrisseau.
Zozo, b. 1. bn. chochOf bn.
merle; au fig. sot; de l'esp. zorzal^
grive? Zorzal vient de Tarabe zor-
zftl, dont il 7 a une variante zor-
zour; V. Dozy, Glos.
ZozoLLO^ bn. niais; de Tesp.
zorzal, y. zozo,
Zu, ZUk, g. b. 1. hn.zeUfZeui,
b. vous. Zu est proprement le pron.
pers. de la 2me pers. du pluriel,
mais il est employé pour la 2me
pers. du singulier, v. Essai, p. 21.
Le singulier. qui y correspond est
Aif tu. Cette substitution de pro-
noms n*a rien de surprenant; (elle
a fortement étonné M. Duvoisin);
au contraire^ il serait surprenant
que le basque y eût échappé. La
politesse a voulu partout une sub-
stitution de pronoms. En ail. on
ne s'est même pas arrêté là. L'ar-
rogance ou la fierté a exigé la
même chose, et comme il ne suf-
fisait pas d'adresser la parole à un
inférieur à la 2mé pers. du sing.
(du) on s'est servi de la Sme pers.
du sing. (er). Ainsi l*ou dit en
s'adressant à qu'elqu'un. Woîstex
gewesenP oii as-tu été; au fond:
où a-til été. Familièrement on
dira: Wo bist du gewesenP oi!!
as-tu été? et plus poliment: Wo
sind Sie gewesen? oii avez-vous
été? n y à donc en ail. trois
pronoms pour indiquer la 2me pers.
du singulier: du, tu; er, il; sie,
ils. — En italien la Sme pers. du
sing. correspond à vous fr. Mal-
heureusement Ai n'a pas seulement
dû faire place à zu; mais Ai a
presque entièrement disparu de la
langue basque. Pour les dial. basq.
espagnols zu n'était pas encore assez
cérémonieux, et Ton a introduit
la forme berori, berok, correspon-
dant sous quelques rapports à l'al-
lemand, vu que la forme est celle
de la Sme personne; mais sous
d'autres rapports à l'espagnol. Be-
Tori, vous, sing. correspond à usted,
vous, sing, et berok à ustedes, vous,
pluriel.
Comme le pronom zu^ quoique
du pluriel, était employé pour le
singulier, il fallait une autre forme
pour indiquer le pluriel, et on a
écrit zuek. Le pronom a été traité
890
comme tout autre nom en y suf-
fixant 1a caractéristique du pluriel
k, avec cette différence qu*on a in-
tercalé un tf, puisque zuk servait
déjà comme nominatif agent. Le
e intercalé ici a une valeur toute
négative; comme nous Tavons dit
dans TËssai, nous aimerions appeler
cette lettre: la caractéristique do
l'indéfini.
Le génitif de mu comme sing.
est Mwre, qui ainsi que tous les
autres génitifs des pron. pers.^
sert comme pron. possessif. Le
datif est zuri. Le génitif de zu
comme pluriel^ est »uen^ et le datif
sueù Zuen sert, cela va sans dire,
comme pron. possessif.
Zuret g. b. 1. bn. zeute, b. »efe^
g. ton, votre; génitif de tu, sing.
Bana genre bioUeko semiaen odol
prezioêuagaiti. Olaechea, p. 172.
Mais par le sang précieux de votre
fils chéri. Emozute^ otioi, sure bene-
digione saindua, 1. Donne-moi ^e
t'en prie, ta sainte bénédiction.
Zere erri eta echetik bereala irten
zaite, Lardiz. p. 12. Sortez de suite
de votre pays et de votre maison.
Cette forme (zere) dont Lardiz. se
sert est, croyons nous, inusitée; elle
ne reparaît que dans zerori.
Zuen^ g. 1. bn. zeuàen, bn. vos ;
génitif de zu^ plur. Zuen guroBoak
obeio begiratu bazizuten, g. Si vos
parents avaient mieux surveillé.
Zerari^ zerorrek, g. I. zeroni,
zeranek, 1. vous-même. V. nerau.
Si nerau est pour ni-kau, alors
perok est pour çu^oyekg zerori pour
zU'-orif berau pour be^au. Ceet là
Texplication de M. Duvoiain, v.
rintrod du dict. p. XXVIII et
XXIX. Le r est alors par consé-
quent une lettre euphonique. Les
formes comme zerori décident bien
la question en faveur de notre
supposition; à savoir que zerori,
est composé du géuitif zere (ponr
zeure ou zure) et ori; et ainsi
nere^au; çure^oyok, etc.
^0£,g. vous-mêmes; de zere^^k,
Zuaitz, V. zur.
Zuaza, V. ZOOM.
Zubia, g. L bn. pont. De zur-
bideaF Le r de zur se perd sou-
vent, V. zur,
Zuei, V. zu.
Zuek, V. zu.
Zuen, V. zu.
Zugan, bn. cuve à vin.
Zuliaiy V. zuhain.
Zuhain 1, ZUliai, 1. bu. four-
rage. Pour la chute de n v. orrai 2.
Zuhaindegi^ le grenier à fourrage;
de zuhain-tegi. D pour ^, après m
V. Essai, Gh. II.
Zuhain, 2, v. #«r, i.
Zuhaindegi, v. tuiain^ 1.
Zuhaitz, V. zwr, I.
Zuhamu, v. zur, 1.
Zuhantze, v. zur^ 1.
Zuliaù, V. zur, I.
Zuliar, V. zur, 1.
Zuhari, v. zwr, 1.
Zuliiir» V. zur 2.
Zllhlirina, 1. poudre qui vient
du bois rongé de vers. De zut,
bois; mais la terminaison n'est pas
claire.
891
Znhurintzea, 1. se dit du bois
rongé par les vers.
Zuhurki, v. sur 2.
Ziihurtu; v. zur 2.
Zuhurtze, v. zut 2.
Zuliurzi, V. »ur 2.
Zukutu, ziikutzen, g. mettre
en morceaux, écraser.
Zukutze, V. zuhUu.
Zulato, V. zulo.
Zulatze, V. zulo.
Zulho, V. zulo.
Zulo, g. b. zillo, zilAoj 1. zilo,
zulhOf 1. (i. a.); chulo, bu. trou.
De l'esp. culo? Pour la mutation
de^en z^ v. iaramilcAa. Engaéli*
que cûl, kymri, kîl, v. Littré.
Zulatu^ zulatzen^ g. zilAatu, tiU
hatzen, 1. zUa ou zilo^ ziUUu ou
zilotu^ zilaizen, zilolzen, bu. trouer,
percer. Ckila, cAilatu^ bu. trouer,
percer.
Zutogille^ g. fossoyeur; de eulo^
egiUe.
Zulogille, V mUo.
Zxuna lakarra, L Selon P.
espèce de bois puant.
Zxunadegi, v. ^mr l.
Zumar, v. zut l,
Ziunarika, v. zur 1.
Zomatze, v. zur l.
Zume, V. zwr 1.
Zxunendil, v. zwr 1.
Zumin> v. zwr i.
Zuinitze, v. zur 1.
Zuxnu 1, saule. Mot d'O. selon
P. Nous trouvons dans un voca-
bulaire du dial. soûl. (Eléments de
gr. basq. Louis Qèze) zume^ saule.
Saule et osier paraissent s^ètre con-
fondus. Zume est généralement
osier.
Zuxnu 2,g. jus; de Tesp. zumo.
Matzari zumua kendu edan^ ordiiu
eia loac artu zuen, Lardiz. Au raisin
il ôtA le jus, il but, s'enivra et
s'endormit.
Zumkur, v. ionkor.
Zuutoi, g. tronc d*arbre.
ZuntZ) 1. aiguillée. Eari zuntz.
Aiguillée, de fil. P.
Zur 1, g. b. 1. bn. bois de con-
struction. Le f de ztér est doux,
par conséquent il n^est pas doublé;
zura^ le bois. Généralement dans les
mots composés le r s'est perdu.
Zuaitz, g. zukaiiz, 1. arbre, chêne.
Larramendi cite ce mot pour arbol,
arbre et P. donne d'abord arbre,
puis chêne. ZuhaUz servirait donc
comme terme générique. Le chêne,
Tarbre par excellence, soit par ses
qualités, soit parce qu'il était le
plus généralement (le seul?) connu,
aura servi à indiquer toute l'espèce.
Haritz, que l'on prononce toujours
haitz, signifie chêne. Le r s'est
tout-à-fait perdu, à ce qu'il parait
dans haitz, rocher, qui, il faut le
croire, aura été primitivement haritz,
La dureté du chêne et du rocher,
aura fait appliquer le nom de Tun
à l'autre. Lequel a été le premier
nommé? nous l'ignorons. En tout
cas on paraît avoir trouvé nécessaire,
afin d'éviter la confusion, d'appeler
l'arbre, le zu-haitz, bois-rocher. —
M. Sal. cite ruAatn, arbres épars.
Ce terme dit-il „n'est employé
qu'en Labourd et en Espagne.
»
892
Dans le vocabulaire de la gram.
de M. Oèze se trouve zuharij tu-
hantze, arbre, ce qui explique les
^^arbres épars" de M. Sal. Nous
Bravons pas encore rencontré ce
mot de zuhain, ni en guip. ni en
lab. Oihenart écrit suraai (Prov.
535) et est corrigé dans l'édition
de Bordeaux^ où aureai est devenu
eurhain. C'est le soûl, xuhan, Nous
ignorons ce que la terminaison
signifie.
Zurne, g. b. 1. bn. osier; de zur-me,
Zumadegi, zumatze, 1. oseraie: de
zurne-tegù
Zumitze^ g. bandes de bois très-
minces dont on fait des paniers; ce
n'est pas de Tosier, à ce qu'on nous
a dit. Qu'est-ce que mUzf
Zurchuri^l, bn. peuplier; àezur^
churi. On prononce souvent chur^
churi, P. dit : sorte de bois que les
marins apportent de Terre-Neuve.
Zumar^ g. zuhar, 1. orme. Zu
sera pour zur ; mais nous ignorons
ce que la teimiuaison signifie. La
permutation de m et A n'est pas
prouvée; nous ne connaissons que
hun pour mun,
Zuhar, v. ci-dessus zumar,
Zumanka, bn. genêt. Sal. Gomp.
zumar.
Zuhamu, 1. jeune arbre. Pied de
vigne qui s'attache à un arbre. De
zu'hamu f
Zumendilla, espèce d'arbre^ avec les
branches duquel Jésus Christ aurait
été fouetté^ selon la tradition basq. P.
ZurgiliCf 1. zurgin. 1. bu. char-
pentier; de zur-egille et zur~egin.
ZurkaUz^ 1. zurkhaitz, bn. rameao
pour ramer les pois; tnteur de
plantes. De zur^aitz, avec mutation
de h en k, v. Essai, 6h. IletTin-
trod. du dict. p. VIIL C'est une
variante de zuhcdtz, lUarrak zvrhàr
tatzea, ramer les pois.
Zurkai^ arbre. Mot d'O. selon P*
Il se pourrait que zurkai fût formé
de zur-gai, (v. gai) chose à bois =
arbre; mais il est aussi possible
que zurkai soit une corruption de
zurkaUz. Il nous a semblé^ plus d'une
fois^ qu'Oihenart emploie des mots
corrompus ou qui ne se trouvent
que chesr lui^ du moins si P. les
cite correctement.
Zuhari, 1. cordeau, ligue du char-
pentier; de zur^hari,
Zt(rmtn,bn.moisi8Sure ; de zur-mù^
ZurmindUf zurmintzen,\, bn. moisir.
Zur 2| g. b. zuhur^ 1. chuhur, bn.
sage, sobre, économe. Selon Lan.
zurra viendrait de zurra, anc. esp.,
zorro, esp. mod., renard, avec la
signification d'astucieux. M. Diez,
E. W. II p. 191 se range à Topinion
de Larramendi. U y a cependant
deux observations à faire; d'abord le
mot basque n'est pas zurra, mais^tir;
et puis est-ce que Larr. pour sauver
son étymologie, n'aurait pas donné
à zurra l'acception d'astucieux ? v.
urri. Zeinek ichitzen haàute ir^finituki
munduko zuhurren jakirUanun guiia,
Chourio, p. 144. Qui (paroles) sur-
passent infiniment toute la science
des sages du monde. Belevons ici
en passant l'emploi assez surprenant
de ichitzen pour surpasser. ;^. ; j
893
ZuhurtUyZuhurtzen^ 1. devenir sage,
bn. sobre^ parcimonieax jusqu'à
ravarice.
Zuhurzi^ 1. sagesse.
Zuhurki^ 1. bu. sagement Gogo-
auçue bada nota çuhurqui ebil çaùez-
queten, ez erho anço, baina çuhur anço,
Eph. V; 15. Test. Roch. Prenez
donc garde comment vous vous
conduirez sagement, non point
comme des fous, mais comme des
sages.
Zurbij V. zmruài,
Ztirchuri, v. zur i.
Zlirda, V. eerda.
Ziire, V. tu.
Ztirgille, V. zur 1.
Zurgin, v. zur 1.
Zuri, g. b. ckuri, g. 1. bn.
blanc, y. zari 2.
CAuri, cAuritu, cAurUsien, I. bu*
blanchir. — 1. tromper, enjôler.
CAuritzaille^ ]. trompeur; de
cAtm^tzalle.
Zurigana, g. flagornerie; de zuri-
gana, selon Larr.
Zuritasun, g. churitasun, 1. blan-
cheur; de churùtasun,
Churingo^ g. 1. blanc d*œui. At^
rauUzaren churingoa. Le blanc d'œuf .
Arraultzaren gorringoa. Le jaune
d'œuf. Nous ignorons d'oii vient
le n dans ces deux mots. Zuri et
gorri étant des adjectifs, la termi-
naison go ne peut être le suffixe
go du génitif^ si ce n*est que le n
n'ait transformé zuri et gorri eu sub-
stantifs.
Churpail, 1. churphaiif bn. chur^
hail, bn. blanchâtre; blême, hâve.
Zurigana, v. zuh.
Zuritasun, v. zuri.
Ziirkai, v. zur 1.
Ziirkaitz, v. nur 1.
Ztirhaitz, v. zur l.
Zurmiiii v. zur 1.
Zurmindu, zurmintze, v.
zur 1.
ZuRRA, zuRRATu, bu. châtior ; de
l'esp. zurrar, châtier, battre.
Zurroa, zurrona, sac. Mot
d'O. selon P. Variante de zorro,
dont zurrona sera une corruption.
Zurrona^ v. zurroa.
Zumuii 1. raide. Edirdten da
presuna zaharraren eta gaztearen ar^
tean ère, gaztea zcUhui eta manayvkor
bezain, da zaharra gogor eta zurrun.
Ax. p. 181. a. éd. 4S. n. éd. On
la trouve (différence) aussi parmi
les personnes vieilles et jeunes; il
est des jeunes lestes et remuants,
des vieux durs et raides. A Farti-
cle •manayukor^ nous avons cité la
traduction que P. donne de ce
mot : facile à manier. Il nous sem-
ble qu^Axular veut dire ici: actif,
remuant, vigilant, ce qui est aussi
la signification propre du mot
manayu-hory porté, enclin, à se re-
muer. Oizon zurruna. Personne lente
et peu agissante; O. selon P.
Zurrunga, g. 1. bn. ronflement.
Ce mot aurait dû se trouver, ainsi
que gurrunga, s. v. karraka,
Zurrungatu, zurrun gatzen, g. ron-
fler.
Zurrungatu, zummgatze,
V. zurrunga.
Zurrupatu, zurrupatzen,
\
394
g. prendre par ruse ; de Tesp. zorro,
renard? La terminaison pa n'est
pas claire.
Zurmta» 1> adv. en coulant;
de zorta, goutte; v. churruHan.
Zurubi, SUrbi, 1. échelle; va-
riante de zubia.
Zurumuray v. churimurî.
Zurtz, bn. isolé, abandonné.
Zurtz, g. churtchf bn. umezurtz,
bn. orphelin.
Zuti g. 1. chut, 1. bn. zutin^ h,
droit, ndde. Le bise, parait être
composé de ztU-^n pour egin.
Zutik, g. chuHk, g. 1. bn. zutinik,
b. debout. Oizon zahar bat badago
ohutik, bainan ez chut. Un vieillard
se tient debout, mais non pas droit.
ChtUi^ chutitu, bn. se lever.
Zutik, V. zut.
Zutin, zutinik, v. zut.
Zuzembalitz, v. zuzen.
Zuzembidej v. zuzen.
Zuzen, g. b. 1. bn. chuoh&n^ bn.
droit, équitable.
Zuzentasun, g. 1. équité; de zuzen-
tatun.
ISuzembide, g. 1. zuzenpide^ l.mesure,
carrière, profession; de zuzen-bide.
En lab. moyen équitable, droits,
droit d'aînesse. Eta zuzembideak artu
zuen. Et il prit des mesures.
Idbru onetako utsegineemuzembidea.
Correction (redressement) des fautes
de ce livre. Afiibarro s'en sert pour
notre Erratum.
Zuzendu, zuzentzen, g. b. 1. ehu^
chendu^ bn. rendre droit, régler,
corriger, adresser. Ana zuzendutem
dituz gau ta egun zerura orazmoe.
Moguel. La mère adressait nuit et
jour des ])rières au ciel.
Zuzenki^ adv.
Zuzmbalitz, 1. de travers, torta-
eusement ; de euzen-balitz^ si c'était
droit.
ZuZOndU, V. zuzen.
Zuzonki, v. zuzen.
Zuzenpide, v. zuzen.
Zuzentasun, v. zuzen.
Zuzontze, v. zuzen. •
Zuzi, ZUZitU, bn. détauire.
Undar igandeko harriak gure hmri
guztko ogiak zuzitu ditu. La grêle
de dimanche dernier a détruit tous
les froments de notre village.
Zuzpertu, zuzpertzen, g.
recouvrer ses forces, se remettre.
Eta gero zer jana emango ziela, onekm
zuzpertuta, bideari ékiteko. Lardiz.
p. 11. Et qu'ensuite il leurappor-
terait de quoi manger, pour entre-
prendre ^ le voyage, après s*être
réconfortés avec cela. — Il serait
possible que zuzpertu fut une va-
riante de supertu, dans le sens de
surmonter, surmonter les fatigues,
se reposer, se réconforter.
SUPPLÉMENT.
A.
Ara (s. V. a). Ajoutez : karaté, 1.
Abanwka. Selou M. Mahn
(Ëtym. Unterâ, p. b6, 57), d*una
des langues romanes. Ce mot n'est
pas indigène (einheimisch), dit l'au*
teur; le vrai mot basque est eztù
orraeea, de egti, miel et orracia
(v. omUzé) peigne, — Nous ne
voyons pas pourquoi oèaratla est
moins basque que eziiarraeea, La
forme de ce dernier mot est plus
claire, voilà tout; c'est une imita-
tion des autres langues; p. ex.
Tangl. honeyoomb, le hoU. honig-
graat (arrête); peigne ou arrête,
c'est la même idée. — Nous ne
voulons pas contester, que aiaroêka
ne paisse se rattacher au prov.
brnsc, ruche; cependant il noua
semble que les preuves ne «ont
pas satisfaisantes. Il est vrai qu'une
voyelle est souvent intercalée pour
éviter les groupes U, br^ etc.; mais
les voyelles prosthétiques sont
extrêmement rares; 6ara$ka pour
àruêc est possible» mais adarasia
est moins certain. •— Sans vouloir
prétendre à une origine basque
pour abaraakaj nous voulons cepen-
dant faire remarquer que abar
veut dire branche et que les ruches,
comme le dit M. Mahn lui-même,
étaient faites primitivement de
branches. Nous ignorons ce que
la terminaison ctiha signifie ici;
nous avons seulement voulu dire
que adaraska pourrait être un
mot basque et qui s'expliquerait
même tràs-bien s'il désignait ruche
adar^oêiaf au lieu de rayon de
miel. Aêia est pétrin, auge.
^ Abi. Cet article est rectifié s.
V. kaài.
Adirasiy g. variante de adieraeo.
Ado, b. coutume, habitude, pen-
chant. Par erreur: diable. Jdu gais"
tolo infemutarra. Mauvais penchant
de l'enfer. Nire adu gaiêtoz janu-
ten banoB bekatu mortalean, Anibarro,
p. 155. Par mes mauvais peu-
396
chants je sais tombé dans le péché
mortel.
Aen, V. iura.
Ahalegar, 1. pépie.
Anitz. Ajoutez: Aanilz, bn.
Alaere. Ajoutez: Aalere, bn.
Alof, du français ^^aller au lof.''
Ar 3. Ajoutez: Aaraôarlu,
Arditzin. Ajoutez : haraiizin,
bn. Guiçon anayeae çueo badaquiçue
eeen Aaraitcina danic Jaincoac gure
ariean elegUu ukan nauela. A et.
XV : 7. Test. Boch. Hommes frères,
vous savez que depuis longtemps
(litt. avant cela, c'est-à-dire jadis)
Dieu m*a choisi entre nous.
Are 2. Dans une locution
comme are geyago, encore plus, are
est, croyons nous, le génitif du
pron. dém. dont la n final s*est
perdu; exactement le hoU. des te
meer ou Tall. desto mehr; ,^des*^
est le génitif du pronom.
Arek, areek, v. a et Aura.
Ari 3. Ajoutez: Aaliieta, bn.
s'occupant à dévider, de halirketan.
Comp. hitzheta et orketa, s. v. Aeian.
Aritz. Ajoutez: arbre. P.
Arrega, du lat. fraga? Le f
initial supprimé et a posthétiqne,
puisque r n'est jamais initial.
Ate 2. De anade. Pour la mu-
tation de n en A v. liAo,
Atseden. Ajoutez: atêedeleti.
AurkaO, bn. Eta Lybia bazter-
retan, baita Cynereco aurkan eia
Roman daudeneo. Act. TI: 10.
Test. Roch. Et dans les quartiers
de la I.ybie qui est près de Cyrène.
Aurkieiltza, 1. rencontre.
Ausko, V. ce mot. En esp. il
y a ascua, braise, que Covarr. dit
venir de l'arabe. Ce mot ne se
trouve pas dans le Oloss. de M.
Dozy; il est donc probable que
cette étymologie n'est pas juste.
Aussa, V. euki,
AyertU, syn. de jageralu.
Azaro 3, v. as.
B
Baratche baratche, 1. petit
à petit.
Babatu, baratzen, bu. arrêter j
du prov. barrar, fermer.
Bedeinkatu^ béni ; du lat. bene-
dictum.
BestenaZy g. Variante de be-
êtannez,
Berregin, 1. attifé, enjolivé.
P. Semea ose eia zirzil^ alaha go9e
eia berregin. Le fils soûl et déchiré,
la fille affamée et vêtue.
Besuin, v. pesuin.
Borroe, b. faute, erreur. Aiera
zUuban guzur ta borroe asko im-
preniaiik, Moguel, préface de VEs-
colia. Beaucoup d'inexactitudes et de
fautes ont été ôtées eu imprimant.
S97
Ch.
Chistmista chismista, v.
cAimiêta,
CuuKHu et CHDKATU, ainsi que
le bn. ichakatn, dériveut du prov.
echucar^ qui vient du lat. sucus,
suc. V. Diez, E. W. 1 p. 402.
D
Delà, V. da 1.
E.
Edeki. Ajoutez: v. idiU,
Edoski. Ajoutez: g.
Eguerri, 1. jour de Noël; de
egun-berri,
Ekinekin, b. remontrance. Ta
agintariaren iraunin ta ehinekin,.,,
Moguel. Et avec les encouragements
et les remontrances du comman-
dant. . . .
Elgaitz; v. gelberia,
Eilhaberrif variante de elhe-
berri.
EUdlor. Nous avons comparé
ce mot à elkor^ sec. Nous croyons
que c'est une erreur. El doit sig-
nifier quelque chose comme mala-
die. Comp. elgorri, elgaitz,
Emero, syn. de emeH.
Enssule, g. auditeur; de enzun^
le, avec élision de n devant /, v.
Essai, Ch. IL
Epai. Probablement de ébahi.
Eraimstikl, 1. flabe de pluie,
tempête. P.
Ebrdeinabera, 1. syn. de nat-
dabera,
ESrtchatu, au lieu de erchatu.
Eirreka. Même origine que
herreha.
Estura, variante de hertstura.
Esnatu, comp. ematu.
Echeki, v. ich.
Eyhar, v. igar 2.
Esifheustasiin, syn. de ezieue-
keria.
Ezarri. Ajoutez: ezarten.
Ezijakin, v. jahin.
S98
G
Oaille, y. joan.
Oaitzerisko, 1. haine.
Oalerazo, b. galerazi, g.
empêcher.
Galerne, V, halema.
Oalkhor, galkor, 1. périssa-
ble, s. V. gcddu; de gal'hor.
Gktn 8, V. jocm.
OarraSBkotz, bn. grincement.
y. karraka.
Oarreitu, v. jarrailu.
GkttOi V. jaan.
Oeyegi* Ce mot nous paraît
plutôt formé comme les autres
adverbes, c. a. d. avec la termi-
naison hi, qui par exception est
ici ffi.
Oomuta, b. souvenir.
Ourrinka. Ajoutez : v. karrala.
Ourruzigft.Ajoutez: v,zurrunça.
K
Halera, bn. variante àealaere,
Heroia, pus. P.
Heuragi, bn. Variante de ieu-
régi. Ma batzu erari içan direuie
leiu harri çuetara non ezpaitzuten
iâuragi lunic. Matt. XII: B. Test.
Boch. £t une autre (partie) tomba
dans des lieux pierreux où elle
n'avait pas beaucoup de terre. —
P. se sera peut-être trompé en
citant ieuregi, hewregoi; mais il
nous semble que Oihenart a sou-
vent une orthographe assez bizarre.
Hitzketa, L v. Uzketa.
Hitztun» g. orateur, s. v. hiiz;
de AUz'dun,
Hogen, V. ogen.
Hutstu, V. uU.
Hutsffune, v. uu.
I
g. poussier. Par erreur
à Particle irudi, iduri.
Ihartu, ihartse, v. igar 2.
IkUBbide, g. preuve^ démon-
stratioiv' Eta egia onen ihmbidea
zure lidru iau izango da. — Lettre
de Larr. àMend» Et de cette vérité,
votre livre sera la preuve.
Imiki, 1. coiffure de femme» P.
dara, v. enada.
Iraitz, bn. v. iraUn.
Itzera, g. langage, manière de
parler; de Uz-era,
Itld, V. utzif s. V. utz.
IZUrbatU, v. ichurba.
899
J
Jakit2se, v. jaki
Jareiki, v. jarraUu.
Jasaite, jasate, v. Joêan.
K
Kabardena, L barbu, en par-
lant du froment. P.
Kadera^ bn. Donné par erreur
pour un mot basque; vient du
prov. cadera.
Eipula, V. tiptUa.
Eoloka, V. iolka,
Krako, v. lato.
Euzkatu, kuzkatze, v. kusiu.
L
Lautu. Ajoutez : égaliser, apla-
tir, écraser.
Lizar. Ajoutez: lepizar^l, (Ma*
nuel de la conv. basq.). Leizar, I.
(Quide de la oonv. 1873.)
M.
Mokor. Nous regrettons Terreur
que nous avoDS faîte en disant
que grigne et grignoter ne se
trouvaient pas dans le dict. de M.
Littré. Les deux mots s'y trouvent.
N.
Nehoiz, variante do nihaiz.
NoTHA| du lat. nota.
400
o
Obeago, v. obe.
Obitchina, v. obi.
Oindagora, v. on.
Oinetakoak, v. oh.
Oinliatste, v. on.
Qndagora, v. on.
Oraindrano, v. orain.
OraiL, V. orain.
Orduban, t. ordu.
Orthuts. Urhatê explique or-
thuts. Orgatil devra aussi trouver
sa place ici, bien que la terminai-
son ne soit pas claire.
Oseba, v. osaba.
Oski. Ajoutez: de or-z-ki; U
pour ffaif chose pour le pied. La
chute de r est très-fréquente. V.
orthuU et urhaia.
Ozpaz, V. oU 1.
p.
Pitcher, v. picker.
Fitiaky v. Uipiia.
s.
Sararaziy v. sar.
Sarera, v. sar.
Sen, V. sein.
u.
nntzi, V. onlzi.
TJllZi, V. onlzi.
Usteketa, v. usfe.
VERBES RÉGULIERS.
Egin. Jj'aire.
Impératif.
j^T»^, effin^ egizu.
Subjonctif.
(Selon Larramendi)
Présent.
(Selon Lardizabal)
Dagidaia.
Bagidan.
Dagizula.
Bagizun,
Dagiala,
Dagien.
Dagigula^
Dagigun.
Dagizuela.
Dagizulen,
LagUela.
Imparfait.
Dagiien.
Negian.
Negian.
Zenegian,
Zegian.
Zegian. .
Egian.
GcHcgidn,
Gengian.
Zenegiêen.
Zengien,
Zegiten.
Hgien.
Dagidaia est formé de
dagidan-la, avec
éiision de n devant l; v.
Essaie Ch. 11. Lagidan est formé de dagit.
présent de rindicatîf, qui
n'est pas en usage.
Egoki. Importer^ concerner.
Ce nom verbal a produit un très-grand nombre de formes fléchies.
Nous n'en donnerons que quelques unes.
26
402
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
Bagohity il m'importe.
Zegokidan^ il m'importait.
DagohizUj il vous
importe.
ZegoHzun, il vous . . .
Dagokio, il lui im
porte.
ZegoUon, il lui . . .
Dagohigu^ il nous
importe.
ZegoUgun, il nous . . .
DagoUzute, il vous importe.
ZegoHzutefi, il vous . . .
DagokioUi il leur
importe.
Zegokiolen, il leur . . .
Egon.
Être.
Impératif.
AgOf zagoz, zaude.
Bego.
ZagozU^ gaute.
Be/oz, beude.
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
Nago.
Nengoau.
Ago, zagoZf zaude.
Bngoan^ zengozan, zeunden.
Dago.
' Zegoan.
Gagoz^ gaude.
Gengozan, geunden, zengozaien.
Zaute, zaudeie.
ZeufUen, zetmdeûen.
DagoZf daude.
Zegozan, zeuden.
EkarrL
Porter.
Impé]
ratif.
Mari, eian (Larr.), ekarzu.
Beiar.
•
•
Marzue.
Beiarie.
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
Baiart.
Nehairrm,
Bakarzu,
Zeneiarren.
Dakar.
Zeiarren.
Baiargu.
Genekarren.
Dakarzue.
Eeneiarlett,
Baiofte.
Zâiarlen.
408
Entirem» enzon. £ntendre.
Impératif.
Enlzuzu.
Bauntso (Tiarr.)
Bentzu (Lardiz.)
Indicatif.
Présent.
' Imparfait.
DafUzu.
Newtzuan (Tiardiz.)
DaiUzuzu.
ZerUzuan,
Dantzu.
MUzuan,
Dantzugu.
GefUzuan,
Lantzuzue.
Zentzuen.
DatUzue.
Enizuen.
ErabillL Mouvoir.
Impératif.
Uraàili, erabilUm^
^ eraàUzu.
Berabil»
ErabUzute.
BeraôiUe.
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
DaralnU.
Neraàillen,
Da/raAUzu,
Erabillen, zenerabillen.
Daraàil.
ZeraMUen.
DarabUgu.
Generadillen.
JDaraôilzuie.
ZeneraèiUen,
BaraàiUe,
ZeraôUten.
EramEll» porter, emporter.
Impératif.
Mramai, eraman,
eramazu.
Berama,
Eramazute,
Beramale,
404
Indicatif.
Présent.
Daramat.
Daramazu,
Darama.
Daramazu,
Daramazuie.
JDaramate.
Imparfait.
Neraman.
Zeneraman,
Zeraman,
Omeraman,
Zeneramalen.
ZeraffuUen.
Eraunsi. Conler.
Indicatif.
Présent.
BadaraufUs(U.
Badarauniêal -san'Sazu.
Badarauntsa.
BadaraunUagu.
Badarauwtêazute.
BadarauntsaU,
Imparfait.
Banerauntsan.
Bazenerauntsan,
BazeraurUsan,
BapeneraufUsan,
Bazenerauntsan.
Bazeranntzaien.
EiraUBL Parler, bavarder.
Impératif.
Erausk.
Présent.
Darauskit.
Daratêsiizu.
Darauahi ou kio.
DarauëUgu,
Daratéskizule.
Darauskie ou Mole,
Indicatif.
Imparfait.
NerausMan,
Zeneraushian,
Zerauskian,
Oenerauskian.
Zeneraushiaten,
Zerauêkiaten*
EsaiL Dire.
Impératif.
Esah^ esan, esazu.
C'est tout ce qui paraît exister de ce nom verbal. Il va sans dire
que les formes citées par Larrameudi et Lardizabal comme dérivées de
esan n'ont rien de commun avec ce nom verbal. Nous voulons dire
les formes suivantes.
405
Présent.
Imparfait.
Diot.
Nhn.
Diozu,
Zinion.
Dio.
ZUm.
Biogu,
Oinian,
Diozute.
Zmioten.
Dioie.
Zioten.
Eritzi, iritzi. Paraître.
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
Deriôzaû.
Neritzan,
Derilzazu,
Zéniritzan»
Deritza,
Zeritzan,
Deritzagu,
Géhiritzan,
DerUzazute.
Zéhiritzaten.
Deritzate.
Zeritzaten,
Eroan, eruan. Emmener.
Indicatif
Présent.
Imparfait.
BaroaL
Neroian.
Daroazu.
Zeraian,
Daroa.
Eroian.
Baroagu,
Oeraian.
Daroazuêe.
^iCTOicn»
Daroe.
Broien.
Eroan est formé de erazo^-joan, faire aller, et est encore employé
pour les verbes
fréquentatifs. Lardizabal donne les formes ci-dessus
comme dérivant de oi, „soler", avoir coutume, ne se doutant pas que ce
sont les formes
fléchies de eroan. Mais en tout cas il aurait dû voir
que oi est tout-à-fait étranger à ces formes. En biscaïen on dit donc
jaten daroat, j'ai Thabitude de manger, suelo comer. En italien le
verbe andare sert aussi comme auxiliaire, p. ex. se va dicendo, on va
disant = on dit.
Etorri. Venir.
Impératif.
Mor, aioz, ;
zato.
Belor,
Atozte,
.
Betoz,
406
ludics
ktif.
Présent.
Natar.
Imparfait.
NetUarren,
Aior, zatoz.
Morren, zmtozem
Lator.
.
Zetorren.
Qatoz.
GetUozen.
Zatozte.
Zentozten,
Daioz.
ZetozUn.
Etzin, etzan. Se coucher.
Impératif.
Mza, zauûza.
Betza.
ZautzaU.
Belzate.
Indicatif.
Présent.
Nalza.
Impar£Bkit
Neutzan.
Zaiza.
Zeuntzan.
Latza.
Zetzan,
OatUza.
GeutUzan.
Zauzaie.
. Zeuntzaten,
Battiza.
Zetzattn.
ESutsL
Tenir.
Indicatif.
Présent.
Bautsat.
Imparfait.
Neeut^an.
Bautsazu.
ZeeutUêan,
Bauisa.
Zeutêon.
Bautsapu.
BauUazue.
OeeuwUan.
ZeeunUen.
BauUee.
ZeuUen.
Ezaerutu. Connaître.
Indicatif.
Présent.
Bazaui,
Imparfait.
Nezauan,
Bazauzu.
Zezauan,
Bazau.
Ezauan,
Bazaugu.
Bazauzue.
Oezavan.
Zezauen,
Bazaue.
JSzaueti.
407
En gëuéral construit a^ec àa, badazawt. Le g est aidé partout;
dazaui pour dazagttt. Le e initial devient toujours a; comp. dakari
de ekarri; naôil de ediUi, etc.
i43i2^ zaôillza,
BebiL
Zadillzale.
Beôillza.
Présent.
Nota.
Zabiltza.
Baàil.
OabiUza,
Zadiltzate.
Dabiltza.
IbiUi. Marcher.
Impératif.
Eukazu,
Beuha*
Eukazute,
Beukate.
Présent.
DaduiaL
Dadukak, kan, kazu.
Daduka.
Dadukagu.
DadukaztUe.
DadukaU.
Indicatif.
Imparfait.
Nem&iUen.
Emôillen, zembiUzan.
ZediUen.
Oemdillzan,
ZemôiltziUen.
Zebilûzan.
i ou enki.
Impératif.
Indicatif.
Imparfait.
Nedukan.
Zenedukan.
Zedukan.
Genedukan.
Zenedukaten.
Zedukaten.
Le d h disparu dans ,ffiuki" comme dans les formes fléchies daukal, etc.
IkusL Voir.
Impératif. (Selon Lardizabal).
JEkwsu.
Bekus.
. Bkuszvte.
B^kuêie,
408
Indicatif.
Présent.
Dakust.
Imparfait.
Nekman.
Bakmu.
Zenhusan.
Bakuê.
Zehman.
Dakusgu.
Bahuute.
Oeniusan.
Zenhuêoten.
Dahtête.
Zetusaten.
Ifiotsi.
Couler.
Indicatif.
Présent.
Badinotaat ou
bîhoUaL
Imparfait.
Bitiolêodan,
Badinolsazu „
bîhotêazu.
Binotaazun,
Badikoisa ,j
binoUa.
Binotaan,
BadinoUagu „
Badikotsazue „
binotaagu,
bmoUazute,
Binotsagun,
Bïhotsazuien.
BadinoUate „
bvhotêoùe.
•
Binotsaten,
Irakin.
Bouillir.
«
Indicatif.
Présent.
Dirakit.
Imparfait.
Nirakien,
Dirakizu.
Zenirakien,
Diraii.
Zirakien.
Dirakigu, ^
DirakiziUe.
Genirakien.
Zenirakileîi.
Lirahite,
ZirakUen,
Irann.
Durer.
Indicatif.
Présent.
DirauL
Imparfait.
Nirauen.
Diranzu.
Zenirauen.
Dirau.
Zirauen.
Diraugu.
Sirauzute,
Genirauen,
Zenifauten,
Birauie.
Zirauten.
409
Iresegi. Brûlor, allumer.
Lardizabal cite ce nom verbal biscaïen et doune le présent- et
rimpar&it suivants:
Présent. Imparfait.
Daxakat. Daxaiadan, etc. en
Baxahazu. ajoutant n.
Daxako,
Daxakagu,
JDaxakazue*
Daxaiee.
On voit que irese^i n'a rien de commun avec daxaiaô, etc.; c'est
plutôt de izeki que ces forment dérivent; v. ci-dessous.
Irudi. Sembler.
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
Dirudit.
Ntrudien.
Dirudizu.
Zenirudien.
Dirudi.
Zi/rndien.
Dirudigu,
Oenirudien.
Dirudizute.
Zeniruditen.
IHmdiie.
Ziruditen.
Izeki.
Brûler.
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
Dizeiat.
Nizehin.
DizeJtazu.
Zenizeian.
Dizeia,
Zizekan,
Dizekagu,
Zizeiaçun.
Dizekazute.
2iéhizekaten,
Dizekaie.
Zizeiaten.
Jakin.
Savoir.
Indicatif.
Pr^nt.
Imparfait.
DahU.
Nehen.
Dakizu.
^Cfickicn»
DaH.
Zckiân.
Dahigu.
Genekien,
Dakizute.
ZûMkiicn»
Dakiie.
Zekiten.
410
Jardun, inardtui. Être occupé.
Indicatif.
Présent.
Imparfait.
Diardut.
Niardun.
Diarduzu.
Zehiardun.
Diardu.
Ziardun.
Diardugu,
Oeniardun.
JDiarduzute.
ZeniardfUen.
Liardute.
Ziardute».
Jario, Jarion, Erion.
Couler.
Indica
-tif.
Présent.
Imparfait.
LarioL
Nerian.
Dariozu.
Zenirion.
Da/rio.
Zerion.
JDarioffu.
Genirion.
Dariozuie.
Zenirioteu*
Bafiotâj darie.
Zerialm, zerien.
JarraitiL-
Suivre.
■
Impéra
tif.
JDarraidazu.
JrreU.
BerraiiU.
JDarraidazuie.
m
BerraizhU,
Indica
tif.
Présent.
Imparfait.
ZarraikU (ta me
suis.)
ZenerraiMdan.
JDarraHU.
ZarraizhiL
•
Zenerraùkidan.
JDarraizkU.
ZerrauUdan,
JoAir. Aller.
Impératif.
Zoaz,
Oa.
Bifoa,
Zoazte.
Bijaaz.
411
Ind
icati
if.
Présent.
Imparfait.
Noa.
Ninjoan,
Zoaz.
Ztnjoazen,
JDoay di/aa.
Zyoan.
Ooaz.
Oinjoazen.
Zoaste,
Zinfoazten.
DooMj djfoaz.
Zyoazûen.
ERRATA.
]
page.
colonne.
1
igné.
au lieu de.
lisez:
xni
11.
d.
h.
à se
à ce
XVI
20.
d.
h.
vielle
vieille
•XXI
8.
d.
h.
trouvées
trouvé
» XL
17.
d.
h.
z eu d
r fn d après z
4
1
1.
d.
h.
adat», 1.
adats, bu.
6
1
6.
d.
b.
ahantti^ zait
ahantti zait
12
1
7.
d.
h.
alaiiz
Aalaôiz
16
2
15.
d.
h.
pikatuan
pekatvan
82-
1
14.
d.
h.
artzanora
artzanor
32
2
11.
d.
b.
Et des voir
Et de voir
87
1
17.
d.
b.
AU, I.
Jia 1.
88
2
9.
d.
h.
Hatzeri
Bazieri
46
1
11.
d.
b.
en de azpian
de azpian
46
1
14.
d.
b.
barbarrvma
babarruma
51
2
4.
d.
h.
boa
hera
64
2
14.
d.
h.
qui n'est admis
qui n'est pas admis
72
1
18.
d.
h.
mammelle
mamelle
74
1
11.
d.
h.
burkoku
burkoka
75
1
4.
d.
h.
bwrrunzale
burvnzcde
98
1
3.
d.
h.
ettoriko
etoriko
100
1
12.
d.
b.
tous dialectes
tous les dialectes
103
2
18.
d.
b.
le participe
Le participe
105
2
2.
d.
h.
par
pas
106
1
8.
d.
h.
l'un et l'autre
l'un l'autre
112
2
14.
d.
h.
eraso-anti
eroio-atui
119
2
28.
d.
h.
V. e»
v. etti
120
1
20.
d.
h.
belharra
belhar
127
1
19.
d.
b.
esekiize»
eteriiten
188
1
1.
d.
b.
lesens
le sens
188
1
4.
d.
b.
V. ^ar
V. «^ar
138
1
S.
d.
b.
Eeyartse
Hyartte
141
1
10.
d.
b.
mécounaisable
méconnaissable
418
page.
colonne.
ligne.
an lien de.
IÎ8e74 :
148
2
8.
d.
b.
gtUde
galde
152
1
12.
d.
h.
charbon
chardon
154
2
19.
d.
h.
harania
karromka
155
1
9.
d!
b.
garatztasun
garratztasun
156
1
15.
d.
h.
gazunak
garUnak
157
2
13.
d.
b.
gaztechu
gazteeko
169
2
8.
d.
b.
des auteurs et
des auteurs g. et b.
160
2
12.
d.
h.
dessus hanches
dessus des hanches
168
1
6.
d.
b.
gaierre
g(nerf%
179
1
6.
d.
h.
horremdi
Aorrendi
1/9
1
14.
d.
h.
harreindiho
horrendiko
186
2
19.
d.
h.
hozio
hosto
187
2
19.
d.
h.
haei
haei
192
2
8.
d.
b.
> ickurta
icAuriu
196
1
9.
d.
h.
verbal un adjectif un adjectif verbal
200
1
1.
d.
h.
Ik»iU
IkubU
200
2
14.
d.
b.
iruntz
doit être effacé
205
2
7.
d.
b.
ihaurtiria
ihaulki
811
1
1.
d.
b.
instingor
Utingor
219
2
7.
d.
h.
citent
cite
820
2
16.
d.
h.
du y
deTy
223
1
5.
d.
h.
V. jaiin
V. jaM
227
1
8.
d.
b.
V. jaigura
V. jai
227
2
14.
d.
b.
jayotze
jayotza
228
1
20.
d.
h.
Y.jausiiS.y.jach
i V. jacki
229
1
16.
d.
b.
Jorutitzen
jorUutzen
229
2
13.
d.
h.
harri
hari
283
1
12.
d.
h.
ronflement
ronflement
283
1
18.
d.
h.
d'un charette
d'une charrette
238
2
2.
d.
b.
ou
on
234
1
16.
d.
h.
Kakastu
Kaakatu
285
1
1.
d.
b.
ke
V. ke
235
2
1.
d.
h.
solicitude
sollicitude
236
1
10.
d.
b.
V. khonda
V. khondu
286
1
6.
d.
b
' kkurulla
khurrvUa
240
1
16.
d.
b
tato
talo
254
1
13.
d.
h
V. legez
V. lege
255
2
10.
d.
b
aurait
auraient
257
1
3.
d.
h
lora
lore
414
page.
colonne.
1
1
ligue.
aa lieu de
liaee:
259
1
15.
d.
h.
le
de
259
S
20.
d.
h.
tute
luxe
265
1
8.
a.
h.
d'un
d'une
267
1
l'8.
d.
b.
maUlàco
matelaio
267
2
9.
d.
b.
an erreur
uue erreur
268
1
15.
d.
h.
moi
mois
269
2
4.
d.
h.
ou
du
270
1
7.
d.
b.
un autre
une autre
272
1
2
11.
11.
d.
d.
b.
b.
conussion
p. 8
ooounissiou
272
p. Tin
274
2
13.
d.
b.
s'étaient
s'était
275
1
20.
d.
h.
p. 8
p. vm
277
2
7.
d.
h.
V. muK
V. muta
278
1
6.
d.
b.
V. moroU
V. morrail
281
1
12.
d.
h.
ffimmean
gieonean
285
1
18.
d.
h.
nariaiu
narriatu
286
1
18.
d.
h.
noiatU^ien
nahoêtapen
289
1
22.
d.
h.
nemrhUtak
neurtkiUak
289
. 2
11.
d.
h.
L'objection M.
L'objection de M.
294
1
10.
d.
b.
nt^u>rreno
naikarreno
295
1
8.
d.
b.
ohartze
oAarlzen
299
1
7.
d.
b.
sans
soos
808
2
12.
d.
b.
une
un
809
1
2.
d.
L
doublé
redoublé
809
2
8.
d.
b.
cicatrice
dcatrice
818
2
18.
d.
b.
orhuttik
artiuisik
818
l
12.
d.
h.
OH 2
OU 2
818
1
24.
d.
h.
Ogi
(Hz
818
1
29.
d.
h.
Aoitbera
koizbera
818
2
1.
d.
h.
Oxapviz
oxopkuiz
818
2
2.
d.
h.
Ogal
Oyal
819
2
1.
d.
h.
Oipin g.ozpin
Otpm g. b. 1. bn.
820
2
11.
d.
b.
soi
soit
821
2
15.
d.
b.
V. paratu
y. para
piuoa
828
2
15.
d.
b.
pinoa
827
1
8.
d.
b.
eMndar
chmgar
381
2
12.
d.
b.
saharroj/a
èakartayo
888
2
4.
d.
b.
samurta mvrtù
samur, tamurtu
838
1
14.
d.
b.
thetti
nthetti
415
page.
colonne.
ligue.
aa liea de.
lisez :
SS9
1
20.
d.
h.
V. aoberra
V. sobera
840
2
6.
d.
h.
V. toèema
V. aoberra
S42
2
19.
d.
h.
méthaphore
métaphore
848
1
6.
d.
b.
T&oldatu
T&oldotu
856
2
15.
d.
b.
urrezaluien
nrreratwten
857
1
21.
d.
h.
d'un
d'une
860
1
5.
d.
h.
V. urilla
V. urrtUa
860
2
16.
d.
b.
Vrrila
UrriUa
384
1
7.
d.
h.
ou
eu
884
1
8.
d.
b.
zirhil
eirzil
Ci.
Jh^. AV